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interviewEurope 1 — Le grand rendez-vous· 5 juillet 2026 49 min

Le grand Rendez-Vous avec Charles Rodwell, éputé Ensemble Pour la République des Yvelines, Membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur non identifié

Europe 1. Son invité, Charles Rodouel. 10h11h. Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Pierre Devineau.

0:12
Présentateur

Bonjour à tous et merci d'être fidèles au Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour Charles Rodouel.

0:17
Charles Rodwell

Bonjour, merci pour votre invitation. C'est votre Grand Rendez-Vous ce dimanche. Vous êtes député ensemble pour la République des Yvelines et membre de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale. Ce dimanche, grand meeting d'Edouard Philippe en campagne depuis 2021. L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron promet de la sueur et une règle d'or budgétaire. Allez-vous vous inscrire dans ces pas ou attendez-vous autre chose ? C'est aussi aujourd'hui que se tiendra une seconde marche pour Louis. 17 ans, recueillement mais aussi colère de tous ses parents qui, dans des cas différents, sont des victimes de dysfonctionnement, des services, des enquêtes et de la justice.

Comment mettre fin également à l'hyperviolence en France ? Nous parlerons de l'immigration. Pourquoi ce qui est voté au niveau européen a tant de mal à être voté ou envisagé même en France ? Et le budget 2027 arrive bientôt. Va-t-on avoir autant de mal qu'avec le budget 2026 ? Vous êtes l'un de ceux, et c'est rare aussi, à évoquer une dose de capitalisation dans les retraites. Pour évoquer tous ces sujets ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos, bonjour Stéphane. Bonjour. Et Mathieu Bocoté, bonjour Mathieu. Bonjour.

Ce dimanche est un jour important dans la course à la présidentielle, car c'est le jour où Édouard Philippe tient son meeting qu'il veut personnel devant 5000 personnes à l'Adidas Arena de Paris. Alors c'est tout à l'heure à 14h, vous avez le temps d'y aller Charles Redouagne.

1:34
Invité

Oui, mais je ne serai pas à cette réunion publique organisée par Édouard Philippe. Alors déjà, je tiens à reconnaître une chose à Édouard Philippe, à Gabriel Attal, à Bruno Rétaillot, c'est qu'enfin, chacun de ces candidats appelle aujourd'hui au rassemblement de nos forces. C'est heureux parce que ce n'était pas le cas il y a déjà plusieurs semaines, et aujourd'hui on voit, malgré les nuances entre les différents candidats, une volonté commune de nous rassembler.

2:00
Charles Rodwell

Mais pourquoi n'allez-vous pas au meeting d'Édouard Philippe ?

2:03
Invité

Je suis convaincu d'une chose, c'est que le rassemblement est absolument crucial pour la droite et le centre, mais que le rassemblement seul ne suffit pas. Nous avons besoin de bâtir ce rassemblement sur un projet de rupture, sur un projet nouveau, sur un projet politique radical.

2:20
Charles Rodwell

Et Édouard Philippe n'incarne pas la rupture avec Emmanuel Macron ?

2:23
Invité

Alors ça, je ne sais pas, j'écouterai son projet politique tout à l'heure lors de son discours. Vous l'écoutez, mais vous n'irez pas. La raison pour laquelle je n'y serai pas, c'est que depuis maintenant plusieurs semaines, j'écoute les hommes et femmes politiques qui se présentent sur vos plateaux de télévision, à la radio, qui ont publié des livres, des essais, des écrits. Et je crois qu'il y a un homme politique qui, depuis plusieurs semaines, présente un projet radical, un projet nouveau et que j'ai envie d'accompagner dans son aventure, s'il est candidat. C'est Bruno Le Maire.

2:56
Charles Rodwell

Bruno Le Maire.

2:57
Invité

Et si Bruno Le Maire...

2:58
Charles Rodwell

L'homme qui a creusé la dette avec Emmanuel Macron.

3:00
Invité

L'homme qui a creusé, peut-être, mais collectivement, parce que je crois que c'est une responsabilité collective. Peut-être. Il n'est pas candidat. Il n'est pas candidat. Corrisez-moi, vous le propulsez à l'avancée, vous ne le savez pas candidat. Je note une chose, c'est que Bruno Le Maire, depuis maintenant plusieurs semaines, est revenu sur la scène politique avec un projet politique nouveau et de rupture, avec des idées extrêmement fortes qui correspondent, à mon sens, au grand moment de bascule que connaît notre pays. Je ne sais pas s'il sera candidat. Je ne le sais pas pour une raison, c'est que je pense qu'il n'a pas pris cette décision.

3:35
Charles Rodwell

Vous faites celui qui ne s'est mis. Est-ce que vous n'êtes pas celui, justement, qui le propulsez ? Est-ce qu'il n'y a pas, justement, un plan, j'allais dire, de communication bien établi pour que Charles Rodouel, un beau dimanche, au grand rendez-vous Europe 1 C News Les Echos, annonce la candidature de Bruno Le Maire ?

3:48
Invité

Écoutez, je vous dis les choses assez clairement. Je ne sais pas s'il sera candidat, parce que je pense que lui-même, sa décision n'est pas prise. Mais il y a une chose que je sais, c'est que s'il était candidat, s'il est candidat, je le soutiendrai pour l'élection présidentielle.

4:02
Intervenant

Vous appelez au rassemblement, et là, vous nous annoncez un candidat de plus comment allez-vous faire le rassemblement du bloc central, avec Édouard Philippe, Bruno Rotaillot, Gabriel Attal, la machine est lancée. Tout est fait. Comment ça va s'arrêter ? En fait, je suis convaincu. Comment ça va s'arrêter ? Ils vont du jour au lendemain nous dire, finalement, je suis moins bien placé, je vais me retirer. Mais personne n'y croit, ça, M. Rodouel.

4:24
Invité

Alors, la première des choses, c'est que je n'ai, moi, à titre personnel, aucune leçon de rassemblement qui peut m'être objectée, parce qu'il y a maintenant quelques jours, nous avons fait adopter à l'Assemblée nationale une loi fondamentale pour renforcer la sécurité des Français, qui est la loi que nous avons portée en mémoire de Philippines. Ce n'est pas une victoire personnelle, c'est une victoire collective de toutes les forces de la droite et du centre, qui vont de Marc Fénaud, du Modem, jusqu'à Bruno Rétaillot, des Républicains, en passant par Gabriel Attal, Bruno Le Maire, Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu.

Toutes ces hommes et toutes ces femmes ont travaillé ensemble pour porter cette proposition de loi au service de notre pays, ce qui prouve bien que le rassemblement de nos forces politiques est complètement possible, à une condition, c'est que nous portions un projet nouveau et radical pour ce pays.

5:15
Intervenant

Et ce n'est pas le cas avec Édouard Philippe, parce qu'il s'est exprimé, encore dans mon journal cette semaine, on connaît ses idées. Avec la règle d'or, on connaît ses idées. Pour vous, il fait...

5:26
Invité

J'écouterai ses propositions tout à l'heure. Elles sont connues, ses propositions, oui. Moi, en tout cas, les propositions que je connais...

5:30
Charles Rodwell

J'écouterai, mais votre choix est fait. C'est ça qui est assez amusant.

5:34
Invité

Mais je vais vous expliquer pourquoi. Oui. Pour deux raisons. Je pense que la France, comme dans d'autres moments de son histoire, est un moment de bascule historique. Elle a connu d'autres de ces moments dans les 3000 ans de l'histoire de notre peuple. Je crois que nous sommes dans un de ces moments-là. Il y a au moins deux grandes bascules qu'on le connaît aujourd'hui. Une première bascule qui est une bascule démographique. Avec un, le vieillissement de la population. Deux, l'immigration de masse en France depuis maintenant plusieurs décennies. J'entends beaucoup de candidats parler d'une immigration choisie.

Je suis convaincu pour ma part que choisir l'immigration n'est pas tant l'enjeu de cette élection présidentielle que de réduire et de réduire massivement l'immigration vers la France. Il n'y a qu'un moyen de réduire massivement les flux migratoires vers la France. C'est un référendum sur l'immigration. Bruno Le Maire porte le référendum sur l'immigration. Deuxième grande bascule. Je m'arrêterai là. Deuxième grande bascule, c'est une bascule politique, technologique, industrielle et économique. Aujourd'hui, la France et l'Europe font face à une succession de crises qui, selon moi, les mettent face à un mur et à un danger existentiel.

La crise climatique, l'agression technologique de la part des Etats-Unis, l'agression industrielle et économique de la part de la Chine, les grands défis que nous posent par exemple les GAFAM. Et face à des grands enjeux comme celui-ci, je pense qu'il est urgent et fondamental de refonder le projet européen que nous avons bâti depuis maintenant près d'un siècle. C'est la raison pour laquelle je soutiens la proposition de Bruno Le Maire sur la fédération de six Etats-nations de refonder le projet européen sur un bloc de six Etats pour faire face aux grands enjeux du XXIe siècle auxquels la France et l'Europe sont confrontés.

7:25
Intervenant

Alors, deux questions. La première, vous avez parlé d'une rupture, non seulement un projet radical, mais un projet de rupture. Alors, vous me corrigerez, mais vous êtes dans la majorité, vous êtes dans le bloc central qui soutient le pouvoir depuis une dizaine d'années. Avec quoi voulez-vous rendre de vous-même ? Premier élément. Deuxièmement, là, vous avez piqué ma curiosité, une fédération de six Etats, donc vous êtes pour une forme de fédéralisme européen à petite échelle ?

7:49
Invité

Première question. Nicolas Sarkozy était ministre d'État, ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac. Ça ne l'a pas empêché de rompre avec Jacques Chirac pour être élu président de la République en 2007. Deuxième des choses, je suis un anti-fédéraliste au premier degré. La fédération de six Etats-Nations que nous proposons, c'est quoi ? Le projet européen a été bâti au milieu du XXe siècle, après deux guerres mondiales qui ont failli conduire à l'extinction du continent européen.

Et le choix historique qui a été fait après la Seconde Guerre mondiale, c'est que les peuples germaniques, français, italiens, espagnols, tous les autres, ont décidé de se mettre autour de la table pour bâtir un projet de paix plutôt qu'un projet de guerre. C'est une première dans l'histoire de l'humanité. Et ça a été un succès politique, malgré les difficultés absolument extraordinaires. Ce que je constate aujourd'hui, c'est face aux enjeux nouveaux auxquels nous faisons face, face aux grands enjeux du XXIe siècle, l'Europe à 27 est en état de mort cérébrale. Nous avons besoin de refonder le projet européen sur six peuples, six grands Etats qui garderont leur souveraineté.

Je suis gaulliste, je défend une conception.

9:00
Charles Rodwell

On sort de l'Union européenne ? Non. Comment on fait pour mettre fin ? Si vous dites que c'est en mort cérébrale, ça veut dire que les 27 ? On bâtit une Europe à plusieurs vitesses. Comment ?

9:07
Intervenant

Ça, c'est pas assez sûr. Cette idée a déjà été évoquée à plusieurs reprises, ça n'a jamais fonctionné.

9:12
Invité

Mais qui est le seul homme politique aujourd'hui, de toute la classe politique, à proposer cette refonte à plusieurs visières ?

9:18
Charles Rodwell

Je veux bien, on peut proposer, mais comment on fait ? Quel est le modus operandi ? Vous savez très bien qu'il y a des textes constitutionnels et des textes européens qui verrouillent, qui cadenassent cette volonté.

9:29
Invité

Le seul moyen de financer la révolution technologique dont l'Europe a besoin pour résister à la pression des Etats-Unis, de la Chine et des autres grandes... Vous ne me répondez pas, Charles-Lard. Je vous réponds très directement.

9:40
Charles Rodwell

Vous ne me répondez pas. Vous dites, voilà ce que l'on propose.

9:43
Invité

Je vous répondrai si vous me laissez parler.

9:45
Charles Rodwell

Non, c'est pas ça. Qui a la clé du cadenas ?

9:48
Invité

Je reprends mon raisonnement. Face à la révolution technologique auxquelles nous faisons face, nous avons besoin de financer massivement cette révolution technologique et industrielle. Le seul moyen de le faire, l'union des marchés de capitaux. Mettre en commun des compétences fiscales et des compétences liées à notre puissance financière. Qui est prêt ? Il n'y a que 6 Etats européens aujourd'hui qui y sont prêts. Ce sont ces 6 Etats qui doivent bâtir cette fédération d'Etat-nation pour financer l'indépendance technologique de nos peuples et donc l'indépendance politique.

10:19
Charles Rodwell

Mais ça ne me donne pas la clé de la sortie de l'Union européenne pour bâtir une fédération à 6 Etats ou à 7 Etats. Tout l'inverse. La France seule s'expose à 10 Etats européens. Donc on reste dans l'Union et on reste plutôt à 6.

10:30
Intervenant

On refond d'une partie de l'institution sur la base des 20 autres pays. Une Union à plusieurs vitesses, c'est ça ? Tout à fait. Question toute politique, cela dit, sachant par ailleurs que pour l'instant, à moins que je ne me trompe, je ne vous entends pas l'appel profond du pays pour que Bruno Le Maire arrive à la manière de sauveur, peut-être, mais je ne l'ai peut-être pas entendu. Est-ce que je me trompe si je dis que pour l'instant, vous dites Bruno Le Maire pour ne pas avoir à choisir ceux qui sont vraiment candidats pour l'instant ? Vous vous donnez un peu de temps à rendre allié quelqu'un d'autre ?

10:53
Invité

Je vais vous dire peut-être une chose grave pour Jou, Mathieu Bocoté. J'accompagne Bruno Le Maire depuis 2014, en tant que militant, puis en tant que responsable de département, puis en tant que conseiller, où j'ai eu l'honneur de servir mon pays aux côtés d'un homme qui, face aux crises, en sortie de crise Covid, face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, face à la crise énergétique, a su prendre des décisions exceptionnellement difficiles pour permettre à notre pays et à notre économie de tenir. Je l'ai vu dans ce moment. Je finis sur ce point. Je finis sur ce point. Une pause et on vous retrouve dans un instant. La loyauté, c'est comme l'or, en temps de crise, ça prend de la valeur.

Je pense que la semaine que nous venons de voir passer confirme pleinement cette maxime. Je serai à ses côtés dans les combats politiques qui viennent.

11:43
Charles Rodwell

Merci pour cette réponse courte et on reprend la discussion dans un instant. Toujours avec Charles Rodouel, député des Yvelines, député ensemble pour la République, qui nous a dit qu'il n'irait pas au meeting d'Edouard Philippe aujourd'hui, mais qu'il l'écouterait. Et pour ceux qui n'étaient pas là dans ce premier quart d'heure d'émission, il soutient Bruno Le Maire, qui n'est pas encore candidat pour différentes raisons. Deux choses importantes concernant cette élection présidentielle qui arrive dans moins d'un an maintenant. D'abord, les dates. Les dates, 18 avril et 2 mai.

La date du second tour a suscité beaucoup de réactions puisque le second tour est organisé au lendemain de la fête du travail, journée traditionnellement marquée par les manifestations syndicales. Alors, il y a un silence médiatique qui est toujours imposé le 1er mai, toujours un jour avant une échéance électorale. Qu'est-ce que vous pensez de cette stratégie de mettre un second tour le 2 mai ?

12:52
Invité

Je pense surtout qu'il n'y avait que des mauvaises dates parce que l'alternative, c'était de fixer les deux tours de l'élection présidentielle en pleines vacances qui auraient empêché les Français de partir en vacances et qui auraient peut-être eu un impact électoral également. La Constitution nous impose un calendrier très précis pour organiser l'élection présidentielle et l'année prochaine, manque de pause, si je puis dire. Toutes les dates étaient mauvaises et je pense que la date qui a été retenue est la moins mauvaise des solutions qui étaient sur la table.

13:21
Charles Rodwell

Même s'il y a un risque d'influence, bien sûr, notamment à gauche ou j'allais dire très, très à gauche lors des célébrations du 1er mai ?

13:28
Invité

Je pense honnêtement que nos règles de silence médiatique sont suffisamment claires pour être mises en application de manière stricte.

13:34
Charles Rodwell

Rien n'empêchera les slogans, les cortèges, les messages politiques alors qu'on devrait être en silence médiatique.

13:40
Invité

Je vois bien la question qui est posée. Je pense que nous aurions aujourd'hui le même débat si les deux tours de l'élection présidentielle avaient lieu en plein milieu des vacances des Français.

13:50
Charles Rodwell

Donc vous ne pensez pas que c'était une stratégie du chaos ?

13:53
Invité

Je ne crois pas. Enfin, honnêtement, je ne crois pas à cette stratégie ou à cette théorie.

13:57
Intervenant

Alors, quand on vient le temps de définir le sens de la présidentielle, vous nous dites, par exemple, une élection historique à cause du changement de peuple entraîné par l'immigration de masse, à cause de la révolution technologique, certains dans votre camp disent que le véritable enjeu de la présidentielle, c'est empêcher les extrêmes, comme ils disent, d'arriver au pouvoir. Est-ce que pour vous, des gens comme le RN de côté ou LFI, vous me direz si vous voulez distinguer, sont les extrêmes ou il s'agit d'options politiques que les Français peuvent choisir légitimement ?

14:22
Invité

Je pense que cela fait maintenant trop d'élections qui sont considérées comme des élections par défaut par une partie de la population française. Et je pense que bâtir un projet politique sur le rejet des extrêmes ou des forces populistes de ce pays nous conduira à la catastrophe et c'est la raison pour laquelle je veux soutenir, moi, un projet de radical et de rupture. Je prends un exemple. Je pense qu'une grande part de l'élection présidentielle va se jouer sur la question de l'identité française et de la culture française.

Et je regrette que les forces politiques républicaines et modérées de ce pays aient refusé d'affronter ce combat peut-être par peur, peut-être par naïveté, à mon avis avec beaucoup de lâcheté et qui ont laissé le combat de l'immigration et de l'identité et de la culture française aux deux forces populistes que sont l'extrême gauche et l'extrême droite dans notre pays.

Et c'est la raison pour laquelle, fort des propositions que j'essaye de porter depuis maintenant plusieurs années, je voudrais que nos forces politiques et que mon parti replacent l'identité française, l'identité nationale et l'immigration au cœur de notre projet politique parce que nous avons une vision apportée qui, à mon sens, est irréconciliable avec l'affrontement identitaire que certaines forces politiques de notre pays préparent pour la France.

15:40
Intervenant

Quand tout à l'heure vous disiez Edouard Philippe et Gabriel Attal et d'autres personnalités de votre camp politique portent l'idée qu'il faut une immigration choisie, plus d'immigration de travail, moins de regroupement familial, pour vous, ce n'est pas à la hauteur du problème. Ça ne répond pas à la question qui est posée.

15:58
Invité

Vous voyez, moi, je suis franco-britannique et tous les jours, je vois les méfaits de l'affrontement identitaire à l'œuvre dans mon second pays et les conséquences que cet affrontement identitaire a sur l'effondrement de la société britannique. et c'est ce que je ne veux pas pour mon pays, la France. La France n'en est pas, je suis juste sur ce point, la France n'en est pas absolument pas au stade du Royaume-Uni pour deux raisons. Parce que, un, nos dynamiques démographiques ne sont pas les mêmes.

Deuxième des choses, parce que nous avons bâti des outils, la laïcité, nos valeurs républicaines, une part de nos institutions qui nous ont permis de ne pas nous retrouver jusqu'à présent dans la situation du Royaume-Uni. Moi, je défends une vision universaliste de l'identité de la culture française. Si nous voulons pouvoir porter cette vision dans les mois, dans les années qui viennent et non pas une vision identitaire de notre pays, nous n'avons pas d'autre choix que de réduire les flux migratoires entrant en France et sur le continent européen.

C'est la raison pour laquelle le projet politique, à mon avis, que nous devons porter pour la France est un projet fondé sur une immigration massivement réduite, fondée uniquement sur le travail pour répondre aux besoins de notre nation. Elle implique deux choix politiques majeurs. Premier choix politique, organiser l'immigration de travail à travers une politique drastique de quotas. Deuxième des choses, assumer d'assicher les autres voies d'immigration, l'immigration pour soins, l'immigration familiale, l'immigration au lieu au droit d'asile qui doit redevenir un vrai droit d'asile et non pas un dévoiement. Quatrième point, l'immigration illégale.

17:38
Intervenant

Est-ce que cette politique ne va pas se heurter à une réalité démographique ? C'est-à-dire qu'il y a de moins en moins d'enfants qui naissent en France, la population vieillit et donc il y a des besoins aujourd'hui de main-d'oeuvre, vous parlez de l'immigration de travail, mais qui vont être manifestement massifs dans les années à venir.

17:52
Invité

La question de la natalité est absolument cruciale pour l'avenir de notre nation. Relancer la natalité d'un pays prend une à deux générations, à savoir entre 25 et 40 ans. La question que je pose, c'est qu'est-ce qu'on fait pour les 25 ans qui viennent ? Je propose deux choses à cela. La robotisation massive d'une part de notre économie et deuxièmement, la réduction massive de nos flux migratoires fondée sur une chose, l'immigration de travail qui répond strictement et uniquement à nos besoins. Cela veut dire deux choses. Un, les quotas drastiques et deux, l'assèchement de tous les autres flux

18:32
Intervenant

migratoires

18:32
Invité

entrants vers la France.

18:34
Intervenant

Je vous entends, je comprends parfaitement que vous souteniez un Bruno, mais j'ai plutôt l'impression avec vos positions que vous êtes plutôt de la tendance Retailleau que le maire. Qu'est-ce qui vous éloigne par exemple de Bruno Retailleau qui est candidat à la présidentielle ? Vos propos, je n'ai pas remarqué, à moins que je me trompe, je n'ai pas remarqué de grandes différences entre ses propos et les vôtres. Qu'est-ce qui fait en sorte que vous embrassez la candidature d'un homme qui historiquement a eu un autre créneau alors que vous avez votre homme en ce moment qui est aussi un Bruno ?

18:57
Invité

Alors la question des Bruno est bien posée. Ne comptez pas sur moi pour à titre personnel critiquer l'action de Bruno Retailleau pour une raison simple. C'est que si nous avons pu adopter la loi Philippine à l'Assemblée nationale et au Sénat, c'est notamment parce que lorsque Bruno Retailleau était ministre de l'Intérieur qu'il l'a inscrite, qu'il l'a portée avec moi et avec les autres groupes parlementaires qui soutiennent et qui soutenaient à l'époque l'action du gouvernement. Donc ne comptez pas sur moi pour adresser une critique personnelle à Bruno Retailleau. Mais je ne vous évitez pas, je sais tout le temps pourquoi vous ne vous mariez pas politiquement ?

Eh bien, je vous réponds très clairement, nous avons tout pour, de renaissance jusqu'aux Républicains, nous rallier autour d'une seule candidature. Je souhaite que la future majorité parlementaire et présidentielle soit bâtie sur l'union de la droite et du centre. Comment est-ce qu'on arrive à une seule candidature ?

19:49
Intervenant

On en parle depuis des mois et des mois, mais comment est-ce qu'on départage les trois candidats qui aujourd'hui sont déclats ?

19:55
Invité

Deux choses. Un, les dynamiques de rassemblement et pour le coup, je le répète, je ne veux rien dire

19:59
Charles Rodwell

sur les dynamiques de rassemblement, Charles. Regardez bien la dynamique de rassemblement au bloc central. Regardez le comité de liaison qui était en fait un comité fantoche entre Edouard Philippe et Gabriel Attal qui ne fonctionne absolument pas. Vous avez là deux candidats qui sont dans deux couloirs de nage totalement hermétiques, qui se tirent la bourre pour employer un langage familier et qui l'un l'autre, on sent bien, ne lâcheront rien jusqu'à la dernière minute.

20:23
Invité

Il y a deux ans, Pierre de Villeneuve, la droite et le centre étaient dans une opposition frontale avant la dissolution et le pari qui a été fait, c'est que la droite et le centre puissent gouverner ensemble pour le bien du pays. Première étape qui nous a permis de bâtir cette union à partir du moment où nous gouvernons ensemble aujourd'hui, sous la primature de Michel Barnier, de François Bayrou, de Sébastien Cornu, il n'y a aucune raison que nous présentions des candidats.

20:49
Charles Rodwell

Donc, vous remerciez Laurent Wauquiez d'avoir tendu la main à Edouard Philippe en appelant Bruno Retailleux à se retirer ? Moi, ce que je remercie, c'est les candidats

20:58
Invité

qui sont déjà déclarés, qui, il y a six mois, expliquaient qu'ils n'avaient des projets politiques qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres et qui, aujourd'hui, expliquent qu'il va falloir qu'on se rassemble. Déjà, une bonne première étape. C'est ce qu'il dit

21:08
Intervenant

sur le papier, mais en attendant, quand on les voit à l'œuvre... Et comment on fait ? Alors, M. Drodel, comment on fait pour choisir un seul candidat ?

21:15
Invité

Alors, moi, d'autant plus simplement, et j'en avais d'ailleurs, j'avais évoqué la proposition déjà chez Europe 1 et chez CNews et je vous remercie de m'avoir invité la dernière fois pour cela aussi. Moi, j'étais un ardent défenseur de la primaire. Il y a une primaire fondée sur trois piliers et je pense que ces trois piliers idéologiques... Elle n'aura pas lieu. La tête de père en place de la primaire... Ces trois piliers idéologiques doivent être les trois piliers qui fondent notre candidature commune à l'élection présidentielle. Premier pilier logique, un pilier libéral. Baisser les dépenses, notamment les dépenses sociales pour baisser massivement les impôts.

Deuxième pilier, un pilier éminemment pro-européen. Et c'est la raison pour laquelle je soutiens la candidature, s'il était candidat de Bruno Le Maire parce que je suis convaincu que nous avons à refonder le projet européen. Vous êtes sûr que vous ne tentez pas de Bruno, franchement. Mathieu a raison. C'est pas le bon Bruno. Une politique qui refonde totalement notre politique régalienne.

22:06
Intervenant

Vous ne répondez pas à ma question. Non, à la mienne non plus. Comment on fait ?

22:09
Invité

Un, le rassemblement de nos forces politiques, c'est en cours. Deuxième des choses, la proposition justement de fait porter d'un projet politique de rupture fondé sur ces trois piliers. Je ne peux pas être plus clair

22:19
Charles Rodwell

pour répondre à votre question. Alors, répondez juste à la question que vous avez habilement éludée sur Laurent Wauquiez. Est-ce que vous trouvez, est-ce que ça vous arrange finalement qu'il ait tendu une main à Edouard Philippe en laissant de côté Bruno Retailleau, en lui disant déjà même de peut-être se retirer ?

22:36
Invité

Dans ce rassemblement, nous n'aurons pas d'autre choix que de rassembler tout le monde qui va grosso modo du modem jusqu'à Bruno Retailleau, la droite et le centre. Et vous allez réconcilier

22:46
Charles Rodwell

Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau ?

22:48
Invité

Je pense que le conflit personnel entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau n'est pas le grand enjeu de cette élection présidentielle et que nous aurons besoin de tout le monde et de toutes ces forces politiques qui devront se rassembler sur un projet politique fondamental qui est celui que j'ai exprimé à l'instant, un projet libéral, un projet pro-européen et un projet qui assume de réduire massivement l'immigration.

23:09
Charles Rodwell

C'est une façon très britannique de répondre, Charles-Rochel. Je vous remercie, mais c'est ma réponse. Je s'imagine bien. On se retrouve dans un instant dans le Grand Rendez-Vous.

23:16
Locuteur non identifié

Suite du Grand Rendez-Vous

23:29
Charles Rodwell

avec Charles Rodouel, député EPRD des Yvelines et membres de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale ce dimanche particulièrement endeuillé. Ce n'est pas une, mais deux marches qui ont eu lieu ce week-end pour Louis. Mort à 17 ans, symbole de cette France que Laurent Oberton avait qualifiée de France orange mécanique, tabassée, laissée pour mort avec des agresseurs filmant la scène comme pour laisser un trophée. Les auteurs sont cinq jeunes, dont trois mineurs. Hier, marche à Carcassonne à l'initiative de la famille du père.

Ce dimanche, à Narbonne où la mère et la tante appellent à une récupération politique, appellent tous ceux qui veulent protester contre cette violence à venir se joindre. Alors, si vous n'allez pas au meeting d'Edouard Philippe, est-ce que vous allez marcher avec eux ?

24:13
Invité

Ce qui est certain, c'est que j'adresse une... J'ai écouté hier le papa de Louis et la tante aussi qui s'est exprimée et j'ai un sentiment évidemment de solidarité extraordinaire vis-à-vis de cette famille par rapport à la douleur qu'elle exprime et qu'elle ressent et le combat qu'elle mène. et en fait, pourquoi est-ce que je l'exprime ainsi ?

C'est que la mort de Louis comme celle de Liana, comme celle d'Elias, me rappelle les moments qu'on a vécu sur ma circonscription après la mort de Philippine lorsqu'en septembre 2024, après son assassinat, son viol, son enlèvement, son assassinat par un migrant sous OQTF qui fait que le meurtre de Philippine est évidemment s'inscrit dans des circonstances très différentes de celui de Louis, de celui d'Elias, de celui de Liana. J'ai souvenir de ce moment assez extraordinaire où des milliers de Français sont venus se recueillir en silence avec la famille le jour de l'enterrement à la cathédrale Saint-Louis de ma circonscription.

Et après cela, le choix qu'on a fait, c'est de porter en fait ensemble toutes les forces politiques mais de manière transpartisane je ne vais pas faire de politique politicienne là-dessus. Non pas pour rendre justice à la famille de Philippine parce que jamais rien pourra lui rendre justice vis-à-vis de ce qui lui est arrivé mais pour essayer de faire en sorte que ce qui est arrivé à cette famille ne se reproduise pas ou se reproduise infiniment moins sur le territoire français.

Je pense que ce qu'on a fait dans ce moment-là, il faut qu'on le refasse dans ce moment qui est celui du deuil de Louis et de sa famille et qui suit également le meurtre de Liana et le deuil que vit sa famille tous ces meurtres sont très distincts les uns des autres mais ils ont ils traduisent une seule et même réalité c'est que la République aujourd'hui n'est plus en capacité de protéger

26:07
Charles Rodwell

Mais est-ce qu'on est dans une situation d'ensauvagement ? Mais c'est évident. Vous pourriez le dire au ministre de l'Intérieur Laurent Nunes qui réfute ce mot ?

26:16
Invité

Je pense que la question dans le sens littéral du terme de l'ensauvagement d'une part de notre société c'est une réalité qui saute aux yeux de millions de Français.

26:26
Charles Rodwell

Sauf au ministre de l'Intérieur ?

26:28
Invité

Il s'est justifié sur ses propos et vous pourrez l'inviter avec plaisir mais moi ce que je constate c'est qu'il y a évidemment...

26:33
Charles Rodwell

C'est parce qu'il ne peut pas reprendre le terme qui lui-même a été repris non seulement par certaines personnalités de droite mais aussi par Gérald Darmanin.

26:39
Invité

Mais je pense que Gérald Darmanin pour le coup a une lucidité totale sur la situation de notre pays qui conduit au meurtre de ses enfants et auquel on doit rapporter une réponse politique massive je pense aux textes qui sont prêts sur la protection de l'enfance sur les violences sexistes et sexuelles qui sont des textes évidemment auxquels j'apporterai un soutien

26:59
Intervenant

parce que nous avons

27:01
Invité

le devoir de mener ce combat de manière commune et républicaine pour apporter des réponses.

27:08
Intervenant

Chaque marche blanche évidemment nous émeut mais est-ce qu'au fond de vous-même vous n'en avez pas assez des marches blanches ? J'entends par là une forme de protestation silencieuse certes sous le signe de la dignité mais qui est surtout un symbole d'impuissance. Est-ce qu'on n'est pas rendu à un moment où les marches blanches qui s'accumulent sont autant de témoignages d'impuissance et derrière cela il y a une demande d'action véritable de l'État pour une forme de plus jamais ça sécuritaire ?

27:29
Invité

Je ne peux que vous parler de ce que je connais. Donc à partir du moment où on a porté nous ce texte en mémoire d'une autre victime de ce type de marche Il y a beaucoup quand même. Le processus a pris deux ans à Thibaut Cotter. Pourquoi deux ans ?

Parce qu'il a fallu préparer le texte avec le gouvernement battir une majorité parlementaire voir ce texte censuré une fois le texte qui était porté par mon feu collègue Olivier Marlex à qui je rend évidemment hommage On l'a redéposé On a obtenu un avis favorable du Conseil d'État On a affronté dans l'hémicycle toute la gauche qui, je le rappelle parlait de textes de déportation à instrumentaliser dans le débat public sur notre proposition de loi à instrumentaliser les camps de concentration à expliquer que l'honneur de la République c'était de régulariser et non pas d'enfermer les terroristes sous OQTF Les Français je pense que le savent mais c'est à ça à quoi on fait face dans l'hémicycle aujourd'hui On a adopté cette proposition et cette proposition elle sera mise en application à la rentrée de septembre Deux ans pour légiférer c'est exceptionnellement long c'est difficile mais on y arrive parce qu'on peut tout à fait à mon avis respecter l'État de droit respecter nos libertés publiques tout en renforçant massivement la sécurité des Français c'est ce que ce texte fait Je ne suis pas responsable de textes sur le texte de la protection de l'enfance qui va être porté à l'Assemblée nationale J'ai toute confiance dans les collègues qui travaillent dessus et ils doivent savoir que moi parmi d'autres nous soutiendrons à 100% ces initiatives parlementaires

29:07
Intervenant

M. Rodwell vous parlez de légiférer c'est très bien on vote des textes on vote des lois mais ce qu'a montré l'affaire Liana c'est que les textes même s'ils sont votés ou ils sont en vigueur ne sont souvent pas appliqués il y a un gros problème de mise en oeuvre des textes de loi et de fonctionnement de la justice c'est ce qu'a montré l'affaire Liana et comment est-ce qu'on règle ce problème voter des textes à l'Assemblée c'est très bien mais si la justice si l'administration ne suit pas il ne se passe rien

29:31
Invité

alors j'ai deux choses à dire très claires sur ce point première des choses il y a eu des défaillances mais il est trop facile pour la classe politique de rejeter 100% de la faute sur les magistrats et sur les forces de l'ordre c'est indigne de se comporter ainsi parce que dans chacune de ces affaires il y a aussi des failles réglementaires et législatives dont nous avons la responsabilité donc vous soutenez les magistrats

29:52
Charles Rodwell

dans leur front

29:53
Invité

contre Gérald Darmanin évidemment que non mais la chose qu'il y a eu des fautes commises par les magistrats dans cette affaire mais rejeter 100% de la faute sur les magistrats et sur les forces de l'ordre comme le font une partie de la classe politique et pour moins

30:07
Charles Rodwell

je repose ma question Gérald Darmanin a raison de sanctionner ou en tout cas vouloir sanctionner Gérald Darmanin a évidemment

30:13
Invité

une raison de saisir une enquête administrative interne pour déterminer les dysfonctionnants et prendre les sanctions adéquates

30:18
Charles Rodwell

mais la seule chose

30:20
Invité

que je voulais dire c'est que rejeter la faute uniquement sur les magistrats et nous dédouaner et faire semblant que nous sommes nous totalement irresponsables dans ce type d'affaires alors qu'il y a des manquements dans la loi et dans les textes que nous portons ce serait irresponsable deuxième des choses les moyens nous avons doublé le budget du ministère de la justice et nous avons recruté des milliers de magistrats mais oui nous sommes au milieu du guet tout simplement parce que il y a moins de magistrats par habitant en France que dans les autres pays européens quel est le mammouth dans la pièce pourquoi ne pouvons-nous pas recruter plus de magistrats parce que chaque année lors du budget qui est présenté à l'assemblée on serre la vis du budget de l'état donc on assèche le budget de la transition écologique d'une partie du budget de l'école d'une partie du budget de la santé d'une partie du budget de la justice d'une partie du budget de la sécurité pour compenser l'explosion des dépenses sociales et donc moi j'accuse très clairement d'hypocrisie et de mensonge ceux qui vous disent qu'on peut à la fois augmenter le budget de l'école de la justice de la sécurité de la transition écologique et en même temps dire qu'on peut revenir à la retraite pas à 60 ou à 62 ans ces gens sont des hypocrites et sont des menteurs parce qu'on ne peut pas faire les deux en même temps

31:35
Intervenant

comment est-ce qu'on réduit la dépense sociale vous êtes partie d'une majorité qui soutient un gouvernement qui n'a pas réduit la dépense sociale qui l'a plutôt augmenté et les derniers budgets c'était pas du tout c'est les coups de rabot que vous venez de mentionner sur certains budgets de l'état mais il n'y a pas eu de réduction de la dépense sociale du tout

31:53
Invité

alors chaque année depuis que je suis élu député avec mon ami Guillaume Casbarian et nos amis je dirais libéraux nous déposons toute une série d'amendements budget après budget notamment pour réduire la dépense sociale lors du dernier budget nous avons déposé des amendements pour réduire ces dépenses de 23 milliards d'euros à votre avis sur ces amendements il y en a combien qui ont été adoptés ? zéro zéro pourquoi ? parce que vous avez une majorité de députés à gauche et au rassemblement national qui refusent de baisser la dépense sociale vous m'avez parlé tout à l'heure des 1000 milliards d'euros

32:27
Intervenant

je peux me permettre dans votre majorité il y a aussi des gens qui refusent de réduire la dépense sociale

32:32
Invité

je pense qu'on va parler de la capitalisation dans un moment qui est la force politique qui sur ces 50 dernières années a créé un mécanisme de retraite par capitalisation c'est nous à travers la loi PACTE qui a créé les plans d'épargne retraite en début de premier quinquennat d'Emmanuel Macron qui a mené des réformes difficiles comme la réforme des retraites qui depuis a été suspendue ça m'amuse qu'on dise que Bruno Le Maire est responsable de toute l'explosion de la dette n'empêche que depuis qu'il n'est plus ministre on a fait sauter la réforme des retraites on a augmenté la dette de 300 milliards d'euros et on a augmenté on a fait exploser les impôts sur les entreprises moi je veux bien que toute la responsabilité

33:10
Charles Rodwell

est restée aux affaires il n'y aurait pas eu 285 milliards d'euros de plus ? avec des si je pense qu'on peut mettre Paris ou la France en bouteille

33:17
Invité

mais il y a une chose dont je suis sûr c'est que si Bruno Le Maire avait été ministre de l'économie des finances maintenant la réforme des retraites n'aurait jamais sauté ça j'en suis absolument convaincu

33:24
Charles Rodwell

elle n'aurait pas été suspendue

33:25
Invité

mais tout simplement pourquoi est-ce que cette réforme a été suspendue

33:29
Charles Rodwell

pardonnez-moi de m'étonner

33:29
Invité

pourquoi est-ce que cette réforme a été suspendue parce que vous avez une majorité du domicile qui réclamait la suspension de cette réforme des retraites qui réclamait la suspension de la réforme des retraites toute la gauche et le rassemblement national ce sont les mêmes qui vous expliquent aujourd'hui qu'il faut plus de moyens pour la transition écologique plus de moyens pour lutter contre la canicule plus de moyens pour les climes plus de moyens pour les policiers plus de moyens pour les professeurs plus de moyens pour les soignants plus de moyens pour les magistrats tous ces gens-là réclament plus de moyens et pourtant ont abattu la réforme des retraites et veulent revenir à une retraite à 60 ou à 62 ans ces gens-là mentent aux français parce que prendre ces décisions s'ils sont élus dans moins d'un an fera exploser la caisse à cause de l'explosion des dépenses sociales qui seraient liées à ce type de mesures donc je reviens à mon point sur la réduction de la dépense sociale nous n'avons pas d'autre choix que de changer de modèle de protection sociale notamment lié aux retraites vive la retraite par capitalisation pour protéger tous les français notamment les plus modèles

34:33
Intervenant

c'est ce qu'il a expliqué dans mon journal cette semaine mais tant mieux qu'il y ait du monde qui soutienne la retraite

34:39
Invité

par capitalisation

34:39
Intervenant

est-ce qu'il n'y a pas un lien aussi mais peut-être aidez-vous le faire entre la réduction de la dépense sociale et la réduction de l'immigration est-ce que fondamentalement l'immigration ne pèse pas très très très lourdement sur la dépense sociale en France certains ajouteraient peut-être aussi des dépenses des sociétés moins cohérentes moins sécuritaires est-ce que la réduction de l'immigration n'est pas la clé dans tout ça ?

34:57
Invité

c'est précisément le travail c'est précisément le travail que je suis en train de mener actuellement aux commissions des finances nous menons une mission pour évaluer le lien entre l'immigration illégale en l'occurrence et son coût notamment pour nos dépenses publiques et nos dépenses sociales et même légales peut-être nous rendrons nos conclusions dans quelques semaines parce que je pense que toute la lumière mérite d'être faite sur ce point et là encore c'est un combat que nous n'avons pas à laisser au rassemblement national ou je ne sais qui c'est un combat de transparence que nous devons mener pour les français et pour tous les français qui nous écoutent et qui nous regardent

35:33
Charles Rodwell

une question puisqu'il y a les questions effectivement des moyens pour la justice et puis il y a aussi les questions humaines dans l'affaire Liana une rencontre a été prévue entre Sébastien Lecornu et la mère de la petite Rosa qui a affirmé avoir été violée une cinquantaine de fois par le même suspect que dans l'affaire Liana comment est-ce que vous comprenez que le premier ministre ait annulé cette rencontre sans la motiver je ne connais pas

35:59
Invité

l'agenda du premier ministre en l'occurrence mais je connais bien et personnellement Sébastien Lecornu depuis plusieurs années maintenant je sais l'empathie qui est celle du premier ministre je suis convaincu qu'évidemment il recevra la famille de Rosa j'ai évidemment comme je vous le disais tout à l'heure une pensée mais vraiment extrêmement émue pour cette famille et je suis évidemment convaincu que ce temps d'échange sera prévu je crois que l'échange est nécessaire mais qu'il n'est pas suffisant et que notre rôle de responsable politique comme je vous l'ai exprimé il y a quelques minutes c'est de prendre des mesures radicales pour assurer la protection des français et notamment celle de nos enfants

36:40
Charles Rodwell

suite du grand rendez-vous dans un instant restez bien sur CNews et sur Europe 1

36:44
Locuteur non identifié

pour la santé 10h-11h le grand rendez-vous européen avec les échos et CNews Mathieu Bocoté Stéphane Dupont Pierre De Villeneau

36:54
Présentateur

dernière partie du grand rendez-vous avec notre invité le député EPR Charles Rodwell la cour d'appel

37:01
Charles Rodwell

rendra mardi sa décision concernant Marine Le Pen quelle sera votre réaction si elle était empêchée à nouveau de se présenter à la candidature de la présidence de la république

37:11
Invité

l'éligibilité ou l'inégilibilité de Marine Le Pen est un enjeu démocratique absolument majeur pour notre pays puisqu'elle est aujourd'hui à la tête d'une force politique qui représente des millions de français donc cette décision n'est absolument pas neutre en revanche les magistrats les juges qui auront à prendre de cette décision prendront cette décision sur la base de lois qui ont été votées par les parlementaires y compris par les parlementaires du rassemblement national pour renforcer toutes les mesures de contrôle liées à l'inéligibilité et liées à la question de l'exécution provisoire et donc cette question de l'inéligibilité au nom de Marine Le Pen est une question démocratique fondamentale mais ce n'est pas une question qu'à mon avis il faut adresser aux juges c'est une question qu'il faut adresser aux politiques qui a écrit la loi sur la base de laquelle le juge prendra sa décision décision évidemment que je ne connais pas mais

38:15
Intervenant

vous conviendrez d'une chose c'est le ragot de Paris pour l'instant tout le monde spécule sur ce que fera le juge et tout le monde convient d'une manière ou de l'autre que c'est une décision avec une forte subjectivité avec une forte charge politique le droit ici n'est pas évident

38:30
Charles Rodwell

en témoigne d'ailleurs un des juges lors du premier procès en première instance qui à l'encontre de l'un des prévenus pas Marine Le Pen l'un des prévenus a dit il n'y a rien dans le dossier contre vous mais ça me fait mal parce que c'est le RN si ça c'est pas de la justice politique pardonnez-moi

38:45
Invité

alors pour le coup je ne sais pas de quoi vous parler donc je pourrais pas répondre sur ce point la seule chose que je peux dire c'est que moi j'ai confiance dans la justice de mon pays je pense que la justice prend ses décisions sur la base de la loi qui a été adoptée par les parlementaires et sur cette question spécifique les parlementaires y compris ceux du RN mais les autres aussi ont adopté des lois très sévères sur le contrôle de l'action des hommes et femmes politiques notamment quant à leur éligibilité et notamment aussi quant à l'exécution provisoire qui est une question qui s'est posée dans le procès de Nicolas Sarkozy comme dans le procès de Marine Le Pen ce qui est certain c'est que nous ne pourrons pas éluder l'impact démocratique majeur de la décision qui sera prise quelle qu'elle soit parce que qu'on le veuille ou non et je suis un adversaire politique frontal du Rassemblement National et donc de Marine Le Pen alors justement je ne peux que constater justement

39:40
Charles Rodwell

vous êtes le même adversaire pour Jordan Bardella et le même adversaire pour Marine Le Pen quelle est la différence entre ces deux candidatures pour vous ?

39:47
Invité

le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'y a pas une seule journée où on ouvre la presse et on ne voit pas les bisbis et le conflit non mais ce n'est pas

39:54
Charles Rodwell

le sujet pour vous en tant que vous êtes un professionnel de la politique vous êtes jeune certes mais vous êtes un professionnel de la politique vous travaillez depuis 2014 au côté de Bruno Le Maire comment est-ce que vous regardez j'allais dire cliniquement ces deux candidatures l'une et l'autre est-ce que c'est la même chose pour vous ?

40:08
Invité

et pour moi ces deux candidatures sont les candidatures d'un seul et même parti qui est le Rassemblement National qui est un adversaire politique fondamental de la famille politique

40:18
Intervenant

il y a quand même des nuances entre les deux sur la question des retraites notamment ils ne sont pas sur la même position le mon qu'on peut dire c'est qu'ils ont un problème

40:24
Invité

à régler là-dessus

40:24
Intervenant

ça on est bien d'accord c'est pas deux candidats c'est pas deux candidats

40:27
Invité

ils n'auront pas expliqué aux français qu'on peut augmenter les moyens de la sécurité et de la justice et en même temps promettre aux français qu'on n'a pas la réforme des retraites ça je suis bien d'accord avec vous

40:34
Intervenant

ils ne sont pas deux candidats interchangeables qui disent exactement la même chose donc la question de Pierre est pertinente comment est-ce que vous aborderez une fois le verdict tombé l'un ou l'autre l'un ou l'autre

40:46
Invité

moi j'aborderai le combat politique tel qu'il est à savoir le parti politique aujourd'hui qui a rassemblé le suffrage de plus de 10 millions de français y compris de beaucoup de nos anciens électeurs parce que ces électeurs ont été déçus que nous ne portions pas une position courageuse sur des sujets fondamentaux qui affectent leur quotidien je les ai cités en début d'émission les questions régaliennes la question migratoire les questions d'insécurité et d'insécurité culturelle qui affectent leur quotidien nous avons un projet politique radicalement contraire à porter du rassemblement national mais il faut que nous replacions ces questions au coeur de notre projet politique pour le reste le conflit de personnes entre Bardella Le Pen Le Pen Bardella

41:33
Intervenant

c'est des divergences de fonds

41:36
Invité

moi j'aimerais comprendre ces divergences de fonds ce que je constate par exemple parce qu'on a beaucoup parlé pendant l'émission c'est que chacun d'entre eux propose d'abattre la réforme des retraites et chacun d'entre eux refuse catégoriquement de mettre en oeuvre un pilier de capitalisation qui est le seul moyen de financer

41:49
Intervenant

Bardella dit qu'il n'était pas fermé de la capitalisation J'aimerais connaître

41:53
Invité

dans ce cas là le projet politique jusqu'à preuve du contraire leur position est radicalement contre et je pense que le projet politique qu'il porte mettrait à terre tout le modèle de protection sociale que nous avons bâti pour notre pays c'est un vrai risque auquel sont exposés tous les français notamment les français les plus modestes

42:12
Intervenant

mais j'essaie de décrypter votre pensée dans votre groupe le groupe central souvent pour parler du RN ou du corps national on dit l'extrême droite de temps en temps on joue un peu du tambour antifasciste à vous entendre j'ai l'impression que pour vous vous me corrigerez si je me trompe le RN vous êtes contre assurément mais ce ne sont pas des extrêmes ce n'est pas un danger pour la démocratie c'est encore moins le fascisme donc vous me corrigerez j'ai l'impression que vous êtes contre eux comme vous seriez contre une autre force politique sans avoir besoin de jouer du tambour antifasciste je me trompe ?

42:39
Invité

alors j'ai des divergences de valeurs c'est-à-dire de principes qui me distinguent radicalement du RN je vous prends un exemple lorsque Jordan Bardella proposait d'interdire les postes à haute responsabilité aux binationaux de ce pays je pense que cette proposition a été perçue à juste titre comme un crachat au visage de millions de français de ce pays vous voyez moi il n'y a pas une semaine où dans ma circonscription à Guyancourt Montigny-le-Bretonneux Versailles ne me rend pas dans un commissariat dans un hôpital dans un EHPAD où vous avez des milliers de français issus de l'immigration ou binationaux qui y travaillent et qui y travaillent dur et qui sont d'immenses patriotes ces gens-là n'ont aucune leçon de patriotisme à recevoir de la part du Rassemblement National et de l'extrême droite en France première divergence fondamentale je dirais même irrévocable principiel entre les deux visions politiques que nous portons vis-à-vis de l'identité française la leur et je dirais identitaire la mienne est universaliste deuxième divergence irrévocable pardon mais la question les questions économiques et financières je ne fais pas partie d'un courant politique qui propose d'abattre la réforme des retraites et qui propose de refuser toute forme de capitalisation et qui propose d'envoyer notre système social dans le mur

44:02
Intervenant

vous parlez des accords politiques ici j'entends très bien mais j'ai l'impression est-ce que je peux aborder un dernier point qui est très important

44:10
Invité

on l'a vu lors de la canicule je suis élu député depuis 2022 depuis 2022 et je vous mets au défi et je vous offrirai une mug ou un magnum de champagne si je me trompe je vous mets au défi de me trouver quelle est la loi environnementale que le rassemblement national a voté depuis 2022 et la raison pour laquelle j'aborde cette question elle est double un parce que chaque français voit aujourd'hui les conséquences de la canicule et du changement climatique deuxième des choses et après je vous promets je vous rends la parole la question climatique

44:45
Charles Rodwell

dans les deuxièmes des choses on est à la 45ème des choses

44:48
Invité

la question climatique est infiniment et intrinsèquement liée à la question migratoire vous avez habilement plus la planète plus les vagues migratoires monteront vers l'Europe si vraiment nous voulons réduire l'immigration vers la France et vers l'Europe nous n'avons pas d'autre choix que de lutter contre le changement climatique et c'est la raison pour laquelle je vous m'opposerai la question climatique

45:10
Intervenant

s'il vous plaît à la radio on ne vous entend pas le RN c'est un adversaire sans le moins de redoutes est-ce que c'est un danger pour la démocratie

45:16
Invité

je précise votre question le rassemblement national fait partie du champ républicain

45:24
Intervenant

d'accord donc pour vous c'est un parti comme les autres vous êtes en désaccord mais c'est un parti

45:29
Invité

moment où vous avez 11 millions de français qui votent pour un parti qui représente des élus dans ce pays on ne peut pas considérer que ce parti est hors du champ républicain je vais même plus loin de la chubecter mais à partir du moment où vous avez des millions de français pardonnez-moi moi j'ai affronté LFI pendant des semaines dans l'hémicycle ne serait-ce qu'il y a quelques jours qui ont traité les propositions que je porte de textes de déportation textes qui sont liés à des camps de concentration et qui expliquaient qu'il fallait régulariser les terroristes plutôt que de les expulser

45:57
Charles Rodwell

et on n'a aucune poursuite et on n'a aucune poursuite vous remarquerez à part quelques saisies de l'article 40 mais on ne voit pas sur quoi ça dégoût

46:04
Invité

à partir du moment où vous avez un parti qui suscite l'adhésion de millions de français on a deux moyens de traiter la question politique soit on balance des arguments moraux et en l'occurrence sur les électeurs du rassemblement national on les traite depuis des décennies de fascistes de racistes de nazis mais la seule chose qu'on constate c'est que le vote pour le rassemblement national monte comme une vague irréversible dans notre pays soit on décide de s'attaquer à la racine du problème à la racine politique le rassemblement national apporte à mon avis des réponses négatives bien des réponses que je ne souhaite pas pour mon pays à des vrais problèmes une dernière question de l'insécurité les questions régaliennes migratoires ce sont des questions que nous devons replacer au coeur de notre projet politique parce que nous avons un projet politique massif à proposer sur ces questions mais la condition c'est de le replacer au coeur de notre projet politique

46:55
Charles Rodwell

une dernière question dans le JD News un proche du président de la république a déclaré que la fin de vie c'est son texte testament qu'est-ce que vous répondez à cela sachant que vous étiez un des rares à être contre ce texte

47:06
Invité

je suis complètement en opposition avec la légalisation de l'aide active à mourir d'abord parce que je pense que c'est une bascule anthropologique majeure qui n'est pas à négliger et c'est la raison pour laquelle je voterai contre ce texte dans un vote final deuxième des choses je pense que la légalisation de l'aide active à mourir portera atteinte au soutien que nous portons au déploiement des soins palliatifs dans notre pays j'en veux pour preuve que sous ma circonscription l'unité de claire demeure des soins palliatifs a fermé et que malgré le service extraordinaire de l'hôpital de la Porte Verte qui est mené chaque jour sur les questions des soins palliatifs nous avons réduit notre offre disponible de soins palliatifs ne serait-ce que sous ma circonscription et donc mon combat restera toujours le même priorité absolue au déploiement des soins palliatifs et un vote défavorable à l'aide active à mourir

48:05
Intervenant

une dernière question en 10 secondes un deuxième tour RN et Mélenchon vous votez comment ?

48:10
Invité

je serai 100% aligné entre mes paroles et mes actes la question s'est déjà posée pour moi

48:16
Charles Rodwell

bien

48:16
Invité

en 2024 lors de la dissolution on m'a donné le choix du Front républicain avec la France insoumise pour battre le rassemblement national j'ai refusé le Front républicain avec la France insoumise pour battre le rassemblement national parce qu'on ne combat pas le rassemblement national avec l'hérésie de l'alliance de la France insoumise je combattrai la France insoumise et le rassemblement national et c'est la raison pour laquelle nous avons besoin de nous rassembler autour d'un projet politique pour rupture rendez-vous

48:43
Charles Rodwell

c'est News les échos très bon dimanche