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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 29 mars 2026 18 min

Prix des carburants, incidents dans certaines communes à l'occasion des municipales... Le "8h30 franceinfo" de Philippe Ballard

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur non identifié

Bonjour Philippe Ballard, merci d'être avec nous sur France Info ce matin, beaucoup de sujets, une fois encore la présidentielle qui commence à se profiler, on va en parler, on va aussi parler du prix des carburants et bien sûr de la guerre au Moyen-Orient et ce lien qui est fait par le ministre de l'Intérieur entre le conflit et cet attentat déjoué à Paris dans la nuit de vendredi à samedi. Deux hommes qui ont déposé un engin explosif devant le siège parisien de Bank of America, est-ce que l'on doit s'inquiéter selon vous d'une forme d'exportation du conflit jusque chez nous ?

0:32
Philippe Ballard

Ça doit nous rappeler que la menace terroriste elle est toujours là, parfois on a peut-être un peu tendance à l'oublier, mais enfin les services de renseignement veillent, bravo aux policiers qui ont intercepté à 3h30 du matin ces deux individus dont un à 17 ans sénégalais connu des services de police. On peut se demander d'ailleurs ce qu'il fait sur le territoire national, mais oui la menace elle est toujours là. Pardonnez-moi, rien ne dit qu'il n'a pas à y être. Non mais il a été déjà, d'après, j'écoutais France Info, il est connu des services de police, 17 ans, enfin je veux dire, sénégalais, qu'est-ce qu'on... bon voilà, mais c'est un autre débat.

Mais oui la menace bien sûr qu'elle existe, il faut se souvenir quand même, l'Iran c'est un état terroriste, moi j'ai une pensée pour les 58 parachutistes français qui avaient été tués en 1983 dans un attentat à Drakkar à Beyrouth. Donc il y a eu ces derniers jours, en Scandinavie, en Norvège, des intérêts américains qui ont été visés. Je pense que oui l'Iran a mis en place, avec ses relais dans ces pays-là, une série, potentiellement une série d'attaques qui pourraient survenir. Là vous savez c'est 600 euros, d'après ce que j'ai entendu, sur Snapchat pour perpétrer cette... bon heureusement cet attentat qui n'a pas eu lieu.

1:39
Présentateur

Est-ce que le gouvernement fait ce qu'il faut pour protéger justement les lieux qui pourraient être exposés ? On pense aux lieux de culte notamment juifs qui sont davantage surveillés, aux intérêts américains. Les mesures ont été prises ?

1:55
Philippe Ballard

Bah écoutez déjà moi j'ai une pensée pour les français de confession juive qui effectivement vivent maintenant protégés par des soldats de vigie pirate. Notamment quand on... moi j'ai une école de confession juive pas très loin de chez moi. Et le matin, le midi et le soir à l'heure de la sortie, on voit des militaires armés dans leur voiture protéger des enfants. Enfin ça fait réfléchir quand même. Après ça fait quand même beaucoup... là c'est Bank of America, donc tous les intérêts américains à protéger. Est-ce que les forces de l'ordre ont suffisamment de moyens pour protéger tout ? Bon la question posée.

Par contre les services de renseignement font leur travail puisque les policiers étaient en planque visiblement. Les hommes de la BAC à 3h30 du matin, donc on peut compter sur nos services de renseignement. Bravo à eux.

2:38
Locuteur non identifié

L'actualité et le conflit, c'est aussi bien sûr la hausse des prix du carburant. Philippe Ballard avec la conséquence évidemment du blocage dans le détroit d'Ormouz. On va évoquer ce que vous vous proposez pour faire face à cette hausse. Mais il y a eu l'annonce vendredi soir de ce plan d'aide du gouvernement. 70 millions d'euros, donc répartis entre les pêcheurs, les transporteurs et les agriculteurs. Est-ce que vous dites, c'est quand même déjà mieux que rien ? C'est déjà un peu à la hauteur de ce qu'on peut faire quand on voit les difficultés budgétaires qui sont les nôtres ?

3:14
Philippe Ballard

Il y a deux choses. Moi j'écoutais votre antenne après l'annonce. Il y avait un représentant de la FNSEA, donc les agriculteurs qui étaient sur votre antenne, qui a dit, pardon je reprends l'expression, c'est du foutage de gueule. Enfin voilà, je pense que oui, c'est un petit peu, pour reprendre cette expression, on se moque un petit peu du monde. Nous on a une proposition beaucoup plus efficace qui est appliquée dans beaucoup de pays au sein de l'Union Européenne. Enfin je veux dire, c'est pas quelque chose qu'on sort du chapeau comme ça.

C'est une baisse de la fiscalité, puisque vous savez que sur un litre d'essence ou de gasoil, je regardais tout à l'heure là en venant, 2,50 euros le litre de gasoil. La moitié de ce prix, ce sont des taxes. Donc baisse effectivement de la TVA de 20 à 5,5%.

3:53
Locuteur non identifié

Alors pardonnez-moi, si on prend l'exemple des pêcheurs, le carburant est détaxé. Si on prend l'exemple des agriculteurs, le carburant est détaxé.

4:01
Philippe Ballard

Des agriculteurs également, grâce au Assemblement National. D'ailleurs, il y a un an et demi, on avait ramené, mais ça ne suffit pas. Mais ça ne changerait rien pour eux. On sait très bien que les marins pêcheurs restent acquets, parce que ça leur coûte plus cher de partir en mer pêcher le poisson que de rester acquets.

4:13
Locuteur non identifié

Oui, ça c'est vrai, mais la baisse des taxes ne changerait rien pour eux.

4:17
Philippe Ballard

Ah bah, oui, non mais par répercussion, pour eux aussi. Les infirmières libérales ne sont pas concernées. Enfin, elles font 100, 120, 130, 150 kilomètres par jour. Elles n'ont droit à rien. Elles vont juste soigner des gens, si vous voulez. Voilà, ce n'est pas important. Mais elles n'ont droit à rien. Donc là, au moins, c'est une mesure qui concernerait tout le monde.

4:35
Présentateur

Mais Philippe Ballard, est-ce qu'on peut, comme vous le faites au Rassemblement National, systématiquement dire que, effectivement, le gouvernement nous a mis dans le mur budgétaire, que l'état de nos comptes publics est vraiment catastrophique, et en même temps, réclamer toujours des aides, des subventions. Là, une baisse de la fiscalité sur les carburants, qui coûterait plus d'une dizaine de milliards d'euros. C'est facile, quand on est dans l'opposition, de porter ce genre de discours.

5:01
Philippe Ballard

Oui, parce qu'on a la solution. Parce que nous, je vous renvoie à notre contre-budget, on proposait des économies. Alors, en deux temps, la réponse, effectivement, ils ont cramé la caisse. 3 500 milliards d'euros de dettes.

5:17
Locuteur non identifié

Notamment à cause des aides sur les carburants au moment de la guerre en Ukraine.

5:21
Philippe Ballard

Pour arriver à 3 500 milliards, il n'y a pas que ça. La dette de 3 500 milliards, elle ne date pas d'Emmanuel Macron. Lui, c'est 1 300 milliards de plus, quand même. En 8 ans, c'est quand même le Mozart de la Finance. C'est quand même pas mal. Quand M. Lecornu, hier, dit « Enfin, on est revenu à 5,1% de déficit », on est le pays, on est le deuxième, allez, on n'est pas dernier, on est avant-dernier dans la zone euro pour ces déficits. Enfin, voilà. Donc, il n'y a plus d'argent en caisse. Ils ont tout cramé, pour reprendre cette expression. Alors, nous, dans notre contre-budget, on avait des dépenses.

Parce que là, ils ont augmenté les impôts, ils ont augmenté les taxes, qui, mécaniquement, effectivement, a pu ramener de 5,4% à 5,1% de déficit. Mais parallèlement, ils ont augmenté les dépenses, s'il vous plaît. Ils ont fait tout ce qu'il ne fallait pas faire, augmenter les dépenses et augmenter les taxes et les impôts.

6:08
Présentateur

Il y a aussi eu la suspension de la réforme des retraites, qui est très coûteuse et que vous avez soutenue.

6:12
Philippe Ballard

D'accord, on a soutenu, effectivement. Mais là, on est loin du compte. Donc, on fait des économies, très rapidement. C'est notre contre-budget. Sur la politique migratoire, évidemment, notre contribution au budget de l'Union Européenne. On dégraisse le mammouth, l'État et ses intercommunalités, la fraude fiscale et sociale, les énergies intermittentes. On avait chiffré à 50 milliards.

6:33
Locuteur non identifié

Économies sur la politique migratoire, qui, effectivement, que vous évoquez, beaucoup d'économistes disent qu'elles peuvent exister, mais qu'elles ne seraient pas aussi élevées que ce que vous pensez.

6:43
Philippe Ballard

Ça a été chiffré. Il y a un rapport qui a été fait. C'est 3,4%, ce que coûte l'immigration de PIB. Un point de PIB, c'est 30 milliards d'euros. Vous voyez ce que ça donne ? 3,4%, ça fait quasiment 100 milliards d'euros à économiser. Par exemple, le RSA, c'est ce qu'on appelle les allocations non contributives. C'est-à-dire qu'on ne contribue pas, mais on touche une allocation, ça serait réservé.

7:02
Locuteur non identifié

Pour bien comprendre, là, on se retrouve dans une crise énergétique. La première chose que vous faites, vous faites quoi ? Vous faites d'un coup un budget où vous allez faire des économies ? Parce que là, les aides, elles doivent être des aides d'urgence. On n'a pas le temps d'en repasser par un budget, etc. On n'est pas aux affaires, ça ne vous a pas échappé.

7:21
Philippe Ballard

Si vous deviez l'être. Si on était à l'instant T aux affaires, oui, on fait cette baisse sur la fiscalité de 25,5%. Et parallèlement, on prend des mesures pour économiser le train de vie de l'État, la fraude sociale, la fraude fiscale, notre contribution au budget de l'Union Européenne. Pourquoi est-ce que l'Allemagne... Comme ça, d'un coup ? Ça ne se fait pas en une journée, évidemment. Pourquoi l'Allemagne, les Pays-Bas, ont une ristourne sur leur contribution au budget de l'Union Européenne ? Ce ne sont pas des pays en voie de développement, apparemment. Ils l'ont demandé, ils l'ont eu. Nous, on ne l'a pas demandé. Alors, évidemment, on ne risque pas de l'avoir.

Donc, un peu de courage politique, ça ne ferait pas de mal.

7:52
Présentateur

Pour qu'on comprenne bien, Philippe Ballard, parce que vous êtes aujourd'hui député RN, donc dans l'opposition, pas aux affaires. Ça n'a pas échappé. Donc, vous dites que ce plan d'aide d'urgence décidé par le gouvernement, 68 millions d'euros, ça ne va pas suffisamment loin, on l'a compris. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la prochaine étape, c'est que votre groupe RN, vous allez censurer le gouvernement à l'Assemblée nationale ?

8:15
Philippe Ballard

Non, on n'en a pas parlé en réunion de groupe. On verra ce qui va devenir pour la suite. Enfin, je ne sais pas si on va parler de l'Ukraine, mais on va se porter garant pour plusieurs milliards d'euros sur ce prêt de 90 milliards qui pourrait être accordé à l'Ukraine. Là, on est à 70 millions près. Enfin, je veux dire, on parle de 70 millions et on parle, vous l'avez dit, de se porter garant. De se porter garant. De vivre, de vivre. Et oui, parce qu'on se porte garant à hauteur de plusieurs milliards d'euros. Parce qu'en fait, c'est un prêt 90 milliards, c'est en pourcentage du PIB de chaque pays. Au niveau de l'Union Européenne, précisément. Donc, attendez. Voilà.

Et il serait remboursé ce prêt une fois que la guerre sera terminée et plus cette fin de guerre interviendra tôt, ce sera la meilleure des choses. J'aimerais bien comprendre, Philippe Ballard.

8:56
Locuteur non identifié

On n'aide pas l'Ukraine, on aide plutôt les carburants, c'est ça ?

9:03
Philippe Ballard

Mais attendez, l'échelle de valeur, là, on parle de 68 millions d'euros et pour l'Ukraine, on parle de plusieurs milliards d'euros. On parle de l'échelle du pays et de l'échelle de l'Union Européenne. Ce n'est pas tout à fait la même chose.

9:14
Présentateur

On parle d'un plan national et d'un plan européen, ça n'a rien à voir.

9:18
Philippe Ballard

Mais si, parce que sur les 90 milliards d'euros, il n'y a pas d'argent magique, on est garant.

9:22
Présentateur

Oui, c'est pas la France toute seule.

9:23
Philippe Ballard

C'est-à-dire que si l'Ukraine... Non, mais nous, de mémoire, je crois que c'est 18 milliards. Si l'Ukraine ne rembourse pas, on perd 18 milliards. Et là, on parle de 68 millions d'euros pour les infirmières libérales, les agriculteurs, les pêcheurs, les routiers. On pourrait dire, Philippe Ballard,

9:39
Locuteur non identifié

le futur porte-avion La France Libre, il va coûter 35 milliards d'euros, donc ne le faisons pas. C'est pour notre défense nationale.

9:45
Philippe Ballard

L'Ukraine, ce n'est pas pour notre défense nationale ? L'Ukraine, dans un monde parfait, ce qu'il faudrait, c'est se mettre autour de la table, enfin, que la diplomatie française porte un peu, parce que c'est une boucherie, on a un peu tendance à l'oublier. Si on donne de l'argent à l'Ukraine, ils vont acheter des armes, parfois et souvent même américaines, pour continuer cette guerre. C'est des centaines de milliers d'hommes, parfois de femmes d'ailleurs, et d'enfants, qui sont tués, qui sont blessés, qui sont mutilés. D'ailleurs, c'est intéressant de voir M. Barraud, d'écouter M.

Barraud, dans son discours, qui disait, à l'issue de ce prêt, l'Ukraine sera en position de force et on pourra entamer des négociations de paix. Mais il faut le faire le plus vite possible, ces négociations de paix. Pensez à ces centaines de milliers de personnes vous voyez bien que c'est complètement enlisé,

10:24
Présentateur

le processus de résolution,

10:27
Philippe Ballard

avec les Américains. On soutient l'Ukraine. Je crois que Donald Trump, il a un petit peu... Vous avez l'impression, pardonnez-moi,

10:33
Locuteur non identifié

arrêtons-nous quelques secondes sur ce sujet, vous avez l'impression qu'aujourd'hui, Vladimir Poutine a envie d'arrêter la guerre ? Non, mais il faut tout faire

10:39
Philippe Ballard

pour qu'il termine cette guerre. De toute façon, il ne gagne plus rien. C'est plutôt les Ukrainiens, d'ailleurs. Il n'a jamais vraiment beaucoup gagné, d'ailleurs. Il est obligé de faire venir des soldats nord-coréens pour tenir la ligne de front. Mais sauf qu'il n'a pas l'intention d'arrêter la guerre. Il faut faire en sorte qu'il termine cette guerre qui est, même pour l'économie russe d'ailleurs, pour la Russie, n'est pas une bonne chose loin de là. Il faut encore une fois penser aux morts, aux mutilés et aux blessés. Philippe Ballard est toujours avec nous,

11:12
Présentateur

notre invité ce matin, député RN de l'Oise, on le rappelle, et porte-parole du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella. On évoquait les répercussions de la guerre au Moyen-Orient en France. On voulait parler aussi du rôle de la France dans ce conflit. Vous avez pointé le poids diplomatique trop faible, selon vous, de la voie de la France sur la question de l'Ukraine. Est-ce que là, avec le porte-avions qui est positionné en Méditerranée orientale, ça veut dire quoi ? On est spectateur, médiateur potentiel dans ce conflit, ou tout simplement hors-jeu ?

11:49
Philippe Ballard

Médiateur, malheureusement, je ne pense pas. Non mais moi, je vous renvoie au discours de Marine Le Pen cette semaine à l'Assemblée nationale. On ne trouve rien à redire à l'attitude d'Emmanuel Macron. Quand c'est bien, nous, on le dit, quand c'est mal. On le lit, mais envoyer un porte-avions le Charles de Gaulle en Méditerranée et faire ce que nous faisons sur place, il n'y a rien à dire.

12:09
Présentateur

Là, c'est un bon point que vous donnez au gouvernement et à Emmanuel Macron.

12:12
Philippe Ballard

Marine Le Pen l'a dit, reprenez son discours à l'Assemblée nationale cette semaine. Enfin, voilà, quand des choses sont faites correctement. Ce qu'il faut, c'est un, défendre nos intérêts dans la région, respecter les accords que nous avons notamment avec les Émirats arabes unis, et Chypre également, qui a été attaqué. Faire en sorte de protéger nos ressortissants qui se trouvent dans la région et tout faire pour que le détroit d'Hormuz puisse permettre d'être libéré et une navigation sereine, si l'on peut dire.

12:40
Présentateur

Concrètement, qu'est-ce que ça implique ? Parce qu'on voit bien qu'il y a des pays avec lesquels nous avons effectivement des accords, des pays du Golfe, qui sont touchés par des frappes. Ça veut dire que s'ils devaient entrer en guerre, nous aussi, on devrait repositionner notre rôle dans ce conflit.

12:57
Philippe Ballard

On doit respecter les accords qui ont été signés. Il y a des rafales qui sont arrivées en forme. Il est hors de question qu'on soit impliqué directement dans cette guerre.

13:06
Locuteur non identifié

Pardonnez-moi, Philippe Ballard, je précise, la question se pose notamment dans le cas des Émirats arabes unis, avec lesquels on a un accord de défense qui est assez, on va dire, qui nous rend assez liés avec les Émirats. Que se passe-t-il si les Émirats se mettaient à entrer en guerre ? On voit ces dernières heures que, malgré tout, la tension monte encore d'un cran. La France dit, allez en guerre,

13:28
Philippe Ballard

mais on ne vous aidera pas. C'est un accord défensif. Donc, s'ils sont attaqués, on doit être à leur côté. Ce n'est pas un accord offensif pour aller attaquer l'Iran. On voit très bien que, j'ai envie de dire, malheureusement, l'Iran est assez résiliente.

13:41
Locuteur non identifié

Il peut y avoir beaucoup de choses entre aller frapper l'Iran et ne rien faire. Il peut y avoir les aider en leur fournissant des armes. Enfin, voilà, il peut y avoir plein de choses.

13:50
Philippe Ballard

Oui, c'est le terme de l'accord. Oui, il faut tout faire pour les soutenir dans ce conflit si jamais ils étaient attaqués d'une façon beaucoup plus frontale.

13:58
Présentateur

On voulait ouvrir aussi un chapitre plus politique avec vous, Philippe Ballard, ce matin. Vous le savez, une semaine après les élections municipales, les équipes, les maires commencent à être installés dans les villes un peu partout sur le territoire dans des conditions pas toujours très sereines. On a vu notamment ce qui s'est passé à la mairie de Fresnes dans la nuit de vendredi à samedi des pillages, des saccages, plusieurs épisodes de violence ici ou là. Qu'est-ce que ça veut dire selon vous ? Est-ce que ça vous inquiète pour les campagnes à venir ? Est-ce que vous appelez aussi à ce que les règles républicaines soient respectées ?

14:29
Philippe Ballard

J'ai envie de dire oui à tout. Alors, Fresnes, il y a des images de vidéosurveillance. Les tenants et les aboutissants ne les a pas encore, donc je serai resté prudent. Enfin, avoir des images pareilles, c'est extrêmement inquiétant. Mais enfin, ce qui s'est passé lors de l'installation de plusieurs conseils, oui, ça fait quand même réfléchir. Mais enfin, à chaque fois, pardon, mais on retrouve le point de départ, c'est quand même l'extrême-gauche et la France insoumise qui, pardon, bordélisent, c'est l'expression qui est maintenant consacrée, la vie politique dans ce pays, la rendre de plus en plus violente. Moi, c'est à côté, c'est pas ma circonscription, mais c'est dans l'Oise.

À Creil, il y a une maire alors qu'a flirté avec le communautarisme et puis qui était socialiste et qui s'est fait battre. Et c'est un candidat d'origine pakistanaise. C'est d'ailleurs étonnant de voir la télé pakistanaise retransmettre en direct son discours d'investiture à la mairie. Mais enfin, c'est le communautarisme qui l'a importé. Ça ne vous paraît pas étonnant qu'une chaîne étrangère retransmette le discours d'un maire, évidemment qu'il est français, bien sûr, mais d'origine pakistanaise sur une chaîne pakistanaise. Ça peut paraître quand même assez étonnant, mais c'est le communautarisme qui a gangréné et qui continue de gangréné toutes ces villes.

Enfin, je veux dire, on parle beaucoup de Saint-Denis. Enfin, M. Bagayoko qui était l'invité des 4 V, des 4 vérités sur France 2. Moi, il a une phrase quand même qui m'a stupéfait. On lui demandait, c'était votre confrère, je crois que c'est Gilbert Chen qui animait l'interview, il parlait de la Nouvelle France. Et il dit, je vais le citer parce que j'ai réécouté hier quand même. M. Bagayoko dit on ne demande plus à être des Français à part entière. Ça, ça s'appelle faire sécession, si vous voulez. Et là, on paye parce qu'on paye toujours l'addition dans la vie. Que ce soit en économie, en sécurité, en immigration.

Une immigration incontrôlée qui fait le lit du communautarisme, qui fait le lit du séparatisme et qui parfois peut faire le lit d'islamisme. Donc, ces déclarations sont quand même...

16:14
Locuteur non identifié

C'est très inquiétant. Il y a aussi eu une bagarre dans une petite ville du Nord dont j'ai oublié le nom. Enfin, du Pas-de-Calais très précisément entre des sympathisants RN et des sympathisants PCF. Il y a aussi un climat quand même, Philippe Ballard.

16:26
Philippe Ballard

Oui, mais enfin, on l'avait remporté cette mairie et effectivement, l'équipe du maire sortant communiste n'a pas apprécié. On a eu ces mêmes tensions à Liévin. Vendredi matin, vous avez fait un très bon reportage d'ailleurs sur Liévin. Oui, où on remporte la mairie dans ses bassins miniers qui ont toujours voté à gauche d'ailleurs. Entre parenthèses.

16:46
Présentateur

Très rapidement, dans ces élections, Philippe Ballard, vous avez tendu la main vous au RN à la droite pour qu'il y ait des rapprochements entre les deux tours notamment. M'intendu qui n'a pas été saisi par les Républicains. Est-ce que c'est un regret ?

16:59
Philippe Ballard

Alors, par les états-majors, par l'état-majors des Républicains, les chapeaux à plumes. Ça veut dire que le RN reste marginalisé dans le paysage politique ? C'est ce que Jordan Bardella avait dit le soir dans son discours au premier tour. On tend la main à tous les patriotes sincères à ces listes de droite mais pas que de droite qui peuvent être... C'était surtout la droite. Oui, de droite. Mais que veulent ces électeurs ? Attendez, je suis... Que veulent ces électeurs qui sont orphelins des LR qui sont devenus la béquille du macronisme ?

Ces gens-là, ces électeurs LR, ils veulent moins d'immigration, immigration contrôlée en tout cas, un peu plus de sécurité dans le pays, moins de taxes, moins d'impôts, préserver notre identité. Ben, rejoignez-nous ! Et après, on parlait de Liévin il y a quelques instants, il y avait quatre listes à Liévin, vous en parliez d'ailleurs. Il y avait trois listes de gauche et une liste de Rassemblement National. 38% au premier tour, on l'emporte. Donc voilà, comme disait Charles Le Gaulle,

17:53
Locuteur non identifié

paroles du Rassemblement National et bonne journée également à Mathilde Sireau. Restez sur Plans Info.

Prix des carburants, incidents dans certaines communes à l'occasion des municipales... Le "8h30 franceinfo" de Philippe Ballard — Philippe Ballard · Pourquijevote