đĄ Suivez en direct la deuxiĂšme journĂ©e du dĂ©placement d'Emmanuel Macron Ă Madagascar
Transcription youtube_captions. Ă recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] OK. [Musique] Oh les rĂ©dacteurs, on va juste mĂȘme rester dans le parce qu'il y a trop de rĂ©dacteur [Musique] avec la grande C'est celle-lĂ . [Musique] C'est ma main qui a remis ce dĂ©bat dans ce cadre.
Ce sont les rois les rÚes qui se sont succédés. Voilà les dates. C'est ici que commence que c'est le roi de Madagascar en 1820.
C'est celle-lĂ , c'est son Ă©pouse qui devient reine qui devient reine aprĂšs. Et c'est le fils Ă ce moment-lĂ , il y a pas de vĂ©ritable religion d'Ă©tat. C'est la religion d'Ătat.
C'est le c'est de Oui, c'est c'est croyance sal voilĂ mais pas pour autant on a toujours nous mĂȘme jusqu'Ă maintenant nous croyons encore que nos ancĂȘtres sont lĂ parmi nous c'est ici que ça commençait un peu mais c'est ça Oui. Il est [Musique] [Musique] Ăa Vous avez la boĂźtier prĂ©s que deix Personnellement, je sais pas, je 20 minut. Merci madame rĂ©p Ah.
Mesdames et messieurs, honorables invitĂ©s, je vous invite Ă vous lever pour accueillir son excellence monsieur Emmanuel Macron, le prĂ©sident de la RĂ©publique française. [Applaudissements] VoilĂ . SĂ©nateur un peu Mesdames et messieurs, honorables invitĂ©s, vous ĂȘtes priĂ© de prof.
C'est une joie, un privilÚge de vous recevoir aujourd'hui, mesdames et messieurs, son excellence, chers ministre distingués, nous sommes aujourd'hui ici pour cet événement solennel. Je n'attendrai pas trÚs longtemps mais avec vos applaudissements, madame la ministre vous mirand Maradona va prendre la parole avec votre honneur d'applaudissement s'il vous [Applaudissements] plaßt. Si vous permettez, je vais me lever.
Excellence monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique française, monsieur le ministre d'Ătat, mon cher collĂšgue ministre de la dĂ©centralisation et de l'amĂ©nagement du territoire, ma trĂšs trĂšs chĂšre homologue ministre de la culture distinguĂ©, invitĂ©, avant et grad tout protocole observĂ© les les distinguĂ©s euh membres de la communautĂ© royale de Madagascar. Monsieur le prĂ©sident, Excellence, en tant que porte-parole du gouvernement de Madagascar et ministre de la communication et de la culture, au nom du gouvernement, on vous souhaite la bienvenue au palais du rouve de Madagascar. Un palais qui hĂ©berge l'intimitĂ© de l'Ăąme nationale Malaga.
C'est un lieu trĂšs symbolique en mĂȘme temps qui abrite le la mĂ©moire, l'identitĂ© de Madagascar. Aujourd'hui, nous au nom du gouvernement, on vous souhaite la bienvenue et aussi on vous remercie de votre visite aujourd'hui. Au-delĂ de la visite du patrimoine, aujourd'hui, vous ĂȘtes venu pour rĂ©affirmer le lien culturel et historique entre Madagascar et la France.
Vous ĂȘtes venu aujourd'hui pour honorer l'identitĂ© de Madagascar. Vous ĂȘtes aussi venu pour rendre hommage Ă nos ancĂȘtres. Et lĂ en face de vous, Excellence, vous avez une distinguĂ©e assistance, une assistance tout particuliĂšre.
Vous avez là le mariage de la tradition avec la communauté royale. Vous avez aussi les scientifiques ici présents et surtout la jeunesse. L'espoir de Madagascar par quelques membres des universitaires, des historiens de l'université de Madagascar.
à tous les membres de la délégation française, bienvenue. Merci monsieur le président. Je vous demande d'applaudir Excellence de cette venue aujourd'hui.
Vous savez le palais, ce palais lĂ oĂč on est aujourd'hui, c'est un, je dirais un sanctuaire de l'histoire. Donc vous voyez ici aujourd'hui, vous avez les vestiges et l'histoire de ce palais. Excellence, ça reflĂšte aussi l'histoire entre Madagascar et la France.
Pourquoi ce palais a subi des dures épreuves, des moments durs qui reflÚtent aussi l'histoire entre Madagascar et la France ? Aujourd'hui, ce palais est rénové par son excellence, monsieur le président de la République de Madagascar, son excellence Andraduel. Grùce à son leadership remarquable, on a relevé le défi et ça y est, c'est rénové.
Et aujourd'hui, votre visite donc tĂ©moigne cette histoire rĂ©affirmĂ©e, ce lien fraternel rĂ©affirmĂ© et rĂ©novĂ©. Merci monsieur le prĂ©sident. [Applaudissements] Je peux pas, je veux pas ĂȘtre trop longue dans mes allocutions, mais je tiens quand mĂȘme Ă vous remercier au nom de toute l'assistance ici prĂ©sente.
Je voudrais vous remercier du travail de la restitution de des crĂąnnes de l'antenza terir. Pour nous, pour les Malaga rĂȘve, ça a Ă©tĂ© un mythe. Mais aujourd'hui, grĂące Ă votre volontĂ©, avec l'appui acharnĂ© de mon homologue que je tiens Ă remercier tout particuliĂšrement.
Merci parce que enfin le rĂȘve se rĂ©alise et le la restitution est actĂ©. Merci. Merci.
Merci. [Applaudissements] La panza katir et pour nous c'est un martyre, c'est un héros et au mois d'août on va organiser vraiment une cérémonie digne de ce roi qui est un guerrier et vraiment exemplaire pour les malgaches tout entier. Excellence, je vous remercie de votre visite et encore une fois votre visite est une renaissance.
Ăa raffermit l'histoire et le lien fraternel culturel entre la France et Madagascar est de nouveau rĂ©veillĂ©. Et grĂące Ă vous, on tourne vers une autre page, on tourne vers une nouvelle histoire entre Madagascar et la France bien rĂ©parĂ©e. Merci.
Et pour finir Et pour finir, vive le lien fraternel entre Madagascar et la France réaffirmé et renouvelé. Vive la culture Malaga. Vive la jeunesse qui ici présent.
Merci Excellence de m'avoir Ă©coutĂ©. Merci Ă toutes [Applaudissements] les ministre. Merci d'ĂȘtre venu.
Merci. Nous avons maintenant l'honneur d'écouter son excellence monsieur le président de la République française pour son discours. Je vous je vous invite à l'applaudir s'il vous plaßt.
Merci beaucoup. Merci madame la ministre pour vos mots. Mesdames, messieurs les ministres, altesse, princesse et chÚres familles, mesdames, messieurs les les élus, mesdames messieurs en vos grades et qualités.
Madame la ministre, merci pour vos mots et et merci de nous accueillir dans dans ce palais, ce qui est, je crois, pour nous émouvant. Vous l'avez dit en arrivant, vous m'avez accueilli avec des des mots trÚs forts. Notre présence ici n'est pas innocente et notre histoire est s'inscrit à travers les ùges mais avec des pages éminemment douloureuses.
Ăvidemment 1897, 1947 aussi avec des pages sanglantes et tragiques. Et il conviendra d'ailleurs qu'avec le prĂ©sident Razel, nous ayons ensemble une approche pour faire travailler nos historiens et pour que lĂ aussi la vĂ©ritĂ©, la mĂ©moire, l'histoire et la rĂ©conciliation puissent voir le jour pour que chacune des Ă©tapes, y compris les plus difficiles de notre relation puisse ĂȘtre ainsi dĂ©pliĂ©e. Vous l'avez dit, la dĂ©cision que la France a prise en en 2017 a Ă©tĂ© de s'engager dans ce que j'appellerai un chemin de restitution et je dis bien un chemin et je vais venir au chemin singulier que nous avons avec votre pays parce que ça n'est pas simplement un geste unilatĂ©ral.
Ăa ne consiste pas simplement Ă rendre des objets. Ceci serait Ă la fois trop facile et ne rendrait pas compte de au fond une histoire bien plus complexe. Ce que nous avons dĂ©cidĂ© de faire, c'est je l'Ă©voquĂ© hier devant les jeunes avec votre prĂ©sident, c'est de se dire qu'il n'y avait rien qui puisse justifier que les jeunesses africaines ne puissent connaĂźtre leur passĂ© que par des musĂ©es parisiens, londoniens ou autres.
Et que la possibilitĂ© pour que se renoue une histoire contemporaine et que nous puissions bĂątir vers l'avenir, c'Ă©tait de faire revenir ces objets, ces Ćuvres d'art. lĂ oĂč ils Ă©taient nĂ©s, lĂ oĂč ils devaient ĂȘtre et ce faisant de reprendre justement un parcours commun. Et donc en 2020, dĂ©cision a Ă©tĂ© prise et je remercie tous ceux qui ont permis ce travail de faire revenir Ă la couronne qui surmontait le D de la reine Ranavalon 3 et vous l'avez mis, je crois vous-mĂȘme lĂ oĂč nous l'avons vu tout Ă l'heure princesse.
Et ce fut ce premier geste de restitution avec tout un travail justement conjoint franco-algache et je remercie les universitaires et scientifiques qui sont là . Nous avons ensuite pris une loi cadre. Merci madame la ministre de tout le travail qui a été là aussi effectué.
En dĂ©cembre 2023, la loi 4 sur la restitution des restes humains a permis d'ouvrir un nouveau chapitre et il y a eu tout un travaux de la commission bilatĂ©rale franco-malgache installĂ© le 3 octobre 2024 et la France vient donc d'adopter un dĂ©cret qui sur la base de cette loi et de ce travail commun va permettre la restitution des crĂąnnes des guerriers sacalaves dont celui prĂ©sumĂ© du roi et je sais qu'il y a lĂ l'une de ses descendantes et je veux la remercier d'ĂȘtre lĂ Ă nos cĂŽtĂ©s. Et au fond, qu'est-ce que nous voulons faire ensemble avec cela ? D'abord, je crois permettre le deuil et permettre que des vies qui avaient Ă©tĂ© sĂ©parĂ©es, des objets qui avaient Ă©tĂ© retirĂ©s puissent retrouver leur place.
Ăa ne rĂ©pare pas les choses. Il n'y a que vous qui pourrez faire ce chemin qui est aussi un chemin de pardon qui est Ă©minemment intime. Mais nous en crĂ©ons les conditions en permettant par ce lien trĂšs humain, trĂšs personnel et trĂšs symbolique de faire le deuil de ce qui n'est plus et parfois de vies qui ont Ă©tĂ© sĂ©parĂ©es.
Ce sont les destinĂ©es de vos familles. Ensuite, c'est la reconnaissance du fait que ces objets, ces Ćuvres d'art, ces restes humains ont leur place ici et pas ailleurs. Ensuite, c'est la volontĂ© d'engager un travail commun.
Et c'est aussi pour ça qu'à nos yeux, c'est le début d'un processus, c'est-à -dire permettre à la connaissance, permettre à nos scientifiques de travailler ensemble, permettre de former aussi nos équipes dans les musées, dans les institutions pour les accueillir, les conserver. Et donc c'est en quelque sorte le ferment d'une coopération nouvelle scientifique muséale qui va permettre de mieux construire notre histoire, de mieux la connaßtre et aussi de partager un savoir de part et d'autre. Et enfin, c'est aussi la possibilité de retrouver dans l'imaginaire et je le dis devant trÚs grands artistes qui sont là , mais de se réapproprier ce passé. et donc aussi de le de le réinventer, de pouvoir le fantasmer, de pouvoir non pas le restituer cette fois-ci, mais le transmettre pour reprendre la formule que vous avez eu à mon endroit hier.
Et en tout cas la qu'un fil se renoue et je le dis devant les plus jeunes gĂ©nĂ©rations qui sont lĂ mais nous avons eu cette expĂ©rience lĂ aussi. Je l'Ă©voquĂ© hier par exemple avec le BĂ©nin oĂč des artistes contemporains ont recréé sur des Ćuvres et des trĂ©sors de DaomĂ© en particulier que nous avions restituĂ© et c'est pour moi voilĂ un cycle qui a du sens et le seul qui permet de regarder l'avenir. VoilĂ les quelques mots que je voulais avoir.
C'est un moment sur ce chemin parce que vous l'avez dit j'ai conscience que dans ce palais, j'ai conscience qu'Ă travers cette histoire, c'est aussi l'unitĂ© de votre nation. et du peuple qui qui se joue. Et c'est une maniĂšre pour nous de vouloir voilĂ retracer ce fil commun et vous dire avec beaucoup d'humilitĂ©, de respect que nous voulons avancer main dans la main ensemble en Ă©tant conscient de chacune de ces pages avec beaucoup d'humilitĂ© en restituant ses crĂąnes, ses objets, ses Ćuvres d'art. en ayant la volontĂ© de connaĂźtre, de bĂątir ce savoir ensemble et en ayant la conviction que s'ouvre une nouvelle page et celle-ci heureuse parce qu'elle est faite de tous ces sĂ©diments qui ont Ă©tĂ© des pages parfois trĂšs sombres de notre histoire.
Le travail n'est pas fini et vous avez compris que nous restons engagĂ©s et je sais madame la ministre avec votre homologue madame la ministre que il y a un trĂšs gros travail et je vous en remercie et je sais qu'au mois d'aoĂ»t en particulier avec l'accueil des crĂąnes sacalave ce sera lĂ aussi un moment de grande Ă©motion mais c'est pour moi trĂšs Ă©mouvant d'ĂȘtre avec la dĂ©lĂ©gation française ici devant vous dans ce palais de vous dire notre reconnaissance et de vous demander d'avoir la force d'Ăąme de faire de ce chemin Ă nos cĂŽtĂ©s. Il y a une partie qui dĂ©pend que de vous et nous allons le faire. Mais en Ă©tant lĂ devant vous [Applaudissements] aujourd'hui, j'espĂšre retirer cette Ă©pine que vous Ă©voquez.
Et votre aĂŻ, en effet a Ă©tĂ© enlevĂ©e Ă son pays, Ă sa famille. Elle a d'abord rejoint la RĂ©union puis l'AlgĂ©rie. Je sais que c'est une dĂ©chirure pour l'unitĂ© de la nation mais aussi pour les familles que vous ĂȘtes.
Et donc j'espÚre que par ces gestes, par notre présence aujourd'hui et par ce travail commun, c'est un peu de cela non pas que nous réparons parce que seul le temps et et le pardon pourront le faire, mais en tout cas ensemble nous construisons quelque chose de nouveau. Voilà , je le dis à votre endroit, l'endroit de du président qui a beaucoup fait pour qui je suis trÚs reconnaissant de toutes les équipes et du peuple malagas et notre volonté de d'aller de l'avant et de construire cette nouvelle page sur chacun des moments de notre histoire commune. Je vous remercie. [Applaudissements] Merci monsieur le président pour ce discours que vous nous
Emmanuel Macron