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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 13 décembre 2025 7 min

Industriel français : "La Chine déverse tous ses produits sur les marchés européens" (Benoît Perrin)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Serge, ravi de vous retrouver sur Europe 1 en direct pour Elliot de Valévous. Comment allez-vous cher Serge ? Bonjour, ça va bien, je vous remercie.

Bonjour à vous, bonjour aux auditeurs et bonjour à tous. Alors moi je suis intérêt si vous voulez je dirais par rapport à ce qui se passe au niveau de Bront. Bront, il faut savoir une chose, c'est que c'est quand même un établissement qui date de 1924, donc plus que centenaire.

Bon euh la qualité des produits, on peut pas la remettre en cause parce que bon c'est une un établissement qui fabrique essentiellement des produits de qualité. On a saordé si vous voulez je dirais l'industrie euh française. Bon ça ça vient des politiques avec des des on faudrait que les politiques arrêtent de faire une justement une politique pipométrique à module variable parce que les pays qui s'en sortent bien notamment l'Allemagne l'Italie sont des pays qui ont une industrie forte.

Voilà, nous au niveau industriel on a tous abordé. Alors là, ça fait partie, si vous voulez, je dirais des du peu de fleurons qui nous restent. Il faut absolument le le sauver ce fleuron là.

Et je pense qu' ce qui serait jouable serait de faire appel à la décision du tribunal de commerce qui souvent est un faux soyur d'établissement. H vous avez vu la colère de du du maire d'Orléan Serge Groire qui a dit j'en rbol de ce pays et pardonnez-moi de l'expression mais c'est le maire qui le dit de ce pays à la con. Vous avez dit quelque chose d'important.

Vous avez dit on a saé l'industrie française. Et là je me tourne vers Benoît Perin, directeur de contribuables associé. La question c'est comment comment on a sa abordé l'industrie française ?

Benoît il faut pas minimiser le rôle de nos respons politiques dans la désindustrialisation de la France. Dans les conditions de succès de de l'industrie. En premier lieu, il y a évidemment d'avoir des impôts bas.

Et que font nos responsables politiques depuis des années, c'est qu'il chargent la barque. Et on pense notamment aux fameux impôts de production. Les impôts de production sont des impôts qui sont payés par des entreprises alors même avant même pardon qu'elles gagnent de l'argent, ce qui est quelque chose d'absolument incroyable.

Et là qu'est-ce qu'on apprend dans les discussions du budget en ce moment ? C'est que on risque de revenir sur la suppression d'un impôt qui s'appelle la CVAE qui fait donc partie de ces fameux impôts de production qui pèse très lourd en fait dans les comptes des entreprises. Et là a priori initialement on pensait le supprimer.

Là dans les discussions dernières a priori on va revenir sur cette suppression. Alors que on sait tous que c'est un impôt qui coûte cher. Vous avez plein d'impôts comme ça, la taxe sur les salaires.

Enfin bref, il y a plein d'impôts de production qui pèsent lourd. Les impôts de production en France, c'est à peu près 3 % donc payés par les entreprises. En Allemagne, c'est 0,8 % de leur PIB.

La moyenne européenne, c'est 1,5 % du PIB. Donc vous voyez, on paye beaucoup plus cher en impôt. Deuxième condition qui est un sujet extrêmement important, y compris pour les petits commerçants, c'est évidemment le sujet de l'industrie.

Pour avoir des industries qui s fonctionnent, il faut avoir une énergie qui est peu chère et abondante. Et là, qu'est-ce qu'on a aujourd'hui ? On a des entrepreneurs français, des industriels français qui payaient leur énergie trois fois plus cher qu'aux États-Unis.

Il faut quand même rappeler que le le le dispositif d'énergie français, donc le le fameux dispositif nucléaire, ça a coûté quand même entre 1000 et 1500 milliards au contribuable français depuis 50 ans. Donc normalement à ce prixlà, on devrait avoir une énergie justement pas chère parce que on l'a payé cette énergie et en fait malheureusement on la on continue à la payer de manière très chère. Et puis troisème élément, il faut pour qu'une industrie fonctionne avoir une administration qui est au service des entrepreneurs.

Et là chiffre absolument incroyable, vous savez qu'en France entre le moment où vous vous avez l'accord et le moment où vous pouvez enfin ouvrir votre votre usine, il se passe à peu près 17 mois. En Allemagne, c'est juste 9 mois. Donc vous voyez, on peut pas dire que nos responsables politiques fassent tout pour justement dérouler le tapis.

En fait, critère un critère que vous n'avez pas évoqué, c'est quand même le coût du travail, non ? Alors dans le coût du travail, je parlais des impôts rajouter dans les impôts, je mettais le coup du travail cœur tout cela. Alors le coût du travail évidemment c'est quelque chose qui est extrêmement important.

Tout à fait. Tout ce qui est cotisation sociale, on sait bien que ça coûte très cher. Ça coûte très cher.

C'est ce qui pénalise en fait les entreprises essentiellement. Alors d'autant que comme on l'a vu tout à l'heure dans les industries, vous avez beaucoup d'emplois qualifiés et ce qui distingue la France notamment de l'Allemagne, c'est que pour les emplois qualifiés, les entre les chefs d'entreprise payent beaucoup plus de charge sociale que bien sûr pour les emplois non qualifiés. Donc si vous voulez, il y a une espèce de distorsion de concurrence concurrentielle quand en plus on l'a vu tout à l'heure, vous avez un déferlement des produits chinois.

Sa la Chine est rentré dans l'OMC au début des années 2000 et ça a complètement bousculé le le commerce mondial avec les États-Unis qui ont un peu fermé justement l'importation de produits chinois. Et ben que fait aujourd'hui la Chine ? Et ben elle défce tous ses produits sur les marchés européens et tout et on se réveille encore très tardivement c'est-à-dire qu'on fait une visite d'État la semaine dernière du côté du président de la République Emmanuel Macron.

C'était sa 4e visite d'état depuis 2017 euh en Chine. Et au retour de cette visite euh pour la première fois, il explique qu'il y a une sorte de balance commerciale déficitaire entre la Chine et et l'Union européenne et donc il menace de droits de douane. Mais c'est retenez-moi, je vais faire un un malheur, c'est toujours la même chose.

Je vous propose d'écouter Arnaud Mondbourg cette fois-ci, non pas sur Emmanuel Macron mais sur l'Europe. Écoutez Arnaud Monbourg. Nous sommes les vassaux industriels de la Chine et les vassaux numériques des États-Unis.

Qui a produit ce résultat là ? Le système européen. Confier les clés de notre futur à ce système là, je n'y crois pas.

Je suis pour une Europe qui mette la pression sur l'extérieur et qui diminue la pression sur les citoyens européens de l'intérieur. Et bien aujourd'hui, vous avez une stratégie invasive des institutions européennes qui légifèrent surtout à get continu. Aujourd'hui, résultat 63 % ou 65 % de nos lois sont d'origine européenne.

Donc évidemment, où est la démocratie ? Où est la discussion ? Où est l'adhésion ?

Où est le consentement ? Et donc tout ça est en train d'exploser. Évidemment, il y a les coups de boutoir de l'étranger, mais vous avez aussi l'exaspération intérieure.

On est habitué d'avoir les États-Unis qui nous sertent le kiki et les Chinois qui nous vendent leurs produits. Bon bah très bien. Et donc on va finir pauvre et enchaîné.

On va finir pauvre et enchaîné. Ça fait sourire Alexandre puisque c'est vous qui c'est vous qui avez animé cet entretien et Arnaud Bondbourg il était pas seul, il était face à un certain Thierry Breton qui a été commissaire européen. Donc Tierry Breton alors là vous vous ne l'entendez pas cétait silence il était un peu cha debout lorsquentendait à Rombourg parler de l'Europe et de l'échec macronis sur la question industrielle.

Oui tout à fait tout à fait. Thierry Breton a un peu accusé Donald Trump, accusé Musk et cetera mais mais ce qu' a rappelé à nos mond bourg nous sommes si fragiles face aux États-Unis et face à la Chine, c'est parce que nous avons fait des choix stratégiques qui je crois ont été les mauvais. Donc c'était c'était très clair.

Et la question, est-ce qu'on va continuer comme ça ? Il a posé aussi la question démocratique puisque est-ce que ces institutions le sont vraiment ? Si vous voulez les commissaires européens, ils sont élus par personne, ils ont pourtant un pouvoir immense.

C'est ce qu'il expliquait 65 % des lois françaises. Est-ce que c'est logique en terme des démocraties ? Je pense qu'il faut remettre complètement à plat les institutions européennes, que ça devrait d'ailleurs être un débat de la campagne présidentielle.