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interviewBFMTV· 19 février 2024 21 min

"Si l'on sort du marché unique, la France s'effondre": Raphaël Glucksmann, invité du face-à-face

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

il est 8h32 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Raphael Luxman merci de répondre à mes questions ce matin vous espérez relever le drapeau de la gauche de la gauche socialiste vous êtes députés européen européens convaincus et vous êtes donc désormais tête de liste pour le Parti socialiste et place publique qui est votre propre mouvement pour les élections européennes les sondages d'opinion vous donnent 3è 3è oui mais loin derrière les macronistes et surtout loin derrière le RN on va y revenir mais d'abord sur la colère des agriculteurs on l'entendait ce matin certains tracteurs un grand nombre sont en train de se diriger vers Marseille à quelques jours de l'ouverture du congrès de l'agriculture du salon de l'agriculture c'est une question européenne aujourd'hui est-ce que vous estimez que l'Europe a fait le job pour aider les agriculteurs sans quoi ils vont revenir massivement dans les rues non l'Europe n'a pas encore fait le job et le job ce sera la réforme de la Politique Agricole Commune qui sera un des premiers dossiers de la mandature qui va s'ouvrir après les élections du 9 juin vous savez on a mis des pansements en fait sur des PL ouverte mais ces pensements vont pas résoudre la crise de l'agriculture et la crise de l'agriculture c'est deux choses en priorité d'abord une concurrence déloyale qu'on impose à nos agriculteurs à cause de politiques commerciales complètement inique comp vous avz vé contre les derniers accord de livrechange on laisse rentrer sur le marché européen des produits qui ne respectent pas les mêmes normes les normes qu'on impose à nos producteurs quand on fait cela on ne sauve pas la planète on tue nos agriculteurs et on tue nos producteurs et la deuxième chose c'est la politique agricole commune et je pense qu'il y a une immense hypocrisie depuis le début de la crise agricole et depuis l'expression de la colère des agriculteur l'immense hypocrisie c'est que des gens qui ont voté pour cette politique agricole commune qui réserve 80 % des subventions à 20 % des exploitations les plus grosses celles qui s'en sortent le mieux et bien vont accaparer la colère des agriculteurs mais de qui vous parlez de qui vous parlez vous parlez des macronistes vous parlez du RN vous parlez de qui je parle des macronistes je parle du RN je parle de la droite et je parle aussi en par non nous on avait voté contre pour une raison très simple c'est qu'on veut une politique agricole commune qui réponde à la crise sociale des agriculteurs qui finance qui finance non plus simplement l'hectare et la production mais qui finance l'emploi et l'utilité écologique et sociale et donc aujourd'hui vous avez une situation où les subventions publiques européennes favorisent les plus gros elles accroissent les iné au lieu de les résorber et ça ça a pas été mis assez sur le tapis ça a pas été mis assez au cœur du débat et donc nous ce qu'on veut porter au Parlement européen c'est une réforme de la pack oui et c'est aussi créer une politique agricole et alimentaire commune pour s'occuper de toute la chaîne pour faire en sorte que les marges complètement délirantes qui sont faites par les l'agroindustrie et par les distributeurs et bien finalement finissent dans la poche des producteurs et des rentrer dans le détail de cela parce que par ailleurs vous êtes quand même un des défenseurs du Green Deal européen dont on sent qu' est quand même fragilisé aussi par les gages qui sont donnés aux agriculteurs mais je vrais qu'on rentre dans dans le très concret à la fois sur la question de la concurrence et notamment avec le fameux poulet ukrainien et puis avec la question de la manière dont les prix sont faits vous parlez des de la grande distribution ou des industriels qui se feraient des marges sur le l'agriculture il y a cette fameuse loi égalim et on s'est rendu compte au fur et à mesure de cette crise des agriculteurs que la loi égalim était un une sorte d'écran de fumée puisque dans même temps les négociations es se font en réalité en dehors de l'hexagone est-ce qu'il y a pas un problème structurel en Europe d'avoir fait le marché ouvert d'un côté et des règles en fait à quoi servent encore les règles franais vous devriez être candidate aux élections européennes parceen fait oui c'est ça le problème c'est ça problème c'est ça le problème c'est qu'en fait on a fait mais c'est pas simplement sur l'agriculture ça se retrouve sur plein de sujets on a fait oui c'est très inquiétant et c'est bien pour ça que Mo mais justement on a fait le marché unique donc maintenant on a de solution soit on applique les mêmes règles partout sur ce marché unique soit on sort du marché unique si vous sortez du marché unique la France s'effondre c'est le venezuela Chavez he la France si on sort du marché unique par contre une fois que vous avez un marché unique où il y a la libre circulation des marchandises il faut les mêmes règles partout il faut que les mêmes loi s'applique partout donc il faut vous le savez bien c'est est-ce que ça va nous tirer vers le haut ou est-ce que ça va nous tirer vers le bas mais ça va nous tirer vers le haut regardez vous prenez tout toute la concurrence déloyale par exemple avec la cerise espagnole ou l'italienne le l'enjeu c'est quoi c'est est-ce qu'on va supprimer l'ensemble des règles ou est-ce qu'on va mettre les mêmes règles partout pour qu'il y ait plus de concurrence déloyale quand vous avez un contournement de la loi et Galim parce qu'en Europe il y a pas des mêmes normes et bien ce qu'il faut porter c'est une politique agricole et alimentaire commune à l'échelle européenne en fait aujourd'hui l'Europe elle est à la croisée des chemins on a fait l'Europe à moitié on a fait un marché unique et ce marché je suis désolé hein mais c'est le levier de puissance qu'on a aujourd'hui c'est quasiment le seul on est le premier marché du monde parce qu'il est intégré et donc aujourd'hui l'enjeu c'est quoi c'est de transformer ce marché en ensemble de règles cohérentes c'est pareil sur la conence fiscale là-dessus vous dites vous dites au fond comme Emmanuel Macron qui finit par dire qu'il faut un égalime non pas seulement français mais européen et c'est ce que nous on portera mais simplement Emmanuel Macron quand il envoie au Parlement européen des gens pour négocier la politique agricole commune il envoie des gens qui vont négocier au nom des lobbyes agro-industriels et qui bloquent toute évolution donc si vous voulez une politique agricole commune qui serve réellement d'un côté ce qui fait pas de l'autre mais c'est bah c'est pas une surprise pour vous je suppose Emmanuel Macron ça après après la question là aujourd'hui c'est de savoir si on a menti aux Européens enfin aux agriculteurs si on leur a dit on va s'occuper du problème des Galim on va s'occuper de la PAC et qu'en réalité on ne fait pas ce qu'il faut c'est porter une réforme de la Politique Agricole Commune vous ne pouvez pas avoir une politique vous savez c'est quand même 30 % du budget européen c'est des subventionsou mais vous continuez à défendre cette Europe rapel Luxman qui qui a condamné notamment regardez même la France Bercy s'était rendu compte des entourloupe des centrales d'achat la manière dont en effet les grands distributeurs contourne la loi et Galim et vont négocier leur prix ailleurs Bercy lui-même a pointé du doigt le problème de la centrale d'achat de Leclerc qui en réalité aller négocier ses prix en Belgique et vous savez quoi c'est la juridiction européenne qui a condamné ber et qui a donné raison àouz voulez que ça change vous voulez que ça change ça moi mon problème c'est pas moi c'est les gens qui vous écoutent les gens qui nous écoutent veulent que ça change et bien il faut une majorité de gauche au Parlement européen parce que nous av V ça ve dire vous allez vous allez aller contre vous allez aller contre la juridiction européne allez cont jusceun EUR la juridiction c'est pas les lois de Moïse gravé dans le marbre c'est le produit d'un rapport de force politique vous voulez une Europe qui protège et bien vous devez vous saisir de votre bulletin de vote et aller aux élections parce que ça joue là-dessus vous savez c'est comme la France l'Europe c'est ce qu'on en fait et donc c'est les majorités politiques qui décident des orientation politique prise par l'Union européenne et si vous voulez que cela change si vous voulez qu'on aussi il y a une autre chose qui est très peu dite c'est qu'en fait la politique agricole commune elle a complètement changé à partir du moment où on l'a aligné sur les objectifs de l'OMC c'est-à-dire qu'on a découplé les subvention et et et en on a en réalité ce qu'on a fait c'est qu'on a empêché la politique publique de répondre aux crises sociales et de répondre aux catastrophes donc en fait quand vous avez par exemple une année avec des excellentes euh productions et bien vous ne pouvez pas moins subventionner et vous ne pouvez pas plus subventionner quand vous avez une année difficile bien sûr et et ça c'est le produit dogmatisme néolibéral qui a dominé les politiques européennes pendant 30 ans mais ce ce dogmatisme là il est le produit de quoi mais il est le produit qu'on envoie des majorités conservatrices qui vont défendre la politique agricole commune telle qu'elle est aussi injuste qu'elle soit au Parlement européen et donc c'est pour ça que ces élections elles sont fondamentales en fait si vous voulez si vous avez à la tête de l'Europe Jacques deor ou Barroso et bien c'est pas la même Europe de la même manière qu'en France quand vous avez une majorité politique les politiques elles changent et vous voulez pas quitter la France parce que les politiques ne vous conviennent pas donc vous dit on va pas quitter l'Europe parce que aujourd'hui l'Europe telle qu'elle est dirigée n'est pas lare Raphael glxman on a compris là-dessus sur la PAC mais sur l'Ukraine je voudrais comprendre une chose vous êtes un des soutiens depuis toujours de l'Ukraine mais en particulier évidemment depuis la la la tentative d'invasion russe les droits de douane avec l'Ukraine l'Union européenne a décidé d'une mesure exceptionnelle baisser les droits de douane entre l'Ukraine et l'Union européenne par solidarité avec le peuple ukrainien est-ce que vous continuez ça est-ce que vous estimez qu'il faut continuer à maintenir ces droits de douane bas il faut continuer à maintenir ces droits de douanes bas parce que la chute de l'Ukraine ce serait la déstabilisation de l'ensemble du continent européen et je vais vous prendre un exemple très concret attendez attendez parce que raaelman là pour moi il y a une contradiction vous dit vous dites d'un côté il faut faire attention à la concurrence qui serait une concurrence déloyale et il faut imposer les mêmes normes aujourd'hui aujourd'hui le poulet le poulet ukrainien je voudrais quand même qu'on précise les chos pour que les gens comprennent non mais RA vous pouvez pas là juste dire sur la morale le fait qu'il faut moi je parle morale jeis vous dire moi je ne parle pas de morale je parle de notre intérêt vital en tant qu'Européen si l'Ukraine s'effondre c'est notre sécurité qui est en mais si l'économie française s'effondre est-ce que c'est pas notre sécurité aussi sur le poulet rainien ou sur mi il y a deux exemples qu'on cite tout le temps c'est le poulet ukrainien et aussi c'est le miel ukrainien d'accord qui ne respectent pas les mêmes normes de production et qui rentrent sur notre marché par acte de solidarité décidé au moment de l'invasion d' et renouvelé renouvelé il y a y a quelques semaines par la Commission euréne on parle du miel ukrainien beaucoup plus qu'on parle du miel chinois or les proportions sont incomparable on a aujourd'hui sur le marché européen des produits non mais des produits qui viennent de la terre entière de la terre entière et qui ne RESPE pas nos normes alors je veux bien qu'on commence par l'Ukraine alors que l'Ukraine il y a un intérêt stratégique vital pour les Européens même c'est pas pire qu'ailleurs en fait pour fa ce que je vous dis c'est qu'on a aucun intérêt à laisser rentrer des produits chinois ou des produits mexicains ou des produits brésiliens parce que c'est c'est pas un enjeu vital pour nous et que par contre on peut faire une exception sur l'Ukraine et si donc on peut on peut faire rentrer du mauvais miel parce que c'est du mal ukrainien non on peut faire rentrer des produits Ukrainiens en demandant à l'Ukraine d'harmoniser ses normes avec les nôtres et c'est pour ça que le processus d'intégration de l'Ukraine aux normes européennes est si essentielle parce qu'en fait aujourd'hui on a ouvert notre marché d'accord on a ouvert notre marché mais on n'impose aucune norme qui corresponde à celle qu'on impose producteur vous noyez dans le miel mais moi je voudrais quand même rfael Luxman vous reposer la question sur le poulet parce que sur le poulet c'est pas tout à fait comme sur le miel on a des chiffres on sait que précisément aujourd'hui la moitié du poulet qui est consommé en France vient d'Ukraine c'est notamment le poulet transformé je pense on va imposer aux Ukrainiens sans fermer directement les frontières on va imposer une transformation de leur normes pour qu'ils correspondent mais pourquoi et pourquoi on leur demande pas de changer leur norm et ensuite on ouvrira en attendant le pou on va limiter les entrées du poulet ukrainien oui mais simplement on va pas fermer les frontières avec l'Ukraine enfin si vous rendez compte je pas fermer les contraires on a baissé on a baissé de manière exceptionnelle les droits de douan Luxman il faut quand même être précis sur ce dont on parle je le disais la moitié du poulet qui est consommé en France vient désormais d'Ukraine il vient de megga Factory de poulet il vient en réalité d'un homme unig de 99% de la production du poulet et vous savez où est-ce qu'elle est son entreprise elle est à Chypre c'est une solidarité avec le peuple ukrainien non c'est pas une solidarité avec le peupleukraen et bien on va réguler l'entrée des poulets mais vous rendez compte attends justeoline de mal je pe je peux vous dire une chose on est face à une situation qui est une situation vitale pour l'Europe c'est pas mais la situation des des volaillers je veux je suis bien d'accord ça peut vous paraître dérisoire absolument pas dérisoire on va réguler l'entrée du poulet ukrainien mais on ne peut pas d'un seul coup d'un seul coup fermer remonter les droits de douanes et fermer nos frontières aux produits agricoles Ukrainiens en fait ce que je trouve paradoxal c'est que vous avez commencé l'interview en disant il faut refuser d'avoir des denré qui rentreraient en France et qui ne qui ne respecteraient pas les mêmes normes que nous il compris les normes sociales d'ailleurs il compris les questions de salaire de ceux qui travaillent dans ses exploitations bah vous savez vous dites comme c'est l'Ukraine bien oui comme c'est l'Ukraine vous savez il y a une exception dans les règles qu'on doit imposer qui est la solidarité qu'on doit au peuple rainien en FO c'est pas le peuple ukrainien c'est un oligar on va on va s'occuper de cette oligarque si vous voulez de cette production par contre je la musique que j'entends qui est de dire on ne peut pas accueillir les biens produits en Ukraine sur le marché européen et on doit imposer les mêmes normes au ukrainien qui a tous les autres pays du monde je vais vous dire ça ça peut nous conduire à l'effondrement de l'Ukraine et donc l'enjeu pour nous mais j'aimerais juste qu'on nous comprenne l'enjeu pour nous c'est pas simplement la solidarité à l'égard de l'Ukraine l'enjeu pour nous c'est l'existence même de l'Union européenne c'est ça qui est posé comme comme menace et vous allez et vous allez jusqu'à aujourd'hui estimer qu'il faut le plus vite possible faire rentrer l'Ukraine dans l'Union européenne est-ce toujours votre position je pense qu'il faut faire rentrer l'Ukraine dans l'Union européenne et je pense que faire rentrer l'Ukraine dans l'Union européenne puisque ça suppose l'acqui communautaire ça suppose des réformes ça suppose d'imposer des normes ça suppose justement de désoligarchiser les l'économie ukrainienne et bien ça nous permettra justement de pas avoir cette distorsion de concurrence et cette concurrence déloyale donc l'Ukraine rentrera dans l'Union européenne une fois qu'elle sera prête et qu'elle respectera les mêmes normes que les pays membres de l'Union européenne mais encore une fois l'enjeu l'enjeu il est où là en fait je trou qu'il y a une contradiction je je comprends parfaitement hein ce que vous estimeiez que l'Ukraine a a cont la contradiction si vous voulez excusez-moi la contradiction c'est que en ce moment en ce moment il y a une guerre sur le continent européen d'accord la contradiction c'est que peut-être que l'Europe à la fin de l'année 2024 va se retrouver seul seul pour gérer cette guerre parce que Donald Trump ça président des États-Unis et qu'il a décidé de bazarder de balancer par-dessus bord l'ensemble de l'architecture de sécurité de notre continent et la la contradiction elle est que nous ne prenons pas la mesure de ce que nous risquons dans une défaite ukrainienne et que donc oui il y a des mesures spécifiqu pour l'Ukraine c'est pas une contradiction c'est un choix politique il y a des mesures spécifiques pour l'Ukraine des mesures spécifiques pour l'Ukraine parce que l'Ukraine c'est pas le Brésil c'est pas la Chine c'est pas le c'est c'est c'est pas le Venezuela ou c'est pas euh le Mexique l'Ukraine c'est un pays qui est envahi au moment où on se parle et dont la défaite signifierait la fin de la sécurité et de la paix sur l'ensemble du continent européen'énerver r j'entends bien à quel point pour vous ça excuse c'est pas pour moi je vais vous dire c'est pas pour moi c'est pas pour moi cette phrase là elle va pas c'est pas pour moi c'est pour nous tous aujourd'huiourd rendez compte on a plus parlé du poulet ukrainien je vais vous dire on a plus parlé du poulet ukrainien que des subventions européennes c'estàdire des milliards qui sont pour ça que vous vous battez Rand pour B bien sûr je pour l' donc on a plus parlé du pouet ukrainien que du fait que les subventions publiques européennes favoris plus gros mais vous vous souvenez évidemment du plombier polonais c'est des questions qui à un moment traversent la société traversent d'ailleurs pas seulement la société française mais toutes les sociétés il suffit de regarder ailleurs tous les agriculteurs de toute l'Europe sont en colère il y a bien un problème il faut leur répondre mais on il faut leur répondre et on va leur répondre mais la réponse sera pas simplement sur le poulet ukrainien la réponse ce sera par une refonte des politiques de subvention européennes ce sera par une l'imposition des mesures mir al par de la guerre parlons de la guerre l'Union européenne a déclaré qu'elle ne pourrait livrer que la moitié des munitions qui étaient promises à l'Ukraine en tout cas dans les temps avant la date limite de mars dans ce moment-là le Danemark par exemple dit bah écoutez dans ces cas-là on va faire on va faire les fond tiroir on va prendre toutes nos munitions et on va toutes les envoyer à l'Ukraine est-ce qu'il faut que les autres pays d'Union Européenne aillent jusqu'à cette solidarité là il le faut et ce qui est absolument fou c'est que ça fait 2 ans que cette guerre a commencé que l'invasion totale de l'Ukraine a eu lieu et qu'on a toujours pas augmenté nos capacités de production qu'on a toujours pas passé l'économie en mode économie de guerre ce qui est fou je vais vous dire c'est qu'aujourd'hui sur le front ukrainien les Ukrainiens peuvent tirer 1000 au but quand les Russes en tirent 10000 par jour et qu'on a un ministre de la Défense en France qui s'en orgueilit du fait que la France puisse livrer 3000 obus par mois passer en économie de guerre pour vous on devrait totalement passer en économie de guerre personne ne nous demande d'envoyer des soldats mourir sur le front par contre ce que j'aimerais que les audit comprennent c'est que c'est pas simplement une guerre qui vise des territoires qui vise le donbas qui vise la Crimée c'est pas simplement une guerre entre la Russie et l'Ukraine moi j'ai présidé au Parlement européen la Commission d'enquête sur les ingérences étrangères pendant tout mon mandat j'ai décortiqué la guerre hybride cette forme nouvelle d'attaque contre nos démocraties que mène le régime de Vladimir Poutine contre la France contre l'Allemagne et je peux vous le dire j'ai lu l'ensemble des textes produits par les Russes l'ensemble de leur doctrine je vois ce qu'il disent dans leurs médias la guerre qu'ils mèneent c'est pas une guerre contre l'Ukraine c'est une guerre contre ce qu'ils appellent l'Occident collectif c'est-à-dire contre nous et donc nous devons nous je vous repose donc ma question parce que je vais reprendre les mots exacts du Premier ministre danois il dit l'Ukraine nous demande des munitions et de l'artillerie maintenant nous le Danemark avons décidé de transférer all artillerie toute notre artillerie et toutes nos munitions à l'Ukraine vous estimez que la France devrait faire de même ce que j'estime c'est que la France devrait augmenter S capacité de production on va pas livrer toutes nos munitions par contre ce qu'on va faire ce qu'on devrait faire si on avait un un leadership courageux qui comprend les enjeux et bien on devrait aujourd'hui passer en mode économie de guerre sur la production on devrait passer des contrats à long terme avec nos industriels ce qui n'est toujours pas fait on devrait aller écouter le président de TCK qui dit qu'il y a 800000 au but disponible sur le marché international et que donc on pourrait les acheter en commun à l'échelle européenne et les envoyer en et on ne le ferait pas simplement par solidarité ou comme vous l'avez dit par morale on le ferait par intelligence et par égoïsme même parce qu'on sait que c'est notre intérêt vital et j'aimerais juste vous dire une chose à peline de malerme si nous ne le faisons pas maintenant et que le front ukrainien s'effondre les questions que nous devrons nous poser dans un an ou dans 2 ans seront infiniment plus douloureuses que celles que vous me posez les questions qu'on devra se poser c'est quel type d'homme on envoie crever en Lettonie ça sera ça les questions qu'on devra se poser donc si vous voulez vous éviter ces question question si vous voulez vous éviter que des soldats français aent à crever et bien il faut aujourd'hui aider ceux qui crèvent pour nous autant que pour eux c'est-à-dire les Ukrainiens sur le on perdu la der cont actuel vous avez entendu Bruno LEM hier qui dit qu'on a on a plus d'argent qui a 10 milliards à trouver dans les jours qui viennent est-ce que vous estimez que malgré tout il faut continuer à lancer une économie de guerre en France à relancer la production de munition ça doit être une question de choix pour vous mais ce que nous ne refusons de payer maintenant nous le payerons au centuple dans 1 an dans 2 ans ou dans 3 ans donc nous ferons des économies en investissant sur la résistance ukrainienne nous ferons des économies en relenançant notre industrie d'armement aujourd'hui si vous voulez en 2024 on est dans une situation où l'Europe à la fin de l'année le 5 novembre peut se retrouver seul seul face à la guerre seul face à Vladimir Poutine qui a promis la déstabilisation de nos démocraties nous nous allons nous retrouver seuls et nous sommes démunis nous sommes à poil je suis désolé nous n'avons pas les capacités industrielles aujourd'hui pour faire face seul à une telle situation et donc il faut relancer notre industrie et ça c'est un enjeu fondamental on doit devenir les producteurs de notre propre sécurité on doit devenir les producteurs de nos biens stratégique et ça suppose des investissements massifs donc les comptes d'apothécaire dans une situation aussi douloureuse aussi désastreuses aussi dangereuses et bien ne sont pas au niveau de l'histoire et si il faut trouver de l'argent puisqu'il faut trouver de l'argent il y a deux manières trois manières de trouver l'argent trois manières de trouver l'argent très rapidement aujourd'hui le CAC 40 fait des profits record 97 milliards d'euros versés en dividendes aux actionnaires il y a des sous la deuxième chose la deuxième chose on a 200 milliards russes d'avoir publ russes dans nos banques au lieu de les geler il faut les saisir et comme ça ça ne coûtera pas un centimes au contribuable européens ça ne coûtera pas 1 centime au contribuables européen et les Russes payeront pour la guerre qu'il mène en Ukraine et la la troisième chose c'est qu'on a une capacité d'endettement commune à l'échelle européne on l'a montré pendant la pandémie ce que nous avons fait pendant la pandémie nous Parti socialiste et de place publi pour les élection européennes 8h53

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