L'invitée de L'interview : Anne Hidalgo - 27/01
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC. RMC 2022, l'interview grand format à Pauline de Valherbe.
Bonjour Anne Hidalgo. Bonjour à vous. Merci de répondre à mes questions ce matin sur BFM TV et RMC pour une interview exceptionnelle,
interview XXL puisqu'on est ensemble pour une heure. On va pouvoir parler bien sûr de l'actualité, de la campagne, de votre programme et des préoccupations des Français. Je voudrais commencer d'abord par, vous l'avez peut-être entendu, les propos de Martin Hirsch. Martin Hirsch qui est donc le patron de la PHP, les hôpitaux parisiens.
Il pose la question, est-ce qu'il faudrait faire payer les soins d'hospitalisation aux non-vaccinés ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Non, je ne suis pas d'accord pour qu'on rentre dans ce type de démarche. On a défini une stratégie qui est celle de la vaccination, qu'il faut augmenter, poursuivre, parce qu'elle protège, parce qu'elle permet d'éviter des cas très graves.
Il faut continuer cette pédagogie, il faut, je pense aussi, commencer à travailler sur comment on prévient ce type d'épidémie, comment notre système hospitalier répond, parce que là, quand même, la difficulté, je pense que Martin Hirsch, que j'apprécie beaucoup, qui est directeur général des hôpitaux de Paris, et je préside la PHP, est quelqu'un qui, évidemment, a le souci premier de comment répond l'hôpital. Mais alors, comment vous comprenez ces propos ? Je ne vais pas commenter ces propos. C'est un homme de gauche, en plus, au départ, il vient du cabinet de Martine Aubry. Peu importe qu'il soit de droite ou de gauche. C'est quand même une question quasi philosophique.
C'est une question philosophique, et moi, je ne la résous pas de cette façon-là. Je pense qu'il faut, au contraire, dans notre pays, ça fait partie de mes propositions, avoir une vraie politique de santé publique que nous n'avons pas, pour permettre, justement, à nos concitoyens de vivre mieux. On sait qu'il y a des facteurs de comorbidité, les personnes qui sont obèses, les personnes diabétiques, qui sont beaucoup plus vulnérables à ce virus. Il nous faut donc travailler sur des questions de santé publique à moyen et à long terme.
Dans le court terme, puisque nous sommes encore dans l'urgence d'une épidémie, il faut apporter les solutions par la vaccination, et surtout permettre à l'hôpital de tenir. Alors, cela dit, on va évidemment prendre le temps tout à l'heure de revenir sur vos propositions,
notamment pour lutter contre les déserts médicaux, qui est vraiment un fléau aujourd'hui pour les Français.
Pardon, je reviens quand même un instant sur un mot que vous avez dit, il faut faire de la prévention. Mais c'est exactement là-dessus que s'appuie Martin Hirsch pour sa proposition, parce qu'il dit, est-il logique de bénéficier de soins gratuits, de prévention, justement, avec la vaccination ? Elle est gratuite, la vaccination, c'est de la prévention. Et donc ensuite, pourquoi continuer à être soignée si on n'a pas joué le jeu ? Parce qu'on est dans un pays qui est fracturé, dans un pays où nos concitoyens s'affrontent, dans un pays où il y a beaucoup d'incompréhensions.
Et je pense que la meilleure façon de sortir de ces incompréhensions, ce n'est pas de distinguer encore selon les populations, c'est de prendre les sujets rationnellement. On a été, et avec Martin Hirsch, extrêmement sur le front, pour que l'hôpital réponde. Parce que ce qui s'est passé dès la première vague, dès mars 2020, c'est que l'inquiétude que nous avions, je me souviens d'un coup de fil que je lui ai passé à ce moment-là, ça devait être à peu près début mars 2020, et je lui ai dit, qu'est-ce qui se passe s'il nous arrive la même situation qu'en Chine ?
Il m'avait dit, je ne sais pas si ça tient, on va tout faire pour que ça tienne, parce qu'on n'avait pas les lits de réa suffisants, parce qu'on avait déjà des tensions sur l'hôpital, il y avait déjà eu un mouvement des hospitaliers expliquant qu'ils n'en pouvaient plus, que c'était vraiment de la souffrance, des conditions de travail extrêmement dégradées, parce qu'il n'y avait pas les personnels suffisants. L'hôpital a tenu sur, justement, l'abnégation, je tiens à le dire, de tous ces soignants qui sont allés bien au-delà de leur mission et de leur force. Et qu'est-ce qui s'est passé depuis mars 2020 ?
Ce gouvernement a supprimé 5700 lits, 5700 lits, au lieu de rajouter des lits, au lieu d'accompagner vers plus de moyens. Il y a eu le Ségur de la santé, mais le Ségur de la santé n'a apporté que quelques petits éléments, et pas du tout une approche plus structurante, plus solide, consolidant. L'hôpital, qui est un bien public, l'hôpital public est un bien public. On va parler aussi des fonctionnaires. J'ai beaucoup de points d'accord avec Martin Hirsch, il m'inspire beaucoup sur beaucoup, beaucoup de sujets. Mais vivant, pas là-dessus. Pas là-dessus, parce que je pense que notre société est beaucoup trop fracturée, et qu'il faut réunir les Français.
C'est d'ailleurs, je dirais, le slogan de ma campagne.
Encore un mot sur la question du Covid. C'est aujourd'hui que la Grande-Bretagne lève toutes les restrictions. Le Danemark s'apprête aussi à le faire. En Espagne, c'est une vie normale.
On ne teste même plus, ou en tout cas pas de manière systématique. Est-ce qu'il faudrait faire pareil ? Je crois qu'il faut commencer à s'inspirer de ces pays qui considèrent qu'on met en place le vaccin. D'ailleurs, comme pour la grippe, on prévient, parce qu'on sait qu'il y a des personnes plus fragiles, les personnes âgées, les personnes avec des facteurs de comorbidité. On met en place une politique de prévention, avec les gestes barrières, une politique saisonnière. On voit bien qu'il y a une saisonnalité quand même à cela. Et donc, commencer à s'inspirer, c'est regarder comment on vit dans la durée avec ce virus.
Comment on accompagne aussi, par la recherche, par le séquençage, la compréhension de ces mutations. La France a toujours été en retard sur le séquençage.
Mais précisément, ma question est assez précise sur les restrictions. La Grande-Bretagne qui l'élève, le Danemark qui l'élève, l'Espagne qui n'a plus de restrictions.
Est-ce qu'on le fait ? Est-ce qu'on ne le fait pas ? Je pense que, et en tous les cas, c'est la proposition qui a été faite par le groupe socialiste, notamment au Sénat, qu'il faut des règles automatiques. Vous voyez, ce n'est pas le matin, on se lève et on se dit, ah bah tiens, on va lever les restrictions. Ah bah tiens, on va faire comme les autres, on va lever les restrictions. Non, il faut partir de données scientifiques sur l'épidémie. Et donc, ce qui a été proposé, notamment par les sénateurs socialistes, c'était de dire, prenons un niveau de contamination, en dessous duquel on déclenche, justement, plus de liberté, plus de possibilité de retrouver un peu la vie d'avant.
Et puis, au-dessus d'un seuil de contamination, de façon automatique, on rebascule sur des mesures de protection, de prévention, voire même de limitation de nos libertés. Ce qui est très, comment dire, difficile dans cette affaire, c'est qu'on ne peut pas avoir des privations de liberté sans qu'elles soient vraiment discutées à partir des données scientifiques. Et le choix qu'a fait le président de la République de créer sur ce sujet de la gestion de la crise Covid une forme de secret défense, puisqu'il décide tout seul en conseil de défense, c'est-à-dire en garantissant des informations complètement en dehors du regard public. Mais vous diriez qu'aujourd'hui, il utilise, en quelque sorte,
certains, comme Marine Le Pen, parlent d'une campagne covidentielle,
c'est-à-dire que le Covid sera en train d'écraser tout, et presque dans un sens, il jouerait un peu les prolongations. Je n'irai pas sur ce terrain-là, mais je pense que la façon dont il a géré cette crise Covid, par le secret, par cette infantilisation des Françaises et des Français, c'est par l'absence de débat sur la question de nos libertés. Alors, le débat, il a eu aussi entre les médecins, le Conseil scientifique, à chaque fois. Oui, je parle de débat démocratique, et bien sûr qu'il y a le Conseil scientifique.
Mais enfin, vous avez vu à certains moments comment le Conseil scientifique lui-même expliquait qu'il n'était même pas pris en compte dans ses avis par le président de la République, et qu'il ne comprenait pas les décisions du président de la République dans le Conseil de défense. Donc, vous voyez très bien, c'est très difficile de gérer une crise comme celle-là. Je ne suis pas en train de vous dire que c'est facile, et que n'importe qui aurait pu immédiatement faire mieux. Mais il y a des principes. Et pour moi, il y a un principe, et ça, je l'ai appris avec les infectiologues, notamment de la PHP.
Ils m'ont dit, une épidémie, ça se gère aussi par de l'information transparente, et ça se gère non pas en infantilisant la population, mais en la mettant elle-même en situation d'être actrice de la réduction de cette épidémie. Anne Hidalgo, alors, est-ce que vous allez à la primaire ou pas ? Parce qu'on ne comprend plus rien, moi-même, je ne comprends pas tout à fait. Je pense que vous comprenez très bien, mais s'il faut clarifier... Il y a une primaire ? Je crois qu'il faut clarifier, parce que ce matin, il y a 400 000 personnes qui sont appelées à voter. Très bien. Qui sont appelées à voter. Je vais clarifier. Est-ce qu'ils doivent voter pour vous ? Vous êtes sur les listes.
Vous verrez, et j'espère que vous comprendrez, parce que beaucoup ont compris. Oui, il y a un problème de désunion de la gauche qui désespère le peuple de gauche. Oui, ça, je l'ai entendu. Je l'ai tellement entendu qu'en décembre, j'ai pris cette initiative et ce risque de dire à celles et ceux qui voulaient gouverner ensemble, je pensais évidemment essentiellement au vert, de se réunir et de pouvoir ensemble faire une primaire. C'était aussi une façon de réoccuper l'espace médiatique et politique, puisque, souvenez-vous, en décembre... C'était un coup de bluff ? Non, non, ce n'était pas un coup de bluff.
C'était une orientation stratégique majeure à un moment où, historiquement, la gauche devait faire quelque chose parce que le peuple de gauche nous disait ne nous laissez pas dans cette situation. Mais rien ne s'est fait ? Rien ne s'est passé ? Ça ne s'est pas passé parce qu'effectivement, les partenaires, et je pense essentiellement au vert, ont refusé cela en disant non, nous on a eu notre primaire. Ok, ils avaient eu leur primaire, mais on n'avait pas eu ce moment-là. Et j'étais prête, évidemment, je l'ai dit, à prendre le risque aussi de perdre. Et de perdre et de travailler avec le vainqueur si ça n'avait pas été moi. Et de travailler comment ?
Non pas par un effacement, non pas en se mettant sous la coupe de qui que ce soit, mais en créant une dynamique. Ça n'a pas pu avoir lieu. Il y avait un autre processus. dynamique ? Non, ça n'a pas pu avoir lieu. Il n'y a pas eu ni de primaire, ni de dynamique. Mais je pense que si Yannick Jadot, moi-même, Fabien Roussel, nous avions été candidats. J'ai dit ceux qui veulent gouverner ensemble. Je l'entends beaucoup dire qu'il ne veut rien avoir à voir avec ce qu'il appelle le vieux PS, dont lui-même est issu sans doute plus que moi. Voyez-vous ? Mais je l'ai entendu. Donc, cette primaire n'a pas eu lieu. Et la dynamique n'a pas eu lieu.
Sauf qu'il y a quand même cette primaire populaire qui commence aujourd'hui, qui commence à 9h. À 9h, ils sont appelés. Il y a 400 000 inscrits. Vous êtes inscrite presque malgré vous, je dirais, si j'ai bien compris. Vous n'étiez pas vraiment candidate. Oui, comme Jadot, Mélenchon. Et d'autres ne sont pas inscrits malgré eux, comme Fabien Roussel. C'est quand même très compliqué. Oui, c'est compliqué, ça, c'est sûr. Vous êtes inscrite malgré vous. Mais maintenant qu'il y a quand même 400 000 personnes qui se sont elles-mêmes inscrites pour voter, vous leur dites quoi ? Vous leur dites ne votez surtout pas pour moi parce que je ne veux pas participer ?
Ou est-ce que vous leur dites quitte à être là ? Je leur dis simplement, d'abord, il y a ce processus de primaire populaire qui pouvait être très sympathique parce que quand les citoyens se mêlent de démocratie, c'est toujours très important, surtout dans un moment de crise démocratique comme ce que nous vivons. mais toujours est-il que les conditions de ce vote ne sont pas vraiment des conditions acceptées par ceux qui pourraient y participer. J'ai entendu ce qu'ont dit Mélenchon, Jadot, quelque chose quand même qui pour moi relève d'une erreur fondamentale qui jette quand même un peu de discrédit sur cette primaire populaire.
Quelqu'un comme Fabien Roussel n'était même pas invité à participer à cette primaire populaire. C'est une forme de hold-up un peu, de vous avoir inscrit. Non, écoutez, c'est comme ça. Ils font cette primaire populaire que ceux qui sont inscrits et qui veulent voter aillent et votent. Une chose est claire pour moi, et je l'ai dit, je l'ai dit à plusieurs reprises, la page est tournée, j'ai une proposition, un projet, une équipe avec des maires, des élus, avec beaucoup de femmes et d'hommes partout sur le territoire qui attendent que nous portions ces propositions.
Vous inquiétez, mais je n'ai toujours pas compris quand même une chose, c'est que vous êtes inscrite malgré vous, vous dites la page est tournée, sauf qu'il va y avoir quand même ce vote, il y a Christiane Taubirin qui, elle, y participe activement, c'est-à-dire qu'elle n'est pas inscrite malgré elle, les résultats tomberont dimanche soir. Est-ce que vous allez jeter ces résultats à la poubelle ? C'est-à-dire que c'est quand même ces 400 000 personnes qui se sont inscrites et qui vont sans doute participer, puisque s'ils sont inscrits, c'est qu'ils vont participer. Il n'y a quand même en ce moment
que 22 000 inscrits au Parti Socialiste, c'est-à-dire qu'on n'est quand même pas du tout dans les mêmes proportions. Et vous allez dire, non, mais ça, ça ne me concerne pas. Je ne vais pas dire, ça ne me concerne pas, je vais dire, c'est intéressant, sympathique, mais moi, je continue mon chemin, comme le diront d'ailleurs Mélenchon, Jadot et les autres, et nous continuerons notre chemin. Et vous savez, ce qui m'importe aussi, c'est, nous sommes dans ce moment d'élection présidentielle. L'élection présidentielle, c'est un moment qui est attendu par les Françaises et les Français pour poser les orientations vers où on va. C'est une question qui se pose aussi à la gauche.
Je pense aussi à ce qui se passera dans cette élection présidentielle, mais aussi à la façon dont on peut reconstruire une offre politique de gauche, de gouvernement, qui est celle que je porte. Mais pour clore cette question, si Christiane Taubira... Et donc, pour construire cela, je le dis et je le redis, il faut une force centrale. Celle que j'incarne, que je représente, cette force centrale, vous regardez tout ce qui s'est passé dans les pays européens, où il y a eu ces débats, il y a eu ces difficultés à gauche, il y a eu cet émiettement de la gauche qui a existé aussi, que ce soit dans les pays du Nord ou dans les pays du Sud.
Eh bien, dans tous ces pays-là, où on nous a dit la social-démocratie est morte, la social-démocratie n'a plus de sens, eh bien, c'est quand même autour de la social-démocratie, de cette offre qui est une offre politique, centrale... Non, non, je ne parle pas de théorie politique dans les faits. Ce que je suis en train de vous dire, c'est que dans les faits, si on veut qu'un jour, la gauche gagne en France et gouverne à nouveau, c'est autour de cette force centrale que je représente, que cela pourra se reconstruire. Vous avez appelé Christiane Taubira ? Vous lui avez parlé ?
Personnellement, elle m'avait appelé il y a quelques mois, avant Noël, pour me demander si elle pensait qu'elle était une solution. Elle avait appelé Jean-Luc Mélenchon. Et vous lui avez répondu quoi ? Elle avait appelé également Yannick Jadot. Je lui ai dit « Viens et faisons équipe ensemble ». Mais sa solution, c'était de venir comme candidate. Je lui ai dit « Si c'est pour ajouter une candidature, ce sera de la confusion supplémentaire. » Et si elle sort confortablement le fond de ma pensée de cette primaire ? Eh bien, ce sera une candidature de plus. Ce sera une candidature de plus.
Vous seriez plutôt, Anne Hidalgo, la baguette à 29 centimes chez Leclerc ou la baguette à 90 centimes chez l'artisan boulanger ?
Il y a un vrai problème de pouvoir d'achat. Et donc, qu'un certain nombre de distributeurs s'y intéressent, je ne vais pas les critiquer. En revanche, le travail doit payer en fonction de ce qu'il coûte. Et je suis très, très soucieuse aussi que nos artisans, nos boulangers, celles et ceux qui sont dans ce travail artisanal et pas, je dirais, industriel, puissent continuer à vivre. Donc, c'est important et je ne vais pas faire grief à Michel-Édouard Leclerc de ne pas se préoccuper de pouvoir d'achat. C'est très bien que la grande distribution le fasse. Mais elle ne peut pas faire ça, la grande distribution, sans penser aux producteurs et sans passer à ceux qui fabriquent.
Les producteurs, c'est les agriculteurs. Et donc, on fait comment ? Pour à la fois avoir des produits pas chers pour les plus modestes et en même temps, rémunérer à sa juste valeur les producteurs ? Eh bien, on augmente les salaires et tout part du salaire et on fait en sorte qu'il y ait plus de travail dans notre pays.
On arrête cette désindustrialisation qui a été une stratégie de la France et qui n'a pas été vraiment stoppée par le président Macron qui, lui, a prôné la start-up nation mais qui n'a pas du tout, même si dans son discours de temps en temps, on entend le mot, qui n'a pas freiné, qui n'a pas du tout freiné les délocalisations, il n'a pas du tout freiné la disparition de notre outil industriel. Donc, on augmente les salaires. Moi, je pense que le sujet français du pouvoir d'achat, c'est d'abord les salaires. Nous sommes à des niveaux de salaires dramatiquement faibles, y compris par rapport à nos voisins européens. Vous êtes dans la rue tout à l'heure ?
Non, je suis sur un plateau et j'essaye dans le rôle qui est le mien. Les deux sont compatibles. J'adore manifester et je serai très volontiers dans beaucoup de manifestations. Mais j'essaye de jouer mon rôle aussi en apportant un éclairage sur ce qui se passe. Vous voyez, je vous dis, la réponse, elle est par le salaire. Mais votre rôle en tant qu'élu socialiste, est-ce que ce n'est pas justement d'être aux côtés de ceux qui vont manifester aujourd'hui ? C'est ce que je fais, c'est ce que je fais, mais ce que je fais aussi en apportant des solutions.
Mon rôle en tant que responsable politique, c'est de ne pas confondre mon rôle avec les organisations syndicales et je respecte évidemment leur indépendance. Mon rôle, c'est aussi de porter la parole des Françaises et des Français et de trouver des solutions. Et la solution, et vous verrez que d'ailleurs dans mon programme, je démarre par ça, c'est la question du travail. Et je pense que dans notre pays, la désindustrialisation a été vraiment accompagnée par les pouvoirs publics et nous nous sommes réveillés un matin dépendants sur beaucoup de sujets. Le travail, Anne Hidalgo, c'est la très très belle nouvelle du jour, un baisse historique du chômage.
François Hollande en a rêvé, inverser la courbe, c'était vraiment une obsession. Ça y est, c'est Macron qui l'a fait. Oui, c'est Macron qui l'a fait. C'est un point, je ne dirais pas ça comme ça, je pense que c'est très bien et je me réjouis quand il y a une baisse du chômage parce que c'est une bonne nouvelle. Mais ce que je vous dis, si on veut que cela dure, si on veut être dans un pays qui retrouve aussi sa souveraineté industrielle, qui ne soit pas dépendant, on l'a vu, la pandémie a eu au moins cette vertu de montrer où étaient nos fragilités et nos dépendances sur les médicaments, sur les masques. que nous avons vu aussi que nous pouvions réindustrialiser le pays.
En tout cas, c'est ma proposition. Je propose quatre odyssées industriels, une sur la santé, une autre notamment aussi sur les énergies renouvelables, une autre sur le numérique et une sur les mobilités. Je pense que sur ces grands quatre domaines, nous pouvons construire avec la recherche, avec les entreprises, les grandes, mais aussi les ETI et les PME, avec les salariés et les syndicats, nous pouvons reconstruire des stratégies industrielles qui remettent du travail et de l'emploi industriel, bien sûr, décarbonés, correspondant à ce que nous deux ont fait. Alors là-dessus aussi, il y a des points qui ne sont pas forcément évidents, on va revenir sur les sens, mais sur le nucléaire.
Je termine juste ma phrase, Apolline de Malherme. Et donc, ce travail-là, il doit aussi rémunérer. Ce n'est pas du travail low-cost, ce n'est pas les bullshit jobs, d'accord ? Ce n'est pas ça, mais est-ce que ce n'est pas mieux d'avoir un bullshit job que pas de job du tout ? Eh bien, je ne crois pas, parce qu'in fine, le bullshit job... Vaut mieux pas de job du tout ? Ce n'est pas ça, c'est que le bullshit job, qu'est-ce qu'il fait ? Il détruit complètement l'économie. Alors vous vous appelez ça bullshit job, c'est-à-dire... Il détruit l'économie et il détruit les personnes.
Mais je l'ai dit, en Allemagne, ils appellent ça les mini-jobs, c'est un peu moins dévalorisant que ce que vous en dites,
et ça a été une des manières de remettre les gens au travail, non ? Non, non.
En Allemagne, ce qui a toujours été la base qui a permis à l'Allemagne de se relever d'ailleurs plus vite que nous de la crise de 2008, c'est qu'ils ont compris plus tôt que nous qu'il fallait faire du chômage partiel massif pour éviter justement les chocs que pouvaient subir les entreprises et pour éviter les pertes d'emplois. Donc je vous le dis, ce qui est en train de se passer par exemple avec les travailleurs des plateformes numériques qui sont des gens surexploités dans des conditions de travail qui sont totalement indignes, eh bien, ces emplois-là détruisent la valeur économique de notre pays et détruisent aussi la confiance.
On aura du temps justement pour y revenir, ce que vous appelez donc les mini-jobs. Non, non, non, ce n'est pas les mini-jobs, c'est pas les bullshit-jobs qu'un job tout court.
On y revient tout de suite.
À suivre sur RMC, les grandes gueules à la Marshall. Dans les GG, aujourd'hui, nous serons avec l'avocate Marianne Soubré, le fromager Johnny Blanc, le professeur d'histoire-géographie Kevin Bossuet. On parlera notamment des salaires tiens, c'est vraiment aujourd'hui au cœur de la campagne électorale. Est-ce que vous estimez être bien payé ? Qu'est-ce qu'un bon salaire ? Qu'est-ce qu'être bien payé aujourd'hui ? Et est-ce que les entreprises, toutes les entreprises, ont vraiment les moyens d'augmenter les salaires ? 30 de 16 pour venir en parler avec les GG, coup d'envoi des grandes gueules à 9h.
Cuir Center. Plus de couleurs, plus de confort, plus de personnalisation. Votre nouveau canapé doit s'adapter à toutes vos envies de changement. Alors, n'attendez plus. Pendant les soldes chez Cuir Center, profitez de prix exceptionnels sur une large sélection de canapés en cuir ou en tissu disponibles immédiatement. Offre valable dans la limite des quantités disponibles. Liste des magasins ouverts ce dimanche sur Cuir Center.com Maël, faut qu'on parle. L'hot-dog, ça passe encore. Mais faudrait peut-être ralentir sur le beurre de cacahuète.
Oh, ça va. Je porte mes hoodies large, ça passe.
Et arrête les high-fives à tout le monde.
Même à ta mère.
Et inscrire le petit au baseball, on comprend rien. Même lui, il comprend pas ce qu'il fait. Ne prenez que le meilleur de l'Amérique. À l'occasion du prix d'Amérique, le PMU met en jeu une tirelire exceptionnelle de 3 millions d'euros au quintet plus
le dimanche 30 janvier. PMU, que les meilleurs gagnent. Hoodies égales suites et capuches,
high-five égales tapement 5.
Conditions et formations au point de vente PMU. Jouer comporte des risques. Appelez le 09 74 75 13 13. Appel non surtaxé.
Envie de vraies vacances ? Sonelia, 30 campings d'exception dans les plus belles régions en France et en Europe. Club enfant, spa, équipement premium, activités et animations sportives pour toute la famille. Et toujours la qualité de service, Sonelia. Vos vacances commencent maintenant sur sonelia.com. Une fenêtre, c'est un cadre. Comme celui d'un tableau, c'est un cadre de vie. Le vôtre. Depuis plus de 45 ans, le réseau français de menuisiers créateurs Jeannot conçoit et pose des fenêtres et portes sur mesure pour vous aider à créer vos plus beaux cadres de vie.
Jeannot, menuisiers créateurs.
Changez votre cadre de vie sur jeannot.com.
Tu ne m'as pas dit comment s'était passé l'installation de ton alarme ?
Au top ! Je dors super bien depuis que l'alarme est activée.
Et tu as fait comment déjà ?
Tu vas sur le site de Vérissure et tu commences ton devis, ça prend une minute. L'expert sécurité Vérissure était chez moi 24 heures après.
Top ! Rendez-vous sur Vérissure.fr pour commencer votre devis en moins d'une minute. Votre alarme, c'est sûr, c'est Vérissure.
Anna aime sa région. En fait, elle ne partirait pour rien au monde. Et ça tombe bien parce qu'elle sait qu'elle n'a aucune raison de partir. Oui, parce que sur Le Bon Coin, avec un profil visible par des milliers de recruteurs grâce à la CV Tech, Anna sait qu'elle aura toutes ses chances de trouver le bon métier dans sa région tout près de chez elle. Trouvez dès maintenant le bon métier au bon endroit sur Le Bon Coin. Le Bon Coin, le bon pour tous.
Pierre, mais qu'est-ce que vous faites là ? Ce matin, j'avais piacé de data sur mon téléphone pour vous envoyer le compte-rendu de La Réunion. Alors, je vous l'apporte en ma propre. Tenez. Non, c'est pas possible,
Pierre, il est minuit. Ah mais, vous habitez loin aussi, chef.
Les pros ne peuvent pas se permettre de manquer de data. Avec l'offre mobile Free Pro, bénéficiez d'un forfait unique avec 150 Go en 5G, 4G+.
Offre réservée aux professionnels, 5G en cours de déploiement et avec mobile compatible. Conditions sur pro.free.fr
Géraldine de Maury pour la météo.
Avec un petit peu de pluie qui arrive par le nord aujourd'hui, alors c'est vraiment la nouveauté, un anticyclone, ça fait ça un petit peu. Résultat, pluie faible sur le Nord-Pas-de-Calais ce matin qui va glisser vers la Normandie, à l'Île-de-France en deuxième partie d'après-midi jusqu'aux Ardennes. Il faudra se méfier ce soir et la nuit prochaine d'un risque de pluie verglassante sur le Nord-Est jusque sur le Nord de l'Auvergne. Globalement, au Nord de la Loire, ça va rester très gris aujourd'hui alors qu'au Sud, ce sera du soleil avec le Mistral qui se lève un petit peu. Les températures seront encore très contrastées aujourd'hui avec 1 degré seulement à Dijon mais 17 degrés à Perpignan.
Il fera 13 degrés à Nice, 12 à Marseille, 10 à Brest, 9 à Lille, 7 degrés à Paris ou à Grenoble, 6 à Bordeaux, Toulouse, Clermont-Ferrand, 5 à Reims ou à La Rochelle, 3 degrés à Lyon, Nancy et Strasbourg. Demain, on retrouvera un temps calme avec beaucoup de soleil des Pyrénées à la Méditerranée et aux Alpes mais avec un Mistral qui sera violent. Ailleurs, ce sera souvent nuageux et puis le week-end sera très doux. Samedi, sur la moitié nord, ce sera gris avec un petit peu de pluie au nord de la Seine. Dimanche, on retrouvera des éclaircies au nord de la Seine et puis beaucoup de soleil dans le sud des Pyrénées à la Méditerranée. Entre les deux, ce sera quand même très nuageux.
Il n'y aura pas de gelée le matin en pleine et il faudra compter 10 degrés de moyenne l'après-midi. Jeudi 27 janvier,
l'info sur RMC. Toute l'actualité, Céline Calman.
Et c'est une information RMC Sport, une deuxième explosion suspecte a eu lieu sur le Dakar au lendemain de celle qui a grièvement blessé le pilote français Philippe Boutron. Fonction publique, transport, éducation nationale, journée de mobilisation interprofessionnelle aujourd'hui dans toute la France pour de meilleurs salaires et contre une vie toujours plus chère. Ce sera mardi prochain, la ministre de l'autonomie Brigitte Bourguignon convoque le directeur général d'Orpea après les révélations accablantes sur la maltraitance des résidents dans les EHPAD du groupe. C'est aujourd'hui que la course au parrainage est officiellement lancée.
Les candidats à la présidentielle ont jusqu'au 4 mars pour recueillir leurs 500 parrainages d'élus. Et puis les bleus du handball héroïques ils ont fait plier le Danemark hier soir et se qualifient pour les demi-finales de l'Euro après une fin de match complètement dingue. Il est 9h sur RMC tout de suite Anne Hidalgo invitée d'Apolline de Malherbe.
RMC
RMC 2022 l'interview
grand format
Apolline de Malherbe
Et on poursuit avec vous Anne Hidalgo cette interview spéciale présidentielle une heure ensemble on est ensemble jusqu'à 9h30 je voudrais qu'on poursuive avec aussi des propos que vous avez tenus
parce que au fond vous êtes en campagne depuis octobre on est en janvier et pourtant vous dites ça.
Tel est l'objet de la campagne qui s'ouvre dans les jours qui viennent. La vraie campagne elle commence maintenant. Cette campagne démarre pour tout le monde. Cette campagne n'a pas encore démarré véritablement. Vous n'avez pas arrêté de dire que ça n'avait pas démarré. Est-ce qu'on peut dire au moment où on se parle qu'elle a démarré ? Elle commence mais elle n'a pas complètement démarré. Ça vous arrange un peu de dire qu'elle n'a pas démarré ?
Je pense qu'il y a des rythmes vous savez d'abord les françaises et les français sont quand même sous je dirais la pandémie et préoccupés par le pouvoir d'achat la santé l'avenir de leurs enfants l'école c'est de la politique c'est de la politique complètement je suis d'accord avec vous mais pour eux ils ne l'ont pas encore traduite je pense en termes de quel choix pour avril prochain deuxièmement le temps de campagne que l'on vient de vivre parce que c'était quand même un temps de campagne était un temps de préparation d'organisation ce temps-là je l'ai consacré à quoi ?
à préparer mon équipe mais aussi à préparer mon projet parce que pour moi bien sûr il s'agit d'arriver devant les françaises et les français en leur disant ce que je veux leur proposer ce que je veux faire et j'ai tenu à ce qu'il y ait un projet sérieux chiffré etc et là maintenant nous sommes en janvier là maintenant effectivement les françaises et les français commencent je crois à regarder à se réintéresser à ce que nous proposons à voir qui sont les candidats je le sens par quoi ?
par les sollicitations par les rencontres que je peux avoir et donc la campagne va démarrer elle démarrera va démarrer vous en parlez encore au futur absolument parce qu'elle démarrera vraiment quand tout le monde sera sur la ligne de départ ça veut dire quoi ?
c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron il faut quand même qu'à un moment il le dise oui ça il va falloir parce que tout le monde sait qu'il est en campagne on ne peut pas être en campagne éternellement en utilisant les moyens de l'État tout en disant qu'on n'y est pas mais bon ça je pense qu'il résoudra ce problème-là comme tous les présidents sortants en général ils se déclarent assez tard et puis il faut que tout le monde soit sur la ligne de départ avec ses parrainages vous disiez vous disiez programme
et j'ai pris le temps d'expliquer de chiffrer et pourtant
il y a un certain nombre de points qui étaient vraiment
votre manière justement de lancer la campagne dont on n'a pas très bien compris finalement où est-ce qu'on en était il y a eu une phrase vous avez dit je vais doubler le salaire des profs
est-ce que vraiment vous allez doubler le salaire des profs ou est-ce que finalement vous avez peut-être parlé un peu trop vite ?
alors pour clarifier dans mon livre puisque j'ai fait un livre qui est sorti en septembre dans ce livre je dis trois choses les profs français sont parmi les plus mal payés en Europe deux fois moins par exemple que leurs collègues allemands et que leurs collègues néerlandais mais même beaucoup moins que leurs collègues espagnols ou portugais et donc cette question du salaire des profs est un problème parce que la qualité de l'école dépend aussi de la considération qu'on apporte aux enseignants dans ce même livre et dans la phrase qui suit où je dis il faudra bien sûr aller vers un doublement des salaires et ça doit être un objectif et un cap je dis comment pouvons-nous nous y prendre à tout le moins nous pouvons et nous devons démarrer par les salaires des profs entrants ça veut dire quoi ?
un professeur des écoles aujourd'hui un professeur des écoles aujourd'hui il démarre à 1700 euros d'accord ? sa grille indiciaire il termine sa grille indiciaire à 2500 euros ce que je propose pour aller vers cet objectif de rattrapage des salaires des profs par rapport au salaire des profs allemands qui sont payés deux fois plus je propose que l'on démarre la carrière d'un professeur des écoles à 2300 euros pourquoi 2300 euros ? c'est pas doublé si j'ai fait le bon calcul non bien sûr c'est pas doublé mais je dis on démarre et ensuite on progresse 2300 euros au lieu de 1700 pourquoi ?
parce que c'est le niveau de salaire qu'ont les personnes qui ont le même niveau de diplôme que nos enseignants c'est un bac plus 5 en général et ils termineront leur carrière dans la grille indiciaire à 4000 euros et comment on fait pour entraîner toute une profession vers le haut c'est d'ailleurs pas la seule profession et bien ensuite par des négociations et d'ailleurs c'est ce que je dis dans mon programme donc un livre ça fixe un cap et un programme ça précise la méthode ça précise les choses et dans l'interview également ça c'est pour ce qui est du salaire ensuite pour ce qui est des fonctionnaires et de tous ceux qui travaillent il y a eu ce moment où vous étiez dans la gare de Saint-Galtier et je voudrais qu'on écoute ce que vous aviez dit je suis à la gare de Saint-Vallier je peux vous dire une chose c'est très beau Saint-Vallier mais quand les machines remplacent les humains ça va pas quoi alors vous étiez à Saint-Vallier et tout le monde
vous est un peu tombé dessus parce que vous aviez l'air de découvrir qu'il y avait des machines pour acheter des tickets qu'il y en avait d'ailleurs dans les métros parisiens bon mais sur le fond
vous allez remplacer chaque machine par un être humain sur le fond qu'est-ce que je dis en disant cela je dis qu'il faut remettre du service public et de l'humain partout vous savez les personnes âgées lorsque à Saint-Vallier ou dans d'autres lieux elles sont obligées d'appeler au téléphone ou de passer par le numérique avec lequel elles sont pas très très très à l'aise et qu'elles n'ont personne quand vous appelez une plateforme téléphonique qui est d'ailleurs souvent localisée très loin de chez nous et que vous avez des gens qui vous demandent d'attendre et qu'il n'y a personne il n'y a pas d'humain pas d'humain pendant la séquence pub il y avait une pub pour une banque qui était exactement sur le même thème et en la regardant depuis votre plateau je me disais tiens ça me rappelle ce que j'ai dit à Saint-Vallier donc qu'est-ce que je dis qu'il faut remettre du service public partout d'ailleurs dans mes propositions ça veut dire des embauches ça veut dire des embauches de fonctionnaires ça veut dire qu'il faut remettre du service public pour faire tenir notre pays vous savez certains ont cru qu'il suffisait de remplacer les hommes par des machines pour que tout aille bien et en fait non ça ne marche pas on a besoin d'abord de faire de mettre du service public partout et je pense notamment aux zones rurales à un certain nombre de communes qui sont des communes dans lesquelles le service public a disparu il y a une commune emblématique en France qui est Joigny à Joigny les services publics ont disparu parce que les entreprises ont disparu et du coup le centre-ville est un centre-ville dans lequel le maire fait un boulot extraordinaire avec les commerçants pour essayer de faire en sorte qu'il ne soit plus sinistré vous n'avez pas répondu à ma question je réponds à votre question je ne vais pas vous donner le chiffre de combien de fonctionnaires à embaucher mais ce que je sais c'est que dans deux grands services publics que sont l'école et la santé il faut recruter dans la santé je l'ai dit je donne des chiffres il nous faut 15 000 médecins par an formés il nous faut 25 000 infirmiers et infirmières par an dans d'autres services publics qu'est-ce que je propose comme méthode c'est de nous appuyer sur les maires au lieu de faire comme a fait Emmanuel Macron c'est-à-dire dénigrer considérer que les maires ne servaient à rien sauf quand il fallait venir à la rescousse des conflits sur les gilets jaunes je propose qu'il y ait dans la décentralisation du pays dans l'acte de décentralisation que nous devons prendre un travail entre l'Etat et les maires pour remettre du service public là où on en a besoin mais moi j'adore l'idée est très sympathique non non c'est pas juste une idée sympathique c'est une idée pour que le pays aille mieux à Pauline de Maler mais dans les faits Anne Hidalgo vous dites il faut faire confiance aux maires pour embaucher là où il y a vraiment besoin je voudrais prendre un exemple il faut il faut que l'Etat avec les maires décide de mettre le paquet sur ces services publics dont on a besoin il y a d'autres domaines de services publics je voudrais prendre un exemple Anne Hidalgo qui est un exemple que vous connaissez bien qui est la question de la police municipale vous avez évolué là-dessus vous dites qu'il faut embaucher sauf qu'au moment où on se parle je l'ai créé j'ai créé une police municipale au moment où on se parle Anne Hidalgo il manque 1500 policiers municipaux en Ile-de-France tout simplement parce qu'il n'y a pas d'embauche parce que les postes sont à pourvoir et qu'il n'y a personne pour les prendre et donc il faut c'est super mais si il n'y a personne il y a une pénurie il y aura du monde si effectivement il n'y en a pas aujourd'hui mais il y en aura demain vous savez je suis en train de créer une police municipale à Paris donc je connais très très bien ce sujet-là si vous avez des emplois qui sont rémunérés avec de bonnes conditions de travail avec des possibilités d'évolution de carrière pour les personnes qui y rentrent elles viennent vous savez les françaises et les françaises ce qu'ils préfèrent c'est quand même travailler dans des vrais jobs avec des vrais perspectives et avec des vrais salaires et avec des conditions de travail respectueuses donc là s'ils ne viennent pas parce que je crois que dans les métiers de la sécurité on ne va pas parler aujourd'hui des métiers de la sécurité mais il y a vraiment un effort à faire sur la professionnalisation de ces métiers et je pense puisque vous parlez sécurité que la police nationale doit assurer bien sûr des recrutements adaptés avec un diagnostic précis de où on a besoin de ces recrutements dans les quartiers et dans les zones rurales avec notamment la gendarmerie recrutés mieux et augmenter les salaires et tout ça ça crée de la valeur pour notre pays vous savez ça va commencer par coûter quand même ça coûte et ça rapporte voilà parce que le fait de ne pas avoir d'avoir des déserts médicaux d'avoir des territoires entiers sinistrés où il n'y a plus de services publics où les gens ne peuvent plus aller se soigner où les écoles ferment où il n'y a pas de possibilité pour par exemple puisque la question du grand âge et la question des EHPAD est à nouveau sur la table où il nous faut mettre en place des services pour accompagner tout cela est-ce que vous créerez un vrai service public des personnes âgées de la même manière qu'un service public de l'enfance absolument et il faut le faire et là aussi je vais vous dire Emmanuel Macron avait dit le grand projet social du quinquennat ça sera la grande dépendance le grand âge moralité il n'y a eu absolument aucun projet social dans ce quinquennat et notamment il ne s'est pas occupé de cela et vous voyez comment la situation explose dans les EHPAD donc bien sûr qu'il faut un accompagnement parce que c'est une très bonne nouvelle qu'on vive plus vieux qu'on vive et en meilleure santé plus longtemps c'est une très très bonne nouvelle pour notre pays encore faut-il qu'on puisse accompagner les familles les personnes dans ce grand âge ça passe par des lieux c'est vrai ça passe par des lieux pour lorsqu'on ne peut plus rester à domicile ça passe par l'accompagnement à domicile avec quoi avec qui avec des personnels qui doivent être formés qui doivent avoir là aussi de vrais métiers de vraies perspectives mais là encore on a beaucoup de mal à les trouver oui mais vous savez cher Apolline de Malherme comme par hasard dans notre pays chaque fois qu'on parle de remettre du service public pour vivre mieux parce qu'il ne s'agit pas de dépenser pour se faire plaisir de faire une dépense mais pour vivre mieux sur les grands sujets qui sont les nôtres l'éducation la santé le grand âge la sécurité chaque fois que l'on évoque on nous dit ça va coûter cher essayez essayez sans service public c'est en gros ce qui nous arrive depuis quelques temps essayez une école dégradée c'est quand même ce qui nous arrive depuis quelques temps essayez un hôpital dégradé et ça coûte combien à la société ?
ça coûte beaucoup plus cher par ailleurs je vous le dis en termes de comptabilité publique lorsque vous créez des services publics c'est aussi de la valeur ajoutée c'est aussi du PIB en plus donc moi je suis vraiment dans mon approche économique du projet que je porte je considère que lorsque on met le travail au coeur de ce projet avec la rémunération plus juste des travailleurs on génère aussi de la valeur dans le pays on n'est pas dans une approche malthusienne et celles et ceux qui nous expliquent à longueur de journée que le service public coûte cher et que grosso modo ça sert à rien sont en général ceux qui ont suffisamment de moyens pour s'en passer mais la grande majorité des français ne peut pas se passer du service public au moment Anne Hidalgo où en effet le chômage n'a jamais été aussi bas depuis très longtemps et notamment le chômage des jeunes vous avez deux approches pour les jeunes d'abord vous voulez créer une sorte de cadeau pour les 18 ans le jour des 18 ans tous les jeunes et alors là sans condition de recense retoucheraient 5000 euros et à cela vous ajoutez un revenu d'insertion sous condition de revenu 850 euros par mois au moment où justement le chômage des jeunes n'a jamais été aussi faible est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt les aider à trouver du boulot et à aller travailler ?
D'abord pour nos jeunes il faut les accompagner les accompagner dans leur vie d'adultes et les accompagner d'une façon moins violente que ce qu'on connaît aujourd'hui qu'est-ce qu'ils trouvent avant d'arriver à 18 ans ? Parcoursup un algorithme qui va décider de leur vie qui va les orienter vers des filières pour lesquelles ils n'ont absolument aucun goût et pas là encore de rencontre avec des gens des humains qui pourraient leur dire voilà quels sont tes goûts comment on peut t'accompagner dans ta vie parce que vous le savez comme moi quand on fait un travail ou une mission qu'on aime en général on est beaucoup plus heureux que quand on est contraint d'accord ?
Donc les accompagner les accompagner de cette façon-là par l'éducation et par les parcours que l'on ouvre notamment dans l'enseignement par une aide aussi par ce capital que l'on donne à ces jeunes pour qu'ils puissent et je leur fais confiance je leur fais confiance à 18 ans vous pouvez avoir envie d'aller apprendre une langue en faisant ce qu'ils veulent avec les 5 000 euros mais bien sûr ils n'auront pas besoin de prouver ce qu'ils ont non absolument et je leur fais confiance vous savez là aussi c'est très étonnant quand on me dit mais quand même vous vous rendez compte ils vont pouvoir dilapider cet argent n'importe comment quand on a supprimé l'impôt sur la grande fortune on n'a pas conditionné le fait qu'on supprimait cet impôt sur la grande fortune à l'usage de cet argent pour des choses pour lesquelles on serait d'accord donc arrêtons arrêtons de nous indigner quand il s'agit de faire confiance aux jeunes ou je dirais aux catégories populaires aux classes moyennes et jamais quand il s'agit de faire des cadeaux à ceux qui vont déjà très très bien donc oui je leur fais confiance mais par exemple je finis juste sur les 5 000 euros vous pouvez aussi avoir des jeunes qui vont se regrouper à plusieurs et qui vont décider de créer ensemble une association de créer ensemble un projet et je sais que beaucoup d'entre eux travaillent déjà de cette façon-là se projettent dans la vie dans leur vie future de cette façon-là donc je leur fais confiance et je sais que ce capital-là va leur permettre aussi de déployer leur créativité et on a besoin de leur créativité et ils ont besoin de notre confiance 850 euros par mois juste pour finir ça c'est sous condition ressources 850 c'est pas le chiffre que j'ai non c'est pas ça ce sera plus moins non c'est autour de 500 euros et c'est une aide d'urgence une aide d'urgence parce que nous avons tous vu nous avons tous vu y compris pendant cette période de pandémie que beaucoup de jeunes notamment des étudiants qui avaient perdu leur petit job vous voyez quand on perd le petit job qui n'avaient plus les moyens de pouvoir se nourrir on les a retrouvés et nous les mères on a organisé avec les associations étudiantes cette aide alimentaire pour tous ces jeunes qui continuent encore aujourd'hui cette aide alimentaire et bien il faut bien sûr une aide d'urgence pour qu'aucun jeune ne soit dans une situation de précarité telle qu'il ne puisse même pas se nourrir même pas se nourrir mais bien sûr dans le projet que je porte l'idée c'est de donner à ces jeunes la possibilité de suivre la filière qu'ils veulent par exemple et je reprends aussi cette proposition je propose qu'après le bac toutes les formations du supérieur puissent être faites notamment dans le cadre de l'alternance parce que dans le cadre de l'alternance
commencer à travailler tout en étudiant
oui mais dans un cadre de parcours et de diplôme où le temps que vous passez à travailler vaut pour votre diplôme et ce temps là est un temps dans lequel vous avez un statut une rémunération vous êtes respecté ce n'est pas un job que vous faites à côté pour essayer de payer vos études c'est quelque chose qui vous permet aussi d'obtenir votre diplôme et je pense que c'est du gagnant-gagnant pour tout le monde pour les jeunes évidemment parce qu'ils ont besoin aussi de ce rapport aux adultes de ce rapport au monde du travail pour les entreprises parce que c'est très important pour les entreprises de pouvoir aussi bénéficier de ce regard des jeunes sur le monde qui viennent comment ils ne se projettent pas du tout comme votre génération ou encore la mienne c'est très important d'établir ce lien et d'avoir ce temps là et puis ça peut permettre aussi dans certaines entreprises de remettre ce tutorat c'est à dire puisque dans mon projet notamment c'est l'idée d'un mentor avec voilà notamment dans mon projet sur les retraites et notamment sur le financement des retraites je dis qu'il nous faut aider aussi les seniors à pouvoir rester dans l'entreprise les 55-62 ans qui aujourd'hui sont quand même à un taux d'emploi très très faible et bien ces seniors là ils ont des savoir-faire ils ont des compétences ils ont envie de transmettre leur savoir-faire et leurs compétences et ce serait aussi une façon très judicieuse de pouvoir les impliquer dans l'accompagnement des jeunes vers leur formation On poursuit évidemment cette interview présidentielle sauf qu'il y a quand même aussi une réalité en tant que maire aussi qui vous rattrape aujourd'hui
c'est la question du krach les consommateurs de drogue qui continuent donc à zoner dans le nord de Paris le krach on a l'impression un peu un éternel recommencement mais c'est assez symptomatique quand même alors le préfet de Paris a annoncé hier que les toxicomanes seraient déplacés dans le 12e arrondissement sur d'anciens rails de la SNCF et vous refusez
alors moi je veux bien mais j'aimerais bien savoir ce que vous proposez alors ce que nous refusons parce que nous sommes très nombreux à le refuser et hier il y avait une conférence de presse autour d'Emmanuel Grégoire avec aussi le maire de Charenton le maire qui est votre premier adjoint non non le maire LR de Charenton Emmanuel Grégoire pardon mon premier adjoint qui se sont élevés comme moi par rapport à cette méthode je l'ai dit auprès de cette police mais moi je veux bien non non je continue qu'est-ce que vous vous proposez je vais vous dire ce que je propose d'abord la politique qui consiste à déplacer oui et ça fait 30 ans en effet que le krach est un sujet sur le nord-est parisien donc je dis et je redis au ministre de l'intérieur et au préfet de police je ne suis pas d'accord nous ne sommes pas d'accord c'est pas juste moi Anne Hidalgo les habitants les élus de tous bords les élus de la Seine-Saint-Denis nous ne sommes pas d'accord avec cette idée qu'on déplace le problème sans pour autant s'en occuper sans s'en occuper ça veut dire quoi le préfet de police déplace le problème ne met en place aucune sécurité pour les riverains et c'est très compliqué pour les riverains de vivre sur des territoires où il y a finalement une zone de non-droit c'est le cas aujourd'hui c'est le cas aujourd'hui mais est-ce que vous trouvez juste qu'on vous dise parce que c'est quand même ce que m'a dit le préfet de police il m'a dit écoutez de 3 mois en 3 mois on va changer d'endroit vous trouvez ça juste mais vous Anne Hidalgo vous avez dépensé depuis 2019 25 millions absolument pour quel résumé et bien avec l'état puisque ce n'est pas ma compétence d'ailleurs il y a un plan crack sur lequel on travaille mais demain l'état c'est vous si vous êtes présidente ça sera moi et je ne traiterai pas du tout de la même façon et la deuxième chose et bien ce que je vous dis c'est d'abord pas en déplaçant le problème on peut dire quand même comment on ne traite pas pas en déplaçant le problème et le préfet de police et le ministre de l'intérieur veulent déplacer le problème je ne suis pas d'accord et comment on traite ce problème majeur on le traite en créant aussi des lieux pour les personnes toxicomanes qui sont des personnes qu'il faut traiter à l'hôpital ce qu'on appelle les salles de shoot à l'hôpital vous l'appelez comme vous voulez mais enfin les salles de shoot et bien non et non et non ce n'est pas cela parce qu'on est sur le sujet du crack on n'est pas sur le sujet de l'héroïne et quand on connait bien les sujets d'addiction ça s'appelle la réduction des risques la réduction des risques c'est quoi c'est les personnes qui sont toxicomanes elles vont dans un hôpital elles sont suivies par des structures par des personnels il faut des psychiatres il faut des personnels qui accompagnent dans une politique de réduction des risques ça s'appelle comme ça c'est ce que pratiquent nos voisins quand ils essayent de sortir de situations comme celles qu'on connait depuis 30 ans et sur lesquelles ce gouvernement en particulier ferme les yeux et laisse quoi laisse des riverains des maires des élus et des personnes en situation de danger pour elles-mêmes parce que les toxicomanes sont aussi en situation de danger pour eux-mêmes les laisse errer dans des zones de non-droit et en montrant quoi que les pouvoirs publics seraient impuissants et bien avec moi présidente les pouvoirs publics ne seraient pas impuissants je ne réglerai pas le sujet de cette façon-là et je mènerai une véritable politique de réduction des risques et une politique de sécurité dans les quartiers où ces trafics ont lieu parce que vous savez ce qui est vraiment ce qui m'indigne et m'insupporte c'est que quand on m'a expliqué et je suis allée sur place quand on m'a expliqué qu'il fallait laisser et tous les trois mois changer de lieu et que j'ai dit aux ministres de l'intérieur et aux préfets de police vous vous rendez compte que vous êtes en train de laisser là des dealers parce qu'ils ont leur stand leur stand de boulettes de crac sous les yeux de tout le monde et que personne ne vient les interpeller et vous croyez que moi je vais endosser la responsabilité qui est la leur parce qu'ils n'assument pas la responsabilité qui est la leur en agissant ni sur la sécurité ni sur la réduction des risques et bien non et il y a un moment où cette chose-là finit par se voir ils ont essayé d'instrumentaliser ce dossier contre moi ils ont essayé de me rendre responsable de cette situation et qu'est-ce qu'ils font ils se retrouvent avec tout le monde contre eux aujourd'hui parce que personne n'accepte cette façon indigne et d'ailleurs je vais vous dire nous allons saisir la Cour européenne des droits de l'homme vous au nom de la mairie de Paris au nom de la mairie de Paris parce qu'il y a deux sujets il y a d'abord un sujet de non prise en compte de la sécurité des riverains et des personnes qui habitent à proximité de ces lieux de deal et de consommation et deuxièmement il y a une situation indigne qui n'a plus rien à voir avec le respect des droits humains sur le traitement de ces personnes toxicomanes Anne Hidalgo je voudrais qu'on finisse quand même sur une archive c'était il y a dix ans quasiment jour pour jour la campagne de François Hollande un meeting au Bourget
mon véritable adversaire il n'a pas de nom pas de visage pas de parti il ne présentera jamais sa candidature il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne cet adversaire c'est le monde de la finance
ça c'était la campagne de François Hollande dix ans jour pour jour même département votre meeting à chaque échéance on m'a donné battu exclu illégitime renvoyé à l'opposition à tous ces prophètes de malheur je leur dis mais dans vos on n'est pas tout à fait
dans la même tonalité il y avait quand même nettement moins de monde qu'est-ce qui s'est passé oui on est sous Covid on est sous Covid
non mais on ne veut pas dire un coup la campagne n'a pas commencé un coup c'est à cause du Covid écoutez d'abord il y a une situation politique d'explosion politique en 2017 avec la gauche qui s'effondre avec François Hollande qui n'est pas candidat pour défendre son bilan et à sa réélection avec une gauche qui s'est émiettée qui s'est divisée une droite qui était aussi très mal en point qui se reconstruit un peu plus rapidement que nous peut-être donc il y a cette situation politique et je la vois avec lucidité qui s'est passé aussi dans d'autres pays européens mais ils sont où par exemple vous avez vu dans ces images on voit le premier rang du meeting de François Hollande ils sont où ceux qu'on appelait les éléphants il n'y a plus grand monde pour vous soutenir je ne vous laisse pas dire ça parce que vous savez d'abord j'arrive dans un moment souvent les femmes arrivent dans des moments qui sont des moments difficiles pour relever le flambeau j'arrive dans un moment où moi je suis en situation de pouvoir parler et rassembler ce que je rassemble c'est rassembler toute une nouvelle génération toute une nouvelle génération de maires d'élus cette équipe de France des maires qui a prouvé dans les élections locales qu'ils étaient là qu'ils avaient conquis la confiance de nos concitoyens et qu'ils avaient même réussi à élargir leur majorité et puis j'ai avec moi j'ai avec moi des personnalités des anciens ministres je suis très heureuse d'avoir deux belles personnalités qui sont à mes côtés dans cette campagne qui m'inspirent et qui participent à cette campagne au quotidien Martine Aubry et Bernard Cazeneuve mais beaucoup d'autres aussi mais Annie Dalgou est-ce qu'il y a des moments où vous êtes découragée ?
j'ai du mal à me décourager parce que ma vie je l'ai choisie vous savez je ne suis pas à plaindre je pense qu'on est là non pas pour se plaindre et parler de nous mais pour essayer d'apporter aux françaises et aux français ce qu'ils attendent du politique je crois dans la politique je pense qu'on ne peut pas se passer de politique notre pays et ce gouvernement d'Emmanuel Macron a beaucoup dépolitisé ces dernières années et je pense qu'on a besoin de la politique mais qu'il faut lui redonner des lettres de noblesse il faut dire aux françaises et aux françaises ce que l'on a compris de la distance qu'ils ont pu prendre avec nous et puis il faut construire bâtir c'est ce que je fais pour aujourd'hui et sans doute pour demain et désormais ils pourront juger puisqu'effectivement il y aura ces élections merci à Nidalgo d'avoir pris le temps pour cette interview à XXL à Nidalgo sur BFM TV et RMC il est 9h25
RMC 2022 l'interview grand format
Anne Hidalgo