Grand entretien avec Zarah Sultana | #Amfis2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 58 %Attaque 32 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui t'amène à t'engager en politique et à rompre avec le Labour Party ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment analyses-tu la Nouvelle-France et les phénomènes globaux ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Peux-tu revenir sur le cas de Jason Hardy et son impact sur nos sociétés ?
- 14:00OuverteRéponse directe
La Grande-Bretagne a-t-elle un rapport différent à la Palestine en tant qu'ancienne puissance coloniale ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Le Labour peut-il encore se revendiquer de gauche sur la question palestinienne ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Peut-on envisager une sortie de l'OTAN à gauche en Grande-Bretagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Est-ce que c'est quelque chose dont vous arrivez à parler parce que offrir à la jeunesse comme seule perspective qu'elle va travailler pour financer la guerre mais ni ses retraites ni son chômage ni sa santé son école. »
- 2:00Fait
« The only socialist position is to leave NATO and the left in the UK needs to be arguing for that. »
- 3:00Fait
« We know that NATO is an imperialist project and um you know despite this kind of image of it defending and protecting we know that it uh pillages plunders um and um is uh something that the left have to be fighting against. »
- 4:00Fait
« Mark Rot, for example, uh, calls Trump daddy. »
- 5:00Fait
« In the UK, we've seen Kharmer falling over on the floor picking up his papers and now Andy Burnam is having uh fake text messages with Trump staff. »
- 6:00Fait
« La seule position qu'on peut et qu'on doit tenir à gauche, c'est évidemment de quitter l'OTAN. »
- 7:00Fait
« And in the UK, the press and other politicians will mock people who say we need to leave NATO and we need to invest in other forms of security, food security, housing security, addressing the climate crisis, dealing with future pandemics. »
- 8:00Fait
« people are worried about putting food on the table. They do not want more money to go into missiles, bombs, and tanks. »
- 9:00Chiffre
« Andy Burnam like K is committed to 5% of GDP uh going to our defense budget. »
- 10:00Fait
« That is another wave of austerity. That means more people, disable people, women, children, you know, all aspects of our public services being attacked once again. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à toutes et à tous. Merci infiniment d'être si nombreux pour ce grand entretien que que l'on m'a confié et j'étais très honorée qu'on le que l'on me confie cet entretien avec une une députée de Grande-Bretagne que je vais introduire dans quelques instants mais que vous pouvez [applaudissements][acclamation] applaudir fortement pour lui souhaiter la bienvenue. [applaudissements] Vous savez que à la France insoumise, nous accordons énormément d'importance aux relations internationales et à l'internationalisation, la globalisation si vous voulez du combat que nous menons et des combats que nous menons, que ce soit contre l'extrême droite, que ce soit pour le faire face au changement climatique, pour les droits humains, les droits des femmes.
Et donc c'était très important que l'on puisse lors de ces hies recevoir une personnalité, quelques autres personnalités aussi, mais une personnalité de ce niveau pour pour discuter avec elle de la façon dont elle voit les choses. C'est vous allez voir, nous allons partir au point de départ d' une rapide présentation de la Grande-Bretagne parce que je pars toujours du principe qu'on n'est pas censé tout savoir surtout qu'il y a divers différentes générations ici. Donc je vais démarrer par un propos introductif.
Alors, je je vais faire attention à la traductrice parce qu'elle est pas sans elle Alors là, elle fait ça en simultané parce que c'est pour Zara, mais tout à l'heure quand Zara répondra, elle s'interromra pour que la traductrice puisse dire les choses en français et cetera. Bon, on va voilà. Of course.
Très bien. Alors bon, la Grande-Bretagne, vous savez, nous on connaît ce pays par son histoire, les relations que la France a eu avec ce grand pays qui est notre voisin. en nous insoumis.
Ce qu'on retient et ce qu'on sait de la Grande-Bretagne et son histoire contemporaine récente, c'est la plus grande expérience ou en tout cas l'expérience l'une des expériences les plus abouties et terrifiantes du libéralisme. C'est l'ultralibéralisme qui a été appliqué à ce pays qui a connu une contreévolution sociale à la fin des années 70 début 80 qui a mené, vous le savez tous, à la fin du consensus qui existait plus ou moins entre les travaillistes et les et les et les conservateurs en Angleterre qui était un consensus qui disait "On fait un peu ce qu'on veut mais on touche pas trop à l'état providence et arrive celle que vousissez tous dont on oubliera Malheureusement pas le nom, Margarette Satcher qui lance une des attaques les plus violentes qu'on puisse imaginer contre les syndicats et contre les travailleurs anglais. Elle fait des privatisations massives que nous avons à l'esprit puisque ces privatisations servent d'exemple depuis maintenant euh presque 50 ans à beaucoup de de d'hommes ou de femmes politiques qui se prétendent modernes et puis que cela a été une source d'inégalité profonde chez notre voisin et qui a malheureusement inspiré beaucoup de de libéraux de droite mais aussi de gauche puisque la Grande-Bretagne dans les années 90, elle bascule social-démocrate. travailliste avec quelqu'un que peut-être les plus jeunes n'ont pas en tête mais c'était voilà vous pouvez aussi bien c'était Tony Blair.
Alors lui prétendait incarner une troisième voix vous savez ni de gauche ni de droite et en réalité il prétendait être une être la continuité du tatérisme mais à visage humain en quelque sorte. Voilà. Et lui il a fait quelque chose qui a qui a beaucoup inspiré Emmanuel Macron. puisque avec la startup nation puisqu'il a fait la transformation de l'État britannique qui a été transformé en entreprise guidé par la performance et il a fait autre chose d'assez important puisqu'il a aligné la Grande-Bretagne un alignement total completion assumée aux États-Unis d'Amérique et il avait ce surnom qui lui allait très bien et qui lui va toujours très bien c'était le caniche de bouche.
Voilà, je vous ai fait les grandes lignes de la situation britannique. Une histoire plus récente nous aurait fait parler du Brexit, mais j'avoue que c'est pas vraiment l'orientation qu'on va donner à cet entretien. Donc moi, je voulais juste contextualiser un peu le pays et je passe tout de suite à la l'introduction de mon invité, de notre invité à nous les insoumis.
Donc c'est Zara Sultana qui est [applaudissements] qui est député [applaudissements] d'un parti qui s'appelle Your Party, votre parti en quelque sorte. D'ailleurs, c'est ce que ça veut dire très très clairement. Zara, elle a 32 ans, elle est fait partie d'une très jeune génération.
Elle a été élue pour la première fois en 2019 et donc elle est encore plus jeune que maintenant logiquement puisqu'elle n'avait que le temps que je retrouve la bio. [rires] Donnez-moi la page qui compte. Voilà.
Elle n'avait que 26 ans. Et oui, parce que je veux pas dire de bêtises. Donc elle est née à Birmingham, elle est députée de Coventryes House.
Elle a été très bien élue à l'époque quand elle a été élue puisqu'elle avait une large majorité. Et puis elle a elle était membre du Labor Party qui est le parti travailliste équivalent du Parti socialiste. Et ensuite c'est [rires] et elle en a démissionné là.
Vous pouvez applaudir le 3 juillet 2025. [rires] [applaudissements] [applaudissements] Alors, je voulais lui poser quelques questions à Zara sur elle-même. C'est pas trop dans nos habitudes de parler de de nous-mêmes comme militant à gauche, mais c'est vrai que Zara, qu'est-ce qui t'amène toi en tant que que jeune femme, que jeune britannique à t'engager en politique et à rompre avec ce parti, le labor parti qui était un parti assez dominant au pouvoir actuellement en Grande-Bretagne.
Bonjour à toutes et à tous. C'est un grand honneur d'être ici avec vous parmi des camarades et des amis qui se battent pour une autre société. Je suis très heureuse d'être premier vue cet après-midi.
Je vais maintenant passer à l'anglais parce que mon français a encore besoin de un peu de travail. [acclamation] [applaudissements] Mercy Voku. So as a young person I grew up in the UK in the shadow of the war on terror.
So I remember growing up as a young Muslim girl where the road that I grew up on was graffitied as Taliban road. I remember islamophobia affected my family and many people will understand that the war on terror wasn't just something that happened in the Middle East. It affected our domestic populations, our immigrant communities.
And so I was shaped by these experiences as a young person. And in particular the school that I went to was a very good school but it was seen in a particular way. Um I grew up in a working class par of Birmingham which is the second largest city in the UK after London and a senior police officer who never visited my school said that every child would be able to tell him which gang they were going to end up in when they were older.
People in power saw young people like me in a particular way um as people that would never go on to achieve anything and then austerity happened in 2010 Sia was talking about neolberalism neolberalism never ended in the UK 1 2 1 [rires] Il marche. Donc euh Zara explique que elle a grandi euh en en Angleterre avec dans l'ombre finalement de la guerre contre la terreur, la guerre contre le terrorisme euh dans euh les qui qui était en fait une guerre contre le terrorisme où elle avait l'impression que parce qu'elle était euh musulmane, euh cette guerre contre le terrorisme qui était une politique anglaise de l'époque amenée de l'islamophobie et que par exemple dans son quartier à Birmingham qui un la deuxième plus grande ville d'Angleterre et qui a un quartier de classe populaire. y avait beaucoup d' on voyait ça comme la la route des talibans et que elle se rappelle que dans son école qui était pourtant une une très bonne école un jour un un officier de police était venu et leur avait dit "Ah mais moi je sais euh que dans quel je peux déjà vous dire dans quel gang vous allez finir" et que elle elle a été très marquée par cette guerre contre le terrorisme qui ne se jouait pas que finalement dans au Moyen-Orient, mais qui a vraiment aussi élaboré une islamophobie sur le terrain domestique.
I was generation to000 tuition fees. My university fees were tripl by politicians who went to university for free. They got grants from the government to be able to pursue higher education which we all know is a public good.
Yet me and my generation were sadled with so much debt. So I grew up very angry at this injustice. And just before I went to university I was really lucky and privileged to go to Palestine.
I went for one week and it was part of a delegation of Labor party members at the time and we lived we stayed in Ramla, we went to Hebron, we went to Jerusalem, we went to Bethlehem and I didn't see myself as a privileged person. I had a British passport but I witnessed the daily humiliation of Palestinians. I saw checkpoints.
I went to a military court and saw 10yeold children being trial. I saw Jewish only roads in Hebron. I saw a partide with my own eyes and it changed everything.
Um I couldn't understand how this was allowed to happen with the support of my government. And so when I came back to the UK, I got involved um on my university campus with students for justice for Palestine. And that was my journey into politics through the Palestine movement and through student politics. [applaudissements] En plus de ce climat d'islamophobie, il y avait aussi le climat d'austérité où elle a vu dans son quartier les bibliothèques fermées, les coupes budgétaires et quand elle est arrivée à l'université, elle a été une des premières générations à devoir payer les 9000 pounds pour rentrer.
Donc une augmentation de trois froids les frais d'université, une même augmentation qui avait été votée par des politiciens qui eux avaient eu l'université gratuite. Donc l'idée donc elle explique qu'elle a grandi très en colère contre ça, contre cette islamophobie, contre l'austérité et puis qu'elle a eu la chance d'aller en Palestine juste avant d'arriver à l'université. euh elle y allait une semaine euh à Ramala, à Bethléhem, à et que là, elle a été témoin euh de première vue de ses humiliations, qu'elle a vu des enfants de 10 ans euh qui euh étaient poursuivis et en procès, qu'elle a vu des routes où c'était euh réservé aux juifs, qu'elle a vu euh tous les tout le système de l'apartide et que ça a vraiment été un déclic pour elle et qu'elle s'est dit qu'elle ne comprenait pas comment le gouvernement britannique pouvait cautionner ce ce genre de chos et que c'est c'est pour ça que elle s'est engagée et quand elle est revenue, elle s'est engagée sur à l'université donc pour la Palestine dans un mouvement qui s'appelle [applaudissements] dans un mouvement qui s'appelle les étudiants pour la justice en Palestine.
And through the student movement, I was able to organize on issues like deaths in police custody. And people often think, well, British police officers don't carry guns, so they can't be violent. But there have been over a,000 deaths after someone has made contact with the police um and not a single prosecution.
So, I was able to organize with Black Lives Matter in the US and connect those struggles to what was happening in the UK. um as well as the environment issues to do with housing and it was in that political space you know I didn't grow up with the language of socialism of being able to explain why poverty existed in my community but it was through that space with other young people who felt angry at injustice that we were able to connect the dots and it doesn't matter if you're in coventry or if you're in valance people understand injustice they live it every single day and the job of us on the left internationally angle and [applaudissements] et de à travers donc son groupe universitaire, elle a pu aborder et et travailler sur différents sujets, donc en particulier au départ sur la question de de la police et on pense souvent que en Angleterre Parce que les policiers ne peuvent pas porter d'armes, il n'y a pas de violence. Mais c'est pas vrai.
Il y a plus enfin il y a plus de 1000 morts et il y a jamais enfin chaque année et il y a jamais aucun aucune action qui était faite. Elle s'est aussi engagée sur le mouvement Black Lives Matter et a fait des liens sur ce mouvement-là en Angleterre et puis aussi sur les combats écologiques. Elle dit qu'elle n'a pas grandi avec le langage du socialisme, mais que c'est justement par les actions avec son groupe étudiant que elle a pu se rendu compte que se rendre compte que partout il y avait de l'injustice et que où qu'on soit, on vivait cette injustice et que le le but était de d'avoir un mouvement international qui permet de transformer cette colère qui se ressent partout en espoir de façon internationale.
Merci beaucoup. Merci à Juliette qui traduit. Et bien cela nous amène à parler de de nous un petit peu aussi parce que quand on parle des autres évidemment cela fait écho.
Et nous on a ce concept qu'on a mis en circulation il y a quelques années maintenant qui est la Nouvelle-Fance. Et ce concept c'est une façon de dire mais je crois que on s'en rend compte à écouter Zara Zara que nos pays ont changé. nos pays ont changé et sont en train de faire face à de nouvelles structurations politiques mais aussi dans les rapports sociaux.
Et nous avons des choses en commun avec les Britanniques et avec le reste du monde he évidemment les autres peuples du monde. Ce sont les des phénomènes globaux, on pourrait les appeler comme ça. Vous les connaissez tous parce qu'on les a vécu de façon très forte ces 10 dernières années.
La pandémie de Covid qui nous a rappelé à notre condition commune et universelle d'humain. Il y a aussi dans les phénomènes globaux que nous connaissons désormais les réseaux sociaux qui nous connectent les uns aux autres d'un bout à l'autre de la planète. Il y a naturellement le changement climatique, l'annonce des effets de Elno, des effets attendus de ello.
On sait bien qu'ils vont concerner l'humanité et la planète entière. Il y a l'émergence d'un acteur politique très important qui lutte depuis des années pour son émergence politique qui sont les femmes. Les femmes qui sont la moitié de l'humanité qui aujourd'hui dans le monde entier euh avancent, se battent, combattent pour pour exister notamment à travers tous les mouvements hashtag mitou.
Enfin, c'était des mouvements mondiaux qui ont lieu même jusqu'au Japon, un pays où il est très difficile pour les femmes d'affirmer leur liberté. Et il y a le racisme aussi, phénomène global et avec des revendications qu'elle a évoqué tout à l'heure. Tout le monde a entendu parler du mouvement américain Our Lives Mother et c'est qu'on a retrouvé et qui a été fondamental et qui qui a été important pour nous par exemple en France puisque c'est au même moment quasiment que nous avons le comité justice pour Adama qui émerge et et secret.
Donc, on a vécu tous ces phénomènes mondiaux à peu près en simultané dans les différents pays. Il y a le génocide à Gaza qui est devenu structurant aussi pour de très nombreux peuples. Et puis il y a, pour terminer sur celui-là parce qu'on pourrait bien sûr poursuivre et je dis pas que je fais une liste complète, mais il y a aussi Trump et et le fascisme qui se se internationalisé, c'est organisé et largement financé au niveau international et y compris en Grande-Bretagne comme en France.
Et donc moi, je voulais interroger Zara sur euh elle elle connaît cette notre théorie nous de la Nouvelle-France puisque nous en avons parler. On disait tout à l'heure entre nous, on ne peut pas dire Nouvelle Angleterre parce que cela renverrait à des choses qui [rires] ne correspondent pas à la culture, à l'histoire et voudrait pas dire ce que nous on dit à travers Nouvelle-Fance. Mais du coup, qu'est-ce que ça t'inspire toi cette analyse que l'on fait et cette bataille que l'on mène pour faire admettre la réalité euh que nous sommes en tant que français, mais aussi la réalité des de ces phénomènes globaux et de la façon de les affronter ?
Parce que s'il y a un phénomène global aussi qui est en train de nous rassembler, c'est l'anticapitalisme qui est souvent le point commun à tous ces ces phénomènes. [applaudissements] We have a lowage economy. We have a housing crisis.
We are dealing with wildfires. In my region of the country in the West Midlands over um 20 uh houses were set on fire through the wildfires and people have been displaced and for the longest time I think people thought well climate change is happening in the global south. It's not an issue that's affecting us. across Europe, we see extreme weather patterns.
We see firefighters putting their lives at risk, putting out these wildfires. Yet, our political class does not want to take on the oil and gas billionaires in the UK in particular. Our um privatization uh of the 80s and and since has meant that we do not own our energy companies.
We do not own our water. We do not own our railways um and so many other uh really important uh parts of the economy. So for us to build this different England, not a New England because that is very colonial.
Um for us to build a different a socialist UK. uh we need to redistribute wealth and power and we need to call out uh the issues that we're experiencing because this is happening under capitalism and unless we call it out directly we're going to be tweaking the edges. Uh in England in particular we have more land for golf courses than public housing and that is criminal um when people are overcrowded or sleeping on the streets.
Sopia mentioned the pandemic. The pandemic showed that when there is political will, you can put a house put everyone in in in housing. Um, and as soon as a pandemic ended, it didn't really end, but suddenly people back on the street.
So, I think it's really important that we have um essential services in public ownership um in the UK in particular, universal basic services is an important demand. [applaudissements] On peut en effet faire le parallèle entre la France et l'Angleterre puisque en Angleterre aussi il y a une grosse crise des logements et les salaires sont très bas et puis on a vu sur les la question climatique par exemple qu'il y a eu énormément d'incendies également cet été. par exemple, il y a eu 20 maisons euh qui ont été détruites et ces derniers temps.
Et pendant longtemps, on a pensé que les problèmes écologique était réservé n'allaient avoir d'impact que sur enfin sur l'hémisphère sud. Mais on se rend bien compte aujourd'hui que ça avoir un impact partout dans le monde et euh que la classe politique ne veut pas s'en occup de s'en occuper et ont complètement démantelé euh de quoi euh s'en occuper avec les privatisations qui ont commencé en Angleterre dans les années 80, la la privatisation de l'eau, de l'énergie, de du rail, des trains et il faut pour construire non pas une nouvelle Angleterre parce que c'est un un relan colonial mais bien une différente angle une Angleterre différente. Il faut redistribuer mieux les richesses et le pouvoir et dénoncer directement le capitalisme parce que si on ne fait que si accommoder alors on ne changera pas les choses.
Elle donne un exemple en disant que il y a plus de de terrain pour les golfs en Angleterre que de terrain pour les logements sociaux et que ça c'est quelque chose de de criminel. Alors qu'on a bien vu par exemple pendant le Covid que quand il y avait une volonté politique de mettre les gens à l'abri et de leur donner des logements, alors on pouvait et que donc c'est bien une question de volonté euh politique et qu'il faut une renationalisation et remettre la possibilité dans les mains de l'État de de s'occuper de s'occuper de de ces genres de choses. [applaudissements] And just on racism, I have found that there are some people on the left who want to just say that we're interested in class.
We don't want to talk about race. You cannot separate racism from the class struggle. Um, and it's really important that we fight racism where wherever it is, it's ugly head.
Um and that is through material politics. Everyone benefits from public housing. Everyone benefits from strong trade unions.
Everyone benefits from having public services that are funded. And it's important that we recognize um again on the left that representation isn't going to save us. You can have black and brown politicians that are enacting racist immigration policies.
You can have an immigrant CEO that exploits his workers or her workers. And so it's important that we are um improving people's lives materially and calling out racism. It's the same system.
Capitalism that is producing racism that is producing poverty that exploits people. And so any attempts to say we don't talk about race um has to be challenged by all of us on the left. [applaudissements] [applaudissements] sur le racisme, Zara, vous voulez revenir sur le fait que à gauche, pendant longtemps, on a dit que il fallait se concentrer principalement sur la lutte des classes et pas sur la lutte contre le racisme, mais que la lutte des classes et la lutte contre le racisme ne se sépare pas et ça doit être mené par des actions concrètes parce que tout le monde bénéficie de services publics plus forts, tout le monde bénéficie de syndicat qui soit plus fort, tout le monde bénéficie des aides et que c'est pas juste la représentation ou la représentativité qui va nous sauver puisque c'est pas parce que on est une personne de couleur ou qu'on vient de l'immigration que on peut pas avoir participer à système d'exploitation raciste et que c'est le capitalisme crée le racisme comme il crée la pauvreté et que on ne peut pas dissocier la lutte contre le racisme. de la lutte contre la pauvreté. dit exactement [applaudissements] il peut avoir des représentants ouais elle dit que on peut avoir des représentants qui sont des représentants qui viennent de qui sont issus de l'immigration mais que c'est pas parce que on a des représentants qui sont issus de l'immigration qu'on mène une politique contre le racisme parce que eux-mêmes peuvent être racistes et et ne pas lutter contre ça.
Merci. Je faisais préciser à Juliette ce qu'elle a dit. Ce qu'a dit exactement Zara parce que c'est important pour ma transition.
C'est un hasard mais c'est important pour ma transition parce que Zara tenait absolument à ce qu'on parle de de ce qui se passe actuellement en Angleterre et qui fait écho avec ce qui se passe chez nous. Elle dit c'est pas parce que vous avez des représentants des élus qui sont issus de l'immigration qui sont noirs ou qui incarne justement la diversité de la population que ces personnes-là n'affrontent pas, ne font pas face au racisme, aux discriminations. Et en fait, c'est pas parce que vous allez avoir un élu noir ou un élu arabe que vous allez résoudre le problème du racisme et pouvoir afficher que vous ne l'êtes pas.
Et ce dont elle voulait nous parler, c'est la mort tragique et et vraiment très triste d'un universitaire britannique qui s'appelle Jason Hardy. Il est mort dans des conditions terribles puisqu'il s'est ôté la vie après une campagne de harcèlement et de dénigrement. Et c'est c'est c'était il y a quelques jours hein, c'était il y a il y a 8 jours le 14 août, il avait 41 ans.
Et vous voyez cet homme, elle nous en elle en parlera mieux que moi, mais il est il est d'extraction modeste. Il vient d'une famille ouvrière de quartier londonien. Et en 2023, c'est-à-dire il y a il y a 3 ans, il devient le plus jeune professeur noir à entrer à l'université de Cambridge et on peut lui rendre hommage parce que [applaudissements] quand il entre à Cambridge, il devient un étendard pour l'université qui va dire partout regardez, nous sommes à la page en quelque sorte de la lutte antiraciste voire même les walkistes sont les bienvenus chez nous hein, c'est parce que ses travaux étaient justement sur la place des personnes noir et et l'assignation des personnes issues d'immigration ou noire dans la société.
Et finalement, lui qui travaillait là-dessus, qui a servi à cette université prestigieuse des tandards, a été victime d'une campagne raciste, dénigrante, rabaissante et puis qui touchait même à sa légitimité en fait. euh de d'académicien, d'universitaires qui l'a mené euh au pire. Et elle voulait en parler Zara parce que le sujet auquel cela renvoie, c'est celui que l'on voit nous depuis l'élection de Bali Bagayoko qui est devenu le maire qui symbolise justement tout ce qui est insupportable pour le racisme à la fois bourgeois, c'est-à-dire poli et bien caché, mais aussi ce racisme finalement qui décomplexé que l'on connaît où il est insupportable à certains que ceux qui sont assignés à être de bons adjoints au maire éventuellement pour la petite caution en charge de la maison de quartier de temps en temps de la mémoire très souvent ceuxl n'ont pas à prétendre.
Enfin, c'est pas possible. Ils peuvent pas gagner peuvent pas gagner la deuxième ville d'Île-de-France. Bali est devenu le symbole de ça.
C'est pas le seul he on est de victime hein. On a d'autres élus et maires qui me racontent et nous racontent et témoignent aussi de ce qu'ils subissent. Mais Bali est vraiment cette incarnation et la cible privilégiée de de ces campagnes de racistes et de la bourgeoisie aussi euh médiatique qui relait tout cela et sans délecte avec une malhonnêteté que vous connaissez puisque le le dernier rate cette accusation sur comment ça il est élu et en même temps il travaille.
Oui, enfin d'habitude c'est ce que vous demandez aux élus de de travailler et d'être élu en même temps. Enfin bon, on va pas revenir là-dessus, mais l'idée de l'assignation que l'on fait alors et moi je voulais élargir parce que bien sûr, il y a l'assignation raciste qui est les personnes issues de l'immigration, les anciens descendants des colonies et cetera sont très bien comme joueurs de foot encore que maintenant on commence même à remettre en question cela peut-être comme femme de ménage ou comme accompagnant ou ceci cela mais entrer devenir un professeur prestigieux de Cambridge ou devenir le maire de la deuxième ville d'Île-de-France décider et s'affirmer en plus non d'être là. Il ose dire des choses, affirmer des choses, s'opposer, décrocher le portrait d'Emmanuel Macron à la mairie de Saint-Denis dont on est très fier qu'il [acclamation] l' fait.
Comment ose-t-il [applaudissements] Comment ose-il faire cela ? À tel fois qu' il a raconté l'anecdote quand Macron, il croise Macron au Stade de France et Macron lui dit "Vous devez choisir, soit vous êtes maire, soit vous êtes influenceur." Mais tu es qui toi ? [rires] Bref, et donc on s'est dit Zara me dit il faut vraiment qu'on parle de cela parce que cette astignation elle est à la fois pour les personnes racisé on va dire mais aussi pour les femmes c'est le plafond de verre le fameux plafond de verre sexiste, le plafond de verre raciste.
Et tu voulais nous raconter en quoi ce drame finalement impacte nos sociétés. Mais aussi moi je voulais te poser une question qui est un peu provoquante. Est-ce que finalement le racisme est indépassable dans nos sociétés ?
Est-ce que ce que nous affrontons là, même quand on fait tout bien en quelque sorte, c'est indépassable ? C'est une question triste. C'est une question triste, hein.
Vous pouvez l'applaudir mais c'est une question triste parce que c'est c'est une question que beaucoup se posent. J'ai vu ça sur les réseaux sociaux, il y en a un qui dit "Mais moi, j'ai tout fait bien et malgré tout euh on m'en veut d'être qui je suis. Thank you.
Um I I want to just start off talking about Jason and sending solidarity and love to his family and loved ones. [applaudissements] Elle veut commencer par exprimer la solidarité à la famille et aux proches de Jason Hardy. Cambridge.
He said he was put under so much external pressure that no one should have ever experienced. And in particular, I want to highlight the racist media p on this one man. There were 249 articles in just 22 days about him.
Before this, no one had really heard of Jason unless you were really involved in academic spaces. There were 188 articles after he had already resigned from Cambridge. That's 20 per day um over the course of 9 days.
And on the day of his death over 27, um just to give you a point of comparison, the UK media mentioned Peter Mandelson 119 times in weeks after the Epsteen files came to light. And that just highlights just how disgusting and how racist this pyon was. And another point of comparison is in in 2023 a white Cambridge professor called William O'iley who was found guilty of plagism was only covered by one newspaper in the UK the financial times.
Ultimately, the story should never have been about Jason, but the fact that this originated from a man called Nathan Confass, who is a self-proclaimed race realist using racist 19th century eugenesis politics who said if we truly lived in a meritocracy black people uh would not be in academia they would only be in sports and entertainment. Elle elle donc elle veut exprimer sa solidarité avec ses proches et mais surtout parler de de d'à quel point il a reçu de de la pression avant de de se suicider. Et c'est ce qu'il dit d'ailleurs dans sa lettre où il démissionne de l'université.
Et surtout, Zaral veut insister sur le fait que il y a eu euh une réaction médiatique disproportionnée et raciste. Alors, elle nous donne des chiffres en disant que par exemple en 9 jours après quand il y a eu les accusations euh qui les plagia euh sa thèse, il y a eu 249 articles qui ont été faits dans les médias anglais euh alors qu'avant personne le le connaissait vraiment et ne parlait de lui. Après alors après sa démission, il y en a encore eu 198 en 9 jours.
Ça fait un peu près 20 par jour en tout et et en comparaison, elle donne l'exemple de Peter Mandelson qui a été cité dans les qui était un ministre anglais qui a été cité dans les dossiers Epchin qui lui n'a eu que 118 fois 118 articles, donc presque deux fois moins alors que on est donc montrer bien à quel point c'est les médias ont participé à ce racisme et un un harcèlement raciste. Elle donnait un autre exemple de comparaison en disant que en 2023, il y avait eu aussi un universitaire qui avait accusé de d'avoir plagier ses travaux et qui avait eu que un seul article sur lui et donc montré que cette vague d'harcèlement, elle était bien parce que c'était une vague raciste. Alors que les médias auraient dû parler de une chose, c'était que les accusations de Nathan Confus qui avait mis en avant ce ce plagia en disant que si l'Angleterre était vraiment une méritocratie, alors ce n'était pas possible qu'un homme noir devienne professeur d'université si l'Angleterre était vraiment une méritocratie.
Et donc Zara pense que les médias c'était sur ça qu'ils auraient dû réagir et non pas sur l'accusation de plagia. frenzy in this racist pylon. Um and in particular when we look at institutions like Oxford and Cambridge that are institutionally racist like Sopia said um they were happy to promote a black man as their um you know like a celebrity academic but when the racist came and the media pyon came absolutely any support and like I said only 1% I'm not sure if I said but only 1% of UK professors are black um And that speaks to that institutional issue.
It is not enough for us to just call out the media which is racist. Um rather we have to ask ourselves why so many willingly reproduce that racist framing. Um and we have to challenge racism wherever it rears its ugly head.
Um and and to the sad question that Sopia asked, will we ever be able to move past racism? Uh I don't think we can unless we get rid of this oppressive capitalist system that we live under and everyone calls out racism whether it's your friends or your family we have to dismantle it. It's often the case that as people in public life, um people always want you to stay in your lane.
And I'll just end with an anecdote. When I first got elected, um, I made my maiden spe and I called out 40 years of neoliberalism. I talked about the climate catastrophe, but I wasn't supposed to make a political speech.
And so the media attacked me, politicians in my own party attacked me. And I was told that is not how you should behave. So we are always being told yes we're so grateful that you're taking part in democracy and public life.
But you should, you know, uh be grateful that you're there and we've allowed you to be there and you shouldn't challenge things. [applaudissements] Pour terminer sur Jason Hardy, ce qui a aussi été terrible, c'est que une partie de la gauche a aussi contribué à à cet harcèlement et que Cambridge et Oxford qui sont les universités, ils étaient aussi qui étaient en effet comme Sopia l'a dit, très content de le mettre en de mettre en avant euh ce professeur noir alors qu'il n'y a que 1 % des professeurs d'université anglais qui sont noirs. Et ben quand il y a eu cette ces accusations de plagia, ils l'ont lâché tout de suite.
Ils ont amené aucun soutien. Et quand on se dit qu'il y a que 1 % des professeurs d'université britannique qui sont noirs, on se dit qu'il y a un problème qui est institutionnel et que c'est pas juste les médias, mais qu'il y a globalement aussi un un problème institutionnel et que nous nous devons et on doit dénoncer et remettre en question le racisme où qu'il soit, que ça soit dans les médias mais aussi dans à dans l'institution. Et puis pour répondre à à ta question en fait sur est-ce que c'est indépass le racisme est-il indépassable ?
Euh Zara pense que c'est ça c'est compliqué de le dépasser si on ne remet pas aussi en question le capitalisme et si on ne continue pas à euh remettre à challenger, à remettre en question et à aller contre les rôles qui sont traditionnellement assignés au nos rôles qui nous sont traditionnellement assignés. Donc elle prenait l'exemple de son discours d'investiture où dans son discours d'investiture, elle avait fait un discours qui était un discours de politique où elle a parlé ben du néolibéralisme, de la case des services publics et cetera et en fait c'était finalement pas là où on où les médias et où les gens de son partis l'attendaient et que elle a été attaquée sur ce discours-là en disant "Mais on s'attendait pas à ce que il faut pas que tu parles de ça." Euh, ils étaient étonnés qu'elle qu'elle ait un discours sur la sur les questions sociales.
Et ça, ça devrait être pas acceptable en fait de cantonner les gens à un seul une seule ligne et quelque chose d'attendu pour eux. Et dès de toute façon, dès que euh on sort de ce qu'on attend euh de ce qu'on attend euh d'elle, elle dit que euh dès qu'on sort de ce qui est attendu, alors le racisme est euh et continue. Et euh vous Merci Juliette, super. [rires] [applaudissements] Juliette n'est pas une traductrice professionnelle mais elle s'en sort super super bien.
Oui. Non, c'est pas voilà tous ceux qui parlent. [applaudissements] Bon, elle est quand même agrégée d'anglais, hein.
On peut se la [rires] haut niveau quand même, hein. Euh, on va on va passer au sujet suivant parce que on veut vous avoir le temps de vous donner la parole et j'ai on a encore deux sujets à à aborder et je sais que ce sont des sujets qui vont nous demander un peu de temps. Zara en Grande-Bretagne s'est beaucoup fait connaître et encore aujourd'hui pour ceux qui la suivent sur les réseaux sociaux, c'est quelqu'un qui s'est beaucoup engagé sur la Palestine et qui a été une des grandes voies britanniques pour porter la voie d'abord la demande de cesser le feu immédiat et on faisait la même campagne au même moment, j'ai envie de dire après le 7 octobre 2023.
C'est quelqu'un qui subit comme nous euh beaucoup d'entre nous des mêmes attaques et les mêmes injures et les mêmes menaces autour de l'antisémitisme et de l'accusation d'antisémitisme. C'est quelqu'un qui porte cette voix et qui est vraiment une des premières personnalités à avoir eu le courage de l'incarner ouvertement malgré la pression que cela représente. D'autant plus que vous savez la Grande-Bretagne c'est pas n'importe quel pays par rapport à la Pestine puisque c'est l'ancienne puissance coloniale et la responsabilité de cet enseigne puissance coloniale dans la situation que l'on connaît qui qui existe maintenant depuis les 48 et est suffisamment documenté.
Donc déjà, moi j'avais deux questions à te poser pour introduire. Après, la première question, Zara, c'est vrai que est-ce que en Grande-Bretagne l'ancienne puissance coloniale a un rapport un peu différent à la situation que ce que nous nous pouvons connaître ? parce que pour le coup la France avec ses anciennes colonies, elle a plutôt tendance à dire je parle de de l'Algérie particulièrement, je on ne se mêle pas des affaires internes, on essaie de se tenir à distance et on n'imagine pas la France et les dirigeants français prendre des positions par rapport aux anciennes colonies aussi affichées, aussi fermes que le fait aujourd'hui le gouvernement, les gouvernements qui se sont succédés en Angleterre qui sont tous en soutien à Israël très clairement.
Euh les ventes d'armes, on en parlera après. C'est dans la deuxième question que je voulais te poser, c'est la complicité des du gouvernement britannique. Complicité qui est la même avec le gouvernement français, hein, je suis pas en train de dire le contraire, mais la complicité du gouvernement britannique avec le génocide et avec maintenant le nettoyage ethnique et la la colonisation de la 6 jord 6 Jordanie.
Comment ça se passe dans votre pays ? alors que c'est euh l'ancienne puissance coloniale, est-ce que cela euh biaè le rapport et est-ce que la répression du de est plus dure qu'ailleurs ? Est-ce que tu as le sentiment qu'elle est plus dure que dans d'autres pays ?
On connaît tous l'accusation d'apologie du terrorisme. On connaît tous maintenant les perquisitions et les garde à vue contre des militants pour un like, pour un tweet, pour un une publication Facebook et cetera. Est-ce que chez vous la répression va encore plus loin du fait de la situation historique de la Grande-Bretagne ?
Et ensuite, je poserai encore une autre question sur ce sujet. Thank you so much. Oh, sorry.
Um the UK has a very special responsibility um when it comes to justice for the Palestinian people given the fact that uh British colonial uh politicians thought that they could just hand over land that did not belong to them uh to uh the Z at the time. And so there is this historic responsibility to uh do the right thing once and for all. And I think when you look across the world, wherever there is uh some injustice, wherever there is war, um you can probably bet that uh the UK had some involvement at some point in history in in different parts of the world.
Um that doesn't affect uh how uh the British public see Palestine. I think it's very clearly a matter of what is right and what is wrong. And the Palestine movement is incredibly strong in the UK and that has been generations of work over time.
It is built on the work of the anti-appartide movement in the 1980s where trade unions, young people and all parts of society organized against Barkley's bank um and other uh high profile campaigns. We have to remember that Margaret Thatcher was calling for Nelson Mandela to be hanged and the Conservative Party were very much supportive of the aparted South African government. So there is that historic knowledge in the UK of the campaigns that previous generations have fought for when it comes to the Spanish civil war um and so and so forth.
So we feel um a historic responsibility to be on the right side. Um, and I would say to Sopia's question, uh, the UK government is completely complicit in the genocide in Gaza. Uh, it has provided arms sales.
It has provided diplomatic support. It has rolled out the red carpet for Israeli war criminals to visit the UK with absolute impunity. It continues to have economic and military cooperation.
We have allowed RAF bases in Cyprus to be used uh to carry out surveillance. Um and we're not allowed to know what that surveillance is, what kind of intelligence is being shared with the Israelis. So the levels of cooperation and complicity are so high and so the Palestine movement in the UK wants justice and accountability.
That means K David Lamy being held to account at the Hag. Hag isn't just for dictators from Africa and other parts of the world. We want to see European politicians [applaudissements] for international law to mean anything we have to see the likes of Kharmacron Vion in the docks of the Hag. [applaudissements] Euh en effet, la Grande-Bretagne a une relation qui est particulière avec la question de la Palestine parce que finalement c'est les gouvernements britanniques qui ont pris la respons qui ont cru qu'ils avaient le droit de doner une terre qui n'était pas à eux.
Donc en fait, il y a une responsabilité de historique par rapport à ça et qui ont pris cette responsabilité de donner la Palestine à aux sionistes. Euh donc Zara fais une blague en disant que de toute façon dans le monde si vous regardez là où il y a la guerre, c'est probablement que les anglais y étaient à un moment donné. Euh mais ça n'a pas impacté finalement le le mouvement de solidarité avec la Palestine en Angleterre qui est un mouvement de solidarité qui est très fort euh parce que il y a une longue histoire en fait de ce mouvement de solidarité qui a commencé dès les années 80 et un mouvement de solidarité avec la Palestine et globalement avec tout le type d'apartail donc y compris euh en Afrique du Sud.
Euh donc il y a cette quand même cette connaissance qu'il y a une histoire de la lutte contre l'aptaille de en Angleterre. Euh elle donnait l'exemple par exemple que il faut se rappeler que Toucher elle disait de Nelson Mandela qu'il fallait qu'il soit pendu et que la droite avait toujours eu une position de ce type et que du coup la gauche avait une histoire aussi de lutte contre les appartides et et ce sentiment qu' avait une responsabilité historique. Et puis pour répondre à la question de Sopia, oui, l'Angleterre est complètement complice de ce génocide puisque elle continue à vendre des armes, elle continue à avoir des alliances diplomatiques, elle continue à dérouler le tapis rouge pour les diplomates, elle continue à avoir une coopération militaire et économique avec Israël.
Elle continue par exemple à à cautionner des bases militaires de surveillance à Chypre et euh que euh il que pour que la enfin le droit international est un sens, il fallait pas juste que ce droit international soit appliqué que pour les dictateurs africains mais bien pour tout le monde et y compris pour les dirigeants palestiniens euh pardon les dirigeants israéliens. [applaudissements] [applaudissements] And to Sophie, a second question um about repression. Firstly, solidarity to Ra Hassan and other activists in France [applaudissements] who have seen the full force of the French state attack them because of their solidarity with Palestine.
And this is something we are familiar with in the UK as well. have um a labor government that is using terrorism legislation to lock up young people who have um you know committed perhaps criminal damage to stop drones and weapons from being used in genocide and they have been labeled as terrorists and they have been imprisoned and that legislation has meant that anyone who says that they support Palestine action for example will go to jail. So we have a government uh that is locking up pensioners for holding placards like this saying I oppose genocide.
I support Palestine action. So when we challenge injustice and genocide in Gaza, we are also challenging repression and authoritarianism by our own government. Um, and one of the things I'm most proud to have done as an MP was last November.
Um, one of the Palestine action hunger strikers um was basically denied ambulance care by the British government and the prison service and people came out to the prison in South London and stayed there for hours. I was really proud to be part of it until an ambulance came because the truth is the British government were willing to let her die. a 20yeold girl die for opposing genocide, for protesting, for challenging the sale of weapons.
So we all have a role to play. Um and and just to conclude, Palestine like um president the former president of Colombia, Gustavo Petro said is a litmus test. What we have witnessed in Gaza can and will happen in other parts of the world unless we stop genocide and hold those to account.
It is a litmus test against colonialism. Is a litmous test against militarism, against racism and ecological disaster. So we all have to fight this fight until Palestine is free from the river to the sea. [applaudissements] [applaudissements] Pour répondre à la deuxième question de Sopia qui était sur la la répression.
Donc tout d'abord, elle exprime sa solidarité avec Rima Hassan et et avec tous les militants qui se battent euh pour la Palestine et qui sont criminalisés en France. Et elle dit que c'est la même chose en Angleterre que en fait le gouvernement Labor utilise les la législation antiterroriste pour criminaliser les jeunes qui luttent pour la Palestine qui euh et qui met en prison les gens y compris mettent en prison des retraités pour avoir juste eu une pancarte pour la Palestine et que d'une certaine façon dénoncer l'oppression qui E Gaza, c'est aussi montrer la répression et le manque de liberté d'expression qu'on peut avoir dans nos propres pays. Et elle donnait un exemple enfin d'une action qui pour elle avait été très importante et dont laquelle pour laquelle elle est très fière, c'est que en novembre dernier euh le gouvernement a refusé d'envoyer une ambulance pour des militants qui étaient emprisonnés et qui faisaient une greffe de la fin et que ce qui là où elle est très fière, c'est qu'il y a eu une grosse mobilisation qui a été faite autour de la prison.
Mais ça montre que quand même le gouvernement était prêt à laisser mourir des jeunes de 20 ans en prison. Euh tout ça parce qu'ils avaient soutenu la Palestine face à l'oppression qu'il qu'il vivait. et euh euh et que finalement euh en fait ce qui se passe en Palestine c'est ça représente enfin c'est un test pour tout le monde de comment le monde est capable de s'organiser face pour dénoncer ce qui se passe. l'oppression qui peut se passer internationalement et que c'est un test en fait pour la communauté internationale de comment on peut réagir. [applaudissements] On a vu le le génocide à Gaza et la situation de la Palestine devenir vraiment un sujet très alors bien sûr, on dit clivant mais en fait très marquant et structurant finalement de de la vie politique de très nombreux pays européens ou ou autres d'ailleurs parce que ne croyez pas que ça s'arrête sur le continent européen.
Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent aussi que là-bas la la position et le rapport à ces questionsl est fondamentale. Tout simplement parce que à chaque fois qu'on a eu à se prononcer, que les peuples ont eu à se prononcer sur la la libération d'un peuple face à un colon, bah voilà, c'est un réflexe populaire. Les peuples savent, personne n'a envie d'être opprimé. opprimé déprimé, oui, mais je veux dire dominé.
C'était le mot que je voulais dire. Et et donc il y a dans le monde entier les peuples bougent et ça vient d'en bas. Euh ça la la prise de position et le fait qu'il y a une résistance à ce qui se passe en Palestine de façon accélérée depuis 2023.
Cette résistance, elle vient d'en bas. Une question que je voulais poser à à Zara, c'est que est-ce qu'aujourd'hui euh en en Angleterre, est-ce que tu penses que euh le parti travailliste, donc le Labor Party, est-ce que c'est un parti qui sur cette question-là peut encore dire euh nous sommes les progressistes opposés au conservateurs, nous sommes la gauche anglaise, nous sommes dans une tradition de gauche internationaliste. où est-ce que tu estimes que la Palestine c'est le point déterminant ?
On ne peut pas être à demi sur ce sujet, peut pas dire un partout balle au centre, 1 heure pour le bourreau, enfin une minute pour le bourreau, une minute pour la victime. Vous voyez ce que je veux dire ? Est-ce que pour toi c'est vraiment un point de bascule historique pour la gauche comme nous nous en avons le sentiment ici puisque nous vivons depuis 3 ans de façon plus intense qu'auparavant ce ce clivage et puis bon la répression qu'il y a derrière, l'hostilité, les menaces, enfin nous on a on a beaucoup de nos élus qui et de militants qui ont vécu des agressions physiques hein puisque je en France je sais pas si tu en as entendu parler mais c'est assez libéré désormais contre nous sans que ça n'émeuve beaucoup le ministre de l'intérieur ou le ministre ou le premier ministre encore moins le président qui est sur son jet ski.
Mais il faut le dire parce que les camarades qui ont subi des violences euh imaginez un seul instant que si tu étais un un militant macroniste ou du PS ou ou de la droite qui aurait subi ce que nos camarades ont subi, mais vous auriez eu le déplacement de Nunis et on aurait dit c'est normal, nous Nunise est en vacances quand il s'agit des insoumis. Nunes, c'est notre ministre de l'intérieur. Et donc euh hm ma question c'est est-ce que tu considères aujourd'hui que c'est un tournant historique euh pour la gauche mais euh comme il y en a déjà eu un par le passé hein, la la gauche française c'est a pas toujours été du bon côté de l'anticolonialisme, vous le savez et beaucoup ici le savent.
Donc est-ce que tu estimes que les choses basculent désormais ou est-ce que ça passera en quelque sorte ? Thank you. [applaudissements] Elle dit que on ne peut pas être de gauche et être complice d'un génocide et que donc aujourd'hui le Labor est compli de ce génocide et donc ne peut pas se revendiquer de gauche. [applaudissements] I think that is really concerning as politicians.
You need to have you need to have values. Si la question du génocide n'est pas une ligne rouge pour les ses anciens collègues du Labor, alors elle trouve ça très inquiétant. Ça veut dire que là, ils n'ont pas de valeur, ils n'ont pas de principe et que si un génocide n'est pas une ligne rouge, alors qu'est-ce qui peut être une ligne rouge ?
There will be labor politicians who say, "Well, we recognize a Palestinian state, so we're doing the right thing." And those of us who you know, have read a book or two will be able to say, "What Palestinian state is that? What, you know, it's not a viable state.
What is the status of Jerusalem? What happens to the right of refugees? There's a genocide going on.
You know, all of these things that we know um our political class is willing to ignore or um you know, and not address. And I think the new prime minister um thinks he can kind of get away with saying the Labor Party didn't get it right without actually addressing what it got wrong. Uh it wasn't just the fact that it was slow to call for a ceasfire.
It also now in government has sold weapons to the Israeli military than the conservative government did. It is a government that continues to have diplomatic relations. It is a government that continues to prescribe a non-violent direct group.
Is a government that continues to make Palestine demonstrations in London extremely difficult. So this is a government that is pretending to be different because ultimately I think they understand which many parties uh socially social democrat parties across Europe understand that the coalition that they need to get into government includes Palestine. And if you don't talk about Palestine or if you don't try to organize around Palestine you won't win.
And it's important for all of us to call out uh bullshit essentially when we see it. And that's what we're seeing in the UK. absolute crumbs. [applaudissements] They are throwing crumbs and saying, "Hey, look, we've recognized Palestine even though they are literally allowing a genocide to continue.
Party UK [applaudissements] aujourd'hui le labor avec le nouveau premier ministre premier ministre qui vient d'être nommé, ils disent "Ah mais nous on regardait on est contre le génocide parce qu'on a reconnu l'état de Palestine. Mais à part cette reconnaissance, ils n'ont rien fait d'autre et ils ont par exemple vendu plus le gouvernement Labor a vendu plus d'armes que ce que à la à Israël que ce qu'avait fait le gouvernement conservateur. Il réprime massivement les manifestations qui se passent à Londres et en fait il c'est juste leur soutien à la Palestine n'est est que de façade et que superficiel.
Ils prétendent juste soutien en se disant "Ah bah ça va nous rapporter un soutien dans la population mais il faut qu'on dénonce cette récupération parce que ce n'est pas une un vrai soutien et ça ne suffit pas juste de reconnaître l'état de Palestine. Il faut prendre des actions concrètes. [applaudissements] to say that I'm proudly antiist and I think that we all need to proudly say where antiist [applaudissements] despite the attacks, despite the smears, despite all the accusations that they throw at us, we believe in democracy.
We believe in equal rights for all people. And it's our duty to defend the Palestinian people and all oppressed people across the world and not allow people to smear us. And in particular, anti-semitism is a serious issue across Europe and including in the UK.
But when people call the Palestine movement anti-semitic, we also need to call that out. That is so disrespectful to the Jewish people that are organizing and fighting for Palestine. And we cannot allow those smears to continue either. [applaudissements] Elle est très fière d'être la seule députée britannique qui dit fièrement et qui affirme être antiioniste et elle le fait malgré les attaques et malgré les tout ce qu'elle peut subir comme harcèlement et elle pense que malgré ça nous devons tous affirmer euh que affirmer cet antisionisme et que c'est notre devoir de défendre ben le peuple palestinien mais aussi tous les peuples qui sont opprimés.
Euh et les quand on nous dit que nous sommes antisémitees, c'est un vrai problème de faire de mettre un signe égal entre l'antisionisme et l'antisémitisme, y compris parce que c'est très des ça c'est un manque de respect aussi pour toutes les personnes de confession juive qui se battent contre le sionisme en Israël et qui soutiennent le la Palestine. [applaudissements] Je vais te poser une dernière question. Ensuite, on passera la parole au public et on prendra les questions trois par trois.
Euh récemment donc le Premier ministre britannique Andy Berham a a été a pris ses fonctions c'était cet été et une des premières choses un des premiers actes qu'il a posé c'est déclarer son allégance à Donald Trump sur après c'est pas nouveau hein de Tony Blair je vous l'ai dit tout à l'heure c'était vraiment le caniche de bouche. rappelez-vous 2003 l'Irak, ils étaient allés enfin il y avait eu vraiment un changement géopolitique. Donc en soit c'est pas nouveau.
Après c'est juste que là quand c'est votre premier acte que vous êtes premier ministre c'est qu'il y a aucun espoir sur votre mandat. Il y a rien à en attendre du tout et surtout que [rires] je dire s'il y en a encore un qui se fait désillusion, il est douché en peu de temps. Et le premier acte de de soumission à Donald Trump, c'est sur la question de l'armement et de l'économie de guerre.
Et c'est le grand sujet qui traverse l'Europe. Vous rappelez-vous quand il l'avait annoncé Emmanuel Macron, ils s'était tous mis d'accord entre eux à la demande de Trump pour dire "Bon, on va faire l'économie de guerre." C'est-à-dire que pour faire une économie de guerre, qu'est-ce qu'il faut ?
Bah, il faut une guerre et ou des guerres parce munitions mais vous vous en débarrassez pas, vous faites des stocks. Donc, il faut des guerres parce que quand on construit une économie de guerre, le but c'est de s'en servir et d'expérimenter. On a fabriqué des arbres et bah il faut aller les tester.
Et c'est un peu ce qui se passe partout. Il y a des guerres en ce moment et ce sera un des sujets que il faudra regarder aussi de près parce que l'Ukraine est un bon terrain pour expérimenter pas mal de choses notamment [grognement] mais c'est pas le sujet et moi je veux pas créer de polémique cette année. Je me [rires] suis dit on est en campagne présidentielle pas de polémique Sopia. [rires] Mais du coup Z, excuse-moi, moi je j'aime beaucoup rire.
Alors des fois, je fais des plaisanteries peut-être pas toujours au bon moment mais [rires] [applaudissements] en tout cas ce premier ministre là britannique, il a fait allégance à Trump et il a il a il a réaffirmé l'engagement britannique pour la défense. Nous aussi, on on a eu le droit au même discours. Donc c'est l'austérité budgétaire pour tout, pour l'école, pour la santé, pour l'écologie, l'adaptation au changement climatique, pour l'eau, enfin vraiment c'est l'austérité pour tout sauf pour les budgets de la défense.
Et on nous on a une position à la France insoumise qui est très claire. On dit que on veut sortir de l'OTAN. On considère que depuis des années, [applaudissements] c'est une position qu'avait qu'avait le général de Gaulle.
Alors, la France était membre de l'OTAN mais pas du commandement de l'OTAN. Et nous, c'est Nicolas Sarkozy qui nous a fait entrer dans le commandement de l'OTAN en 2008 quand il y a eu le virage atlantiste de la France. Et nous, on veut revenir là-dessus.
Donc on n'est pas en train de dire qu'on revient je ne sais trop quoi, qu'on a plus aucune alliance avec plus personne. On dit "Nous vouons revenir à la situation de notre indépendance." Est-ce que ce sujet à gauche en Grande-Bretagne, c'est un sujet la participation à l'OTAN ou est-ce que c'est un sujet que vous ne traitez pas ?
Est-ce que vous pourriez mettre dans votre programme ce que nous nous mettons dans le nôtre, c'est-à-dire la sortie de l'OTAN ? Est-ce que c'est envisageable pour vous de d'inscrire cela dans votre programme et comment vous voyez la chose et quel est ton point de vue sur l'économie de guerre ? Est-ce que c'est quelque chose dont vous arrivez à parler parce que offrir à la jeunesse comme seule perspective qu'elle va travailler pour financer la guerre mais ni ses retraites ni son chômage ni sa santé son école.
Moi si j'étais jeune j'arrêterai de bosser. [applaudissements] The only socialist position is to leave NATO and the left in the UK needs to be arguing for that. [applaudissements] We know that NATO is an imperialist project and um you know despite this kind of image of it defending and protecting we know that it uh pillages plunders um and um is uh something that the left have to be fighting against.
Um, Mark Rot, for example, uh, calls Trump daddy. Uh, in the UK, we've seen Kharmer falling over on the floor picking up his papers and now Andy Burnam is having uh fake text messages with Trump staff. British. [grognement] La seule position qu'on peut et qu'on doit tenir à gauche, c'est évidemment de quitter l'OTAN.
Nous savons tous que l'OTAN est un projet impérialiste et euh la gauche doit euh porter comme projet de sortir du commandement de de l'OTAN. Et on voit bien comment les politiques euh les politiques britanniques comme Kirstarnum ou Kirstarmer et même là Bernham euh font tout pour lécher les bottes de Trump et il faut que nous dénonçons [applaudissements] And in the UK, the press and other politicians will mock people who say we need to leave NATO and we need to invest in other forms of security, food security, housing security, addressing the climate crisis, dealing with future pandemics. But it's important that we continue fighting for this because when I knock on doors in Coventry, people are worried about putting food on the table.
They do not want more money to go into missiles, bombs, and tanks. They want to be able to have fully funded healthc, have schools that don't crumble, and have public transport when there's a heat wave. [applaudissements] En Angleterre, les médias et la presse euh souvent se moquent de nous quand on dit qu'on veut sortir de l'OTAN.
Mais en fait quand je fais du porte à porte à Coventry par exemple, les gens ce qu'ils veulent pas qu'on investisse dans des nouveaux missiles he les gens ce qu'ils veulent qu'on investisse dans les écoles, dans les transports publics, dans la santé et ce qui les intéresse, c'est s lâcher là-dessus. [applaudissements] But Andy Burnam like K is committed to 5% of GDP uh going to our defense budget. That is another wave of austerity.
That means more people, disable people, women, children, you know, all aspects of our public services being attacked once again. And it's important that there is a strong movement against this. Last year I came to Paris and this year in London, we had an anti-war conference that Lafonese and so many other activists and trade unions were part of because this is a global fight.
This is a European fight [applaudissements] and where you've got students fighting against conscription here in Europe. We have a similar fight in the UK. So we have to organize against this war economy that is going to attack the working class and we have to fight for a better future. [applaudissements] Burnam s'est engagé à à utiliser 5 % du PIB. comme budget de l'armée et c'est donc ça annonce encore une nouvelle vague d'austérité, une nouvelle vague de coupe dans les services publics et c'est important qu'on ait un mouvement qui soit fort contre contre ça et qu'on ait un mouvement international qui s'organise.
Ça a été le cas. Il y a eu des conférences l'année dernière à Paris et cette année à Londres la conférence internationale contre la guerre. Et c'est important parce que ce combat, il est européen, il est international et qu'il faut queon organise contre cette économie de guerre et pour un meilleur futur.
Merci beaucoup. [applaudissements] Merci à Juliette. Ah.
Sophia Chikirou