Les Partis Pris : "Un 'Puy du Fou de gauche', vraiment ?", "Quand les milliardaires nous sauvent ...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place au parti prix. Nous rejoindre Routel Crièv pour la politique, François Langlais pour l'économie, Abdou Shelmani pour l'international et c'est vous qui commencer route avec d'une certaine manière la bataille culturelle qui revient au cœur du champ politique puisque François Ruffin dit "Il nous faudrait un puit du fou de gauche allusion au parc d'attraction cher à Philippe Deviller et ça fait débat c'est le moins qu'on puisse dire." Oui.
Alors, faire un pit de fou de gauche, bah c'est une bonne idée de communication. La preuve, c'est qu'on en parle. Est-ce que sur le fond c'est une idée qu'il faut retenir ?
C'est discutable. Euh, rappelons effectivement d'où vient cette idée. C'est François Ruffin qui en lançant sa campagne là en ce moment avec son mouvement Debout euh lance un S d'idées et il était à Nant la semaine dernière devant des artistes et il a développé cette idée pour contrer le récit inspiré par Philippe Deviler mais qui est maintenant devenu très populaire, il faut le dire.
Attention, le puit du fou, c'est 3 millions de spectateurs. Lui-même, il reconnaît allé avec ses enfants. Euh donc c'est le deuxème parc d'attraction en terme de fréquentation en France et puis qui a des qui a qui a qui a une aura internationale, hein.
Donc c'est c'est quelque chose qui est assez intéressant. Mais alors François fin dit "C'est en gros l'histoire revue par l'extrême droite et donc nous il faut qu'on fasse l'histoire vue par la gauche." Alors au passage Nicolas Deviler qui est le fils de Philippe Deviler qui est maintenant le vrai patron du parc d'attraction dit "Surin le pitfou n'est ni de droite ni de gauche.
C'est universel. En réalité on peut pas nier que c'est quand même un spectacle à la gloire des contre révolutionnaires et de la monarchie. Mais pourquoi pas ?
Et la question c'est d'où ça doit venir et de qui ça doit venir ? Est-ce que ce sont les politiques qui doivent guider la l'art ou est-ce que ce sont les artistes ou peut-être les historiens sur les conseils des historiens ? Écoutez François Ruffin, je veux qu'on ait notre récit qui traite de l'esclavage, qui traite de nos pages sombres et de nos pages de lumière.
Et je pense qu'on doit voilà porter l'idée qu'on doit avoir un pu du foot de gauche. Bon allez, je balance la formule comme ça. Et quelque part, je sais que vous accueillez Thomas Joli.
Je considère que ce qu'il a fait au moment des Jeux Olympiques, ce que a été les Jeux Olympiques a constitué en partie pour moi sur une journée à puit du foot gauche. Alors, sur le moment, on peut être intéressé, on peut se dire euh François Rupin montre qu'il y a euh qu'il a la conscience que les Français, y compris et peut-être surtout ceux catégories populaires, ont besoin d'avoir un récit national, une épopée, des repères et c'est pas honteux et on peut les mettre en scène. Euh, d'ailleurs au passage, il est opposé à la théorie de de Jean-Luc Mélenchon sur la Nouvelle-Fance. vous savez, il lui dit au contraire, c'est une c'est un découpage de la France en segment et cette nouvelle France de Mélenchon, elle est elle se base sur elle est elle se fonde sur une base aussi spatiale que raciale.
Donc euh sur le fond, moi je mais sur la méthode, je reste dubitative. Effectivement, le spectacle de Thomas Joli au Joo a été salué, mais il a aussi été très critiqué. Euh et puis la différence, c'est qu'il n'émanait pas d'un politique, c'était un artiste qui avait revu l'histoire de France à sa façon.
Parce que en fait, si on considère que le puit du fou fait un usage idéologique de l'histoire ou bien même commet des erreurs, alors il faudrait faire la même chose. Euh monter un grand spectacle qui met en valeur les uns et oublie les autres, un projet d'abord mu par un projet politique plutôt qu'historique et artistique. Bah, c'est un peu contradictoire.
D'ailleurs, des historiens s'insurgent et ils disent "Laisser l'histoire aux historiens, c'est déjà la première règle." et ne ne l'instrumentalis ne l'instrumentalisons pas à des fins politiques des historiens plutôt classés à gauche he c'est le cas de Nicolas même s'il s'en défend mais il est chroniqueur à l'humanité je crois oui et franchement ça m'a ça m'a intéressé ça m'a ça m'a surprise hein parce que tout de suite il a dit c'est le niveau zéro de la réflexion ça carrément il y a eu beaucoup de réflexions sur le rôle de l'histoire en société qui permettent d'être moins primitif dommage que la la gauche se coupe des discussions de front de fond donc très sévère et puis un autre le médiévice William Blanc euh qui a dit "Mais ça sera toujours un truc imposé d'en haut auquel tout le monde devra adhérer." Et comment on construit le récit ?
Sont les politiques qui jouent constamment leur réélection. Certains moments vont du passé qui seront trop chauds pour être abordés vont être enterrés. D'autres événements vont être mis en valeur.
En gros, l'extrême droite, l'extrême gauche, la droite ou la gauche manipulera entre guillemets l'histoire. Et il donne des exemples qui inquiètent. Par exemple, on va faire passer Jean d'Ar pour une femme de gauche, les sorcières comme les premières féministes.
Bah tiens, ça tombe bien parce qu'en vérité, c'est déjà le cas chez les décoloniaux. Il ils réécrivent déjà allègrement l'histoire eux aussi à leur façon. Et c'est vrai qu'on a déjà ce cas-là.
Par exemple, les sorcières décrites comme des féministes, c'est un classique d'être des coloniaux et des féministes. Donc, on voit bien comment l'histoire peut être instrumentalisée ou trompeuse. Et ces historiens veulent garder la démarche scientifique, remettre chaque personnage dans son contexte. chaque événement dans sa jeunèse et dans sa complexité et ils ont raison.
Mais les historiens, vous allez me dire eux aussi, ils ont une sensibilité politique, ils ont une forme de biais. Mais c'est vrai. Oui, bien sûr, ils ont des opinions aussi.
L'important, c'est de lire plusieurs historiens pour être une d'avoir une culture la plus large possible et de se et de se de se faire sa culture. Et ça est pas seulement un seul historien. Euh d'ailleurs, il y en a un autre, Arnaud Faussier, euh qui lui appelle à mener la bataille culturelle dans le spectacle vivant et qui a d'ailleurs donné un peu cette idée du pu du fou de gauche.
Euh ce qui compte, c'est que les politiques ne pensent pas réécrire l'histoire pour reconquérir les électeurs. Leur parler des véritables problèmes, ne pas les taire, ne pas les cacher sous le tapis du politiquement correct, c'est bien plus utile. Et d'ailleurs, François Ruffin dans cette galaxie de gauche et de l'extrême gauche est celui qui en a le plus conscience parce qu'il a parfois fait des pas de côté par exemple sur la sécurité ou sur d'autres sujets.
Et le fait qu'il évoque cette idée de d'histoire nationale aussi d'une certaine façon c'est pas très bien vu en général mais à chaque fois il se reprend pour revenir dans le rang et pas être trop blacklisté. Donc c'est toujours assez décevant quand même à la fin. Bon, c'est vous connaissez Gramchi.
Gramchi, c'était un intellectuel marxiste qui disait "Le combat se gagne d'abord sur la culture, sur les idées, sur le récit du monde." Écoutez, moi j'ai fait mes études d'histoire dans une université [rires] à gauche qui était juieux et genre en histoire et ben on étudiait pas François Furé considéré comme étant de droite. que j'ai lu de mon côté de la révolution révolution qui je considère qu'en France on a quand même tendance à être très très caressant avec la révolution française avec des horribles personnages comme Robespierre donc il y a déjà une hégémonie j' dire d'une lecture de gauche qu'on retrouve moi j'ai à la fac moi justement je voulais aller à Juux justement pour me confronter c'était extrêmement intéressant parce que mes profs repéraient que j'avais quand même j'éis allé lire l'interdit et ensuite si on fait ça un puis du fou j'espère qu'il y aura le pomier de la yatalor roménie à Neufle Château en dessous duquel il se tenait.
Il faisait exprès de de se mettre là au moment où les intellectuels arrivaient et d'avoir dans le spectacle Sartre Beauvoir fou en pamoison qui voyait cet homme de cétait limite grandi sous son pomier en train de prier et et avec cet amour de l'anti-impérialisme qui partageait tous. J'espère qu'on aura des séquences comme ça dans ce cas-là. Ah c'est pas sûr hein. [rires] Je croyais que jeais parler des heures sombres.
C'est le problème. C'est tout le problème. C'est tout le problème.
Je sais pas, je vois les choses un petit peu différemment. Enfin, je comprends bien ce qu'il a voulu dire. Oui.
Oui. Oui. C'est pour ça c'est intéressant.
Font que la gauche se réapproprie l'identité nationale. C'est pas exactement. Non mais enfin c'est comme ça que je le lis connaissant RF enfin l'écoutant.
Oui c'est pour ça que je dis ça. C'est vrai. Et et de ce point de vue vous avez raison de faire le parallèle enfin l'opposition avec Mélenchon et Mélenchon nous propose une France dont les fondations sont mouvantes.
C'est même ça son projet hein. C'est que ces frontières elles-mêmes frontières culturelles sont très poreuses. Et là RF nous dit le contraire et parce qu'on ne peut qu'être admiratif devant ce qu'a fait la famille de Villier de du Puis du fou.
Il y a il y a là quand même un lieu reconnu par les Français et où l'histoire nationale. Alors on peut critiquer, c'est vrai que les débats entre scientifiques auront toujours lieu. C'est pas exact tout à fait.
Peu importe sur le plan symbolique, c'est formidable. Un spectacle, c'est sub un spectacle, c'est subjectif. Voà, c'est symbolique.
C'est c'est mais c'est pas les politiques qui doivent le faire. C'est des artistes qui doivent décider de relire l'histoire et de nous raconter un peu partie de l'histoire avec du talent. On imagine mal que lui veuille le construire.
Enfin, je ne sais pas. Mais mais en tout cas, il prétend pas le construire lui-même, hein. Mais appel à le faire me paraît euh assez révélateur de de de quelque chose d'intéressant à gauche, c'est-à-dire la nécessité de se réancé.
Bah, c'est pas mal. Et et et le récit national grand public parce que à nous ça raison. C'est vrai que souvent euh la gauche, on peut pas dire qu'elle soit minoritaire en ce qui concerne les récits de l'histoire académique, universitaire, les travaux de recherche.
Mais là, on parle de grand public, 3 millions de visiteurs par an. Depuis du faux est un spectacle grand public et ça effectivement la gauche pour l'instant n'a pas été capable de faire la danse des sep voiles au peuple. François, votre parti prix économique quand les milliardaires et les milliardaires étrangers nous sauvent de l'influence chinoise, vous nous parlez de ce qui est en train de se passer à la Fnac d'Arti.
Oui, notre chevalier blanc pour rester dans la métaphore moyen-âgeuse, euh c'est-à-dire le chevalier blanc contre les Chinois, il est tchèque. En effet, c'est pas un français, c'est un tcheck. Daniel Kretinski qui déclenche une OPA sur Fnac d'Arti qui est un groupe de distribution qu'on connaît évidemment très bien et dont il est déjà actionnaire à hauteur de 28,5 %.
Alors si le Tè sort son carnet, oh je je je marque un refusez [rires] refusez monsieur je marque un temps d'arrêt. C'est parce que le deuxième actionnaire du groupe, l'allemand s'économie qui possède lui 21,9 % de Fnac d'Arti est en passe de devenir chinois. C'est un méga groupe de distribution chinois JDCOM qui euh il y a quand même quelques 900000 salariés qui est en passe de racheter justement ce séconomie.
Euh et le risque au fond c'était qu'un chinois devienne le deuxè actionnaire de Fnac d'Arti et et Fnac d'Arti étant l'un des premiers distributeurs de produits culturels en France et singulièrement des livres. une perspective qui inquiétait quand même notamment à Bery. Bon, on ne connaît que trop la la censure chinoise.
Bien sûr, si d'aventure le chinois avait pris le contrôle de la Fnac, est-ce qu'il aurait distribué tous les livres ? Est-ce qu'il aurait distribué par exemple des livres critiques sur la Chine, des livres sur Taiïwan ? Quand on sait que Pékin considère que c'est évidemment une province du pays, est-ce qu'il aurait pas tenté de remiser ces ouvrages là ?
C'est une vraie question. idem avec Darty dont on pouvait craindre que euh il ne devienne une tête de pont pour les les les machines d'électroménager euh chinoise. Merci avait d'ailleurs enjoint un JDCOM de se tenir tranquille en disant "OK, vous arrivez par le jeu euh des mécanismes de rachat mais pour autant vous n'intervenez pas ni dans la stratégie ni dans la la conduite du groupe." Fnac d'Arti restera donc européen et c'est tant mieux. groupe de 10 milliards d'euros de chiffres d'affaires, 1500 magasins qui se portent pas si mal pour un groupe qui est encore dans la vieille économie, c'est comme ça qu'on l'appelle.
Il envisage néanmoins de se séparer de nature découverte qui n'a pas tenu ses promesses. Quant à Daniel Kretinski, il consolide ses positions en France avec cette affaire-là. Positions qui sont déjà très significatives.
Récemment, il a racheté le groupe Casino qu'il est en train de restructurer. Il en a cédé une partie. Il est aussi devenu l'un des principaux actionnaires de Total Energie.
à hauteur de 4 % en contrepartie d'actifs des centrales à gaz qu'il a apporté euh à l'énergéticien. Il possède aussi bien sûr le groupe d'édition. C'est l'un des principaux éditeurs français.
Il y a pas qu'en France où il est actif, il a aussi racheté la poste royal britannique figurez-vous Royal Mel et le groupe de distribution métro. Entrepreneur de 50 ans qui a débuté ses affaires il y a une vingtaine d'années en reprenant des centrales à charbon et en les faisant fonctionner. Il est il est d'ailleurs toujours propriétaire de centrales à charbon en France.
Il s'est diversifié évidemment et développé au point de constituer une fortune personnelle de quelques 10 milliards d'euros. Donc vous dites merci monsieur Kinski. Oui, écoutez, c'est une bonne chose que l'Europe reste au capital majoritaire de cette affaire-là parce que il y a un enjeu de souveraineté, de stratégie culturelle et de ce point de vue, c'est heureux.
Il est aussi dans la presse et d'une façon non interventionniste qui est à souligner hein. Il a des des journaux et c'est intéressant. Amnous, votre parti prix international, c'est presque une fable.
Tel qui croyait prendre quand les initiatives contre l'extrême droite numérique se retourne contre ceux qui les qui les mènent. C'est extraordinaire ce qui devait être effectivement un outil pédagogique pour sensibiliser les jeunes de 11 à 18 ans contre le racisme, les dangers de la radicalisation. En ligne s'est transformé en des plus spectaculaires retours de flammes de l'histoire récente de la communication gouvernementale.
J'allais rajouter, c'est heureux. Amélia, la méchante gothique que vous voyez à l'écran aux cheveux violets censé incarner le mauvais choix idéologique, donc l'extrême droite, est devenue une écô héroïne ironique de communauté conservatrices et anti-immigration à travers le monde. C'est un carton plein mais pour l'autre camp.
Alors, c'est vraiment d'abord il faut retenir une chose, c'est que édifier la jeunesse, ça marche jamais. Et là ça c'est c'est Ah non, ça marche jamais. Éduquer la jeunesse.
Non, édifier la jeunesse. Éduquer oui, édifier jamais. Petite nuance.
Les adolescents étant les plus vulnérables face à la propagande en ligne et bien il a été les instances compétentes, comme on dit, on demandait à la société Patways un jeu interactif pour les aider à combattre le grand méchant raciste. Padway a donc proposé un jeu, un roman visuel interactif, en gros pour ceux qui s'en souviennent, les jeux dont vous êtes le héros. Et vous avez Charlie, un étudiant britannique blanc et exclusivement blanc, vous avez pas le choix mais vous pouvez choisir son sexe.
Alors on dit son genre. Alors Charlie peut être un homme ou une femme mais par contre son pronom restera yelle. De toute façon, ça commençait mal.
Donc le récit va se dérouler à travers six scénarios qui sont proposés à Charlie version y à chaque fois mais en cheveux longs en cheveux courts. Ou à chaque fois on va lui proposer trois choix. Euh genre euh est-ce que euh tu veux participer au non à une manifestation ?
Est-ce que tu veux ou pas ouvrir cette vidéo avec plein de warnings ? Genre attention danger ne l'ouvre pas. Bon moi j'ai 13 ans, je l'ouvre hein comme tout le monde hein, je trouve ça normal mais voilà pour complexifier la ch bah non mais comme tous les ados hein, nous avons tous été ados.
Pour complexifier les choses sur son chemin, il va trouver la fameuse Amélia, camarade de classe d'extrême droite et c'est elle qui va tenter de l'influencer sur ses mauvais choix. Alors quand on je veux bien qu'on revoie Amélia parce qu'on va tous se mettre d'accord. Donc Amélia est donc une jeune fille gothique aux cheveux violets qui porte une robe rose, un kélier raducou et aborde un petit grain de beauté charmant sous l'œil.
Cette combinaison stylistique à vous en doutez je pense pour tous ceux qui nous regardent provoquait une certaine forme de dissonance cognitive. Quand on la voit comme ça, bah Amélia, elle ressemble à exactement l'esthétique progressiste urbaine et confirmiste d'aujourd'hui. C'est que le violet c'est la couleur ph.
Vous pensez pas du tout à l'extrême droite en la voyant. Évidemment, les commentaires sur les réseaux sociaux ont été extraordinaires. Attends, tu me dis qu'ils ont fait de la mignonne e girl la raciste.
Est-ce qu'ils comprennent comment fonctionne internet ? Un autre ajoute : "Ils ont transformé le personnage raciste en une figotte attirante avec un adorable grain de beauté sous l'œil. On dirait qu'on avait un infiltré parmi nous à un moment donné ou encore Amélia devait faire peur, elle est devenue à même.
Le souci c'est qu'Amélia a suscité non pas le dégoût, non pas le mépris, mais l'intérêt finalement du grand public. Et oui, leur propre jeu s'est retourné contre eux. Et alors, rajoutons à ça l'autre grande erreur, c'est que Amélia est donc d'extrême droite et sur quoi est-ce qu'elle milite ? sur l'immigration, sur la crise du logement et sur l'identité britannique.
Et l'un de ces crimes, c'est de proposer au pauvre Charlie de l'accompagner à une manifestation pour défendre les valeurs britanniques. Oh, trembler, pauvres gens. Donc ça c'est quand même un problème, c'est que pour la majorité des gens aujourd'hui à travers le monde, que ce soit l'immigration, la crise du logement ou les valeurs identitaires nationaux ne sont pas considérées comme d'extrême droite, mais plutôt de valeurs conservatrices qui sont de plus en plus partagé et tout est dans la manière dont on les défend.
Oui. Et puis c'est absence d'empathie, c'est-à-dire comment vous voulez contreargumenter euh contre à une doctrine politique si vous n'y comprenez rien ? Si vous pensez que vraiment alors conservatrisme, peur, xénophobie, racisme, tout ça dans le même panier.
Et puis évidemment hein, euh nombreux utilisateurs britanniques puis très vite suivis par les conservateurs du monde entier ont adopté Amélia comme le symbole de résistance contre eux ce qu'ils perçoivent comme un gouvernement autoritaire qui criminalise les préoccupations légitimes sur l'immigration. d'identité nationale, vous avez Amélia est devenue en quelque sorte la mascotte de la résistance de 10D même que le jeu était censé promouvoir dit un internaute. Un autre ajoute "C'est amusant que nous n'ayons même pas eu à créer une mascotte pour les Britanniques.
Un groupe de gauchistes incompétents nous a offert ce même. Pas mieux, toujours pas." Et en plus, il y a autre chose, c'est qu'elle est devenue un symbole de une dérivewellienne.
C'est ce qu'on entend beaucoup du gouvernement K Stermer. c'est que même moi j'ai j'allais regarder le jeu, j'ai quand même été choquée. Vous avez des avertissements récurrents dans le jeu qui apparaissent qui vous disent "Attention, ce contenu que vous allez ouvrir va être dangereux." Donc il y a une forme de criminalisation, d'opinion politique que moi, c'est mon rapport aux interdits créer des tabous finit toujours par se retourner contre vous et l'impression désagréable mais persistante qu'on demande quand même à des gamins entre 11 et 18 ans d'aller dénoncer leurs camarades qui ne pensent pas comme eux.
Et ça aussi c'est espèce de délation euh toute soviétique. Moi ça me dérange aussi. Donc quand même cette histoire dit quelque chose, c'est que le fossé entre élite et culture populaire se creuse de plus en plus.
C'est comment des gens ont pu penser que Amélia allait faire titre "Oh mon dieu ! Voilà un personnel d'extrême droite, c'est complètement délirant. Euh la possibilité du débat sur l'immigration, l'instrumentalisation des institutions éducatives.
Et c'est là où je vous dis c'est pas la même chose d'éduquer que d'édifier. Maintenant là, c'est du formatage idéologique. Pour moi, c'est pas du tout éduquer.
Ça veut dire apprendre aux gens l'esprit critique. Et si vous faites bien votre boulot, et ben je déteste cette expression, mais les gens pensent bien et pas mal. Par contre, édifier, vous êtes sûr euh que la transgression va les amener sur l'autre rive.
Et donc, Amélia, la gothique aux cheveux violets, restera dans l'histoire d'Internet comme le symbole involontaire de l'échec du gouvernement à contrôler le récit. Et ça, c'est une sacrée bonne nouvelle. il aura beaucoup été question de récit euh et d'identité euh mais je pense qu'on en a encore pour longtemps.
Merci à vous trois pour ces parties prix.
François Ruffin