Raphaël Glucksmann se prononcera sur sa candidature à la présidentielle "avant la fin de l'été"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Raphaël Glucksmann. On va en parler évidemment de cette canicule qui bouleverse la vie des Français, de millions de Français. Il y a ceux qui souffrent, la journée, la nuit.
C'est un moment difficile collectif que traversent les Français. Troisième canicule de l'année, peut-être une quatrième en vue dans quelques jours, nous disait Gaëlle Musquet. Le gouvernement a lancé un plan hors secs, inédits, un plan chaleurs extrêmes qui prévoit notamment l'ouverture de salles fraîches dans tous les départements qui sont classés en rouge par Météo France.
Est-ce que c'est la bonne réponse en termes d'adaptation tout d'abord ? C'est la réponse de l'urgence. Mais l'impréparation est totale.
Votre reporter disait c'est un peu le bazar, mais en fait c'est complètement le bazar. Et pourquoi c'est le bazar ? Parce que nous avons des gouvernements qui vivent dans le déni.
Pour eux, le réchauffement climatique, c'est un mot. En fait c'est des discours. Mais là on a la matérialisation du réchauffement climatique en permanence.
Et ce que nous vivons aujourd'hui, malheureusement, ça va devenir la norme. Et donc il faut que notre société s'adapte. Vous dites comme certains météorologues ont vu l'année la plus fraîche du reste de notre vie.
Je ne sais pas si ce sera l'année la plus fraîche, mais ce qui est sûr c'est que la tendance est absolument claire et que donc on doit nous s'adapter. Et le rôle d'un gouvernement, c'est de préparer cette adaptation pour que ce ne soit pas justement le bazar. C'est d'organiser, c'est de planifier et ça n'a pas été fait.
Ça n'a pas été fait. Sinon un pays comme la France serait aujourd'hui prêt. Ça n'a pas été fait sur la végétalisation, ça n'a pas été fait sur la rénovation thermique des écoles.
Ça n'a pas été fait sur les climatiseurs qui sont nécessaires dans les EHPAD ou dans les hôpitaux et qui doivent être des commandes groupées pour pas que ce soit le chaos justement. Qui a été fait récemment ? Oui mais ça a été fait face à l'urgence.
Pourquoi ça a été fait face à l'urgence ? Pourquoi ça a été fait face à l'urgence. Et c'est ça qui est intéressant, parce qu'on n'est pas gouverné par des climato-sceptiques.
Je veux dire, Emmanuel Macron, il pense que le réchauffement climatique est réel, mais ce sont des gens qui pensent en séquence de communication. Et donc là, ils vont faire des mesures d'urgence pour répondre à l pour répondre à la mobilisation de l'opinion autour de la thématique de l'écologie et de la canicule. Mais dans trois mois, quand les températures auront baissé, on passera à une autre séquence.
Or si on veut adapter la France au réchauffement climatique. Ça mérite un effort constant, une planification et c'est pour ça qu'on propose un bouclier climat mais qui va pas se décider. C'est quoi un bouclier climat ?
Un bouclier climat, c'est de mobiliser tous les acteurs de l'Etat et de la société pour l'adaptation au réchauffement climatique. Rénover thermiquement 4000 écoles par an, parce que nos écoles sont des bouilloires thermiques. J'étais dans un collège dans les Deux-Sèvres, les élèves vont dans les doudounes, vont dans les classes d'école en doudoune l'hiver et de deux mois plus tard, ils ne peuvent plus aller en cours parce que c'est devenu trop chaud dans les classes.
Donc il faut rénover thermiquement les écoles. Il faut mettre en place un droit à la fraîcheur. Vous savez, il y a des pays comme l'Australie...
C'est quoi ça, un droit à la fraîcheur ? Il y a des pays comme l'Australie qui l'ont mis en place. C'est-à-dire que tous les habitants doivent avoir accès à un lieu de fraîcheur.
Quand les températures deviennent extrêmes, on ouvre des lieux communs où on a accès à la fraîcheur. Il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale parce que vous savez, on ne coupe pas l'électricité en hiver, mais on la coupe en été. En 2025, c'est 143 000 Français qui ont vu leur électricité coupée.
Ça veut dire plus de frigidaire, ça veut dire plus de ventilateur. Et donc il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale. Il faut mettre en place les solidarités qui vont aider justement les personnes isolées.
Parce que le problème, c'est que notre société est devenue une société de solitude. Et qu'aujourd'hui, les Françaises et les Français, en particulier les personnes âgées, isolées, meurent seuls dans leur bouilloire thermique. Est-ce qu'il y a, Raphaël Glucksmann, dans ce que vous préconisez également, une climatisation générale de la France ?
Que préconisent aujourd'hui certains partis ? Le Rassemblement national est sans doute celui qui va le plus loin, en disant qu'il faut mettre 40 milliards d'euros sur la table en 10 ans, à la fois pour les bâtiments publics, là-dessus il y a quasiment un consensus dans la classe politique, mais aussi pour aider les Français à installer une clim à la maison sous forme de prêt à taux zéro. Est-ce que vous, Vous, Président, vous aidez les Français à payer moins cher leur clim ou pas.
Très simplement. Le plan du Rassemblement national qui était un bon coup de com' en fait s'est complètement dégonflé puisqu'on ne comprend plus à la fin qui a le droit à la clim ou pas. Mais ce qui est sûr c'est qu'on ne peut pas rejeter la climatisation elle fait partie d'un plan plus général mais nous c'est une des solutions dans les épads dans les hôpitaux et même dans l'essai dans les classes d'enfin dans les écoles il faut des espaces climatisés.
Mais chez les particuliers, est-ce qu'il faut aider les Français ? Par exemple, aujourd'hui on va avoir pendant tout l'été des immeubles à Paris, des immeubles de bureaux qui sont climatisés et ils seront vides. Eh bien il faut aussi avoir le droit de les réquisitionner pour les puissances publiques afin de permettre aux habitantes et aux habitants d'avoir accès à de la fraîcheur.
Donc vous réquisitionnez les bureaux vides qui ont la clim pour y mettre qui ? Pour y mettre les habitants les plus vulnérables, c'est ce que me demandent les mairies, c'est ce que demande la mairie de Paris, c'est ce que demandent d'autres mairies partout à travers la France, c'est d'avoir accès à ces lieux de fraîcheur potentielles. Mais c'est une adaptation qui va prendre énormément de temps.
Et moi je me souviens de l'ironie qui qui accueillaient le verdissement des villes, les cours oasis dans les écoles. Je me souviens quand des éditorialistes qualifiaient ça de politique bobo. Mais en réalité aujourd'hui on voit tous que la présence d'un arbre, ça permet de faire chuter la température que la présence de la verdure ça permet de rendre la ville habitable et donc en fait on doit prendre au sérieux ces affaires on doit mettre en place un véritable plan d'adaptation de la france au changement climatique et je note votre proposition donc réquisition des bureaux climatisés vides pour y loger les lieux communs les plus fragiles et vous savez les mairies sont déjà en train de le faire mais il n'y a pas d'aide de l'état et de la même manière les services de la sécurité civile eh bien aujourd'hui ils ont besoin de l'aide de la population.
Nous, nous voulons mettre en place un service civique universel et obligatoire pour que tous les jeunes français puissent aider la collectivité et notamment aller voir les personnes âgées isolées qui sont aujourd'hui complètement abandonnées. Et les Français souffrent de la solitude. Pour sortir de cette solitude, on a besoin d'un grand plan d'organisation commune. – Raphaël Glucksmann, la semaine a été marquée par l'entrée en campagne de Marine Le Pen, condamnée en appel, elle s'est pourvue en cassation, elle est donc à nouveau aujourd'hui présumée innocente et elle a décidé de confirmer, de maintenir sa candidature à l'Elysée.
Est-ce que vous la comprenez ? – Moi je constate que Marine Le Elle ne pourrait plus aujourd'hui être policière. Elle est présumée innocente ?
Non, elle est condamnée par la justice, elle se pourvoie en cassation, elle a été condamnée deux fois pour détournement de fonds publics. Mais le procureur, Amy Hedds, vous l'avez entendu sans doute comme moi, a dit à partir du moment où elle va en cassation, elle est à nouveau...
Le pouvoir en cassation, ce n'est pas jugé sur le fond, c'est jugé sur le fond. Non, mais elle est techniquement présumée innocente. D'accord.
Donc, le risque, c'est qu'une personne qui ne peut pas être policières puissent devenir présidentes de la république alors les français ne sont pas des juges évidemment c'est la justice qui doit se prononcer mais par contre tous les citoyens français doivent se poser cette question simple est-ce Est-ce qu'il faut envoyer à l'Élysée, à la tête de notre État, une personne condamnée pour détournement de fonds publics ? Parce que moi je vois le petit commentaire médiatique qui s'installe, où tout le monde comment « Jordan Bardella est-il triste ? Regardez son visage.
Marine Le Pen, quelle revanche, quelle ténacité ! » On personnalise le discours. Mais enfin, il s'agit de nos institutions.
Et on est passé en 20 ans de la règle Jospin, où chaque ministre qui était mis en examen devait être démissionné à la règle Le Pen. Ou dans la même journée, vous êtes condamnés en appel pour détournement de fonds publics et vous voyez dans cette condamnation une bonne raison de vous présenter à la tête de la France. Est-ce que vous allez jusqu'à dire, Raphaël Glouzman, qui a dans son combat une forme de guérilla juridique ?
C'est ce qu'a dit Gabriel Attal, qui dit il y a même une rhétorique Trumpiste, dans le fait finalement de vouloir jouer la montre et mettre la pression sur la cour de cassation pour qu'elle rende sa décision plus tard possible ? Oui, il y a une fuite. Il y a une fuite en avant de Marine Le Pen.
Et en réalité, elle place l'ensemble du pays dans une situation complètement intenable. C'est-à-dire que vous allez vous prononcer à l'élection présidentielle et avec cette possibilité que vous élisiez une personne qui est coupable de détournement de fonds publics. Moi, je ne sais pas en fait ce qui est en train de devenir la démocratie dans notre monde.
Il y a une exigence, bien sûr qu'elle a le droit de se présenter techniquement, mais enfin il y a une exigence éthique, il y a une assaise républicaine. Et quand je les vois, les dirigeants du Rassemblement national se revendiquer du gaullisme en ce moment-là. Mais est-ce qu'on imagine une seconde le général de Gaulle condamné par la justice entrer à l'Elysée avec un bracelet électronique ? – À sa place, vous auriez fait quoi ?
Vous auriez dit « j'accepte la décision en appel et je renonce à ma candidature, j'envoie Jean-Dade Mardella ». – Je n'ai pas organisé de détournement de fonds publics. – Je parlais de l'aspect politique de la chose. – Je n'ai pas utilisé largement l'argent du Parlement européen pour payer ma secrétaire personnelle, le garde du corps de mon père ou un chauffeur.
Parce que c'est ça qui s'est passé quand même. Et derrière, mais si vous êtes condamné par la justice, la décence, sinon le droit, vous demande de ne pas prétendre diriger une grande puissance comme la France. Mais ce n'est pas étonnant en fait, parce que ces modèles, quand on dit qu'on n'a jamais essayé le Rassemblement national, donc pourquoi pas essayer ?
Mais enfin les Hongrois, ils ont essayé le Rassemblement national. Le modèle de Marine Le Pen, Victor Orban, c'est quoi ? Qu'est-ce qui se passe quand on s'attaque à l'État de droit, quand on s'attaque à l'indépendance de la justice, quand on s'attaque à l'indépendance des médias pour plus que les journalistes fassent des enquêtes ?
Qu'est-ce qui se passe ? Un système de corruption s'installe et son meilleur ami d'enfance, Plombier, devient milliardaire en détournant les fonds publics européens. Et d'ailleurs cet ami d'enfance dit « je suis devenu milliardaire grâce à Dieu la chance et Victor Orban ».
Je pense qu'on peut laisser du autre côté, c'est surtout grâce à Victor Orban. On entend ce que vous dites Raphaël Glussmann sur le fait qu'elle n'aurait pas dû. Mais quand on interroge les Français aujourd'hui, c'est ce que fait l'Institut Elab dans la Tribune dimanche pour BFM TV, Marine Le Pen fait la course en tête, l'expression elle-même un peu faible, 34 à 35 ,5 % des voix au premier tour.
C 'est-à-dire qu'il n'y a absolument sans doute aucun effet de sa condamnation. Est-ce que quand vous regardez ces chiffres, 34 à 35 ,5 % en premier tour ? Est-ce que vous ne dites pas c'est plié ?
Elle va y aller à l'église. Je ne me dis absolument pas que c'est plié. Absolument pas.
Moi je pense que la France ne se donnera pas aux poutinistes et aux trumpistes. Je pense qu'il y a un notre destin pour notre pays. Mais oui, il y a un mouvement de fonds pour le rassemblement national.
Partout où je vais, je rencontre des électrices et des électeurs du rassemblement national. Et qu'est-ce qu'ils me disent ? D'ailleurs, pour eux, Jordan Bardella ou Marine Le Pen, ce n'est pas important.
Ce qui compte, c'est le parti, le mouvement, l'expression de leurs idées politiques. Et qu'est-ce qu'ils me disent ? Ils vont mettre fin au déclin de la France.
Et donc notre responsabilité, c'est de proposer un chemin qui mette fin au déclin de la France. C'est de répondre aux angoisses des électrices et des électeurs français. C'est de répondre aux attentes des citoyennes et des citoyens.
Mais il n'empêche, moi je les appelle aussi ses citoyennes et citoyens, à se poser la question simple de qu'est-ce que serait la France avec à sa tête une personne condamnée pour détournement de fonds publics. Parce que même si je suis seul à la à essayer de me battre pour l'intégrité, pour l'honnêteté, pour la sincérité dans le débat public. Je pense que c'est consubstantiel à la démocratie.
La conséquence de la candidature de Marine Le Pen, c'est que le plan A, Jordan Bardella est redevenu un plan B, B comme Matignon, puisque Marine Le Pen a promis qu'elle lui confierait le rôle de Premier ministre si elle arrive à l'Elysée. Jordan Bardella donne sa première interview d'après candidature de Marine Le Pen aujourd aujourd'hui dans le Figaro cet après-midi il annonce que s'il arrive à Matignon il formera un gouvernement d'union nationale y compris avec des personnalités qui ne viennent pas des rangs du Rassemblement national et comme en écho aujourd'hui Eric Ciotti l'allié de Marine Le Pen disait tout à l'heure sur BFM TV je tends la main à Bruno Retailleau pour qu'il nous rejoigne est-ce que vous y croyez à finalement une forme ou une autre d'union des droites derrière Marine Le Peine je ne sais pas parce que je ne suis pas à Nostradamus mais ce que je constate c'est que oui il y a des dérives idéologiques et que le rassemblement national l'extrême droite est en train d'imposer une forme d hégémonie idéologique sur le reste de la droite. Mais par exemple vous imaginez qu'un jour un Bruno Rottaglio qui dit depuis des années je ne rejoindrai pas Marine Lefeb puisse être ministre de Jordan Bardella ?
Je n'en sais rien, c'est à lui qu'il faut poser la question mais je ne l'espère évidemment pas. Je pense qu'il doit y avoir une droite dans ce pays qui n'est pas soumise à l'extrême-droite, mais je pense surtout qu'en fait on est dans un mouvement qui est plus large que simplement la France. On a une bascule progressive vers l'extrême-droite.
On a une Trumpisation de la vie politique, on a une remise en question de l'État droit et des démocraties libérales. Mais moi je me battrai pour que notre pays, la France, à contretemps de l'histoire sans doute, contre le vent de l'époque, soit incapable de diriger le camp des démocraties libres, attachées à leur liberté. Je me battrai, j'entends que vous en serez, est-ce que vous serez candidat dans le cadre de cette primaire ?
Moi je fais ce que je dis, c'est ma marque de fabrique. Donc j'ai annoncé qu'avant la fin de l'été, je me prononcerais. Et donc je me prononcerais, c'est-à-dire que je dirais si oui ou non, je suis candidat.
Mais au-delà de la personne...
Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui...
Vous entendez les critiques. Je veux rassembler. Il est en train de se dégonfler.
La présidentielle, il faut avoir ça dans le sang. Et il nous annonce qu'il va y aller mais plus tard. Ce combat, ce combat, j'ai ça dans le sang.
Mais de quoi vous avez peur ? Pourquoi ne pas l'annoncer aujourd'hui mais dans un mois et demi ? Parce que je ne veux pas être un candidat plus.
J'ai dit que je travaillerais au rassemblement. Et là, étape par étape, ce rassemblement, il se constitue. Vous avez vu, comme moi, le vote des militants socialistes.
Ça c'est une bonne nouvelle pour vous ? C'est une excellente nouvelle. C'est une excellente nouvelle.
Ça ouvre. Mais écoutez, c'était pas sinon vous ne diriez pas ça comme ça. C'est une excellente nouvelle.
Ça nous permettra de travailler à la refondation d'une gauche démocratique dans une perspective claire. Ça nous permettra ou ça me permettra. Ça nous permettra.
Permettez-moi de travailler en équipe. Moi je ne pense pas que le césarisme des vous me réinviterez et je vous le dirai. J'essaie de comprendre pourquoi vous nous dites donc je le dirais d'ici la fin de l'été 20-21 septembre c'est ça si mon calendrier est exact.
Vous verrez bien en temps et en heure ce que je sais c'est que je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour que cette gauche démocratique existe. Qu'elle cesse le flou qui a entouré les stratégies des uns et des autres depuis trop longtemps. Qu'elles soient capables à nouveau de gouverner le pays, de mener à bien la transformation écologique dont dont on parlait juste avant, qu'elle soit capable de restaurer le sentiment de justice dans notre société, qu'elle soit capable de gouverner à nouveau la France, de préserver la démocratie, de construire une puissance européenne, de faire face aux Trumpistes, de faire face à l'extrême droite.
Je vous écoute et je me dis pourquoi il n'y va pas Est-ce que, je ne sais pas, vous avez fait un pari avec quelqu'un pour dire « Je ne l'annoncerai pas là, ce sera dans un mois et demi. » Mais écoutez, ce n'est pas une affaire de Paris. Tout le monde s'est déjà lancé aujourd'hui.
On parle de quelque chose d'extrêmement c'est déjà lancé, sauf la gauche sociale-démocrate. – Mais est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a trop de candidats en ce moment sur l'espace de la gauche sociale-démocrate ? – Peut-être à vous. – C'est moi qui vais répondre, je ne veux pas être une candidature de plus, c'est ce que j'ai annoncé, donc je vais œuvrer au rassemblement.
Et ce rassemblement...
Vous irez si les autres sortirent dans la première ? Mais le rassemblement, là, il est commencé. Les militants socialistes ont choisi la bonne option, celle que moi je portais.
Et donc on est là en train de créer un rassemblement qui va pouvoir gagner l'élection et ça doit être ça le but pas d'être premier à gauche. J'entends le on, j'entends le nous et j'entends pas encore le je mais vous nous dites il viendra dans un autre temps. Mais de toute façon habituez-vous à une chose Marc Feuvel.
Habituez-vous à une chose, je dirais très souvent nous parce que je pense que la politique est aussi une affaire collective et moi je sais ce que je dois aux militantes et aux militants socialistes, je sais ce que je dois. Dans le nous Raphaël Guzman il y a deux autres candidats aujourd'hui qui sont déclarés à cette primaire Philippe Brun député socialiste et une petite surprise Ségolène Royal qui a annoncé qu'elle en passerait également par là l l'un de vos proches Raphaël Guzman cité ce week-end dans Libération dit je le cite on ne va pas aller se rouler dans la boue avec Ségolène Royal et Philippe Brun ça veut dire quoi se rouler dans la boue ça veut dire quoi mais je balaie d d'un revers de la main mais très clairement de toute façon les off dans le journalisme je balaie d'un revers de la main ces propos je les trouve c'est à dire la personne qui a dit ça autour de vous s'est planté complètement plantée et je veux dire et je ne sais même pas qui c'est je sais même pas ce que ce que veulent dire c'est off moi je trouve que c'est un procédé que je condamne de son mais je ne fais pas d'off parce que je dis la même chose en off en on ou en in je sais pas comment dit mais en tout cas ce qui est sûr c'est que j'ai un immense respect pour l'ensemble des gens qui veulent vous vous accepterez de vous rouler dans la boue avec les libra et cégolène royal il n'y a pas se rouler dans la boue voyez le côté méprisant qu'on sait bien sûr mais c'est pour ça que je le rejette complètement c'est totalement étranger à ma personnalité vous avez appelé cégolène royal et philibrin je ne parle pas comme ça je ne pense pas comme ça et je crois d'ailleurs que ce concours de virilisme stupide qui est devenu la politique abîme la démocratie et donc moi je suis respectueux y compris de mes adversaires politiques en l'occurrence c'est des sociétés donc ce n'est pas des adversaires politiques mais y compris mes adversaires politiques et je pense qu'on peut débattre et même être en désaccord en dissensus dans cette république qu'est la france sans sans s'insulter et sans employer ce genre de terme. Donc, c'est pas mon histoire, c'est pas mon langage, c'est pas ma manière de faire.
Bon, aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon, l'homme qui fait la course en tête à gauche et on le voit dans le sondage du jour de notre partenaire Et là, il est crédité selon les scénarios, puisqu'il y a beaucoup de scénarios en ce moment en fonction de qui sera candidat. Il est entre 14 ,5 et 16 % des intentions de vote au premier tour. Jamais les sondages ne l'avaient donné aussi haut à 9 mois d'une élection présidentielle.
Vous êtes, vous, Raphaël Glucksmann, encore une fois, selon les différents scénarios, entre 8 ,5 % et 11 % d'intention de vote. Est-ce que le leader de la gauche, aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon ? Écoutez, évidemment, Jean-Luc Mélenchon est en campagne.
C'est d'ailleurs...
Pas tout à fait ma question. C'est d'ailleurs sa quatrième campagne, Marine Le Pen aussi je crois, d'ailleurs il forme le plus vieux couple de la politique française. Ils sont à la quatrième campagne présidentielle.
Donc, ils sont enroder, puisque vous me posiez la même question sur elle justement. Mais non, Jean-Luc Mélenchon n'est pas et ne sera pas le leader de la gauche française. Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ?
Parce que l'avenir de la gauche française, ce n'est pas l'autoritarisme, ce n'est pas la brutalité du débat, ce n'est pas cette soumission aux tyrans étrangers, ce n'est pas la critique permanente de la construction européenne, ce n'est pas les attaques contre les journalistes, ce n'est pas cela. Et nous allons montrer, comme nous l'avons fait aux Européennes, que l'écrasante majorité des citoyennes et des citoyens qui aspirent à un gouvernement de gauche ne sont pas sur cette ligne-là, mais sont sur la nôtre. Est-ce à dire que pour vous, pardon ?
Mais la question, elle va revenir, elle revient déjà, elle va revenir quasiment jusqu'à l'élection. Est-ce que pour vous, Jean-Luc Mélenchon à l'Élysée, c'est pire que Marine Le Pen ? – Mais non, écoutez, là, ce qu'on est en train de voir, et vous avez une responsabilité dans les médias, on est en train de de voir une petite musique qui est en train de s'imposer en expliquant que, de toute façon, le deuxième tour, ce sera Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen.
Ça, ce scénario-là, n'existera pas. Ce scénario-là n'existe que pour faire peur. Parce qu'en réalité, il y a entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen un espace immense.
Des millions de Françaises et de Français qui ne se résolvent pas à ce type d'affrontement. Et donc, il n'y aura pas ce second tour. Il n'y aura pas Jean-Luc Mélenchon à l réaliser.
Et je crois sincèrement qu'il n'y aura pas Marine Le Pen à réaliser. Ni l'un ni l'autre. Je pense sincèrement que la France...
Donc il y aura vous face à qui ? Que la France sera vraiment la bonne surprise démocratique de ce monde qui s'offre au trumpisme et au poutinisme. Je pense sincèrement que la France va renouer avec son destin qui est d'être un pays libre, qui est d'être un pays démocratique et qu'elle ne se donnera pas au populisme et à la démagogie.
Et je suis, moi, certain qu'il y a pour la gauche française un chemin qui est très éloigné de ce lieu emprunté par Jean-Luc Mélenchon, qui est un chemin de respect fondamental, viscéral du débat démocratique. On porte une transformation écologique profonde, une transformation sociale profonde, mais on le fait dans le respect absolu du cadre démocratique, du débat démocratique. Vous dites ce matin dans une interview à nos confrères de la Tribune dimanche « Nous allons tourner une fois pour toutes la page de la domination politique et psychologique de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française.
Domination psychologique. Est-ce que ça vise aussi Olivier Faure qui a, il n'y a pas si longtemps que ça, fait alliance aux législatives avec Jean-Luc Mélenchon ? Est-ce qu'il était sous domination de Jean-Luc Mélenchon ?
Ce que ça veut dire, c'est qu'en fait, Jean-Luc Mélenchon a fixé l'agenda et dominé l'ensemble de cet espace parce qu'en face, il n'y avait pas d'affirmation idéologique suffisamment puissante que cette page-là ait tournée et que nous offrirons la possibilité aux citoyennes et aux citoyens qui veulent plus de solidarité, qui veulent plus d'écologie, qui veulent plus de démocratie que ce qu'on a vu depuis 10 ans. Une autre voie est que c'est notre espace politique qui portera la responsabilité de barrer la route à l'extrême droite et d'empêcher la France de basculer dans les extrêmes. Moi, je suis convaincu que c'est notre espace qui est l'avenir de la politique française.
Pourquoi que ça fonctionne, il faut qu'on se rassemble et on va le faire dès septembre. Et je vous reverrai en septembre et vous me regarderez. Et vous passerez du nous au jeu.
Mais surtout, ce nous sera matérialisé, sera matérialisé, nous serons en campagne. Aujourd'hui, nous ne sommes pas en campagne. Donc c'est normal si vous voulez que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen...
Donc les sondages ne nous inquiètent pas plus que ça ? Non. Ils sont en campagne.
C'est plus facile, évidemment dans un espace où on s'autodésigne candidat ou alors on laisse à la justice le choix de choisir le candidat. Mais nous, nous serons en campagne et je pense sincèrement que nous gagnerons l'élection de 2027. Bon, avant l'élection de 2027, pardon de cette transition un peu lourdingue, et la coupe du monde de football où la France affronte l'Espagne mardi prochain.
Je ne sais pas si vous avez vu les propos de l'ancien Premier ministre conservateur espagnol Mariano Raroï qui s'en prend à l'équipe de France de foot dans une tribune publiée dans un journal. La France, dit-il, dispose d'un effectif de très haut niveau. Ça c'est pour la partie sympa de l'interview.
Cela dit, sans aucun Français, mais elle joue très bien. Aucun Français dans l'équipe de france de football il y avait déjà eu les propos de monsieur raroy ouais a gagné déjà la coupe du monde du racisme et ça vient après les propos de la sénatrice paraguayenne en fait c'est un festival d'attaques racistes contre notre équipe de français mais moi je peux vous dire nous sommes extrêmement fiers de notre équipe de france et nous sommes extrêmement fiers que la france soit un pays qui est républicain une nation civique et que être français ce n'est pas une couleur de peau une origine c'est pas une religion c'est bien plus que cela et si les rachois de ce monde ne le comprennent pas et bien si vous voulez la meilleure des Et réponse, ce sera qu'on battra l'Espagne, on gagnera la Coupe du Monde. Et moi, j'épouse totalement les propos du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, qui a dit que le meilleur gagne et que le racisme perde.
Un mot sur l'Ukraine, un peu plus même si vous voulez bien. Volodymyr Zelensky arrive dans quelques heures à Paris puisqu'il va assister aux côtés d'Emmanuel Macron au défilé militaire du 14 juillet. Défilé qui sera très ukrainiens, cette année quelques militaires ukrainiens seront là et il y aura également en ouverture du défilé des soldats venus des pays membres de la coalition des volontaires, ces pays qui se sont mis d'accord pour intervenir le jour où la La paix sera signée entre l'Ukraine et la Russie.
D'abord, est-ce que vous saluez ce geste d'Emmanuel Macron de faire venir à ses côtés le président ukrainien à Paris ? Oui, et cette présence est très symbolique, ainsi que la présence des pays volontaires de la coalition des volontaires et c'est fondamental et c'est fondamental de comprendre qu'en fait en aidant les ukrainiens on s'aide soi-même, que l'ukraine est aujourd'hui la première ligne de résistance des européens, que la Russie de Vladimir Poutine ne cible pas simplement l'Ukraine, qu'elle cible toutes les démocraties européennes. Et que chaque aide qu'on apporte à la résistance ukrainienne est un investissement dans notre propre sécurité.
Et ce geste matérialisent cette solidarité-là. Simplement, il faut que derrière, on fasse plus, qu'on protège le ciel ukrainien. On a aujourd'hui, dans les mois passés, protégé le ciel des Émirats arabes pourquoi ne protège-t-on pas le ciel ukrainien il ya une initiative portée par des français qui s'appelle sky shield qui vise à justement protéger le ciel ukrainien on livre pas assez d'armes et d'équipements anti missiles aujourd'hui aux ukrainiens et donc ce qu'il faut c'est que derrière ces symboles qui sont extrêmement puissants et bien il y ait des actes beaucoup plus sérieux qui soient mis en place il ya encore 200 milliards d'avoir publics russes gelés en europe il faut les saisir pour financer cette résistance ukrainienne c'est pas simplement une solidarité internationale c'est notre avenir c'est notre sécurité qui est en jeu et la première des responsabilités d'un dirigeant politique c'est d'assurer la sécurité des françaises et des français est ce qu'il faut raphaël du semaine où est -ce qu'il faudra parler à vladimir poutine à un moment l'inviter ou aller en terrain neutre et parler avec lui où est ce qu'il faut est ce que vous considérez qu'on ne peut plus lui parler aujourd'hui et que ça vaut pour toujours il faut il faudra parler à vladimir poutine quand nous aurons envoyé le message clair qu'il perdra cette guerre il faudra parler un vladimir Poutine défait pour, si vous voulez, négocier sa capitulation.
Uniquement, pas avant. Il ne peut pas y avoir de discussion sur la paix avec lui. Il ne faudra pas céder à Vladimir Trump.
Ce n'est pas parce que, si vous voulez, on aime l'Ukraine, mais c'est parce que chaque concession à un tyran comme Poutine est une invitation à l'agression. Il faut écouter nos services de sécurité, tous les services de sécurité européens, alerte sur la possibilité d'une guerre russe sur le sol même de l'Union Européenne avant 2029. Il faut écouter notre chef d'état-major quand il nous dit qu'il ne faut nous préparer moralement et matériellement à cette confrontation directe.
Et donc, la seule manière d'avoir la paix, c'est de dissuader le tyran qui déclenche les guerres. – Merci beaucoup, Raphaël Glucksmann. On parlait de Volodymyr Zelensky il y a quelques instants.
Raphaël Glucksmann