Canicule : "Le pic de chaleur que nous venons de traverser est exceptionnel" (Jean-Didier Berger)
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Bonjour monsieur le ministre. Bonjour. On va évidemment commencer par la canicule, les conséquences sur euh notre santé, sur notre système de santé aussi parce que les hôpitaux sont débordés, les services d'urgence craquent. Et écoutez, Hélène Desncher, les porte-paroles de la préfecture de police de Paris, elle était ce matin sur BFM. Mais elle a expliqué pourquoi il fallait donc annuler certains événements qu'ils soient festifs ou sportifs et des événements qui rassemblaient beaucoup de personnes sous cette vague de chaleur. Cet épisode caniculaire en cumul de jours a des des implications importantes sur la le recours au secours, les appels euh notamment au sapeur pompiers, au sapeur pompiers de Paris qui enregistrent une multiplication par deux
de leurs interventions quotidiennes et je précise une augmentation de 50 % des appels au 18. Quand on rassemble à à un même endroit en pleine journée, en situation caniculaire qui se poursuit depuis déjà plusieurs jours, euh un nombre de personnes très importants, on a de toute façon une sursollicitation des secours. Et cette sursollicitation de des secours, on veut l'empêcher. Tout ce que l'on peut empêcher, on doit le faire pour justement éviter d'arriver à une situation d'embolisation du système de santé et du système de secours. Monsieur le ministre Jean Didier Berger, interdiction de la consommation d'alcool, interdiction de vente d'alcool même à Paris à 18h. Donc annulation par exemple aussi à Paris du festival Solidz ou encore de la marche des fiertés qui
est reporté en septembre. Plusieurs événements sportifs partout en France hein sont annulés. Euh on a on a entendu les explications mais certains contestent ces explications et ces reports, annulation ou interdiction. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Je pense qu'il faut faire un maximum de prévention dans cette situation totalement exceptionnelle. Et effectivement, quand on a des appels aux pompiers qui sont en forte augmentation, quand on a des interventions des des forces de de secours qui double par rapport à la normale, on peut risquer ensuite d'avoir une saturation complète de l'hôpital et une situation qui devienne encore plus critique. Donc on est dans la prévention de tous ces risques pour protéger les Françaises et les Français pour protéger le système de
santé pour que il puisse encore absorber ceux qui malheureusement auront des pépins dans les heures et dans les jours qui viennent. Et donc je pense qu'il faut que chacun fasse preuve de la responsabilité individuelle dont le Premier ministre a parlé. Responsabilité individuelle, responsabilité collective pour que tout le monde continue à être bien protégé. Mais justement, vous parlez de responsabilité individuelle, mais on est quand même obligé d'interdire, de reporter, d'annuler. Est-ce qu'on pouvait pas faire confiance au beau sens, j'allais dire des gens ? Écoutez, on prend euh nos responsabilités. Si on s'était retrouvé devant un drame dans un des festivals qui étaient annulés, on nous aurait dit vous avez manqué d'anticipation, vous avez manqué de fermeté et donc on prend
nos responsabilités mais en bonne intelligence aussi avec les organisateurs de ces de ces festivals parce que chacun a bien conscience du caractère encore une fois totalement exceptionnel. le premier ministre en lien avec la la ministre euh de la santé euh a décidé de déclencher le niveau 3 euh horsan 3 qui nous permet de mobiliser euh je dirais à fond euh les hôpitaux, même les cliniques, de dégager euh des marges de manœuvre pour faire en sorte que les Françaises et les Français qui vont avoir besoin du système de santé puissent être accueillis dans les meilleures conditions. Et c'est sûr que si on déclenche des capacités supplémentaires d'un côté et que de l'autre on a un afflux qu'on aurait pu éviter et bien on n pas le résultat suffisamment satisfaisant. Donc
prévention d'un côté, démultiplication des moyens de l'autre, c'est la façon dont nous gérons cette crise pour faire en sorte que il y ait du résultat. Est-ce qu'on a déjà des chiffres d'ailleurs ? Est-ce que cette vague de chaleur que nous subissons encore d'ailleurs au moins jusqu'à dimanche, est-ce qu'elle a provoqué une surmortalité ? On n' pas encore les chiffres. Il faut attendre d'avoir un peu plus de recul, mais on sait en tout cas ce que ça donne sur les appels d'urgence, sur les interventions des forces de secours. Et donc, on sait que si on veut pouvoir absorber cette vague et ses et ses besoins du quotidien, il faut qu'on soit voilà capable de de limiter au maximum le recours à ces à ces services d'urgence. Et c'est ce que nous faisons
en prenant ces mesures. Jean Didier Berger, le gouvernement donc est en mode gestion de crise, vous l'avez vous-même dit, il y a des cellules interministérielles de crise qui sont qui se tiennent tous les jours, je crois, plus ce plan horsan qui a été déclenché. Mais justement, c'est ce qu'on reproche au gouvernement parce que on était prévenu, on le savait qu'il y aurait des vagues de chaleur comme ça à répétition plus fréquente, plus fortes, plus longue aussi. On avait eu l'exemple de 2003 et c'est ce qu'on reproche finalement, c'est ce qu'on entend sur les reproches faits au gouvernement, c'est que là on est en en gestion de crise alors qu'on aurait peut-être pu anticiper tout cela et mieux se préparer. Mais la gestion de crise n'empêche pas l'anticipation et d'ailleurs c'est ce
qui a été fait depuis 2003 et tout gouvernement confondu. Il y a beaucoup de de choses faites pardon notamment pour les ÉPADES où tous les ÉPADES ont des sacs climatisés. C'est d'ailleurs la loi qui l'a prévu. L'État a mis des fonds en place et notamment le fond vert qui permet aux collectivités d'équiper les écoles, de les rafraîchir, de les isoler thermiquement, mais il faut bien avoir conscience que le pic de chaleur que nous venons de traverser, il est totalement exceptionnel. Il a fait plus chaud en France que dans beaucoup d'endroits euh du monde, tout continent confondu. Donc c'est cette vague de chaleur qu'il faut à la fois absorber à la fois sur le moyen et long terme parce qu'on sait que les choses vont se
répéter, on sait que l'intensité va augmenter, on sait que la répétition aussi va augmenter et donc tout le travail que fait le gouvernement pour isoler des millions et des millions de logements pour faire en sorte que les collectivités, les autres décideurs privés et publics, c'est notamment dans le cadre du décret terciaire, ce qui oblige tous les acteurs à isoler thermiquement les bâtiments à la fois pour faire des économies d'énergie. notamment l'hiver, mais aussi pour être en meilleure capacité d'isolation pour absorber les chocs l'été ou même on le voit maintenant quasiment dès le printemps et parfois jusqu'à une partie de de l'automne. Donc à la fois anticipation, travail sur le moyen et sur le long terme mais également et puis
c'est le cas aussi sur le sur les pompes à chaleur que qu'on déploie sur tous les bâtiments publics et privés mais également gestion de crise lorsque cela est nécessaire parce que les deux vont de pair. Alors vous parliez des écoles, il y en a 3500 établissements qui ont fermé là parce que justement ils ne peuvent plus accueillir les élèves. Vous avez vu les hôpitaux, les images que l'on voit dans des services d'urgence qui sont saturés, qui mettent des couvertures de survie pour essayer de faire baisser la température. Le fond vert, il a été raboté, c'est enfin oui en pour 2026 de 837 millions d'euros. Il n'inclut même pas la clime. Vous savez, le fond vert il y a quelques années, il n'existait pas du tout. Donc le fond vert c'est une avancée qui a été mise au service notamment des
collectivités. La dotation territoriale également, c'est une c'est une avancée qui a été mise au service des collectivités. Tout ça sont des plus. Donc euh bien sûr, on peut toujours regarder le verre à moitié vide, mais là en l'occurrence le verre, il a été rempli par ce gouvernement et par les gouvernement précédent. Et puis surtout euh dans un pays comme la France, un gouvernement ne décide pas de tout. Il y a des acteurs publics, notamment les collectivités, mais également les hôpitaux, les universités. Il y a également des acteurs privés, les entreprises, les particuliers. Le rôle du gouvernement, c'est à la fois d'anticiper, de prévenir, de faire en sorte d'inciter les acteurs à investir. Parfois les inciter euh financièrement en mettant une incitation financière
pour déclencher un effet de levier, que tout le monde soit incité à faire le pas le pas supplémentaire. C'est ce qui a été fait pour les logements, pour les établissements publics, pour les établissements privés et c'est ce qui est fait aussi par le réseau électrique. Le président de la République et le premier ministre ont mis en place cette cette démarche d'électrification de de la France, de renforcement de nos capacités électriques pour pouvoir mettre plus de clim, pour pouvoir mettre plus de voitures électriques, pour pouvoir faire en sorte que les gens puissent aller vers cette énergie propre et totalement décarbonée. Mais justement, il y a toute une polémique sur la climatisation qui semble avoir été au du moins jusqu'ici en tout cas un mot tabou en France.
Bah cousé, c'était pas du tout tabou. Moi, je sais que j'ai fait partie de l'équipe de de Valérie PCR à la région jusqu'en 2016. La gauche s'est opposée systématiquement à la climatisation des transports publics. Depuis, on a pris la décision, la présidente Pécrè a pris la décision de climatiser tous les nouveaux trains, tous les nouveaux moyens de transport. Et donc dans les transports en Île-de-France, et bien on est avantagé par rapport aux endroits où ça n'a pas ça n'a pas été décidé. Mais il faut voir les choses sur le moyen long terme. Euh c'est c'est toutes ces démarches, vous avez raison de le dire. Parfois c'était encore des tabous euh il faut pas oublier d'où on vient. Et donc euh maintenant que ça semble avoir mûri dans tous les esprits et que ça semble
faire quasiment consensus, bah il faut que cette cette démarche de climatisation, on climatise pas tous les bâtiments publics et privés de France euh en 15 jours. Voilà, il faut avoir aussi le courage de dire il y a des élus qui ont anticipé. Moi, j'ai fait en sorte dans la ville dont j'ai été maire pendant 10 ans de rénover la moitié des écoles, de faire en sorte de végétaliser les cours, de faire tripler la piétonisation et la et la végétalisation. Mais il y a aussi des endroits où rien n'a été fait. Il faut faut le faut bien le le reconnaître. Donc euh le gouvernement lui, il continue, il incite, il euh fait une démarche avec les élus locaux, avec les maires pour reconnaître ce qui a été fait mais aussi pour inciter tout le
monde à accélérer. Je vous fais écouter Monique Barbu qui est la ministre de la transition écologique dans le gouvernement auquel vous appartenez aussi justement sur cette question de la climatisation. Je suis horrifié par les gens qui me disent "Ah mais il y a qu'à mettre la clime partout. Ben très bien, on va mettre la clime partout. Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ? Vous croyez que ça va éviter quoi ? Rien. Rien. Ça, ce n'est pas de l'adaptation. Ça c'est une mesure d'urgence peut-être qu'on peut prendre. Il faut bien évidemment que les gens ne suffoquent pas. On est bien d'accord, mais ce n'est pas de l'adaptation au
changement climatique. Elle ne vous étonne pas cette déclaration, Jean-Dier Berger ? Non, mais il faut effectivement ne pas confondre mise en place d'une mesure nécessaire comme la climatisation dans les endroits où on en a besoin et penser que la climatisation peut nous dispenser d'aller sur le fond et de d'éviter le le changement climatique que face au changement climatique on s'adapte et que comme il fait froid l'hiver et qu'on met du chauffage quand il fait chaud ou trop chaud à quelques moments de l'année que ce soit qu'on puisse se rafraîchir notamment pour préserver la santé de de nos comptiment dans les hôpitaux par exemple ou dans les écoles. Elle a raison de dire que ça doit pas nous dispenser de faire les efforts sur le fond. La première source de
pollution, c'est le logement parce que des logements mal isolés sont des logements qui sont des passoirs thermiques et donc qui chauffent pour pour rien les logements, les bureaux, les bâtiments publics. Donc il y a tout ce travail de fond qui est fait depuis des années. Il y a énormément d'investissements qui sont faits par les uns et par les autres. Donc ça, il faut pas non plus jeter le bébé avec l'eau du bain. Il faut pas oublier que il y a une très très grosse démarche qui est faite en ce domaine. Ça veut dire qu'il faut continuer sur les transports à avoir des transports décarbonés et ça veut dire aussi que il faut faire attention aux sources d'énergie qu'on qu'on utilise. Et donc oui, le nucléaire permet d'avoir une source d'énergie propre décarbonée.
Et c'est pour ça que voilà, il y a pas de de tabou sur ces sujets. Mais paradoxalement, il y a un plan logement qui a été présenté ce mercredi en conseil des ministres qui prévoit de remettre sur le marché locatif plus de je crois je sais centaines de milliers 700000 je crois de mémoire bouir thermique, passoir thermique. Est-ce que là ce n'est pas contradictoire ? Mais vous savez, on est on est tous plein de contradictions, mais la plus grosse la plus grosse contradiction qu'on qu'on aura, c'est de de croire qu'on a la capacité de mettre sur le marché immédiatement suffisamment de logements, plusieurs centaines ou plusieurs millions de logements pour répondre aux besoins immédiats de nos compatriotes en matière de logement. Donc c'est aussi le principe de réalité.
Il faut concilier, il faut concilier la la modification de ces logements. Euh c'est pour ça que on n'y renonce pas mais qu'il y a un délai qui est euh qui est donné pour y parvenir 3 à 5 ans. Ouais. parce que c'est le temps de faire les travaux, le temps de de mettre en place les autorisations d'urbanisme que les propriétaires doivent parfois demander pour les réaliser, le temps de trouver les financement pour pour le réaliser. Mais quand on est dans une situation de blocage, quand on est dans une situation de crise et qu'on a des gens qui sont en grave difficulté de logement, sans renoncer aux objectifs environnementaux, il faut aussi concilier avec les objectifs de logement. On peut pas être dans une forme de de dédoublement de personnalité
et de de dire euh d'un côté on ne voit que les aspects environnementaux ou d'un d'un côté on ne voit que les aspects de logement. Donc le rôle du gouvernement c'est de faire en sorte que les choses elles soient conciliables et c'est le travail qu'on fait au sein du gouvernement de Sébastien Lecnu. Monsieur le ministre revenons sur ce linchage de Louis 17 ans. Cinq suspects, cinq jeunes dont trois mineurs ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Louis a été lyché. euh est laissé pour mort sur un chantier et c'était le weekend dernier, le vendredi dernier. Il a été déclaré mort mardi. Évidemment, la classe politique a été indignée. Je vous propose d'écouter Gabriel Atal qui a souligné la gravité de ce drame. C'est un drame de plus insupportable.
Est-ce qu'on parle manifestement d'actes quasiment de barbarie ? Est-ce que c'est encore une fois des mineurs ? Moi je le dis ici, vous savez quand j'étais nommé premier ministre, j'ai dit que ma priorité c'était de lutter contre la délinquence des mineurs et la violence chez les mineurs parce qu'on voit une violence de plus en plus forte, de plus en plus banalisée, de plus en plus jeune. Les 13 17 ans, c'est un français sur 20 mais c'est un vol avec armes sur tr il y a une surreprésentation des mineurs dans les faits de criminalité et donc ça appelle une réponse évidemment qui doit s'adapter à ce fait de société qui est le rajunissement de la violence. Jean Didier Berger, est-ce que un jeune de 2026 est le même jeune qu'en 1945 quand des défaites l'ordonnance de 45
sur la justice des mineur ? À l'évidence, non. On voit bien cette violence accrue, cette violence de plus en plus jeune, cette violence de plus en plus forte et je pense que effectivement il y a un vrai sujet sur la la violence des mineurs. Il faut avoir la force de le de le reconnaître et donc nous sommes particulièrement et préoccupés et vigilants sur cette sur cette question de fond. Mais qu'est-ce que vous préconisez ? Écoutez, il faut prendre faut il faut prendre toutes les mesures qui nous permettent de de juguler à la fois les mesures de prévention parce que il faut aussi qu'on arrive à à décrypter, à comprendre cette violence inacceptable. Moi, je voudrais penser d'abord à la
famille de Louis et à toutes les Françaises et à tous les Français qui ont été bouleversés par ce drame. Ce drame qui, comme Gabriel Latal l'a dit à votre à votre micro euh est particulièrement particulièrement particulièrement choquant. Euh évidemment, on ne peut pas rester indifférent et et insensible. Donc euh forcer de constater que cette violence, elle évolue, elle évolue très rapidement. Il faut d'abord agir sur la la délinquence, la primo délinquence parce que euh ces ces délinquants avant de commettre l'irréparable, ils sont parfois pris dans des trafics, dans des vols, dans des atteintes au bien et aux
personnes. Et c'est à ce moment-là aussi qu'il faut commencer par par prévenir, par endiguer cette violence. Ça fait partie des choses que nous visons dans le cadre de la loi poste que nous portons avec le ministre de l'intérieur Laurent Nugèz parce que si la fermeté est présente plus tôt, plus en amont, si on est capable d'endiguer cette violence de façon plus précoce, alors on peut espérer éviter des drames de ce type, même si évidemment s'agissant d'une quête en cours et que je ne vais pas commenter, il y a pour l'instant la présomption d'innocence pour ceux qui sont mis en cause. Et voilà, compte tenu des éléments que tout le monde que tout le monde a vu, évidemment, cette affaire
interpelle interpelle tous les Français. Donc ça veut dire, si je résume, ça veut dire de la prévention avec concrètement comment ? Bah la prévention, elle se fait à tous les niveaux. Elle doit se faire dès l'école, elle doit se faire même parfois même avant l'école. Elle se fait au sein des familles, elle se fait dans les institutions publiques, elle se fait sur le plan social, elle se fait sur le plan sanitaire, mais elle doit se faire aussi sur le plan judiciaire. C'est la raison pour laquelle encore une fois quand il y a des actes préalables parce que on passe pas nécessairement de de rien à tout ceux qui commettent des crimes parfois avec des actes qui sont à la limite de la barbarie sont pas forcément inconnus des des services de police. avant qu'on en arrive à ces extrémités,
il faut qu'on arrive à endiguer cette violence par des sanctions qui soient des sanctions plus immédiates, des sanctions qui soient plus concrètes, des sanctions qui soient qui se qui soient euh euh je dirais donné dans des délais plus courts et donc voilà qui qui s'adapte à cette réalité de violence d'aujourd'hui. Jean-Dier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur. 2025 d'ailleurs donc l'an dernier à la même période la gauche a empêché l'adoption d'un texte qui visait à interdire le mariage des personnes en situations irrégulières notamment sous le coup d'unef une obligation de quitter le territoire français cette mesure est jugée raciste par Éric Cocrel le député LFI qui était ce matin l'invité de Romain des Arbes sur Europe 1 News. On a gagné d'ailleurs. Je suis très
content. Pourquoi ? parce que c'est un texte, excusez-moi, je pense que la aujourd'hui empêcher quelqu'un qui n'est pas en situation régulière en France de se marier avec une personne parce qu'il est pas en situation régulière irrégulière, je ne suis pas d'accord, je suis pas d'accord avec cette vision. Voilà, je pense que c'est une mesure raciste. C'est une politique stupide, c'est une politique inique. C'est une politique qui est contraire à nos intérêts. Quelque chose qui considère qu'aujourd'hui la priorité, c'est qu'une personne qui est dans cette situation là ne puisse pas se parier à une personne en France qui est régulière. C'est évidemment euh pointer euh des choses qui sont euh franchement qui vont pas changer la vie des gens et c'est une manière de le faire raciste.
Jean Didier Berger, cette mesure dit raciste par Eric RC Krel était jugée euh de bon sens. Même euh la situation était jugée UBS que par le président de la République Emmanuel Macron. Pourquoi est-ce qu'hier parce qu'il était cette ce texte était examiné lors de la journée de niche parlementaire UDR ? Pourquoi est-ce que le gouvernement a refusé d'écourter les débats en invoquant le l'article 442 de la Constitution, ce qui est à savoir le vote bloqué ? Donc ce que souhaite le gouvernement, c'est respecter la parole du parlement. D'ailleurs, j'observe que quand le gouvernement utilise le 442, on lui dit "Bah vous êtes des gens brutaux, vous mettez fin au débat parlementaires, vous ne respectez pas le parlement." Là, s'agissant d'une niche parlementaire qui
est vraiment l'expression du parlement par le parlement, pour le parlement, avec le parlement, il était quand même très délicat d'utiliser cet article. Mais surtout ce que je constate, c'est que la France insoumise a fait une obstruction, une obstruction totale, une obstruction de A à Z toute la journée. Toute la journée, alors qu'en réalité, il y avait sans doute une majorité pour faire adopter ce texte. C'est la raison pour laquelle C'est la raison pour laquelle euh moi je je suis tout à fait d'accord pour proposer de demander la réinscription d'un texte d'un texte qui soit avec une écriture solide et qui nous permette de régler le problème parce que moi je ne partage pas du tout la vie d'Éric Cocrel. Moi, je pense que les Français sont choqués de voir que
une personne qui est rentrée illégalement sur notre territoire est susceptible de se marier et donc de rendre son expulsion plus difficile du fait de ce mariage. C'est là où le problème se pose et que par conséquent lorsqu'un maire, moi j'ai été maire, je sais ce que c'est que de se retrouver dans ce type de situation pour un maire de se retrouver dans une situation où il a une personne qui est en dans l'illégalité et qui demande finalement à bénéficier de la protection de la nation et des avantages qui sont liés au mariage, [musique] ça ne nous paraît pas logique, ça ne nous paraît pas normal. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes prêts à porter à nouveau un texte qui permette de régler le problème encore une fois avec une écriture qui soit qui soit
solide et qui ne soit pas qui ne soit pas attaquable. Donc occasion manqué quand même hier. Écoutez en tout cas euh nous souhaitons régler le problème et je crois que c'est ça qu'il faut qu'il faut [musique] retenir. Merci beaucoup Jean Didier Berger. Je rappelle que vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur.
Jean-Didier Berger