ALEXIS CORBIÈRE : La gauche veut-elle vraiment gouverner ?
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 33 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:57OuverteRéponse directe
L'arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon, comment jugez-vous cette nomination ?
- 8:27OuverteRéponse directe
Est-ce que le NFP a les moyens de gouverner ?
- 9:07OuverteRéponse directe
Comment tu fais une majorité ?
- 10:51OuverteRéponse directe
Comment analyses-tu le fait que le Front Républicain s'est reformé ?
- 18:33RelanceRéponse partielle
Est-ce que cette année, le NFP est encore faisable ?
- 19:15OuverteRéponse directe
Comment vous situez-vous sur l'anti-mélenchonisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:32InvitéChiffre
« Il y a eu 33 millions d'électeurs qui sont venus à l'occasion des élections législatives. »
- 3:47InvitéFait
« La capacité qu'on avait déjà fait à la NUPES en 2022, de refaire le nouveau Fonds populaire en 2024. »
- 4:06InvitéFait
« Pour la première fois depuis 1945, l'extrême droite peut l'emporter par les urnes. »
- 6:33InvitéPromesse
« D'entrer, commencer, par décret, augmenter le SMIC. D'entrer, 1 600 euros. »
- 6:38InvitéPromesse
« D'entrer, par décret, abroger la réforme des retraites. »
- 8:37InvitéFait
« Sur la question de l'abrogation de la réforme des retraites, même dans cette Assemblée, on est majoritaire. »
- 9:32InvitéChiffre
« 70% des gens veulent en finir avec la réforme des retraites. »
- 15:53InvitéChiffre
« Chaque année, il y a 560 000 personnes, un demi-million de gens qui sont blessés au travail. »
- 27:35InvitéFait
« Retailleau, chef de la droite, c'est un signe politique très fort que l'union des droites va avoir lieu. »
- 29:22InvitéFait
« Le problème, et que nous avons à régler, c'est de créer une grande majorité populaire, écologique et sociale qui l'emporte. »
- 32:30InvitéChiffre
« L'extrême droite a progressé dans la société, mais je continue à penser qu'il y a aujourd'hui 49 millions d'électeurs, il y en a 33 millions qui se sont mobilisés lors des dernières législatives et l'extrême droite a rassemblé, on va dire, si j'ajoute Zemmour, 11 millions d'électeurs. »
- 34:20InvitéChiffre
« 250 000 personnes qui manifestent dans toute la France uniquement à l'appel de réseaux de trucs, c'est significatif. »
- 43:28InvitéChiffre
« 9% du PIB les 500 premières fortunes en 1996 aujourd'hui sont 41% du PIB. »
- 44:17InvitéFait
« notamment en faisant en sorte que des héritages supérieurs à 300 000 ou 500 000 euros ce qui concerne uniquement 5% des héritages, parce que 95% on puisse avoir une redistribution plus importante. »
- 45:20InvitéChiffre
« si on taxe à 2% les 1500 qui ont des fortunes supérieures à 100 millions on peut faire rentrer dans les caisses 21 milliards. »
- 47:08InvitéFait
« il semble que dans les années 70 la guerre du Vietnam a été un formidable lecteur de mobilisation. »
- 48:05InvitéFait
« vous avez des manifestations de centaines de milliers d'israéliens qui portent des sacs de nourriture sur le dos pour les amener à Gaza. »
Temps de parole
- Invité77 %
- Présentateur8 %
- Invité 25 %
- Invité 35 %
- Présentateur 22 %
- Invité 42 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le Hulu original series Furious est venu à Disney+. Starring Emmy Rossum, Furious follows FBI agent Alice Black sur la lutte pour un mystère et calculaté serial killer. Both walkent leur propre path toward justice, et quand leur vie commence à intertwiner, la ligne entre right et wrong commence à blur. Nez pas le 3-épisode premier de la Hulu original series Furious sur July 27, uniquement sur Hulu on Disney+.
Alexis Corbière, député de la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis, ancien membre des Insoumis et fondateur de l'Association pour la République écologique et sociale. Après, bonsoir Alexis Corbière. Bonsoir Alexis Corbière. Alors, juste d'entrée, on va se mettre d'accord sur le fait, parce que j'ai écouté beaucoup de débats depuis le début de la fête de l'humanité. Évidemment, on est là pour échanger, pour discuter, on n'est pas d'accord avec tout, mais par contre, on se respecte, on n'est absolument pas comme les fascistes, évidemment. Donc, on ne se censure pas, évidemment, les uns les autres. On s'écoute, et quand on est d'accord, on crie, c'est très bien.
Voilà, mais je vous propose que le débat se déroule de la meilleure des manières possibles. Donc, bonsoir Alexis Corbière.
Bonsoir, ça va.
Ça va. Et vous, comment ça va ?
Impeccable, impeccable.
Très bien. Vous avez circulé un petit peu dans les années de la fête ?
C'est une énorme fête. Je sais que les communistes disent tout le temps que la fête de l'humanité, il y avait plus de monde que l'année dernière, mais je crois que c'est vraiment exa cette année. Il y a énormément de monde partout. Et comme un couillon, je me suis fait une entorse il y a dix jours. Et la fête de l'humanité, quand on a une entorse, c'est douloureux, parce que les chemins sont... Mais c'est super. J'espère que tout le monde passe une belle fête.
Alors, Alexis Corbière, on va tout de suite vous questionner, mais on ne va pas y passer trop trop de temps, parce qu'on en a déjà parlé avant, longuement dans l'émission. L'arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon, comment est-ce que vous, en quelques mots, vous jugez son arrivée ? Il parle de rupture, et pas uniquement sur la forme. Qu'est-ce que ça dit de la stratégie de Macron, cette nomination ?
Le mot a été dit par plein d'autres. Il y a un côté provocation. Moi, j'avais dit, il était ministre de la Défense, il reste désormais Premier ministre de la Défense, mais du macronisme. Il est là pour ça. Dans un moment, il faut comprendre la séquence dans sa globalité. Il y a eu 33 millions d'électeurs qui sont venus à l'occasion des élections législatives. Il faut remonter 40 ans en arrière, 1986, pour avoir une élection législative où il y a une telle participation. Donc il y a un haut niveau de participation et donc d'une certaine représentativité. On nous dit souvent que personne n'a vraiment gagné.
On peut en discuter, mais il y a une force qui a réellement perdu, c'est Emmanuel Macron. Il tombe à 6 millions d'électeurs, indiscutablement. Ils ont pris une reince à ces élections et ils venaient de la prendre deux mois avant ou un mois avant à l'occasion des élections européennes. Et depuis, il y a un entêtement de la part d'Emmanuel Macron, qui ne le fait pas seulement par caractère, même si le personnage a l'air d'être assez entêté. Il défend une politique et il veut la défendre coûte que coûte. Alors on a eu Barnier, on a Bérou, et la singularité, c'est que le cornu, c'est la continuité de ça. Alors je vous annonce qu'il va y avoir une différence de style.
C'est un gros malin, il va vouloir dire qu'il discute, qu'il faut changer, qu'il est à l'écoute. Mais bon, globalement, il va de soi qu'il est là pour que le macronisme continue alors que le macronisme est défait. Alors comment je le prends ? Moi je me suis bagarré, vous m'avez invité, moi je suis un unitaire aujourd'hui. La force que nous avons réalisée, et je m'adresse aux plus jeunes qui sont dans la salle, qui est un exploit politique. La capacité qu'on avait déjà fait à la NUPES en 2022, de refaire le nouveau Fonds populaire en 2024. C'est-à-dire que toute la gauche, dans sa globalité, de Philippe Poutou jusqu'à, qui vous voulez, même Hollande, des candidatures communes.
Non mais, pourquoi on a fait ça ? Parce que nous sommes aussi en train de vivre un moment très particulier de l'histoire de notre pays. Pour la première fois depuis 1945, l'extrême droite peut l'emporter par les urnes. C'est un moment particulier de l'histoire du pays, c'est un moment particulier de l'histoire de la classe ouvrière. On ne peut pas, par rapport à ça, avoir une réponse stratégique qui est la même que ce qu'on a eu précédemment. Donc je suis favorable à ce qu'on maintienne ça. Et ce que je voulais te dire, c'est qu'il va de soi.
Que je pense que dans la mesure où cette coalition, cette coalition magnifique du nouveau Fonds populaire est arrivée en tête, Emmanuel Macron aurait dû nommer l'un d'entre nous à Matignon pour que nous puissions mettre en place un gouvernement. Et je vais le dire clairement, quand moi je dis l'un d'entre nous, c'est quelle que soit la formation politique dont il fait partie. Il aurait choisi un PS, un PC, un écolo ou un insoumis, je réapplaudis. L'un d'entre nous, c'est tout le monde. Gouvernement, nouveau Fonds populaire, pour essayer d'avancer. Parce que les nôtres, ils attendent qu'on mette en place une politique conforme à leurs besoins.
Augmenter les salaires, abroger la réforme des retraites, etc. Monsieur Corbett, est-ce que, en réalité, je comprends que vous ne pouvez pas dire autre chose depuis 2024. Mais est-ce qu'en réalité, ce n'est pas un peu du théâtre tout ça ? Est-ce que vous voulez vraiment gouverner aujourd'hui au vu de l'état, un, du rapport de force institutionnel, et deux, l'état de la gauche ? Il suffit de parler quelques minutes micro-éteint avec un responsable politique de tous ceux qui disent « On veut le pouvoir pour qu'ils disent, en réalité, s'ils nous nomment, on est dans la merde. » Non, non, non. Attends, deux choses.
Premièrement, ce qui est du théâtre, et je le dis avec verve ici, c'est de surjouer à l'heure actuelle des grands désaccords au sein du nouveau Fonds populaire. J'indique vraiment, et croyez-moi, en vérité, jamais la gauche, même le PS, n'a été... Non, mais entre le NPA et... Oui, mais même ! On n'a jamais été aussi proches programmatiquement. Jamais été aussi proches programmatiquement. Donc, je n'accepte pas, quand l'extrême droite fait, aujourd'hui, quasiment, on a vu plus de 10 millions de voix législatives, quand Marine Le Pen est au second tour de l'élection présidentielle, qu'on surjoue le fait qu'on ne peut plus désormais être unis. Ça, c'est du théâtre. Et un théâtre qui... Pardon ?
Et sur la question de gouverner ? Alors, et la question de gouverner, il va de soi que, si nous avions été en responsabilité, le gouvernement, je pense, n'aurait pas tenu longtemps. Mais on aurait pu, selon moi, pendant les quelques semaines ou les quelques mois, on était en responsabilité, montrer à des millions de gens comment, quand le NFP est en responsabilité, il ouvre un chemin. Qu'est-ce qu'on aurait fait, selon moi ? D'entrer, commencer, par décret, augmenter le SMIC. D'entrer, 1 600 euros. D'entrer, par décret, abroger la réforme des retraites. Il y aurait eu un rapport de force dans le pays. Mais qu'est-ce qu'on aurait fait ? Et je le dis en respectant les organisations syndicales.
Les autres se seraient mobilisés contre nous et on aurait appelé la mobilisation à dire « Mobilisez-vous pour défendre ce gouvernement qui va mettre en place cette politique ». Je pense que ça aurait terminé par une dissolution. Mais on aurait créé les conditions... Non mais, soyons clairs. Mais on aurait... Ce que je veux dire, c'est qu'on est dans un moment où il n'existe aucune solution stable. Rien ne durera. Nous sommes devant quelque chose qui va se dénouer très fortement. La question, c'est comment nous arrivons à créer un rapport de force qui fait que la force électorale et sociale qu'on a constituée l'année dernière, 9 millions de voix du NFP, ne se disloque pas.
Et deuxièmement, comment nous amenons à nous des millions d'autres personnes si on veut gagner la prochaine élection présidentielle. Et je pense que c'est le seul objectif acceptable à se fixer. Je dis bien, non pas de faire un bon score, non pas d'être en tête de la gauche, mais l'emporter à l'occasion de la prochaine élection présidentielle parce que si ce n'est pas nous, ça risque d'être l'extrême droite. Nous devons rassembler 17 à 18 millions de voix. Donc nous devons nous adresser à des millions de gens qui, pour l'instant, n'ont pas voté pour nous. Et nous ne pouvons le faire qu'en mettant en application quelque chose où les gens se disent, avec eux, ça va changer.
C'est pourquoi, si on avait été en responsabilité, même pendant quelques semaines ou quelques mois, on aurait pu créer ce rapport de force où les gens se disaient, il faut les aider parce qu'avec eux, ça change vraiment. Ça aurait été un gouvernement de combat, un gouvernement tremplin, mais qui aurait permis qu'on ne soit pas dans la posture « Non, non, surtout pas, ne faisons rien, tout va se régler à la prochaine, notamment à l'élection présidentielle », ce qui me semble un peu sec par rapport à la période.
Alexis, tu dis toi-même qu'aucune solution n'est stable, notamment quand on regarde la tronche de l'Assemblée nationale. Est-ce que le NFP a les moyens de gouverner ?
Je le répète, on est aujourd'hui 192. On aurait pu, sans aucun doute, commencer en mettant en place, selon moi, des dossiers sur lesquels on est majoritaire. Sur la question de l'abrogation de la réforme des retraites, même dans cette Assemblée, on est majoritaire. Vous avez suivi ? Avec le RN. Oui, mais je le dis à ce micro, avec le RN. Et alors, j'ai un RN à foutre. Moi, j'abrogerai la réforme des retraites avec le diable s'il le faut. J'abrogerai cette réforme. On ne peut pas... Non, mais que les choses soient claires. Je ne vais pas dire que je n'abroge pas la réforme des retraites parce que c'est avec le RN. Ce dont on parle, c'est de la vie de 33 millions de salariés.
Donc, oui, on l'aurait fait.
C'est sur les autres sujets, alors ?
Pardon ? Sur les autres sujets. Comment tu fais une majorité ? La taxe Sucmane, grâce notamment à Clémentine Autain et Eva Sasse, on l'a fait adopter dans cette Assemblée. On aurait pu... Je ne vous vends pas des choses. Je ne raconte pas que ce gouvernement aurait été long. J'essaie de l'expliquer. Mais on aurait pu, sur certains points, démontrer que c'est autour de nos propositions qu'on peut faire avancer. Pourquoi ? Parce qu'en vérité, on est majoritaire dans le pays sur ces questions-là. Sur ces questions-là, on est majoritaire dans le pays. 70% des gens veulent en finir avec la réforme des retraites.
Regardez ce qui est intéressant d'un point de vue idéologique sur la question de la fiscalité. Taxe Sucmane, nous sommes ultra majoritaires. De la même façon sur les salaires. Je ne vais pas faire trop long, mais je répète, je ne me la raconte pas, le gouvernement qui aurait fait ça aurait été nécessairement un gouvernement de combat, comprenant que nous allons vers des événements importants et aurait pu... Parce que si on n'avait pas fait ça et qu'on avait voulu faire un gouvernement à la papa, le pire, en essayant y compris d'avoir des ministres, macronistes avec nous, échec assuré, et je n'aurais évidemment surtout pas soutenu cette solution.
Oui, il y a un élément important dans cette discussion et ce rapport de force, et là je vais m'adresser à Alexis Corbière, le prof, Front Républicain, mine de rien, surprise aux dernières législatives. On nous disait que c'était fini, et mine de rien, il s'est reconstitué. Il y a quelque chose qui a sédimenté quand même dans le corps social, qui fait que ça s'est remanifesté. Alors même que parfois, les chefferies n'y croyaient pas tellement, mais ça s'est refait. Et aujourd'hui, on nous dit d'ailleurs que ça ne se refera pas une fois de plus, alors même qu'on nous disait que ça ne se ferait pas la dernière fois.
Mais quand je dis « on », c'est justement les élites médiatiques plus ou moins trempées dans déjà la fascisation ambiante. Comment tu analyses le fait que ça s'est reformé la dernière fois ? Qu'est-ce qui fait que ça se reforme ? Et est-ce que tu penses que ça se reformera ? Et pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a de spécial dans ce pays qui fait que ça marche encore ? Je vais essayer de te répondre. Ce que je pense, ce qui est encore en acquis, dans un pays, il y a des grandes hégémonies culturelles. Parmi les grandes hégémonies culturelles de ce pays, c'est le fait que quand l'extrême-droite était en responsabilité sur le gouvernement de Vichy, ça a tué la République.
Et donc, il y a, ça a été le cas pendant des années, un refus de l'extrême-droite qui était quelque chose de partagé, on va dire, du communisme au gaullisme. Et ça, bon, ça, ça existe encore. C'est en train de s'affaiblir. Je vous... Quand, par exemple, Jordan Bardella et Marion Maréchal-Le Pen sont invités en Israël pour aller à Yad Vashem, c'est quelque chose qui est terrible parce que ça produit l'affaiblissement de cet anticorps. Vous comprenez ? Parce que la grande honte de l'extrême-droite... Ou aux universités d'été du MEDEF.
Non, mais, c'est encore pire le fait que quand certains travaillent à laver l'extrême-droite de l'infamie de l'antisémitisme, ça participe au fait que demain, ça annonce l'union des droites. Parce que s'ils ne sont plus antisémites, et de surcroît, si en plus, l'infamie d'antisémitisme est montrée du côté de la gauche et des insoumis, c'est un bouleversement du champ idéologique. On a compris la manœuvre. Donc ça, c'est un danger très fort. Très fort. Et il faut le comprendre. Mais on était déjà dans cette pente-là en 2024. Oui, mais, voilà. Moi, je pense qu'il faut être... Il faut comprendre ça et avoir l'habileté de ne pas tomber dans les pièges qu'on nous tend.
Alors, je pense encore, là, c'est mon analyse, qu'il y a encore dans le pays le refus de l'extrême-droite. Mais c'est de plus en plus fragile. Nous, on ne doit pas... On doit créer les conditions. Il y a la bagarre de premier tour, mais qu'aussi, au second tour, si l'un d'entre nous était au second tour, moi, je n'ai pas de honte à dire qu'il faudra aussi qu'il entraîne des gens qui votaient Macron. Je n'en sais rien. Vous comprenez ce que je veux dire. Donc, on doit créer les conditions d'une bagarre sur des principes, mais qui agrègent à lui toute une série de gens sur le fait que l'extrême-droite, c'est ce qu'il y a de pire. Et concrètement, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire quoi, agréger ? C'est-à-dire comment on permet, une fois que le premier tour est passé, de gagner le deuxième, d'agréger les gens dont vous parlez. Et puis là, pour le coup, c'est un point commun avec les Mélenchonis, c'est que vous, comme eux, vous êtes obsédés par les présidentielles et que tout doit se régler là. Non, non, c'est pas... Là, t'es méchant. Tu m'as taquine. Là, on parle d'un second tour, de je ne sais pas quoi. En Ve République, l'élection présidentielle et l'élection clé de voûte et rater l'élection présidentielle est quand même un problème.
Mais à l'inverse, il ne s'agit pas non plus de faire rentrer toute l'idéologie mortifère de la Ve République dans la gauche. Je me fais comprendre. Je veux dire, c'est le débat au sein du Parti communiste. C'est difficile pour une force de ne pas avoir de candidat. A l'inverse, une force qui considère que toute sa stratégie n'est bâtie uniquement sur l'élection présidentielle, ça pose aussi un problème. Parce que derrière l'élection présidentielle, il y a aussi la personnalisation. Mais sur la question, comment convaincre les gens qui ne votaient pas là de s'embarquer avec la gauche et de partir avec les fachos ? Déjà sur une chose fondamentale qui était un acquis, mais il faut que ça reste.
Les libertés publiques, c'est la gauche qui les défend. Les libertés publiques, c'est la gauche qui les défend. La démocratie, c'est la gauche qui les défend. Nous ne sommes pas des démocrates parce que nous sommes des petits bourgeois. Nous pensons que la démocratie est quand même le cadre de régulation des désaccords et que toute forme de solution autoritaire, même en nom des intérêts du prolétariat, ce n'est pas bien. Donc la démocratie, nous la défendons.
Et je pense qu'on doit garder cette ligne de crête à tout moment pour qu'y compris des gens qui ne sont peut-être pas d'accord avec le programme pensent que c'est nous si nous étions au second tour pour lequel il faut voter alors que l'extrême droite, c'est elle qui menace les libertés. On peut commencer par là. On peut aussi le prendre sur la question sociale.
Je l'ai dit tout à l'heure, je pense qu'au second tour, si nous mobilisons des affects sur les questions sociales et populaires, des tas de gens vont se dire « Moi, je ne suis pas de gauche, mais ils ont quand même raison de dire que faire travailler jusqu'à 64 ans qui produisent le fait que l'abaissement du système des retraites, ça ne va pas. Le fait de défendre l'hôpital public, ça ne va pas. » Enfin, je veux dire, il y a ces affects à mobiliser, ces affects populaires qu'il faut mobiliser, qu'il faut incarner, incarner. Une chose, par exemple, je suis en train de digresser mais un petit peu.
On a souvent des faits divers à la télévision quand il y a des crimes odieux et des morts odieux qui ont lieu. Mais savez-vous, comme vous êtes à la fête de l'Humat, vous le savez, que chaque jour, il y a deux morts, chaque jour, de quoi ? Jamais 750 travailleurs chaque jour, chaque année, meurent. Nous, on doit, par exemple, mobiliser sur cette affaire parce que derrière la mort du travail, il y a quoi ? La suppression des CHSCT, l'absence d'inspecteur du travail, etc. La mort au travail est même rentrée l'année dernière, ça m'a choqué, par des jeunes de 15 ans qui sont morts sur des chantiers.
On a 38 gamins l'année dernière à l'occasion de stages, notamment, qui sont morts sur un lieu de travail. Saisissons-nous de cette affaire-là parce qu'elle concerne des millions de gens. Chaque année, il y a 560 000 personnes, un demi-million de gens qui sont blessés au travail, dont 38 000 qui sont vraiment très abîmés. Parlons de cette question qui est une question sociale qui touche des millions de gens. Elle nous rassemble. Au question du programme et par rapport à l'union, etc. Moi, je voulais vous interroger aussi sur le but de l'après. Parce que vous dites que l'après, je suis allée regarder, etc.
et de ce qu'on comprend, on n'arrive pas trop à savoir si c'est une association, un parti, ça dépend de lequel d'entre vous en parle. Est-ce que justement il va y avoir une candidature ou pas ? Ça, c'est toute une autre question. Mais effectivement, sur la question du programme, quel est finalement le but de l'après ? Parce que vous venez de dire que c'est l'union du NPA jusqu'à Hollande. Ce sont des projets qui sont complètement différents. Donc comment on fait ? On y est arrivés. Je ne suis pas en train de rêver. Je ne suis pas en train de planer. J'évoque seulement qu'il y a un an, on y est arrivés. Alors on peut me dire qu'il y avait des arrières-pensées.
Sans concession sur le programme ? Attends, mais des arrières-pensées, il y en aura toujours dans la vie. N'empêche qu'on y est arrivés. C'est un programme défensif aussi, Alexis Corbière. Pardon ? C'est un programme défensif. Au moment où vous savez très bien où il est conclu, personne ne pense réellement que la gauche peut gagner. Les camarades, écoutez-moi, en 1936, le programme du Front populaire, il n'y avait même pas les congés payés dans le programme. D'accord ? Il y a eu une victoire électorale et c'est la mobilisation sociale qui l'a imposée. Et cher ami, même un programme défensif... On ne peut pas demander plus, justement ? Pardon ? On ne peut pas demander plus, justement ?
Peut-être, mais on peut discuter. Mais il ne faut pas détruire ça au nom qu'il faut demander plus. Non, mais tu dis... Non, mais attends, cette affaire est sérieuse. Je vous le répète, les amis. Moi, j'ai changé de stratégie, notamment quand j'ai constaté que ça faisait deux fois de suite que la candidate d'extra-droite était au second tour. Je n'ai pas toujours été un unitaire. J'ai notamment souvent défendu le fait que nous devions nous tenir à distance de la gauche traditionnelle, en particulier quand c'était Hollande qui était la responsabilité. Voilà. Ça, c'était la stratégie... Ça, c'est à prendre en compte.
Oui, mais moi, je pense, quand on est un révolutionnaire, la stratégie, ce n'est pas un catéchisme qu'on répète tout le temps pareil. La stratégie s'adapte à la période. La période est caractérisée par la menace de la victoire de l'extrême droite qui, elle, progresse et de la porosité entre la droite et l'extrême droite.
Mais du coup...
Si on croit à ça, on n'a pas la même stratégie qu'éventuellement en 2016 ou 2017. On a une stratégie qui correspond au moment politique dans lequel on est.
Tu dis on depuis tout à l'heure, tu dis on depuis tout à l'heure, mais quand tu dis on a réussi à le faire, c'était l'année dernière, est-ce que c'est encore faisable cette année, le NFA ? Quand j'entends, y compris ici à la fête, le Parti Socialiste et les Insoumis parler de l'un et de l'autre, ça me paraît extrêmement difficile. Alors, la question,
à quoi sert l'après ? L'après, au point de départ, moi, je n'ai pas voulu créer l'après. D'accord ? J'ai voulu mener un débat au sein de la formation dans laquelle j'étais. Vous en faites partie ? Non, non, j'en ai été exclu, tu permets, je ne suis pas parti, ce n'est pas exactement la même chose. Aujourd'hui, vous en faites partie, vous êtes dans l'après. Oui, depuis, j'ai formé un groupe, mais qui vaut ce qui vaut. Moi, je ne suis pas un constructeur de petites boutiques, ce n'est pas intéressant, mais qui essaie d'agréger. Mais qu'est-ce que c'est, justement ? Mais d'abord, moi, de produit programmatique, chacun peut aller sur notre site voir ce qu'on raconte.
Mais est-ce que c'est un parti politique ? Oui, c'est un parti politique, oui.
Mais du coup, quel est le sens de réclamer l'union quand on crée soi-même un parti ? Comment est-ce que les gens peuvent s'y retrouver ? Non, mais...
Mais c'est la bonne question !
Non, mais Alexis, attendez, laissez-moi juste finir ma phrase.
Comment est-ce que dans cette période où il y a effectivement beaucoup besoin d'union, comment est-ce que quand on part d'un parti où on dit, et franchement, de manière très personnelle, je comprends tout à fait la critique d'un parti qui dit il faut une nouvelle constitution, mais en même temps, il y a un homme omnipotent qui décide de tout, je la comprends totalement, la critique, mais en même temps, quelqu'un qui, du coup, va créer un autre petit parti à côté avec deux, trois autres personnalités extrêmement reconnues, mais où il n'y a pas une base militante très solide, comment est-ce que votre message sur l'union peut être audible ?
Parce que vous me tachinez, mais il doit lui faire une étape, je ne suis pas allé créer une petite boutique. Tout ça naît de quelque chose que je regrette, d'une exclusion de la formation dont je faisais partie. Alors, de deux choses l'une, soit j'arrête de militer... S'il vous plaît, s'il vous plaît. Non, mais s'il y a des camarades qui m'écoutent, honnêtement, des brevets en méhanchionisme, en insoumission, j'en ai 50 à la maison, j'ai rien à prouvé. Allez, parlez bien, parlez bien dans le micro. D'accord ? Mon parti, c'était la France insoumise, je l'ai fondé, le sigle, le fig, que vous avez sur les drapeaux, c'est moi qui l'ai inventé. Donc, c'est ma maison et ma famille politique.
Mais, en raison de circonstances, je ne vais pas y revenir, j'ai été exclu. Pour autant, moi, j'étais enfant de cœur quand j'étais petit, je pratique le pardon des offenses. Je ne vais pas passer mon temps à polémiquer avec des camarades, je continue à penser que c'est la stratégie de l'Union qui doit perdurer. Alors, j'ai fait un petit groupe avec d'autres pour continuer à porter sa stratégie de l'Union. On a fait, à Bagneux, le 2 juillet, autour de Lucie Casté, la volonté de continuer à ce que nous préparions les échéances électorales qui sont devant nous, ensemble. C'est Front Populaire 2027. Quelle est l'idée ? L'idée qu'on continue à discuter.
Et bien sûr qu'il y a des différences pour faire en sorte que s'il y a des échéances électorales qui viennent, notamment à l'élection présidentielle, que nous présentions un candidat commun et unique dès le premier tour des élections présidentielles. Parce que ça nous semble être la meilleure façon de s'assurer qu'on est un camarade, quel qu'il soit, on en discute, qu'il soit au second tour de l'élection présidentielle. J'en suis là. La question c'est aussi sur quel programme ? Parce que vous agitez le livret du Nouveau Front Populaire. C'est celui qui a réuni plus de 9 millions de voix en 2024. Pas mal.
Mais avec un parti, aussi la France Insoumise, qui refuse de rejoindre la dynamique unitaire que vous êtes. Donc aujourd'hui, vous êtes dans des négociations programmatiques parce qu'il n'y a pas que la candidature unique à travers une potentielle primaire. Il y a aussi la question du programme et des discussions sur qu'est-ce que vous porterez ensemble plus tard. Aujourd'hui, le plus gros morceau, le plus gros parti qui tire quand même ce programme beaucoup plus sur le réformisme que sur la radicalité. Mais c'est tout à fait vrai. C'est pourquoi j'ai envie de dire, les Insoumis, venez pour que la discussion soit en quelque sorte équilibrée.
Si vous voulez, moi je ne veux pas que le paysage de la prochaine élection présidentielle soit au premier tour l'affrontement entre Glucksmann et Mélenchon. Si c'est ça, on va perdre. Il nous faut... Tu comprends ce que je veux dire ? Ça va être l'affrontement entre Mélenchon, Glucksmann et les unionistes au milieu. Si c'est ça, c'est un échec. Mais ça risque, on va vers ça un peu. Alors moi je voudrais rebondir sur ce que tu as dit Emilio et sur ce que tu as dit tout à l'heure. Il faut se battre. En politique, il n'y a rien qui n'est jamais écrit d'avance. Non, bien sûr. On a tous vécu dans la salle les élections européennes. Elle était terrible.
Certains se traitaient de génocidaires, d'autres d'antisémites et tout le monde s'est dit c'est fini, il n'y aura plus d'union. Et vous avez vu, quand Macron a dissous devant la menace d'extrême droite, nous avons refait l'union. Toute l'histoire de la gauche. Chaque fois, c'est selon les circonstances qu'on fait l'union. Ce n'est pas une histoire d'amour. On peut détester machin, on s'en fout. C'est les circonstances. Nous sommes face à notre ennemi mortel. L'extrême droite peut prendre le pouvoir. Putain, ce n'est pas rien. Ce n'est pas rien. Donc je considère que dans ce moment-là, on a sans doute des désaccords avec les socialistes, avec les écologistes, avec les insoumis.
Mais il n'y a rien qui doit nous empêcher de briser ce front d'unité. Vous savez, le rêve de Macron, c'est quoi ? Qu'est-ce que c'est qui va l'amener peut-être à dissoudre ou pas ? C'est si nous sommes divisés. Voilà. Donc j'ai envie de dire aujourd'hui, comme en 68, ce n'était pas exactement pareil, division, piège à compte. Division, piège à compte. Tous ceux qui vous disent plus jamais je voterai socialiste, plus jamais je voterai insoumis, sont des irresponsables dans la période. Mais du coup... Alors voilà, il faut discuter. Et oui, la politique, comme on dit, c'est des rapports de force. Mais c'est la stratégie qui doit nous guider. C'est très bien.
Sur l'extrême droite, tu me mets l'extrême droite, je vote pour Michel-Édouard Leclerc ou Mathieu Pigasse en face en fait. Je vote pour ce qu'il y aura en face. C'est-à-dire qu'on est tous d'accord là-dessus à gauche. En effet, j'ai même envie de dire que c'est le plus petit dénominateur commun. Pourquoi tu racontes ça ? Pourquoi tu racontes ça ? Non, je ne t'ai pas dit... Attends, tu as raison, je corrige une chose. Moi, je ne suis pas en train de dire l'unité à tout prix, même sur un thème reposte, ce programme, il est dans haut niveau d'exigence. Il est... Non mais... Michel-Édouard Leclerc... C'est certain, ils n'en veulent plus de ce programme, Alexis. Mais c'est la lutte.
L'union est un combat. C'est un communiste qui a dit ça dans les années 70 et il avait raison. L'union est un combat. Ça a toujours été un combat. En 1936, entre 1934 et 1936, il y a eu une bataille. Avant 1934, les communistes et les socialistes se tapaient dessus à coups de barre de fer. Et l'union a eu lieu. Les années 70, faire l'union avec le PS et avec Mitterrand qui avait été ministre de l'Intérieur durant la guerre d'Algérie, ce n'était pas simple pour les communistes. Et pourtant, l'union a eu lieu et le programme commun. Et ça a permis la victoire de 1981. C'est toujours une bataille. Découvrez pas l'eau chaude, les amis.
Si demain, vous perdez le rapport de force dans ces négociations et que c'est le PS qui arrive à tirer vers lui ce programme, vous continuez à en être ? Mais je me bats pour que le scénario défaitiste que tu présentes n'ait pas lieu. Je suis dans ce moment-là. Et j'aimerais qu'il y a des camarades qui m'entendent et qui comprenaient les différentes sensibilités politiques. Nous devons discuter. Comment nous réunir ? Sur quel programme ? Moi, je ne veux pas l'esprit zappeur. C'est une base politique. Comment on arrive à trouver un candidat ou une candidate commune ? Nous souffrons d'un mal. C'est le piège du présidentialisme. Le poison du présidentialisme. Le poison du bonapartisme.
L'idée qu'une formation politique viendrait en disant c'est mon candidat parce qu'il est le meilleur quoi qu'il arrive. Voilà. Et quand je dis ça, par exemple, je vise Glucksmann, le mec qui se débarque et lui veut être candidat quoi qu'il arrive. Bon, ça n'a pas de sens. Et j'en connais d'autres aussi qui ont de meilleurs atouts d'ailleurs que Glucksmann qui disent c'est nécessairement moi le candidat. Je dis qu'en fonction de la situation politique, tout ça doit être débattu. Mais Alexis Corbière... Si nous sommes divisés, l'enjeu, ce n'est pas de savoir qui c'est qui aura la plus belle tombe du cimetière de la gauche. L'enjeu, c'est de gagner.
Alexis Corbière, dans les médias et vous l'avez dit tout à l'heure, les macronistes et puis peut-être les socialistes aussi appuient beaucoup sur l'anti-mélenchonisme. Vraiment, c'est vraiment quelque chose qu'ils font monter. Comment est-ce que vous, avec l'après, vous vous situez sur ce sujet alors même que vous avez créé le mouvement en réaction au comportement de Jean-Luc Mélenchon ?
Non, mais ça fait trois fois que tu me présentes des choses comme ça. Non, je n'ai pas créé un mouvement en réaction. Je cherchais à mener une bataille stratégique au sein de la formation. J'ai perdu cette bataille et comme je suis un militant, je continue à agir et j'ai fabriqué un outil pour continuer à agir.
Oui, mais ce que je veux dire, c'est que l'anti-mélenchonisme pour mettre deux extrêmes dos à dos, c'est là-dessus que je voulais vous faire réagir.
Oui, oui, mais je... On est mieux reçu dans les médias déjà. Non, mais je ne peux pas dire d'autre... Je ne peux pas dire autre chose que je suis pour l'unité de LFI jusqu'au PS. Voilà. Je ne suis pas d'accord quand le Parti Socialiste dit... Quand le Parti Socialiste dit sans LFI, je ne suis pas d'accord. Et je ne suis pas d'accord non plus quand... Je ne comprends pas pourquoi Jean-Luc est passé au journal de France 2 il y a quelques jours pour dire, avant que le cornu soit nommé, surtout, ne nommez pas un socialiste à Matignon. Non, je ne suis pas d'accord. Ça ne rime à rien, tout ça. Ça ne rime à rien. Unité. Voilà. Voilà ce que j'ai à dire. Ben oui, mais...
Camarades, ce qu'il y a de bien à la fête de l'humain, c'est qu'on peut discuter. Je comprends que ce que je vous dis vous semble être un chemin difficile, voire pas crédible. Mais j'ai la conviction profonde et on verra. Mais que nous sommes dans un moment, je vous assure, toutes les dictes qui ont structuré la vie politique depuis 1945 ont rompu. Retailleau, chef de la droite, c'est un signe politique très fort que l'union des droites va avoir lieu. Et vous savez bien que ce qu'on appelle l'union des droites, c'est l'alliance électorale entre l'extrême droite et la droite. Ils sont en dynamique, ils ont des outils extrêmement importants, puissants des chaînes de télévision.
Le PS serait adapté au macronisme aussi. Pardon ? Le PS aurait pu s'adapter au macronisme aussi, à conduire les mêmes politiques, etc. Mais bien sûr, mais qu'est-ce que... En fait, il y a une vraie vraie crainte de la social-démocratie, c'est quand même... Mais, on est d'accord, mais vous voulez qu'on fasse l'histoire des trahisions du PS, il n'y a pas de problème. Il y en a plein. Pas de problème. En 1936, Léon Blum, il n'a pas donné des armes à l'Espagne. Dans les années 60, Bitterrand est celui qui a fait guillotiner Fernand Yveton, militant communiste. Tu veux que... Dans les années 80... Bon, une fois qu'on a dit ça, et ce qui est vrai, une fois qu'on a dit ça...
On ne t'entend pas, on ne t'entend pas. Et on peut aussi discuter de la manière dont le mouvement communiste à travers l'histoire, et notamment l'Union soviétique, a dégénéré dans quelque chose qui est le contraire même de notre idéal. Donc, tout ça, on peut en discuter, mais en 2025, malgré tout, les gens qui votent PS sont des gens de gauche. Les gens qui votent... Oui, oui, oui. Oui, oui, oui. Que vous le vouliez ou non. Même si... S'il vous plaît, laissez-le terminer une phrase.
Et surtout, je le répète, vous allez me trouver très défenseur d'Olivier Faure, mais aujourd'hui, je vous assure que le Parti Socialiste, par rapport au parti que j'ai connu dans les années 90, qui était ultra pro, européen, etc., est plus à gauche que ce qu'il était il y a quelque temps. Je vous assure. Oui, oui, oui, c'est la vérité. C'est la vérité. Même si c'est quelque part l'aile droite du NFP, le Parti Socialiste. Mais c'est une composante de ce que nous avons à rassembler. Alexis Corbert... C'est toute notre histoire est là, camarades. Le problème n'est pas de cultiver la radicalité. Le problème n'est pas de créer une avant-garde.
Le problème, et que nous avons à régler, c'est de créer une grande majorité populaire, écologique et sociale qui l'emportent. C'est ça, l'enjeu. Ce n'est pas d'être le chef de l'extrême-gauche. Ce n'est pas de se dire qu'on est les plus radicaux. C'est comment on sauve ce pays, ce grand pays qui peut basculer dans l'extrême-droite. Tout le reste, pardon de le dire vulgairement, c'est du gauchisme. Du gauchisme. Et moi, je ne suis pas d'accord. Oui, ce que j'appelle gauchiste, c'est l'incapacité à comprendre les rapports de force.
Les camarades qui sont syndicalistes le savent, dans une boîte quand on mène une lutte, on en est, on remporte une victoire et il y a un moment où il faut savoir apprécier les rapports de force. Et quand on engrange des victoires, c'est utile pour la lutte. Et il y a parfois des copains plus radicaux qui veulent toujours continuer, même quand ils sont isolés. Et nous, quand on dirige la lutte, on doit créer des conditions pour qu'on avance tous ensemble. C'est une vieille histoire. C'est même l'histoire de la Révolution française. L'aile la pure, les enragés, les mal... Bon, mais nous, on doit faire avancer tout le monde. Je vous assure, si on ne fait pas ça, on va dans le mur.
Toute l'histoire de mouvement ouvrier du XXe siècle, nous l'apprend. Toute l'histoire. Relisez, relisez. Les années 30 en Allemagne, les nazis progressaient et les socialistes et les communistes se tapaient dessus à coups de barre de fer, se traitaient de social traite, se traitaient... Bon, et les nazis ont brisé la résistance ouvrière d'un des pays où elle était le plus puissant. Donc, ne rions pas avec ça. C'est sérieux. C'est sérieux, vraiment. La question d'autant plus sérieuse parce que je sais qu'on pense ça très au sérieux. La question médiatique est la question de...
Si la gauche arrivait au pouvoir, elle aurait en face d'elle un mur, elle aurait en face d'elle un feu nourri, un feu roulant dans les grands médias, etc. Ça, en plus, une question qui s'est posée aussi en 1981, qui s'est bien réglée, mais est-ce que la police va obéir ? Et comment on réforme les médias d'extrême droite, la police, alors même qu'on se retrouve au pouvoir, comment ça ne nous fragilise pas directement ? Et comment on prend la question ? Pas par décret, les décrets, là, ça ne suffit pas. Comment on prend la question ? Comment on prend l'opinion ? Comment on la prend politiquement ? Est-ce qu'on suscite, je ne sais pas, des assemblées citoyennes ? Tu vois ce que je veux dire ?
Ça va être coton. Ah, mais... Ça va être coton. Je voulais, moi, que les choses soient claires, nous sommes dans un moment où il n'existe aucune solution stable. Aucune. Tous les copains qui veulent participer à une solution de bricolage et de stabilité, là, je vais m'adresser aux socialistes, ne composons pas dans la période, ça ne marchera pas. Toute solution, nécessairement, se place dans un moment de dynamique politique. Et tu as pointé ce que je crois être une des clés. Nous avons besoin d'avoir une société mobilisée pour avancer.
Ce que j'appelle une société mobilisée, c'est une société qui, par moment, est mobilisée par, pourquoi pas, des assemblées populaires dans toutes les villes qui manifestent pour créer un rapport de force sociale pour appuyer un éventuel gouvernement NFP. Tu veux dire que l'extrême droite a plus progressé dans les médias et dans la police que ses idées n'ont progressé dans la population ? Donc, il faut jouer la population contre ce...
L'extrême droite a progressé dans la société, mais je continue à penser qu'il y a aujourd'hui 49 millions d'électeurs, il y en a 33 millions qui se sont mobilisés lors des dernières législatives et l'extrême droite a rassemblé, on va dire, si j'ajoute Zemmour, 11 millions d'électeurs. Donc, il y a encore une majorité, si je puis dire, qui ne vote pas pour elle. Mais, on voit bien qu'elle est en dynamique. Mais nous avons, c'est ce que je disais tout à l'heure, il y a les 9 millions qui sont déjà cette puissance, mais on doit convaincre au-delà.
Moi, par exemple, je regrette que le NFP, je parle beaucoup de ça, mais depuis un an, n'est pas fabriquer des affiches pour populariser des parties de notre programme. Ce que nous disons là-dedans, sur l'école, l'hôpital, etc. On n'a pas fait ce travail. On aurait dû regarder dans les circonscriptions où l'extrême droite est très haute et dire, là, on va travailler dans ces endroits, on va créer des réunions, des mobilisations, sur nos réponses. Pourquoi elle ne l'a pas fait ?
Elle ne l'a pas fait parce que rapidement, les logiques d'appareil sont revenues et que je pense que beaucoup de camarades ont considéré que l'existence du NFP qui est obligée en quelque sorte qu'on discute ne plaisait pas à certains qui voulaient reprendre le contrôle, si je puis dire, du fait que leur appareil était la seule boussole pour la période qui vient. Voilà. Et la responsabilité est très partagée là-dessus. Il n'y a pas
qu'une seule force politique. Tu parles de rapport de force sociale. Quel est le regard que tu portes sur la mobilisation du 10 septembre ? Est-ce que pour toi, c'est un début ? Est-ce que c'est un succès ? Comment tu vois les choses ? Moi, je vais vous dire un truc
et je vais me faire huer. Je pensais que le 10 septembre allait être un échec. Vraiment. Parce que les copains qui étaient là-dedans me disaient que c'était vraiment dans les réseaux, il n'y avait pas de parcours et tout. Donc je trouve qu'il y a eu, très intéressant et très significatif. Très significatif. 250 000 personnes qui manifestent dans toute la France uniquement à l'appel de réseaux de trucs, c'est significatif. Et ça montre une disponibilité pour l'action.
Donc je trouve que cette journée que je craignais, je pensais que le Retailleau allait multiplier les provocations, qu'on allait avoir des images de casse, de violence, de bagnoles qui crament, un truc qui démoralise complètement, ce n'est pas ça qui a eu lieu. Et je trouve que le 10 septembre est utile et a montré une grande disponibilité. Mais le 10 septembre doit venir enrichir la grande journée du 18 septembre.
Et donc on doit trouver, les directions syndicales doivent comprendre qu'aujourd'hui il y a des secteurs qui ne se mobilisent plus à l'appel des directions syndicales et de la même façon les copains qui étaient très présents sur les réseaux doivent comprendre qu'on a besoin du mouvement ouvrier organisé des syndicats pour être puissant. Donc tout doit se compléter. C'est une manière de te répondre. Le 10 septembre c'est bien mais il faut être plus fort et on ne pourra pas être plus fort sans aussi l'unité du mouvement syndical.
Donc tous présents le 18 septembre on continue parce que dans beaucoup de boîtes se mettre en grève il faut que le syndicat donc ça monte ça monte ça monte et là aussi comprenons les rythmes de la mobilisation comprenons-les il faut nourrir le mouvement pas lui fixer des objectifs inatteignables. Les choses avancent et je crois que c'est une bonne nouvelle. Est-ce que parmi les nombreux mots d'ordre qu'il y a dans ces mobilisations que la mobilisation syndicale est-ce que vous rajoutez un mot d'ordre qui est celui de Macron destitution parce que vous avez signé la motion de destitution du président de la République ? Mais moi je suis pour que Macron s'en aille.
Là aussi pourquoi j'ai signé Macron destitution ? Parce que je suis pour son départ. Maintenant on va se parler aussi clairement. Il faut les deux tiers du Sénat pour que Macron soit destitué. En l'heure actuelle en fonction de nos institutions c'est un bon ordre d'agitation politique qui me va mais ne faisons pas croire que dans le Sénat et l'Assemblée nationale on va l'obtenir. Il y a quasiment plus de possibilités que Macron démissionne ce qui est possible. Je rappelle que le fondateur de la Vème République le général de Gaulle avec une Assemblée qui lui était très favorable après 68 a démissionné en 1969.
Donc on peut avoir un moment politique où Macron en raison des mobilisations sociales ne peut plus rien faire d'autre que de démissionner. Bon. Donc c'est une manière de te répondre oui j'ai signé Macron d'institution mais c'est que le mouvement social qui pourra l'obtenir. Ce n'est pas un jeu parlementaire dans le cadre du Sénat et de l'Assemblée nationale. Ça ce n'est pas vrai. C'est pas vrai. Donc voilà. C'est utile pour se mobiliser.
Alexis Corbière en parlant de l'union de la gauche Raphaël Glucksmann n'a pas appelé au mouvement du 10 septembre et effectivement on se doute que si le mouvement grossit encore c'est une façon de dépasser le parti socialiste sur la gauche. Juste puisqu'il y a quand même les élections municipales qui se profilent comment se situe l'après par rapport à ça ? Est-ce que vous allez présenter des candidats ? Comment est-ce que vous allez réussir à la maintenir cette union ? Ça va être quoi votre ligne de conduite par rapport à ce moment-là ?
Bon déjà un mot sur Glucksmann. Je ne comprends pas que cet homme est silencieux pendant des semaines et il prend la parole pour dire qu'il ne faut pas manifester le 10 septembre alors que franchement il reprend la parole quand nous on cherche à mettre en place une primaire ou un candidat commun pour dire que jamais il n'ira là-dedans il est complètement à contre-temps et bon voilà c'est un des problèmes de la période et je pense que le parti socialiste devrait s'émanciper de cette affaire et c'est pourquoi quand moi je travaille à l'unité
qu'est-ce que vous voulez dire par s'émanciper de cette affaire ?
Comme pendant le NFP que par ailleurs un homme comme Raphaël Glucksmann qui ne représente pas grand chose même la manière dont il parle du PS c'est même pas respectueux pour le PS je veux dire sans le PS Raphaël Glucksmann ne sera pas candidat donc il y a un truc quand même qui est un peu comment dirais-je Vous voulez qu'il soit exclu Raphaël Glucksmann du parti ?
Non mais c'est pas une question d'exclusion c'est une question de dynamique politique voilà je pense que des millions de gens cherchent un candidat une candidate cherchent un espoir pour ne pas subir la défaite qui vient voilà et je pense mais je ne veux pas avoir une polémique à ce micro entre vous que dans Glucksmann il y avait beaucoup aussi une déception notamment par rapport à la formation dont je viens et beaucoup de gens votaient Glucksmann pour ne pas voter notamment Mélenchon bon mais ça ne tiendra pas à la distance ça ne tiendra pas à la distance et après j'ai oublié par rapport aux municipales alors les municipales la chose suivante moi je pense que une municipale c'est plein d'élections mais je vais essayer de dégager une règle je pense que notre règle et après il y aura les exceptions c'est l'union l'union moi je suis plutôt sur une ligne qui est plus je vais le dire de manière un peu vulgaire partout où il y a des mérites gauche on les soutient reconduction vous voyez ce que je veux dire voilà pour que ce soit globalement la règle et partout où il y a des conquêtes à faire on se partage pour y aller en union pour reprendre des villes à la droite et à l'extrême droite alors je sais que sur le principe général il y a des villes où c'est quasi impossible parce qu'il y a des villes il y a notamment je prends l'exemple à Montpellier de La Fosse qui s'est fait connaître comme étant contre l'union il ne peut pas s'étonner qu'au premier tour il n'y ait pas d'union vu qu'il a passé son temps à insulter tous les gens qui voulaient l'union mais il y a des endroits arrêtons de surjouer les désaccords et pourquoi je pense que c'est utile de faire ça parce que si on est dans confrontation gauche-gauche dans beaucoup de villes on va mobiliser des centaines de milliers de militants dans des confrontations internes alors qu'il serait bon qu'on puisse déployer des militants dans les villes de conquête entendez ça moi ça me semble plus intéressant qu'on discute tous ensemble de dire on garde les villes de gauche mais quelle ville que la droite a prise voire même que l'extrême droite a prise comment on y va on pourrait mobiliser faire des trains des cars comment on l'a fait législatif pour aider les copains de Perpignan à reprendre la ville à Louis-Aliot moi je viens de Béziers dans le sud on va aider à combattre l'extrême droite on essaie de faire vous voyez ça on peut le faire on peut le faire si on n'est pas scotché dans beaucoup d'endroits par des combats fratricides moi je l'ai vu lors des législatives c'est terrible vous avez des gens vous étiez battu pour Montreuil et toute la gauche défilait à Montreuil avec beaucoup de force engagée dans cette bataille là bah toute la gauche non mais il y a mes anciens amis ont mis beaucoup d'énergie à faire en sorte que je sois battu et moi je comprends pas par exemple pourquoi pourquoi il y a 13 députés insoumis qui sont venus faire campagne contre moi alors que quasiment aucun est allé aider Rachel Kéké dans le Val de Marne ça aurait été plus utile de défendre Rachel que de venir m'emmerder voilà ça ça montre la stupidité de la division le poison du sectarisme et c'est un peu ma ligne aux municipales je dis ça de manière générale il y a des villes où c'est compliqué l'union on doit démontrer et les municipales sont utiles déjà parce que des villes de gauche c'est des points de résistance et moi je suis pour que ça s'inscrive dans quelque chose qui est cohérent par rapport à l'échéance législative et présidentielle qui vient en gros pour le dévulgairement si on se met sur la gueule comme des chiens dans les élections municipales ce sera difficile et abstrait de faire l'union à l'élection présidentielle les gens sont pas les gens vous êtes tous des gens sérieux si on passe son temps au municipal de dire tel communiste tel socialiste c'est un enfoiré ça donne pas envie après de faire l'union aux législatives
donc ça veut dire que l'après ne présentera personne en face d'un candidat de gauche ou d'une candidate de gauche qui a toujours été pour l'union
ça oui on peut le dire comme ça et on va aider à ça je vais pas raconter on est un petit mouvement mais on va essayer de partout de plaider ça pour que l'union se fasse pour qu'on ne perde aucune ville et qu'on puisse en gagner de nouvelles voilà notre ligne peut-être une dernière question Alexis Corbière je sais pas où est-ce qu'on en est dans le... on a encore du temps il faut qu'on parle de l'extrême droite donc tu veux que...
justement sur l'extrême droite mais ne serait-ce qu'au niveau français on voit aujourd'hui c'est l'extrême droite qui dicte son tempo avec l'aide et le concours de Bruno Retailleau et de quelques ministres macronistes la gauche elle est sur la défensive sur la plupart du temps sauf avec quelques points comme la taxe du Kman mais qui sont en réalité quand même peanuts par rapport à la masse d'argent qu'il faudrait récupérer comment la gauche elle peut redonner envie comment elle peut enfin oui c'est ça donner envie et essayer de proposer des mesures pour aller de l'avant et arrêter d'être en permanence sur la défensive comme ça c'est pas qu'une question de récit c'est une question de proposition aussi mais vous allez trouver que je radote déjà une des premières conditions c'est de comprendre qu'aujourd'hui aucune force de gauche n'est la capacité toute seule de l'emporter ne nous racontons pas d'histoire donc la question de l'union c'est pas que c'est aussi une dynamique et quelque chose qui permet d'avoir un seuil de crédibilité pour les gens qui se posent des questions deuxièmement c'est un contenant pas un contenu dans le contenu oui alors sur le contenu il y a moi il y a des moments je veux bien qu'on dise parfois la gauche vous n'avez rien à dire mais écoutez là c'est pas vrai quand nous posons la question de la taxe Juckman de dire dans ce pays il y a une accumulation de richesses et nous proposons une réponse fiscale qui fait en sorte que ceux qui ont accumulé des fortunes vous connaissez les chiffres 9% du PIB les 500 premières fortunes en 1996 aujourd'hui sont 41% du PIB justement c'est pour ça qu'on demande si on ne pourrait pas aller chercher encore plus loin moi je trouve que la taxe Juckman aujourd'hui même ma vieille maman m'en a parlé l'autre jour c'est quoi cette taxe qui a la 90 piges et les gens commencent à discuter de ça deuxièmement le débat sur celui de l'héritage doré par exemple je trouve que c'est un débat qui est intéressant dans ce pays il y a de plus en plus les principales fortunes sont en fait des fortunes d'héritiers plus que vraiment des gens qui ont travaillé voilà donc là il y a un sujet que je trouve qui commence à se populariser sur le fait que on puisse avoir sur l'héritage une modification des choses qui permet que cet argent puisse être utile à la collectivité notamment en faisant en sorte que des héritages supérieurs à 300 000 ou 500 000 euros ce qui concerne uniquement 5% des héritages parce que 95% on puisse avoir une redistribution plus importante enfin moi je trouve que Bayrou il a voulu poser la discussion là depuis fin août sur la question fiscale et l'impression que j'ai dans les discussions c'est que vous tous tout le monde on s'est intéressé à ces questions là et il y a des idées qui avancent dans la société l'idée que le capitalisme est injuste ce sont que des petits chiffres est-ce qu'on ne pourrait pas essayer d'aller chercher encore plus d'autres puisque ces petits chiffres ils sont refusés on disait la taxe du gouvernement ça nous a été refusé 21 milliards c'est pas un petit chiffre est-ce qu'il ne faut pas négocier beaucoup plus gros pour arriver à obtenir quelque chose et pour mener la bataille culturelle c'est aussi ça en posant des sujets voilà la question après c'est un rapport de force c'est une discussion stratégique et je suis prêt à avoir la discussion mais ne sous-estimez pas vous savez le débat entre réformisme et révolution on va le faire comme ça c'est un vieux débat aujourd'hui est en train de se populariser dans le pays le fait que si on taxe à 2% les 1500 qui ont des fortunes supérieures à 100 millions on peut faire rentrer dans les caisses 21 milliards c'est une idée incroyable et on popularise l'idée qu'en fait contrairement au baratin qu'on nous raconte tous les jours les principales fortunes de ce pays payent moins d'impôts que toi que nous que nous tous on avance là-dessus si on arrive à faire ce serait une victoire considérable pourquoi rentrer dans la discussion et dire non mais il faut avoir plus essayons déjà de remporter cette victoire je trouve qu'on a avancé regardez les études d'opinion je voyais c'est l'IFOP les français sont très majoritairement favorables à ça donc il y a une dialectique du mot d'ordre qui est important dans la période je vais te dire le SMIG à 1600 euros on peut dire ouais c'est pas grand chose mais ça peut être une mesure extrêmement radicale non mais ce que disait mon camarade c'est que c'est que c'est votre coup sur la décorerie en fait les vraies mesures révolutionnaires c'est les victoires que nous emportons le camarade Lénine disait un pas en avant vaut mieux que mille programmes remportons des victoires des victoires même si et chaque victoire nous créera le rapport de force pour en remporter de suivante et ça ça me semble être quelque chose sur lequel en termes d'hégémonie culturelle le fait que les services publics sont indispensables le fait que le travail ne paye pas assez le fait qu'il y a des injustices progresse dans la société et nous on doit essayer de capter ça et le traduire dans des propositions
ce que tout de même nous faisons il y a aussi un sujet historique à gauche c'est l'émancipation l'émancipation des peuples par l'anticolonialisme aujourd'hui l'extrême droite on la voit en Israël colonisée de manière violente de manière génocidaire est-ce que tu penses que le sujet de Gaza qui mobilise la jeunesse en France on le voit est-ce que tu penses que c'est un sujet qui peut faire un point de bascule pour une génération
indiscutablement il semble que dans les années 70 la guerre du Vietnam a été un formidable lecteur de mobilisation on voit les images Woodstock toute la jeunesse notamment le rock américain était très mobilisé sur cette guerre il y a eu des guerres comme ça qui ont marqué une jeunesse la guerre d'Algérie en France a été un élément de mobilisation de la jeunesse étudiante on sait que le syndicalisme était là-dessus et ça me semble une évidence que la jeunesse extrêmement mobilisée pour la défense du peuple palestinien sera marquée à vie par cette mobilisation c'est indiscutable et c'est magnifique que la jeunesse se mobilise c'est quelque chose qui est un acquis précieux et après on a sous les yeux quelque chose de tragique c'est que le gouvernement israélien aujourd'hui est un gouvernement d'extrême droite qui développe un discours d'une xénophobie totale et moi je pense qu'il faut être du côté de nos amis évidemment du peuple palestinien mais ne pas hésiter vous le faites à l'humain aussi la société israélienne je pense notamment à l'organisation Standing Together qui se mobilise vous avez des manifestations de centaines de milliers d'israéliens qui portent des sacs de nourriture sur le dos pour les amener à Gaza et il faut qu'on crée pour rester internationaliste dans la période c'est-à-dire la solidarité entre les peuples et moi je continue à penser que le peuple palestinien évidemment les camarades doivent faire la jonction avec ceux qui en Israël refusent ce gouvernement d'extrême droite à tout moment essayer d'éviter la confrontation et la question c'était ben oui il y a une génération Gaza indiscutablement indiscutablement parce qu'on a vu sous nos yeux un massacre terrible les différentes instances internationales qui disent attention il y a risque génocidaire on a vu le droit international après avoir dit ça l'inaction des gouvernements en fait il y a une pédagogie sombre dans tout ça mais qui restera une expérience politique qui aura marqué toute une jeunesse justement
Alexis Corbière dernière question pour participer à la résolution de la guerre à Gaza et enfin que le peuple palestinien puisse vivre dignement à quel point est-ce que l'Europe peut jouer un jeu mais surtout si demain il y avait un gouvernement de gauche qui arrivait en France est-ce qu'on a des alliés est-ce qu'il y a moyen de faire bouger cette union européenne ou pas ?
ça ce sera difficile mais on a vu qu'il y a des gouvernements espagnols et d'autres qui ont pris des mesures moi ma ligne c'est celle du boycott des ruptures de traités internationaux il faut mettre la pression sur le gouvernement actuel ça me semble une évidence mais tiens là-dessus je reviens à ma marotte vous savez contrairement à ce que certains ont dit j'ai trouvé que y compris sur la question de la défense du peuple palestinien le NFB toute formation confondue quand on y regarde de près a dit la même chose en vérité ou aujourd'hui dit la même chose sur les génocides c'est quand même moins vrai le mot mais je veux dire à qui tu penses même Olivier Faure il parle de génocide aujourd'hui oui aujourd'hui
le parti socialiste au début n'avait pas la ligne de tous les autres exactement
les amis la question c'est pas de savoir qui est le premier qui a dit quoi mais oui la question c'est est-ce qu'aujourd'hui on dit tous la même chose non mais après pourquoi vous sifflez que après à titre personnel vous vous reconnaissiez plus dans telle ou telle organisation qui a été le premier à le dire vous avez parfaitement raison mais qu'on continue à cultiver un désaccord en permanence pour en quelque sorte empêcher qu'on puisse agir tous ensemble ça c'est instrumentaliser quelque chose d'un point de vue électoral et c'est pas bien il y a des soutiens qui ont été criminalisés pardon on va s'arrêter nous ce qu'on veut c'est que la totalité de la population française soit du côté du peuple palestinien ceux qui ont été mobilisés dès le début ou ceux qui sont les derniers à rentrer dans la solidarité moi je m'en fous il faut être le plus nombreux possible parce que c'est ça dont a besoin le peuple palestinien
merci beaucoup Alexis Corbière merci beaucoup Alexis Corbière