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Podcast / conversationTVLIBERTES· 19 juillet 2026 28 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalJusticeSécurité

Contre-enquêtes - Eric Denécé : vérités et mystères autour d'un "suicide" présumé (2ère partie)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14PrésentateurFait
    « Un rapport présenté au Sénat par Laurent Laffont, macroniste, Agnès Evren, Les Républicains et une socialiste, propose de lutter non seulement contre les ingérences étrangères, mais aussi contre une nouvelle notion, l'ingérence intérieure. »
  • 2:49InvitéFait
    « Sa voiture, il l'a garée d'une certaine façon, elle était toujours garée de la même manière. Et là, elle était garée en plein milieu de la cour. »
  • 3:08InvitéFait
    « Si nous, on s'était garé comme ça sur sa cour, il nous aurait fait remonter dans la voiture, il nous aurait fait nous regarrer correctement. »
  • 3:22InvitéFait
    « On la poince avec les pieds, on appuie, on tient avec les deux mains le fût, on appuie sur la gâchette après avoir mis le canon du fusil sous le menton. C'est le seul moyen pour se suicider avec une vanne de long rifle. »
  • 3:41InvitéFait
    « Ce que j'ai dit, c'est qu'il n'y avait pas d'empreinte de ses mains sur la carabine, là où normalement il aurait dû tenir la carabine pour tirer. »
  • 7:29PrésentateurFait
    « Renault recommande d'ailleurs fortement à ses utilisateurs de conserver le dit boîtier dans un étui imperméable comme une pochette Faraday et d'éviter de les laisser près d'une porte ou d'une fenêtre. »
  • 9:04PrésentateurChiffre
    « Éric Denessé avait mis 300 000 euros de sa fortune personnelle pour faire fonctionner le centre. »
  • 11:01InvitéFait
    « On a parlé pour lui effectivement l'affaire Alstom, par exemple. »
  • 13:10InvitéFait
    « Frédéric Pierucci, ils le font descendre de l'avion à l'aéroport. Ils le mettent devant un juste d'instruction qui lui dit « Nous savons que vous êtes incorrompu parce que vous avez corrompu plein de gens. » »
  • 13:48InvitéFait
    « La direction pour sauver sa peau parce qu'eux, on leur dit « Vous partez en prison aux États-Unis ou vous ne pourrez plus jamais aller aux États-Unis. » »
  • 14:26InvitéFait
    « Pierre Routy va être libéré et les Américains vont garder Alstom, les turbines arabales d'Alstom. »
  • 20:02InvitéFait
    « Il était même précisé sur ce site que ces gens-là devaient être assassinés parce qu'ils étaient hostiles à l'Ukraine. »
  • 20:59PrésentateurFait
    « Anatole Chary affirme avoir été visé à plusieurs reprises par des tentatives d'assassinat. Dernier épisode en date, des tirs au fusil automatique sur sa voiture en mars 2024 alors qu'il se trouvait avec sa compagnie. »

Temps de parole

  • Présentateur45 %
  • Invité17 %
  • Invité 216 %
  • Invité 36 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On vous avait dit qu'il ne voulait pas que TV Liberté parle à des millions de Français à quelques mois de l'élection présidentielle. Alors, un rapport présenté au Sénat par Laurent Laffont, macroniste, Agnès Evren, Les Républicains et une socialiste, propose de lutter non seulement contre les ingérences étrangères, mais aussi contre une nouvelle notion, l'ingérence intérieure. Et ce glissement est criminel. A défaut de convaincre les Français, le Bloc central et les restes de la Macronie imposent la suspicion envers ceux qui contestent sa politique délétère.

Demain, les médias alternatifs, TV Liberté en tête, des associations, des intellectuels ou des opposants pourront être soupçonnés d'influencer le débat public. Or, dans une démocratie, influencer les citoyens par les idées est un droit, pas un délit. Sous couvert de lutter contre la désinformation, certains veulent mettre en place un dispositif de surveillance, de contrôle idéologique et menace le pluralisme et la liberté d'expression. Va-t-on les laisser faire ? Vont-ils réussir leurs coups de force ? Le soutien à TV Liberté est aujourd'hui, aujourd'hui, plus crucial que jamais.

Parce que défendre TV Liberté, c'est défendre le droit de chacun à une information libre et au débat démocratique. Il ne vous reste que quelques jours, quelques jours seulement, pour que TVL soit au rendez-vous de 2027, parce que c'est cela l'enjeu. Bonjour et bienvenue dans ce second volet de l'enquête sur la mort d'Éric Denessé. Si vous avez manqué la première partie, vous pouvez la retrouver en cliquant sur le lien correspondant dans la description de cette vidéo. Nous avons vu précédemment comment Éric Denessé a été retrouvé par sa sœur dans sa propriété de Serraval. et les premières conclusions de l'enquête policière.

Et nous poursuivons avec les doutes qu'entretient sa famille et ses proches sur l'édite conclusion. Éric Denessé, spécialiste du renseignement, est découvert par sa sœur dans sa voiture une carabine à ses côtés. Mais sa famille et ses amis ne peuvent imaginer que cet homme se soit donné la mort. D'autant que les incohérences ne manquent pas dans cette affaire.

2:15
Invité

Je crois que le lendemain, on est allé dans la maison et tout avait été nettoyé. Les poubelles étaient vides, le frigo était vide, tout était parfaitement nettoyé. Comme si quelqu'un avait voulu enlever des preuves. Et ça, moi, ça m'a choqué. J'ai regardé toutes les poubelles, toutes les poubelles étaient vides, rien, alors qu'ils vivaient dedans toute l'année. Alors, c'était quelqu'un de très propre, mais de là à ce que tout soit nettoyé comme ça, c'est quand même surprenant. Et il ne la garait jamais à cet endroit-là. C'était quelqu'un de très méticuleux, très organisé. Sa voiture, il l'a garée d'une certaine façon, elle était toujours garée de la même manière.

Et là, elle était garée en plein milieu de la cour. Si nous, on s'était garé comme ça sur sa cour, il nous aurait fait remonter dans la voiture, il nous aurait fait nous regarrer correctement. Bon, la carabine était à côté de lui, alors que pour se suicider avec une carabine de long rifle, dans une voiture, il faut coincer le socle de la carabine là-bas, si vous voulez, par terre. On la poince avec les pieds, on appuie, on tient avec les deux mains le fût, on appuie sur la gâchette après avoir mis le canon du fusil sous le menton. C'est le seul moyen pour se suicider avec une vanne de long rifle.

Bon, or, d'après ce qu'il se dit, alors est-ce que c'est vrai, est-ce que c'est faux, c'est là, hein ? Ce que j'ai dit, c'est qu'il n'y avait pas d'empreinte de ses mains sur la carabine, là où normalement il aurait dû tenir la carabine pour tirer. Et alors, pas d'empreinte, s'il a des gants, il n'y a pas d'empreinte, puis il n'y avait pas de gants, il était main nue. Alors ça, c'est un peu surprenant.

3:58
Présentateur

Un coup de carabine sans empreinte sur l'arme ? Cela reste possible, mais paraît effectivement étonnant. Dans une voiture fermée, l'air circule peu. Certes, il faisait chaud et humide ce 9 juin 2025, date présumée de la mort d'Eric Denessé. Mais sur une surface comme le métal lisse, les empreintes restent longtemps. Comment expliquer s'il s'avère cet élément ? Jusqu'alors, le juge chargé de l'enquête ne s'est pas prononcé sur ce point. Pas plus que sur les autres, d'ailleurs.

4:32
Auditeur

On n'est au courant de rien du tout. Vraiment de rien du tout. Et avec mon petit frère qui est venu au mois de août, donc l'année dernière, on a porté plainte tous les deux. On n'a même pas eu de compte rendu, on n'a rien eu.

4:46
Présentateur

Pour le moment, aucune réponse n'a été donnée par le juge. De quoi continuer d'alimenter les soupçons de la famille et des proches.

4:55
Invité

J'ai envoyé un premier courrier au tribunal judiciaire d'Annecy. Parce que l'on a envoyé au mois de novembre. Donc je lui ai envoyé un courrier au mois de... Un courrier circonstancié, décrivant un petit peu ce qu'était Eric, puisque cette personne ne devait pas le connaître. Et je lui ai envoyé le témoignage d'Yves Benet, le témoignage d'1 juillet en même temps, dont j'avais des écrits. Moi j'ai voulu aller reconnaître le corps, parce que je l'ai fait déjà dans ma famille, et pour dire au revoir à la personne. Et ce qu'on s'est étonné, c'est qu'on m'a déconseillé d'y aller.

On m'a dit, le corps est trop esquinté, on va le mettre dans le cercueil, on refermera le cercueil et vous ne verrez pas le corps. Si ma femme, elle, ne souhaitait pas voir son frère, vu l'état dans lequel il était, en tout cas moi je souhaitais le voir. Et c'était un peu mon intention de voir s'il aurait pris des coups, est-ce qu'au niveau de son visage il aurait été blessé, ou des blessures sous les yeux, au niveau du nez, ou peut-être à la mâchoire, des choses comme ça. La gendarmerie a dit que pour des raisons, il est vrai que c'était deux jours après la mort, et qu'il était resté dans l'automobile, donc évidemment il fallait le mettre rapidement en pierre.

C'est logique et c'est tout à fait acceptable comme explication, mais en fait c'est dommage, effectivement que son beau-frère n'ait pas pu le voir. Il y a juste sa soeur et sa nièce qui l'ont vue, mais de l'extérieur de l'auto qui était fermée à clé.

6:38
Présentateur

Le principal argument des gendarmes pour étayer la thèse du suicide est que la victime a été retrouvée à l'intérieur de l'habitacle, portière fermée. Problème, il est impossible de savoir si ses portières ont bien été fermées par la télécommande de la voiture ou par un outil de piratage. En effet, il est tout à fait possible de copier le code d'un boîtier électronique de fermeture et de contrôler le verrouillage d'un véhicule. Les malheureux touristes qui en ont fait les frais lors de vacances à la plage en savent quelque chose. Le niveau de protection d'une voiture face à ses piratages dépend beaucoup du modèle. Eric Dené s'éroulait, lui, en Renault Kadjar.

Or, ce modèle fait justement figure de parents pauvres de la marque en ce qui concerne la protection aux copies de boîtiers. Renault recommande d'ailleurs fortement à ses utilisateurs de conserver le dit boîtier dans un étui imperméable comme une pochette Faraday et d'éviter de les laisser près d'une porte ou d'une fenêtre. Le fait que l'on ait retrouvé Eric Dené s'est dans une voiture aux portières fermées ne prouve donc pas que lui seul ait pu verrouiller les accès. Il est tout à fait possible qu'un tiers s'en soit chargé de l'extérieur. L'élément principal apporté par les inquéteurs s'effondre.

Et, à côté de lui, surgissent évidemment les doutes et les zones d'ombre comme cette étrange absence de relevé d'empreintes sur la voiture.

8:12
Invité

Il n'y a pas eu de prise d'empreintes. Au niveau de la voiture, il n'y a pas eu de prise d'empreintes. Il n'y a pas assez de poudre qui permet de faire le relevé des empreintes sur le véhicule. Moi, je l'ai examiné, le véhicule, parce qu'il est resté longtemps ici. Donc, j'ai eu le temps de le voir. Donc, ça, pour nous, ça a été un étonnement.

8:28
Présentateur

Et puis, il y a les raisons assez floues qui auraient poussé le chercheur au suicide. Le journaliste Tigran Yegavian interpelle au sujet du vide juridique qui entoure le Centre français de recherche du renseignement, ou CF2R, véritable bébé d'Éric Denessé. L'organisme n'a pas de légataire désigné et personne ne peut plus accéder à sa messagerie ni revendiquer quoi que ce soit de sa propriété intellectuelle. Le CF2R se trouve donc en état de mort cérébrale. Il ne peut plus fonctionner ni être repris. Or, Éric Denessé avait mis 300 000 euros de sa fortune personnelle pour faire fonctionner le centre.

Peut-on croire qu'il l'ait laissé s'effondrer de la sorte, ne laissant aucun ressort à qui voudrait le reprendre ? Pour ses anciens collaborateurs et ses proches, un personnage tel qu'Éric Denessé, un vrai battant, ne laisserait pas l'œuvre de sa vie disparaître aussi facilement.

9:27
Invité

La thèse du suicide m'a paru d'emblée impossible parce que je connaissais bien Éric et qu'il n'était pas dépressif, il n'avait aucune raison, il n'avait pas de souci d'argent. Et donc, il n'avait aucune raison de vouloir se suicider. C'était un grand patriote d'abord. Je tiens à assister sur cet aspect des choses. Il était discret sur son patriotisme, mais c'était quelqu'un qui défendait la France.

Et bien entendu, ça nous rapprochait énormément parce que je partageais cet amour de la patrie qu'il faut diffuser chez tous les Français et qu'on peut réveiller très facilement parce que cet amour de la patrie, il est présent même chez des Français qui ne manifestent pas tous les jours à ce sujet.

10:22
Présentateur

Tous ceux qui le connaissaient peinent à accepter l'hypothèse du suicide. Partant de là, il ne reste que la piste de l'assassinat pour expliquer sa mort. Mais pouvait-on en vouloir à ce point, a Éric de Nessé ? Des personnes suffisamment puissantes et organisées ont-elles vraiment pu l'abattre ?

10:39
Invité

C'est un garçon qui travaillait en solitaire, ça c'est vrai, qui avait une bibliothèque formidable, il connaissait le monde entier sur le plan du renseignement, il avait fait un énorme travail de compilation, de réflexion et autres, donc il travaillait sur tout ça. Et dans ce cadre-là, il s'était intéressé à des affaires en France, qui étaient des affaires extrêmement sensibles, comme vous savez. On a parlé pour lui effectivement l'affaire Alstom, par exemple. On avait dénoncé cette vente de la partie turbine aux Etats-Unis, à General Electric, et ça avait été également argumenté.

Et sur ce sujet, Éric a été, en dehors de cette présence à ce colloque, il a fait un énorme travail de documentation, justement, pour expliquer comment on avait bradé un bijou technologique français dans des conditions inadmissibles, et que, comme ces conditions étaient inadmissibles, il fallait les dénoncer et attaquer.

11:44
Présentateur

L'affaire Alstom, une véritable bataille politico-industrielle qui a fait rage entre 2013 et 2025. Les protagonistes, la France, toujours prompte à abandonner ses intérêts nationaux, et les Etats-Unis, S qualité de prédateurs voraces.

12:02
Invité

Si vous voulez, l'affaire Alstom, elle est très simple. L'affaire Alstom, c'est les Américains qui contrôlent, qui sont leaders dans le marché des turbines dans le monde, dans tous les domaines, sauf une turbine, la turbine Arabelle, qu'a développée les Français. Cette turbine, elle équipe nos sous-marins nucléaires, quand même. Donc, c'est pas rien, si vous voulez. Qu'est-ce qui se passe ? Les Américains disent qu'on ne peut pas laisser aux Français le leadership dans un type de turbine où il y a la foi pour nous.

12:34
Présentateur

Les Américains vont alors mener une guerre commerciale sans scrupule à leurs prétendus alliés français.

12:40
Invité

On va utiliser Général Electric France, bien entendu. On va utiliser des banques d'affaires très importantes connues sur Paris. On va utiliser des hommes d'affaires, des hommes politiques, des journalistes. On va manipuler l'information. Une fois leur propagande qui tourne à plein régime, l'oncle Sam passe à l'État supérieur. Ils arrêtent aux États-Unis le vice-président de la société pour l'Asie. Ce n'est pas rien quand même. Frédéric Pierucci, ils le font descendre de l'avion à l'aéroport. Ils le mettent devant un juste d'instruction qui lui dit « Nous savons que vous êtes incorrompu parce que vous avez corrompu plein de gens. » Il dit « Ce n'est pas vrai.

» Et l'autre lui dit « Regardez, j'ai une pile d'un mètre d'interception faite par la NSA qui montre que vous n'êtes pas clair. Et donc, je vous mets en prison de haute sécurité. »

13:33
Présentateur

Le département de la justice des États-Unis va alors exercer une pression étouffante sur le président d'Alstom, Patrick Kron, afin de le contraindre à vendre la filiale Power, celle-là même qui fabrique

13:47
Invité

les fameuses turbines. La direction pour sauver sa peau parce qu'eux, on leur dit « Vous partez en prison aux États-Unis ou vous ne pourrez plus jamais aller aux États-Unis. Ce qui, pour des hommes d'affaires à très haut niveau, est un problème énorme. » Donc, ils vont faire céder les dirigeants à commencer par le président qui va laisser tomber son directeur qui est en prison quand même et qui est en prison de haute sécurité avec des voyous. Ils vont laisser tomber pour essayer de s'en sortir.

14:15
Présentateur

Power sera finalement vendue au géant américain General Electric avec la complicité de plusieurs banques d'affaires et probablement celles de politiques français.

14:26
Invité

Pierre Routy va être libéré et les Américains vont garder Alstom, les turbines arabales d'Alstom. Ça veut dire qu'à partir de ce moment-là, les sous-marins atomiques français, quand on veut avoir des turbines, on dépend des Américains et si on voulait vendre des sous-marins non nucléaires équipés de turbines arabales à l'étranger, il faudrait qu'on demande de l'autorisation des Américains du fait de la loi ITAR. Donc, si vous voulez, on est piégé totalement.

14:52
Présentateur

General Electric va ensuite revendre à EDF les fameuses turbines en ayant, au passage, récupéré la technologie qui leur manquait pour les fabriquer.

15:01
Invité

Alors, la fin de l'histoire, c'est que Pierre Routy, quand il va après lui libérer, va s'occuper avec d'autres en disant qu'il faut récupérer les turbines et on va effectivement, d'abord, General Electric ne tiendra pas ses engagements, il faut le savoir, quand même, engagement de personnel, engagement de tout, il ne tient aucun des engagements qu'il avait prévus, ce qui est un scandale, un deuxième scandale, si vous voulez, et ils vont nous revendre les turbines à un prix supérieur à celui auquel on les a vendus à General Electric et la France va les racheter. Mais entre-temps, ils ont récupéré tous les brevets, tous les droits et tout.

Donc, si vous voulez, c'est une opération dans laquelle on a tout faux.

15:44
Présentateur

Éric Denessé s'était particulièrement intéressé à cette histoire. Il avait tenté de déceler si des affaires de corruption n'avaient pas également entaché cette affaire, tant les personnalités politiques françaises qui devaient forcément donner leur aval ont opposé une résistance pour le moins faiblarde à ce véritable camouflet pour notre pays. Une commission d'enquête a même été lancée à l'Assemblée. Elle était dirigée par Olivier Marlex, lui aussi suicidé,

16:13
Invité

selon la thèse officielle. Denessé s'était beaucoup intéressé à Alstom, comme des journalistes d'investigation, mais lui s'y est vraiment beaucoup intéressé. Une des questions, c'est de se dire est-ce que par hasard ou par ses informateurs, il ne serait pas tombé sur les commissions d'Alstom ? Et là, évidemment, on comprend très bien que l'enjeu étant tellement important, dans ces conditions-là, ce ne serait pas la première fois que celui qui a découvert quelque chose disparaisse.

16:43
Présentateur

Une opération barbouze pour éliminer un informateur gênant ? Possible. Et ce n'est pas la seule hypothèse qui s'échafaude pour expliquer la mort d'Éric Denessé. Début juin, le président du CF2R avait rencontré un correspondant français qui avait passé deux ans en Ukraine. au plus près des affrontements, mais aussi des cercles décisionnels locaux, cet informateur avait tiré de son expérience toute une série d'éléments qui mettaient à mal la thèse d'une agression sauvage et expansionniste de la Russie, ainsi que d'une défense héroïque et légitime de l'Ukraine.

17:18
Invité

Ce que j'ai appris, il avait rencontré tout de suite début juin à Albertville un correspondant qui venait d'Ukraine. Je ne lui donne pas le nom, il ne m'a dit pas le citer. Et qui a écrit un bouquin sur lui, qui avait passé deux ans en Ukraine, qui avait écrit un bouquin complètement sur l'Ukraine, tout ce qu'il avait vu. Et il a rencontré Eric à Albertville, ils ont déjeuné ensemble et ils ont échangé sur le site. Et Eric l'a dit, mon votre bouquin, il est génial. Moi, vous avez vu le seul désert, je vais en faire la promesse. Et ils ont échangé le dimanche dans la journée par mail.

17:58
Présentateur

Nous avons retrouvé cet informateur. Dès l'annonce de la mort d'Eric de Nessé, il a fui à l'étranger par crainte de subir le même sort. Il n'a bien sûr pas souhaité s'exprimer publiquement, mais il confirme la version avancée par le père d'Eric. Selon lui, la publication du livre aurait permis à Eric de Nessé de se réhabiliter auprès d'un certain nombre de personnalités. Ces dernières seraient devenues hostiles aux recherches du CF2R, l'accusant de militantisme pro-Kremlin. Toujours selon cet informateur, la rencontre et le projet de publication constituaient une bouffée d'air frais pour l'association.

Il n'y a donc aucune raison pour qu'Eric de Nessé se soit laissé envahir par le désespoir, maintenant qu'il pouvait donner un nouvel élan à sa structure. La crainte ressentie par cet informateur semble partagée par la plupart des anciens collaborateurs de de Nessé. Nombre de membres du CF2R avaient rendez-vous avec Eric de Nessé fin juin pour poursuivre les travaux du centre. Ils s'étonnent donc de l'étrange chronologie des faits. Pourquoi leur président se serait donné la mort avec tous les projets qu'il attendait ? Contactés par nos soins, ces autres membres n'ont cependant pas souhaité s'exprimer sur la mort d'Eric de Nessé.

Ils préfèrent rester discrets et ne pas voir leur nom ni même leur qualité déclinée de manière publique.

19:20
Invité

Je sais qu'il y a eu une liste qui est sortie en Ukraine, la liste de Mirosforets, si je ne dis pas de bêtises, dans lesquelles il était directement ciblé. Son discours posait problème. Ça n'allait pas du tout dans le sens de ce que pouvaient dire l'OTAN, le gouvernement, l'Europe. C'était même exactement l'inverse.

19:40
Présentateur

Eric de Nessé figurait en effet sur la liste de la plateforme Mirosforets. Ce site internet recense tous les ennemis déclarés de l'Ukraine. Espions et commandants russes, bien sûr, mais aussi des journalistes et des chercheurs, ainsi que des hommes politiques.

19:57
Invité

Donc il a été mentionné d'ailleurs sur un site ukrainien qui relevait tous ceux qui étaient anti-ukrainien dans le monde et qui menaçait de les tuer. Il était même précisé sur ce site que ces gens-là devaient être assassinés parce qu'ils étaient hostiles à l'Ukraine. Il était sur la liste de Mirovati. Il était noté dessus. Et donc il y a Mariani qui est dedans, il y avait Marine Le Pen qui était dedans, etc. Et ce papier, au niveau du gouvernement français, le passait. Ils ne sont pas intervenus.

20:37
Présentateur

Et si cette autre piste méritait d'être examinée, une piste qui conduit loin de Paris et qui relance les interrogations sur les réseaux capables d'opérer bien au-delà des frontières de l'Ukraine, direction l'Espagne. Là-bas, un homme vit sous protection policière depuis plusieurs années. Opposant un ukrainien en exil, Anatole Chary affirme avoir été visé à plusieurs reprises par des tentatives d'assassinat. Dernier épisode en date, des tirs au fusil automatique sur sa voiture en mars 2024 alors qu'il se trouvait avec sa compagnie. Chary accuse le président ukrainien Zelensky d'être à l'origine de cette attaque.

Au fil des investigations menées par les autorités espagnoles, plusieurs noms émergent, effectivement, en provenance de l'Est. Selon certaines informations, deux hommes filmés ce jour-là par les dispositifs de surveillance pourraient être impliqués. Il s'agit de ressortissants ukrainiens installés en France. Mais l'affaire ne s'arrête pas là. En remontant les liens familiaux et relationnels, apparaît également le frère de l'un des suspects. Lui aussi réside en France. Lui aussi présente un profit qui, à tout le moins, interpelle les observateurs qui s'intéressent au dossier.

Un réseau de relations qui dessine un cercle fermé où les connexions personnelles, familiales et idéologiques semblent s'entrecroiser. Certains observateurs estiment que plusieurs de ces individus gravitent dans les milieux proches du nationalisme ukrainien ou de structures liées au renseignement. Des éléments qui, pris isolément, ne prouvent rien, mais qui suffisent à alimenter les soupçons. Car lorsqu'un groupe est capable d'organiser une opération à l'étranger contre un opposant politique, une question se pose naturellement. Ces activités se limitent-elles à cette seule affaire ?

Ou bien ces membres peuvent-ils intervenir dans d'autres opérations, sur d'autres territoires, contre d'autres cibles ? C'est précisément à cet endroit que certains font le rapprochement avec l'affaire de Messy. Aucune preuve publique ne permet aujourd'hui d'établir un lien. Aucun élément connu ne relie formellement ces deux dossiers. Mais pour ceux qui défendent cette hypothèse, une vérification élémentaire s'imposerait. Si les entités des protagonistes sont connues, où se trouvaient-ils au moment des faits ? Leurs déplacements ont-ils été reconstitués ? Leurs communications à analyser ? Leurs téléphones localisés ?

Autant de questions auxquelles seule une enquête approfondie pourrait, en théorie, apporter des réponses. Mais, visiblement, elle n'a pas été menée par la justice française. Pourquoi ? A-t-on estimé qu'il s'agissait d'une perte de temps ? A-t-on préféré se vautrer confortablement dans l'hypothèse du suicide ? Ou a-t-on carrément été dissuadé, d'une manière ou d'une autre, de s'y intéresser ? A ce jour, toutes les hypothèses restent valables. Il s'agit pourtant là de vérifications basiques, inhérentes à toute affaire de ce type, et qui permettraient de fermer définitivement cette piste, ou de justifier les investigations supplémentaires.

Les opérations attribuées jusqu'ici à des acteurs ukrainiens présentent généralement une caractéristique particulière. Elles ne cherchent pas nécessairement à passer inaperçue. Lorsqu'un adversaire est visé, le message semble souvent compter autant que la cible elle-même. L'objectif n'est donc pas seulement d'éliminer un ennemi, il s'agit également de rappeler aux autres qu'aucune distance géographique n'offre une protection absolue. Dans le cas de DMSC, et suivant cette logique, on pourrait se demander pourquoi masquer cette opération en suicide ? Pourquoi effacer sa signature plutôt que l'exhiber ?

Jusqu'alors, les opérations barbouzardes connues concernaient essentiellement des ressortissants ukrainiens ou russes. Aurait-on agi autrement dans le cadre de Nessé ? A ce jour, la question demeure entière.

24:34
Invité

Au cours de sa carrière, effectivement, il a touché à de nombreux, il a étudié de nombreux dossiers, bon, le dossier ukrainien, et il est certain qu'il devait déplaire énormément aux ukrainiens parce qu'il avait dénoncé certains mensonges comme celui de Boucha et d'autres.

Et alors qu'au début, il avait effectivement insisté sur le fait que la Russie avait agi contre les lois internationales sur la souveraineté des États, mais très rapidement, il avait évolué sur ce sujet en étudiant les contrats et les traités internationaux et il avait dit mais la Russie a été acculée par les États-Unis qui utilisaient l'OTAN pour faire pression sur la Russie à cette invasion, comme on l'a dit, de l'Ukraine, alors que ce n'est pas une invasion, c'est-à-dire qu'il voulait mettre fin à la menace existentielle que les États-Unis, avec l'OTAN, faisaient peser de plus en plus fortement

25:46
Présentateur

sur la Russie. Entre coïncidences troublantes, réseaux transnationaux, hypothèses concurrentes et absence de preuves publiques, cette piste demeure aujourd'hui un territoire d'interrogation.

25:58
Invité

Ça a été balayé rapidement sans aller dans ce que faisait Éric ou ce que enquêtait Éric ou ce que traité Éric. Ça a été balayé très rapidement. Donc on ne cherche pas. Il n'y a eu aucune preuve que c'était un assassinat, je suis d'accord, mais il n'y a eu aucune preuve que c'était un suicide parce qu'il n'y a eu aucun relevé d'empreintes digitales à la fois sur l'auto et sur la carabine. Qu'il soit retrouvé deux jours après comme ça dans sa voiture, il n'y a rien qui étaye vraiment définitivement la thèse du suicide.

26:44
Présentateur

Tous ces questionnements et surtout l'absence de réponse de la part de la justice ont conduit la sœur et le frère d'Éric de Nessé à porter plainte. Son père, lui, hésite encore à franchir le pas.

26:57
Invité

Alors on m'a pressé, si vous voulez, au niveau d'un ancien prof d'Éric qui lui avait fait passer son diplôme à Zéhanna. J'ai été pressé par lui en me disant « Monsieur Nessé, vous devriez prendre un avocat pénaliste ? » Moi, j'ai une amie avocate qui est ici qui m'a dit « Tu vas prendre un avocat pénaliste. » « Combien ça va se coûter ? » « Bien, par exemple. » « Par ailleurs, c'est quelque chose qui va être très, très long. » « La frère, pour gagner quoi ? » « Éric est parti, c'est pas ça qui lui fera venir. » « Oui, mais moi, je suis pressé quand même de savoir de quelle manière il s'est passé parce que pour nous. » et dans notre esprit, au niveau familial, il s'est fait exécuter.

C'est certain. Le suicide, c'est pas le caractère du tout.

27:42
Présentateur

Qu'il ait été tué ou qu'il se soit réellement suicidé, Éric Denessé laisse un grand vide dans la science du renseignement français. Car ce n'est pas seulement un esprit libre que la France a perdu, mais également un chercheur qui osait nager à contre-courant, critiquer la doxa des médias subventionnés, taillait en pièces les discours lénifiants sur le président ukrainien. Les Français auraient mérité de disposer encore de ces analyses. Tout comme ses proches méritent l'attention que doit porter la justice à toute affaire potentiellement criminelle.