Drague au travail : liberté d'importuner ou droit à la tranquillité ?
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 36:15InvitéFait
« De nos jours on est passé dans l'excès de l'un ou de l'autre. »
Temps de parole
- Présentateur33 %
- Invité19 %
- Présentateur 215 %
- Invité 213 %
- Locuteur non identifié6 %
- Locuteur non identifié 25 %
- Invité 35 %
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France Inter Bonjour, bienvenue dans le débat de midi, très heureuse de vous retrouver pour un nouveau débat. Et aujourd'hui nous sommes dans le bureau d'une directrice des ressources humaines aux Etats-Unis en 2025 face à deux employés. Alors si j'ai bien compris, vous souhaitez donc officialiser votre liaison auprès de votre direction. Vous allez donc signer ce love contract qui confirme que cette relation extra-professionnelle est bien consentie. Ce certificat rappelle les règles de notre charte qui garantit le droit à la tranquillité au travail. Merci de signer ici. Depuis le mouvement MeToo, les Etats-Unis ont choisi d'encadrer les relations amoureuses en entreprise.
La France pourrait-elle suivre un jour le même modèle ? Peut-on toujours encore aujourd'hui draguer à la machine à café ? L'univers est souvent propice aux intentions inavouables. Plus d'un homme sur deux a déjà fantasmé sexuellement sur un ou une collègue de travail. Et les petits noms comme ma belle ou ma puce sont légion. Le bureau est-il un endroit de sociabilité comme un autre ? Faut-il laisser aux salariés le droit de s'importuner ou réprimer toute sortie de cadre ? Peut-on encore se rencontrer dans la vraie vie ? Après MeToo, la drague est-elle devenue mission impossible ? On en débat jusqu'à midi 45.
France Inter. Le débat de midi. Paola Puerhari.
Et ce débat sur la drague en entreprise vous passionne déjà, chers auditeurs. Vous êtes très nombreux à nous écrire sur le WhatsApp de France Inter au 01 45 24 7000. Leur témoigne, j'ai rencontré mon mari au boulot. C'est à force de le voir au quotidien que je suis tombée amoureuse de lui. Et Arnaud dit, je n'ose plus draguer à la machine à café ou dans le métro. Même quand quelqu'un me sourit, j'ai l'impression que c'est très mal vu. Alors ce débat, c'est le vôtre. Vous nous écrivez sur le WhatsApp de France Inter, 01 45 24 7000. Et surtout, vous vous enregistrez. Vous pouvez nous envoyer des notes vocales. On les diffusera en direct.
Et aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir autour de cette table une femme qui est en couverture de Playboy ce mois-ci. Bonjour Brigitte Lahaye. Bonjour Paola. Le titre du magazine, c'est Brigitte Lahaye, inoxydable, inoxydable, animatrice de radio française. Vous dispensez tous les jours des conseils sexaux et sentimentaux sur Sud Radio. Et à cette table en face de vous, il y a une femme qui est aussi dans le magazine Playboy aujourd'hui. Décidément, vous êtes très, très belles toutes les deux dans ce magazine. Flore Chérie, bonjour. Bonjour. Journaliste, auteur et entrepreneur spécialisé en sexualité et relations humaines.
Vous êtes l'autrice de Matriarchie, aux éditions de la Musardine, où vous imaginez une France dans laquelle les violences sexuelles et le harcèlement de rue auraient presque disparu. Et nous sommes en ligne ce midi avec Gilbert Boujaoudé. Bonjour.
Bonjour. Je ne suis pas dans Playboy magazine.
Mais j'allais vous le dire, vous n'êtes pas dans Playboy magazine, Gilbert. Malheureusement et pourtant, vous y aurez eu toute votre place. Vous êtes thérapeute de couple, sexologue et chroniqueur de télévision. Vous avez notamment été l'expert de l'émission « Mariée au premier regard » et vous êtes très suivi sur Instagram, je le précise. Alors, si on vous a réuni aujourd'hui, c'est pour parler de ce qu'on a appelé le « call play gate » aux Etats-Unis, dont tout le monde parle. C'est à la une de l'actualité. Pendant un concert, en début de semaine, le PDG d'une entreprise américaine et sa DRH ont été filmés pendant un concert.
Ils étaient enlincés et, oh là là, shocking, qu'est-ce qui s'est passé ? Le couple était illégitime. Ils ont été pris en flagrant délit. Le patron a dû démissionner, la DRH aussi. Et ça a choqué Charlotte, auditrice de France Inter. Je voudrais témoigner et faire part de ma totale désapprobation quant à ce qui s'est passé. Ce qui est de l'ordre de la vie privée ne nous regarde pas. Et nous n'avons pas, nous, à nous positionner vis-à-vis de ça, quelles que soient les valeurs qui nous animent. Je trouve que c'est d'une indécence insupportable. Brigitte, là, est-ce que ça vous a choqué aussi que ce directeur et cette directrice des ressources humaines aient dû démissionner ?
Alors, certes, ils étaient en pleine adultère, disons-le clairement. Ils avaient une liaison. Ils se sont fait prendre en flagrant délit. Mais quand même, devoir démissionner parce qu'on n'avait pas déclaré sa relation extra-conjugale, c'est assez singulier quand même pour nos Français. Ce n'est pas si surprenant aux Etats-Unis. Il faut quand même se rappeler qu'un président a démissionné pour une fameuse pipe très célèbre. Non, je crois que la loi française, de toute façon, ne permettrait pas ça, rassurons-nous. Alors, je ne suis pas sûre que Bill Clinton avait démissionné, mais en tout cas, il avait dû s'excuser publiquement. Oui, c'est parce qu'il avait menti qu'il est parti.
Mais en tout cas, ça a été un scandale aux Etats-Unis. Ça n'aurait pas été un scandale en France. Ah oui, vous ne pensez pas de scandale en France. En tout cas, vous, ça vous choque de voir à quel point cette société est en train de se puritaniser, si je puis dire ? C'est les Etats-Unis et de toute façon, ils ont toujours une... C'est très paradoxal parce qu'à la fois, c'est certainement le pays où la pornographie est la plus florissante. Et en même temps, il y a le mariage qui est sacré, il y a la famille qui est sacrée. Et en effet, être infidèle, c'est quelque chose de... c'est péché aux Etats-Unis.
Flore, chérie, est-ce que ça vous a choqué, vous, de voir effectivement ces salariés qui ont dû démissionner ?
Alors en fait, on ne sait pas vraiment pourquoi est-ce qu'ils ont démissionné. Est-ce que c'est parce qu'ils ont eu un adultère tous les deux ? Ou est-ce que c'est parce qu'ils ont réagi comme des gamins par rapport à une caméra qui les a pris en situation de stress et que, choqués, ils ont un peu réagi comme des adolescents et que ce n'est peut-être pas l'attitude qu'on avait envie de voir d'un chef d'entreprise qui est à la tête d'une start-up qui est valorisée à un milliard aujourd'hui. On n'a pas envie de le voir disparaître comme un petit gamin de « Oh là là, je suis pris en faute, je ne sais pas comment assurer ça ».
Je pense que c'est moins l'adultère parce que ça aurait pu être assumé peut-être ou s'il aurait pu en faire part à sa hiérarchie ou expliquer un petit peu ce qui se passe et surtout avoir une réaction mature quand il a une kiss cam qui est braquée sur lui. Je pense que ce qu'on n'a pas forcément pardonné à ce chef d'entreprise, c'est la réaction immature qui a donné une image déplorable de l'entreprise.
Alors pour combien qu'on comprenne une kiss cam, c'est donc quand pendant le cancer, on vous filme en train de vous embrasser et eux effectivement ont paniqué et mal réagi. Est-ce que vous pouvez nous dire, Flore Chéri, journaliste, quels sont les codes de conduite dans les entreprises américaines en termes de liaisons ?
Alors en effet, la bonne conduite à avoir, s'il y a conflit d'intérêt au sein d'une entreprise américaine ou alors si on peut être suspecté d'agression sexuelle, on peut avoir ce qu'on appelle les Consensual Relationship Agreement, donc un contrat qui peut être proposé par la DRH ou le service de recrutement si on estime qu'il y a peut-être suspicion d'agression sexuelle. C'est en fait pour protéger l'employeur d'une éventuelle derrière poursuite pour agression sexuelle. Ils ont dit non, non, non, ils ont bien consenti à l'acte sexuel, ils étaient consentement et ils ont signé le contrat.
Maintenant, il faut bien voir qu'aux Etats-Unis, ce type de contrat est vu et très moqué sur les médias grand public. Ce n'est pas quelque chose qui est vraiment appliqué, c'est quelque chose qui existe mais qui n'est même pas légiféré par le code, par la loi. C'est un petit papier qu'on peut signer au cas où pour se protéger. Mais est-ce que ça protège vraiment les employeurs ? Ce n'est même pas dit. Et de façon générale, dans la société, c'est plutôt pris à la rigolade.
Alors chez McDonald's, il y a une autre règle et chez Google et Facebook aussi, c'est-à-dire que si jamais il y a ce qu'on appelle le principe de l'invitation unique. En fait, vous pouvez demander à votre collègue de sortir avec vous un soir, vous pouvez l'inviter à dîner une seule fois, car si elle dit non, vous n'avez plus jamais le droit de la réinviter. On ne l'importunera plus jamais. Gilbert Boujaoudé, est-ce que ça vous choque que tout soit si formel, encadré aux Etats-Unis ? Est-ce que ça laisse de la place finalement aux selles de la vie ?
Oui, ça laisse de la place d'ailleurs, comme disait Madame Daé. Aux Etats-Unis, c'est le pays des paradoxes. On peut aller de l'extrême puritain à l'extrême vide et bridé sans aucune retenue. Et comme disait Flore, il y a le côté juridique qui intervient, mais plus pour protéger au cas où. Dans la vraie vie, en fait, tant que les choses se passent bien en général, ils laissent faire. D'ailleurs, j'invite toujours les personnes à distinguer ce qui est normal psychologiquement de ce qui est normal juridiquement. Ce n'est pas toujours corrélé.
On peut avoir quelque chose qui est légalement interdit, mais psychologiquement normal, comme on peut avoir quelque chose de légalement possible, mais psychologiquement anormal. Par exemple, je prends un exemple. Quelqu'un qui va respecter les règles de l'entreprise, ne pas faire ceci, ne pas faire cela, comme c'est écrit dans la charte de l'entreprise ou selon les lois, mais qui peut très bien manipuler une personne dans l'entreprise et la rendre mal, y compris sur le plan de l'intimité. Et légalement, c'est possible. Et pourtant, c'est quelque chose qui est plus mauvais que le fait d'être pris en train de faire un bisou dans un conseil.
On voit bien, en tout cas, que le bureau, c'est toujours aujourd'hui le lieu des fantasmes. Plus d'un homme sur deux contre moins d'une femme sur trois, quand même. Mais bon, il y a quand même des femmes qui ont déjà fantasmé sexuellement sur un collègue de travail. Et la proportion totale des Français qui ont déjà eu des relations sexuelles, c'est quand même 35%. Est-ce qu'on peut continuer aujourd'hui, à Brigitte Lahaye, à draguer en entreprise ? En France, vous voulez dire ? Oui, en France. Ça devient plus compliqué. Il y a beaucoup d'hommes qui n'osent plus. Ça, c'est clair. Alors après, il y a toujours les abrutis qui continuent. Et MeToo, malheureusement, ne les a pas arrêtés.
Mais un homme, on va dire normal, hésite quand même beaucoup maintenant à draguer en entreprise. Vous dire, vous êtes jolie aujourd'hui, Paola, je crois qu'un homme ne se risquerait pas. Et pourquoi vous pensez ça ? Mais parce qu'il y a beaucoup de femmes aujourd'hui qui se sentiraient agressées. Alors agressées, peut-être pas, mais harcelées, en tout cas. Donc, par peur d'éventuellement avoir une réflexion ou d'être même peut-être porté plainte, l'homme préfère s'abstenir. Est-ce que vous le regrettez ? Je trouve ça très dommage parce que ça tue les rapports de séduction qui sont des rapports de séduction juste pour se sentir bien.
Je ne parle même pas des rapports de séduction pour aller plus loin. Juste dans la vie courante, on aime se séduire. On est des animaux qui aiment se séduire. C'est pour vous la beauté. On est en train de perdre quelque chose. On perd ce qui permet aux hommes et aux femmes de se mesurer. Au sens de mieux comprendre quel est notre pouvoir de séduction, justement, au sens de séduction. Mais regardez les tout jeunes enfants. Déjà, eux sont dans des rapports de séduction. Donc, c'est quelque chose, j'allais dire, de presque inné chez l'humain. Est-ce que vous comprenez, Flore Chéry, effectivement ? Vous aviez signé cette tribune, Brigitte Lahaye, avec Catherine Deneuve.
Ne me rappelez pas des mauvais souvenirs. Non, mais je le dis quand même parce que pourquoi des mauvais souvenirs d'abord ? Puisque vous aviez dit, effectivement, la drague n'est pas un délit. Il y a aussi une forme de galanterie. Flore Chéry, c'est vrai que ce sont ces propos qu'on retrouve dans la voix de Brigitte Lahaye. Est-ce que vous êtes d'accord qu'on perd quelque chose avec cette crainte après le mouvement MeToo qui fait que finalement, les hommes n'osent plus et les femmes peut-être aimeraient bien, mais tout ce monde ne corbite plus ?
Alors, ce qui est vrai, c'est que ça se traduit aussi en chiffres que les hommes n'osent plus aborder dans le monde du travail. C'était un sondage IFOP de 2019 qui montrait qu'un homme sur deux se questionnait plus qu'avant, avant de séduire quelqu'un dans le monde du travail. Peut-être qu'on a perdu quelque chose, mais ce qu'on a gagné, c'est la sérénité dans le refus. C'est-à-dire que le dire non à son boss, refuser de rejeter quelqu'un avec un enjeu professionnel derrière, ce n'est pas un refus qui est serein. Et quand on dit oui, c'est pareil, ce n'est pas un oui enthousiaste et serein. C'est-à-dire que dire non peut avoir des conséquences.
Ce n'est pas quelque chose qui peut s'exprimer aussi librement que dans une cour de récréation, peut-être entre enfants, où dire oui ou dire non n'a pas tant de conséquences. Quand on doit dire non à son boss qui nous drague, alors même si ce n'est pas du harcèlement, même s'il ne le fait qu'une fois, ça peut mettre certaines femmes dans des positions inconfortables qu'elles n'ont pas envie de subir.
Brigitte Lahaye ? Oui, sauf que là, vous parlez du non, déjà quand il y a une proposition. Moi, je parlais juste du rapport de séduction, cette coiffure vous va bien, des termes que les hommes avant disaient volontiers. Aujourd'hui, les hommes vont avoir du mal à faire un compliment à une femme, alors qu'entre femmes, on peut se faire des compliments sans que ça dérange.
Moi, je peux parfaitement entendre que les compliments s'expriment librement dans le monde du travail, mais quand ils ne concernent pas les rapports hiérarchiques ou des rapports avec des enjeux particuliers. Évidemment que dans deux services différents, il peut y avoir des compliments qui circulent maintenant. Un compliment physique n'est pas forcément neutre, même si on pense que son employé a une très belle coiffure aujourd'hui. On peut aussi se retenir de le dire parce qu'on se dit mais le dire, c'est aussi créer un autre rapport, un rapport un petit peu différent qui peut briser le rapport de force qu'on doit avoir, une certaine forme de tenue qu'on doit avoir avec ses employés.
Brigitte, là, vous regrettez qu'on ne puisse plus dire effectivement vous avez un joli sourire ou tu es belle ou ce pull te va très bien ? Oui, oui. Moi, je pense que c'est une erreur d'aller dans ce sens-là. Je pense qu'on ferait mieux de travailler sur toutes ces femmes qui, en effet, ne sont pas bien dans leur peau, ont du mal à dire non et les aider à s'affirmer. Et ça, ça commencerait bien avant le monde du travail. Je pense que c'est ça. Parce que c'est les femmes qui sont dérangées par un compliment. Ce sont des femmes qui ne vont pas bien et qui sont mal à l'aise avec la jante masculine. Une femme, entre guillemets, qui s'assume n'a pas de problème avec les compliments.
Ce qu'on a vu aussi dans les sondages post-MeToo, c'est que cette retenue ou cette introspection masculine qui fait qu'il y a une forme de... On n'ose plus peut-être faire un compliment suggestif. J'entends, il y a plusieurs types de compliments. Dire que tu as bien travaillé est un très joli compliment. Dire que tu as jupe, mets très bien dans Valeur tes jambes. Là, on est dans la zone un petit peu grise où on commence à sexualiser son partenaire. Bon, on va parler de ces compliments suggestifs. Peut-être qu'il y a une forme de retenue aujourd'hui et ce qu'on voit dans les chiffres, c'est que ça a permis aux femmes de plus s'exprimer.
C'est-à-dire, les hommes sont un peu plus en introspection mais les femmes, elles, vont plus facilement faire le premier pas, draguer, inviter les hommes et même parfois avoir des aventures sexuelles plus librement. Ça a permis ce recul, ça a permis une avancée du côté des femmes.
Alors, on va demander à Gilbert Bouget-Audé justement de trancher entre vous, de savoir si tous ces petits compliments « ma jolie, ma puce » et « tu as une très jolie jupe aujourd'hui », ça s'appelle une micro-agression ou ça s'appelle juste la galanterie à la française. On va lui demander de trancher mais juste après Giorgio Enemir et son titre « Fleur » sur France Inter.
Si je fais un move pour toi, c'est de bon cœur, t'as pas à t'en rappeler Une fois dans l'année, je déprime en profondeur, je reste en apnée Je remonte à la surface quoi qu'il se passe J'ai mes deux bras, deux jambes, c'est pas si naze Rien à faire de la jambe des autres Je m'émerveille devant des battements d'elle Il y a des espèces qui se font rares comme des craches dans le ciel Pensez pour moi-même comme Marc Orel J'espère passer l'âge du Christ éviter la crise de la quarantaine Déjà petit homme a dit contrôle tes pulsions ou ta colère C'est la pluie qui fait pousser les fleurs Pas le tonnerre Parait que l'essentiel est invisible pour les yeux Je pense à mes ancêtres sous une terre poussiéreuse C'est nous les plus haineux Pas de je t'aime sans une insule Comme ça on reste dans notre confort Et au final ça nous rassure Mais je veux plus de ça Et quoi qu'il arrive Je me rapproche des étoiles quand je visse la rue J'ai roulé toute la nuit Je crois que je perds le contact Touche mes faillis Je deviens menaçant Nous on fait que d'entendre que c'était mieux avant Il faudrait quoi qu'on s'arrête de vivre On fait déjà comme on peut Les meilleurs partent en promis On fait sans eux Parfois je critique les autres Et je me sens aussi lâche J'ai des poids tenés Après le premier album de Coriace Ça change quoi au final Ça change rien C'est que des chiffres Si t'es dans un bad mood Dis-toi que c'est que des cycles Tout qui se pardonne Bousier par le rap Les OGM et l'uranium Je connais peu de missions Aussi dures qu'élever un homme Les neiges éternelles Pour me rappeler seulement En France CFA Midi 21 sur France Inter
Dans le débat de midi On continue à se demander S'il faut renoncer aujourd'hui A draguer au boulot Ou si l'art de la séduction Peut encore survivre en 2025 No sub in job Vous connaissez peut-être la formule Pas de sexe au boulot Est-ce que ça peut marcher aujourd'hui ? Est-ce que la société américaine Va dériver sur la société française Où effectivement Les liaisons en entreprise Sont réglementées, encadrées ?
Alors, on en débat Avec Brigitte Lahaye Qui défend effectivement Cet art de la galanterie Et de la séduction à la française Avec la journaliste Auteure de Matriarchie Flore Chéry Avec le sexologue Gilbert Boujaoudé Et avec vous Chers auditeurs Parce que vous êtes très nombreux A vous être enregistrés Sur le WhatsApp de France Inter Au 01 45 24 7000
J'ai souhaité intervenir J'ai 55 ans Il y a 25 ans J'ai rencontré ma femme Sur le lieu de travail Café Déjeuner Puis raccompagner A la maison Etc Je ne vous fais pas de dessin Il y a 6 mois Après mon divorce Je me suis rapproché D'une collègue Je lui ai fait Ce que je pensais Des compliments Sur sa tenue Et j'ai atterri Dans le bureau De la directrice Des ressources humaines
Et voilà Un drôle de changement Qui montre bien Effectivement Que l'époque A changé Gilbert Boujaoudé Thérapeute de couple Vous êtes en ligne Avec nous On se demandait Juste avant ce disque Si effectivement Un homme pouvait Encore draguer En entreprise Dire Bonjour Ma puce Comment vas-tu Je trouve que cette couleur Te va très bien aujourd'hui Sans se retrouver Comme Chris Dans le bureau Des ressources humaines
Dire ma puce A une personne Qui vient juste D'arriver dans l'entreprise C'est différent Que de dire ma puce A quelqu'un Qu'on connait Depuis 10 ans En fait Je trouve Qu'il y a quelques années On a fait le bon diagnostic On va résumer le diagnostic Avec le mouvement MeToo C'est-à-dire Il y a quelque chose Il y a un problème Par contre On s'est trompé Sur la solution C'est-à-dire La solution Ça a été Est-ce qu'il faut arrêter La séduction ou pas Or comme le disait Et je suis d'accord Avec Madame Lahaye La séduction fait partie De la vie quotidienne On séduit quelqu'un Pour pouvoir travailler avec On séduit Sur le plan amical On séduit Sur le plan professionnel Quand on fait une émission radio On a envie de séduire Un peu les auditeurs Et auditrices Pour qu'ils continuent A nous écouter Évidemment
Évidemment
Voilà Donc par contre L'erreur a été de dire Est-ce qu'on arrête Ou pas la séduction Je pense que la bonne solution Serait plutôt d'apprendre Comment on fait La façon de séduire Par exemple Quand j'essaye de séduire Quelqu'un En lui donnant une impression Qu'elle est un peu bloquée Par ce que je suis en train de faire Ou qu'elle est emprisonnée Qu'elle est sous pression Ça c'est quelque chose Qui est néfaste Par contre Une séduction Avec un peu d'élégance En donnant cette impression Que la personne Est totalement libre En face de moi Et qu'il n'y a aucune pression Et de m'en assurer Ça c'est une bonne façon D'avoir une approche De séduction Et puis il y a aussi Pourquoi je le fais Est-ce que je connais Cette personne Suffisamment Pour savoir Comment elle va réagir ou pas Est-ce que je le fais Juste pour qu'elle S'intéresse à moi Ou est-ce que je le fais Parce que j'ai vraiment envie De connaître cette personne Je trouve que Je ne sais pas si vous Vous avez déjà eu Madame Laé Flore etc Personne n'a des cours De séduction
Ah il faudrait donner Des cours de séduction Non mais ça pourrait être Une bonne idée En tout cas Ça manque à beaucoup D'auditrices Morgane Sur le Whatsapp De France Inter 01 45 24 7000 Dit bravo Brigitte Laé Tout est fait d'accord Avec vous Il faut que les femmes Arrêtent de se positionner En victime Et Marie dit Je suis une femme De 57 ans Ça a peut-être Son importance Dit Marie Et les compliments La séduction légère Au bureau Ça ne m'a jamais posé De problème Au contraire On a besoin D'attention De compliments Sinon Quelle invisibilité Qu'est-ce que ça vous fait Flore chérie D'entendre ces femmes Alors qu'elles disent Elles-mêmes Qu'elles ont 57 ans Donc peut-être D'une époque avant MeToo Dire Moi j'aime me faire Draguer en entreprise
Ah mais leur sentiment Est tout à fait valide Maintenant Est-ce que toutes les femmes Recherchent de l'attention Et précisément De l'attention masculine Pas forcément Et je pense Qu'il y a aussi MeToo a révélé Un ras-le-bol De la part des femmes De façon générale D'être systématiquement Valorisées Sur leur physique C'est-à-dire que Quand on est dans Le milieu professionnel On aime Et on apprécie aussi Être valorisées Sur nos compétences Sur nos qualités Et d'être amenées Systématiquement Au physique Peu sur certaines femmes Peut-être pas toutes Peut-être qu'à 57 ans C'est ce qu'on attend Mais peut-être que Quand on est une jeune femme Dans le monde de l'entreprise Ce qu'on attend d'un boss C'est plutôt D'être soutenu Sur nos qualités personnelles Plutôt que sur nos jambes Brigitte Laé
Je crois surtout Qu'on est en train de penser Que les hommes Ne sont qu'en train de dire T'as de belles jambes T'as de belles fesses Je ne sais quoi Non je crois que Les hommes ont une manière De séduire Qui est quand même Beaucoup plus habile Et qui peut En même temps Parfois Agresser certaines femmes Mais encore une fois Ces femmes-là Ce sont des femmes Qui sont en souffrance Et qui ont peur des hommes La haine des hommes Ou envie de les castrer Et ce que je trouve dommage C'est que la séduction Si on interdit la séduction On va encore plus Alimenter la guerre des sexes Et je trouve que C'est un petit peu L'après-midi tout Qui a amené ça Je pense que le diagnostic
Du docteur Boujaoudé Était assez juste C'est-à-dire Évidemment Il ne faut pas interdire La séduction C'est quelque chose D'extrêmement beau Mais il faut avoir Pleinement conscience Qu'il y a des endroits Où cette séduction N'est pas libre Et elle est entravée Par des rapports De force Des rapports hiérarchiques Où le non Ne peut pas s'exprimer librement
Et vous ne rebondissez pas Sur les propos de Brigitte Lae Qui dit Ce sont des femmes Qui sont mal dans leur peau Qui ont la haine des hommes Et qui sont prêtes À les castrer
Non Alors je ne sais pas De quelles femmes On parle Mais si on parle De la majorité des femmes Je ne poserai pas Ce diagnostic-là Sur les femmes Non Et je pense que MeToo A révélé Quelque chose Qui sommeillait Dans le cœur De beaucoup de femmes C'est-à-dire Un ras-le-bol Général Des relations Entre les hommes Et les femmes Où les femmes N'avaient pas La place Qu'elles souhaitaient prendre
Est-ce que vous pensez Que ce mouvement MeToo Évidemment A fait du bien Dans la société Mais est-ce qu'il n'a pas Été un peu trop loin Brigitte Lae Il était indispensable C'est évident Il n'y a aucun doute Là-dessus Ce qui va trop loin Ce n'est pas le mouvement MeToo C'est une catégorie de femmes Qui considèrent Qu'on peut se passer d'hommes Par exemple Le nombre de femmes Qui vont faire des PMA Toutes seules Aujourd'hui Est en augmentation Assez inquiétante Le nombre de femmes Qui se servent d'un homme Pour faire un enfant Puis qu'ensuite le jet Est assez En dette augmentation Le problème Le problème est là C'est tout C'est un Bon après On fera un mouvement MeToo pour les hommes Et puis c'est tout Gilbert Boujaoudé Est-ce que vous pensez Aujourd'hui Que les femmes Se passent trop d'hommes Et pourquoi sont-ils Indispensables finalement ?
Que les femmes Sont indispensables C'est ça ?
Non En quoi les hommes Seraient-ils toujours Indispensables Pour les femmes ? Vous pensez que les hommes Ne se sentent plus Indispensables ?
Non Non non D'ailleurs Je pense qu'il ne faut pas Se sentir indispensable Il faut plutôt Faire de sorte D'être désiré C'est pas la même chose D'avoir envie D'être avec quelqu'un C'est pas la même chose D'avoir besoin D'être avec quelqu'un D'ailleurs Petite remarque Tout ce qu'on dit là Je pense que c'est Applicable aussi Pour la drague de femmes Vers des hommes Parce que ça existe Dans certaines entreprises Même on en parle peu Ou homme vers homme Femme Femme C'est-à-dire Ce qu'on dit là C'est vrai que c'est surtout Les hommes qui vont Draguer de façon parfois lourde Les femmes Ou essayer de séduire D'ailleurs je fais la distinction Entre drague et séduction Pour moi c'est pas la même chose La séduction comporte quelque chose D'élégant Comporte une intention Qui est plutôt Plutôt noble Positive La drague Pour moi c'est C'est un niveau un peu différent
Alors les auditeurs
Je trouve pas que socialement C'est un gros changement Il fallait ce changement D'ailleurs vous savez Quand socialement On provoque un changement Comme le mouvement MeToo Il y a toujours une phase de remue Après vous savez Comme une vague dans la mer Il y a une grosse vague Puis après il y a des petites vagues Et je pense qu'on est dans une phase De transition Socialement Entre ce qui se passait Il y a 10, 15, 20 ans en arrière Et ce qui va se passer Dans 10, 20 ans prochainement Qui sera probablement Plus équilibré Que ce qui se passe actuellement
Alors les auditeurs Sont nombreux à nous écrire Nathalie nous dit Oui on peut draguer Mais s'arrêter Quand la personne n'est pas réceptive Le problème c'est les gens Qui ne savent pas s'arrêter Sarah dit What ? Ça veut dire quoi en français Ma puce J'ai 55 ans Et je travaille depuis 17 ans Jamais je n'accepterai Qu'on me parle comme cela Et Max C'est enregistré Sur le WhatsApp de France Inter
Je ne drague pas au travail Je trouve que c'est pas Professionnel Parce que Je peux même avoir des problèmes Avec tu vois Mais moi je drague pas Je peux sympathiser Avec la personne et tout Je peux peut-être Lui faire comprendre Qu'elle me plaît et tout Mais jamais je vais aller La draguer Après si la personne Est intéressée Elle va aussi faire La même chose que toi C'est-à-dire te faire comprendre Qu'elle aussi est intéressée Et là tu pourras faire
Et Delphine nous écrit aussi Comme quoi vous êtes nombreux A vous poser des questions Un signe qu'on y passe quand même Du temps au travail Delphine nous dit Moi je ne supporte pas Cette drague au travail Au boulot Je veux être Asexuée C'est mon travail Qui doit compter Brigitte Lai Vous comprenez Qu'effectivement Les françaises se disent Stop en fait au travail Je n'ai pas envie Qu'on me dise Tu as une jolie couleur Ou je ne sais pas quoi Tu vas aller prendre un verre Mais elle a l'air D'être assez sûre d'elle Et je suis sûre Que les hommes N'ont absolument pas envie De la draguer Pardon excusez-moi Je rigole Mais vous pensez donc Effectivement C'est juste la façon Dont on se comporte C'est-à-dire qu'une femme Qui est affirmée On n'a pas envie de la draguer Vous savez moi Je ne drague plus beaucoup Non mais ça veut dire Les hommes n'osent plus me draguer On ne peut pas aimer Les femmes puissances Hyper affirmées justement Vous savez Le problème de l'intime Parce que là On parle quand même de l'intime Puisqu'on parle de séduction C'est que les lois pour l'intime Elles sont difficiles à faire Parce qu'elles sont toujours Pour une catégorie de gens Personne ne réagit De la même manière Par rapport à la séduction Aucune femme Ne va mettre le curseur Au même endroit Ce que je crois Tout simplement C'est qu'il faudrait Qu'on apprenne tous Avoir confiance en soi Et à se respecter Les uns les autres Et à ce moment-là Il n'y aurait pas de débat 82% des français Qui considèrent Que la galanterie N'est pas sexiste Flore Chérie C'est un sondage IFOP Réalisé en 2024 Exactement
Oui parce que La galanterie Alors je pense Qu'on a aussi peut-être Un petit problème De définition Entre séduction Drague Galanterie Galanterie pour moi Je le rejoins Sur la notion de politesse La galanterie C'est faire attention à l'autre Prendre en compte Que l'autre est là Lui tenir la porte peut-être Lui tenir la chaise Si besoin Donc c'est Faire attention à l'autre Donc on est de l'ordre De la politesse On n'est pas forcément De l'ordre de L'hypersexualisation Comme peut l'être Certains commentaires Dans le monde du travail Où tout de suite On va essayer De sexualiser quelqu'un Je fais quand même La nuance entre les deux Évidemment que la galanterie On adore ça Les hommes comme les femmes Parce que c'est juste Faire attention Être poli avec quelqu'un
Alors la galanterie On adore ça Mais est-ce qu'on adore ça Dans tous les lieux Par exemple la galanterie Est-ce qu'on aime ça Dans la rue Je vous pose la question Est-ce que vous aimez bien Vous chers auditeurs Qu'on vous aborde Dans la rue Je ne sais pas Si quelqu'un Vous a croisé Qu'il vous dise J'ai eu un flash pour toi J'ai eu un coup de coeur Est-ce que tu veux venir Prendre un café avec moi Est-ce que ça vous fait plaisir Ou au contraire Est-ce que vous voulez Marcher en paix Est-ce qu'il existe Des endroits Pour se rencontrer Aujourd'hui dans la vraie vie Ou est-ce qu'il faut aller Sur les applis de rencontres On va continuer ce débat Après Lola Jung One thing Pour savoir Si on veut Ce droit à la tranquillité Ou le droit De s'importuner
Oh hi I wanna take you On a little ride
I wanna make you feel so nice I wanna make you feel appreciated When you're deep up in me When you're deep up inside I wanna kiss you slow I wanna fuck you off lunch I wanna love you
Coupé France Inter
Il est midi 35 On continue à débattre De la drague Après MeToo Devenue mission impossible Mais de la drague Ou d'un autre mot d'ailleurs Puisque Christophe Auditeur au 01-45-24-7000 Et choqué Quelle vulgarité Vous ne devriez pas parler De drague Mais de courtoisie Moi à 73 ans Je n'ai jamais dragué Et j'ai travaillé Beaucoup J'ai courtisé des femmes Peut-être qu'effectivement C'est un mot Qu'on devrait utiliser Autour de cette table Avec Brigitte Laet Qui défend la galanterie La courtoisie La journaliste Auteur de matriarchie Fleur Chéry Et le sexologue Gilbert Boujaoudé On se demandait Effectivement Si on ne peut plus Vraiment draguer en entreprise Alors où se rencontrer Dans la vraie vie Est-ce qu'on est condamné Par exemple A se rencontrer Que dans le virtuel Sur les applis de rencontres Ou est-ce qu'on peut encore Eh bien Se courtiser Dans la rue Cyril nous a envoyé Une note vocale
Quand on sort On en a marre D'être simplement vu Comme des bouts de viande Des bouts de steak Non on a envie D'être tranquille Dans l'espace public Et juste d'aller dans la rue Et puis qu'un homme Que tu ne connais pas S'octroie le droit De te donner son opinion Sur ton physique En fait Je ne t'ai rien demandé Il y a un petit peu aussi Ce complexe de Dieu C'est moi dans la rue Je suis l'homme Je fais ce que je veux Je suis en situation de pouvoir Moi je ne me sens pas En insécurité Je pense avoir le droit De te dire ce que je pense De ton corps Mais en plus Si tu oses dire non C'est toi qui es fautive Brigitte Lahaye
J'imagine que pour vous Ce genre de témoignage C'est un changement d'époque Quant à la fin Eh bien on était habitué Au film de Bertrand Blier Où on se sifflait dans la rue Il y a quand même Un vrai changement de paradigme Dans l'espace public Oui Et c'est peut-être pas plus mal Cela dit Parce que dans la rue On n'a pas spécialement envie D'être accosté sans arrêt Par qui que ce soit d'ailleurs Mais en même temps Toute la question est de Comment on s'y prend Évidemment que le mec Qui siffle Ou qui vient dire Tu veux coucher avec moi C'est assez agressif Alors encore une fois Il y a des femmes Que ça ne dérangera pas Et il y a des femmes Pour qui ça sera Totalement insupportable
Flore Chérie Oui je pense que Le principal problème De la drague de rue C'est le côté systémique C'est-à-dire qu'on a l'impression Que cet homme Le fait peut-être 20, 30, 40, 50 fois Dans la journée C'est ça qui casse un petit peu La séduction de rue Là où évidemment Qu'une interaction Totalement insolite Avec peut-être Ce touriste perdu Qui nous demande son chemin Et puis ça débouche Sur une belle histoire Là oui Mais le côté systémique Là oui On ne comprend pas La différence La différence C'est peut-être Que le petit mot Facile à dire T'es belle Je te siffle Est-ce que tu veux coucher Ce soir Peut être reproduit A l'identique Plein de fois Alors que la rencontre unique De deux personnes On se dit Tiens on était un peu là par magie Là on peut opérer Mais dès qu'il y a Cette suspicion D'une approche systémique Dans la rue De la part de cet homme Et on se dit Il a dû le faire Plein de fois Oui il y a une lassitude Et là il y a un sentiment D'agression Vous êtes d'accord ?
Je crois que ce que dit Flore Est assez simple C'est que si on a l'impression D'être un objet Totalement interchangeable On n'a pas envie Si on est un sujet À partir de ce moment-là On peut peut-être apprécier D'être considéré Comme un sujet Enfin je crois C'est un très bon résumé Merci Vergine Gilbert Boujaoudé Comment est-ce que Vous donneriez des conseils Puisque vous êtes Thérapeute de couple Sexologue Voilà Un petit conseil De coaching Si je puis dire En séduction Pour aborder une femme Si on a croisé Une très belle femme Ou un homme Dans la rue
C'est ça Moi je conseille d'abord De se poser la question Pourquoi je le fais Est-ce que c'est juste Parce que j'ai envie De coucher avec la personne Dans ce cas Il y a peut-être Une limite Que je dois apprendre Ou est-ce que c'est parce que Vraiment j'ai envie D'apporter quelque chose De positif À cette personne Et comment je le fais On revient à ce que je disais Tout à l'heure C'est-à-dire la façon Avec laquelle je vais le faire J'apprends toujours Aux personnes que je suis Qu'avoir envie De quelqu'un Ça c'est quelque chose Qu'on ne peut pas maîtriser C'est quelque chose Qu'on ressent En revanche Ce que je fais De cette envie là Ça je peux le maîtriser Comment je vais l'exprimer De quelle façon À quel moment Ça je peux le maîtriser Or malheureusement De nos jours On est passé dans l'excès De l'un ou de l'autre C'est-à-dire soit On a envie Et on l'exprime Très facilement Soit on a dit Il y a beaucoup de jeunes hommes Par exemple Que je rencontre En consultation Ou téléconsultation Qui pensent que Ce n'est pas normal De désirer par exemple Au travail Non c'est normal De désirer Ce qui n'est pas normal C'est de mal Utiliser ce désir là C'est de l'utiliser De façon insistante De façon agressive De façon non élégante Non courtoise Pour reprendre le terme De tout à l'heure Et je rejoins Ce que disait Je crois que c'était Madame Laë Qui le disait Si on approche quelqu'un Et on lui donne Cette sensation Que c'est une approche Mais on lui laisse Toute la liberté On n'est ni En train d'envahir Son espace Ni quoi que ce soit Il y a une liberté totale Et que c'est une approche Unique C'est quelque chose Qui sera mieux vécu Je dirais même Si la personne Nous envoie balader A ce moment là Et bien chacun des deux Aura fait ce qu'il a à faire Et les choses s'arrêtent là Et tout va bien
Alors il y a beaucoup de jeunes Aujourd'hui qui disent Le vrai endroit Pour se rencontrer C'est sur les applications De rencontres Parce que c'est fait pour ça Vous êtes d'accord Flore Chérie ?
Moi je trouve que c'est des outils Qui sont très intéressants Parce qu'au-delà D'une attirance Rapide qu'on peut avoir Dans la rue L'application de rencontres Elle permet aussi De construire peut-être Plus facilement Un projet de vie Sur voilà où j'en suis Dans ma vie Peut-être que je veux Quelque chose de long Peut-être que je veux Juste explorer sexuellement En ce moment Voilà mes passions Voilà d'où je viens Et donc d'avoir un matching Donc une complémentarité Entre deux partenaires Qui soit plus optimale Que les rencontres Qu'on peut faire Comme ça dans la rue Moi je pense qu'il y a Un vrai avenir Du côté des applis de rencontres Brigitte Lahaye ?
Alors que ce soit l'avenir Ça c'est sûr Puisque les gens sont De plus en plus Sur leur smartphone Mais je trouve ça Un peu dommage Parce que ça enlève Aussi cette attirance Qui est tout à fait Subtile et inexplicable Quand on croise quelqu'un Et moi ce que j'entends Quand même assez souvent De la part des auditeurs C'est qu'ils se sont En effet croisés Par exemple dans un train Et qu'aujourd'hui Ils n'ont pas osé Se parler Et qu'ils regrettent presque De ne pas avoir osé Aller l'un vers l'autre Donc vous avez l'impression Qu'il y a des rencontres Qui se perdent en fait aujourd'hui Je pense qu'il y a des rencontres Qui se perdent oui Et d'ailleurs on le voit bien Les gens sont plus seuls qu'avant La sexualité des jeunes A baissé énormément Donc on le voit bien oui Vous le regrettez aussi Flore Chérie Que des rencontres Ne se fassent plus Finalement au quotidien
Alors je ne sais pas S'il y a moins de rencontres Au quotidien Parce que c'est vrai Que les applications de rencontres Permettent en effet De rencontrer plein de personnes Et on n'a jamais eu Par exemple autant de femmes Qui ont rencontré Autant de partenaires sexuels Dans leur vie Ce qui n'était peut-être pas possible Il y a 50 ans Donc moi les chiffres Je les vois plutôt évoluer Vers Oui Quand on a envie De faire des rencontres Plein de rencontres Maintenant sur les jeunes Très spécifiquement C'est vrai qu'ils font moins l'amour Mais c'est d'autres problématiques Ils sont plus renfermés Dans leur monde Ils ont souffert De la pandémie mondiale Maintenant aujourd'hui A 50 ans par exemple C'est très facile D'aller retrouver Un nouveau partenaire Et si c'est aussi simple C'est aussi grâce à l'essor Des applications de rencontres
Brigitte Lahaye On va prendre une avocate Au téléphone Qui s'appelle Nelly Morris Pour essayer de comprendre Effectivement Avec elle Qui est avocate associée Au cabinet de Capstan Spécialiste en droit du travail Où est la frontière Effectivement Depuis le début On se demande Si c'est de la drague De la séduction Du harcèlement Nelly Morris Dites-nous Selon votre avis Vous écoutez l'émission
Bonjour Alors effectivement Le lieu de travail C'est un lieu de rencontre Peuvent naître Des relations amoureuses Des relations officielles Ou officieuses Mais le lieu de travail C'est pas un lieu Comme un autre Puisque s'exerce Un certain nombre d'obligations Et notamment Un lieu dans lequel Il y a des rapports Hiérarchiques Un lien de subordination Une fois qu'on a dit ça En introduction Effectivement Une petite distinction Entre la drague Et la séduction Sur le lieu de travail Et les relations amoureuses Sur le lieu de travail Alors la drague Et la séduction On l'a vu depuis Le début de l'émission On n'a pas tous La même définition On ne sait pas forcément Ce qu'il y a derrière Ces mots Est-ce que le lieu de travail Est-ce que le lieu de travail Est-ce que le lieu de travail Est-ce que le lieu de travail Est-ce que le lieu de travail Est-ce que le lieu de travail est un lieu Où on peut faire des compliments Sur le physique Ou sur la tenue Je ne pense pas Qu'aujourd'hui Ce soit un lieu pour ça Pourquoi ?
Parce que Effectivement On peut tomber sous le coup De l'agissement sexiste Ou de la définition Du harcèlement sexuel Parce que Ce genre de compliments Peut être considéré Comme dégradant Et être mal vécu Effectivement C'est l'exemple Que vous donniez tout à l'heure On va aller vers un modèle
Je ne sais pas
Mais effectivement Est-ce qu'appeler des collaboratrices Des salariés Ma puce Bon Je ne suis pas sûre Que ce soit approprié Sur le lieu de travail Voilà Maintenant Une fois qu'on a dit ça Est-ce qu'il peut y avoir La séduction sur le travail Évidemment Vous l'avez dit tout à l'heure La séduction Il y en a partout Dans toutes les relations Y compris Dans l'environnement professionnel Mais voilà Ça ne doit pas être dégradant Ça ne doit pas être humiliant Ça ne doit pas Générer une ambiance sexiste Qui met mal à l'aise Les uns ou les autres Voilà Très clairement Ça c'est sur la drague Et la séduction Et effectivement Post-MeToo On voit dans l'entreprise Que la parole se libère Et c'est très bien Qu'il y a des choses Qui étaient acceptées auparavant Qui ne le sont plus Les entreprises ont pris La responsabilité Et agissent Et sanctionnent Les salariés Qui n'ont pas De comportement approprié Et ça c'est très bien Voilà Après Quand il y a des relations amoureuses Effectivement c'est autre chose Et ça a d'autres conséquences
On voit bien Donc cette différence Les relations amoureuses Effectivement Peuvent encore vivre Dans l'entreprise Mais effectivement Dans le respect De chacun Merci infiniment Flore Chérie Et Brigitte Lahaye D'avoir participé A ce débat On vous retrouve Toutes les deux Dans Playboy Ce mois-ci Le débat de midi C'est terminé Pour aujourd'hui Et dès lundi Vous retrouvez Saskia Deville Qui reprend les commandes De l'émission Tout le mois d'août Je voulais vous remercier Mon équipe Qui a fait un boulot épatant Qui est derrière la vide De ce studio Mouretchev Johan Duval Aurore Mancip Excellente chargée de production Et programmatrice Hors pair Nos stagiaires Les très prometteurs Anna Ebolista Et Ryan Saibi A la réalisation C'était le solide Riyad Kera A la programmation musicale Valentin Chaudbois A la technique Aujourd'hui Nicolas Delmas J'ai été très heureuse De passer le mois Avec vous Sur les ondes de France Inter De faire vivre Le débat d'idées Avec tous les membres De la société Chers auditeurs Je vous souhaite Un très bel été