Émission chiffrage du programme de Jean-Luc Mélenchon - #MelenchonChiffrage
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 79 %Attaque 14 %Défensif 7 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:01OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous pensé de cette édition 2022 du chiffrage ?
- 21:00RelanceRéponse directe
C'est un programme de rupture. L'économie est la science des incitations. Comment voyez-vous l'efficacité de l'État dans ce cadre ?
- 22:00RelanceRéponse directe
Votre programme repose sur un choc de dépenses publiques énorme en peu de temps. Quelles hypothèses optimistes soutiennent ce plan ?
- 23:00RelanceRéponse directe
Vous n'avez pas évoqué les retraites dans votre présentation. Pourquoi ?
- 24:00RelanceRéponse directe
Vous parlez de relocalisation à 4 milliards. Est-ce réaliste selon vous ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Sur Mediapart, on lit 70 milliards pour les retraites. Est-ce exact ? Comment financez-vous cela ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« La pauvreté concerne plus de 10 millions de personnes. 6 millions de personnes sont inscrites à Pôle Emploi dont la moitié sans indemnité et le pouvoir d'achat est le problème numéro 1 des Français. »
- 4:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Pour financer ces dépenses, on a des solutions et même une bonne nouvelle qui a été annoncée puisque notre budget c'est 267 milliards d'euros d'euros de recettes supplémentaires par an davantage encore donc que les dépenses qui sont prévues »
- 0:15Promesse
« Pour notre école, nous recruterons des dizaines de milliers d'enseignants afin de parvenir à un nombre moyen de 19 élèves par classe. »
- 0:35Promesse
« Nous ferons enfin la gratuité réelle de l'éducation. Gratuité des cantines scolaires avec des menus issus d'une agriculture locale et biologique. »
- 3:15Promesse
« Nous construirons 15000 logements étudiants par an. »
- 3:30Promesse
« Nous rénoverons les amphithéâtres, les laboratoires, les lieux de vie des étudiants. »
- 4:30Fait
« Nous manquons de 100000 personnels à l'hôpital. »
- 7:15Promesse
« Nous dégagerons 1 milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes. »
- 0:10Jean-Luc MélenchonChiffre
« 1/5e de ces dépenses, soit 50 milliards, est composé d'investissements publics qui sont indispensables à la bifurcation rapide de nos moyens de production. »
- 3:10Jean-Luc MélenchonChiffre
« 2,8 millions d'emplois créés. »
- 3:50Jean-Luc MélenchonPromesse
« Le SMIC à 1400 € net. »
- 7:30Jean-Luc MélenchonPromesse
« Nous atteindrons le 100 % d'énergie renouvelable. »
- 2:00Jean-Luc MélenchonFait
« les métiers sont féminisés, donc il y a d'autres attentes que celles qui étaient l'attente du vieux docteur qui restait jusqu'à je sais pas combien de de sa vie. »
- 4:00Jean-Luc MélenchonFait
« Les maisons de les centres de santé sont bien perçus parce que vous êtes salarié, donc vous avez une vie. »
- 10:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« il nous faut au moins un budget et demi pour arriver à commencer à voir à peu près comment la poussière retombe. »
- 12:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« il y a 110 milliards qui viennent de on prend de d'impôts discrétionnaire on décide l'argent est sur la table on le prend et il y a 100 milliards qui dépendent en fait du comportement des agents économiques »
- 14:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 267 milliards d'euros de recettes il y a 110 milliards qui viennent de on prend de d'impôts discrétionnaire »
- 16:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 50 milliards euh qui sont des coûts évités. Euh coût des violences faites aux femmes, c'est évité. »
- 18:00Jean-Luc MélenchonFait
« nous on en a besoin en politique d'autres indicateurs. Les les indicateurs de performance, ça peut même pas être ceux qui existe aujourd'hui. »
- 22:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 250 milliards d'un côté qui rentrent euh 265 euh qui qui rentre 250 mais on n pas mis dedans. - 50 pour la malbouffe euh moins 3 je sais pas combien pour euh les féminicides. »
- 26:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 85 milliards d'euros par mois, ce sont des sommes énorme. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique]
Bonsoir Bonsoir à tous et bienvenue dans cette émission exceptionnelle. Nous allons passer 3h ensemble pour vous présenter le chiffrage du programme l'avenir en commun, le programme présidentiel porté par Jean-Luc Mélenchon pour l'élection des 10 et 24 avril prochain. J'ai le plaisir de coanimer cette émission avec Clémence Gueté qui est la cocoordinatrice du programme. Bonsoir à toutes et à tous et moi j'ai le plaisir d'animer cette émission avec Julie Mori qui est journaliste aux jours heureux. Alors, gouverner par les besoins, ça signifie partir des besoins de notre société et de notre pays et de trouver les moyens d'y répondre.
Tandis que les politiques d'austérité nous privent de tout, qu'elles ont provoqué des dégâts considérables sur les services publics. Nous avons conçu notre programme en partant des urgences et de l'impérieuse nécessité d'y répondre. Alors, combien ça coûte ? Nous demande-t-on. Et bien, cela coûte moins cher que l'austérité, moins cher que la précarité et moins cher que le privé. Parmi les questions auxquelles nous allons répondre, celle de qui paye est certainement la plus importante. Pendant 5 ans, Emmanuel Macron a favoriser les plus riches du pays, les plus gros patrimoines, les plus gros revenus, les plus grandes entreprises et ce sont les autres qui ont payé.
La pauvreté concerne plus de 10 millions de personnes. 6 millions de personnes sont inscrites à Pôle Emploi dont la moitié sans indemnité et le pouvoir d'achat est le problème numéro 1 des Français. Alors, pour vous présenter le chiffrage de notre programme, nous avons fait appel à des experts qui sont ici. Avec eux, nous allons parler des besoins urgents des Françaises et des Français pour lesquels nous allons mobiliser des moyens très importants. Et tout au long de cette émission, nous avons un panel de journalistes spécialisés qui nous font l'honneur d'être là. Je vous présente tout de suite.
Nous avons donc parmi nous Jade Grandin de l'épreuvier qui est journaliste macroéconomie à l'opinion, Giseline Otanhimer qui est rédactrice en chef du magazine économique Challenge, Jean-Christophe Catalon journaliste à Alternative économique et Pascal Perry éditorialiste économiste à LCI où vous animez une émission quotidienne de débat qui s'appelle Périscope sur un thème de l'actualité économique. Donc merci beaucoup d'être là très sincèrement de nous accorder de votre temps. On ne doute pas que vous allez savoir faire preuve de sévérité à notre égard mais aussi d'objectivité.
Vous allez pouvoir interroger Jean-Luc Mélenchon pendant près d'une heure en fin d'émission et nous faire part de vos critiques éventuelles. Interrogation. Nous pouvons avoir un échange. Merci à nouveau. Merci d'être là. Alors pour commencer, nous allons accueillir le candidat de l'Union populaire Jean-Luc Mélenchon pour introduire notre vision gouverné par les besoins. Le chiffrage, c'est parti. [applaudissements] [applaudissements] D'abord, merci à Merci à vous qui acceptez le rôle de venir porter la contradiction informée.
Je commence par vous dire que si vous voulez entrer quoi qu'il arrive davantage dans les détails, vous disposez avec nous d'une part du programme qui est accessible sur notre site d'un comparateur de programme pour pouvoir prendre point par point en regardant ce que disent les autres et de deux instruments qui ont été mis au point par nos amis là qui permet d'évaluer les situations d'héritage puisque des commentaires sulfureux nous précèdent dans dans ce domaine. Chacun pourra vérifier ce que ça peut vouloir dire pour lui et également une machine à évaluer ce qu'il pérait en impôt compte tenu de du nouveau barem.
Le chiffrage qui vous est présenté résulte d'une série d'échanges extrêmement intenses entre plusieurs comment on peut dire singang fondations qui ne sont pas de notre avis évidemment. nous comparons nos chiffres et euh la machine a tourné en utilisant l'un des deux modèles disponibles. Un modèle, c'est en quelque sorte une machine dans laquelle vous mettez vos chiffres et qui vous donne les autres chiffres. Il y a deux modèles qui sont utilisables dans notre pays. La le premier c'est celui de Bery qui pense que les impôts sont très mauvais pour l'emploi et l'autre c'est celui de la Banque de France qui pense que les dettes c'est très mauvais pour tout.
Et donc nous avons pris celui qui nous serait a priori le plus défavorable, c'est-à-dire celui de la Banque de France parce qu'il est le plus défavorable. He ça veut pas dire que parce qu'on l'approuve, c'est parce qu'il est le plus défavorable. Alors avant de présenter quelques grandes lignes, je veux rester d'abord sur un aspect plutôt philosophique. Je vais le faire aussi rapidement que possible. La politique à laquelle nous opposs, c'est celle qui avait été présentée en majesté par François Hollande qui lui du moins avait annoncé la couleur.
Un jour, il est apparu une conférence de presse et tournant la page de 150 ans d'histoire de la gauche déclare d'une voix tranquille, tout le monde le sait, c'est la politique de l'offre qui crée la demande. Et ce jour-là, on tourne la page qui avait animé la pensée de gauche et la pensée progressive. c'était queon gouvernait à partir de la demande. Tout ça c'est des formules très spécialisées. Disons, on part de ce dont les gens ont besoin, dont la société a besoin. Notre effort est donc un retour sur cette logique intellectuelle qui est une logique parmi d'autres hein. Il y en a une autre et je vais en dire un mot, c'est notamment celle qu'on appelle la politique de l'offre.
La politique de l'offre, elle a sa cohérence. Il s'agit de produire le plus possible, de vendre le plus possible. et nous nous ajoutons comme commentaire de produire n'importe quoi, n'importe comment, n'importe où, dans n'importe quelles condition. Tout ce qui compte, c'est que la marchandise étant présente sur le marché, on se précipite vers celle qui coûte le moins cher et qui a le plus haut niveau de performance. Et de cet entraînement là, on attend de l'emploi de de tout ce qu'on veut. Le résultat social vient en 2è ligne après que la marchandise est tournée et circulée.
Alors, apparemment, comme ça c'est intellectuellement séduisant, la conséquence pratique par contre pour nous, elle est désastreuse parce que une telle politique pouche d'abord à une prédation absolument non contrôlée sur la nature. Pourquoi ? Parce que de l'intérieur même du système, on va chercher pour faire baisser les prix, sachant que moins cher n'existe pas. C'est moins cher à condition de reporter tous les coûts environnementaux. sur la nature en comptant qu'elle se qu'elle se répare toute seule. On s'occupe pas d'ailleurs de savoir si elle y arrive ou pas. Et tous les coûts humains également les externaliser, ne pas les prendre en charge dans le prix de la marchandise.
Donc on s'en débrouille avec ce que vous voulez et le système peut intervenir en deuxièmement en disant "Ah ben on a tout cassé, on va réparer et puis on vous a démoli, on va vous soigner." Mais ça sera à chaque fois contre argent sonnant et trébuchant. C'est-à-dire que vous n'y accédez que si vous êtes en état de vous procurer des marchandise auxquelles vous n'auriez jamais pensé jusque-là. Votre santé, votre savoir, l'air que vous respirez, l'eau que vous buvez et qui jusque-là vous était donné sans contrepartie. Le système produit donc une externalisation générale de tous les coûts qui sont invisibilisés.
Ensuite, il produit un mode de relation politique géopolitique, c'est-à-dire il faut se procurer des matières premières en en quantité absolument énorme puisqu'on va produire, produire et produire davantage tout le temps des objets qui servent, d'autres qui ne servent à rien du moment que il y a un marché. Ce qui veut dire que continuellement, ça va être la course à l'accès aux matières premières avec les conséquences politiques. Se garantir l'accès à ces matières premières, ça s'appelle l'impérialisme.
Avoir des marchés plus ou moins captifs, c'est-à-dire des gens à qui on va vendre avec leur matière première ce qu'on aura produit et si possible en leur tordant un peu le bras pour qu'ils le prennent quand même, même si des fois il y aurait moyen de faire autrement. [grognement] Il y a une autre conséquence, elle est sur la gestion du temps. Elle ne se voit pas. Le temps est une matière première qui n'est jamais citée en politique. Je crois que je suis le seul qui fait référence à cette question. Le capitalisme s'est approprié le temps long et il a menoté au profit du temps court.
Tout passe au temps court, le profit le plus rapide possible et suivant la formule bien connue, on passe de l'argent à la marchandise, de la marchandise à l'argent et on recommence. Et il faut que ce cycle aille de plus en plus vite pour que le système y trouve son compte. évidemment le plus malin et celui qui arrive à le faire tourner le plus vite. Dans ces conditions, le temps court domine tout et notamment le marché et tous les compartiments de l'activité humaine. Je n'en cite que deux parce qu'ils ont une conséquence pratique. Le premier c'est sur le plan intellectuel. Nous allons en prendre un exemple très simple. Dans un labo, une société de recherche, on va présenter des projets.
C'est le cas de Sanfi et je prends cet exemple qui est ridicule mais tellement parlant. Quelqu'un vient et dit "Bon ben moi, je vais me mettre au travail, j'ai trouvé une idée, on va faire une molécule pour déboucher les artères. Alors, on va lui" Et puis l'autre vient à côté, il dit "Ben moi, je vais trouver une molécule parce que j'ai un point de départ pour que quand on se lave les cheveux et qu'on a les cheveux blancs, ils deviennent pas jaunes pour garantir que ça sera bien blanc." Alors, on va dire bah combien de temps pour arriver sur le marché ? La molécule pour le cœur 10 ans. La molécule pour les cheveux blancs 3 ans. Qui a gagné la molécule pour les cheveux blancs ?
Parce qu'elle elle va rapporter. Mais attendez hein, si jamais on a une possibilité, on fera aussi la molécule pour déboucher le cœur. Les gens sont quand même pas, ils ont des sentiments aussi, ils ont une bonté naturelle. Donc, il y a une déformation intellectuelle de toute la société qui va donner continuellement la prime à ce qui va vite, ce qui va se faire vite. Ce qui va se faire vite, donc ce qui est pensé vite. Et donc culturellement, la société néolibérale, la société du capitalisme de notre époque, c'est la société où ça va vite et vous êtes dressé du matin au soir. Est-ce que ça y vite ? Vous regardez un plan de cinéma ou un plan de télévision du début du siècle.
Et si je vous fais cadeau de la période où c'était le passage du muet au parlant parce qu'on peut dire il y avait les habitudes du cinéma muet qu'on a transposé au cinéma parlant mais vous voyez au cours des 50 dernières années les plans de de de film les plans de télévision sont de plus en plus courts et vous ne supportez plus si ça traîne. Si bien que quand vous allez voir un film comme South of Africa, vous savez que ça va être lent. Donc d'ailleurs, vous venez pour voir un truc lent. Mais la lenteur c'est la vie. Le cycle de la vie est lent. C'est celui d'entour de la planète autour du soleil, ça prend un an.
Et c'est toutes sortes d'autres cycles, le cycle de la vie humaine, le cycle de la maturité et cetera qui sont des cycles lents. Le cycle du capitalisme va donc à rebour de tous les cycles sur lesquels est construit l'humanité et même le plus fondamental, le jour et la nuit, même le plus fondamental, le silence et le bruit. Sur cette planète, il y a un quart de la population qui ne vit jamais dans la nuit, qui ne connaîtra jamais la nuit totale. Et il y a une masse considérable de gens qui ne vivent jamais dans le silence. D'ailleurs, le silence est le coût différé, le bruit est le coût différé le plus fort des coûts de ce que j'appelle moi les coûts du malheur.
C'està-dire ce que ça coûte de vivre dans un tel système, c'est le plus important devant d'autres coûts de santé. À l'inverse, la politique de la demande du besoin va avoir une autre logique interne. La première, c'est que elle va chercher à relocaliser plutôt qu'à impérialiser. Elle va chercher sans cesse à rapprocher du consommateur parce que c'est ce qui va lui permettre d'avoir les cycles les plus courts, donc les plus économiques pour lui. Deuxièmement, elle va internaliser, c'est-à-dire que les cycles, les coûts dans la nature et dans l'être humain, on va les faire entrer dans le coût de la marchandise pour les faire prendre en charge par le coût de la marchandise.
Par conséquent, on va passer son temps à essayer de les réduire si on veut que ce soit accessible au plus grand nombre. Donc, on va essayer de faire en sorte que les gens tombent moins malades pour ne pas être obligé d'augmenter les cotisations sociales et on va faire tout ce qu'on peut pour éviter de sacager la nature parce que sinon faut passer derrière pour payer tous la réparation. C'est un système qui va privilégier le temps long, c'est-à-dire qui comme il sait que il faut du temps pour accomplir certaines mutation va se rendre maître du temps long, retourner à la propriété collective du temps long, c'est-à-dire la planification.
Nous décidons, alors ça vaut ce que ça vaut, mais ça s'inscrit dans le temps et c'est maîtrisé. Et enfin, la culture générale va être la culture du durable, du stable, de ce qui se réutilise, pas de ce qui est jetable et de ce qui peut durer et persister. Ce sont donc deux logiques systémiques complètement différentes. On a le droit évidemment et ce sera fait, je suppose, de critiquer l'une comme l'autre logique, mais nous avons essayé de traduire pour la première fois depuis des années et des années avant l'année 2017.
Ça n'avait plus été fait dans notre famille intellectuelle depuis au moins 25 à 30 ans et jamais ça n'a été fait au niveau de précision où nous sommes arrivés aujourd'hui pour la préparation. Je voudrais rappeler à chacun que nous ne disposons pas des services de l'État pour évaluer, calculer, compter et recompter. Nous accédons à ce que nous savons par ceux qui savent dans nos rangs experts de toutes sortes qui sont souvent des travailleurs de l'État mais pas toujours.
Nous avons nos parlementaires qui sont dans les commissions de l'Assemblée nationale ou présent dans les débats économiques au Parlement européen et c'est à partir du recroisement de toutes ces données que nous sommes parvenus à un assez haut niveau d'information et nous mettons au défi qui le veut de contester nos chiffres parce que ils sont assurés. J'ai dit sur quel modèle ils ont fonctionné. Je remercie tous ceux qui ont fait cet énorme travail.
Je sais que cette semaine, vous avez souffert encore plus que d'habitude parce qu'il a fallu tout terminer à temps en sachant que nos nos invités seraient implacables et que à la première erreur vous serez immédiatement repéré par des experts comme eux parce que c'est leur métier hein de regarder ces choses-là dans le détail. Alors si on veut bien me passer le petit schéma, je vais vous montrer en gros une sorte de synthèse. Le voilà. Alors, je vais me mettre là pour que ce soit plus facile. On a donc les deux cases, les dépenses et les recettes. Le circuit est bâti, si vous voulez dans le sens suivant : Les dépenses dans un premier temps augmentent mais génèrent des recettes.
C'est-à-dire que ce que vous dépensez, bah comme c'est pas de l'eau qu'on verse dans le sable en regardant, tiens, il y en a plus. Mais ce sont des salaires, ce sont des constructions, ce sont des choses que l'on met en place. Donc ça provoque à son tour du salaire, des choses que l'on met en place, des choses que l'on achète. Au milieu, il y a la consommation populaire qui représente 53 % de euh le de la richesse de notre pays, de la croissance de notre pays, de son activité. Alors, d'un côté, vous allez trouver tout ce qui va être dépensé qui est massif, hein.
Investir dans la bifurcation écologique et les services public, là on parle pas des frais de personnel, on parle de ce qu'on construit, des écoles, tout ce qui va tout ce qui est de la construction pour du service public ou de l'équipement. Ensuite, vous avez 1 million d'emplois dans les services publics et revalorisation de des salaires des fonctionnaires puisque tout a été gelé. Ensuite, il y a circuler la richesse, c'est-à-dire tout ce qui part de la caisse pour aller circuler sous forme de prestation, d'aide de toutes sortes qui sont donné aux personnes et tout ça.
Donc ça représente un bon de 250 milliards de dépenses supplémentaires à la fin du cycle, c'est-à-dire quand tout est arrivé à son maximum. C'est une somme qui est suffisante pour que on la remarque.
Elle vous impressionnera peut-être, mais je vous invite à ne pas trop vous laisser impressionner parce que au total ça représente des progression de dépenses qui sont pour une part inférieure à ce qui a déjà été constaté, notamment dans les deux périodes de crise qui on été celles de monsieur Sarkozy ou celle de monsieur Macron et que à la fin, les 250 milliards par an étant dépensés dans les conditions présentées par le programme l'avenir en commun, nous avons un retour en recette de cotisation sociale évid Évidemment, puisque il y a plus de gens qui travaillent en impôt sur le revenu évidemment puisque euh euh les 10 % les plus pauvres de notre population vont leur pouvoir d'achat augmenter de 16 points.
Alors c'est vrai, il y a des gens qui sont immédiatement réduits à la misère. C'est les 10 % les ultra riches de notre pays dont le pouvoir d'achat diminuera de 4 %. Mais là donc vous avez des cotisations, des impôts sur le revenu et de la TVA. J'en profite pour vous dire à quel point je trouve insupportable tous les grands esprits que je vois défiler sur des plateaux qui disent "Il y a la moitié des Français ne payent pas d'impôts." Non, tous les Français payent des impôts et ça s'appelle la TVA. Et les plus pauvres sont ceux qu'on paye le plus parce que c'est pour eux que la TVA est le plus injuste.
Donc impôt sur le revenu, cotisation et la révolution fiscale dont vous connaissez les grands traits. Premier point, c'est l'impôt universel. C'est-à-dire où que tu sois euh sur Terre, sur Mars, enfer ou au paradis, tu payes ta part d'impôts. Et la différence qu'il y a entre l'endroit où tu te trouves et où tu payes des impôts, est-ce que tu aurais payé en France ? Deuxième point, c'est l'impôt sur les entreprises, impôt universel. Donc on leur court derrière et on rattrape pour qu'ils payent la part d'impôts qu'ils doivent quand ils ont vendu et fait de belles affaires en France. Quel moyen avons-nous de le savoir cette somme mystérieuse qui serait impossible à capturer ? Pas du tout.
Vu que tout ce qui se paye dans ce pays se paye avec de la TVA. Nous savons exactement à l'euro près et au centimes d'euros près qui gagne quoi dans notre pays puisque on peut en connaître le chiffre d'affaires. C'est donc l'impôt universel. C'est les 14 tranches d'impôt qui fait que le système actuel tombe par terre parce qu'il est que sur cinq tranches. Donc le bodet qui est au milieu porte tout et on lui dit "Ah bah vous allez quand même pas augmenter les impôts hein." Bah tout le monde non on en porte déjà assez. Mais quand vous êtes allé sur 14 tranches, il est clair que le poids qui pèse sur chacun n'est pas du tout le même.
Et il est certain que au bout de la chaîne on payera beaucoup plus. Alors, j'en profite aussi pour rappeler que quand nous disons que la dernière tranche pa à 90 %, souvent on me dit alors vous voulez tout prendre pour ceux qui sont risques. Non, vous répète que le système des impôts c'est à la c'est la part c'est tranche par tranche qu'on paye une proportion. Donc quand on paye 90 %, c'est 90 % de la dernière tranche, c'est-à-dire euh des sommes qui sont euh hors de porté de la plupart des Français aujourd'hui. Donc pas d'inquiétude, euh la masse euh ne payera rien du tout. Euh de plus 4000 € en dessous de 4000 € à jusqu'à 4000 € tout le monde paye moins 4000 € par tête de pipe.
Ça vous donne juste une indication de ce qui s'est accumulé à l'autre bout parce que les catégories qui nous sont données d'une manière générale les instruments dont nous disposons pour mesurer ce que nous faisons sont souvent extrêmement piégés.
par exemple compter le poids de la dette par rapport à une année de production et quoi encore le PIB, c'est-à-dire un indicateur très sympathique hein mais qui a une signification voisine de zéro puisque on additionne des valeurs ajoutées d'un côté dans la production réelle et de l'autre côté des dépenses de l'État qui ont strictement rien à voir les uns avec les autres et on calcule des proportions pour dire en France mon dieu 50 % du PIB est consacré à l'État et à ses services. Bah oui. Bah heureusement parce que si vous ne comptiez que sur la valeur ajoutée qui est fait par les entreprises privées, d'abord vous n'auriez que 1000 milliards.
Deuxièmement, comme ils n'investissent pas mais augmente les dividendes, vous n'auriez pas de croissance et vous auriez une ponction parasitaire sur la société tous les ans égal au montant des dividendes qui auront été consommées. Par conséquent, je demande toujours à mes amis de manier les concepts parce qu'il faut bien et il faut bien qu'on parle la même langue pour pouvoir se critiquer mais queon ait pas la bêtise d'aller croire que ça veut dire quelque chose comme par exemple évaluer la dette chaque année en proportion du PIB. C'est c'est une comparaison amusante hein.
Bon elle servait à faire peur jusqu'au moment où elle a tellement explosé que ça a donné une peur suprême mais surtout à ceux qui l'engendraient. Car ceux qui ont engendré les plus grosses baisses de du budget de l'État dans ce pays, il portent des noms, c'est monsieur Baladur, c'est monsieur Sarkozy et c'est monsieur Macron. C'est eux qui ont fait exploser la dette tout en prononçant de doctes et indépassables paroles sur la nécessité de pas en faire. et on rapporte le montant de la dette 110 120 % à la production d'une année. N'importe quelle personne privée, si elle voyait ce qu'elle doit rapporter à son revenu de l'année va se pendra hein.
Si vous achetez une maison, si vous achetez en voiture et s'il faut la payer cash et en 1 an, vous êtes mort. Donc on ne propose ça que pour l'État. Alors je rassure tout le monde, en toute hypothèse rien n'est grave. Pourquoi ? parce que la durée d'une dette moyenne, c'est 7 ans et le niveau actuel de la dette publique rapportée à sa durée moyenne, c'est-à-dire 7 ans, ça vous fait à peine du 12 % de la richesse d'une année, c'est-à-dire pratiquement rien. Regardez dans votre vie privée si vous avez acheté quelque chose, si vous seriez pas content de ne devoir que 12 % alors que vous seriez endetté de 120 % de votre revenu annuel, vous seriez très content.
Donc on a à chaque fois une méfiance à avoir à l'égard des chiffres, mais comme on joue dans la même cours et on parle la même langue, on essaie de le faire avec les mêmes éléments de langage total de l'opération de ce cercle là. Vous voyez, on part de ces 250 milliards. Ils produisent là, il y a 1 million d'emplois dans les services publics, mais ils produisent une croissance et une activité économique qui permet la création d'un million et demi d'emplois privés qui vont donc donner des salaires. Ça ça donne 170 milliards. et ensuite vous les retrouvez évidemment en carnet de commande rempli puisque les gens demandent et vous retrouvez 154 milliards en consommation populaire.
La différence entre les deux, bah c'est l'épargne que les gens font quand ils gagnent quat sous, même quand il gagnent pas beaucoup. Puisqu'on m'a expliqué hier tout ça très bien et dans le détail. Quel Quel est le le miracle ? Que se produit-il entre les deux ? quelque chose qu'on appelle un coefficient multiplicateur. C'est-à-dire que pour 1 € que vous mettez qui est 1 € de l'État, il va produire 1 € 18 €. En fait, si c'est dans l'investissement, il produira 1, terrain et puis il va aller à la moyenne de 118. Ensuite, si vous le donnez en paye en pouvoir d'achat, il va démarrer moins fort puis va être à 1 et il finit à 1 3.
Autrement dit, 1 € que je vous donne n'est pas dissous dans le sable, n'est pas évaporé sans qu'on sache où il est. il est reparti dans le tuyau et il produit un plus gros euros que lui. Et c'est dans cette opération pardon de du caractère un peu grossier de ma présentation mais du moins ça permet à chacun de se rappeler que de l'argent quand il est dépensé sert à quelque chose et qu'on doit s'interroger sur à quoi on l'a dépensé. C'est la seule question qui vaille mais il produit il produit ce résultat et donc ça va donner des cotisations, des impôts, des impôts sur le revenu de la TVA et de nouveaux impôts grâce à la nouvelle organisation. 250 milliards d'euros d'un côté, 267 dans l'autre.
À la sortie du circuit, notre modèle de gouvernement, l'économie des besoins, c'està-dire qui part de ça, des emplois publics, du service public, de la bifurcation écologique et des services publics aura permis de gagner un budget positif de 17 milliards par an. Et ben je crois que comme c'est une bonne nouvelle maintenant on va attendre de pieds ferme la contradiction et moi je vais retourner à ma place en cantant mon poste à celle dont c'est le rôle aujourd'hui d'animer notre rencontre. Merci beaucoup Jean-Luc Mélenchon [applaudissements] pour cette introduction qui donne à voir la philosophie de notre programme.
Donc après cette intervention, je vous propose d'écouter Clémence Gueté qui va nous présenter la façon dont nous avons construit cette émission. Clémence. Merci Julie. Alors, le budget que nous vous présentons ce soir, c'est celui d'une transformation radicale de la société. Et je vais vous répéter quelques-uns des chiffres qu'a donné Jean-Luc Mélenchon à l'instant pour voir l'ampleur de ce que de ce que nous on va mettre en œuvre. D'abord, il s'agit vraiment de comprendre qu'on va transformer de fond en comble notre économie puisque avec l'Union populaire, elle sera mise au service de nos besoins. Et alors, de quoi avons-nous besoin ?
Nous avons besoin de de pouvoir d'achat, de gagner du pouvoir d'achat, de services publics de qualité qui profitent à tous et à toutes et de protéger le seul écosystème qui est compatible avec la vie humaine. Alors, vous le savez, nous avons été les premiers à présenter un programme complet, détaillé et chacune des 694 mesures de ce programme ont été analysées pour savoir quel coût, quelle recette, combien d'emplois créé à chaque fois. et nous sommes prêts. Alors, on ne va pas tout vous présenter ce soir parce qu'on pourrait y passer la nuit, le weekend, toute la semaine, ce serait très long.
Mais donc, on a dû faire des choix évidemment, mais vous allez voir au fur et à mesure des grands axes que je vais vous présenter comment on a structuré cette émission et plus encore que ce budget est sérieux et qu'il est dirigé vers le peuple. D'abord, nous avons besoin de gagner plus pour vivre mieux. Ce sera la première partie de cette émission puisqu'il faut garantir à chacun les moyens de vivre dignement et pas seulement aux plus riches. Et notre pays aujourd'hui compte 100 millions de pauvres. Les salaires stagnent, les prix explosent et notre budget va tourner cette page. Le pouvoir d'achat de 90 % des Françaises et des Français va être renforcé en commençant par les plus pauvres.
Pour financer ces dépenses, on a des solutions et même une bonne nouvelle qui a été annoncée puisque notre budget c'est 267 milliards d'euros d'euros de recettes supplémentaires par an davantage encore donc que les dépenses qui sont prévues et notre programme donc améliore finalement les finances publiques. On le fait pour la justice et pour la solidarité. Ensuite, deuxième partie de cette émission, nous avons besoin de progrès social et humain. Pour ça, les services publics vont être renforcés partout sur le territoire en sortant enfin de ce dogme austéritaire qu'on a connu.
Parce que aller à l'école, se soigner, pouvoir accéder à la justice, se sentir en sécurité, on donnera les moyens à tous ces secteurs qui ont été malmenés par Macron de fonctionner à nouveau et que chacune et chacun puisse y accéder à égalité. Enfin 3è partie de l'émission, nous avons besoin d'une économie au service du peuple. Et l'autre enjeu central dans ce budget qui est tourné vers le futur, c'est évidemment la bifurcation écologique dont nous avons urgemment besoin. On vous présentera donc ce soir le grand plan d'investissement de notre programme, 45 milliards d'euros par an dédié à la bifurcation écologique, 200 milliards sur l'ensemble du quinquena.
Et contrairement à ce que les néolibéraux répètent, la bifurcation écologique, ça va aussi permettre de donner du travail à tout le monde. Aujourd'hui, il y a 6 millions, un peu plus de 6 millions d'inscrits à Pôle Emploi et il va falloir enrayer ce chômage de masse contre lequel Emmanuel Macron n'a rien fait, si ce n'est de stigmatiser, de pointer du doigt les chômeurs. Donc, on va relancer l'économie pour créer des millions d'emplois en favorisant les petites et les moyennes entreprises. On vous dira comment.
1 million d'emplois publics, 1,5 million dans le privé, ça a été dit à l'instant, je le rappelle, pour financer ces services publics, à la fin du quinquena de Jean-Luc Mélenchon, ce serait une hausse de 250 milliards d'euros des dépenses publiques annuelles et donc un peu moins que les recettes prévues dont je viens de vous parler. Vous le verrez, ça ce sera présenté à la à la fin par Éric Bert et Aurélie Trouvé. ce bilan macroéconomique de notre chiffrage, l'application de l'avenir en commun, elle va être positive pour tout le pays. Ça va permettre de renouer avec une croissance durable qui sera soutenable.
C'est 2,7 % par an sur le quinquena, bien plus que ce que prévoit Macron dans les plans qu'il a envoyé à la Commission européenne. Et ce chiffrage qu'on vous présente aujourd'hui, il est sincère. Le gage de ça, c'est que on a choisi à chaque fois les hypothèses les plus prudentes. Il s'agit pas ici de vendre quelques mesures dans dans un journal, mais bien de se préparer vraiment à gouverner. Et d'ailleurs, je ne suis pas la seule la seule à le dire puisque on a travaillé avec des instituts indépendants dont l'Institut Montigne dont nous ne sommes pas réputé proche politiquement qui a publié des chiffrages indépendants et nos prévisions sont souvent beaucoup plus prudentes que les leurs.
Donc ce budget qu'on vous travaille qu'on vous présente, c'est le travail de de plein de gens, d'une quarantaine de spécialistes d'ailleurs qui sont pour beaucoup dans cette salle, pour d'autres qui vont intervenir ce soir, pour beaucoup dans le public et qui ne seront pas filmés parce que leurs fonctions ne leur permettent pas d'apparaître en public, mais ce sont des économistes, des statisticiens, des haut fonctionnaires, des membres de la cour des comptes de l'INC de Bery qui ont fourni vraiment un énorme travail.
C'est des centaines de notes d'analyse de chiffrage qui ont été ensuite relu par d'autres économistes qui travaillent avec nous et avec le concours de mon équipe que je remercie beaucoup pour le beau résultat qu'on va vous présenter ce soir. C'est bien sûr un travail collectif. On s'est appuyé donc sur les modèles de la Banque de France et de Ber Jean-Luc Mélenchon l'a dit et donc au nom de l'Union populaire, je tiens vraiment à remercier toutes celles et ceux qui ont participé à ce travail, qui ont donné beaucoup de leur temps et je vous souhaite une très bonne émission.
[applaudissements] [applaudissements] Alors, la première partie de cette émission porte donc sur la priorité numéro 1 des Français qui est d'après toutes les enquêtes d'opinion le pouvoir d'achat loin devant l'immigration et la sécurité. En effet, les Français sont frappés de plein fouet par la crise sanitaire et sociale. Donc, on l'a dit, 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. 8 millions ont besoin de l'aide alimentaire pour se nourrir. Retenez bien ces ces chiffres. 6 millions sont au chômage dans la moitié sans indemnité, je le redis. Et pendant ce temps, les milliardaires eux se sont enrichis.
Alors, vous le savez, tous les prix ont augmenté, les prix des produits de première nécessité ainsi que les prix du gaz et ceux de l'essence. Aujourd'hui, faire un plein revient à dépenser plus de 90 €. Si le pouvoir d'achat est la priorité des Français, c'est parce qu'on a besoin plus que jamais de gagner plus pour vivre mieux. Donc en effet, cet enjeu du pouvoir d'achat, il est au cœur de notre programme, l'avenir en commun, parce que pendant 5 ans, Macron a gavé ses amis les plus riches. Donc pour les plus fortunés, pour les multinationales, ça a été des baisses de taxes de façon toujours pérenne. Une pluie d'aide aux entreprises sans contrepartie, on y reviendra.
Et pendant ce temps, pour les plus pauvres, premier acte, il a baissé les APL et il a accordé ensuite des miettes ou des primes qui étaient elles toujours ponctuel. Et donc maintenant, il est temps de partager les richesses et de rendre l'argent à celles et ceux qui en ont besoin. Je vous laisse regarder une courte vidéo sur nos propositions pour changer ça. Ces dernières décennies, la productivité a beaucoup augmenté. On produit plus de richesse avec moins de travail humain. Pourtant, on n' pas vu que les salaires n'augmentaient en proportion.
Par exemple, ces 10 dernières années, les dividendes versées aux actionnaires ont progressé de 70 % quand les salaires eux n'augmentaient que de 12 %. Le capital s'est beaucoup servi. Avec nous, ce sera l'heure du travail. Nous allons commencer par revaloriser les salaires en portant le SMIC à 1400 € net. C'est le plus facile à faire. Cela va avoir un effet d'augmentation mécanique des salaires d'abord pour celles [musique] et ceux qui gagnent plus ou moins 2000 €. Ensuite, nous voulons dégeler le point d'indice qui sert de base de calcul au salaire des fonctionnaires car il est gelé depuis 2010 et en 20 ans, les fonctionnaires ont perdu 20 % de leur pouvoir d'achat.
Nous voulons donc l'augmenter immédiatement de 10 % et nous l'augmenterons ensuite par des négociations [musique] en étant spécialement vigilant, par exemple, au salaire des femmes. 100 millions de pauvres, 300000 personnes sans domicile fixe, 12 millions de personnes en précarité énergétique. Ceci n'est pas une fatalité. C'est le résultat de politique économique et sociale mené depuis plus de 20 ans par tous les gouvernements et en particulier ces cinq dernières années par Emmanuel Macron qui font passer les profits avant la vie des gens. Avec Jean-Luc Mélenchon et l'Union populaire, nous ferons tout le contraire. Nous partirons des besoins.
Et aujourd'hui, l'urgence sociale, c'est d'éradiquer la grande pauvreté. Pour cela, nous avons une mesure phare, garantie dignité, c'est-à-dire un revenu par personne et par mois de 1063 € en augmentant tous les minimats sociaux afin d'être au-dessus du seuil de pauvreté et de pouvoir [musique] vivre dignement. En complément, nous établirons la gratuité des premiers mètres ces d'eau et kilwh d'électricité nécessaire à la vie quotidienne. C'est possible, c'est urgent et c'est ce que nous ferons une fois que nous serons au pouvoir.
Et on accueille tout de suite Anne Lord de Lat qui est économiste chargé de recherche au CNRS et qui va nous présenter le chiffrage de ces mesures qui vont permettre enfin de redonner de l'air aux françaises et aux Français et de gagner du pouvoir d'achat. Anne Lord, [applaudissements] bonsoir. Euh bon, clairement dans notre régime économique, on a une répartition injuste entre le capital et le travail et euh et ça ne s'est fait que s'aggraver. Euh le gouvernement est même obligé aujourd'hui de verser une prime d'activité, une espèce de subvention pour les bas salaires pour que ça permette de survivre.
Euh le coût est très élevé pour les finances publiques et ça n'est pas satisfaisant que l'argent public serve à compenser pour des salaires privés trop bas. Donc la première mesure consiste à passer le SMIC à 1400 €. L'augmentation du SMIC continue contribuera à rétablir cette justice fiscale, cette justice pardon sociale. On peut premièrement attendre que l'augmentation du SMIC entraîne les salaires juste au-dessus. En fait, concrètement, il est probable que la revalorisation du SMIC resserre les écarts entre les bas salaires et le salaire médian. Donc, un gain direct pour la moitié des salariés français.
Au total, fixer le montant du SMIC à 1400 € net par mois augmentera le revenu des ménages et l'équipe a calculé que ça allait représenter un gain de presque 8 milliards pour les ménages. Combien ça coûte ? Ça entraîne bien sûr des dépenses supplémentaires pour l'État, tous les fonctionnaires qui gagnent moins de 1400 € ou dont la la rémunération dépend directement du SMIC. Et là, l'équipe a calculé que ça allait ça allait coûter près un peu plus de 7 milliards d'euros. Les fonctionnaires perdent de l'argent depuis 2010. Concrètement, en 10 ans, il y a eu 10 % d'inflation et 1 % de de d'augmentation du salaire des fonctionnaires. Donc, il y a une une claire perte du pouvoir d'achat.
La hausse de 10 % du point d'indice concernera l'ensemble des fonctionnaires de toutes les fonctions publiques. Évidemment, ça coûtera de l'argent. Mécaniquement, ça coûtera 14 milliards d'euros sans compter les enseignants dont on parlera plus tard. Ces 14 milliards seront autant d'argent injectés dans l'économie comme Jean-Luc nous l'a expliqué plus tôt. Alors, du côté des recettes fiscales que cette injection de d'économie va entraîner de de d'euros va entraîner dans dans l'économie. Euh qui dit hausse des salaires dit aussi plus de d'impôts sur le revenu. Qui dit plus de pouvoirs d'achat dit aussi plus de consommation, donc plus de recettes fiscales.
Et enfin, qui dit salaire plus digne dit aussi moins de prestation fiscale. Au total, l'équipe a calculé que ces recettes représenteraient environ 10 milliards d'euros, 5 milliards, un peu plus de 5 milliards du côté du SMIC et un peu moins de 5 milliards du côté des fonctionnaires. Maintenant, on va parler du garant du du de la mesure garantie d'autonomie euh dont Daniel Obonau a expliqué les principes rapidement. L'idée est simple, personne ne doit vivre en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, il y a 10 millions de pauvres en France.
Donc cette mesure, elle est simple, elle consiste à compléter tous les revenus pour les travailleurs pauvres, très souvent contraints de travailler à temps partiel ou ceux qui sont au RSA pour s'assurer qu'ils ne gagnent pas moins que le seuil de pauvreté. Bien sûr, ça un coût, c'est même ce qui est appelé dans le programme le coût de la dignité collective. Ce coût a été estimé par l'équipe sur la base de données INC, ménage et ça coûte 27 milliards d'un côté en année pleine, mais ça rapporte presque 4 milliards d'euros engendré par la hausse du pouvoir d'achat. Donc au final, ça coûtera 23 milliards d'euros cantie d'autonomie.
On peut aussi compter sur des effets macroéconomiques d'entraînement, les euros injectés dans l'économie qui devraient avoir un effet stimuler la demande, l'investissement et l'emploi au final comme on l'a expliqué précédemment. C'est en tout cas le paris qui est fait dans ces mesures. L'équipe a fait les calculs en ajustant le fameux modèle de la Banque de France. La hausse du pouvoir d'achat euh entraînera une hausse de consommation d'un peu plus de 1 % et une hausse du PIB de 0,5 % par an. Enfin, dernière mesure le ce qui est lié pardon à la gratuité des biens nécessaires, donc ce qu'on appelle les dépenses incompressibles.
L'idée c'est d'augmenter le niveau de vie avec l'augmentation des salaires mais aussi des mesures de gratuité sur les biens et services nécessaires. Pour chiffrer cette mesure, l'équipe est partie sur la gratuité de 15 m³ d'eau par an. Pourquoi ? parce que c'est le minimum que l'Organisation mondiale de la santé a indiqué pour permettre l'hygiène et la vie digne. L'équipe a calculé que la gratuité coûte 4 milliards d'euros. L'idée c'est d'en financer la moitié par les dépenses excessives, la consommation excessive d'eau. Par exemple, un golfe 18 roues à une consommation équivalente à 12000 habitants.
Ça rapportera cette taxe sur les consommations excessives rapporterait la moitié du coût, c'est-à-dire 2 milliards. Et enfin, l'équipe a fait le même calcul pour le canal pour le l'énergie en partant d'une consommation de 1000 kWh par 1000 kWh. L'augmentation progressive des tarifs avec une surtaxe pour les très riches, donc toujours le même principe et les gaspilleurs permettraient encore une fois de financer 50 % de cette gratuité de du coût de de l'énergie des 1000 kg des premiers 1000 kWh. Le reste reste à charge pour l'État et il est de d'environ 5 milliards.
Donc au total, le total de la gratuité fait 6 milliards d'euros et c'est le prix des droits collectifs qui a été calculé dans le programme. [applaudissements] Alors, nous passons maintenant à une partie essentielle de notre programme, la justice fiscale. Emmanuel Macron sous son quinquena aura connu le plus long mouvement social depuis mai 68, celui des gilets jaunes qui manifestaient pour plus de démocratie et pour plus de justice fiscale.
En effet, Emmanuel Macron a aggravé le caractère injuste et peu transparent de notre système fiscal en favorisant les plus aisés qui se sont enrichis grâce aux mesures qui composent la réforme fiscale instaurée en 2018, la transformation de l'ISF en l'impôt sur la fortune immobilière, l'instauration de la flat taxe et la suppression de la taxe d'habitation. Tous les efforts sont demandés aux classes moyennes et aux classes populaires. Ce que nous voulons faire avec le programme l'avenir en commun, c'est rétablir l'équilibre. Voici comment. La fiscalité en France est injuste et inefficace. Les Français le savent et demandent la justice fiscale.
Avec Emmanuel Macron, l'injustice s'est aggravée. Il a tout fait pour les plus riches qui paient de moins en moins d'impôts. Ce sont les catégories moyennes et populaires qui en souffrent. Non seulement elles payent leur impôts et taxes plein pot, mais en plus [musique] elles subissent l'affaiblissement des services publics. La mécanique est simple. En favorisant les riches, Macron appauvrit le peuple. [grognement] Avec Jean-Luc Mélenchon et le gouvernement de l'Union populaire, la justice fiscale sera au cœur de notre projet.
Fini les niches fiscales anti-écolo et antisocial, nous réinstaurerons et renforcerons l'ISF, taxerons les revenus du capital comme ceux du travail, baisseront les impôts sur le revenu pour tous ceux qui gagnent moins de 4000 € par mois. Comment faire cette grande réforme fiscale ? Nous passerons d'un système de cinq [musique] tranches d'impôts qui prend le plus au revenus moyen à un système à 14 tranches. La CSG que tout le monde paye au même taux actuellement deviendra progressive. Le quotient familial sera transformé en crédit impôt enfant. et sera plus avantageux pour les classes moyennes. La pire des injustices est dans l'héritage.
Il n'y aura aucune taxe sur les héritages de moins de 120000 € par enfant. En revanche, au-dessus de 12 millions d'euros d'héritage, nous donnerons tout aux jeunes sous la forme d'une garantie d'autonomie de 1063 € par mois. Pourquoi réformer ? Parce que l'unité du peuple passe par la solidarité et la redistribution. Il faut des services publics de bonne qualité. Nos écoles, nos hôpitaux et nos tribunaux, tous manquent cruellement de moyens pour bien faire. Nous voulons aussi prendre soin des personnes âgées en ÉPAD ou à domicile. Enfin, il est urgent de financer la bifurcation écologique de notre système économique. Avec Jean-Luc Mélenchon, 92 % des familles per moins d'impôts.
Pour les 8 % les plus fortunés, l'effort demandé n'est que justice. C'est un rééquilibrage. Donc avec la révolution fiscale qu'on propose, c'est fini. la société des héritiers. Nous, on veut une société d'égalité. Et pour nous en parler, j'accueille Manon Aubri, député européenne [applaudissements] et tu as été responsable du plédoyer sur la justice fiscale et les inégalités chez Oxfam pendant 4 ans. Je te laisse la parole. Merci beaucoup Clémence. Bonjour à toutes et à tous. Je vais vous parler de l'imposition sur le patrimoine. Alors ça paraît pas très sexy comme ça, mais en réalité quand on parle d'inégalité, les inégalités de revenus sont de 1 à 5.
Mais quand on parle des inégalités de patrimoine, elles sont de 1 à 211 entre les 10 % les plus pauvres de notre pays et les 10 % les plus riches. Évidemment, la situation ne s'est pas améliorée avec Emmanuel Macron, le président des riches qui une fois au pouvoir s'est empressé de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune et de mettre en place la flat taxe. Résultat, c'est un cadeau de 1,7 million d'euros qu'il a fait chaque année au 100 ménages les plus riches. Je pense que vous êtes nombreux à rêver d'un tel cadeau.
La première chose que nous ferons évidemment une fois arrivé au pouvoir est de rétablir séance tenante l'impôt de solidarité sur la fortune que d'ailleurs nous renforcerons et nous reverrons le Barem notamment pour inclure une dimension écologique pour faire en sorte de taxer davantage les patrimoines qui sont davantage polluants et incités les plus riches à désinvestir des activités les plus polluantes. Nous supprimerons évidemment aussi la flat taxe pour imposer les revenus du capital comme ceux du travail et revenir et récupérer les 1,8 milliards d'euros qui ont été versés et acceptés par les plus riches de notre pays avec cette flat taxe.
En tout, ça fait donc 11,8 milliards d'euros que nous récupérerons auprès d'une toute petite minorité de la population. Deuxème impôt dont je vais vous parler, c'est un impôt dont on parle assez peu et pourtant il est payé par 32 millions de personnes dans notre pays et c'est un des impôts les plus inégaux que compte notre société et qui rapporte beaucoup plus d'argent que l'impôt sur la fortune imméobilière, c'est la taxe foncière qui est profondément injuste puisqu'elle ne tient pas compte de l'ensemble du patrimoine que vous détenez, ni même vous tous ici qui achetez un appartement ou une maison.
En général, vous contractez un prêt et c'est bien la banque qui possède en grande partie votre bien le temps que vous le remboursiez votre prêt. La réforme que l'on propose est de prendre en compte pour la taxe foncière l'ensemble de du patrimoine que vous détonnez. dit autrement entre vous et Bernard Arnaud qui a un certain nombre de propriétés et bien vous ne payerez pas la même taxe foncière et nous déduiirons l'emprunt les dettes que vous avez contracté pour pouvoir acquérir votre bien. L'objectif il est d'abord de redistribuer les richesses et de faire de cet impôt un impôt davantage progressif. Mais à la marge, il rapportera quand même 1,5 milliards d'euros.
Mais surtout l'objectif principal, c'est que toutes les classes moyennes qui sont propriétaires de notre pays payent moins de taxes foncières. Enfin, et c'est le dernier impôt dont je vais vous parler qui a beaucoup fait l'actualité ces derniers mois et c'est tant mieux qui est l'impôt sur l'héritage. On nous dit souvent qu'il est impopulaire mais c'est en réalité parce qu'il est injuste.
Juste parce que par exemple si vous voulez donner une maison ou un truc plus petit comme une voiture à un proche de en ligne ce qu'on appelle un direct ou même à un ami, vous êtes taxé à 60 % alors que nos amis les plus riches bénéficient de niche fiscale qui leur permet notamment de payer moins d'impôts sur l'héritage. L'objectif pour nous c'est de faire en sorte que cet impôt soit évidemment davantage progressif. et que chaque personne puisse transmettre 120000 € à chaque enfant sans payer aucun euro d'impôt et voire même qu'il puisse choisir la personne à qui il le donne via ce principe d'adoption sociale.
L'objectif c'est qu'il baisse pour les petits héritages et qu'il augmente pour les plus gros héritages à partir de 12 12 millions d'euros. Ça va pour commencer dans la vie. 12 millions d'euros c'est 8 siècles de SMIC. Je pense qu'on y rêve tous. Et bien nous prendrons tout pour pouvoir donner à ceux qui sont le plus en difficulté et financer la garantie jeune. Plus aucun jeune n'aura à travailler pour financer ses études et sera financé une garantie d'autonomie de 1063 € par mois grâce à cette réforme de l'impôt sur l'héritage et c'est donc 17 milliards d'euros que nous récupérerons grâce à cette réforme.
Enfin, pour conclure et c'est le sens et c'est peut-être ce qu'il faut retenir de notre réforme de l'imposition du patrimoine. Dans notre réforme, 90 % des Français payeront moins d'impôts sur le patrimoine. À vous tous qui nous regardez, faites le compte. Si vous possédez moins de 550000 € qui est ce que possède 90 % des Français possèdent moins que ce seuil, et bien vous perz moins d'impôts sur le patrimoine. En revanche, les 1 % les plus riches qui possèdent plus d' 17500 €, c'est plutôt pas mal, il en faut quelques propriétés à l'île de Ray, et bien eux seront davantage imposés.
ce qui nous permettra au total de récolter 30 milliards d'euros et de rétablir un principe pour lequel cétait battu les gilets jaunes que les gros payent gros et que les petits payent petits. Je vous remercie. [applaudissements] Merci beaucoup Manon. Alors comme vous l'avez entendu dans la vidéo de tout à l'heure, en dessous de 4000 € par mois, on va payer moins d'impôts. Au-dessus, ils vont payer un peu plus ou beaucoup plus. Pour nous expliquer ça, c'est Éric Cocrel qui va nous expliquer l' fonctionnement de la révolution fiscale. Député, membre de la commission des finances et je te laisse la parole. Merci Clémence.
Bien, ça a été dit sous le quinquena à Macron, les plus riches se sont enrichis comme jamais. Mais un autre phénomène a été aussi que la fiscalité a été toujours moins redistributive. Alors vous me direz ça date pas de Macron, ça date des années 80 la contre réévolution néolibérale RAN Tcher qui sont attaqué à l'état social et un de ces piliers qui est la fiscalité avec conséquence moins recette pour l'État mais aussi l'enrichissement des plus riches et puis un impôt moins redistributif moins juste.
Le premier point finalement c'est que l'impôt majuscule celui qui est considéré comme en général l'impôt par dans l'imagerie populaire, c'est-à-dire l'impôt sur le revenu à une part toujours moins importante dans l'imposition globale. Songez qu'aujourd'hui il ne pèse plus que de 19 % par rapport aux impôts non redistributifs. Et ces impôts redistributifs, deux d'entre eux, la TVA a vu son poids en 20 ans augmenter de 25 % tandis que la CSG créée en 1991 a vu elle son poids augmenté de 370 %. La deuxième caractéristique, ça a été une baisse d'imposition des plus hauts revenus. On l'a dit tout à l'heure, Jean-Luc l'a expliqué sur le taux marginal maximal.
Il est passé dans le même temps des années 80 aujourd'hui de 65 à 45 %. Et puis troisème caractéristique, c'est toujours moins de tranche d'impôts, c'est-à-dire moins de progressivité de l'impôt. Et c'est notre premier visuel qui va le montrer. Cet impôt est devenu du coup très injuste pour les classes moyennes puisque vous voyez que si vous gagnez 2172 € par mois ou 6212 € par mois et bien vous avez le même barê qui s'applique. Il y a donc là une injustice totale. Le bilan de tout ça, c'est qu'en 1945, 1 % des plus riches payaient 44 % de l'impôt sur le revenu.
Aujourd'hui, le même pour des plus riches ne paye plus que 18 % de l'impôt sur le revenu, sans compter que ceci bénéficie en plus des niches fiscales qui techniquement les en façon de manière à éviter l'impôt les avantage considérablement. Nos mesures, c'est de remettre tout ça dans le bon sens. C'est une vraie révolution fiscale parce que cela redonne justement toute sa force et son poids à la dimension redistributive de l'impôt. Et tout commence avec l'impôt sur le revenu. L'impôt sur le revenu, nous reviendrons à 14 tranches d'impôts comme c'était au début des années 80 avec deux caractéristiques. Le premier c'est que ça sera un impôt universel.
tout le monde payera l'impôt sur le revenu, y compris les 40 % de Français aujourd'hui défavorisés qui ne payent pas l'impôt sur le revenu et qu'ils payeront entre 10 € et 100 € par mois. Mais je rassure tout le monde, ils auront ils auront une large contrepartie avec le fait que la CSG devient progressive et que l'on baisse la TVAHA. Je vais y venir tout à l'heure. Deuxème caractéristique, on arrête avec cette vision très patriarcale de l'impôt qui contredit les questions d'égalité notamment de revenus salaire hommes-femmes. On supprime le quotient conjugal et familial au profit d'un crédit d'impôts par enfant pour toutes les familles.
La CSG enfin devient un impôt progressive avec le même nombre de tranches que l'impôt sur le revenu. Et puis on revient à un taux maximal marginal. de 90 % confondu impôt sur le revenu CSG pour les personnes qui gagnent plus de 33000 € par mois. 90 % Roosevelt l'a fait, Mélenchon peut bien le faire. Les conséquences, c'est le deuxième visuel, c'est que les 8 % des plus riches nos concitoyens payeront aujourd'hui payeront plus et 92 % je pensais que oui voilà 92 % payont moins. C'est-à-dire dès lors que vous gagnez vous gagnez moins de 4000 € par mois, vous êtes célibataire, vous aurez un avantage avec ce que nous proposons. Les recettes parce que c'est ce qui nous intéresse.
Hausse du barême des plus hauts revenus + 5 milliards. suppression du quotient familial + 11 milliards le coût les dépenses baisse des impôts pour 92 % de nos concitoyens moins 10 milliards remplacement du quotient par du cit du crédit impôt du quotient par le crédit impôt pardon - 1 milliard recette totale pour l'impôt sur le revenu 5 milliards. J'en viens aux niches fiscales. Le coût global il est terrible en France 90 milliards avec souvent des niches qui sont injustes socialement nuisibles, écologiquement usibles. Donc nous allons faire une évaluation et une suppression de celle qui dépareillent trop par rapport à ces critères.
Quelques exemples Pinel que la Cour des comptes épingle constamment qui n'a rien fait sur la question du logement mais qui coûte cher ou la niche pour favoriser les heures supplémentaires. Nous qui voulons revenir aux 35 heux payé. Le coût le les recettes totales de cette suppression de mich fiscale, c'est + 11,7 milliards auxquels s'ajouteront 1 milliard du fait que nous plafonnerons le crédit emploi à domicile qui aujourd'hui pour moitié bénéficie aux personnes qui gagnent plus de 4800 € par mois. Reale + 12,7 milliards. 3è et dernier point, les TVA, l'impôt le plus injuste et qui pèse pourtant qui représente pourtant 50 % de la fiscalité.
Là c'est simple, on va baisser la TVA de tous les premiers les produits de première décisité de 10 à 5 ou de 55 à 5 %. Dans le même temps, on augmentera la TVA pour les produits de luxe en passant de 20 à 33 %. Et ça tombe bien parce que la baisse de la TVA produit première cité, c'est 5 milliards que ça coûte à l'état. Par contre, la hausse de la TVA dans le grand luxe, c'est 5 milliards. C'est donc compensé. En résumant, tout en rendant l'impôt sur les particuliers plus juste, plus redistributif, plus progressif, meilleur pour la consommation populaire, les recettes totales pour l'État seront de 17 milliards. Merci. Merci Éric.
[applaudissements] Et tout de suite, j'accueille Adrien Toussell avec qui j'ai le plaisir de coordonner le programme qui va nous dire qui sont les gagnants de nos mesures. [applaudissements] Effectivement, j'imagine qu'à ce stade, une question vous brûle les lèvres, qui gagne, qui perd dans cet ensemble de réformes qui ont été présentées. Et pour y répondre, nous avons constitué un graphique qui vous apparaît là. Un graphique qui découpe la population en ce qu'on appelle des déciles, c'est-à-dire des tranches de 1/10è, les 10 % les plus pauvres, puis les 10 % d'après, puis les 10 % d'après.
Et ce graphique permet deux observations fondamentales permettant de comprendre ce que nous comptons faire avec ces réformes et ce que nous allons produire comme effet sur le niveau de vie de la population. Première constatation. Presque tout le monde y gagne. Les 3/4 des ménages du pays voient leur niveau de vie s'accroître au terme des réformes qui vous ont été présentées auparavant. Deuxème résultat, non seulement le niveau de vie augmente, mais il n'augmente pas de manière tout à fait équivalente pour tous les niveaux de vie. Les plus pauvres sont ceux qui en gagnent le plus, voit leur niveau de vie s'accroître de la manière la plus importante.
Tandis que à partir de 75 % de la population, le quart le plus riche lui verra son niveau de vie légèrement diminuer. Je j'attire votre attention sur le fait qu'il s'agit d'un niveau de vie et non pas d'un revenu. Il n'y a pas là que l'argent qui va dans les poches des individus, mais il y a également l'ensemble des contributions collectives, du service public, des remboursements de transports médicaux ou des tarifs sociaux qu'on a pu évoquer avant. Bref, tout ça pour dire que ce programme est d'intérêt général car il élève généralement le niveau de vie.
[applaudissements] Merci Adrien Toussell pour cette intervention sur les gagnants de nos mesures qui conclut cette première partie d'émission et qui me permet d'introduire la deuxième. Mieux gagner sa vie, mieux vivre. Voilà les conditions nécessaires à une société du bien-être et de l'entraide. Et pour mettre en place ce projet de société que nous portons, nous avons besoin de progrès social et humain qui passent par l'éducation, la santé et le besoin de se sentir en sécurité. Ce sont ces mesures que nous allons chiffrer dans cette 2uxè partie d'émission. un budget de progrès social et humain. Notre programmeation qui est la clé pour nous du progrès humain.
Nous avons besoin d'éducation pour permettre à chacun de se saisir de sa propre liberté, d'être en mesure de répondre au défis du progrès collectif. Or, notre service public d'éducation a été saordé par des décennies de politique libérale destructrice. Donc nous voulons reconstruire l'école de l'égalité et de l'émancipation. On vous présente ça dans une vidéo. Pour notre école, nous recruterons des dizaines de milliers d'enseignants afin de parvenir à un nombre moyen de 19 élèves par classe. [musique] Et tout de suite, nous mobiliserons ces personnels supplémentaires en maternel et dans l'éducation prioritaire. Nous allons également investir massivement dans la voie professionnelle.
Nous allons ouvrir des lycées professionnels, des lycées maritimes, des lycées agricoles. Ils sont indispensables pour faire la bifurcation écologique de notre économie. Pour y parvenir, nous avons besoin de redonner de l'attractivité au métiers d'enseignant et [musique] pour cela, nous augmenterons leur salaire de 30 %. 15 % immédiatement en dégelant le point d'indice et 15 [musique] % à mettre en discussion avec leurs organisations syndicales. Pour les élèves, pour leur famille et pour assurer une égalité de chacun d'entre eux, nous ferons enfin la gratuité réelle de l'éducation. Gratuité des cantines scolaires avec des menus issus d'une agriculture locale et biologique.
[musique] Gratuité des fournitures scolaires, gratuité aussi des sorties scolaires. Harry Kermadec, bonsoir. Tu es sociologue et économiste de l'éducation, maître de conférence à l'ENESS Paris Saclet et membre du Parlement de l'Union populaire. Je te laisse la parole. Merci beaucoup. [applaudissements] Bonsoir. Merci. Alors, depuis 50 ans, le droit à l'éducation a permis un accès de plus en plus massif et de plus en plus long des jeunes à l'éducation. Pendant des dizaines d'années, l'État a su construire des collèges, des lycées et même des universités pour assurer ce droit. Cette massification de l'éducation se poursuit aujourd'hui mais sans investissement public.
Les conditions d'études des élèves et des étudiants se sont donc dégradées et aussi les conditions de travail et les salaires des personnels. Nous proposons donc avec l'avenir en communissement massif dans l'éducation à la hauteur des besoins de la population. Il faut commencer par recruter des enseignantes et des enseignants pour arriver à faire au moins aussi bien que la moyenne européenne de 19 élèves par classe notamment en maternelle et dans l'éducation prioritaire. Nous ouvrirons donc 50000 classes supplémentaires dans les écoles et 50000 classes supplémentaires dans les collèges et les lycées dont une partie pour les élèves prima arrivant.
Au salaire actuel, ces 100000 nouvelles classes, ça coûterait 5,6 milliards d'euros. Mais avec la hausse de 30 % des salaires dans l'éducation qu'on vient de présenter, il faudrait il est nécessaire de financer 7,3 milliards d'euros. J'y reviendrai. Il faut aussi recruter des assistantes d'éducation et des assistants pédagogiques dans chaque établissement. Nous savons, vous savez pardon que la mer est importante pour l'avenir en commun. Nous proposons qu'il n'y ait plus de département maritime sans lycée maritime. Il faut donc construire 20 nouveaux lycées. Nous augmenterons également de 10 % le nombre des lycées professionnels et agricoles.
Au total, ce sont donc 160000 enseignants et enseignantes qu'il faut recruter pour 8,85 milliards d'euros qui seront mobilisés pour développer le service public éducatif. La principale mesure du programme sur l'éducation, c'est une forte augmentation des salaires en commençant par rattraper la perte de pouvoir d'achat sur les 10 dernières années dit au gel dû au gel du point d'indice des fonctionnaires. Ça a été mentionné. Rien que sur le dernier quinquena. C'estes 200 € qui sont perdus tous les mois par les enseignantes et les enseignants.
Avec les organisations syndicales, une négociation doit permettre d'arriver à une augmentation de 30 € du salaire pour tous les personnels de l'éducation nationale, enseignant ou non, pour un coût d'un peu moins de 11 milliards d'euros. Nous proposons également de rendre réellement gratuit l'accès à l'éducation de la maternelle à l'université. La prise en charge des manuels de la fourniture scolaire, des fournitures scolaires et de la cantine pour 12 millions d'élèves revient à 7,9 milliards d'euros.
Nous mettrons enfin en place la gratuité de l'accès à l'enseignement supérieur dès septembre 2022 à rebour de la dynamique actuelle de généralisation et de hausse des frais d'inscription partout dans l'enseignement supérieur. Une hausse particulièrement xénophobe puisque elle est plus importante pour les étudiants et les étudiantes étrangers et étrangères. C'est donc 500 millions d'euros qui sont nécessaires pour mettre en place un réel accès gratuit à l'enseignement supérieur et au total 8,4 milliards d'euros. Toutes ces dépenses nouvelles renforcent le service public pour répondre aux besoins de la population en éducation.
Elles augmentent le niveau de vie de toute la population mais de façon évidemment très différenciée suivant le revenu avec une hausse de 0,7 % pour les plus riches mais beaucoup plus importante de 5,5 % pour les 10 % les plus pauvres, soit l'équivalent de 3 semaines de revenu. Assurer le droit à l'éducation, c'est donc aussi une politique redistributive, une politique économique pour plus de justice sociale. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup Hugo. On me dit qu'il y a eu une toute petite erreur, une précision donc c'est 30 % et non pas 30 €. Voilà, c'était une bonne nouvelle finalement. Donc tout va bien. Merci beaucoup [raclement de gorge] Hugo.
Alors aujourd'hui, un jeune sur 5 est au chômage, un sur de vit sous le seuil de pauvreté et ce qu'on veut évidemment nous, c'est élargir l'horizon de la jeunesse, lui permettre de participer pleinement à la société de l'harmonie que nous voulons bâtir. On en parle juste après cette vidéo. Vous l'avez sans doute vu dans notre programme l'avenir en commun. Nous proposons la création de 300000 emplois jeunes qui interviendront notamment dans l'éducation nationale où les besoins sont immenses mais aussi dans les associations de solidarité ou toutes celles qui œuvrent pour la bifurcation écologique. Les besoins sont immenses et pourtant le chômage des jeunes reste beaucoup trop élevé.
Ces 300000 en points jeunes si nécessaires seront tous rémunérés [musique] au SMIC. Nous proposons une conscription citoyenne qui s'adressera à tous les jeunes avant leurs 25 ans, qui durera 9 mois et qui sera rémunéré au SMIC, qui aura été revalorisé. Il y aura une formation militaire initiale mais aussi la possibilité de faire appel aux droits à l'objection de conscience. Un bilan sur la formation de chaque jeune sera fait mais aussi un bilan de santé. Il y aura également une formation pour la [musique] conduite et la possibilité gratuitement de passer le permis de conduire.
Alors pour que les jeunes qui puissent étudier sereinement qui non pour que les jeunes qui étudient puissent étudier sereinement nous mettrons en place une garantie autonomie jeunesse à hauteur de 1063 € par mois. L'objectif pas un jeune en dessous du seuil de pauvreté. Je vous laisse regarder une vidéo qu'on a construit sous la forme d'un micro trottoir. On a rencontré des jeunes qui nous ont expliqué ce qu'ils font et ce qu'ils pensent de la garantie autonomie jeunesse. [musique] Moi quand j'ai fait mes études, je pouvais pas faire de crédit. J'étais obligé de travailler à côté. Puis en alternance, on est payé par rapport à des grilles qui dépendent de l'âge. Bah je suis payé 600 €.
J'étais acceptée à la Sorbonne, mais à côté, il fallait que je fasse des petits jobs pour un pour trouver un logement, pour payer euh mes livres et cetera. Je l'ai fait, j'ai essayé pendant 3 ans, mais c'était vraiment dur de travailler en temps serveuse ou à la caisse pendant tous les weekends. Je suis en train de finir mes études euh et à côté de ça, je travaille comme vacataire dans une bibliothèque universitaire à Lyon. J'arrivais en cours épuisé, j'avais la plupart du temps même pas mangé et du coup je pouvais même pas suivre le cours. Pourquoi aujourd'hui j'ai pas fini mes étude à la Sorbon ?
C'est parce que justement euh travailler à côté les weekends dans un endroit où c'est pas forcément c'est ce que je veux faire plus tard, ça m'a empêché de continuer. La garantie autonomie jeune, c'est pas négligeable qui est de 1063 € par mois. Je trouve l'idée vraiment trop trop bien. Ça peut en aider beaucoup. la garantie autonomie jeune pourrait me permettre déjà de payer mes projets, les financer de manière un peu plus euh un peu plus décente.
Ça veut dire que je serais plus obligé de travailler à côté de mes études et que tous les étudiants pourront simplement se concentrer sur leurs études au lieu de se retrouver à être maltraité dans des jobs où en fait on est facilement remplaçable, où les contrats sont précaires et qui nous stressent et qui prend du temps sur nos études.
En fait, si à ce moment-là ça avait existé, euh ça ça m'aurait permis de de vivre mon rêve et même de de mieux travailler par la suite parce que du coup maintenant, il y a plein de choses que je dois approfondir, mieux apprendre, que j'aurais dû apprendre à ce moment-là aussi de pouvoir chercher du travail en toute sérénité parce que du coup aujourd'hui bah si on travaille pas, on a pas d'argent ce qui fait qu'on est dans une sorte de stress et cette tête là franchement ça pourrait aider même motiver euh aux jeunes de vouloir faire ces études. On pense aux jeunes qui sont en province par exemple.
Euh le fait d'avoir un des études qui permettent d'avoir un salaire, bah derrière on peut s'acheter une petite voiture, un petit scooter, n'importe quoi parce que bah pour pas aller au manque de transport en commun sur place. Non franchement il est de ouf. Nous mettrons un terme à la souffrance, à la précarité dans laquelle les jeunes sont plongés. une souffrance des jeunes, une précarité des jeunes qui ont explosé durant le quinquena d'Emmanuel Macron, nous proposons pour en sortir trois choses. D'abord, la garantie d'autonomie. Plus un jeune ne vivra avec moins de 1063 € par mois, 1063 € qui est le seuil de pauvreté.
Cette garantie d'autonomie sera accessible à partir de 18 ans pour les étudiants qui sont en formation dans l'enseignement général et à partir de 16 ans pour les jeunes qui sont dans l'enseignement professionnel. Deuxème mesure, la construction massive de logements étudiants. Nous construirons 15000 logements étudiants par an. Je vous rappelle que Emmanuel Macron avait proposé de construire 600 logements sur toute la mandature. On en a pas vu la moitié. Ensuite, 3è proposition, un grand plan immobilier universitaire. Nous rénoverons les amphithéâtres, les laboratoires, les lieux de vie des étudiants.
Voici les propositions qui seront mises en œuvre dès l'élection de Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'Union populaire. Alors, j'accueille tout de suite Adrien Toussell, cocoordinateur du programme pour chiffrer ses mesures. Je te laisse la parole. [applaudissements] Et effectivement, je vais redire comme tout à l'heure, la seconde question qui brûle les lèvres, c'est là aussi combien ça coûte ? Et bien le premier élément de réponse, c'est d'abord de regarder le prix actuel de la situation qui est la nôtre aujourd'hui. Nous connaissons en France un taux absolument énorme de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en étude. Ils sont 1 million et demi.
C'est plus que dans le reste de l'Union européenne. On est un point au-dessus de la moyenne européenne et cela coûte extrêmement cher. On doit chaque année avec les différents comptes sociaux et comptes publics débourser 22,2 milliards d'euros en multiples dispositifs d'aide ou d'accompagnement pour essayer d'aller rechercher ces jeunes, les accompagner, les leur proposer un déboucher vers l'emploi ou une formation professionnelle. Donc la situation actuelle est très chère. On va essayer de rapporter le coût de ce que nous connaissons aujourd'hui au prix de ce que nous allons faire demain. La première des mesures qui a été évoquée était la garantie d'autonomie pour les jeunes.
Cette garantie d'autonomie qui vise, je le rappelle, à compenser les revenus jusqu'à 1063 € par mois pour une personne seule coûtera aujourd'hui 9 milliards5. 9 milliards 5, c'est le prix de la continuité des études, de la capacité à aller jusqu'au bout des diplômes et la fin de l'obligation faite à des étudiantes ou des étudiants de travailler comme c'est le cas pour la moitié d'entre eux et d'exercer une activité hors cus qui n'a rien à voir avec leur thématique d'étude. On peut étudier les mathématiques et aller vendre des produits sur le marché ou étudier le droit et faire des babysitting. Bref, 9 milliard 5, c'est le prix de l'élévation des qualifications par l'accès général au diplôme.
C 9 milliards 5 vont avec un plan collectif. Parce qu'être étudiant, ce n'est pas qu'une question de revenu individuel, c'est une question de capacité d'existence ensemble. cette capacité d'existence, ce sont les 1 mliard 6 que nous allons mettre dans la rénovation des universités et la construction de logements spécifiquement adressés aux étudiantes et aux étudiants pour qu'ils arrêtent de devoir réviser le soir avec des punaises de lit dans leur CTU ou étudier la journée dans un amphithéâtre qui goûte lorsqu'il pleut à l'extérieur. Deuxème ordre de mesure, ce sont les emplois jeunes au nombre de 300000.
On le sait aujourd'hui, être jeune est une vulnérabilité sur le marché de l'emploi à diplôme égal à moins de 25 ans et trois fois plus souvent au chômage que ses aînés. Nous allons mettre fin à cette situation avec 300000 emplois jeunes de 5 ans rémunérés au SMIC, ce qui représentera 4,4 milliards d'euros. Avec 300000 jeunes de retour à l'emploi de moins de 25 ans, cela signifie que le taux de chômage des jeunes passera à son minimum historique depuis qu'on le mesure. Et même, on peut le dire, être jeune et qui voudra avoir une situation plus favorable dès lors que leurs aînés.
Enfin troisème mesure qui est celle de la conscription citoyenne qui concerne chaque génération, donc des promotions de 750000 jeunes chaque année qui effectueront ce service de conscription citoyenne durant lequel ils et elles auront accès à un certain nombre de qualifications suivant les activités qui seront conduites sécurité civile, protection environnementale, euh activité pour la santé collective.
Bref, ces jeunes auront accès à des qualifications, à des savoirs, à des savoir-faire qui resteront avec ell et avec eux sur le marché de l'emploi et permettront de surmonter les difficultés que l'on connaît assez classiquement pour les jeunes, à savoir l'absence de réseau, la présomption d'incompétences ou encore le prix de la mobilité. Bref, cette conscription citoyenne est un des moyens de d'acquérir de nouvelles qualifications au niveau de la jeunesse et d'avoir le permis de conduire également financer comme on a pu le voir dans les vidéos précédentes qui est un des freins majeurs à la recherche d'emploi.
En somme, ces trois mesures additionnées dépassent de 1ARD5 le prix actuel de gestion des jeunes ni en emploi, ni en formation, ni dans le système scolaire et éducatif. Cela signifie que leur traitement, la remise en emploi, en formation et en éducation ne coûte de manière nette que 1 milliard 5 puisque nous allons récupérer tout l'argent qui est dès aujourd'hui dépensé et que nous allons faire de la nouvelle génération la plus qualifiée de l'histoire du pays. Merci Adrien.
[applaudissements] On va maintenant parler tout de suite d'un autre besoin indispensable qui est la santé avec le Covid, le mépris de Macron pour les alertes des soignants, les 5700 lit qu'il a supprimé pendant son mandat, tous les services d'urgence qui ont fermé notamment dans les zones rurales, notre service public de santé est à bout de souffle. Il faut le reconstruire intégralement. C'est ce qu'on va faire. La première mesure pour l'hôpital et pour les épades que devrait prendre Jean-Luc Mélenchon s'il est élu président de la République, c'est un grand plan qui associe la formation massive de personnel et les embauches. Nous manquons de 100000 personnels à l'hôpital.
Les salaires sont ridiculement bas aujourd'hui. On regarde la pénibilité de ces métiers essentiellement féminins et puis surtout surtout la crise a montré que nous manquions dramatiquement de lit. Il faut arrêter les fermetures d'huile et surtout en rouvrir. Et puis le mode de financement de l'hôpital aujourd'hui est complètement à revoir puisque la tarification à l'activité crée des malades rentables et des malades non rentables. Et cette sélection des patients est insupportable pour les patients [musique] mais aussi pour les personnels. Donc vivement que ça change.
Aujourd'hui lorsque nous sommes de garde nous les médecins urgentistes à domicile c'est tous les jours que l'on observe des renoncements aux soins. Soit parce que les patients n'ont pas de mutuel, soit parce que les rendez-vous sont trop loin en secteur 2, donc avec dépassement d'honoraire. Ainsi, ils ne vont pas prendre rendez-vous pour leur imagerie chez le dentiste ou chez un médecin spécialiste. Et quand ils arrivent ensuite à l'hôpital, les frais économiques sont plus importants pour la collectivité. Ceci est bien sûr un système qui est mortifère.
Ainsi, il faut absolument qu'on ait un 100 % sécurité sociale avec un remboursement complet des soins qui sont prescrits, que ça soit pour les radios, les médicaments, les spécialistes et les frais de complémentaires seront ainsi annulés. Les personnels des mutuels intégreront directement la sécurité sociale pour un parcours mieux coordonné et des patients [musique] globalement mieux pris en charge. Il est important dans notre pays de maintenir l'autonomie de nos personnes âgées. En [musique] priorité, créer 10000 places par an.
pour permettre l'accueil au maintien à l'autonomie des personnes âgées d'un are pays, mais surtout l'embauche en urgence de 240000 soignants pour enfin avoir un ratio soignant résident qui permett de stopper la maltraitance institutionnelle [musique] qui existe et perdure dans notre pays depuis beaucoup trop d'années. Tout ceci est financé. 240000 soignants, c'est 0,6 soignants au chevé du résident. Et enfin, grâce à l'Union populaire, nous stopperons la maltraitance institutionnelle et nous rendrons la dignité et l'autonomie à nos personnes âgées en France.
Et pour présenter, [applaudissements] vous pouvez les applaudir, pour présenter le chiffrage sur ce thème, j'accueille Maë Chassé qui a travaillé donc au ministère de la santé. Je te laisse la parole. Merci Clémence. [applaudissements] Bonjour à toutes et à tous. Souvent quand on parle de santé, on considère la santé comme un coût. Alors que il faut rappeler que la santé, c'est avant tout un investissement. C'est un investissement pour la santé des gens évidemment, mais c'est un investissement pour le fonctionnement de la société plus globalement.
C'est d'autant plus intéressant comme investissement que si on fait de la prévention et des soins, on empêche un certain nombre de dépenses supplémentaires. On l'a dit, la situation de la santé en France et du système de santé est assez dramatique. On a la fermeture d'un certain nombre de lits, on a des difficultés à recruter dans les ÉPADES et on a ce chiffre complètement incroyable d'un tiers des Français qui renoncent à des soins pour des questions financières. Alors, on a une mesure dans l'avenir en commun pour faire face à ça, c'est le 100 % SQ. Alors, qu'est-ce que c'est le 100 % SQ ?
C'est une mesure qui va permettre le remboursement intégral par la sécurité sociale des soins qui sont prescrits. Ce coût, cette mesure pardon, elle est estimée à un coût de 39,3 milliards d'euros. Le bon côté de cette mesure c'est qu'elle est financée. Elle est financée par deux moyens. Tout d'abord par des cotisations. Les cotisations CQ qui en fait remplacent les cotisations et les primes d'assurance ou de mutuel. que l'on paye actuellement et ça ça représente 25,7 milliards d'euros.
Et le reste c'est financé donc le reste de 13,6 milliards d'euros, c'est financé par des économies, des économies sur les frais de fonctionnement, donc que ce soit la publicité et le marketing des mutuels qui n'auront plus lieu d'être, mais également par des des encadrements, un meilleur encadrement, des dépassements d'honoraires ou d'autres d'autres économies sur lesquelles je vais pas détailler. concernant l'hôpital public, la crise du Covid, on l'a tous en tête, à montrer la crise de l'hôpital. Mais ce qu'il faut savoir et ce que savent les soignants et les gens de l'hôpital, c'est que cette crise, elle préexistait à la crise du Covid.
Et en effet, ça fait enfin pour cause, ça fait 20 ans que le financement du budget de l'hôpital public est réduit. Alors, il a été euh stabilisé sous le sous le gouvernement Macron, mais pour autant euh il n'y a pas eu un un investissement suffisant, des moyens suffisants pour permettre une revitalisation de l'hôpital. De notre côté, on prévoit de remettre sur pied l'hôpital avec deux mesures principales qui sont chiffrées. La première mesure, c'est la création de 100000 emplois, donc des emplois hospitaliers que ce sont des médecins, des infirmières, des aides soignantes ou des des personnels administratifs.
Et le second la seconde mesure c'est l'augmentation du budget de l'hôpital de 5 % par an. Et ces deux mesures donc les emplois plus l'augmentation du budget, ça représente 20 milliards d'euros. En parallèle, nous allons supprimer la tarification à l'acte, la T2A dont parlait Christophe Prudom dans la vidéo. Euh cette tarification, elle c'est elle a grandement participé au dysfonctionnement de l'hôpital euh parce qu'elle pousse à une surconsommation de soins et d'opération. Elle est estimée par les fédérations de professionnels à un ordre de 30 %. Donc avec le changement de tarification et d'autres économies, on arrive à voilà à 7 milliards d'euros d'économie.
Et enfin, mon troisème point, ce sera sur la prise en charge du grand âge et de la dépendance. On a tous en tête les récents scandales sur les épades privées hors PA pour ne pas les citer, mais il y en a d'autres. et il faut repenser le système de prise en charge de la dépendance. Pour nous nous préparer sur ce sujet-là, on s'est fondé, on s'est appuyé sur le travail de Caroline Fiat et de ses collaborateurs qui ont vraiment chiffré et proposé des mesures. Il y en a trois principales de mesures. La création de 10000 places en EPAD par an, le recrutement de 240000 personnels et enfin la revalorisation de ces métiers, donc que ce soit par la formation ou par le salaire.
on le sait qu'ils sont actuellement assez bas et l'ensemble de ces mesures sur le grand âge sont estimées à 11,2 milliards d'euros. Merci Maë, merci beaucoup. [applaudissements] Alors dans cette séquence consacrée au progrès social et humain, nous vous avons parlé de jeunesse, d'éducation et de santé. Et maintenant, nous allons parler du besoin de vivre en sécurité qui repose sur trois choses. Une justice au service du peuple, une police de proximité formée et le besoin urgent de lutter contre les violences faites aux femmes. Je vous propose de regarder cette vidéo sur ces sujets.
65000 65000, c'est le nombre de postes que nous allons créer au ministère de la justice pour réparer ce service public que nous devons au justiciables. Dans ces 65000 recrutements, évidemment, il y a des postes de magistrat. Nous avons deux fois moins de magistrats par habitant que nos voisins allemands. Il est temps de réparer cela. Et qui dit magistrat dit greffier pour la compagnie à ses côtés. Et le ministère de la justice, c'est aussi un certain nombre d'autres postes.
Je pense au conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation qui participent à la lutte contre la récidive ou les éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse pour les enfants qui sont en conflit [musique] avec la loi. Pour ce qui concerne la police, nous avons besoin d'une police nationale de proximité qui se déploie dans un cadre républicain de tranquillité publique avec des gardiens de la paix au service des citoyennes et des citoyens. Et évidemment, nous avons besoin [musique] d'une police judiciaire qui s'occupe des plaintes des gens. Il faut qu'on puisse traiter les plaintes pour résoudre les enquêtes. Voilà ce que nous devons aux Françaises et aux Français.
Nous dégagerons 1 milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes parce que c'est le chiffre que nous avons brandi lors des manifestations qui ont déferlé sous le quinquena Macron parce que il y avait un gouffre entre les annonces faites et la réalité des budgets [musique] qui ont été consacrés d'ailleurs aux grenelles contre les violences faitales que nous avons arraché. Le Premier ministre a dit que la lutte contre les violences faites aux femmes n'était pas une question de budget. Or, c'est faux.
Nous savons que les solutions existe mais qu'elles impliquent des moyens pour les pouvoirs publics pour [musique] accompagner la parole des femmes et prendre en charge toutes les étapes de la vie de ces femmes qui sont violentées et bien pouvoir les accompagner. [musique] Il faut prévenir, protéger, être capable de former les agents de police, de donner des moyens [musique] à la justice de faire son travail, de faire de l'information à grande échelle et aussi de mettre les moyens pour une éducation antisexiste [musique] dans les écoles. Pour tout cela, nous mettrons un milliard. Et j'appelle tout de suite Bernard Pignorol qui va nous chiffrer ses mesures.
Bernard Pigol est haut- fonctionnaire, juriste et président de l'institut la BOI Bernard. Merci Julie. Bien, [applaudissements] Clémentine et Hugo Bernalicis viennent de parfaitement résumer quelques points du programme police justice avec la le focus sur les violences aux femmes. C'est d'après Pierre Jc qui est quand même une référence en la matière le programme le plus argumenté et le plus complet qui existe à ce jour sur ces sujets. D'abord, je vais vous parler de justice, c'est le troisème pouvoir et c'est aujourd'hui la honte de la République. Hugo a rappelé deux trois chiffres. J'en citerai quand même un.
Nous ne dépensons par an que 70 € pour la justice par habitant alors que l'Espagne en dépense 93 et l'Allemagne 131. C'est un coût social, c'est un coût humain, c'est inacceptable et il faut donc y remédier. Pour cela, nous allons dépenser 4,5 milliards d'euros par an avec une montée en puissance notamment sur le personnel. Le premier poste budgétaire, effectivement, ça a été rappelé par Hugo, c'est le personnel. 65000 postes seront ouverts dans le monde de la justice qui se répartissent de la manière suivante.
43000 dans l'administration judiciaire, magistrat, greffier, personnel administratif 10000 dans l'administration pénitentire et on ne parle pas là du des gardiens de prison de on parle uniquement des greffiers et la moitié des postes seront réservés à l'insertion et à l'approbation pour ancrer une justice de prévention et de remise dans le droit-chemin lorsqu'il le faut. 10000 postes sur la PJJ sur la prévention pardon de la judiciaire de la jeunesse et enfin 2000 postes d'accès au droit. La deuxième dépense budgétaire que nous ferons, c'est pour répondre aux besoins en effet et ça représentera pardon 1,6 milliards d'euros par an.
En effet, aujourd'hui l'accès est cher, inégal et souvent inutile. Donc nous doublerons déjà l'aide juridictionnelle, ce qui permet à ceux qui n'en ont pas les moyens d'avoir accès à un avocat qui puisse les défendre devant les tribunaux. Ça nous coûtera 600 millions d'euros par an. La deuxième chose sera la gratuité des procédures les plus élémentaires, les plus nécessaires. Et là, c'est souvent le divorce. C'est l'exemple qu'on prend. Aujourd'hui, un divorce coûte entre 1000 et 8000 € par an. En moins, ce sont des chiffres qui ont été donnés par les ministères.
Et donc, ça sera totalement pris en charge pour un coût total avec d'autres procédures pour un coût total de 1 milliard d'euros par an. La police, tout a été dit, il faut tout refaire du sol au grenier, de la cave au grenier. Je vais donc vous parler que de deux mesures. D'abord, le recrutement. 12000 recrutements seront faits pendant le quinquena pour une à hauteur de 570 millions d'euros par an à terme lorsque l'affaire sera monté en puissance pour mettre l'accent sur la police judiciaire et la police scientifique, la police judiciaire verra ses ses effectifs à croître de manière à atteindre le chiffre de 370 millions par an.
Nous multiplierons notamment par deux, la lutte contre les traites humaines, la lutte contre la pédocriminalité et nous incluons dans ce budget-là les douanes qui participe au démantellement des réseaux à hauteur de 18,5 millions d'euros par an. Deuxème volet toujours répondre aux besoins de la population. Il faut donc ça passe par de la formation et par l'accueil des victimes. 530 millions d'euros par an qui se répartiront entre la police de proximité, la reconversion des agents des bacs et des braves qui seront supprimés comme vous le savez si vous avez lu le programme et l'insertion des polices municipales dans le dispositif global de la police de sécurité.
Ça concernera quand même 40000 agents au total pour un coût je décline hein, c'est dans les 530 millions d'euros 200 millions d'euros par an. Le reste sera donc consacré à l'accueil des victimes avec la mise en place de dispositifs d'écoute et de formation des personnels à ces dispositifs d'écoute pour 300 millions par an. Enfin, pour détailler ce que vous a expliqué le fléau que Clémentin a rappelé, l'effroid que ça peut causer chez nous, donc les la lutte contre les violences faites aux femmes pour un total de 1 milliard 1 milliard 100 millions d'euros par an. Il y a une petite différence entre mes chiffres et ceux de Clémentine, mais ce n'est pas bien grave de ce point de vue-là.
D'abord la création de lieux d'écoute et d'accueil pour accompagner et recevoir 115000 femmes par an parce que c'est ça le niveau des plaintes et des écoutes des agressions qui ont eu lieu. Ça coûte 500 millions d'euros par an. Ensuite la création de 40000 places de logement d'urgence dans des centres spécifiques réservés aux femmes victimes de violence qui sont donc des lieux y compris sécurisés pour éviter les féminicides quand il y en a. ce qui coûtera 450 millions d'euros par an. 3è poste là-dedans, s'appuyer sur les bonnes pratiques, ce que mettent en place aujourd'hui déjà des associations comme par exemple la maison des femmes à Saint-Denis dans le 93.
Et pour multiplier ces effetsl, nous mettrons donc l'accompagnement de longue durée, l'accès aux soins. Nous mettrons 50 millions d'euros par an. Dernier point pour continuer à améliorer la recherche et y compris ce que Clémentine a souligné, développer la pédagogie, la prise en charge contre la prise faire en charge ces violences et espérer éradiquer ce fléo à terme, nous mettrons 100 millions d'euros par an. Donc trois séries de mesures : justice, police, éradication des violences faites aux femmes pour un total de 6,7 milliards d'euros par an.
Ça peut vous sembler cher mais à titre de comparaison, une équipe universitaire a chiffré récemment le fait que le coût des violences faites aux femmes s'élève déjà à 3,6 milliards d'euros par an. Il y a donc un gain social pour créer une société apaisée que nous financerons. Je vous remercie. [applaudissements] Merci Bernard. Alors nous allons passer à la 3è partie de notre émission, la dernière avant le face à la presse avec Jean-Luc Mélenchon que vous attendez tous. Alors après la première partie, gagner plus pour vivre mieux puis celle sur notre besoin de progrès social et humain, c'est tout logiquement que nous passons à la troisème partie, l'économie au service du peuple.
[musique] Un autre enjeu sur lequel on a perdu 5 ans, c'est l'urgence climatique. On a manifesté aujourd'hui, c'était les marches pour le climat. Et notre solution, elle est claire, elle est travaillée, il faut planifier. On le sait, c'est la solution possible pour préserver le seul écosystème compatible avec la vie humaine. Ça peait ça paraît peut-être moins évident, mais tout à l'heure on va euh le démontrer. C'est aussi la meilleure option pour les entreprises, pour la confiance, pour la stabilité, pour l'emploi. Plutôt que le chaos du marché, il faut planifier.
Et nous on a prévu d'investir pour ça, on va prévoir d'injecter 200 milliards pendant le quinquena pour la bifurcation écologique dont on vous présente les grandes lignes dans cette vidéo. Le GC nous dit qu'il y a urgence à faire bifurquer notre modèle énergétique. Nous avons déjà perdu trop de temps. Avec l'Union populaire, ça sera ni fossile ni nucléaire. ni fossile parce que nous ne pouvons pas continuer avec une croissance infinie, avec des ressources finies et que nous ne pouvons pas laisser des multinationales comme totales décidé pour notre avenir.
Ni nucléaire parce que l'énergie nucléaire est une énergie du passé qui coûte aujourd'hui plus cher que les énergies renouvelables, qui crée des déchets dont on ne sait que faire, qui met à mal notre indépendance énergétique et surtout qui a une énergie low cost qui met en danger les travailleurs du nucléaire et notamment les travailleurs sous-traitants du nucléaire. Nous pouvons faire tout autrement dans notre pays. Ce que nous proposons avec Jean-Luc Mélenchon, c'est la bifurcation vers le 100 % énergie renouvelable. C'est planifié, c'est-à-dire gouverner par les besoins. Cela implique de créer des centaines de milliers d'emplois pour opérer cette bifurcation énergétique.
Cela implique une garantie pour les travailleurs qui devront changer d'emploi et notamment ceux du nucléaire. Cela implique une sobriété énergétique, c'est-à-dire de décider démocratiquement quel besoin en énergie nous voulons prioriser. Et cela implique enfin une efficacité énergétique qui permettra à tant de millions de gens de notre pays de vivre mieux et de ne plus avoir froid dans leur logement. Voilà le grand défi qui nous attend. Voilà l'horizon que nous voulons ouvrir au pays. Nous pouvons faire ce 100 % énergie renouvelable. À l'heure où je vous parle, deux secteurs sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre et aussi de consommation d'énergie.
le bâtiment et les transports. C'est pour cela que sur le bâtiment, nous prévoyons de rénover 700000 logements, les rénover thermiquement [musique] par an, 700000 logements par an afin de d'ici 2050 d'avoir rénové l'entièreté du parc immobilier. Cette rénovation thermique passera bien sûr par des aides de l'État afin que les médes les plus modestes puissent rénover leur logement sans que cela ne pèse sur leur budget. De la même façon sur les transports, il est urgent de sortir du tout voiture et du tout camion.
C'est pour cela que nous proposons que chaque français française soit à moins de 30 minutes d'une gare afin de pouvoir laisser sa voiture et profiter des transports en commun, des transports ferroviaires pour limiter à l'émission de gaz à effet de CR. C'est aussi le cas des camions de livraison qui doivent enfin cesser de polluer notre air et de d'envahir nos routes. Et la remise à niveau du frais de ferroviaire est aussi une question essentielle que nous portons. Le changement climatique est déjà en cours. Nous voyons d'ors et déjà s'abattre les impacts dans tous les secteurs. De même que nous voyons la multiplication des catastrophes climatiques extrêmes.
Le coût de l'inaction est autrement plus important que celui des investissements sur les infrastructures pour les rendre plus résilient les ponts, les viaducces, mais aussi les réseaux de haute tension qui doivent être enfuis. C'est pourquoi nous proposons un véritable plan national d'adaptation au réchauffement climatique, de même qu'une action soutenue doit être engagée pour préserver la ressource en eau puisque actuellement faute d'investissement 20 % de l'eau est perdue sur le territoire continental et 40 % de l'eau est perdue dans les outresem de même que le scandale de 1 million de français qui n'ont pas accès à l'eau potable qui doit cesser.
Voilà les grands chantiers que nous portons à travers un plan massif d'investissement de 200 milliards d'euros et nous accueillons tout de suite Cédric Duran, économiste spécialiste des questions d'économies industrielles d'économie industrielle sans pour le chiffrage. Bonsoir. [applaudissements] Alors, puisqu'on parle de chiffres dans cette émission, il y en a un qui devrait nous marquer toutes et tous, c'est celui du coût de la paire de la biodiversité. La perte de la biodiversité bien sûr est un drame en soi, mais cela a aussi un coût économique. D'ici 2050, on envisage qu'à l'échelle de la planète, cela représente la forme la somme folle de 10000 milliards de dollars.
Alors, il faut agir maintenant pour empêcher cela d'arriver. Pour cela, le programme l'avenir en commun propose un plan d'investissement de 200 milliards d'euros sur le quinquena. La priorité, c'est d'investir dans la lutte contre le changement climatique. Et pour se faire, on va particulièrement mettre l'effort sur la question de l'énergie. Alors, l'objectif, c'est de passer à 100 % énergie renouvelable d'ici à 2050. Ça implique d'avoir un un effort d'investissement de 10,6 milliards d'euros supplémentaires par an. Alors, ça peut peut-être sembler important, mais il faut avoir en tête par exemple une un élément de comparaison.
Un accident nucléaire, ça représente un coût qui est de 140 à 400 milliards de dollars. Alors, aujourd'hui, on investit déjà 13 milliards d'euros sur les énergies. Si on rajoute 10,6 milliards, on arrive au 23,6 milliards nécessaires pour faire cette transition vers 100 % énergie renouvelable à d'ici à 2050. Alors, la production est bien sûr essentielle pour faire cette transition vers le renouvelable à 100 % mais il faut également agir du côté de la consommation. Pour agir du côté de la consommation, le premier levier c'est d'agir sur les logements, l'isolation des logements. La proposition consiste à isoler 700 millions, 700000 logements par an.
700000 logements par an, cela représente un coût important, 6,2 milliards d'euros. Pourquoi ? parce que l'État va agir hein. Pour les 10 % des ménages qui ont les revenus les plus faibles, la le la l'isolation sera entièrement prise en charge par le budget public. Pour le reste de la population, ce sera 70 % pris en charge par l'État, sauf pour les 3,5 % de la population qui possèdent plus de 5 logements. Dans ce cas-là, ils seront contraints de faire une rénovation de leur logement, mais ils ne seront pas aidés par l'argent public. Un second poste qui est particulièrement important après le logement, c'est le transport, hein.
Alors aujourd'hui, le coût du transport, de la pollution lié au transport est extrêmement importante. On l'évalue à 100 milliards d'euros par an et nous, on propose d'agir dans le domaine du transport ferroviaire, de renforcer très fortement le transport ferroviaire. Donc ces investissements dans le transport ferroviaire prennent trois directions. La première direction, c'est 5 milliards pour le réseau hein, pour développer le réseau, le mettre à niveau, le réparer. 5 milliards d'euros donc pour le réseau, 1 milliard supplémentaire pour augmenter he la circulation par train. L'objectif c'est d'augmenter de 20 % le trafic des trains.
Donc ça représente une dépense de 1 milliard d'euros par an. Et enfin 250 milliards 250 millions qui sont eux consacrés au fait de rendre plus accessible le train. Alors c'est en particulier rendre gratuit l'accès au ter pour tous les jeunes de moins de 25 ans et le reste c'est pour faciliter rendre plus lisible l'offre tarifaire l'homogénéiser mais aussi baisser le prix des billets. Donc au total he c'est 6,25 milliards d'euros par an en faveur du ferroviaire. Alors bien sûr, ces éléments sont extrêmement importants qui concernent directement ce qu'on peut faire sur le territoire national, mais il faut aussi penser à l'insertion du pays dans l'économie mondiale.
En effet, une très grande partie près de la moitié de l'empreinte carbone est associé aux formes d'insertion dans l'économie mondiale. Par conséquent, on propose de développer, de relocaliser et de développer la production sur le territoire domestique. Alors ça ça passe par un plan d'investissement de l'ordre de 4 milliards d'euros par an de subvention au relocalisation mais également de jouer avec le pôle public bancaire pour faire un levier par le biais de de prêt et de garantie pour favoriser les relocalisations.
Alors il faut bien avoir en tête he bien sûr que la relocalisation c'est pas seulement un coût he mais c'est aussi de la production de richesse, de la création de richesse, des emplois de l'activité. Alors, tout ça c'est pour lutter contre le changement climatique, mais le changement climatique est déjà là. Il faut déjà travailler, investir à l'adaptation au changement climatique. Alors l'adaptation au changement climatique, elle va se faire principalement dans deux directions, hein.
6 millions d'euros vont être consacrés au renforcement des infrastructures, en particulier les ponts, les barrages et 600 autres millions seront consacrés à à d'autres infrastructures, en particulier l'enfouissement des lignes électriques, hein. Donc ça ça représente 1,2 milliards d'euros d'investissement chaque année. Et puis enfin, ça a été évoqué dans la vidéo tout à l'heure, il y a la question du gaspillage d'eau qui est particulièrement importante. Donc là, c'est encore 2 milliards d'investissements chaque année pour le renouvellement des réseaux de canalisation.
Et sur ces 2 milliards, il y aura au moins 500 millions chaque année en direction des outresemes où les besoins sont les plus pressants. Merci beaucoup. Merci Cédric. Tout à [applaudissements] tout à l'heure Clémence a parlé de stabilité pour les entreprises et bien les TPE et les PME représentent 99,8 % du nombre total d'entreprises en France. C'est elles qui font battre le pou de notre économie et le programme l'avenir en commun leur sera profitable. Le mieux, c'est d'écouter les entrepreneurs en parler eux-mêmes. Comme l'avenir en commun, le programme de Jean-Luc Mélenchon va profiter aux petites et moyennes entreprises.
Kevent une bijouterie à Paris, une entreprise familiale qui existe depuis 1998. Pour lui, il faut relancer la consommation populaire. Je pense vraiment que en augmentant les salaires, ça va permettre à tout plein de petits entrepreneurs, petits gens qui bossent, qui font l'économie de ce pays aussi de survivre. Et donc c'est vraiment un des points très importants de l'avenir en commun auquel je souscrit avec force. Direction Lyon où nous avons rencontré Kevin gérant d'une entreprise qui vend du matériel IFI.
dans l'avenir en commun, il y a quand même des choses très intéressantes, notamment au niveau de la création d'un d'un pôle public bancaire qui permettrait aux petites entreprises comme nous d'avoir plus facilement accès au crédit parce que c'est vrai que ça peut être vraiment compliqué bah quand on se lance contrairement aux grosses entreprises qui qui ont accès beaucoup plus facilement au crédit. Il y a aussi la la réforme de l'impôt sur les sociétés qui permettrait bah de le rendre plus progressif. Ça permettrait de payer quand même moins d'impôts pour les les petites entreprises comme nous. Ça ça serait vraiment quelque chose de très positif aussi.
En Sémarne, Pauline est maréchère dans une ferme collective bio. Elle défend les circuits courts. Dans le programme de l'avenirance commun, ce qui me plaît, c'est que il y ait un vrai accent sur les cantines bio et locales et puis euh que tous les agriculteurs à terme soient en bio. Ça c'est très important pour moi et que on ait tous un salaire minimum garanti qu'on soit pas dans la pauvreté. En Saarne, c'est le plus grand département agricole d'Île-de-Fance. On pourrait être tous en bio et puis tous livrés. dans le coin. En plus, c'est juste à côté de chez nous et pour les gamins, c'est super qui voi la transition entre ce qui vient de la terre, ça va dans leur assiette.
Retour à Paris dans le 18e arrondissement où Théo et Marion ont ouvert leur restaurant juste avant la crise Covid. L'avenir en commun propose de repousser l'échéance de remboursement du prêt garanti par l'État. pour nous, ce serait une vraie solution et une bouffée d'oxygène parce que pour l'instant, on est encore dans un moment incertain de sortie de crise 2 ans supplémentaires, c'est pas du luxe. Ça nous permettrait de voir un peu plus sereinement à l'avenir. Il y a un autre point important qui nous tient à cœur dans l'avenir en commun, c'est sur le modèle des coopératives qui est le modèle que l'on a choisi.
Et le programme de l'avenir en commun permet vraiment de généraliser ce modèle là. Les TPE et les PME sont les premières créatrices d'emploi. Elles représentent 99,8 % du nombre total d'entreprises. Le programme économique de Jean-Luc Mélenchon leur profitera en priorité. Et pour nous présenter ces mesures là, j'accueille Clément Carbonier qui est professeur d'économie à Paris 8 et je vous laisse la parole. Merci. [applaudissements] Ce qu'il faut savoir, c'est que les entreprises contribuent de moins en moins aux finances publiques parce que il y a eu des baisses de taux, il y a eu des augmentations de niches et une augmentation des possibilités d'optimisation et d'évasion fiscale.
L'objectif de ce type de politique, c'est la compétition, la concurrence fiscale. Et ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionne pas parce que ce dont on besoin les entreprises, c'est d'infrastructure de qualité. et de main d'œuvre qualifiée. Notre problème de cette stratégie, c'est l'inégalité entreprises parce que toutes les entreprises n'ont pas les mêmes possibilité de bénéficier de ces niches, de ses montages d'optimisation et ainsi par exemple les plus petites entreprises contribuent plus que les grosses en proportion de leur activité économique aux finances publiques.
Donc l'objectif de du programme l'avenir en commun est de corriger cela en augmentant la contribution des entreprises aux finances publiques mais en répartissant mieux cette contribution entre les entreprises. Première manière de le faire c'est d'abord d'aller rechercher les sommes perdues du fait de l'optimisation ou de l'évasion fiscale. Pour l'optimisation, le principe c'est que les multinationales logent dans des filiales à l'étranger les bénéfices qu'il réalisent en France. Et il se trouve que les services fiscaux ont l'information sur les profits et les impôts payés dans chacun des pays par toutes les filiales des multinationales.
Il est donc possible de calculer l'impôt mondial des multinationales et de déterminer dans cet impôt la part de profit qui est effectivement réalisée grâce à l'activité en France. Le principe de l'impôt universel sur les [grognement] entreprises sera d'imposer cette part du profit mondial des multinationales faits en France et ça rapportera 26 milliards d'euros par an. Pour l'évasion fiscale, c'est plus compliqué à chiffrer parce que par définition, ce sont des sommes qui sont cachées. Alors, il y a un syndicat des agents de du fisque qui estime à plus de 80 milliards par an les pertes fiscales.
L'équipe de chiffrage a été plus prudente à partir d'évaluation de chercheur ou de la Cour des comptes. Et en retranchant ce qui serait déjà récupéré par l'impôt universel sur les entreprises, l'évaluation c'est 52 milliards par an de manque à gagner fiscal. Pour aller les récupérer, il faut des moyens. Il faut d'abord des agents et donc le principe ce sera de recruter 1800 agents supplémentaires et de leur donner les moyens d'agir pour un coût annuel de 1 milliard.
Et ce coût annuel de 1 milliard, il devrait permettre dès la première année de récupérer 1/5e des sommes euh qui manque, soit un peu plus de 10 milliards avec comme horizon à la fin du quinquena de récupérer la moitié, soit 26 milliards d'euros par an. L'autre point important, c'est les niches fiscales. Là, les niches fiscales sur les entreprises sont nombreuses. Il y en a un certain nombre qui ont été ciblés pour 46,5 milliards d'euros au total, 40 milliards pour des niches inefficaces et 6,5 milliards pour des niches qui incitent à des activités polluantes. À titre d'exemple, euh deux niches à elles seules comptent pour plus de la moitié de ces 46,5 milliards.
le crédit d'impôt recherche qui coûte 7,7 milliards par an. Et les évaluations montrent qu'il n'y a pas d'effet d'entraînement sur la recherche parce qu'encore une fois, ce dont on besoin les entreprises pour innover, c'est un socle de recherche fondamentales solides sur lesquelles appuyer leur développement. L'autre grosse niche qui est une niche sociale maintenant, c'est le CICE pour 22 milliards d'euros par an et j'ai personnellement dirigé une équipe d'évaluation de chercheurs de Science Po et de la Banque de France et nous avons montré que cette mesure n'avait créé ni emploi, ni investissement supplémentaire, ni exportation supplémentaire. Le dernier point sont les taux.
Les taux ont fortement baissé. Ils étaient de 50 % jusque dans les années 80. en plus de 33 % jusqu'à récemment et 25 % aujourd'hui. Le principe c'est de les remonter à 33 % pour ne pas pénaliser les entreprises les plus fragiles. ce serait pas des remontées pour tout le monde mais avec un barême progressif qui réincorporerait la première tranche qui existe déjà pour les 38120 premiers euros qui sont taxés à 15 % de rajouter une deuxième tranche de 25 % jusqu'à 100000 € de bénéfice une trisème tranche de 28 jusqu'à 500000 € de bénéfice et puis 33 au-delà pour le chiffrer.
On a pu s'appuyer sur les la réforme en fait d'Emmanuel Macron qui a baissé le taux et donc on mesure à 9 milliards d'euros de recettes supplémentaires cette réforme auquelle on peut ajouter 2 milliards de contributions additionnelles sur les dividendes qui était une proposition de la convention citoyenne sur le climat qui n'a pas été appliqué et donc 9 + 2 ça fait 11 milliards d'euros supplémentaires. Enfin, dernière mesure toujours pour protéger les entreprises les plus fragiles, la création d'une caisse de péréquation interentreprise. Le principe là, c'est juste d'avoir un transfert entreprises.
Les entreprises contribuent à cette caisse de péréquation en fonction de leurs bénéfices et bénéficie de cette caisse de péréquation en fonction de leur nombre de salariés. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup. Et maintenant et juste avant de retrouver Jean-Luc Mélenchon, j'accueille Aurélie Trouvé et Éric Bert qui vont nous présenter le bilan macroéconomique du programme, [applaudissements] tous les deux maîtres de conférence en économie et respectivement président et membres du Parlement de l'Union populaire. C'est à vous. Merci Clémence. Bonjour à toutes et à tous.
Alors, on a vu tout un tas de de mesures qui ont été présentées jusqu'à présent, mais au-delà de ces mesures, on il convient pour avoir une vision globale des des effets du programme d'effectuer ce que les économistes appellent un bouclage macroéconomique, c'est-à-dire voir ben l'effet de toutes les mesures les unes sur les autres puisque on peut avoir une mesure qui au final va permettre de faire des économies par le casre d'une autre d'une autre mesure.
Alors, on l'a dit, le le le tout ça a été mis en musique à partir des modèles de la Banque de France et avec ce bouclage macroéconomique et bien ça va nous permettre de voir quelle serait la la trajectoire ou quelle sera la trajectoire que prendra le pays après l'élection de Jean-Luc Mélenchon et de la comparer avec celle de des qu'Emmanuel Macron a promis à la Commission européenne dans le dernier dernier programme de stabilité que ces équipes ont ont rédigé. Alors, le président refuse de débattre et d'assumer ses choix politique. Nous allons voir pourquoi il a raison de pas le faire. Le premier résultat important de notre programme concerne l'emploi.
Lorsqu'on gouverne en fonction des besoins, et bien on voit que l'emploi augmente et il augmente plus vite que dans la trajectoire d'Emmanuel Macron qui est elle basée sur les cadeaux fiscaux et les subventions aux actionnaires. Le premier des besoins, c'est de pouvoir contribuer au collectif par son travail. Et au terme de 5 années de gouvernement de de Jean-Luc Mélenchon, nous aurons créé 850000 emplois dans le secteur privé, notamment grâce à la la l'investissement dans la trans dans la bifurcation écologique. 650000 autres emplois seront créés grâce à la réduction du temps de travail, qu'elle soit dans la semaine, dans l'année ou dans la vie.
En parallèle de tout ça, la remise sur pied du service public et bien mobilisera 1 million de nouveaux agents dans les différentes fonctions publiques, que ce soit pour soigner, pour éduquer, pour protéger la population. Chose importante parce qu'il faut jamais oublier que les services publics sont le patrimoine de ceux qui n'en ont pas justement. Il y aura aussi des efforts de fait dans le secteur paraplique, hein, c'est-à-dire secteur sous contrôle de la puissance publique, mais sans le statut de fonctionnaire avec la création de 300000 emplois jeunes.
Et enfin, nous instaurons une garantie d'emploi qui permettra à chaque chômeur de longue durée de se voir proposer un emploi utile à la société. Au total, on le voit et bien c'est 2,8 millions d'emplois qui seront créés. Ce programme conduit à un recul sans précédent du chômage dans notre pays, mais il ne s'agit pas d'un recul à la Macron où l'on tente de multiplier l'emploi précaire dans des secteurs improductifs. Il s'agit d'un recul utile socialement car les industries d'avenir, la haute technologie, l'agroécologie, les énergies renouvelables, les transports propres, l'éducation, la culture ou encore la santé prendront l'ascendant et deviendront les employeurs principaux.
Alors, quelques mots à présent sur ce que représente pour nous la croissance économique parce que manifestement, c'est ce qui obsèdent les économistes libéraux. La croissance pour nous en fait, c'est pas un objectif politique, ça n'est qu'une conséquence. L'objectif de notre politique économique, c'est bien autre chose, c'est la réponse aux besoins. Permettre d'abord que chacun ait un revenu suffisant pour accéder aux besoins essentiels et donc nous redistribuerons la richesse. Permettre à chacun de pouvoir accéder à des soins ou encore à une éducation de qualité et donc nous développerons les services publics.
Permettre à nos enfants d'avoir une planète vivable et donc nous investirons dans la bifurcation écologique. Néanmoins, en répondant à tous ces besoins et bien en fait nous allons produire de la croissance économique puisque le produit intérieur brut qui est l'indicateur à partir duquel on détermine le taux de croissance économique et bien dans nos prévisions, il va augmenter de 2,7 % par an sur le quinquena à venir, c'est-à-dire bien davantage qu'avec le plan proposé par Emmanuel Macron. Alors passons à présent au pouvoir d'achat qui est, comme vous le savez, la préoccupation majeure des Français. Comment augmenter le pouvoir d'achat ?
Et bien, tout simplement en augmentant le revenu moyen des ménages et donc l'augmentation du nombre d'emplois et des salaires. Alors, comment on y parvient ? et bien en faisant en sorte notamment par des mesures contraignantes et par une plus grande démocratie dans les entreprises en faisant en sorte donc que la richesse créée dans ces entreprises et bien soit distribuée bien davantage vers l'emploi, vers les investissements et moins vers les dividendes versées aux actionnaires. Ainsi, nous allons augmenter de façon significative le pouvoir d'achat. avec nous.
Tous ceux qui ont perdu du pouvoir d'achat pendant le quinquena d'Emmanuel Macron le retrouveront euh intégralement au plus tard au bout de 3 ans et puis ensuite, il dépassera encore ce niveau-là. Sur le quinquena. Notre le pouvoir d'achat, notre pouvoir d'achat augmentera en moyenne de 14 %. Mais ce n'est qu'une moyenne puisque 90 % des ménages y gagneront, notamment les 10 % les plus pauvres. et on mettra à contribution le pouvoir d'achat des 10 % des ménages les plus riches, notamment le 1 % des ultra riches qui après tout ne savent pas quoi faire de leur argent. Alors certains vont nous dire ben bien mais si vous augmentez les salaires, ça va créer de l'inflation.
Alors c'est vrai notamment parce que certaines entreprises vont répercuter la hausse des salaires sur les prix et donc ça fait de l'inflation. Mais nous procéderons aussi à un blocage des prix des produits stratégiques et donc ça en limitera largement les conséquences. Et ce blocage des prix alors que les salaires ont été augmentés, ça va aller de paire, c'est vrai, avec une réduction des dividendes versées aux entreprises. Infini, nous nous retrouverons seulement avec 1,2 % d'inflation supplémentaire par rapport au plan d'Emmanuel Macron. Autant dire que l'inflation est maîtrisée et surtout que ça n'empêche absolument pas la hausse du pouvoir d'achat.
[applaudissements] L'ensemble des mesures qui ont été présentées tout au long de cette émission euh et l'ensemble des mesures du programme de manière générale entraîne un cercle vertueux puisque le déficit public diminue et l'endettement est contenu. Alors, en terme de de de dépenses, on prévoit certes 250 milliards de dépenses de dépenses publiques additionnel, soit ce qui représente environ une hausse de 18 % par rapport à à 2019.
Alors ça peut apparaître important mais gardons en mémoire que ces mêmes dépenses publiques avaient augmenté d'un peu plus de 15 % sous le quinquena de Nicolas Sarkozi ou que Joe Biden, le président des États-Unis proposait dans son budget pour 2022 une augmentation des dépenses publiques de 27 %. Nous sommes donc ambitieux mais raisonnables aussi. Alors 1/5e de ces dépenses, soit 50 milliards, est composé d'investissements publics qui sont indispensables à la bifurcation rapide de nos moyens de production afin d'assurer des conditions de vie et des conditions d'existence durables.
Du côté euh des recettes, les hausses de revenus et la révolution fiscale que nous allons mettre en œuvre permettront contre à elle de récolter 267 milliards d'euros. de recettes supplémentaires qui bénéficieront à l'État, aux différentes collectivités, aux organismes publics ainsi qu'à la sécurité sociale. Ces recettes additionnelles s'obtiennent précisément grâce aux mesures qui ont été prises, aux mesures en terme d'emploi qui va imp qui vont impliquer un surcroix de cotisation sociale, à la consommation qui rapportera de la TVA et au revenus qui engendreront des recettes plus importantes en terme d'impôt sur le revenu.
Au final, le déficit sur l'ensemble du du quinquena baisse de 2,6 points, ce qui est un gage de sérieux si on en croit les économistes dominants. Alors, afin de réduire le déficit public, Emmanuel Macron, lui, choisit de sacrifier les services publics et de couper les aides au plus vulnérables. Nous nous choisissons de mettre à contribution les grandes fortunes et de relancer l'activité socialement utile, ce qui est un projet autrement plus désirable. [applaudissements] Alors, quelques mots supplémentaires sur ces dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas pour nous la source de tous les malheurs.
Bien au contraire, parce que bien voyez-vous, quand la puissance publique investit 1 € la richesse nationale augmente d' 1,18 €. C'est ce que les économistes appellent l'effet multiplicateur. Ce plan ne se contente donc pas de redistribuer entre les ménages prenant aux uns pour donner aux autres, mais en fait il socialise une partie de la richesse pour la protection sociale, pour les services, pour les investissements publics et pour infiner augmenter la richesse globale. Enfin, cette relance implique de repenser nos échanges commerciaux. Et sur ce plan et bien Emmanuel Macron a tout raté puisque le déficit de la balance commerciale de l'année 2021 est le pire de l'histoire.
Alors, il est vrai qu'avec nous la consommation des ménages va augmenter et il y a le risque qu'ils importent davantage de produits de l'étranger, ce qui nous rendrait encore plus dépendant des marchés internationaux et de certains pays et de certaines multinationales. Et l'on sait bien que cette dépendance peut être catastrophique comme l'a rappelé la crise du Covid quand nous étions incapables de trouver des masques ou comme l'a rappelé comme le rappelle pardon la guerre en Ukraine qui menace l'approvisionnement en blé, en tournesol ou en nickel. Et de façon plus générale, rappelons la situation toute aussi critique pour nous pour les semi-conducteurs ou la fibre synthétique.
Il faut donc limiter ces importations pour protéger les entreprises nationales et qu'elles puissent pour fournir elle-même ses biens et services. Pour cela et bien nous allons instaurer des mesures de protection commerciale sur les productions stratégiques. Nous allons instaurer des plans de relocalisation filière par filière et comme l'énergie vous le savez est notre premier poste d'importation commerciale, nous développerons le 100 % d'énergie. Nous atteindrons le 100 % d'énergie renouvelable. Nous développerons l'efficacité et la sobriété énergétique pour réduire nos importations d'énergie et donc notre déficit commercial.
[applaudissements] Alors au final, si on résume un petit peu les certains chiffres clés, on va on en a déjà donné beaucoup, on va juste rappeler trois d'entre eux. Un quinquena Jean-Luc Mélenchon, c'est plus 14 % de pouvoirs d'achat en moyenne pour les Français. C'est 90 % des Français au moins qui verront leur niveau de vie augmenté. Et ce sont 2,8 millions d'emplois créés. Et d'ailleurs, on va vous expliquer comment. Jean-Luc Mélenchon et le gouvernement de l'Union populaire créeront des millions d'emplois et mettront fin au chômage de masse. Comment ? Nous déclencherons un choc de demande [musique] au debout de la chaîne.
D'un côté, nous soutiendrons la consommation populaire qui est le moteur de l'économie réelle et de l'autre, nous soutiendrons les entreprises en investissant dans la bifurcation écologique. [musique] Cette vision de l'économie s'appelle la politique de la demande. Notre économie doit répondre à nos besoins. Et pour répondre à ces besoins, il faut des millions de nouveaux emplois. Dans la fonction publique, nous créerons 1 million de postes dans la santé, dans l'éducation. dans la justice, dans les transports. En réduisant le temps de travail, nous créerons également [musique] des centaines de milliers d'emplois.
De plus, l'augmentation des salaires à commencer par le [musique] SMIC à 1400 € net boostera la consommation populaire. Mieux employés, mieux rémunérés, les salariés du privé comme ceux du public auront les moyens de mieux consommer. Pour transformer notre économie, nous planifierons la bifurcation écologique. 200 milliards d'euros seront investis dans les secteur clés de la bifurcation écologique. Le carnet de commande des entreprises françaises sera rempli directement et indirectement. [musique] Cet argent ira dans l'économie réelle et non les poches des actionnaires. Pour endiguer le chômage de longue durée, nous voulons une garantie d'emploi. Son principe est simple.
Tout chômeur de longue durée se verra proposer une embauche dans un secteur utile à la société. Pourquoi réformer ? Parce qu'il est temps d'en finir avec le chômage de masse. Il coûte cher à notre société. Souffrance psychologique, problèmes de santé, suicide, exclusion. Il faut enfin y mettre un terme. Nous nous attaquerons au chômage, pas au chômeurs. Avec Jean-Luc Mélenchon, l'économie sera au service de nos besoins et de nos vies. Alors, merci Aurélie Trouvé et ERC Bert. [musique] Vous restez avec nous sur scène pour la suite de l'émission et notre dernière partie qui va durer une petite heure, celle face à la presse.
[applaudissements] [musique] Vous êtes là pour Et donc nous avons accueilli notre nos quatre journalistes qui sont sur scène avec nous. Donc je rappelle leur nom, nous avons Jade Grandin de l'épreuvier, journaliste macroéconomie à l'opinion. Euh Giseline Autonheimer, rédactrice en chef du magazine économique Challenge. Vous étiez déjà présente en 2017 pour la première émission du du chiffrage. Merci encore d'être là. Jean-Christophe Catalon, journaliste alternative économique et Pascal P, éditorialiste économique à LCI. Merci beaucoup. On commence tout de suite. On va proposer de nous poser des questions, de dire peut-être quelques mots à propos de l'émission.
Je vous propose peut-être de commencer Gisel Notenheimer si vous avez des réactions. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette édition 2022 du chiffrage ? C'est automatique. Euh bonjour à tous. Bien, pour toute personne qui s'intéresse à la chose publique, évidemment, cet exercice est très intéressant et on ne peut pas ne pas être sensible à tout ce qui a été évoqué sur les inégalités, les besoins, les nécessités, même si on sait que la France est un pays qui est quand même a des assez hauts standards au plan social par rapport à ce qui se passe dans le reste du monde.
On voit qu'il y a aussi effectivement beaucoup de pauvreté, beaucoup de difficultés et donc c'est intéressant et vraiment ce travail a été minutieux et avec des gens je crois qui sont très motivés et qui y croient. Alors moi mon sentiment général avec tous ces chiffres c'est quand même que mais j'y crois pas franchement et c'est bizarre parce qu'on a fait à challenge un un sondage sur vos principales mesures, que ce soit la 6e semaine de vacances, la limitation des haut revenus, enfin un certain nombre de de mesures et elles sont acceptées, elles sont enfin plébiscitées entre 75 et 81 %.
Euh donc voilà, on se dit quand même ce programme donc attire et en même temps, on voit que euh ben 65 à 70 % des Français ne vous feraiit pas confiance pour gouverner le pays. Il y a un gap entre euh le ressenti des gens qui font effectivement que le le SMIC à 1400 c'est quelque chose de de souhaitable et en même temps, ils y croient pas. Et moi, je vais juste prendre un chiffre. Je suis tout à fait d'accord avec la nécessité de relocaliser un certain nombre de productions. Mais quand je vois que vous mettez 4 milliards pour relocaliser la production, nous on a fait pas mal de de reportages et d'enquêtes sur des expériences de relocalisation. C'est extrêmement lent, extrêmement coûteux.
Il faut reconquérir des savoirs, reinvestir dans des machines. Il y a la concurrence international. Et le principal défaut, je trouve, de tout ce chiffrage, même si ça a été évoqué un tout petit peu à la fin, c'est qu'on a l'impression que bon voilà, on est dans dans notre cercle français, il y a le cercle vertueux, on investit, on consomme, ça crée des emplois, ça crée des taxes et ça fonctionne. Malheureusement, on n pas encore trouvé le moyen, mais on est encore dans une économie très ouverte et très dépendante de ce qui se passe et de la concurrence et l'évasion fiscale et cetera. Voilà, donc je trouve ce programme très ambitieux.
Mais on a un petit peu du mal à penser que toutes ces belles choses pourront arriver. Alors peut-être avant de vous faire réagir Jean-Luc, donner la parole à chacun pour savoir ce que vous avez pensé de cette émission. Pascal Perry, donc éditorialiste économiste à LCI. Écoutez, c'est un c'est un programme de rupture. Il y en a pas beaucoup aujourd'hui dans l'offre politique. Alors, l'économie, c'est d'abord la science des incitations. C'estàd qu'il faut inciter les agents économiques à se comporter de façon rationnelle.
Et on sait, vous et moi, y compris d'ailleurs pour ce qui nous concerne dans notre vie de consommateur, de salariés, de contribuables, qu'on n'est pas toujours très rationnel. La rationalité c'est important en économie et moi je favorise plébiscite plutôt une approche un peu transdisciplinaire de l'économie. C'est qu'il y a beaucoup de psychologie, il y a le rôle de l'État. J'ai du mal honnêtement à croire pleinement dans le l'efficacité du rôle de l'État. Alors vous avez évoqué parmi les sujets que vous avez traité la question de la gestion de l'hôpital public. De mon point de vue, c'est moins un manque de moyen qu'une mauvaise gouvernance.
Euh le programme que vous entendez déployé dans le domaine du secteur de l'énergie. Euh là aussi, je me fais un certain nombre de remarques. Je sais qu'en France, on a été pendant très longtemps tout diesel puis tout nucléaire. Voulez faire du tout renouvelable. Moi, je privilégie plutôt une approche équilibrée. Vous savez, c'est une vieille idée toute simple. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, éviter les dépendances. Au fond, la souveraineté aujourd'hui dans le monde qui est ouvert, c'est choisir ces dépendances.
Et puis il y a aussi des points que vous vous n'évoquez pas dans la capture de valeur aujourd'hui dans le secteur du commerce notamment, nous sommes opposés, nous sommes face à des de très grandes entreprises américaines qui ont une puissance de feu. Vous savez, les économistes disent que ce sont des marchés non contestables parce qu'on a en face de nous des entreprises qui ont atteint une telle taille critique qu'aucun investisseur ne viendra contester leur domination sur le marché. Ça aussi c'est un sujet qui mérite à mon sens d'être très largement examiné. Mais euh au moins vous avez euh quelque chose de clair chez vous.
Il y a quelque chose de clair, c'est que c'est un programme un vrai programme de de rupture à ma connaissance. Donc le le seul qui existe. Moi, je vous poserai pas de questions technique d'ailleurs tout à l'heure sur le chiffrage parce que on va pas on va pas rentrer dans des batailles de chifonnier. Vous nous dites par exemple 14 millions ou 12 millions de personnes en précarité énergétique, le chiffre c'est 7. Euh il y a quelques autres exemples comme ça où on peut contester les chiffres, mais il y a des tendances et c'est plutôt les tendances qu'il faut observer.
Moi, j'ai des questions à vous poser plus sur votre vision de l'économie, sur euh la philosophie économique qui vous anime, peut-être les obstacles que vous pourriez rencontrer que sur les mesures proprement techniques. Et maintenant, peut-être faire réagir Jade Grandin. Ouais. Euh vous avez pris le le programme sous l'angle des besoins et donc des dépenses en segmentant un peu tous les besoins et toutes les dépenses. Et donc je pense cette discussion sera très intéressante pour prendre du recul.
Et si on doit résumer le programme, c'est en fait un choc de dépenses publiques énorme dans un temps très court avec derrière l'hypothèse que, comme dirait le ministre de l'intérieur, tout va bien se passer. C'est-à-dire qu'il y aura pas de déperdition, que ça va générer énormément d'effets positifs. Et donc, j'aimerais bien qu'on revienne dans cette discussion sur les hypothèse quand même très optimistes qui soutendent le programme et qu'on voit avec vous. Bah, si tout ne se passe pas comme on l'avait prévu, comment vous réagirez ? Mais donc, j'aurai plein de questions précises après mes confrères. Jean-Christophe Catalon. Euh oui.
Bon, la présentation était très très longue, très détaillée, c'était assez intense. On aurait peut-être mérité une petite page de pub ou une petite pause avant d'enchaîner. Il faut être très réactif le enchaîn tout de suite. Non, mais c'était très détaillé, très intéressant. [grognement] Euh bon, tout ce qui est investissement dans les services publics, tout ce qui est redistribution, c'est plutôt des choses qu'on a tendance à défendre alternative économique avec peut-être des nuances effectivement avec ce que ce que vous proposez.
Le fait aussi de présenter les chiffres avec qui gagne qui perd, ce habitude de montrer par des cils les 10 % les plus riches, les 10 % les plus pauvres, comment les gens différemment sont touchés par vos mesures, qui est quelque chose qui est devenu très à la mode et qui est très intéressant de d'avoir pu avoir un aperçu de d'effet des mesures sur sur ce qu'on appelle la distribution.
Euh néanmoins dans dans euh ce cette présentation très détaillée, il y a deux trois gros sujets euh où je suis assez surpris de ne pas les avoir vu et je pense notamment à aux retraites qui est quand même un sujet que vous mettez très en avant parce que contrairement à beaucoup de candidats qui veulent reporter l'âge, vous voulez reculer et puis il y a cette on viendra peut-être sur cette idée de d'indexer sur les salaires au lieu des prix, ce qui les les droits, ce ce qui est très important et ce qui est peu mis en avant dans le débat public. [grognement] Euh et tout ça, ça c'est un coût assez important.
Euh ça demande alors certes avec l'augmentation du SMIC, j'imagine que ça va faire plus de cotisation mais voilà, on aimé avoir plus d'éléments sur cette mesure phare et d'avoir passé 3 heures sans sans sans en avoir eu une seule mention, j'étais un peu surpris mais j'imagine que pendant cet échange, on va en savoir un peu plus. Merci beaucoup [grognement] Jean-Luc Mélenchon. Moi je parle comme ça là, il y a pas de micro. OK. Bon, merci pour pour vos remarques. J'en je partagerai l'état d'esprit que vous exprimez.
D'abord un merci parce que en regardant passer tout ça, je me disais moi je j'en peux plus moi des campagnes présidentielles ça tourne au grand oral permanent de l'ENAT euh où vous êtes encore à LENAT, ils ont que cinq sujets. Euh moi à chaque fois que j'ai une rencontre quelconque, il y en a 5 si j'ai vu une télé qui m'a fait 18 sujets différents. Je me doutais que ça serait difficile pour vous de réagir au chiffres prêts, mais je suis d'accord avec vous, monsieur Péri, pour dire que s'il y a des chiffres qui sont discutables, faut les discuter. On a aucun intérêt nous à ce que dire il y a 12 millions de personnes qui sont à précarité énergétique.
Enfin, le chiffre, faites-nous confiance, on l'a pas inventé, hein. Je ça m'est égal, hein. 10 9. Alors, on a pris les chiffres de la fondation Abéierre, du rassemblement pour le climat, euh bon, des gens qui travaillent toute l'année. L'essentiel, par exemple, de nos chiffres sur le logement, il y a pas de mystère, on les sort toutes du travail de la fondation Abépière. Alors, ça m'amène un peu à rentrer plus dans la sphère, disons de la politique pour vous dire que ce que nous faisons, en tout cas pour moi qui suis le vétéran de la maison, c'est réhabiliter une manière de faire.
Il y a 30 ans de ça, jamais une personne de gauche ne se serait pointée en vous disant je vais multiplier par de le salaire des enseignants sans avoir regardé avant ce que ça donnait. Donc nous nous avons en deux présidentiels construit une capacité d'argumentation dont je reconnais je je je le reconnais c'est un parti prix c'est une manière de représenter de se représenter l'économie.
J'aimerais bien revenir sur une une hypothèse qui est si on dépense autant si on met autant de dépenses publiques sur la table, ça va avoir un effet multiplicateur énorme parce que il se trouve que depuis 1 an, il y a eu beaucoup de on a vu en fait, il y a eu une expérience où on a mis beaucoup d'argent sur la table avec le quoi qu'il en coûte, avec le plan de relance et on a vu en fait trois effets pervers qui sont apparus quand on mettait beaucoup d'argent dans un temps très resserré.
Ces trois effets pervers, c'est numéro 1, la déperdition à l'international puisque quand on donne beaucoup d'argent aux français, bah une partie part en importation et on a le déficit commercial français qui pourrait représenter 100 milliards d'euros cette année. Donc ça veut dire que oui, on met de l'argent mais ça aide à créer de l'emploi aussi chez nos voisins, pas uniquement en France. Et même si on veut relocaliser, bah on narrive pas à relocaliser aussi vite que les gens consomment. Donc là, il y a un peu de déperdition. Ça a aussi créé de l'inflation et je note que dans votre programme, vous avez une cible d'inflation à 3,1 % par an, donc un point de plus que ce que la BCE souhaite.
Et enfin, il y a un effet où comme on essaie de mettre l'argent très vite, parfois on prend pas forcément les bons projets. Ça c'est la cour des comptes qui l'a dit. Elle a dit le plan de relance, il y a des effets d'oben et en gros il y a des projets qui seraient très bien mais ça prend du temps à concevoir et là peut-être que si on va trop vite on arrive plus à suivre bien la dépense. Qu'est-ce que vous répondez si vous vous mettez tout cet argent ? Est-ce qu'il y aura ces trois effets et comment vous pouvez pourquoi avec vous ça marcherait mieux que ces dernières années ? Ben je vais vous le dire promis.
Enfin, je vais essayer euh Non, mais je je vous allez voir que pour vous répondre en même temps, madameer, vous avez raison monsieur Péry, de dire moi l'économie, je crois que les agents les plus efficaces pour évaluer, c'est pas les économètres, c'est les sociologues. Parce que vous avez raison de dire que vous inventez ce que vous voulez, vous faites le graphique que vous voulez, ce qui compte, c'est à la fin ce que font les gens. Donc le facteur psychologique et politique joue un rôle considérable. La meilleure des preuves, c'est que vous êtes extrêmement détendu avec moi aujourd'hui.
Euh la dernière fois, j'ai arrivé avec 200 milliards et les gens s'évanouissaient en me disant "Comment 200 milliards êes complètement fou, vous allez trouver ça, vous allez être la ruine de l'économie et cetera." Bon, depuis est passé sur nous deux crises qui ont montré que c'était une somme assez relative et donc il y a aujourd'hui un espèce de de faille dans l'espace temps qui fait que la discussion économique est beaucoup plus détendue parce que toute une série de dogmes qui étaient ceux du néolibéralisme sont remis en cause y compris par des gens qui adhéraient en bonne foi à l'idée néolibérale que la compétition stimulerait la créativité et la productivité.
Alors donc je vous donne raison sur ce point madame et c'est pourquoi madame je vous dirais je comprends c'est la vieille histoire de la gauche si pardon je parle au nom de de cette famille d'idée mais au fond ce qu'on a dit était toujours mieux que ce qui ce que vivaient les gens et pourtant c'est pas nous qui choisissaient ça s'appelle l'idéologie dominante et la résignation et vous avez raison de dire que quand vous prenez un parent tout le monde est d'accord moi je me rappelle des scènes au porte à porte puisque j'ai l'âge d'avoir fait les deux quand on a annoncé la première fois la retraite à 60 an strictement personne n'y croyait. On disait c'est bien des bonnes idées.
Enfin bon et aujourd'hui regardez que la le travail a été fait qui fait que quand le le président de la République annonce 65 ans, pratiquement personne ne se rend compte que c'est le chiffre de la première retraite en 1910. Et la seule réponse qu'on m'a fait jusqu'à présent, c'est de me dire "On vit plus longtemps." Vous connaissez ma réponse, c'est la même depuis 10 ans. On vit plus longtemps parce qu'on arrête de travailler plus tôt. Alors donc si vous voulez, notre facteur, il est ça rejoint ce que vous disiez les deux d'ailleurs. Il y a d'une part ce que chacun attend de la vie et et espère et d'autre part ce qu'il croit possible. L'action politique est entre les deux.
Notre travail aujourd'hui c'est juste d'arriver à convaincre les gens qu'on peut le faire. Un exercice comme celui-ci sert à ça, à montrer que ça tient de bout, que c'est cohérent. Mais ça ne doit pas enlever euh le le fait que bien sûr il y a des chiffres discutables s'ils le sont, on est prêt à les discuter. Deuxièmement, qu'il y a une part de d'inconnu, hein, euh dans l'exécution de d'un plan. Moi, je j'en dis ce qu'on vient pas, mais je pense qu'on peut arriver à à le maîtriser euh assez facilement. Je vais vous dire euh comment je vois la chose [raclement de gorge] le d'abord les chocs dont vous parlez et je tiens beaucoup à mettre les choses à leur place.
Il y a des chiffres qui sont très parlants. Le chiffre de la totalité de ce qui a été dépensé dans la période du quoi qu'il en coûte ? 240 milliards. Vous retrouvez pile poil 235 240 milliards dans l'accroissement dans la même période de la fortune des milliardaires. Autrement dit, c'est parti d'un côté et c'est reparti directement dans les poches des mêmes. Alors, on va dire c'est pas les mêmes. Si c'est les mêmes, c'est la même masse qui a circulé. Si on doit réfléchir économiquement, il faut réfléchir à partir de la base productive. La base productive produit 100. Quelle part va au capital, quelle part au travail ?
Juste une question, quand vous dites que c'est parti dans les poches des milliardaires, vous parlez de quoi ? De leur patrimoine ou de la valeur boursière de leur patrimoine ? Parce que ça varie énormément. Donc je je suis d'accord, c'est le tout, c'est-à-dire les revenus quand l'augmentation de leur de leur revenus de la masse de leur fortune évaluée. Alors, pardon, à cet instant, je dispose pas de la différence entre prix de leur château après et avant la Covid. de chuter. Donc c'est vrai que si on prend la valeur de leur en attendant le la somme est la même. C'est assez troublant de de le de le constater. Donc pourquoi ?
Ça veut dire qu'il y a un transvasement qui se fait suivant les moments à travers grâce à tel ou tel filtre. C'est-à-dire un filtre peut permettre que la valeur retourne sur le travail ou qu'elle soit lâchée dans la nature et donc elle retourne au capital. De cet argent, ils ne font rien de productif parce que c'est jeis plaider dans ce sens-là. Pourquoi ? parce que les dividendes ont augmenté de 70 % au cours des 10 dernières années tandis que les investissements n'ont augmenté que de 5 %.
Donc ce l'objection que je fais le plus souvent à ceux qui ont une discussion économique avec moi, je leur dis si vous ne comptiez que sur le mouvement de l'entreprise privée, vous auriez d'une part peu d'investissement, donc peu de circulation. Ils ont bloqué les salaires, donc peu de consommation euh populaire, consommation de masse supplémentaire et vous auriez donc en gros la sacflation parce que de toute façon une bonne partie maintenant vu que nous sommes en euros de l'inflation est importée. Ça m'amène à faire une des réponses. Vous m'avez dit vous êtes ouvert, attendez, vous êtes ouvert sur l'économie mondiale, je vais vous faire une réponse vraiment de bien amusante pour moi.
et ben que paye ceux qui ont des excédents parce que comme nous sommes dans la zone euro, le calcul ne se fait pas nation par nation, il se fait au total. Alors maintenant, réfléchissez bien. Quel est votre problème avec l'inflation ? À vous qui touchez un salaire, c'est qu'évidemment ça réduit votre pouvoir d'achat. Donc qu'est-ce que vous faites le lendemain ? Vous allez taper dans la porte du rédacteur en chef ou je sais pas qui s'en occupe dans un journal pour dire écoute ça c'est bien sympa ton truc mais il me faut temps parce que j'ai perdu 10 points ou j'ai perdu 10 % ou j'ai perdu 3 %.
Donc le seul résultat social de l'inflation, c'est dans le moment où elle a lieu, on a le sentiment qu'on s'apauvrit, mais c'est aussi une accélération de la discussion et donc de la répartition entre capital et travail. Ça s'est toujours passé comme ça. L'inflation a stimulé ça en même temps que l'inflation a diminué la dette. Vous m'avez interrogé sur l' retrait, je vais vous répondre, mais le sujet dont on pourrait aussi parler, c'est la dette, c'est-à-dire comment on s'en débarrasse. Je répète que l'histoire n'a jamais permis de trouver autre chose que la banquroute.
C'est pas moi qui l'a provoquer mais ayant le doigt sur la bombe atomique de la dette française, plus de 2000 milliards, on pourrait he appuyer dire banquroute. Personne ne pense faire une chose pareille. Ce serait totalement irresponsable. On a fait ça une fois dans l'histoire de France, c'était la banque des 2/3, c'était en 1793. Derrière, on a créé la Caisse des dépôts et consignations et pendant un siècle, les banques nous ont prêté avec des taux d'intérêt supérieur parce qu'ils estim c'est la raison pour laquelle on a fait un circuit du trésor et qu'on s'en foutait de savoir qu'il nous prêtait. Donc il y a jamais de pas le paye. C'est ça que je veux dire. On le paye d'une façon.
Oui oui mais il y a j'ai dit la banque rute c'est pas mon choix. D'accord. Moi j'aurais recommandé à Alexis Chira de faire ça parce que comme les Allemands auraient payé 65 milliards et les Français 45, je vous garantis qu'il serait revenu le voir et lui aurait parlé plus poliment. Moi, j'invite juste à ce qu'on réfléchisse à l'inconvénient qu'il y a à discuter avec un homme comme moi qui un connaît la situation et sait comment on peut faire peur. Mais je mets la banquete de côté. Qu'est-ce qui vous reste après ? La guerre où on casse tout ? Personne ne le souhaite. Il vous reste remboursé, personne ne sait le faire. Personne ne remboursera jamais cette dette.
Elle est arrivée à un point où tout le monde sait qu'elle est arrivée à un optimum. Donc tout le monde ne compte que sur une chose, le fait que les taux d'intérêt ne montent pas trop pour qu'on arrive chaque année à racheter la valeur de la dette qu'il faut rembourser, ce qu'on a fait ces dernières années avec un certain succès, vu que le taux était descendu à des taux négatifs. Mais si vous êtes des libéraux, ce que je ne crois pas, mais je serai un libéral, moi je dirai à la fin c'est quoi le truc ? Je comprends plus. Les fonctions économiques sont censées être rémunérées. Vous prêtez de l'argent, c'est censé être une fonction économique. Depuis quand ?
Quand vous produisez quelque chose, c'est vous qui donnez des sous. Donc leur système est de leur propre point de vue aberrant. Il y a une question hein, c'est parce qu'il y a trop de liquidité qui circulent autour du monde tout simplement et qu'on pe plus attendez, on a pas fini de rire parce que je vais vous raconter ce que vont devenir les milliards de dollars des Américains si les Chinois et les Russes arrêtent de commercer entre eux avec des dollars. On va on va on va voir ce que l'inflation veut dire pour de vrai. Qu'est-ce qui reste après la guerre ? Le reste, il reste l'inflation. Voilà.
Donc si vous avez un niveau d'inflation, pour l'instant l'inflation a été considérée comme la antise absolue. Pourquoi ? pour le rentier, pour celui qui met de l'argent dans la sphère financière, c'est l'horreur l'inflation, c'est le risque de spirale inflationniste qu'on a connu dans les années 70 aussi. C'est pour ça que c'est intéressant de voir spirale inflationniste dans les années 70, on voit bien que vous avez pas acheté votre bien dans les années 70 parce qu'avec 10 % d'inflation en 10 ans, vous aviez plus de dette. On l'a pas pris. Il faut reproduire ça. Non, j'ai pas dit, attendez, non, je l'ai pas dit.
Mais je veux juste vous dire que vous partagez une horreur qui vous aurait pas concerné. Parce que moi et là, j'ai pas pu m'endetter à cette époque là, mais j'aurais dû, j'ai connu la génération qui a la sortie de la guerre payer 25 francs par mois une maison qui s'était achetée avant guerre. Bah, c'est la vie, c'est comme ça. Ça, c'est la hantise du rentier. Mais le travailleur qui a acheté son bien, lui, ça le dérange pas. Alors, c'est vrai là où je vais quand même pas vous dire que l'inflation est un bienfait, mais je vous dis faut pas se faire trop peur avec des choses qui ne nous concernent pas.
Je termine juste pour les retraites si vous voulez que je je sais pas ce que vous me vouliez vous dise comment on finance. Ouais. Sur sur Mediapart, j'ai cru lire le chiffre de 70 milliards en comptant à la fois le le retour aux 40 annuités, l'âge de départ à 60 ans et l'indexation sur les salaires des droits. [grognement] Euh est-ce que c'est le chiffre que vous de votre équipe a calculé et comment comment vous financez ça ? Est-ce que c'est que par des hausses de de cotisation ou d'autres ou le chiffre il est intégré dans le total mais on peut se demander comment de manière spécifique il va être payé. Je mets de côté quelque chose que je sais pas chiffrer.
Par exemple, la malbouffe, on sait la chiffrer parce que c'est qui l'a fait. Donc il dit 50 milliards par an, ça nous coûte le diabète, les maladies cardio-vasculaires et les l'épidémie d'obésité. Et personne fait rien. Et ça a été le principal facteur de comorbidité pendant la période de la COVID. On est plus mort de la comorbidité que de la COVID.
Bon euh mais je sais pas chiffrer ce que nous coûterait ce que nous coûte le l'allongement sans fin enfin l'allongement continu ces dernières années de l'âge de départ et du nombre de de d'années de cotisation pour avoir le taux plein d'accord qui est un des problèmes qui nous restera posé qui restera sur les bras et que nous on auquel on répond en disant pas une seule retraite à moins de 1400 € niveau du SMIC. Alors pourquoi 1400 € ? C'est un raisonnement qui est basé sur la logique du système de répartition. qui est que euh c'est un salaire différé la retraite.
Alors si vous dites à quelqu'un salaire minimum 1400 € moment il arrive à la retraite bah retraite minimum 1400 € pour une carrière complète hein. Sinon pour les autres on a prévu que ce serait 1000 € c'est-à-dire tout le monde au seuil de pauvre au-dessus du seuil de pauvreté. Donc le plan ça tout ça est intégré dans le plan. Mais après, il y a quand même on fait un pari sur l'augmentation des cotisations. On peut pas dire le contraire parce que si il faut que vous ayez plus de monde qui bosse pour que il y ait plus de cotisation. Nous l'avons vu nous tous qui sommes sur ce plateau, nous l'avons vu sous le spa. Lorsque on a créé 1 million d'emplois en très peu de temps.
C'était la plus forte progression de nombre d'emplois du siècle. et bien immédiatement tous les comptes ont été mis au vert y compris les comptes de la retraite. Donc augmenter le nombre de gens qui travaillent. Vous avez vu le nombre qui a été prévu dans ce compte, ça couvre la dépense. Vous avez une deuxième possibilité, c'est la chasse aux écarts de salaire à qualification légale entre hommes et femmes. Bon alors, il faut des méthodes pour y arriver, mais le résultat c'est que si vous les mettez au même niveau, les hommes et les femmes, vous avez le surplus de cotisation qui comble le trou. Et le troisème élément, c'est l'augmentation de la cotisation.
qui est au-dessus du sommet à 3500 € à partir duquel c'est fini hein. Euh on on complète plus. Si on augmente de deux points, on retombe sur nos p trois fois le le plafond de la sécit. pas la mort non plus hein, ça fait 12000 et quelque chose. Franchement, on peut quoi alors on peut augmenter de bon alors simplement c'est pour vous dire la mesure elle est financée du point de vue de la caisse de des des caisses de la sécurité sociale. J'ai je sais pas si j'ai répondu à tout le monde. Si jamais j'ai pas répondu, vous me répz votre question. Une dernière question, on fait intervenir Giseline Autonimer. Euh oui, je je suis d'accord avec mon camarade.
Une chose qui m'étonne chez vous, vous [raclement de gorge] êtes un peu un révolutionnaire notamment, vous voulez cette constituante pour changer la 5e République, ce qui est de mon point de vue une très bonne idée. J'ai écrit le poison présidentiel et je pense qu'il faut que effectivement la décision publique soit mieux acceptée.
Et dans tout cette présentation de votre programme, on parle pas beaucoup du changement de gouvernance et je suis d'accord que ça soit l'hôpital, que ce soit l'école, il y a sûrement des des des moyens supplémentaires nécessaires, mais il y a surtout une absence de gestion de direction humaine dans ces grandes administrations qui fait qu'il y a beaucoup de déperditions. Vous avez mentionné un petit peu l'absentéisme à un moment dans votre programme, mais je pense qu'il y a un besoin de motivation pas seulement par le salaire mais par la reconnaissance, par l'accès au centre décisionnel. Et par exemple, vous je me semblais pas favorable à l'autonomie des des des écoles et et des universités.
Or, je pense que il y a on on vit dans des machines beaucoup trop euh anonymes, beaucoup trop euh ingérables. Donc voilà, il y a pas de révolution dans la manière de faire. C'est ça qui qui m'étonne de de votre part puisque vous voulez le faire au niveau de de la France, pourquoi vous le faites pas au niveau des administrations et cetera. Et il y a une chose aussi qui qui m'étonne, c'est votre cours aux emplois jeunes. Alors, c'est vrai que tout de suite ça fait baisser le chômage.
Ça avait été l'exemple avec Josepin, mais on a fait beaucoup d'études là-dessus et on voit que finalement euh ça ne donne pas des vraies formations, ça n'oriente pas les jeunes vers les secteurs euh où on a besoin de main d'œuvre et que c'est seulement ceux qui ont bac plus 2 déjà qui en profitent à terme pour relancer leur carrière. Et je pense que finalement, j'ose dire aux jeunes, vous allez avoir le SMIC pendant 1500 pendant 5 ans et puis vous allez avoir le permis de conduire. Moi, je trouve que c'est pas exaltant pour une jeunesse.
Moi, je pense que pour une jeunesse, il faut lui créer des des centres universitaires, des centres de formation, des lycées professionnels en masse pour donner des vraies formations avec des bourses euh pour pouvoir effectivement faire ces études de manière sérieuse plutôt que voilà juste on va vous donner un emploi bon socialement utile mais qui ne vous ouvrira pas à des portes d'une carrière ensuite. Alors, attendez plusieurs choses. d'abord sur la motivation au travail. Vous touchez du doigt quelque chose de très important et que je crois juste. Le renversement de perspective qui est à l'œuvre, il est pas mentionné parce que là pour le coup vous vous demanderiez comment je compte faire.
Je je dis je comment on parce qu'il y a un aspect de modification de la façon de gouverner le pays qui compte dans mon esprit beaucoup. euh c'est-à-dire le rôle que vont avoir les haut commissaires pour motiver des plans, pour les suivre pendant un an, pour en changer plutôt que des ministres responsables de leur administration.
Du peu que j'en ai vu, c'est-à-dire les deux années où j'ai été ministre, j'ai eu une idée de comment dire du décalage de motivation qui est entre l'éluque qui arrive tout feu tout flamme pour faire des choses et la machine qui est elle beaucoup plus lente, considère le ministre comme un emmerdement provisoire dans l'exécution des choses qui ont été prévues de longues main. Mais entre-temps, il s'est produit quelque chose qui a changé profondément la structure de l'État, c'est le fait qu'il a été dépessé, réduit à l'OS dans des tas de secteur, mis en cause dans sa légitimité même. Regardz par exemple la mise en cause des diplomates professionnels.
Je j'ai pas d'affection spéciale euh pour les diplomates, mais que la diplomatie soit faite par des diplomates, tous les pays du monde pensent ça. Nous nous inventons une nouvelle catégorie qu' a inventé monsieur le monsieur Macron qui va être les administrateurs à la place des diplomates. Bon, c'est une erreur totale mais j'ai pris cet exemple. Pourquoi ? Parce que c'est vrai dans tous les compartiments, les fonctionnaires se sont sentis montrer du doigt, illégitimes à faire les choses et la mentalité fonctionnaire a été considérée comme une variante de la mentalité de de l'escargot quoi, incapable de décider, lent, inefficace et cetera.
en même temps où on ramenait l'État à la portion congrue. Si bien que l'État n'a tenu comme l'hôpital que par la ferveur de ceux qui s'y trouvent. Moi, c'est ça que je veux inverser et notamment redonner dire ce qui est plus important que d'être le vainqueur d'une compétition idéologie libérale des 40 dernières années, c'est bien servir le peuple. C'est euh être utile au pays. Euh l'une des choses qui m'a frappé une fois, c'est de voir une jeune femme dans une discussion euh où on les gens sont bon amicalement s'en violer sur tout ça et elle elle répond et elle dit "Mais je comprends pas ce que vous me racontez. Moi, j'ai jamais eu envie d'aller travailler dans le privé.
Mes parents sont des fonctionnaires. Nous avons l'idéologie de l'État et du service public. J'ai toujours voulu être fonctionnaire parce que je trouve ça bien et je préfère faire ça que l'entreprise privée. Tout le monde est resté scotché parce que c'était comme si un mercen venu débarquer dans la pièce tellement ce discours n'était plus euh le le le discours dominant. Alors, ça c'est une chose madame, ça c'est une chose et je je vous dis vous touchez du doigt quelque chose qui existe, qui s'est aggravé récemment par la décision d'injecter dans les directions de l'État des gens qui viennent du privé pour soi-disant y amener un esprit nouveau. Alors là, ma réponse est non.
Et une des choses qui sera faite rapidement, c'est de ramener tous ces gens s'ils veulent rester au service de l'État, ils le seront mais avec les méthodes de l'État et avec les objectifs de l'État. Mais par contre l'école alors là vous vous me l'avez amené habilement mais je j'ai parfaitement repéré. Non. Alors là oui en effet je suis absolument hostile à l'autonomie des établissements. Pourquoi ? Parce que c'est la transformation du savoir en un marché. Vous pas vous je vais faire l'offense d'expliquer comment on crée un marché. Pour créer un marché vous créez vous rarifiez une marchandise la bonne marchandise le bon savoir.
Vous mettez les les pour avoir la définition du bon savoir compétition les établissements entre eux. Vous les classez tous les ans pour rentrer dans les bons établissements, on paye plus que pour aller dans les mauvais. Pardon mais ça c'est ce qui se passe dans toute une série de pays. Bon, la France ne peut pas se payer ce luxe. Pourquoi ? Nous ne sommes que 68 millions et nous n'avons que la matière grise pour nous tirer d'affaires. Donc le plus de gens vont travailler, le plus de gens vont étudier, le mieux on se porte parce que le pays en tirera son profit.
pas question et je ferai si j'en ai la possibilité et les ministres le feront tout pour casser ce qui a été mis en place de début de marchandisation du savoir. Je termine d'embau pour vous madame à propos des emplois jeunes. Je ne dis pas que l'emploi jeune soit la solution de longue durée. Je ne dis pas ça. Je dis que vous l'avez parfaitement compris.
Je crois que c'est vous tout à l'heure qui avez parlé de ça ou ou vous, monsieur, je ne me souviens pas d'un choc que représente notre programme exactement comme d'autres avaient voulu faire un choc de compétitivité où en diminuant de 125 milliards les impôts dit de production, on espérait qu'il en résulte un abaissement de la marchandise française et queon gagnerait sur les les tableaux internationaux. Je vous rappelle quand même que tout ça vient de se produire au cours des 10 dernières années. Le choc euh de monsieur Hollande avec le CICE et le crédit impôt recherche était juste avant et ensuite monsieur Macron qui en a rajouté derrière.
Et le résultat de ces deux chocs de compétitivité, c'est le plus gros déficit commercial qui a jamais eu de l'histoire de France. Donc peut-être que les certitudes qui étaient à l'œuvre méritent d'être révisé. À quoi sert je termine là-dessus ? l'emploi jeune, c'est à donner dans la situation de crise aujourd'hui et pour les 5 années qui viennent de donner à un jeune la perspective d'avoir devant lui 5 ans stables, 5 ans sûr où on n'est pas obligé de courir partout pour savoir comment on va se loger, comment on va se nourrir. Et les jeunes gens qui viennent là en profitent pour préparer un parcours. Alors déjà quand vous êtes pendant 5 ans garanti dans revenu, c'est le revenu, c'est le SMIC.
Un bah si vous décidez de vous mettre en couple, c'est le moment de le faire. Euh c'est le moment où vous pouvez payer un loyer, c'est le moment où vous pouvez commencer à vivre et planifier de passer tel concours ou de rechercher telle filière d'emploi. C'est exactement ce qui s'est passé avec les jeunes gens qui ont été dans le système emploi jeune. Alors, je suis d'accord avec vous pour dire que au passage beaucoup sont arrangés avec les objectifs et qu'on y mettait des jeunes qui étaient déjà bien diplômés.
Donc je trouve que ça par contre c'est abusif d'y mettre des gens trop diplômés que ça doit être d'abord réservé à ceux qui ont les diplômes qui nécessitent une progression et pendant les 5 ans vous organisez votre votre progression. Moi c'est comme ça que je le vois avec comme espoir qu'il en ai plus besoin et que très rapidement ça devienne des emplois pérennes. Mais déjà à l'époque je m'étais opposé à ce qu'on le transforme en emploi pérenne parce qu'on avait dit c'est un temps de vie. La société prend en charge un temps de vie pas plus. On va pas vous tenir par la main. Débrouillez-vous.
Après bah si vous devenez fonctionnaire, vous devenez fonctionnaire et j'ajoute que pour moi un fonctionnaire a un statut et c'est un emploi à vie. Je suis contre la précarisation du fonctionnaire. J'espère avoir répondu à tout ce qui m'a été dit. Euh peut-être que j'ai oublié quelque chose madame sur le sur le choc de compétitivité, vous disez il y a que des effets négatifs mais on voit que le chômage baisse aujourd'hui quand même qu' y a eu de la recréation de l'emploi industriel. Donc enfin le chômage baisse quoi. On peut pas juste on peut pas juste pointer les effets négatifs.
Moi j'avais une question sur la partie Attendez pardon madame vous tout à l'heure j'admettais qu'on puisse contacter des chiffres. Vous admettrez que je conteste les vôtres parce que il y a aucun recul du chômage dans ce pays. Il y a l'augmentation des radiations les plus spectaculaires de toute l'histoire de Pôle Emploi. Une constante absolue des emplois à durée déterminée et de très courte durée parce que pour la première fois, on voit exploser le nombre des contrats d'un mois et de même moins d'un mois, ce qui est un fait nouveau dans la statistique. Mais on prend les chiffres les chiffres qui sont donnés par le gouvernement et ces différentes agences. C'est le chiffre au sens du BIT.
Je pense que vous connaissez la différence entre le sens du BIT et le sens de de l'INC. Pour émerger comme chômeur au sens du Bit, faut un pas avoir bossé une minute de yeux être immédiatement disponible pour aller travailler. Donc ça vous élimine toutes les catégories B, C et tout le reste et tous les gens ne sont pas dans alors évidemment des gens qui n'ont pas travaillé une seule minute et sont immédiatement prêts à sauter sur leur scooter ou leur voiture pour aller bosser, le nombre n'est plus que de 3 millions. Je vous garantis qu'il y a 6 millions de personnes au chômage dans ce pays.
Et je je je complète en vous disant ce que je je disais à madameer ou à vous, monsieur Perry, je me souviens pas, ou à vous, que vous vous m'avez interpellé sur l'ouverture au monde. Bah, je ne la discute pas. Il se trouve que j'ai vu le moment où ça s'est fait. Ça s'est fait comment ? On a décidé de supprimer ce qu'on appelait les canards boîteux. C'est-à-dire qu'on ne croyait pas qu'un certain nombre d'entreprises se tireraient d'affaires. Et on a tout organisé pour la très grande entreprise marché mondial. Alors, on peut dire ben c'est une un bon résultat.
Par exemple, quand je parle des pays euh en développement, on me dit "Mais monsieur Mélenchon, votre système marche pas." Tandis que nous, regardez, on les a fait entrer dans l'économie mondiale. Comment on le sait ? Bah parce que on chiffre en dollars. Ça veut dire l'argent la production agricole qu'on a monétisé. Mais tout ce qui était fait avant, qui était vivrié et qui était payé en en monnaie locale, ça ne compte jamais. Or, tout a été détruit. Ce qui a été détruit dans notre pays est supérieur à ce qui a été construit et de très large. Une question sur ce sur ce point précis. On vit en France avec l'obsession du pouvoir d'achat depuis très longtemps.
On pourrait avoir l'obsession de l'emploi, mais on a chroniquement l'obsession du pouvoir d'achat. Aurélie en parlait tout à l'heure. Ça nous a amené d'ailleurs à commettre des folies. On a délocalisé une partie de nos productions. C'est ce que vous venez d'évoquer à l'instant. pour produire moins cher, on est allé acheter au bout du monde. Moyen quoi 50 % de nos émissions de gaz à effet de serre, c'est les importations. Donc quand bien même on réglerait nos propres émissions de gaz à effet de serre, on aurait pas réglé celle-là. On a asséché des filières entières de production, je pense aux agriculteurs. Vous savez, on est en France en situation d'inflation alimentaire.
Vous mettez de côté la période qu'on traverse là en ce moment. On est en situation de déflation alimentaire depuis 6 ans. Cette obsession du pouvoir d'achat, elle m'amène à vous poser une question. Je voudrais avoir votre regard sur euh un point qui est un point de philosophie économique. Il y a en chacun d'entre nous trois personnes. Il y a un salarié, il y a un consommateur et il y a un contribuable. Et les trois d'ailleurs de temps en temps engagent un bras de fer parce que le salarié il veut des salaires plus élevés, logique, meilleure conditions de travail. Le consommateur, il voudrait consommer moins. Le contribuable, il voudrait pas trop payer d'impôts.
Dans votre société, où va la préférence à ces trois personnes ? Le salarié, le consommateur ou le contribuable ? Ouf ! Au citoyens ! Et c'est une réponse. Non non, c'est pas une réponse ça. Non non non, j'attends plus. Attendez, je vais vous répondre sur les dans un cadre. Je vous Non mais bien sûr, on n pas dans un cadre polémique. On essaie de de de d'éclairer euh le point de départ.
Vous avez raison et je veux vous dire que ce qu'on appelle les 30 glorieuses qui ont pas été si glorieuses que ça pour tout le monde, c'est un moment dans lequel on industrialise le pays, on déplace des millions de personnes qu'on enlève de la campagne pour les amener en ville des villes qui étaient pas finies. C'est dire le nombre de ceux qui ont patogé dans la bouillasse pendant 10 ans, c'est considérable. Et comment a-t-on payé la stabilité sociale en baissant dans le budget, donc en augmentant le pouvoir d'achat sur le dos des paysans ? Parce que l'alimentation qui représentait 20 % des budgets des familles au début des 30 glorieuses tombent à 9. Et c'est qui a fait la différence ?
11 points les paysans en baissant le prix. Et vous avez eu des agronomes de génie qui ont fait la concentration des terres. Elle sourit parce que c'est sa branche plutôt que la mienne. Euh bon, qui ont fait tout ce qu'il fallait pour y arriver et ils ont pas eu peur hein. Et si vous êtes en temps soit peu rural ou s'il reste quelque chose de rural en vous, vous devez vous souvenir des épisodes du remembrement. Les gens ont pas idée de ce que c'est hein aujourd'hui. Comment des types étaient prêts à se à se tuer pour un un marais, un étant une ha un Ça a été une révolution mais énorme. Donc la mienne à côté c'est du c'est c'est du c'est du gentil hein.
Euh on fait des arbitrages comme vous dites entre les trois personnes qui nous constituent. Mais vous avez vous vous envoyez que trois. Moi, je pourrais vous en citer au moins une dizaine d'autres hein qui viennent derrière. On est tous un peu fous. Bon tout le monde est un peu cigal. Euh tout le monde a du mal à être fourmi, euh tout le monde aime manger trop ceci, trop cela. Bref, nous sommes plein de personnes. Il y a un preuve africain qui dit il y a beaucoup de personnes dans la personne, ça c'est clair. La paix de l'individu, il se débrouille tout seul, c'est son affaire. Mais en tant que participant à la société, euh bon, vous me dites il faut un arbitrage.
Bah pardon, pardon, je veux pas vous ça s'appelle citoyen. Vous choisissez, vous décidez ce qui est bon pour tout. J'ai toujours tenu ce raisonnement. Je me rappelle que régulièrement dans les assemblées où j'ai siégé, de temps à autre pour me clouer le bec, on me disait "Ah non mais attendez, monsieur Mélenchon, vous êtes un exagéré. Euh les syndicats et les patrons sont tombés d'accord sur tel point." Et moi, j'ai toujours dit "Mais ils tombent d'accord sur ce qu'ils veulent. Nous, on est la troisème partie ici, c'est-à-dire toute la société. J'arbitre, j'arbitre le pouvoir d'achat. Pourquoi ? Parce que je fais le paris.
que si je relocalise et notamment si je développe la production vivrière, les gens vont acheter le bon manger, ça coûte plus cher. Bah vous avez pas fini avec taper à la porte de votre DRH pour demander une augmentation de salaire. Et alors où est le problème pour moi ? Je trouve ça bien, je trouve ça normal parce que j'ai dans l'esprit que entre 1982 et et 2022, il y a 10 points qui sont passés du travail au capital. Donc moi, je ne suis gêné par aucune modification du déplacement du curseur et c'est ça que ça donne. Alors pour être sur votre euh euh à qui je donne la priorité, je crois que chaque personne est capable de penser l'intérêt général.
Je pense ça fait pas toujours plaisir de penser l'intér Oui, mais vous pouvez pas supposer que vous allez être à 100 % motivé à un moment comme consommateur, à un autre moment comme contribuable, je sais pas quoi, mais à zéro moment par le fait que vous êtes un être humain, moi aussi que si vous êtes malade, je préfère qu'on vous soigne plutôt que de vous laisser mourir. Et pourtant, je vous connais pas et pourtant je serai sur cette positionlà. Donc, nous sommes tous capables de penser et vouloir l'intérêt général parce que nous sommes il y a pas d'être marxiste pour ça hein, c'est dans John L hein, ça se fait très facilement. C'est le le voile d'incertitude.
Je sais pas, je sais seulement une chose, c'est que je préfère la solution ou vous tirez d'affaires parce que ça sera la même ou moi je me tirerai d'affaire. Il faut croire à ça. Sinon, et je suis un révolutionnaire, madame Outheimer, que dans ce sens-là, c'est-à-dire je ne crois que à la délibération collective et au vote. Je ne pense pas que la bonne raison va s'imposer ni par la force des armes, ni par ce que fait l'actuel président de la République, un conseil de défense contrôlé par personne. Alors, on va se diriger vers peut-être une dernière question. Jean, j'ai J'ai une question. Jean-Christophe Catalon. Ouais. N'a pas beaucoup parlé.
Euh j'avais de deux questions dans dans le là, on nous a présenté le la croissance sur l'ensemble du quinquena. On a reçu un document nous les journalistes avec peut-être un peu plus de chiffres pour quand vous si vous êtes élu en en avril, vous avez retrouvé l'économie dans un certain état. Euh il y a une guerre aux portes de l'Europe dans l'Europe qui va avoir un effet sur sur la croissance. le les prévisions économiques de de janvier étaient autour de de 3 et demi pour 4 pour la France cette année.
Là, dans dans votre chiffrage, je lis 5 et demi euh peu importe si c'est 5 et demi, 6 et cetera, de vous prévoyez une espèce de relance ou d'effet en tout cas tout de suite de vos mesures, sachant que vous aurez pas faire encore de budget. J'imagine que les premières mesures, le dégel du point d'indice, la hausse du SMIC, ça vous pouvez le prendre tout de suite. Mais [grognement] sur quoi vous comptez pour stimuler l'économie ? Et ma deuxième question, c'est Auréliie trouvé la un peu on a un peu parlé en présentant les chiffres de croissance en disant bon, on vous parle du PIB mais bon, c'est pas non plus un indicateur qu'on adore.
Vous parlez de gouverner par les besoins, ça suppose aussi de mesurer ça avec peut-être de nouveaux indicateurs. Est-ce que vous allez demander à LINC de de développer d'autres indicateurs ? Est-ce que vous avez déjà en tête des indicateurs précis qui mesuraient enfin voilà, est-ce que vous pouvez détailler ce ce genre de mesure ? Bon, alors deux choses. Un, un point honnête, personne ne sait où on va. C'est soit disons les choses comme elles sont. La prévision économique faite à la sortie de la COVID dont personne ne savait ce que ça donnerait sur le moyen terme, maintenant renforcé par la guerre d'Ukraine, vous pouvez pas faire une projection linéaire économique. C'est pas vrai.
D'abord, il va y avoir le choc de la crise alimentaire. Et beaucoup de gens ont pas encore tout à fait compris que la crise va pas être seulement pour nous. Il va y avoir des il va y avoir d'autres effets. La crise frumentaire dans tout le Maghreb. Aujourd'hui, par exemple, l'Algérie consomme 20 % de sa de sa consommation de blé fait que du blé français, lesquels français importent même une partie de leur blé d'Ukraine et de Russie. Donc il est vraisemblable que devant le fait que il y a plus de blé qui arrive d'Ukraine et de Russie, ce qui va se produire c'est que le blé français va sans doute être plus consommé en France mais il a été acheté avant.
Donc vous allez avoir un immense toubau de choses prévues avant et qui se passe ensuite autrement. C'est ce qui va nous arriver la crise alimentaire. Et quant à la crise du gaz et du pétrole, j'espère que au moins les journalistes, il y en a pas un qui a une naïveté sur le fait de croire que tout le monde sera perdant dans cette histoire. Ce n'est pas vrai. Il y a des gens qui vont s'en sortir beaucoup mieux que d'autres, notamment ceux qui produisent du pétrole.
Non seulement les microéconomies d'Arabie Saoudite, du Qatar et compagnie qui vont se trouver avec des excédents gigantesques, qui vont les remettre directement dans la sphère financière et vous savez pas où elles atterriront, dans quelles économies et pourquoi faire. Donc il y a des prin des éléments d'incertitude gigantesque. Ce dont je suis sûr, c'est que je me pilote bien si j'ai des bons objectifs. Si mon objectif c'est de briller dans la sphère financière et dans le commerce international, le risque il est à 100 %.
Si mon objectif c'est de briller par le niveau des relocalisations que je provoque du retour à l'agriculture vivrière et cetera, je suis sûr que quel que soit mon résultat, il serait meilleur que si je fais le contraire. Je sais pas si je me fais bien comprendre mais gouverner en période d'incertitude. Le hasard de la vie fait que mon premier bouquin qui s'appelle à la conquête du chaos réfléchissait sur le fait que le déterminisme n'était plus linéaire.
Récemment, on m'a expliqué des géologues, des climatologues à qui je demandais "Bon, mais qu'est-ce que je dois faire face à la crise de l'eau ?" Je me suis tué comme dirigeant, je me dis "Bon bah on fait quoi ?" Euh le gars m'a répondu "Tu tu fais ce que tu veux, de toute façon personne n'en sait rien." Je dis "Comment personne n'en sait rien ?" Il me dit bah non, le climat va se déstabiliser et il ne se restabilisera pas avant une période de 20 ou 30 ans.
Donc tout ce que tu peux faire entre les deux, c'est imaginer qu'est-ce qui est vrai quand il y a de l'eau et quand il y en a plus, ce qui est pas évident, mais c'est ça veut dire que ce sont d'autres conditions de réflexion sur la manière de gouverner. Et moi, j'attends ça d'une formule de gouvernement plus souple, c'est-à-dire où il y a plus de haut commissaires que de ministres qui sont là à attendre que pas attendre que ça se enfin disons au sommet d'une hiérarchie qui avance doucement. Deuxièmement que les principes qui guident l'action publique sont des principes bien ciblés.
Quand je vous dis sur l'agriculture, tout à l'heure vous avez évoqué la question, ce pays qui était en état de souveraineté alimentaire ne l'est plus. 80 % de ce qui mange, il arrive de l'extérieur. Alors tout le monde dit la même chose. Donc on va replanter. Oui, qui va le faire ? Il nous faut 300000 paysans. Alors là, ni les libéraux, vous avez pas de réponse à ça parce que la seule manière que vous avez de récupérer des paysans, c'est de faire en sorte qu'ils soient mieux payés. Et pas seulement. C'est comme pour la médecine libérale.
Tout à l'heure, je parlais avec Prudom qui m'a bien rassuré sur le sujet et Prudom me dit maintenant la masse des jeunes toutbies qui arrivent, ils aspirent pas être médecins libéraux. D'abord, les métiers sont féminisés, donc il y a d'autres attentes que celles qui étaient l'attente du vieux docteur qui restait jusqu'à je sais pas combien de de sa vie. Deux, les maisons de les centres de santé sont bien perçus parce que vous êtes salarié, donc vous avez une vie. Les paysans de demain, je je veux pas faire de pronostic mais je suis quasiment persuadé que vous n'en trouverez pas si vous ne leur garantissez pas une vie plus stable avec des vacances et de la coopération. Vous les trouverez pas.
Donc qu'est-ce que vous allez faire ? Vous avez eu raison de dire, on a été cherché à l'autre bout du monde des gens mais ça va pas marcher tout le temps. Les Chinois vont pas les Chinois, ils viennent chercher les cochons chez nous hein. C'est pas c'est pas eux qui amène les leurs. Donc vous voyez que là le développement dans le modèle de l'économie libérale dans les pays où il y avait un milliard et demi de personnes ou 1 milliard et et à peu près pareil en Inde leur développement si vous restez sur ce modèle il est invivable.
J'espère vous avoir au moins conv des changements de de long terme mais ma question portait plus sur du court terme quand vous arrivez au pouvoir et vous avez une certaine situation économique et les mesures que vous prenez quelles sont celles qui c'est quelles sont celles qui ont un effet le plus rapide entre guillemets dans le sens tout ce que vous avez vu là l'augmentation du SMIC l'augmentation des minim sociaux le recrutement de massif pour mettre des jeunes gens dans les emplois jeunes c'estàdire créer un choc de demande. Je suis pas sûr que ça marche hein. Je suis pas sûr que je sais que dans le début ça creuse les déficits parce que vous injectez mais vous avez pas le retour.
Donc il nous faut au moins un budget et demi pour arriver à commencer à voir à peu près comment la poussière retombe. Si avec la nôre de poussière, on va se taper aussi la poussière de la guerre d'Ukraine et la prochaine pandémie. Parce que si vous croyez que c'est fini les pandémies, vous trompez hein. Ça là vous savez que il y a un renouveau de la pandémie de la grippe avière. Je parle pas de la pandémie de la Covid, la grippe avière, croiser les doigts qu'elle se transmettent pas à l'homme, hein. Parce que on en est à la 5e en France. C'est la 5è fois qu'il y a une pandémie. Et qu'est-ce qu'on a fait depuis ? Rien. Alors, vous voyez qu'on a beaucoup d'incertitude.
Vous avez raison de le souligner. Moi, je crois que une injection de la demande permet déjà aux gens de respirer. Ne croyez pas que j'exagère en parlant des gens qui ont faim et qu'en froid. Je pense que vous le savez comme moi parce que à vos postes d'observation, vous le voyez. Mais le nombre de gens dans ce pays qui arrivent à se rendre compte de ce qui arrive à la masse de notre peuple sont très peu nombreux parce que les élites sont ainsi faites que elles pense toujours euh que c'est pas seuil de pauvreté dans l'abandon absolu. Dernière question est de Ouais.
sur les vous parlez vous dites, il y a des incertitudes et cetera sur comment ces dépenses vont avoir des effets mais j'aimerais revenir sur les incertitudes côté recettes puisque moi je m'attendais à ce que votre programme côté recette ça soit très simple à savoir on prend au plus riches au multinational mais en fait j'ai fait le calcul et dans votre programme sur 267 milliards d'euros de recettes il y a 110 milliards qui viennent de on prend de d'impôts discrétionnaire on décide l'argent est sur la table on le prend et il y a 100 milliards qui dépendent en fait du comportement des agents économiques, à savoir euh les niches fiscales, l'évasion fiscale, euh le fait qu'il y aura moins d'absentéisme à l'hôpital, qu'il y aura des économies sur les médicaments et 50 milliards euh qui sont des coûts évités.
Euh coût des violences faites aux femmes, c'est évité. Coût euh de du des frais de pour le cancer, c'est évité. Donc on a en fait la moitié des recettes de qui financent votre programme qui sont comment dire l'argent n'est pas sur la table et il y a des effets de comportement. Et donc là, vous avez pris des hypothèses optimistes. Euh comment vous ferez si au final il y a moins d'argent qui rentre dans les caisses que prévu ? Bon, alors d'abord au au passage, j'ai oublié tout à l'heure à prop C'est vous qui m'avez interrogé sur les indicateurs. Pardon hein, juste excusez-moi madame, je réponds hein. Euh en effet, euh d'abord nous on en a besoin en politique d'autres indicateurs.
Les les indicateurs de performance, ça peut même pas être ceux qui existe aujourd'hui. Vous savez que le plus le programme des Nations-Unies pour le développement a produit un classement tous les ans qui est le classement du bien-être humain. Et vous apercevez que la hiérarchie des puissances est pas celle qui correspond à la fortune, même s'il est évident que les pays les plus riches sont les mieux placés. Mais pourquoi ? Parce que les indicateurs qu'il proposent, c'est durée de vie, alphabétisation des femmes, euh revenus moyen et nombre de gens alphabétisés.
Alors, les premières fois que j'en ai parlé pour une collectivité locale, on me dit "Ton truc, c'est pour le tiers monde." Mais j'ai dis "Mais si vous voulez, on va aller voir dans la cité là-bas où on en est pour ce qui est de la durée de vie, pour ce qui est de bon." Bref, c'est pour vous dire que nous avons besoin nous d'indicateurs de progrès humain. Nous ne les avons pas mais nous les établirons et l'idée est de le faire. la discussion avec les économistes. Je vais vous dire que je vais me faire sarcosiste parce que monsieur Sarkozy avait proposé de changer l'indicateur du PIB parce qu'il s'était rendu compte que c'était une folie et il avait fait venir un un prix Nobel d'économie hein.
Bon bah bref, il était question de faire quelque chose de bien. Je sais pas ce que ça a donné, je me rappelle pas. Ça a rien donné mais moi j'irais pas demander à à comment tu l'appelles à notre prix Nobel là. Joseph ? Non non c'est pas celui-là qu'il est allé voir. Non non trompé. Non non, il en avait trouvé un autre. Bon, on verra. En attendant euh Non, vous en avez besoin, vous avez raison, on a besoin d'indicateur et moi je peux pas commencer une réunion comme celle-là en vous disant votre PIB, je rigole, puisque vous additionnez euh des valeurs ajoutées avec des dépenses de l'État. J'y crois pas.
Bon, alors euh tiens, du coup, j'espère que euh alors après, vous avez parlé des comportements mais madame mais même les libéraux, ils comptent sur des comportements par exemple, ils pensent que quand quelque chose va être moins cher, les gens vont l'acheter. Bah, ils compte là-dessus. compte sur le marché. Ben moi, je compte sur le fait que les gens comprenant quel est euh leur le l'intérêt commun ou leur intérêt vont aller dans le bon sens. Il y a moins d'inconnus dans notre programme que ce que vous prévoyez. Quant à la possibilité que ceux à qui on compte pendre leur juste se se sauvent, elle n'existe pas.
Avec l'impôt universel et pour les entreprises comme pour les particuliers, ça n'existe pas. Quant à nos additions, je vous garantis qu'elles sont bien faites parce que qu'est-ce que vous voulez me dire ? Tout à l'heure, on a pris un exemple, le coût des féminicides. Vous me dites "Ah bah oui, mais s'il y a pas l'argent, mais honnêtement, mon problème c'est pas l'argent, c'est qu'il faut vraiment que les féminicides baissent. Et donc, si je m'aperçois que ça ne se produit pas, et ben on redemandera pourquoi. Donc moi, je gouverne pas avec seulement de l'économétrie.
Je gouverne avec des sociologues, je gouverne avec des psychologues, je gouverne bah oui, avec des gens qui s'intéressent à la vie de la société où la seule motivation n'est pas la consommation. Je me permets de le redire. Pour le reste, on me dit à l'instant qu'il y a pas de coût de coût quoi éviter dans les recettes. On les a pas intégré dans les recettes supplémentaires. On a donné des exemples. La malbouffe Jean-Luc l'a dit, le coût des féminicides par exemple, mais dans les 267 qu'on a évoqué, c'est pas intégré. Donc c'est des hypothèses à la fois prudentes et à la fois il y aura ces coûts évités que vous mentionnez qui viendront s'ajouter la question.
Oui, ces sommes-là ne sont pas comptées euh dans le Non, non, non. 250 milliards d'un côté qui rentrent euh 265 euh qui qui rentre 250 mais on n pas mis dedans. - 50 pour la malbouffe euh moins 3 je sais pas combien pour euh les féminicides. Non, ça on l'a pas pris en en compte. On espère ce résultat si vous voulez. C'est la botte secrète, c'est le truc où il y aura de la bonne nouvelle et de la marge de manœuvre parce qu'on a vraiment insisté pour que la méthode soit comptablement euh solide du point de vue qui serait le vôtre, c'est-à-dire de gens qui posent des questions dans un cadre bien donné. Bon, vous vivez dans une économie et on vous demande pas d'en inventer une autre.
Ça, c'est notre job à nous. C'est à vous de nous interpeller sur le sujet. Vous vous me demandez les mesures immédiates, je vous dis je crois choc de la demande. Lui, François Hollande croyait un choc de compétitivité. Bon, le choc qu'il a provoqué est arrivé à rien à la sortie. C'était pire qu'avant. Donc voilà comment je compte nous je résume en un mot. Mais il est évident qu'il y aurait une discussion européenne parce que euh d'abord tout le monde est placé devant la même situation et vous savez quand on est très en danger les points de vues politiques évoluent hein.
Moi je me rappelle c'était tout à fait second c'était pas central mais ma discussion avec la ministre de l'éducation anglaise sur nos méthodes à nous français à l'école publique qui est quand même pour eux quelque chose qui est voisin de l'enfer hein parce que c'est un truc de rouge la même école pour tout le monde. Ah bah attends mais la fille elle m'avait expliqué en l'eau en large pourquoi c'était génial son histoire où les écoles avaient des étaient placées et côté comme des entreprises. Bon et puis elle est venue me dire écoutez on peut pas travailler ensemble parce que notre truc c'est un désastre.
Donc si vous voulez quand vous commencez à être dans une crise tout le monde réfléchit autrement. C'est d'ailleurs anthropologiquement fondé. Les êtres humains se serrent les coudes comme ça va mal et y compris le dialogue sera facilité. Moi, j'ai pas peur d'aller discuter avec Dragy euh qui est le aujourd'hui le le patron en Italie euh alors qu'il a été banquier central de la BCE. Cet homme nous a tiré d'affaires quand même quand il a commencé à organiser son système de liquidité qui a rien de libéral hein, racheter les dettes des États dans les banques privées. Av mieux fait de les acheter directement euh aux États, mais enfin, il l'a fait.
Et s'il était pas intervenu, l'économie européenne, je pense, se serait effondrée. Or, ce qu'il a fait, c'est utiliser une méthode non conventionnelle. Al tout le monde maintenant se tranquillise. 5 ans de non conventionnel, c'est quand même pas rien. 85 milliards d'euros par mois, ce sont des sommes énorme. Moi, je fais ce paris, je vais voir mes collègues des autres pays puis je vais leur dire alors qu'est-ce qu'on fait ? Parce qu'alors 1, la COVID, 2 la guerre d'Ukraine, 3 la prochaine guerre, je vous raconte où elle va avoir lieu, et la prochaine pandémie aussi. Donc nous avons intérêt à nous organiser ensemble.
Je suis sûr que je serai écouté, je serais pas vu comme un bolchevique et chevelé, hein. Nous, l'émission touche à sa fin. 3h 3h d'émission pile. Bravo à tous. Peut-être que Jean-Luc peut faire un mot pour conclure. Je vraiment veux adresser des remerciements à l'équipe qui a travaillé. Je sais qu'elle énorme effort a été fait pour y arriver dans les délais autour de de Clémence et de tous les camarades. Dès que je dirai un mot, je vais me sentir injuste à ce que j'oublie. Je veux féliciter Sopia Chikirou pour l'organisation de cet événement et tout ce que nous avons vu là. ça a été mené de de mains de maître et puis tous ceux qui ont travaillé.
Je suis très fier de savoir que je pense qu'on a une des meilleures équipes euh capable d'être de prendre en charge une une orientation politique et et notre pays. Je crois que bon bien sûr surtout maintenant personne n'est garanti de se dire je suis certain que si c'est nous, tout va marcher merveilleusement. Je pense que tout marchera beaucoup mieux, que nous sommes bien préparés, mais que nous entrons dans une période d'immense incertitude. Par conséquent, la conscience politique, la discipline, la capacité à analyser et à agir d'un coup ensemble euh jouera un rôle considérable dans les années qui viennent.
Je ne crois pas que les principes qui animent le président Macron, qui sont à géométrie variable, ces principes permettent de nous tirer d'affaires aussi fortement que des principes qui eux reposent sur l'idée que les êtres humains préfèrent être solidaires qu'en compétition les uns avec les autres. Et après bah c'est la glorieuse incertitude de l'histoire. Vive la France et surtout vive la République. [applaudissements] Bon merci merci beaucoup. C'est pas vous avez eu l'impatience d'écouter ça [applaudissements] pendant 3h. Ouais. Bah merci beaucoup. Mais on a bossé hein. Bah oui [applaudissements] on a bossé comme des c'est pas vraiment quoi.
Oui [applaudissements] il y a tout une [applaudissements] frère. Ce que vous [acclamation] disiez il se passe quoi derrière ? La dernière fois on s'est tapé on s'est trompé. d'évaluation. Oui, c'est générique. Moi le 83, je vous le raconte vous voulez.
[musique]