Affaire Lyhanna, guet-apens à Narbonne : Gérald Darmanin réagit
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
- Y.Goosz: Des propositions chocs sont mises en atmosphère. Il y a la castration chimique portée par B.Retailleau, la réforme de l'indépendance du parquet...
Abolir la loi Taubira de 2013 qui interdit au garde des Sceaux de donner des instructions individuelles, c'est vous qui le réclamez, G.Darmanin. Vous risquez de vous mettre toute une profession à dos. - M.Bouhafsi: G.Darmanin, vous êtes garde des Sceaux et ministre de la Justice.
L'affaire Lyhanna secoue le monde de la justice. "G.Darmanin a perdu la confiance des magistrats." Que répondez-vous au syndicat des magistrats? - G.Darmanin: L'affaire Lyhanna, l'affaire Rosa...
C'est une enquête demandée avant l'affaire Lyhanna par une petite fille qui a été violée un peu plus de 50 fois. Un médecin a démontré qu'il y avait eu des lésions anales. La justice met 9 mois, sans pouvoir conclure à une garde à vue ou la mise en détention provisoire éventuelle de monsieur Barella, ce qui a mené au viol et à la mort de cette petite Lyhanna.
C'est le violeur et le tueur qui en est le principal responsable, mais nous avons failli. - M.Bouhafsi: Vous êtes père de famille.
Vous vous placez du côté des Français? Les magistrats disent que c'est un Français comme les autres qui parle. - G.Darmanin: Je suis un homme politique, élu dans sa circonscription populaire.
Les Français ont besoin de justice et d'avoir confiance en leur justice. Si on n'a pas confiance, ce n'est plus un Etat. Il n'y a plus d'autorité de l'Etat.
Le ministre de l'Intérieur a sanctionné immédiatement deux gendarmes qui avaient manifestement mal fait leur travail, de manière conservatoire. Il faut attendre la fin des procédures. La gendarmerie nationale l'a accepté.
Ils manquent de moyens. Ils font un travail difficile. La majorité des gendarmes, comme les policiers, font bien leur travail.
Il en existe qui ne le font pas. Ca doit être sanctionné. Les médecins font en majorité très bien leur travail.
Ils peuvent faire des erreurs médicales et doivent être sanctionnés. Il est normal que l'on demande aussi, lorsqu'on voit que les magistrats ont pu, et lorsque c'est un rapport indépendant de magistrats indépendants qui démontre qu'il y a eu des fautes...
Ca a été rendu public. Il est normal de prendre des mesures conservatoires. Que le ministre de la Justice, dont la Constitution lui donne autorité sur le parquet, dise qu'en effet, une substitut n'est pas capable de mener des enquêtes sur les mineurs après le drame vécu, ça me paraît du bon sens. - M.Bouhafsi: Vous estimez que vous pouvez continuer à travailler avec des magistrats qui disent qu'ils n'ont plus confiance en leur ministre? - G.Darmanin: C'est un syndicat de magistrats qui le dit.
Je l'entends. Ils étaient en désaccord avec E.Dupond-Moretti pendant 4 ans.
Il leur a donné des moyens qu'aucun ministre de la Justice ne leur avait donnés. Il reste 10 mois dans le quinquennat du président de la République. On a des choses importantes à faire.
J'ai fait des prisons de haute sécurité, une lutte très forte contre le narcotrafic. Nous avons l'enjeu de la numérisation du ministère de la Justice. J'ai fait l'impôt à la source du ministère de la Justice.
On arrivera à faire cette dématérialisation. J'ai 10 mois pour le faire. J'ai négocié des crédits à la hausse pour les magistrats.
On verra dans quelques jours. Cette année, je suis à la tête du ministère de la Justice qui a le plus grand budget. Quand le président de la République est arrivé, il y avait 8000 magistrats.
Ils sont quasiment 10 000 aujourd'hui. - Y.Goosz: On a toujours 4 fois moins de procureurs que la moyenne européenne. - G.Darmanin: Former un magistrat, ça prend 4 ou 5 ans.
Les moyens mis par le président de la République dans la justice sont importants. Il faut continuer à le faire. Bien sûr qu'il y a des problèmes importants pour faire fonctionner les parquets, les tribunaux...
Je les visite quasiment tous les jours, toutes les semaines, comme les prisons. Ils font un travail très important. Ca n'empêche qu'il peut y avoir des erreurs individuelles.
Les magistrats peuvent faire des fautes individuelles. - A.Bégot: Ces syndicats disent que ça fait des années qu'ils alertent sur le manque de moyens, que vous reconnaissez, même si vous dites que vous avez mis des milliards.
Quand on manque de moyens, qu'on est débordé, ça peut arriver, de faire une erreur. - G.Darmanin: Il faut regarder le rapport tel qu'il a été publié.
Les gens ont très bien fait leur travail à Toulouse, gendarmes comme magistrats. A Auch, petite juridiction, il y avait 3 magistrats quand je suis arrivé comme garde des Sceaux. Les parlementaires et les syndicats m'ont demandé un 4e parquetier.
Je leur ai accordé. - A.Bégot: Il en faudrait 6, si on fait la moyenne nationale. - G.Darmanin: Il y a eu une augmentation de magistrats.
Il y a eu moins de plaintes au parquet d'Auch en 2025 qu'en 2024. Il y a eu moins d'affaires "poursuivables". - Y.Goosz: Il y a eu 120 % d'affaires en plus à Auch en 5 ans. - G.Darmanin: Le rapport est public.
Ce n'est pas moi qui l'ai rédigé. Il y a eu moins d'affaires en 2025 qu'en 2024 et plus de magistrats au parquet. Dans mes priorités de politique pénale, j'ai demandé la lutte contre les narcotrafiquants et la lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes.
Au parquet d'Auch, 72 plaintes concernaient les crimes contre des enfants. Pour la moitié, le parquet s'est dessaisi ou a classé sans suite. On peut prioriser.
On ne peut pas mettre des mois à demander un service d'enquêteurs, à des gendarmes, à relancer le gendarme pour demander pourquoi il n'a pas mis en garde à vue, s'ils ont bien fait les auditions...
Vous imaginez la maman qui a une fille qui vient témoigner de 50 viols? Cette gamine a moins de 10 ans. - A.Bégot: Aujourd'hui, elle se sent responsable de la mort de Lyhanna. - G.Darmanin: C'est une honte.
On doit s'excuser. Je l'ai fait au nom de l'institution. - M.Bouhafsi: On entend que vous êtes en colère contre ce syndicat.
Cette suspension était une mesure qui semblait attendue par les Français. Ce syndicat ne comprend pas. Vous êtes en colère contre eux? - G.Darmanin: J'ai constaté que la magistrature a fait un communiqué pour dire qu'il y avait eu des fautes mais qu'il ne fallait pas sanctionner.
Ils ne peuvent pas être les seuls à ne pas être sanctionnés. Si le ministre ne doit pas les sanctionner, qui les sanctionne? L'immense majorité des magistrats que je rencontre font un travail extrêmement difficile, avec des outils informatiques parfois dépassés.
Ils manquent de greffiers, d'enquêteurs. Ils arrivent à faire des choses extraordinaires dans quasiment toutes nos juridictions. Il existe parfois des gens qui font des fautes professionnelles.
Ca arrive, comme dans toutes les professions: chez les journalistes, les hommes politiques, les médecins, les gardiens de phare...
Ce serait contraire à l'esprit de notre démocratie s'il n'y avait pas de contrôle de ceux qui ont un pouvoir très important de mettre en garde à vue, en prison, de poursuivre au nom du peuple français...
La justice est rendue au nom du peuple français, pas au nom des magistrats. Les Français, par leurs parlementaires, parce qu'ils ont donné une Constitution à la France, ont donné au garde des Sceaux l'autorité sur les parquets. C'est une partie minime des syndicalistes, mais on est en démocratie.
Ils ont le droit de le dire. Ca ne m'empêchera pas de les recevoir et de discuter avec eux d'une augmentation de moyens. Ils me disent que je n'ai pas le droit de sanctionner quand il y a des fautes.
Que diraient les Français et le Parlement si je ne sanctionnais pas? - M.Bouhafsi: Vous avez évoqué une préhistoire numérique.
Quand la justice va-t-elle sortir d'une sorte de préhistoire numérique? 13 jours pour transmettre un dossier par La Poste dans l'affaire Lyhanna... - G.Darmanin: On aurait pu l'envoyer par mail ou par courrier.
Le téléphone existe depuis les années 70. Les mails peuvent fonctionner. - E.Eméyé: Pourquoi ça n'a pas été fait? - G.Darmanin: Le rapport évoque des dysfonctionnements graves.
Une fois qu'il est arrivé, on met quasiment 2 mois avant de saisir des services d'enquêteurs. Quand il s'agit de viol sur enfant, je ne pense pas que ce soit acceptable. Je ne suis pas dans la banalité du mal.
Au parquet d'Auch, il y a 30 % de délits routiers. Qu'on dise que ça passe après les viols sur enfants, ça me paraît du bon sens. - M.Bouhafsi: On vous a attaqué à l'Assemblée nationale.
Vous avez répondu qu'on ne connaissait pas votre histoire personnelle sur ce sujet. - G.Darmanin: Je ne suis pas là pour expliquer ce qui m'est arrivé à moi ou à ma famille, mais notre coeur se serre profondément quand on sait qu'il y a des viols et des morts d'enfants qu'on aurait pu éviter avec un meilleur fonctionnement du service public.
Je me sens aussi concerné. Si je m'engage à faire de la politique, si j'ai créé le 1er office de protection des mineurs, si j'ai triplé les effectifs des brigades de mineurs en France, si on a créé des endroits où on accueille les enfants quand ils sont petits...
J'ai connu des viols de bébés de quelques mois quand j'étais maire de ma commune. C'est le plus grand crime de l'humanité. Ca nous parle à tous.
On a tous une histoire. Je ne suis pas là pour faire du pathos. Les mauvais sondages, les contestations, les demandes, je les entends, mais ça ne me fera pas reculer sur le fait qu'on doit avoir un service de protection sur les enfants de ce pays.
Ce que nous faisons en ce moment...
Il y aura un avant et un après Lyhanna. C'est certain. 70 000 plaintes ont été ouvertes et sont donc non clôturées pour crime ou délit sur enfant.
J'ai demandé à tous les procureurs généraux et à tous les procureurs...
Ils travaillent nuit et jour, week-end compris. Ils ne font quasiment plus que ça. Nous doublons le nombre de gardes à vue d'auteurs potentiels de viols sur mineurs.
En ce moment, nous sommes en train de doubler les détentions provisoires, des gens qu'on envoie en prison avant jugement parce qu'on considère qu'ils sont sans doute auteurs de viols sur mineurs. Nous protégeons des milliers d'enfants par l'action des procureurs de la République, des policiers et des gendarmes. Nous sommes utiles, après avoir été extrêmement défectueux dans le fonctionnement de la justice. - M.Bouhafsi: Aucun magistrat ne pourra prendre de vacances avant le 14 juillet et ces 70 000 dossiers.
Les syndicats parlaient de démagogie. - G.Darmanin: Les 70 000 dossiers seront étudiés.
On va assurer à tous ceux qui ont porté plainte pour des délits et des crimes que les procureurs de la République, les policiers et les gendarmes sous leur autorité...
Il y a eu des dysfonctionnements des 2 côtés. Ils vont reprendre toutes ces plaintes. Tout ce qui pourra être fait dans des cas où on connaît l'auteur...
On a des examens médicaux. On sait que ce sont de potentiels prédateurs sexuels. Excusez-moi la vulgarité, mais il faut bander devant des gamins, des bébés... - M.Bouhafsi: Vous estimez qu'on ne pourra jamais soigner ces gens-là? - G.Darmanin: Ce sont des malades.
Ils doivent aller en prison pour les mettre à côté de la société, mais il faut que le corps médical...
Je ne suis pas médecin. Il faut qu'il s'occupe de ces personnes. - M.Bouhafsi: B.Retailleau parle de castration chimique. - G.Darmanin: C'est la campagne d'un candidat à la présidentielle.
J'essaie de résoudre des problèmes concrets. On n'a pas clôturé 70 000 plaintes. Certaines datent de plusieurs années.
Je reçois des centaines de mails et de lettres par jour pour me dire: "J'ai déposé plainte il y a 3 ans. J'ai pas eu de nouvelles." "Je suis obligée de présenter mon fils à mon ex-mari alors que mon fils me dit qu'il a été violé, et je n'ai pas de nouvelles, voire je suis condamnée par la justice parce qu'on m'oblige à faire cette garde"...
Je ne peux pas rester dans mon bureau et ne fâcher personne. Qu'a reproché le rapport d'enquête? Il n'a pas dit qu'on remettait en cause le jugement du procureur de la République.
Ne rien faire, ne faire aucun acte d'investigation...
C'est mon rôle de ministre de la Justice de demander pourquoi on n'a fait aucun acte d'investigation, en tout cas aucun qui ait empêché cet homme d'agir. Nous savions que monsieur Barella avait plusieurs plaintes pour viol classées. Un expert médical, en 15 jours, a regardé une petite fille...
Un psy a été dépêché par les experts. Le 15 juillet, je ferai une conférence de presse où je détaillerai l'intégralité du travail fait. Je remercie les procureurs de la République, les policiers et les gendarmes.
Je suis ministre de la Justice depuis un peu plus d'un an. Quand on devient magistrat, policier ou gendarme, c'est par vocation. En ce moment, ils font des choses incroyables.
Ils protègent des milliers de vies. C'est la raison même de leur vocation. Je les en remercie.
Ca ne veut pas dire qu'il y a ici ou là des sanctions à prendre. Je n'ai pas demandé le retrait de la fonction publique de la magistrate. Mais pendant le temps De l'enquête, j'ai dit qu'elle me paraissait incapable de mener une enquête sur mineur. - M.Bouhafsi: Il se prénommait Louis.
Il avait 17 ans. Il avait été accueilli par l'ASE. Il a été lynché par 2 autres garçons de son âge à Narbonne.
J'imagine que vous partagez l'effroi, la sidération après ce drame. Ca commence à faire beaucoup de noms de jeunes tabassés, lynchés et qui finissent dans un cercueil. Que répondez-vous à ces familles?
Vous avez été un des premiers à parler d'ensauvagement de la jeunesse. Comment on l'explique? - G.Darmanin: Il y a un rajeunissement de la violence en France et en Europe, qui touche toutes les formes de délinquance et de criminalité.
On a tous vu ces images ignobles sur Internet. L'enquête a été très vite faite. Ils ont interpellé et mis en prison les auteurs potentiels.
De ce que j'ai vu depuis que je suis ministre de l'Intérieur, c'est ce rajeunissement. Aujourd'hui, les terroristes ont entre 16 et 18 ans. Les narcotrafiquants qui commandent des assassinats...
Il y a des gamins de 14 ou 13 ans qui assassinent dans les rues de Marseille. Un enfant de 11 ans est poursuivi pour viol et torture sur une femme. Quand j'ai dit "ensauvagement", on m'a dit que je faisais le jeu du RN.
Il y a un ensauvagement par manque d'autorité parentale, par un nombre de gamins qui sont victimes avant d'être auteurs. Quand on est violé, torturé très jeune, parfois très, très jeune, on reproduit...
Ce n'est pas une excuse, mais on reproduit cette violence. Certaines personnes ne s'en sortent pas. - A.Bégot: On fait quoi pour arrêter ça? - G.Darmanin: Il y a plusieurs choses à faire, pas tout à fait en lien avec cette affaire qui touche Louis, dont l'enquête dira qui étaient les auteurs et quel était le parcours de tous ces meurtriers.
Je pense d'abord à l'ASE, qui est un énorme sujet dont on devrait avoir honte. 150 000 gamins sont totalement abandonnés, souvent victimes de viol. Ils termineront SDF pour la moitié d'entre eux.
Ils ont 20 ans d'espérance de moins que mes propres enfants. - A.Bégot: Alors même qu'ils sont en danger et auraient dû être protégés. - M.Bouhafsi: C'est la taille de la ville de Nice. - G.Darmanin: C'est énormément de gens qui connaissent ensuite des drames dans leur vie personnelle ou qui sont ensuite auteurs de difficultés très fortes pour la société.
Beaucoup de femmes seules élèvent des enfants. Le nouveau prolétariat, c'est des femmes seules qui élèvent des gamins dans des conditions très difficiles. Dans un quartier de Tourcoing, il y a 70 % de femmes seules qui élèvent des gamins.
C'est en effet pas une politique sociale pour les soutenir, à l'école, au centre social, à la mairie, à l'Etat...
Comment une femme, alors qu'elle travaille la nuit chez Auchan, peut élever ses enfants? Beaucoup réussissent, mais certains tombent chez les narcos, chez les islamistes, dans la violence des réseaux sociaux. - M.Bouhafsi: Le drame de la mort de Lyhanna a sidéré tous les Français.
Vous l'avez rappelé. Ce soir, il y a une fronde des magistrats contre vous. Avez-vous songé à démissionner? - G.Darmanin: Pour le symbole, non.
Ca n'a aucun intérêt. - M.Bouhafsi: Y avez-vous réfléchi? - G.Darmanin: Bien sûr.
Quand on est ministre, c'est pas facile. On se demande quelle est notre part de responsabilité. Il reste 10 mois.
Je me suis demandé s'il y avait eu les moyens de fonctionner au tribunal d'Auch. Dans 10 mois, je ne suis plus ministre de la Justice... - M.Bouhafsi: Vous avez dit que vous aviez hésité.
Qu'est-ce qui vous a fait hésiter? - G.Darmanin: A chaque fois qu'il y a un drame, on se pose la question.
On m'a dit que j'étais incapable de faire les JO. Finalement, on l'a fait en pleine sécurité. C'est normal qu'on questionne le ministre.
C'est aussi normal qu'il s'excuse. Je ne suis pour rien dans le drame affreux qui touche la France, mais c'est normal que le ministre, chef de cette institution, s'excuse. Je demande de l'empathie envers les victimes.
Il en faut. Il y a 9 mois, j'ai demandé aux magistrats de dire à toutes les personnes victimes de violences sexuelles qu'une association d'aide de victimes, qui fait un travail formidable, puisse être proposée. Dans l'affaire Rosa, la maman n'a jamais eu de proposition, malgré mes directives.
C'est souvent des personnes perdues. Quand votre fille de 10 ans vous dit qu'elle a été violée 50 fois, vous êtes perdue dans les méandres administratifs de la justice, dans la complexité de ces mots. Il faut avoir de l'empathie, comprendre qu'on rend la justice au nom du peuple français.
C'est pas démagogique de dire que tout le monde doit être accompagné, parfois contrôlé, qu'il faut savoir sanctionner, en respectant les procédures. Ca ne veut pas dire qu'il ne manque pas des moyens et qu'il ne faut pas davantage de magistrats. C'est ce pour quoi je me bats.
Il y aura à nouveau une grosse augmentation du budget du ministère de la Justice cette année. - M.Bouhafsi: Vous avez des chiffres? - G.Darmanin: Oui.
Nous aurons la loi de programmation votée il y a 5 ans à l'euro près. Des magistrats vont être recrutés, en plus des départs à la retraite. Nous sommes le seul ministère à connaître cette augmentation.
Ce n'est pas assez, mais c'est important au moment des problèmes de dette publique.
Gérald Darmanin