Le Grand Jury de Jean-Philippe Tanguy
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Présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous et bienvenue dans ce Grand Jury en direct sur RTL et en direct sur Public Sénat. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Monsieur le Président. Vous êtes député Rassemblement National de la Somme. Les Etats-Unis sont-ils toujours nos alliés et les protecteurs de l'Europe ? Que faut-il faire après l'humiliation de Volodymyr Zelensky par Donald Trump dans le bureau ovale ? Marine Le Pen estime qu'il ne s'est rien passé d'extraordinaire à Washington. Alors faut-il soutenir l'Ukraine et créer une vraie défense européenne ? Sur toutes ces questions, que pense le Rassemblement National ? Et puis autre sujet d'actualité important en France, les retraites.
François Bayrou a évoqué la possibilité d'un référendum en cas de blocage. Bienvenue dans ce Grand Jury, Jean-Philippe Tanguy. A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Claire Convite du Figaro et Steve Jourdain de Public Sénat. Et nous serons rejoints par Pauline Buisson de M6. Dans ce Grand Jury, Jean-Philippe Tanguy, nous aurons une séquence dédiée au Parlement. Bien sûr, nous évoquerons aussi 2027, la prochaine élection présidentielle. Et avant tout cela, vous répondrez aussi à nos questions express. Jean-Philippe Tanguy, avez-vous trouvé que l'altercation à Washington, dans le bureau ovale entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, n'avait rien d'extraordinaire ?
Ce sont les mots de Marine Le Pen.
Oui, c'est-à-dire qu'il faut toujours dans ces événements-là prendre le recul nécessaire à la diplomatie et aux grandes analyses qui peuvent conduire à ce genre de moment. Il faut dépasser des événements qui peuvent être impressionnants, qui peuvent être choquants, qui peuvent être intimidants. Alors, évidemment, cette scène inédite, d'ailleurs, M. Trump a fini en disant que ce sera un grand moment de télévision, interpelle la culture européenne et la culture française en particulière, pour laquelle la diplomatie ne passe pas par ce genre de pratiques. Mais aux États-Unis, ce sont des pratiques souvent très proches de la manière d'ailleurs de faire de l'économie, de faire des deals. M.
Trump le revendique assez souvent, qui n'ont rien de singulier.
On n'a jamais vu un tel sommet à ce concours.
Devant les caméras, c'est-à-dire que c'est devant les caméras. Mais si on quitte le monde des écrans pour prendre celui des livres, des classifications de l'histoire, où on apprend assez facilement que les États-Unis sont assez régulièrement avides de ce genre de pratiques, de ce genre de dialogue extrêmement viril, pour ne pas dire autre chose, et notamment avec la France. Non, mais il n'a pas été humilié. Il ne faut pas partir là-dessus. Parce que si on commence à partir dans ce genre de surenchère, on est très loin des réalités qu'on doit gérer aujourd'hui. Ces réalités, c'est quoi ? C'est une guerre épouvantable aux frontières de l'Europe.
Mais justement, vous ne voulez pas avoir un mot de soutien ? C'est un mot de soutien pour le président. Nous avons eu un mot de soutien. Mais ça fait trois ans que nos adversaires politiques se répandent en mots de soutien, en encouragement vain, en encouragement parfois irresponsable, à savoir, et c'est peut-être ce qu'a conduit M. Zelensky dans cette situation extrêmement compliquée et tragique pour lui, malgré son courage et malgré le courage de son peuple, c'est d'avoir fait des promesses de papier. Donc on peut être au César, comme certains artistes, et dire on se dédie la cérémonie des Césars à l'Ukraine, ça leur fait une belle jambe.
On peut se répandre dans les plateaux et dire on soutient l'Ukraine, on les soutiendra jusqu'au bout, bien au chaud, dans les salons parisiens ou sur les plateaux de télé, ça leur fait une belle jambe. La réalité, on a toujours eu des mots de soutien. Mais les mots de soutien, ce n'est pas une politique. Et c'est un peu là-dessus où les Européens se réveillent, et nos dirigeants européens se réveillent, en se rendant compte que oui, le seul moyen de gagner la guerre contre la Russie, c'était de donner les moyens de faire cette guerre que nous ne nous avons pas, et surtout pour lesquels nous ne voulons pas la faire. Il n'y a aucun peuple européen qui veut faire la guerre à la Russie.
Et c'est cet impasse qui aujourd'hui met les Ukrainiens dans cette situation tragique. On va venir sur les conséquences, mais je voudrais savoir quand même comment vous analysez ce moment. Qu'est-ce que ça voulait dire, y compris d'un point de vue diplomatique, puisque vous dites c'est de la diplomatie à la façon Trump. Comment vous analysez ce moment ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les Etats-Unis abandonnent l'Ukraine ou pas ?
Non, je pense qu'il faut garder un esprit ouvert. Il est trop tôt pour savoir si cet événement, sans strict du terme, quel sera l'issue de cet événement, et pourquoi M. Trump s'est comporté ainsi, peut-être aussi pourquoi M. Zelensky s'est comporté ainsi. Nous sommes au lendemain de cet événement. Moi, de manière générale, et c'est un peu aussi la tragédie ukrainienne, la surréaction en diplomatie ou en affaires militaires, qui consiste à surinterpréter les événements, comme s'il fallait les prendre toujours au premier degré, comme si M. Trump n'avait pas d'idées derrière la tête, comme si M. Zelensky n'avait pas d'idées derrière la tête. Qu'est-ce que vous pointez ?
On ne le sait pas, mais ça, nous le découvrirons. Est-ce que M. Trump a voulu satisfaire son opinion publique par rapport à une campagne américaine qui vient de s'achever, et vous le savez très bien, qui vient de recommencer ?
Est-ce que vous pointez dans le comportement de Zelensky, ce que vous dites, le comportement aussi de Vladimir Zelensky ?
M. Zelensky a résisté, il a eu raison d'ailleurs, du point de vue, pour moi, d'un souverainiste. Il n'a pas dit oui à tout ce que lui a dit l'administration américaine, donc lui-même a défendu ses intérêts, a défendu son peuple, et il a eu raison de le faire, mais il aurait pu faire autrement. Donc la question qu'on se pose, quand on a un peu... Vous les renvoyez deux ados ? Mais je ne les renvoie pas deux ados. J'essaie de comprendre ce qu'il se passe, et de donner à celles et ceux qui nous font confiance, et qui écoutent cette émission, le recul nécessaire à l'analyse des événements.
Se précipiter, pleurnicher, râler, n'a pas d'intérêt pour l'intérêt de la France et l'intérêt des Européens. C'est essayer de comprendre ce qui s'est passé. Donc je vous rappelle que les Etats-Unis, déjà, sont en campagne électorale permanente. À peine la campagne présidentielle est-elle terminée, que la campagne des mid-terms, des élections de mi-mandat commence, le mandat de l'équivalent des députés aux Etats-Unis, c'est deux ans. C'est-à-dire qu'à peine vous êtes élu, vous êtes déjà en campagne, donc vous devez en permanence donner des gages à votre opinion publique américaine, qui est isolationniste, qui ne veut pas de guerre à l'Ukraine.
Donc peut-être que c'est un élément de compréhension. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il serait bien que la France ait son propre élément de compréhension à travers Emmanuel Macron, ce qu'il n'a pas malheureusement. Seule Marine Le Pen, depuis le début, a une analyse à la hauteur des événements. Nous avons toujours annoncé que l'enjeu, c'était les liens entre la Russie et la Chine, et qu'évidemment, aujourd'hui, la politique américaine consiste à détacher la Russie et la Chine. Seule Marine Le Pen l'a dit lors des élections présidentielles.
C'est la capacité de l'Europe, non pas à tenir des mots martiaux, mais à avoir les moyens de la politique de ces pays membres, ce qui aujourd'hui n'est pas le cas. Est-ce qu'il y a des usines d'armement qui ont ouvert depuis trois ans sur le continent européen à la mesure des événements ?
Rien du tout. Pour rebondir sur ce que vous dites, est-ce que dans votre analyse des événements de ces derniers jours, vous voyez, vous, comme un certain nombre de gens, le fait que Donald Trump s'aligne sur les positions de Vladimir Poutine ?
Non, mais pas du tout. Mais pas du tout. Ça, c'est, excusez-moi, c'est satisfaire le narratif de Vladimir Poutine. Ce qui est souvent le cas, paradoxalement, des vattes en guerre, et des gens qui pensent qu'on bat Vladimir Poutine, en fait, ils ne cessent de donner à la Russie ce qu'elle veut, à savoir lui donner une force et un rôle qu'elle n'a pas forcément, à donner corps et raison à toutes les manipulations que fait le régime russe de son propre côté. Il tombe dans le panneau, si je veux en dire. C'est quand même assez pathétique que des gens qui se réclament des libertés européennes pensent que Vladimir Poutine a toujours raison et qu'il gagne toujours à la fin.
Vous dites que les Américains veulent détacher la Russie des Chinois. Ça vient... Mais ça, c'est notre intérêt à nous.
Si vous nous unissez, la Russie, le plus grand pays du monde, avec les plus grandes ressources de matière première de l'humanité, avec la première usine du monde, la Chine, que vous en faites un bloc sur deux continents, est-ce que vous croyez que c'est l'intérêt de l'Europe qui se trouve au Finistère, de ce continent euro-asiatique ? Pas du tout. Et ça, les pays européens, à part Marine Le Pen, sont tous tombés dans le panneau. Nous avons mis des sanctions qui n'ont jamais pénalisé le régime russe, qui ont toujours pénalisé les économies européennes. Ils ont menti et nos dirigeants, si c'est moi, ont menti aux Français.
Vous êtes peut-être bonne analyse, mais vous êtes aussi acteur. Vous êtes responsable politique. Vous êtes, j'imagine, pour la paix entre la Russie et l'Ukraine. Très concrètement, la Russie revendique quatre territoires, notamment le Donetsk, Lugansk, Kherson et Zaporizhia. C'est revendiqué par les Russes depuis 2022. Est-ce que l'Ukraine doit céder ces territoires pour obtenir la paix, oui ou non ?
Mais nous n'avons pas d'injonction à donner à l'Ukraine, ni de conseil, quand, comme moi, comme nous, nous avons le privilège d'être bien au chaud sur un plateau en sécurité.
Vous n'avez pas dit sur le prix à payer pour la paix ?
C'est le destin de l'Ukraine et des Ukrainiens. Moi, je suis souverainiste, je défends les nations, je ne vais pas commencer à faire ce que je reproche. Ce que nous reprochons à nos adversaires, à savoir de l'ingérence, à expliquer à un peuple qui se bat et qui met tout son cœur et expose leur vie pour défendre leur État, ce qu'ils doivent faire et ce qu'ils ne doivent pas faire. Ça, vous ne trouverez personne chez nous. Ce qu'on a dit depuis le début, c'est que, oui, ne fallait jamais rompre les négociations de paix.
Et Marine Le Pen, à plusieurs reprises, a signalé que l'Ukraine, dans les trois ans du conflit, a eu des positions militaires meilleures par le passé et qu'un certain nombre de ses alliés, entre guillemets, ont vu le mauvais esprit de ne pas lui conseiller, à ce moment-là, d'engager des négociations. Négociations que les pays européens ont déléguées à la Turquie, à la Chine et maintenant aux États-Unis. Donc, moi, je veux bien que tous ces pseudo-patriotes européens qui parlent d'une nation européenne qui n'existe pas, c'est quoi leur bilan ?
C'est que les négociations de paix pour un pays qui est aux frontières de l'Union Européenne ne se déroulent pas entre Européens, mais se déroulent avec les Turcs, avec les Chinois, avec les Américains. Ça, c'est leur bilan. Et si on avait appliqué la ligne de Marine Le Pen, les Européens s'occuperaient des affaires de l'Europe.
Monsieur Tanguy, Emmanuel Macron est allé à Washington. C'était le premier dirigeant européen à être reçu à la Maison Blanche. Et en réaction à tout ce qui s'est passé cette semaine, le chef de l'État estimait que si quelqu'un jouait à la Troisième Guerre mondiale, ce n'était pas Zelensky, mais Poutine. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse, pour le coup ?
Oui, bien sûr que M. Poutine joue aussi sûrement avec le feu. C'est lui qui a déclenché cette guerre. C'est lui qui a déclenché cette agression. C'est lui qui brandit l'arme atomique. M. Zelensky n'a pas l'arme atomique. Donc, je ne me mets pas à égalité.
Et le Rassemblement National a toujours dit que c'était le régime russe qui avait enfreint le droit international, que l'Ukraine était une victime de cette agression et que cette situation avait été permise par l'affaiblissement structurel de l'Europe, la mentalité de protectorat d'un certain nombre de dirigeants européens qui sont très forts en parole et qui s'attendent toujours à ce que les États-Unis viennent faire le ménage derrière eux. Donc, ça, c'est la réalité de l'Europe depuis 50 ans. Ce sont des gens qui ont piqué la souveraineté au peuple européen, qui l'ont spolié pour ne pas l'exercer.
Les fédéralistes, tous ceux qui malheureusement dirigent l'Europe depuis 50 ans, ont dit aux Européens, parfois contre leur volonté, contre des référendums populaires, donnez-nous votre souveraineté, on va être plus forts ensemble. Et bien, le résultat, c'est que l'accumulation, cette spoliation de souveraineté aboutit à un affaiblissement historique du continent européen qui n'a jamais été aussi faible. Elle a été créée pour entuber les États-Unis. Vous êtes d'accord avec ça ? Pas du tout. Mais oui, c'est exactement ce que je vous disais sur le recul qu'il faut avoir sur les narratifs, sur la communication.
Voilà, c'est le président des États-Unis qui dit ça. Ce n'est pas un narratif.
Vous voulez qu'on parle du narratif des États-Unis ? La guerre en Irak, il n'y avait pas un narratif pour expliquer qu'il y avait des guerres de destruction massive avec une mise en scène à l'ONU qui était complètement fausse ? Donc, le narratif des États-Unis, les narratifs des États-Unis, ils savent faire. Et d'ailleurs, ils le font d'une manière bien plus maligne, bien plus efficace que les régimes autocratiques qui sont rarement dans la société.
Est-ce que les États-Unis sont toujours nos alliés ? Bien sûr que ce sont nos alliés.
Ce sont nos alliés et ce sont nos principaux alliés. Et par ailleurs, nous partageons avec eux des valeurs communes sur la démocratie, la liberté, l'égalité, le respect d'un certain nombre de principes. Mais être allié, ce n'est pas être naïf. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes en Europe et en particulier en France qui sont souvent naïfs sur la défense des intérêts américains. Donc, quand M. Trump dit que l'Europe a été construite contre les intérêts américains, c'est historiquement faux. M. Monet, un des pères de l'Europe, était un agent d'influence américain. Toutes les archives le montrent. C'est totalement déclassifié.
Un agent d'influence américain.
Mais c'est totalement... Vous savez, c'est marrant votre réaction. Parce qu'on a l'impression que ce que je dis est grave. Non, ce qui est grave... Si, c'est grave ce que vous dites. Non, non. Ce qui est grave, c'est que ce n'est pas su par les gens. Alors qu'aujourd'hui, ce sont des éléments déclassifiés. Et M. Monet, par exemple, était avec M. Roosevelt pour dire qu'il fallait, je cite les propos de M. Monet, se débarrasser de De Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale.
Alors, Jean-Philippe Tanguy, juste là...
Il n'y a aucun problème. Jean-Philippe Tanguy, pour avancer.
Sur la réponse européenne à la situation que nous connaissons, si les États-Unis ne soutiennent plus militairement l'Ukraine, est-ce que l'Europe, à vous écouter, ne doit pas prendre le relais ? Elle ne doit pas aider l'Ukraine, elle doit cesser d'aider l'Ukraine ? Tout le débat, et c'est le débat qu'on a eu d'ailleurs avec Jordan Bardella,
qui a gagné sur cette ligne les élections européennes avec beaucoup d'avance, c'est qu'est-ce qu'il y a d'ailleurs le mot Europe ? Si c'est la Commission européenne, une espèce d'armée de nain de jardin, qui est incapable d'exercer le moindre pouvoir, c'est une impasse. Si c'est l'addition de 27 nations et peuples souverains, 28, si on se réconcilie avec le Royaume-Uni, dont on aurait bien eu la peine de dire sur le militaire,
aujourd'hui, les faits qui se réuniront, je dis en Conseil européen extraordinaire. C'est une bonne formule.
Si c'est de la coopération entre États souverains, entre armées souveraines, qui travaillent ensemble, qui font des projets ensemble, qui reconstruisent un outil industriel de défense ensemble,
qui rompent avec... Pour être très clair, Jean-Philippe Tanguy, il peut y avoir une réponse européenne militaire pour défendre l'Ukraine.
Non, il peut y avoir une réponse d'armement, de défense, de sortir d'un état de léthargie, qui fait que nous ne sommes pas capables. Mais ce n'est pas joué sur les mots. C'est qu'aujourd'hui, certains dirigeants européens disent au peuple européen qu'ils sont capables de faire des choses qu'ils ne sont pas capables de faire.
Donc concrètement, le lancement d'un emprunt commun des 27... Il n'y a pas aujourd'hui... Mais pour faire quoi ? Pour lancer, effectivement, la défense européenne, une architecture de défense européenne. C'est ça l'objet de la réunion jeudi prochain ? Vous y êtes favorable ?
Je suis désolé de redevenir toujours, peut-être à des éléments qui vous paraissent peut-être prétentieux de ma part, mais je trouve qu'on ne prend pas de recul sur les événements. Aujourd'hui, si vous mettez 1000 milliards d'euros d'emprunts européens sur la table pour défaire d'une armée européenne, vous avez une armée américaine. C'est-à-dire que vous achetez sur étagère des armes américaines, des armes de Corée du Sud, des armes israéliennes. Vous n'achèterez pas d'armes d'industrie européenne s'il n'y a pas d'industrie.
Est-ce que l'heure est à prendre du recul, Jean-Philippe Tanguy ? Emmanuel Macron dit qu'il est minuit moins le quart pour l'Ukraine, il faut agir maintenant.
Il le disait déjà lors du précédent mandat de M. Trump. Vous relisez les moments où M. Trump a remis en cause l'OTAN au sommet de Bruxelles, vous avez déjà les mêmes éléments de langage. Ce n'était pas la même situation avec l'Ukraine. Excusez-moi, M. Trump, à l'époque, disait qu'il allait même quitter l'OTAN. Certains narratifs disaient même que la veille du sommet de Bruxelles, il venait à Bruxelles en annonçant le départ des États-Unis de l'OTAN. A l'époque, M. Macron annonce la mort cérébrale de l'OTAN. Il se semble que ce sont des mots assez forts. Le problème, c'est qu'on oublie. Tout passe, tout est effacé. Moi, j'ai de la mémoire. Et qu'est-ce qui s'est passé, ces dirigeants ?
Est-ce qu'ils ont pris des décisions ? Non. Ils ont continué même à désindustrialiser le continent européen. On continue encore aujourd'hui, avec toujours plus de règles, toujours plus de normes, toujours plus de comportements absurdes, de traités de libre-échange. Mais si on vous écoute, on ne fait rien. On ne fait pas rien. Alors, dites-nous très concrètement ce qu'il faut faire pour l'Ukraine aujourd'hui. Mais il faut reconstruire un outil industriel qui permette, comment dire, un outil de défense. Ça n'existe pas aujourd'hui. Vous voulez aller-vous sur le front ? Vous voulez aller sur le front sans fusil français ? Il n'y a plus de fusil français, monsieur. On n'a plus de munitions.
On n'est plus capable de faire assez de munitions françaises. On n'est pas capable d'aligner suffisamment de blinder.
Est-ce que vous dites que les Français doivent se préparer à un effort de guerre ? Puisque c'est ce qui est un peu dans l'atmosphère. Mais une fois plus, ces formules martiales qui ne veulent pas dire grand-chose
sont du maquillage d'inaction.
Ces gens multiplient... Si demain, il faut apporter un soutien militaire à l'Ukraine, de façon ou d'une autre, que ce soit par de l'armement ou autre, il faut bien faire un effort, non ?
Un effort, oui. Mais vous dites économie de guerre. C'est ce que vous avez dit. C'est ce que certains disent. Donc aujourd'hui, les pays européens ne sont pas capables d'avoir un outil de guerre, un outil de défense. Et on passe directement dans une économie de guerre. Une économie de guerre, c'est quoi ? C'est les Etats-Unis, par exemple, pour préparer la libération de l'Europe, qui passent toutes les usines Ford pour faire des tanks et des avions. C'est ça, une économie de guerre. Donc là, on n'est même pas à ça.
Donc avant d'avoir, si vous voulez, la surenchère martiale, ces espèces de postures qui ne veulent strictement, je suis désolé, rien dire, vise à cacher le fait que depuis 20 ans, nous avons désarmé, enfin, nos adversaires politiques, ceux qui critiquent le Rassemblement National, ont désarmé la France, ont désarmé l'Europe, qu'ils ont afflébi l'outil industriel, sans industrie de base. Vous ne pouvez pas faire d'industrie de défense. Les choses sont liées. Et on a des gens qui essaient de diviser comme tout, comme si on était dans un jeu vidéo où il suffit d'appuyer sur un bouton pour qu'il y ait une usine qui se construise. Ça, ça n'existe pas.
Et la réalité, c'est que quand en France, on veut construire une usine, et cette arrivée de défense, et qu'on nous dit, on ralentit les travaux parce qu'il y a une espèce de crapaud protégé, eh bien, on est dans le délire total. Et ça, ce n'est pas une anecdote, ça peut faire sourire, c'est la réalité que vivent ceux qui veulent entreprendre et construire en France. C'est que quand vous lancez un projet, vous avez des gens complètement dans un monde parallèle qui vous disent, oui, il y a la guerre en Ukraine, mais il faut faire attention aux crapauds.
Donc, tant qu'on n'arrivera pas, si vous voulez, à revenir dans l'atmosphère, dans le monde réel, et dire, si on veut vraiment avoir un outil de défense européen, il faut se donner les moyens de cette défense et arrêter de se payer de mots, eh bien, nous nous mettrons en danger. Parce que, oui, ce comportement irresponsable nous met en danger.
Le grand sujet qui est aussi apparu naturellement ces derniers jours, c'est celui de la diffusion nucléaire. Et donc, se pose cette question, si les Etats-Unis n'assurent plus, notamment par des ogives nucléaires, dans différents pays, la sécurité de l'Europe, est-ce qu'il faut revoir notre propre stratégie sur notre continent ? Est-ce qu'il faut partager la menace de l'arme nucléaire, sans aller jusqu'à partager celui qui appuie sur le bouton nucléaire ? Est-ce qu'il faut revoir cette stratégie globale, du point de vue européen ?
Vous voyez bien, la façon dont vous posez la question, en fait, montre que c'est une impasse. Puisque vous mettez vous-même une limite à votre propre raisonnement. Une arme nucléaire, ça ne se partage pas. Donc, voilà. Non, mais ça ne se partage pas. On ne veut pas dire... Oui, on va un peu la partager sur les objectifs.
Jean-Philippe Tanguy, aujourd'hui, le principe, c'est qu'on utiliserait l'arme nucléaire si notre territoire national était attaqué. Oui, et c'est très évident. On peut dire demain, si le territoire... Tout à fait. On peut dire demain, si le territoire européen des 27 est attaqué, il y aura une réponse nucléaire française. C'est ça, le principe d'étendre le principe de la dissuasion ? Mais déjà, aujourd'hui, la dissuasion n'est pas aussi précise. Non, mais c'est ce qui...
Oui, mais c'est le sens de la dissuasion. Si une dissuasion est trop précise, alors vous donnez à votre adversaire, en particulier un adversaire mortel, les moyens de contourner. Donc déjà, le silence est dehors dans la dissuasion. Donc cette agitation permanente de M. Macron est tragique. Parce qu'en fait, il n'a pas compris, je suis désolé de le dire, avec un peu de gravité, mais il n'a pas compris le sens de la dissuasion s'il persiste à parler de la dissuasion comme ça, ainsi. C'est-à-dire, en fait, un outil tellement précis dans sa façon dont il en fait le récit, qu'il est en fait incapable de l'utiliser. Mais ça ne m'étonne pas, puisque je vous rappelle que M.
Macron voulait supprimer la dissuasion nucléaire française. Quelque chose qu'il faut quand même rappeler, qui est publique, qui est prouvée.
Quand est-ce qu'il a voulu supprimer la dissuasion nucléaire française ?
Eh bien, quand il était membre du comité Attali, tout ça est renseigné, M. Attali l'a confirmé, M. Macron voulait supprimer la dissuasion nucléaire française en disant, les Américains l'ont, ça suffit, et les Américains ne l'ont pas, et ils en sortent très bien. Donc ça, c'est l'état d'esprit de M. Macron. Donc permettez-moi de ne pas faire confiance à M. Macron. Pas du tout son état d'esprit aujourd'hui, mais... Non, mais... L'état d'esprit de M. Macron, aujourd'hui, moi, je ne lis pas les cœurs et les reins. Ce que je sais, c'est que quand il a été en situation, sans les caméras, sans témoins, d'avoir un avis sur la dissuasion française, il était mis que c'était inutile.
Il n'avait pas 4 ans et demi, il était déjà majeur et vacciné. Donc quand vous êtes capable de tenir de tels propos, de faire de telles propositions, qui mettent à bas toute la stratégie et toute l'autonomie française depuis le général de Gaulle, c'est que, franchement, je n'ai aucune confiance dans M. Macron pour protéger l'autonomie de la France. Et je pourrais parler d'autres sujets où le seul bilan de M. Macron, c'est d'avoir affaibli la France.
Vous avez parlé d'issuasion nucléaire, vous avez parlé du général de Gaulle. Le général de Gaulle qui était sorti du commandement intégré militaire de l'OTAN en 1966. Est-ce qu'aujourd'hui, il faut faire la même chose quand on voit que Trump s'éloigne de nos positions aujourd'hui ?
Non, on ne sort pas du commandement intégré de l'OTAN en pleine crise militaire et diplomatique et alors que la guerre est aux frontières de l'Europe.
Donc on reste sous la protection américaine ?
Le commandement intégré de l'OTAN, ce n'est pas spécialement la protection américaine. C'est le fait que notre armée, malheureusement, n'est plus autonome, était intégrée à un dispositif parrainé par les Américains. Mais vous voyez le paradoxe ? C'est que M. Macron, M. Sarkozy, avant lui M. Hollande, qui n'ont que l'autonomie stratégique de l'Europe à la bouche, il y avait une autonomie stratégique de la France. Quand on n'était pas au commandement intégré de l'OTAN, c'était un des piliers de la politique générale de Gaulle. La bombe atomique, le fait qu'on ne soit pas dans le commandement intégré de l'OTAN et le fait qu'on soit allié mais pas aligné. Et bien M.
Macron, il a patiemment, avec M. Sarkozy et M. Hollande, affaibli, pour ne pas dire détruit, ces trois piliers. Il en reste qu'un, c'est la bombe nucléaire, et il veut s'en débarrasser.
Vous ne revenez pas sur cette position ? Vous venez de dire qu'il ne faut pas sortir du commandement intégré ?
Le général de Gaulle n'est pas sorti du commandement intégré de l'OTAN, en pleine crise. Il n'est pas sorti du commandement intégré de l'OTAN pendant la crise des missiles de Cuba. Pendant la crise des missiles de Cuba, on ne verra pas bien plus tard. C'est des choses qui sont pensées, qui sont planifiées, qui sont réfléchies. Nous, on n'est pas la girouette, qui selon le vent, change d'avis sur des choses aussi importantes. Donc le général de Gaulle, pendant la crise des missiles de Cuba, c'était le premier allié des Etats-Unis. Et ça ne l'a pas empêché après de donner à la France son autonomie stratégique.
C'est un vrai dirigeant français, avec une vision, et je crois que Marine Le Pen est strictement dans cet héritage.
Pour revenir à aujourd'hui, autre gros sujet avec les Etats-Unis, Jean-Philippe Tanguy, Donald Trump, qui veut augmenter les droits de douane, ce que nous exportons vers les Etats-Unis, à 25%. Comment faut-il réagir ?
Déjà, il faut réagir en arrêtant que l'Union Européenne soit le dernier pigeon de la mondialisation. Croire encore que la mondialisation heureuse existe, que le doux commerce va rendre le monde pur et parfait. Donc il faut réagir par des droits de douane, alors ? Oui, bien sûr qu'il faut réagir par des droits de douane. Des droits de douane intelligents, pas les droits de douane stupides que veut nous infliger Mme Vordellarienne avec son faux bouclier carbone qui consiste donc à mettre des taxes uniquement sur six produits que l'Europe ne produit peu, peu ou pas, ou mal.
Donc si vous voulez mettre des taxes sur des produits qu'on ne produit pas et pas mettre des taxes sur des produits qu'on fabrique, c'est d'une stupidité sans nom. Il y a un moment où il faut appeler les choses par leur nom. Aujourd'hui, par exemple, on n'a pas de pétrole, si vous mettez des taxes sur le pétrole, il faut quand même voir le niveau. Donc là, c'est ce que fait Mme Vordellarienne. Par exemple, elle veut taxer l'acier et l'aluminium, mais elle ne taxe pas les voitures. Donc en fait, il y a une incitation à produire des voitures avec de l'acier et de l'aluminium en Turquie, par exemple, et les importer en Europe. Alors ce qu'il fallait faire, c'est bien sûr l'inverse.
C'est taxer les importations de voitures que l'on sait produire en Europe et ne pas taxer en tout cas le temps qu'on ait des outils de production, l'acier et l'aluminium. Donc ils font tout dans le mauvais sens. Tout est n'importe quoi. Tout n'est que slogan, tout n'est pas pensé, tout n'est pas réfléchi. On est dans la réaction pavlovienne sur tous les sujets. Mais une fois plus, je voudrais attirer l'attention de ceux qui nous écoutent sur qu'est-ce qu'il y a d'ailleurs ces 25% ? Parce que c'est un chiffre magique. Il balance ça comme ça. Le but évidemment n'est pas de mettre forcément 25% de douane. Vous avez un papier très intéressant de M. Miran.
Ou Miran, je ne sais pas, je le lis, je ne l'ai jamais entendu. Qui explique toute la stratégie de Donald Trump. Tout ça est écrit. En fait, M. Trump veut faire financer les déficits monstrueux et le manque de compétitivité de l'économie américaine par une nouvelle forme de tribu, une grande réforme du système monétaire international comme après Bretton Woods. Elle appelle ça les accords de Massa-Lago. Et en fait, il veut utiliser l'économie européenne, l'économie chinoise comme une forme de système d'équilibre qui lui permette par des bons à 100 ans de financer massivement le déficit américain sans que ses taxes douanières soient inflationnistes.
Je suis désolé, c'est technique, c'est compliqué. Mais là, on va avoir un vrai sujet. Et vous savez, si M. Trump aussi, vous savez, quand le sage montre la lune, les imbéciles regardent le doigt. M. Tanguissé. Et donc aujourd'hui, M. Trump veut qu'on regarde son doigt. Eh bien, moi, je veux regarder la lune. Et la lune, c'est ce que prépare M. Trump sur le commerce international et sur le système monétaire international. C'est sûr que depuis qu'on a perdu notre souveraineté monétaire et qu'on l'a déléguée à des gens complètement incompétents, on ne peut plus parler de la question de la monnaie en Europe.
On est dans une situation de castration politique puisque si on n'a pas notre outil monétaire et si on ne peut plus débattre de la politique monétaire, eh bien, nous sommes dans les mains de ceux qui ont une politique monétaire, à savoir les Etats-Unis. Mais c'est ça le sujet de fond. Pour revenir...
Vous n'êtes pas pour quitter l'euro, là.
Non. Et on peut avoir une monnaie commune et avoir une politique. Ok. Non, c'était juste pour... Aujourd'hui... Non, mais ce qu'a proposé Jordan Barleda... Ce qu'a proposé Jordan Barleda, et malheureusement, nos adversaires qui sont si malins n'ont pas voulu engager le débat dessus. C'est qu'on veut changer le mandat de la Banque Centrale Européenne pour pouvoir faire de la politique monétaire. Aujourd'hui, on subit les décisions des banquiers centraux et nous ne faisons pas de politique.
Pour revenir au lien ou pas qu'il y a entre le Rassemblement National et le cercle trumpiste, il y a quand même eu ce moment fort de Jordan Barleda qui est allé à la grande messe des conservateurs aux Etats-Unis et qui devait y faire un discours qui finalement a refusé de le faire après le salut nazi d'un intervenant et pas des moindres Steve Bannon. Est-ce que c'était le bon choix ? Est-ce que Bardella n'aurait finalement jamais dû se rendre à cet événement ?
Mais c'est toujours facile si vous voulez de dire ce qu'il aurait pu se passer ou pas. C'est normal que Jordan Bardella veuille aller discuter comme il l'a fait par le passé avec la première puissance du monde et c'est normal
de refuser de donner un discours après un salut.
Et c'est parfaitement normal et Jordan Bardella a été particulièrement courageux de quitter cet événement et de poser une ligne infranchissable. Est-ce que d'une manière plus générale ? Parce que les gens récrivent toujours les choses par le passé avec la fin de l'événement. Jordan Bardella a été très courageux. C'est le seul qui est parti. Madame Knafo qui est encensée par toute une partie de la presse elle est restée elle a fait des selfies avec M. Bannon.
Dans la conquête, oui. Le grand jury question express. Avec des réponses par oui ou par non ou pour ou contre irez-vous dans un mois à Bercy à l'invitation de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin pour voir la situation budgétaire et participer à l'élaboration du prochain budget. Amélie de Montchalin promet d'ouvrir la boîte noire de Bercy.
Oui et c'est bien la formule et du Rassemblement National donc écoutez il ne faut jamais perdre espoir.
Steve Jourdain Pour ou contre l'élection directe des maires de Paris Lyon et Marseille aux prochaines élections municipales ? Oui alors il faut regarder
le détail parce que là le diable dans les systèmes électoraux le diable est évidemment dans les détails mais sur le principe le fait que les habitants de Paris Lyon et Marseille sachent pour qui ils votent comme maires quand ils votent c'est un principe démocratique essentiel je regrette qu'il n'ait pas été fait avant.
Donc le RN votera pour ?
Il faut voir le détail parce que c'est une question de prix majoritaire si on réforme le système qui aujourd'hui est injuste pour en faire un système encore plus injuste on ne va pas le voter mais nous sur le principe on veut que quand un Parisien quand un Lyonais et quand un Marseillais vote ils sachent pour quelle maire ils votent. Je vous rappelle qu'à Marseille ils ont voté pour une dame dont j'ai oublié le nom ils se sont retrouvés avec un socialiste.
Pour ou contre la solidarité à la source mise en place cette semaine c'est-à-dire le versement automatique de la prime d'activité et du RSA
Il faut regarder sur le principe ça peut fonctionner ça peut être utile pour lutter contre la fraude donc on n'est pas pour la politique du pire donc il faut voir dans le détail comment tout cela va se déployer mais sur le principe si on peut éviter à des gens de ne pas bénéficier d'un certain nombre d'aides alors qu'ils le méritent parce que leur vie est compliquée leur vie est difficile moi je vois dans ma permanence dans la somme à Corby je reçois régulièrement des gens qui méritent des aides sociales des gens travailleurs des maires de famille par exemple qui ont des vies très compliquées qui n'ont pas le temps de remplir des dossiers donc tant mieux mais le pendant de ça ça doit être une lutte radicale contre la fraude sinon ça va être savoir un coup mirobolant
Jean-Philippe Tanguy député Rassemblement National est notre invité on marque une pause dans ce grand jury on se retrouve dans un instant à tout de suite Le grand jury RTL Le Figaro Public Sénat M6 présenté par Olivier Bost Jean-Philippe Tanguy député Rassemblement National de la Somme est notre invité ce dimanche à mes côtés pour vous interroger Claire Conruy du Figaro et Pauline Buisson de M6 L'actualité de la semaine François Bayrou Jean-Philippe Tanguy a donné 4 à 6 semaines à l'Algérie pour reprendre un certain nombre de leurs ressortissants dangereux fichés S ou condamnés si ça échoue que faut-il faire faut-il rompre nos relations diplomatiques avec l'Algérie ?
Non il ne faut jamais rompre des relations diplomatiques comme on l'a dit dans la première partie par contre il y a des mesures de rétorsion très fortes à prendre et qui ne sont plus dans la graduation parce qu'on est au-delà de la graduation aujourd'hui donc il faut mettre fin à toutes les formes de visa il faut mettre fin aux échanges monétaires de la diaspora
toutes formes de visa
c'est-à-dire ? pas seulement les hiérarches du régime parce qu'aujourd'hui M. Bérou dit on va seulement limiter les visas pour les figures plus importantes vous empêchez tout Algérien de venir en France
les étudiants tout le monde
oui jusqu'à ce qu'ils changent le comportement c'est sûr que si vous prenez des sous-mesures des toutes petites mesures il ne se passera rien la réduction du nombre de visas ça n'a pas fonctionné non mais ça n'a pas marché parce que justement ils ont fait d'une manière tellement ridicule et avec comment dire la certitude du point de vue du pouvoir algérien que ce ne serait que temporaire que le pouvoir algérien a renversé a fait du judo avec la faiblesse avec la fausse force de M. Darmanin et l'a mis à terre évidemment Covid de mettre à terre M.
Macron qui quand même je dois dire dans un exercice de sabotage de l'action de son propre gouvernement en expliquant qu'il n'y aurait pas ni renégociation ni rupture des accords de 68 ou d'accords diplomatiques de manière générale avec l'Algérie le contraire de ce qu'a dit M. Béroud le contraire de ce qu'a dit M. Rotaillot et donc on voit la soumission systématique il faut bien dire et d'ailleurs assez étrange de M. Macron depuis sa première campagne présidentielle où il avait insulté la France en disant que nous avions fait des crimes contre l'humanité en Algérie cette soumission au narratif du régime algérien depuis le début de M.
Macron est très préoccupant pour notre politique et on voit bien que le régime sait que M. Macron humiliera M. Rotaillot
et M. Béroud Quelle est votre différence avec ce que défend Bruno Rotaillot encore ce matin dans le Figaro qui est une réponse précisément graduée ?
C'est-à-dire que M. Rotaillot reprend toujours nos mots et nos propositions mais il ne fait rien si, pardon il a fait quelque chose il a autorisé plus de 100 imams algériens à venir récitateurs pour venir pour le ramadan
Alors, vérification faite il n'y a eu aucune demande de visa pour des imams algériens mais il a voulu le faire
c'est-à-dire c'est l'Algérie qui a dit qu'il n'avait pas fait de demande et M. Rotaillot a mis en place les conditions pour le faire et il l'a fait pour les marocains et pour les turcs chaque année des imams viennent pour la période du ramadan et vous avez raison M. Boss ça fait chaque année que la droite nous entube puisque depuis 2003 M. Sarkozy avait pris l'engagement de cesser cette pratique que depuis deux ans les macronistes avaient dit on cessera cette pratique des imams détachés qu'il n'y a pas d'imam pour prendre le relais aujourd'hui en France
et les musulmans ont besoin d'imam pendant le ramadan
non mais bon excuse-moi devenir imam ce n'est pas ingénieur nucléaire donc en 20 ans je pense qu'on peut former des imams donc ce qu'ils ne l'ont pas fait c'est qu'ils ne veulent pas pourquoi ils ne veulent pas parce que d'ailleurs M. Rotaillot l'a dit dans la réponse qu'il a eu l'honneur de me faire à mon interpellation sur ce sujet des imams détachés qu'est-ce qu'il a révélé il a dit mais moi M.
Rotaillot je ne pense pas en fait qu'il faille former les imams en France ils pensent que le ciel est au-dessus de la terre visiblement et que pour je cite mieux intégrer nos compatriotes les français de culte musulman il faut des imams étrangers donc effectivement on n'est pas du tout d'accord avec M.
Rotaillot nous on pense que pour intégrer les français de confession musulmane il faut un islam de France français en France et l'islam est tout à fait compatible avec la république quand la république fait l'effort d'y mettre les formes on voit bien à Mayotte à Mayotte département français à 98% musulman où le clergé local les imams locaux travaillent main dans la main avec la république depuis toujours c'est un islam patriote c'est un islam qui défend la souveraineté française et c'est un islam qui résiste aux islamistes sur Mayotte même s'ils ne sont pas biennés
je reviens sur Bruno Rotaillot comment est-ce que vous anticipez comment vous gérez cette montée en puissance du ministre de l'intérieur on sait que votre collègue Laure Lavalette a indiqué il y a peu de temps qu'elle souhaitait qu'il démissionne et qu'il vous rejoigne est-ce que vous partagez ce souhait
elle a raison madame Lavalette puisque ce serait la logique de tout cela mais ça aurait été aussi logique que monsieur Rotaillot fasse barrage à monsieur Macron et soutienne Marine Le Pen plutôt que de soutenir à la fin son gouvernement d'ailleurs au mépris de ce qu'il avait promis à ses propres électeurs à ses propres familles politiques
une montée de Bruno Rotaillot
parce que vous ciblaz beaucoup parce que nous on veut alerter les français on a déjà connu moi j'étais avec monsieur Dupont-Aignan à l'époque contre monsieur Sarkozy à l'époque que n'a-t-on dit sur contre monsieur Dupont-Aignan qui critiquait Sarkozy en disant Sarkozy il va tout changer il va passer le Karcher ça a fini avec Kouchner tout le monde le sait toujours plus d'immigration toujours plus de soumission donc vous redoutez quand même
qu'il vous arrive la même chose c'est à dire que Bruno Rotaillot s'il fait un électorat un moment ou un autre
il a dit que comme je sais
ce qui s'est passé une fois
je préfère faire gagner du temps aux françaises et aux français en les prévenant de ce qui arrive et qu'on voit que ce soit
il donne aussi de la visibilité à vos combats
ah oui non mais il fait la promotion de nos idées il n'y a pas de problème mais je préfère que nos idées soient appliquées par Jordan Bardella premier ministre avec un gouvernement patriote que de faire de la retape pour Emmanuel Macron comme le fait Bruno Rotaillot donc la réalité des faits c'est que sur l'aide médicale d'état donc l'aide médicale pour les clandestins monsieur Rotaillot il n'a rien eu du tout pas un euro d'économie clandestin il a fait une circulaire de régularisation passant de 5 à 7 ans c'est toujours de la régularisation alors que lui il était contre les régularisations les imams détachés la gaieté lyrique à Paris qui est occupée depuis 3 mois et contre lequel il ne fait rien avec des argusties juridiques alors qu'évidemment le bâtiment n'est plus sûr et que le préfet de Paris peut intervenir quand un bâtiment met en danger ceux qui l'occupent bref monsieur Rotaillot ne fait rien mais parle beaucoup et je dois dire que vu les circonstances on en a un peu assez
sur les retraites s'il y a blocage François Bayrou dans le Figaro cette semaine a évoqué la possibilité d'un référendum seriez-vous partant pour ça ou vous y voyez le contournement du Parlement
nous avions proposé un référendum Marine Le Pen et Jordan Barthela l'avaient proposé à l'Assemblée Nationale nous avions déposé une motion référendaire avant le texte avant que le texte soit travaillé c'était la gauche qui avait saboté notre demande de référendum puisqu'il boudait littéralement
il n'y avait aucune chance que ça aboutisse puisque de toute façon le Sénat aurait bloqué l'initiative
oui mais ça aurait été quand même voté politiquement et c'est surtout ça aurait renvoyé la responsabilité à l'époque à LR qui à l'époque n'était pas encore macroniste dans la fastade c'est-à-dire que dans les couloirs c'est vrai que les réseaux que les sénateurs LR étaient déjà bien macronistes et soutenaient bien monsieur Macron contre Marine Le Pen mais bon il y avait une espèce d'apparence avec monsieur Rotaillot aujourd'hui s'il y a un référendum
comment ? aujourd'hui s'il y a un référendum vous y serez favorable ah mais nous on est toujours favorables au référendum
et ce serait quoi la question ?
c'est ça le problème c'est là où
attendez si la question c'est faut-il annuler la dernière réforme des retraites est-ce que vous faites campagne pour le oui à cette question ?
vous avez raison la question c'est toute la question l'annulation nous on est pour l'âge et par exemple il y a des efforts pour les mères de famille ou pour un certain nombre de travailleurs donc il y a des choses mais pas toute la réforme n'est pas annulée revenir à 62 ans si la question c'est est-ce qu'on annule la mesure d'âge est-ce qu'on revient à 62 ans oui on votera pour
est-ce que vous attendez quelque chose des négociations qui sont ouvertes cette semaine entre partenaires sociaux sur la réforme des retraites ?
moi je pense que toute négociation est bonne à prendre il y a toujours des sujets à faire avancer par contre là où il y a peut-être une arnaque c'est le cadrage de monsieur Bérou qui en fait empêche vraiment les partenaires sociaux de négocier c'est pour ça que force ouvrière a quitté la table des négociations et qu'en fait tout cela ne vise qu'à gagner du temps
je le crains est-ce que vous remettez en cause l'expertise de la Cour des comptes qui dit si on ne fait rien d'ici 2035 il y aura 15 milliards d'euros de déficit ?
je ne remets pas du tout en cause cette expertise puisque c'était les chiffres grosso modo qu'avait annoncé Marine Le Pen lors de la réforme des retraites et dans notre propre proposition donc on a toujours eu et d'ailleurs à l'époque nos adversaires avaient dit mais pas du tout ce sera 50-60 milliards d'euros de déficit et c'est nous qui avons raison et c'est Marine Le Pen qui avait raison mais c'était proposé
d'abaisser l'âge de départ
mais oui mais pourquoi monsieur Botte ? parce que vous donnez aussi le bon élément de réponse c'est la perspective de temps on parle de 2035 on parle de 2045 or j'espère
c'est même 2030 là qu'a fixé comme séance vous avez raison
même 2030 j'espère qu'on peut nous relancer l'économie française parce que le problème de toutes ces réformes c'est qu'en fait ce sont des gens les macronistes les LR les socialistes qui ont échoué sur la relance de l'économie française aujourd'hui le PIB par habitant d'un Français 50% de celui d'un Américain inférieur à celui d'un Suisse moi je pense que la France et c'était tout le programme de Jordan Bardella peut relancer la croissance donc c'est sûr que si on est malthusien si on pense que la France
c'est tenir l'équilibre financier ça vous y souscrivez ?
mais non c'est pas nous qui avons mis la France 3000 milliards de dettes avec 50 ans de déficit ça c'est les gens très compétents les Mozart de la finance et les experts autoproclamés qui ont ruiné la France le Rassemblement National il n'y a pas 1 euro de la dette de la France qui est liée à Marine Le Pen ou à Jordan Bardella si vous nous avez écouté parce que vous avez piqué au pouvoir
ça c'est un peu facile comme argumentaire
c'est peut-être facile mais c'est la réalité mais si vous voulez nous aider à conquérir le pouvoir il n'y a pas de problème et on pourra vous prouver qu'on gère mieux les finances de la France ce que je veux dire par là c'est que ces gens qui sont jugés partis ils ont ruiné la France ou en tout cas ils ont fait rentrer la France dans la stagnation le PIB par habitant c'est-à-dire que la richesse de notre pays produite par habitant qui est le seul indicateur qui compte il stagne depuis 2008 donc si la France ne produit pas plus de richesse par habitant dans les acquis sociaux et dans le confort
Régler la question du déficit par de la croissance c'est votre solution c'était aussi celle d'Emmanuel Macron ça n'a pas fonctionné Oui parce que
Emmanuel Macron a fait n'importe quoi Emmanuel Macron n'a pas mené la politique vous reconnaîtrez quand même que les visions économiques d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen dès 2017 étaient complètement opposées donc malheureusement un certain nombre de gens ont fait passer Emmanuel Macron pour un expert qui n'était pas c'était vaguement un influenceur financier et Marine Le Pen elle sur les fondamentaux avait raison puisqu'elle était pour la réindustrialisation à l'époque elle était toute seule elle avait raison pour la démondialisation elle avait raison pour lutter contre les rentes elle avait raison pour rendre du pouvoir d'achat aux français elle avait raison
François Bayrou a promis la liste était encore longue oui c'est pour ça que je vous arrête je me permets François Bayrou a répété cette semaine dans le Figaro qu'il allait lancer avant l'été un débat sur l'identité nationale avec des conventions citoyennes décentralisées et avec cette question qu'est-ce qu'être français vous y participeriez ? on ne sait pas
mais ce qui est sûr c'est que tout ça c'est une perte de temps les français ont depuis longtemps arbitré par leur vote et dans les sondages la volonté de maîtriser de reprendre le contrôle donc ça peut déboucher
sur rien ça vous attendez absolument rien
c'est sûr pour gagner du temps de toute façon monsieur Bayrou l'absurde révélateur n'est là que pour gagner du temps il gagne du temps il crante chaque semaine chaque mois j'ai dit là-dessus que c'est un vieux renard très malin le rassemblement national
l'aide bien à gagner du temps le rassemblement national l'aide à gagner du temps puisque votre parti a été particulièrement conciliant avec le premier ministre vous ne l'avez pas censuré vous le laissez aussi dérouler sa politique
c'est pas qu'on est conciliant madame c'est qu'on est contre la politique du pire donc il y a un moment les français voulaient un budget on l'a laissé passer ce budget même si on le combat sur l'essentiel de ces lignes est-ce que quand même c'est pas la question de cette opposition est-ce que c'est pas une opposition
qui devient un peu plus molle finalement
c'est pas une opposition molle vous l'avez dit tout à l'heure il faut savoir on dit que je suis très dur et très injuste avec monsieur Rotaillot donc soit je suis dur et injuste soit je suis mou mais là on parlait de François Bayrou on parlait de François Bayrou oui mais enfin c'est le même gouvernement quand même ce que je veux dire par là c'est qu'on est contre la politique du pire donc moi je vais pas me cacher par mon petit doigt pourquoi par exemple on n'a pas sanctionné monsieur Ferrand à la tête du conseil constitutionnel on l'assume devant les françaises et les français le choix B le plan B de monsieur Macron était pire donc le rôle aussi d'une force d'opposition raisonnable c'est parfois de choisir le moins pire et monsieur Ferrand était moins pire qu'un espèce de juriste qui apparaît pour un technocrate mais qui en fait fait de la politique avec le vernis du droit à savoir par exemple un profil de monsieur Combrexel donc nous on assume d'avoir protégé les français du pire même si parfois c'est dur parce que le pire quand il n'existe pas n'est jamais certain et bien là on peut vous dire qu'il était certain
mais alors pourquoi dans le même temps vous préparez une dissolution si François Bayrou a l'air de temps de vous convenir en tant que la solution du moins pire aujourd'hui
mais parce que comment dire le meilleur est possible quand même le rôle d'une opposition c'est de ne pas exposer les français au pire mais c'est quand même de préparer le meilleur permettez-moi nous on n'est pas les républicains à dire à éviter soi-disant le pire pour faire encore pire quand on est au pouvoir puisque quand la droite était au pouvoir c'était pire paradoxalement parfois que monsieur Bayrou par exemple sur les effectifs de policiers d'enseignants de militaires bref nous on prépare le meilleur donc on se prépare pour proposer au pays une alternative solide comment dire qui est rassurante et qui permette aux françaises et aux français de faire un choix de rupture avec Jordan Bardella et Marine Le Pen au pouvoir donc vous pensez que s'il y a
une dissolution à l'été ou à la rentrée prochaine vous gagnerez les élections législatives parce que sinon ça n'arrange rien de la situation politique
que nous connaissons aujourd'hui vous avez raison mais la prudence que j'essaie d'exprimer c'est que nous nous sommes au service des françaises et des français on est des démocrates des républicains donc on se présente à une élection en faisant tout pour la gagner mais on ne pense pas que le pouvoir nous appartienne par nature comme les macronistes ou les faux démocrates type comment dire Elisabeth Borne qui pense qu'il peut toujours gouverner quoi qu'il arrive et qu'il ne faut jamais respecter le vote des français donc nous on fait une proposition aux françaises et aux français mais c'est à eux de choisir nous devons les convaincre nous devons les rassurer mais le peuple est souverain et nous toute notre doctrine politique repose sur la liberté et sur la sagesse des électeurs nous faisons confiance à l'intelligence collective et individuelle de notre peuple contrairement aux macronistes qui sont une espèce de gang bureaucratique qui pensent toujours avoir raison et toujours imposer les décisions au peuple même quand le peuple veut l'inverse sur l'immigration sur la mobilisation il y a quand même un élément
qui pourrait perturber votre plan électoral c'est si Marine Le Pen est condamnée avec une inéligibilité avec exécution provisoire dans ce cas là ce ne serait plus Marine Le Pen à l'Elysée et Jordan Bardella à Matignon mais Jordan Bardella le candidat et vous à Matignon du coup comment ça se passerait ?
non mais c'est un scénario qu'on ne peut même pas envisager c'est inenvisageable pour vous on ne peut pas l'envisager Marine Le Pen est innocente de ce qu'on lui reproche ce système ces accusations sont appardonnables de mon point de vue parce qu'on reproche à une femme honnête courageuse des méfaits qu'elle n'a jamais fait on essaie de faire croire qu'il y a eu des tournements d'argent il n'y en a pas eu qu'il y a eu des emplois fictifs il n'y en a pas eu le Parlement européen
et nos adversaires vous ne craignez rien du 31 mars date du jugement
on peut toujours craindre une injustice mais je ne veux pas croire que dans mon pays dans notre démocratie une telle injustice puisse être commise Marine Le Pen est innocente et je suis sûr que les juges résisteront aux pressions de ces accusations infamantes qui ont été mises en place par nos adversaires politiques parce que je rappelle que tout ça vient quand même d'accusations fallacieuses de nos adversaires au Parlement européen notamment le Parti Socialiste européen qui nous a accusé de choses fausses alors que eux ils ont été chopés avec des valises de billets
Le Grand Jury Tout est politique Le Salon de l'Agriculture ferme ses portes ce soir il a été bien plus apaisé d'ailleurs que l'an dernier est-ce que c'est grâce à Emmanuel Macron et François Bayrou ?
C'est grâce surtout aux agriculteurs parce que les agriculteurs ils avancent il faut travailler les travaux agricoles n'attendent pas il faut s'occuper de son élevage bref les agriculteurs n'ont pas les mêmes libertés que d'autres qui peuvent toujours comment dire se mettre en mouvement mais quand même le résultat des élections aux élections agricoles d'ailleurs qui sont quand même complètement passées à l'as on n'a presque pas parlé alors que c'est quand même une révolution dans le monde agricole les résultats avec une poussée de la coordination rurale oui mais moi je n'ai pas à prendre parti entre deux syndicats ce que je veux dire c'est que c'est un changement c'est-à-dire que depuis les lois Chirac il y avait un syndicat on en pense ce qu'on veut qui avait comment dire un pouvoir très dominant sur le syndicalisme agricole et que la situation est telle que ce pouvoir dominant a été profondément remis en cause c'est ça le fait politique moi je n'ai pas à me juger sur les uns et sur les autres Marine Le Pen
s'est permis de critiquer la FNSEA sans aucun problème
on a critiqué une certaine ligne de la FNSEA qui consistait à croire que la mondialisation et l'export par principe étaient une perspective valable pour nos agriculteurs qu'il fallait faire toujours plus grand toujours plus fort toujours investir qu'il fallait faire confiance à l'industrie agroalimentaire par nature non nous on est souverainiste sur l'agriculture évidemment un pays qui ne maîtrise pas son alimentation et sa production de matières premières n'est pas souverain et surtout la question et c'est là qui aujourd'hui dans le salon d'agriculture pose encore problème les revenus des agriculteurs les revenus des agriculteurs ne sont pas dignes quand on voit l'inflation alimentaire qu'ont subi les français que les agriculteurs ne s'en sortent pas malgré cette hausse des prix c'est insupportable on voit dans les négociations commerciales l'INSEE a publié les taux de marge de l'industrie agroalimentaire ils sont faramineux et on voit que les taux de profit les taux de marge pardon de l'industrie agroalimentaire ne font qu'augmenter alors que la marge des agriculteurs et même de la distribution de prévoir des dispositifs comme le propose Jordan Bardella et Marine Le Pen qui protègent le revenu des agriculteurs c'est la seule profession en France qui travaille à perte
un salon de l'agriculture a pèsé aussi sans doute parce que la loi d'orientation agricole a été votée certains à gauche estiment que ce texte est rétrograde en matière d'environnement vous avez voté ce texte est-ce que selon vous il manque des mesures pour l'environnement ?
non mais pas du tout c'est l'inverse d'ailleurs ce ne sont pas des mesures pour l'environnement ce sont des contraintes c'est de la bureaucratie c'est de la persécution des agriculteurs et on en revient au sujet
de la persécution des agriculteurs
absolument c'est-à-dire que quand moi je peux vous raconter des histoires dans ma circonscription agricole de la quatrième de la Somme des histoires hallucinantes avec l'OFB l'Office français pour la biodiversité on avait une brigade qui avait surveillé du piégeage de lapins pendant deux semaines et persécuté un agriculteur qui avait le malheur de relâcher les lapins à 10 mètres de ce qu'il ne fallait pas donc ça c'est aujourd'hui ce qu'assument et ce que subissent nos agriculteurs alors qu'ils veulent travailler ils veulent produire en France ils veulent produire français en France une alimentation de qualité et ils sont empêchés persécutés donc il y a encore beaucoup de travail à faire certaines normes ont été allégées tant mieux il faut encore comment dire largement autoriser à produire en France autoriser un certain nombre de produits qui aujourd'hui sont autorisés chez nos voisins européens qui sont interdits en France par exemple pour la métrave par exemple pour la noisette par exemple pour les fruits et légumes qui nous empêlent de produire toujours plus d'importations et surtout il faut cesser le marchandage indigne avec l'Ukraine on nous fait croire que pour défendre l'Ukraine il faudrait ruiner les agriculteurs français donc aujourd'hui sur les oeufs la volaille les importations de céréales il faut arrêter de sacrifier
les agriculteurs français une autre question qui concerne tout le monde c'est le prix de l'électricité l'association UFC que choisir a mis en garde contre une très forte augmentation des prix l'année prochaine à cause de la fin d'un tarif préférentiel sur le nucléaire cette hypothèse a été démentie par le gouvernement vous croyez qui ?
UFC choisir a raison c'était l'analyse du Rassemblement National que j'avais eu l'honneur de porter pendant les débats budgétaires l'adoption de cet article et la fin de l'exception française sur le prix de l'électricité petite exception qui demeurait va aggraver la hausse des tarifs moi j'avais calculé de manière profane une hausse entre 10 et 15% ça arrivera peut-être pas l'année prochaine c'est là où j'ai un petit désaccord avec l'UFC que choisir on ne sait pas trop quand ça va arriver mais il est sûr que cette hausse arrivera puisque c'est tout simple l'électricité sur 25% de la production nucléaire était bloquée à 42 euros les prix de marché sur le nucléaire vont se négocier entre 70 et 80 euros donc forcément il n'y a pas besoin d'avoir fait Polytechnique pour comprendre qu'il y aura une hausse
il est nécessaire d'augmenter les tarifs pour financer toutes les prochaines
toutes les prochaines
centrales nucléaires
non pas du tout il est nécessaire de sortir des règles absurdes de tarification de l'électricité française la France a du pétrole ça s'appelle le nucléaire il faut récupérer cet outil de souveraineté et si les allemands ne sont pas contents parce qu'ils ont fait des choix absurdes de matière énergétique avec leurs voisins danois et bien ils paieront ce n'est pas aux français de payer pour les erreurs des allemands et de madame Verdeleyen et de la commission reprendre le contrôle de notre prix sur le nucléaire ça permettra de baisser encore largement les factures et de réindustrialiser on en revient au début de notre entretien paradoxalement ou peut-être que tout est dans tout si la France ne reprend pas le contrôle de sa souveraineté y compris énergétique et bien nous ne pourrons pas nous protéger nous ne pourrons pas mener de politique de réindustrialisation ni de politique de défense la souveraineté ne se divise pas elle ne se partage pas c'était tout le sens de l'héritage du général de Gaulle
le grand jury 2027 c'est demain vous faites parler d'un gaulliste d'ailleurs pour 2027 que vous inspire la popularité de Dominique de Villepin 53% des bonnes intentions dans le barométrie FOP Paris Match des personnalités
je crains qu'il ne connaisse la malédiction de Simone Veil une personnalité qu'il méritait d'ailleurs très populaire mais qui ne faisait pas de voix parce que la popularité n'est pas le score électoral vous ne croyez pas
une candidature à la prochaine présidentielle ?
je ne sais pas je ne suis pas dans sa tête mais par le passé il avait prétendu partir il n'était pas parti et surtout bon si vous voulez ça lui fait une belle jambe d'être soutenu par les insoumis pour ses positions sur Israël et la Cisle-Jordanie bon à la fin ils votent pour Mélenchon donc il ne faudrait pas que M. Villepin parte très devant comme il sait faire comment dire avec beaucoup de fou qui se retourne et qui n'est personne derrière lui
vous êtes moins désagréable avec Dominique de Villepin que vous l'aviez été par exemple avec Michel Barnier que vous aviez trouvé de faussi du pide
vous l'avez dit vous même M. Villepin est un gaulliste M. Barnier n'est pas un gaulliste donc plus d'affection enfin de l'affection c'est la considération pour M. Villepin qui a défendu avec courage l'indépendance de la France et a refusé l'engagement de la France sur la guerre en Irak avec le fameux narratif en quelques mots
Jean-Philippe Tanguy nous avons vu à plusieurs reprises le Rassemblement National vaciller entre les deux tours d'une élection la dernière fois c'était aux élections législatives serez-vous prêt en 2027 pour éviter un nouvel échec ?
On s'améliore tout le temps moi je pense que nous étions prêts moi je pense que Jordan Bardella a été prêt à être Premier ministre moi vous savez je ne suis pas là toujours à réécrire l'histoire si on s'est présenté aux Français c'est que nous étions prêts on peut être prêts et pas réussir à les convaincre moi je pense qu'on les a convaincus vu le score de Jordan Bardella mais que par contre on ne peut pas empêcher
en cause de votre stratégie c'est les Français qui n'étaient pas prêts
j'ai commencé ainsi je lui ai dit il faut toujours s'améliorer il faut toujours convaincre davantage parce qu'en fait il faut tellement convaincre pour déjouer les manœuvres et les tricheries de nos adversaires s'ils ne respectent pas la démocratie s'ils se soutiennent mutuellement si le parti unique qui va des insoumis à M. Wauquiez
donc c'était à cause des autres pas à cause du Rassemblement National
les déchets précédents c'est à dire que là c'est objectif c'est à dire ce sont eux qui s'en sont désistés c'est quand même pas nous qui avons retiré les candidatures en préfecture des insoumis ou des amis de M. Attal pour se faire élire mutuellement et en ne l'assumant pas parce que quand vous avez si ils assumaient encore aujourd'hui s'ils disaient écoutez nous voilà on est des magouilleurs donc on n'a que des magouilles à proposer aux français pour rester en place moi à la limite j'aurais pas de respect mais au moins j'en prendrais acte Jean-Philippe Tanguy il faut croire qu'ils sont contre M. Attal il fait des visuels pour croire qu'il est contre les insoumis
alors qu'il doit son poste aux insoumis merci à vous bon dimanche à tous à la semaine prochaine Le Grand Jury RTL Le Figaro Public Sénat M6
Jean-Philippe Tanguy