Questions au Gouvernement : carburants, racisme… échanges tendus à l’Assemblée (28 avril 2026)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi l'agresseur raciste est-il toujours en liberté ? Pourquoi faut-il quatre jours de mobilisation pour que le procureur retienne le mobile raciste ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
La parole est à Laurent Nunez.
- 6:00RelanceRéponse partielle
Vous ne croyez pas une seconde ce que vous venez de dire ?
- 7:00RelanceRéponse partielle
Vous n'avez pas répondu.
- 8:00OuverteRéponse partielle
La parole est à Sabine Gervais.
- 10:00OuverteRéponse directe
Le Gouvernement peut-il inscrire rapidement le texte sur la fin de vie à l'ordre du jour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Yaël Braun-PivetFait
« En votre nom, j'exprime la solidarité totale de l'Assemblée nationale à leur compagne, proches et frères et soeurs d'armes. »
- 6:00Antoine LéaumentFait
« Le racisme tue. Le racisme, ça commence par des mots, ça finit par des morts. »
- 7:00Antoine LéaumentChiffre
« Votre ministère estime 1,2 millions de personnes le nombre de victimes de racisme. »
- 9:00Antoine LéaumentFait
« Combien de meurtres et d'agression faut-il pour que votre Gouvernement agisse ? »
- 11:00Laurent NunezFait
« La France poursuit les auteurs de propos racistes, crime raciste, quels qu'ils soient. »
- 13:00Laurent NunezFait
« Il a reconnu faire usage d'armes à feu pour tirer sur des cibles puis, tiré en l'air pour intimider des enfants. »
- 18:00Laurent MazauryFait
« Les témoignages ne cessent d'affluer. De nombreux retraités et étudiants reçoivent des appels de cotisations en hausse de quatre, voire 10 % pour certains contrats. »
- 26:00Edouard JordanChiffre
« Avec le Rassemblement National, nous le disons clairement, il est possible d'agir en baissant la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants. Ca représenterait un manque à gagner de 15 milliards d'euros. »
- 30:00Edouard JordanFait
« On ne choisit pas de rouler, on y est contraint. »
- 34:00Benoît BiteauFait
« Ce contresens historique propose des approbations de pesticides de façon illimitée. »
- 38:00Annie GenevardFait
« Uniquement lorsqu'il existe des raisons scientifiques de le faire, celle-ci serait réévaluée. »
- 42:00Laurent MazauryFait
« Les témoignages ne cessent d'affluer. De nombreux retraités et étudiants reçoivent des appels de cotisations en hausse de quatre, voire 10 % pour certains contrats. »
- 50:00Annaïg Le MeurFait
« Les mises en chantier s'effondrent. Acheter est devenu inaccessible. »
- 54:00Vincent JeanbrunFait
« Nous avons à travers ce projet de loi une ambition très forte, produire du logement massivement partout et pour tous. »
- 58:00Sabrina SebaihiFait
« Dehors, sales nègres et sales arabes. Ce sont les mots d'un attaquant. »
- 1:02:00Laurent NunezFait
« Il a reconnu faire usage d'armes à feu pour tirer sur des cibles puis, tiré en l'air pour intimider des enfants. »
- 1:14:00Fatiha Keloua HachiFait
« Il finance tout, la musique, le cinéma, les jeux vidéo... Son empire tellement conséquent qu'il est présent à chaque instant de notre vie. »
- 1:30:00Hanane MansouriFait
« Hier, le président de la République s'est une nouvelle fois illustré par des propos méprisants envers une partie de la classe politique mais surtout envers une immense partie des Français. »
- 1:38:00Daniel GrenonChiffre
« On évoque près de 30 000 décès par an. Dans le même temps, seuls 4630 événements indésirables graves ont été déclarés en 2024. »
- 1:46:00Jean-Hugues RatenonFait
« En Martinique, acheter des produits basiques coûte presque deux fois plus cher que dans l'Hexagone. »
- 1:46:00Jean-Hugues RatenonFait
« A Mayotte, aller à l'école est un luxe qu'un enfant sur huit n'a pas. »
- 1:54:00Didier Le GacChiffre
« Le taux d'occupation globale des prisons de notre pays atteint aujourd'hui 137 % et il manquerait environ 5000 postes tous corps confondus dans l'administration pénitentiaire. »
- 2:02:00Monique GrisetiFait
« Notre flotte dont la moyenne d'âge dépasse les 26 ans, expose nos pilotes et sapeurs-pompiers à des risques croissants. »
- 2:18:00Davy RimaneChiffre
« Le Premier ministre a annoncé 6 milliards d'euros de nouvelles coupes budgétaires. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Yaël Braun-Pivet : Bonjour à tous. Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Madame Monsieur le député, mes chers collègues, le 18 avril, une patrouille française de la force intérimaire des Nations unies au Liban a été la cible d'une embuscade meurtrière. Touché par des tirs ennemis, l'adjudant Florian Montorio a succombé à ses blessures.
Agé de 39 ans, père de deux enfants, il incarnait la rigueur, le sang-froid, l'esprit de sacrifice. En 2010, en Afghanistan, il avait sauvé un camarade, et il a reçu la croix de la valeur militaire. Le sergent Anicet Girardin a été grièvement blessé en portant secours à Florian Montorio.
Il nous a quitté. Ce soldat au tempérament calme et réfléchi avait une exemplarité sans faille. Il avait la médaille d'argent de la Défense nationale.
Il avait 31 ans et était père d'un enfant. Ces deux soldats étaient tous les deux engagés pour la France. Ils sont tous de mort pour elle.
En votre nom, j'exprime la solidarité totale de l'Assemblée nationale à leur compagne, proches et frères et soeurs d'armes. Nous adressons nos voeux de complet rétablissement à ceux qui ont été aussi blessés. Nous nous tournons vers tous nos militaires mobilisés au Proche-Orient et partout dans le monde.
Mes chers collègues, en signe d'hommage, je vous demande d'observer une minute de silence. Je vous remercie. L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
La première va être posée par Antoine Léaument. - Antoine Léaument : Merci. Monsieur le ministre de l'Intérieur, en raison de leur couleur de peau, des enfants de six à 10 ans étaient ciblés par un homme armé d'une carabine.
Dehors, les noirs et les arabes voient un mobile raciste. Connu du quartier, l'agresseur se revendique fier d'être raciste. J'apporte aux parents le soutien de la représentation nationale.
Ca devrait choquer la France entière. Ce sont des enfants. La parole des victimes est niée.
La police a rejeté le signe raciste. Une femme témoigne. Les agents n'ont pas enregistré le témoignage.
Pourquoi ? Pourquoi le père d'un enfant agressé a dû retourner au commissariat pour exiger que sa plainte soit prise en entier ? Pourquoi faut-il quatre jours de mobilisation pour que le procureur daigne retenir le mobile raciste ?
Pourquoi l'agresseur est-il toujours en liberté ? Cette situation est malheureusement classique. Une première fois parce que le racisme tue.
Votre ministère estime 1,2 millions de personnes le nombre de victimes de racisme. Le racisme tue. Le racisme, ça commence par des mots, ça finit par des morts.
Combien de meurtres et d'agression faut-il pour que votre Gouvernement agisse ? La république promet la liberté, la fraternité et l'égalité alors où est-elle quand des enfants se font tirer dessus en fonction de leur couleur de peau ? Aurait-il fallu que ces enfants aient ma couleur de peau pour avoir la compassion de la nation entière ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Laurent Nunez. - Laurent Nunez : Merci. Monsieur le député, j'espère que vous ne croyez pas une seconde ce que vous venez de dire.
C'est très grave. La France poursuit les auteurs de propos racistes, crime raciste, quels qu'ils soient. Soyez en certain.
Ne tenez pas ce type de propos qui vraiment, jette un gros doute sur la détermination qui est totale pour lutter contre le racisme. Nous le démontrons tous les jours. Dans l'affaire que vous citez, les effectifs de police ont été requis dans le département de la Haute-Loire dans une commune pour un individu qui faisait usage d'armes à feu sur la voie publique.
Ils sont intervenus immédiatement et ont interpellé cet individu. Il a reconnu faire usage d'armes à feu pour tirer sur des cibles puis, tiré en l'air pour intimider des enfants. Il fait l'objet d'une COPJ pour violences avec arme.
Il y a une seconde procédure. Il est apparu que cet individu tenait des propos racistes et il en était très fier et le procureur de la république a ouvert une deuxième procédure qui englobe la première procédure. Croyez bien que cet homme aura à répondre des actes qu'il a tenus et que le procureur a étendu son ouverture la première enquête.
Surtout, je veux conduire ma réponse en vous disant, vous avez cité des crimes odieux, racistes, voire terroristes...
Croyez bien que c'est la détermination de tout le Gouvernement que notre lutte contre le racisme est intraitable. Elle ne supporte pas et ne souffre pas comme vous venez de le dire. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Monsieur le député ? - Antoine Léaument : Vous n'avez pas répondu. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Avant de donner la parole au prochain intervenant, les trois nouveaux députés poseront des questions aujourd'hui. La députée Sabine Gervais de la première circonscription de Charente-Maritime en remplacement de Olivier Falorni, Edouard Jordan, première circonscription de l'Aude en remplacement de Christophe Barthès. Puis, Thierry Liger, député de la deuxième circonscription en remplacement de Véronique Louwagie.
Je leur souhaite la bienvenue à l'Assemblée nationale. Je donne la parole à Madame Sabine Gervais. - Sabine Gervais : Chers collègues, c'est pour moi un immense honneur de m'exprimer aujourd'hui dans cet hémicycle.
Etant devenue députée à la suite de l'élection du maire d'Olivier Falorni à la Rochelle. Depuis plusieurs années je suis avec attention les travaux relatifs à la fin de vie et au développement des soins palliatifs. Devenue députée, je souhaite poursuivre le travail mené par Olivier Falorni qui depuis longtemps porte avec constance et courage la reconnaissance d'un droit ultime pour les malades.
Aujourd'hui, je prends sa suite avec humilité, mais aussi avec détermination. J'aurais à coeur de prendre toute ma part dans ce travail exigeant pour que ce texte puisse aboutir. Sur un sujet aussi intime, aussi grave, notre responsabilité est immense.
Nous devons ensemble, je le crois, privilégier une méthode fondée sur l'écoute et le respect de toutes les convictions et la recherche constante d'un équilibre. La fin de vie touche à l'essentiel, elle doit nous rassembler au-delà des clivages politiques. Je serai pleinement disponible pour dialoguer avec l'ensemble de mes collègues parlementaires afin de construire une réponse à la fois juste, humaine et responsable.
Dans cet esprit, après les débats annoncés au Sénat au mois de mai, ma question est la suivante : Madame la ministre, le Gouvernement peut-il s'engager à inscrire rapidement ce texte à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale afin de permettre au Parlement d'aller au bout de son processus législatif attendu par tant de concitoyens ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Stéphanie Rist. - Stéphanie Rist : Merci.
Permettez-moi de vous féliciter pour cette entrée dans l'hémicycle et personne ici n'ignore l'engagement de celui qui occupait votre siège avant. Vous avez raison, les Français attendent l'adoption de propositions de loi sur les soins palliatifs et l'aide à mourir. Ces deux propositions de lois qui font face à un même engagement, avec l'aide à mourir, il nous faut répondre à des situations de désespérance et de souffrance insupportable malgré l'engagement formidable des équipes soignantes au quotidien, à qui je veux rendre ici un hommage.
Vous le savez, ce texte est fondé sur un équilibre autour de quatre principes. Le respect des critères d'éligibilité cumulatifs encadrées, la collégialité du processus de décision, le contrôle strict de la procédure...
Après quatre ans de travaux, une convention citoyenne et 10 rapports, le texte est en débat. Il faut laisser le temps au Parlement de délibérer. Ce temps est nécessaire.
Il se poursuivra début mai au Sénat. Le Gouvernement souhaite que nous puissions aller au bout de son examen. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Laurent Mazaury. - Laurent Mazaury : Merci. Ma question s'adresse à la ministre de la Santé.
Sur le coût de la santé de nos concitoyens. Lors de l'examen de la Sécurité sociale, le Parlement a voté un texte strict. L'objectif était clair, empêcher les organismes complémentaires de répercuter sur les assurés la contribution exceptionnelle d'un milliard d'euros demandés pour redresser nos comptes publics.
Pour tenter de redresser les comptes publics. Pourtant, la réalité est toute autre. Les témoignages ne cessent d'affluer.
De nombreux retraités et étudiants reçoivent des appels de cotisations en hausse de quatre, voire 10 % pour certains contrats. Je ne parle pas là d'appels de 2026. Ces organismes contournent l'esprit et la lettre de la loi.
Ce passage en force est inacceptable. Le groupe LIOT défend une écoute de proximité. Les administrés vous demandent à quoi ça sert de voter des lois au Parlement si celles-ci sont ignorées ?
Que comptez-vous faire pour que la loi de la république soit respectée par les organismes complémentaires santé et allez-vous engager des contrôles immédiats et prévoir des mécanismes de remboursement automatiques qui ont été indûment prélevés cette année ? La santé est un droit accessible à tous et non une charge . - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Stéphanie Rist. - Stéphanie Rist : Merci. Monsieur le député, vous m'interrogez sur le gel des tarifs des organismes complémentaires.
Je voudrais redire l'intérêt de notre système d'assurance-maladie complémentaire qui permet d'avoir de notre pays un des plus bas reste à charge et qui diminue depuis 15 ans. Le Gouvernement avait souhaité dans le cadre du budget de la Sécurité sociale 2026 un effort collectif au financement et donc une taxe supplémentaire d'un milliard d'euros qui incombent aux complémentaires. Vous avez souhaité que cet effort ne se répercute pas sur les tarifs avec deux dispositions : un premier amendement qui entraînait une interdiction des hausses des tarifs pour 2025 et un amendement qui disait que le lancement d'une négociation avec les organismes complémentaires devait être conduite par le Gouvernement.
Concernant la première disposition, le gel des tarifs, il s'agit d'un enjeu de droit privé qui correspond à la relation assuré-complémentaire. J'avais souligné lors du débat du PLFSS, avec un risque de reconstitution de cet échange. Le Gouvernement a saisi le conseil d'Etat pour disposer d'une analyse juridique.
Concernant la deuxième disposition et négociation, nous avons débuté la nécessité de faire cette négociation. Des discussions sont en cours. Une mission a été confiée à quatre personnalités, cela permettra de travailler sur l'assurance maladie complémentaire et l'assurance obligatoire.
L'objectif est de faire des propositions pour construire l'avenir de notre système. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Monsieur le député ? - Laurent Mazaury : Vous attendez que je réponde aux Français que le Gouvernement attend une décision du conseil d'Etat ?
Est-ce sérieux ? Est-ce que c'est à la hauteur ? Nous ne devrions pas être surpris des glissements politiques dans cet hémicycle ?
C'est plus que décevant. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Edouard Jordan. - Edouard Jordan : Chers collègues, ma question s'adresse au ministre de l'Economie, c'est un véritable honneur de succéder à Christophe Barthès élu maire de Carcassonne pour défendre nos compatriotes qui voient les prix des carburants augmenter.
Il ne s'agit pas seulement de chiffres mais de vie concrète. Celles de travailleurs qui n'ont pas le choix que de prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler. Mais celle-ci d'entreprises, de salaries, d'agriculteurs fragilisés par l'explosion des prix.
Dans les territoires ruraux, la situation est encore plus critique. La voiture est une nécessité. On ne choisit pas de rouler, on y est contraint.
Face à cette urgence, votre Gouvernement se contente de mesures ponctuelles, temporaires et très insuffisantes. Vous refusez de vous attaquer à la racine du problème, c'est-à-dire une absence totale de vision pour protéger durablement le pouvoir d'achat. Avec le Rassemblement National, nous le disons clairement, il est possible d'agir en baissant la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants.
Ca représenterait un manque à gagner de 15 milliards d'euros, soit 1 % de la dépense publique, qui pourrait être largement compensé par de nombreuses économies, notamment sur le train de vie de l'Etat, la contribution à l'union européenne et, bien sûr, l'immigration. Nous pouvons mettre fin à cette spirale qui pénalise les plus modestes et abandonne les territoires ruraux. Les solutions existent.
Aujourd'hui, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Roland Lescure. - Roland Lescure : Merci. Monsieur le député, bienvenue à l'Assemblée nationale.
Je note qu'au Rassemblement National, les députés passent mais les bonnes habitudes ne se perdent pas. Elles se poursuivent. Misérabilisme, exagérations, contrevérités et solutions totalement inopérantes.
La crise énergétique est une réalité pour nombre de nos concitoyens. Baisser la TVA, ça coûte une fortune et ça ne répond que très partielement au problème. Car vous aidez, avec ce type de mesure, des gens qui n'en ont pas besoin.
Et vous ne concentrez pas sur ceux qui sont en première ligne. Vous savez qu'aujourd'hui les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs routiers, ils ne payent pas la plupart des impôts que vous mentionnez. En baissant la TVA, vous ne les aidez pas.
J'ai maintenant compris que vous étiez le copain des patrons. Un certain nombre de cadres dirigeants qui ne nous demandent rien aujourd'hui, vous allez les aider. Une baisse de la TVA, ça fait que quand ça baisse, un certain nombre de marges augmentent...
Essayez de nourrir votre groupe de meilleures idées, peut-être un peu différente et qui seront efficaces. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Vous n'aviez plus de temps.
La parole est à Benoît Biteau. - Benoît Biteau : C'est bon ? - Yaël Braun-Pivet : Allez-y, Monsieur le député. - Benoît Biteau : Merci.
Madame la ministre de l'Agriculture. La santé est une préoccupation majeure de la population. Les récents débats autour de la loi Duplomb en attestent.
Pourtant, le texte européen appelé Omnibus 10 se prépare dans l'indifférence la plus totale. Ce contresens historique propose des approbations de pesticides de façon illimitée. Les scientifiques alertent.
Ils alertent sur les réelles menaces qui pèsent sur la souveraineté alimentaire. Pourtant, la Commission européenne propose ces textes sans la moindre étude d'impact sur l'environnement et la santé. Les politiques publiques, les réglementations européennes et nationales ne peuvent plus être confisquées au profit d'intérêts corporatistes au détriment de l'intérêt commun.
La santé est politique. La protéger exige un véritable débat de société. La France va-t-elle suivre la présidence chypriote pour une adoption la plus rapide de l'Omnibus 10 ou va-t-elle au contraire demander à évaluer sérieusement les conséquences désastreuses de cette réforme ?
Pouvons-nous tolérer que ce texte permette des autorisations illimitées de l'usage des pesticides sans plus jamais pouvoir intégrer les alertes scientifiques qui émergent pourtant régulièrement, aussi nombreuses qu'alarmantes. Pouvons nous tolérer que l'épreuve de dangerosité doive être considérée par les victimes au lieu des agences officielles ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Annie Genevard. - Annie Genevard : Merci. Monsieur le député, vous faites allusion à ce qu'on appelle le paquet omnibus.
Omnibus désigne une démarche de simplification qui propose de rompre avec le principe de réévaluation systématique et périodique des substances actives mises sur le marché par l'Europe. La précision a son importance. Uniquement lorsqu'il existe des raisons scientifiques de le faire, celle-ci serait réévaluée.
Les substances les plus dangereuses resteront soumises à l'examen périodique. Ca, c'est le premier point. Il mérite d'être souligné.
Quant à la position de la France, la France est attachée à trois principes. D'abord une transparence sur l'homologation. Ensuite, l'uniformisation des principes sur toute l'Europe.
Et enfin, la lutte contre la concurrence déloyale. La France a initié un dispositif qui vise au retrait des substances phytosanitaires. Nous sommes engagés dans un plan, écophyto.
J'ai pris la mesure d'interdiction de produits importés traités avec des substances interdites par l'union européenne. La France a interdit cinq substances dans les produits importés. Ce que peu de pays ont fait en la matière.
Nous portons la mesure d'abaissement... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Philippe Brun. - Philippe Brun : Merci. Ma question ns'adresse au premier ministre.
Entendez-vous la détresse des Français qui travaillent ? De cette France qui roule sous le poids de la hausse des prix ? Les Français on vu l'augmentation depuis déjà cinq ans, ont vu l'explosion des factures de carburant.
Face à cette explosion, vous avez été muets pendant au moins trois semaines. Trois semaines sans réponse à leurs difficultés. Dans mon département, le trajet pour aller au travail moyen est de 60 km.
Ce sont des millions de Français qui se retrouvent dans l'incapacité d'aller travailler. D'autres pays européens ont pris les mesures qui s'imposent. Notamment le Gouvernement espagnol.
Nous avons entendu vos annonces. C'était il y a quelques jours. Vous proposez d'aider 3 millions de Français.
Nous voulons le dire ici, ce sont les 40 millions d'automobilistes qu'il faut aider aujourd'hui. Les Français attendent des mesures concrètes. Celles que vous avez proposées c'est le remboursement pour seulement 3 millions d'entre eux dans un guichet qui sera ouvert que dans trois mois.
Comment peut-on penser que cette solution concrète va régler les problèmes immenses de trésorerie des Français ? Des solutions existent. Etes-vous prêts à agir ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Maud Bregeon. - Maud Bregeon : Merci. Monsieur le député, vous parlez de la France qui travaille.
Cette France qui travaille, on a décidé de l'aider dès les premiers jours du conflit. Nous avons été aux côtés des secteurs les plus exposés. Les pêcheurs, les agriculteurs, le BTP, les transporteurs...
Derrière ces activités, ce sont des emplois, donc des salaires. Nous avons décidé d'être aux côtés des Français les plus fragiles. C'est quelque chose que vous pourriez légitimement demander.
Oui, ça concerne 3 millions de Français. Ceux qui sont les plus précaires. Ces décisions, nous les avons prises en prenant en compte ce qui est la réalité des finances publiques.
Je vous ai entendu dire à la télé que l'Etat s'enrichissait sur le dos de cette crise. C'est complètement faux est proprement irresponsable de dire cela. Jamais d'Etat ne s'est enrichi sur le dos d'une crise.
Entre la baisse de consommation et la hausse des taux d'intérêt, l'Etat ne gagne jamais de l'argent sur une crise. Il faut trouver le juste équilibre entre le soutien à l'activité, aux ménages les plus modestes et en même temps la responsabilité financière. L'argent que l'on dépense et de l'argent qui ne sera pas investi demain. - Yaël Braun-Pivet : Merci. - Philippe Brun : Les recettes de TVA en France ont explosé de 2 milliards.
Lors du dernier mois, rien que sur les carburants, l'Etat a gagné 270 millions supplémentaires. Il est urgent de rendre cela aux Français qui travaillent. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Il vous reste du temps. - Maud Bregeon : Monsieur le député, je vous renvoie à toutes les données qui ont été publiées et mises à jour par le ministre David Amiel. Entre la baisse de la consommation, la hausse des taux d'intérêt, aujourd'hui, c'est entre 4 et 6 milliards que cette aide coûte à l'Etat français. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Annaïg Le Meur. - Annaïg Le Meur : Mes chers collègues, ma question s'adresse à Vincent Jeanbrun. Depuis de nombreuses années, de façon transpartisane, des parlementaires des deux chambrent travailler ensemble sur la crise du logement.
Il y a urgence. Les mises en chantier s'effondrent. Acheter est devenu inaccessible.
Se loger correctement près de son travail relève parfois du parcours du combattant. Une grande loi était attendue depuis longtemps. Jeudi dernier, à Marseille, vous avez dévoilé les grandes lignes du projet de loi.
Ce texte fixe le cap que nous avions besoin et il le fait en s'appuyant sur les travaux du Parlement. Sur les enjeux énergétiques, le statut de bailleur privé pour réinvestir dans l'ancien, sur la simplification des procédures pour aller plus vite, ou sur un grand programme. Il le fait par le prisme de la décentralisation.
En faisant confiance aux élus de terrain, aux maires et à ceux qui connaissent leur territoire et les habitants. Des deux premiers programmes, il y a une transformation de quartiers urbains mais la question de sécurité en était absente. En quoi cette troisième génération marque-t-elle une vraie rupture et sur quels critères les secteurs prioritaires sont choisis ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Vincent Jeanbrun. - Vincent Jeanbrun : Merci. Annaïg Le Meur, merci de votre question.
Je remercie le Premier ministre pour essayer de résoudre la crise du logement. Nous avons à travers ce projet de loi une ambition très forte, produire du logement massivement partout et pour tous. Ca passe par la construction du neuf et par aussi réhabiliter l'ancien et parfois, opérer une énorme rénovation urbaine d'ampleur.
Je suis fier que le Premier ministre ait annoncé à Marseille un programme de rénovation urbains. L'ambition est d'aller beaucoup plus loin au-delà de la réorganisation du quartier mais aussi de penser la vie à 360 degrés. Comment le faire sans penser à la sécurité du quartier, à la politique d'équipements publics, de santé et d'enjeux de pouvoir d'achat et de transition écologique.
C'est tout ce que nous portons avec le Premier ministre à travers cette annonce. C'est une chose qui est fondamental. Je voudrais remercier les partenaires historiques car les caricatures disent que c'est l'argent des Français qui est jeté par la fenêtre...
C'est financé par les bailleurs sociaux qui cotisent pour la rénovation des patrimoines. Et l'Etat vient compléter. C'est important de le rappeler.
On loge dans ces quartiers énormément de citoyens. Il faut poursuivre l'effort sur les quartiers et les grands ensembles d'après-guerres et avoir une innovation majeure. Il faut faire en sorte que cette urbanisation urbaine touche partout sur notre territoire. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Sabrina Sebaihi. - Sabrina Sebaihi : Merci. Monsieur le Premier ministre. "Dehors, sales nègres et sales arabes." Ce sont les mots d'un attaquant.
Dans notre pays, parce que les victimes sont noires ou arabes, le mot "raciste" disparaît de l'enquête. L'auteur a été relâché en quelques heures. Combien de victime vous faudra-t-il avant d'agir ?
Alors que les enfants sont visés par ce qu'ils sont...
Vos ministres hésitaient encore à qualifier cet acte. Pendant que votre porte-parole regarde ailleurs lorsqu'on l'interroge en conférence de presse, votre ministre chargé de la lutte, ou plutôt du doute sur le racisme, alors que l'assaillant lui-même se revendique raciste. Ce climat est fabriqué et alimenté par des chaînes qui banalisent la haine, des discours politiques qui désignent des boucs émissaires et une extrême droite qui a imposé son obsession au coeur des débats publics.
A force de répéter que les Français serait de trop...
On finit par commettre l'irréparable. Oui, le racisme tue. Votre rôle est de tous les protéger.
Quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion. Ne pas condamner le racisme, c'est le cautionner. Votre Gouvernement devrait plutôt combattre la haine, sinon ne vous étonnez plus qu'elle se transforme en passage à l'acte. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Laurent Nunez. - Laurent Nunez : Merci. Madame la députée, je vais vous faire la même réponse que celle que j'ai faite à Antoine Léaument.
Les faits. Le 19 avril, dans l'après-midi, les effectifs de police interviennent pour l'usage d'arme à feu sur la voie publique. L'individu reconnaît avoir acheté une carabine à air comprimé pour intimider des enfants qui le dérangent et il reconnaît avoir tiré en l'air.
Il est placé en garde à vue. Puis, il est relâché. Il est convoqué.
Début juillet, il devra répondre de faits de violence avec arme. Il y a eu tout un débat, cette affaire a eu un écho national car il y a eu des propos à caractère raciste. Caractère raciste qui est indéniable.
Au moment de la première procédure, ces faits n'étaient pas portés à connaissance. Ils l'ont été par la suite. Le procureur de la république a immédiatement réagi en ouvrant une deuxième procédure du fait des propos qui ont été tenus, évidemment très condamnables.
La vidéo qui a été diffusée où on le voit tenir ces propos ignobles, on peut penser qu'elle a été tournée au même endroit qu'à l'usage de larmes. Evidemment qu'il y aura justice. Les policiers ont interpellé l'individu et vont continuer à demeurer vigilant à cette situation.
Je veux vous redire ce que j'ai dit avant, il ne faut pas qu'à partir de cette affaire, vous laissiez avancer qu'il y a deux poids, deux mesures dans l'action menée par le Gouvernement, par le garde des Sceaux, il n'y a pas de poids, deux mesures. Nous sommes intraitables contre le racisme, quel qu'il soit. Je condamne ces propos.
C'est inacceptable. Il sera poursuivi pour cela. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Sylvain Berrios. - Sylvain Berrios : Merci. Depuis quelques mois, dans le monde du cinéma, une stratégie silencieuse est à l'oeuvre.
La fin programmée des salles de cinéma indépendantes et municipales. Le cinéma de quartier pourtant assume un rôle important tant pour le développement du cinéma que pour l'accès à la culture pour tous grâce à des tarifs avantageux et des partenariats locaux avec l'ensemble du monde scolaire. Le Val-de-Marne, des cinémas, je cite quelques exemples, ils sont précieux.
Le cinéma bénéficie chaque année d'un financement public de 1,1 milliard d'euros et participe à la culture française. Les grands groupes ont décidé d'imposer de nouvelles règles de distribution de films qui excluent de fait les salles de cinéma municipale indépendante, les privant de recettes, au bénéfice exclusif des grands multiplexes. Il n'est pas acceptable que l'argent public bénéficie in fine exclusivement aux grands multiplexes jusqu'à mettre en péril les salles indépendantes et municipales qui permettent la culture pour tous.
Que comptez-vous faire pour garantir aux petites salles indépendantes et municipales un accès pour tous au cinéma ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Catherine Pégard. - Catherine Pégard : Merci.
Monsieur le député, vous avez tout à fait raison de rappeler le rôle fondamental, indispensable des salles de cinéma, notamment des salles d'art et d'essai pour garantir l'accès de toutes à la culture. Aussi le divertissement des Français. Beaucoup de concitoyens vivent très près de salles de cinéma.
Aujourd'hui, il n'y a plus un seul désert cinématographique en France. Nous y tenons. Le CNC soutient toutes les salles de cinéma. 60 % de ce soutien allant aux salles petites et moyennes.
Vous avez raison de rappeler les fragilités et les tensions qui touchent aujourd'hui cette filière. Dans un contexte où la fréquentation a baissé dans le monde entier, si vous voulez que la France reste remplie de cinéma, il est essentiel de défendre la diversité des heures mais aussi la diversité des modes exploitation face aux grands groupes et aux multiplexes. Le CNC a réuni depuis plusieurs semaines un comité de concertation pour trouver des solutions.
Je serai attentive aux suites qui lui seront données et envisageraient les actions à prendre si elles me semblent insuffisantes. Notre pays résiste mieux que d'autres. Grâce à notre modèle, celui du CNC, qui contribue à l'attractivité cinématographique de notre territoire. - Yaël Braun-Pivet : Merci. - Sylvain Berrios : Merci.
Il est important et urgent que nous puissions agir de concert. Dans quelques jours, avec Sandrine Attal, nous saisisserons ce sujet. Avec les écoles, avec les Français...
Vous pouvez compter sur notre détermination pour vous accompagner dans ce combat. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Fatiha Keloua Hachi. - Fatiha Keloua Hachi : Merci.
Ma question s'adresse à la ministre de la Culture. Aujourd'hui, la culture et les médias sont sous emprise. C'est notre société entière qui se retrouve sous la mainmise d'un milliardaire, la dérive de la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public, sous les ordres de Monsieur Bolloré.
C'est la suite logique de sa stratégie. Une stratégie fondée sur la haine des médias, la haine du service public, le rejet du monde intellectuel et du monde universitaire. Une stratégie qui a ses relais, qui fait voter à un rapport à charge contre l'audiovisuel public, sous prétexte de le sauver.
Une stratégie qui a ses éléments de langage quand Monsieur Bolloré parle d'une petite caste pour parler du monde de l'édition. Nous n'avons jamais connu dans notre histoire un empire aussi vaste. Il finance tout, la musique, le cinéma, les jeux vidéo...
Son empire tellement conséquent qu'il est présent à chaque instant de notre vie. Cette semaine, un phénomène inédit s'est produit en France, un phénomène inédit : plus de 200 écrivains annoncent qu'ils renoncent à l'édition. Rappelons-nous des mots...
Comment reconnaître le fascisme...
Il a été réédité il y a peu. "Pour les racistes, la culture est suspecte." Comment allez-vous protéger les auteurs face aux dérives qu'accompagne la concentration éditoriale ?
Comment comptez-vous mettre en place la clause de confiance que les écrivains nous réclament ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Catherine Pégard. - Catherine Pégard : Je crois que vous mélangez beaucoup de choses à la fois.
J'ai suivi, comme vous, l'émotion qui a suivi le monde de l'édition dans les derniers jours. Nous avons besoin de grands éditeurs. Les grands éditeurs font les grands auteurs car ce sont eux qui détectent en premier les écrivains de demain.
L'édition française est reconnue dans le monde. Je serai particulièrement vigilante à ce que nous continuions à protéger les éditeurs et les auteurs. Ensuite, vous faites allusion à l'audiovisuel public.
A un rapport qui a été rendu ces derniers jours qui sera rendu public le 4 mai. L'audiovisuel public est notre bien commun. Le bien commun de tous les Français, comme l'édition.
C'est l'expression de notre souveraineté culturelle. Il est légitime que cet audiovisuel public sur l'objet de débats. Quand on interroge sur sa gestion, ses missions.
Monsieur veut s'interroger sur les conditions dans lesquelles les débats ont eu lieu depuis des semaines, il y a, vous le savez, la forme et le fond. Et le fond, pour le Gouvernement, se résume simplement : les seuls défis pour le service public audiovisuel nous ramènent à notre conception d'humanisme, à nos chocs démocratiques. Celles-ci sont la menace inquiétante de la désinformation, les fausses informations, les réseaux sociaux dont le service public peut être l'antidote... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
C'est terminé. Madame la ministre, c'est terminé ! Merci !
Madame la députée aussi. C'est parfait. On avance.
La parole est à Guillaume Bigot. - Guillaume Bigot : Merci. Ma question s'adresse au ministre de l'Economie.
Hier, le président de la République a expliqué à nos compatriotes que le Gouvernement se battait pour faire baisser les prix des carburants. La question se pose, vous vous battez contre qui ? Car c'est la macronie qui interdit toute prospection et exploitation d'hydrocarbures en France.
Pendant que vous vous battez, les Anglais ouvrent de nouvelles licences en mer du Nord. Au large du Nord de la Guyane française, dans le même bassin géologique où les Brésiliens trouvent des gisements, vous interdisez toute prospection. Nous aimerions, nous aussi, nous passer d'hydrocarbures.
Mais ce n'est pas encore possible. Dans transition énergétique, il y a " transition ". Une transition, cela se gère et s'organise.
Votre climato-fanatisme gaga nous fait préjudice à tous. Allez-vous autoriser la prospection d'hydrocarbures en France ? Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Roland Lescure. - Roland Lescure : Merci. mon climato-fanatisme n'a d'égale que votre pétrophylie.
Vous aimez le pétrole. Nous, nous aimons une France véritablement souveraine. Vous en savez quelque chose, vous êtes élu du territoire de Belfort où une usine fabrique des turbines que le monde entier s'arrache.
On peut continuer à faire croire que l'idée chimère existe. Il n'y a pas de pétrole au large de la Guyane. Ce n'est pas moi qui le dis.
Ce n'est pas le même bassin géologique que les territoires...
C'est Patrick Pouyanné qui le dit. Vous pouvez continuer à faire croire aux Français que...
Nous, on agit. On agit sur l'électrification, en préservant le patrimoine commun des Français qui sont nos finances publiques. Vous bradez la France, vous allez creuser en donnant des chimères.
Vous allez chercher du pétrole là où il n'y en a pas. Nous, nous préparons l'avenir. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Monsieur le député ? - Guillaume Bigot : C'est sûr que si on ne cherche pas, il n'y a pas de pétrole. Vous parlez du territoire de Belfort. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Monsieur le ministre ? Vous souhaitez répondre ? Il vous reste une trentaine de secondes. - Roland Lescure : Pour moi, Belfort c'est un discours d'Emmanuel Macron 2022 qui a tracé la voie pour la France sur les énergies renouvelables. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Hanane Mansouri. - Hanane Mansouri : Merci. Hier, le président de la République s'est une nouvelle fois illustré par des propos méprisants envers une partie de la classe politique mais surtout envers une immense partie des Français.
Il a dénoncé un système de français qui marchent sur la tête. Mais depuis neuf ans, il n'a rien fait pour changer ce système. A part faciliter l'arrivée d'étrangers...
Il tente de réduire la question algérienne à la présence de médecins algériens en France et en nous traitant de " maboules ". Il utilise le même argument que pour l'immigration économique. Depuis 40 ans, on nous dit qu'il faut faire venir de la main-d'oeuvre étrangère pour les métiers en tension.
Pourtant, aucun de ces secteurs n'a été durablement soulagé. Ne parlons même pas des milliers d'OQTF algériennes non exécutées. Face à tout cela, le président de la République s'écrase.
Il tolère qu'un de nos compatriotes, Christophe Gleizes, soit détenu. Comme il a toléré l'incarcération de Boualem Sansal. Nous voulons un Etat fort qui se respecte et se fait respecter.
Pas d'un président qui joue les docteurs mabouls. Quand le président de la République s'occupera-t-il correctement de nos relations internationales ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Jean-Noël Barrot. - Jean-Noël Barrot : Madame la députée, vous avez, à de nouvelles reprises appelé à bloquer les relations avec l'Algérie. Si nous avions suivi vos prescriptions, c'est un fait, hier, le Président de la République aurait rencontré des médecins qui ne pouvaient pas exercer dans ces territoires qui manquent de médecins.
Si c'était la bonne solution pour défendre les intérêts des Français, ça se saurait. Le Gouvernement n'a qu'une seule boussole, défendre les intérêts de la France et des Français. Et l'intérêt des Français en Algérie, qu'ils soient sécuritaires, migratoires ou économiques.
Et cela passe par un dialogue pour obtenir des résultats. Cela fonctionne. Après le déplacement du ministre de l'Intérieur après un an de blocage complet, les relations avec l'Algérie ont repris de plus belle.
Bien sûr, ce n'est pas encore une situation satisfaisante. Bien sûr, il faut lutter pour obtenir la libération définitive de Christophe Gleizes. Mais nous ne pourrons pas obtenir des résultats en bloquant le dialogue. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Hanane Mansouri ? - Hanane Mansouri : Ca se saurait si le Gouvernement algérien nous envoyait uniquement des médecins. Renvoyez les délinquants et vous ferez preuve de fermeté. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Daniel Grenon. - Daniel Grenon : Madame ministre de la Santé,Familles, les accidents en France atteignent une mesure folle. On évoque près de 30 000 décès par an.
Dans le même temps, seuls 4630 événements indésirables graves ont été déclarés en 2024. Ce décalage révèle une sous-déclaration massive. Dès 2018, la Haute autorité de santé a formulé des recommandations claires.
Améliorer la déclaration d'événement indésirable et généraliser les retours d'expérience. Or, le rapport publié en 2024 est sans appel. Aucune de ces mesure a été mise en oeuvre.
Les causes sont connues, dégradation des conditions de travail, pénurie de personnel, diminution des responsabilités, persistance d'une culture du silence. Pourtant, des solutions existent. Des check-lists ont permis de réduire les risques.
Pour que les recommandations de la Haute autorité de santé de 2018, pourquoi ces recommandations de la Haute autorité de santé de 2018 n'ont pas été appliquées ? Envisagez-vous une action forte à la hauteur de cet enjeu majeur, notamment par la création d'une commission d'enquête parlementaire ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Stéphanie Rist. - Stéphanie Rist : Merci. Monsieur le député, le rapport de la Cour des Comptes, publié aujourd'hui, met en évidence qu'il existe entre 160 et 375 000 événements graves par an et qu'il y a une sous-déclaration.
Plus de 50 millions d'actes réalisés par jour dans nos établissements de santé. Chaque accident grave est un drame. Je veux penser aux victimes.
Ce sujet de la non-déclaration en santé est un sujet culturel. Les professionnels, les médecins, considérant que l'erreur est une faute. Or, il peut y avoir des erreurs qui ne sont pas des fautes.
Il faut réussir à transformer cette culture de l'erreur comme un billet pour apprendre. Nous agissons déjà depuis longtemps. Les professionnels d'une part avec les revues de morbidité, mortalité.
Mais aussi l'autorité de santé...
Ou encore, à la certification périodique pour la formation périodique des professionnels de médecins. Il y a aussi des actions entreprises par l'Académie de médecine qui permettrait de donner l'ensemble de ces données aux établissements de santé. Il faut aller plus loin.
Ils sont dans un système qui les exploite massivement. - Yaël Braun-Pivet : Monsieur le député ? - Daniel Grenon : Je vous ferai une réponse par écrit. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Jean-Hugues Ratenon. - Jean-Hugues Ratenon : Merci. Ma question s'adresse au ministre du logement.
Les bailleurs sociaux tirent la sonnette d'alarme, le monde du logement constitue une crise aux dimensions sociales, économiques et territoriales majeures. Pourtant, il y a une rupture sans précédent. Les projets concrets engagés sont indispensables.
Pour La Réunion, vous proposez une baisse irresponsable. Pour La Réunion, 150 000 personnes mal logées ou sans logement. 1300 enfants à la rue dont 382 de moins de trois ans.
C'est dramatique. Une tension sans précédent, aggravée par la présence d'alternative dans le parc privé. La réalité est dure.
Vous allez amplifier une situation déjà critique. Effondrement des constructions...
Derrière ces chiffres, ce sont des familles privées de perspectives. Elles sont laissées à l'abandon. C'est un choc économique majeur que vous provoquez quand le logement social représente plus de 50 % de la commande publique du BTP.
Dans un contexte économique tendu, ce choix serait un contresens. Le logement social ne peut pas être une variable d'ajustement. C'est un investissement vital, au coeur de la cohésion sociale, la dignité et de l'activité économique.
Allez-vous assumer cette rupture ou allez-vous rétablir les moyens pour que vivent les gens ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Naïma Moutchou. - Naïma Moutchou : Merci.
Monsieur le député, nous avons bien la tension qui existe dans le secteur du logement. Cette tension est forte dans les territoire ultra marin. Mais ça ne recule pas.
La ligne budgétaire unique...
Ca reste un pilier essentiel pour construire, réhabiliter, répondre à l'urgence sociale. Il est des mesures de gestions qui sont prises. Mais elles sont des mesures classiques.
Ce ne sont pas des renoncements, ce sont des mesures de pilotage. Certains chiffres montrent que notre action est une action en faveur du développement du logement et notamment du logement social dans ces territoires. Il y a une première vague qui correspond à 50 % des crédits inscrits, modifiés auprès du préfet pour avancer rapidement.
A Mayotte, les crédits dédiés aux logements à hauteur de 45 millions d'euros d'autorisation de logement...
Pour les quatre autres, 117 millions d'euros en crédits de paiement a été répartis et ceci selon deux critères. La pression démographique et la pression sur l'accès au logement social. Aussi, ce sont des mesures plébiscités.
L'Etat a des dispositifs de défiscalisation. On parle de 350 millions d'euros on a levé les blocages administratifs, accélérer les projets...
Les DROM seront affectées par le nouveau projet annoncé à Marseille par le Premier ministre. Monsieur le député, notre action est global pour le territoire être marin. - Yaël Braun-Pivet : Merci. - Jean-Hugues Ratenon : Des centaines d'enfants de moins de trois ans à la rue, ça ne vous fait ni chaud ni froid. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Didier Le Gac. - Didier Le Gac : Merci. Ma question s'adresse à Monsieur le garde des Sceaux.
Hier, une nouvelle fois, de nombreuses maisons d'arrêt de notre pays bloquées par des agents pénitentiaires. La raison, nous la connaissons tous, la difficulté pour eux d'exercer au mieux leur profession dans un contexte de surpopulation carcérale et de sous-effectif chronique. Le taux d'occupation globale des prisons de notre pays atteint aujourd'hui 137 % et il manquerait environ 5000 postes tous corps confondus dans l'administration pénitentiaire.
Je me suis moi-même rendu hier matin à la maison d'arrêt de Brest dans ma circonscription où on compte 125 détenus pour 210 places. Il faudrait au minimum 10 postes d'agents supplémentaires. Si je me félicite de la création l'an prochain de 100 places modulaire à Brest, il faut le personnel pour les encadrer.
Les surveillants en poste dont je salue l'engagement devant la représentation nationale, sont contraints d'effectuer des heures supplémentaires. Tous ont du mal à concilier vie professionnelle et vie privée et familiale. Ne nous leurrons pas.
Je sais que vous vous mobilisez mais il est nécessaire de parler des conditions d'attractivité durable de ce métier. Ca doit passer par les salaires, une révision des critères de recrutement. Aussi, ma question est simple, quelles actions comptez-vous mener dans les semaines, mois à venir pour répondre aux attentes des agents pénitentiaires de notre pays ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Gérald Darmanin. - Gérald Darmanin : Merci. Monsieur le député, merci, comme d'autres ici, de vous intéresser au travail extrêmement difficile de l'ensemble des agents de l'administration pénitentiaire et des surveillants qui, dans des conditions extrêmement difficiles, dans les maisons d'arrêt, surpeuplées, font face à toutes les difficultés, à de la violence, de l'illettrisme, de la récidive...
Ca montre que le système judiciaire fonctionne mal. Nous changeons beaucoup de choses, nous construisons beaucoup plus vite, trois fois plus vite, et deux fois moins de prisons. Il faut des agents pénitentiaires supplémentaires, vous avez voté un budget qui permet 1000 emplois supplémentaires en plus des départs à la retraite qui comptent une partie de la vacance à augmenter les effectifs.
Et ce, dans les deux à trois années supplémentaires qui viennent. C'est l'équivalent de 3500 temps pleins il faut lutter contre les absentéismes, notamment face aux agressions que subissent les agents. Ce sont des gens qui font beaucoup d'heures supplémentaires et nous ne les payons pas ou pas assez.
J'ai demandé aux premiers au Premier ministre d'étudier cela. A Brest comme ailleurs, il y aura des augmentations d'effectifs à partir de cette été grâce au budget que vous avez voté. C'est la plus grande promotion d'agents formés à l'école nationale pénitentiaire.
Nous avons aussi les syndicats qui feront d'autres annonces. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Monique Griseti. - Monique Griseti : Merci. Monsieur le ministre de l'Intérieur, l'approche de la saison estivale nous fait remémorer les incendies qui ont ravagé nos régions.
Nous gardons en mémoire le sinistre des Corbières qui a parcouru plus de 10 000 ha ou encore la région marseillaise sévèrement touchée par la destruction d'habitations d'espaces naturels. Ces drames rappellent que la prévention des incendies est un enjeu de protection vitale du territoire. Avec mon groupe, je rends hommage aux services de secours pour leur travail remarquable.
Ces crises mettent en lumière un constat inquiétant : nos moyens aériens sont vieillissants et inadaptés. Notre flotte dont la moyenne d'âge dépasse les 26 ans, expose nos pilotes et sapeurs-pompiers à des risques croissants. Face à cette situation, la société française soutenue par Airbus et le plan Frans 2030 développe le projet avec un avion à conception nouvelle pensée pour la lutte contre les feux à grande échelle qui offrira des 2032 des performances accrues.
Ca constitue une réponse stratégique européenne. Sur les 170 Canadairs en activité dans le monde, près de 90 se trouve en Europe. Ce parc devra être renouvelé et augmenter prochainement alors que l'Espagne et l'Italie manifeste déjà une volonté de coopération, ce projet soutiendrait une filiale industrielle française souveraine.
L'acquisition prévue de deux Canadairs canadiens pour 2028 est un premier pas. Il restera insuffisant face aux défis climatiques. Le Gouvernement envisage de passer à court terme une pré commande de ces nouveaux avions et pour quel budget ?
Vous protègerez les Français et inciterez nos partenaires européens à sécuriser en France plutôt qu'outre-Atlantique macro. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à ministre de l'Intérieur. - Laurent Nunez : Merci.
Madame la députée, vous avez raison, vous avez raison de souligner la mobilisation qui est la nôtre pour la saison des feux. Je vous confirme la mobilisation de 12 bombardiers d'eau. Au même titre que nos 8 avions qui sont également des bombardiers d'eau.
C'est ce qui est prévu au projet PLF 2026, nous louons des bombardiers d'eau hélicoptères. C'est pour la saison qui vient. Oui, il y aura quatre Canadairs.
Deux qui vont être livré en 2028, achetés sur des fonds européens et deux autres qui vont être achetés puisqu'ils ont été inscrits au projet de loi de financement pour 2026. Ca nous conduira à l'acquisition de nouveaux Canadairs. C'est bien produit par le Canada.
Nous sommes attentifs au marché. Il y a un certain nombre d'acteurs industriels français ou européens qui développent un certain nombre de projets dont celui que vous avez cité mais ce n'est pas le seul. Il y a aussi "Positive aviation. " On a certain nombre de projets, notre souhait est aussi de pouvoir développer une solution souveraine.
Je rejoins cette préoccupation mais vous comprenez qu'il y a aussi des règles de commande publique il nous faut respecter. Sachez que nous avons adressé à chacun de ces industriels des lettres d'intérêt pour ma très notre intérêt quant à la diversification de notre parc de Canadair. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Thierry Liger. - Thierry Liger : Merci. Cette question s'adresse aux ministre de l'Economie, et des Finances.
Je vous adresse cette question en tant que nouveau député, en remplacement de Véronique Louwagie, mais aussi en chef d'entreprise. Le sujet des carburants est une question récurrente dans cette assemblée. Tant il est prépondérant à tout instant pour nos concitoyens et acteurs économiques.
La situation au Moyen-Orient a fait que ces prix ont atteint des sommets aujourd'hui. Nous n'avons aucune visibilité sur ce qui va se passer dans les mois à venir. Cette hausse affecte des entreprises dans leur activité.
Mais elle prend aussi de plein fouet...
Et ce sont les salariés de ces entreprises qui prennent cette hausse de plein fouet. Certains d'entre eux font quelques dizaines de kilomètres pour venir travailler. Ce ne sont pas des privilégiés, ce sont des rouleurs comme vous le dîtes.
Mais pourtant, ils ne sont pas éligibles ni aux annonces que vous avez fait de 50 EUR, ni aux chèques énergie. Ces annonces que vous avez faites sur la transition vers l'électrification est une bonne chose mais c'est une solution de moyen terme. Aujourd'hui, il nous faut une solution en urgence pour la France qui travaille.
Notre groupe a fait deux demandes : l'une qui est une totale transparence sur les excès des fiscalités liées à l'augmentation des prix sur le carburant et la deuxième, que cet excès soit directement redistribué à la pompe en diminution des prix auxquels bénéficie notamment cette France qui travaille. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Maud Bregeon. - Maud Bregeon : Merci.
Monsieur le député, je souhaite vous souhaiter la bienvenue dans cet hémicycle. Je vais commencer par vous répondre sur les Français qui travaillent et les entreprises en difficulté. Nous avons fait le choix d'aides ciblées vers les secteurs les plus exposés car, derrière, ce sont des emplois donc, des salaires.
Nous avons mis en place ces aides pour le mois d'avril. Nous les avons prolongées et amplifiées pour mai et je pense aux aides pour les agriculteurs et les pêcheurs qui ont été augmentées. Ensuite, pour les Français qui subissent de plein fouet ces augmentation des prix à la pompe, nous avons décidé d'aider les plus précaires, 3 millions de Français qui pourront recevoir une aide correspondant à une baisse de 0,20 EUR.
La lumière a été faite par mon collègue. L'Etat ne s'enrichit jamais sur le dos d'une crise. Le surplus fiscal est malheureusement amplement compensé à la baisse par une baisse de croissance, de consommation et la baisse des taux d'intérêt. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Davy Rimane. - Davy Rimane : Merci. Je m'adresse à la ministre des outre-mer.
Le Premier ministre a annoncé 6 milliards d'euros de nouvelles coupes budgétaires. Mais il n'a pas précisé qui devrait se serrer la ceinture. Mais c'est la politique sociale du logement ultra marin.
Pourtant, on attend toujours des nouveaux logements. Je ne savais pas qu'il était coutume de tirer sur un système déjà bringuebalant. En Martinique, acheter des produits basiques coûte presque deux fois plus cher que dans l'Hexagone.
A Mayotte, aller à l'école est un luxe qu'un enfant sur huit n'a pas. Dans le même temps, on vient désormais polluer les côtes guyanaises. Je vous demande de la transparence.
A hauteur de combien comptez-vous amputer le budget des outre-mer ? Nous avons besoin d'outils de lutte contre la vie chère. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Naïma Moutchou. - Naïma Moutchou : Merci. Je vais être transparente.
Le budget des outre-mer pour l'exercice précédent a été renforcé de plus de 1 milliard supplémentaire par rapport à avant. C'est un choix politique fort que nous avons fait en soutien car les défis sont nombreux, sur le logement, la vie chère, la lutte contre les sagaces. 80 % des crédits votés en matière de logement sont aujourd'hui disponibles.
Nous avons délégué 55 % des enveloppes territorialisées. Avec instruction de les consommer rapidement pour qu'on puisse voir sortir de terre ces logements. Sur la ligne budgétaire unique, c'est un pilier essentiel et structurant.
Evidemment, je continuerai à tenir informée la représentation nationale Un amendement a été déposé pour abonder cette ligne. L'enveloppe est portée à 6,7 millions d'euros. Ce sont 2 millions supplémentaires.
Nous continuons avec des actions ciblées. Nous préparons le plan 3 avec des actions prioritaires. L'argent c'est aussi le nerf de la guerre.
Vous avez évoqué celles qui arrivent sur les côtes guyanaises. Nous sommes vigilants. Dans le plan, nous prévoyons la possibilité de mettre en place une gouvernance locale spécifique en Guyane en fonction de l'évolution du phénomène.
C'est un point prioritaire pour nous. Je vous tiendrai informé des suites. - Yaël Braun-Pivet : Davy Rimane ? - Davy Rimane : Je tiens à rappeler qu'au moment où on parle, c'est moins 60 % annoncés pour la Guyane.
Mais un coup d'arrêt. Leur présence est déjà sur les côtes guyanaises. Nous avons des difficultés au niveau de la pêche locale.
On attendra plusieurs réponses. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La séance des questions est terminée.
Antoine Léaument