LUC BESSON : LES MOMENTS INCROYABLES DE SA VIE (LION DOMESTIQUE, OPÉRATION DE SA FILLE, SES ÉCHECS)
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Luc BessonFait
« Tous les films que j'ai fait, l'acteur que j'ai été voir en premier m'a dit non. »
- 4:00Luc BessonChiffre
« Les deux premiers, je dois avoir 4 ou 5 millions de dettes. »
- 9:00Luc BessonChiffre
« Il y a 2800 personnes. C'est juste c'est l'ouverture. »
- 21:00Luc BessonChiffre
« Le film est resté 61 semaines à l'affiche au Rex. »
- 27:00Luc BessonFait
« J'ai souffert de faire le 5e élément à Londres. Ça m'a pas plu. »
- 30:00Luc BessonFait
« Dracula c'est Caleb Landry Jones avec qui j'ai fait Dogman et c'est juste un acteur exceptionnel. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Déjà tous les films que j'ai fait, l'acteur que j'ai été voir en premier m'a dit non. Ah bon ? À chaque fois ?
Ou ouais, tout le monde. Tu gagnes ta vie à partir de quel film ? Euh pas les deux premiers parce que les deux premiers, je dois avoir 4 ou 5 millions de dettes.
Ah oui ? Et euh donc j'arrive dans le restaurant, le mec il me dit "Tape d, vous essayez." Donc je m'assois et là il me fait une entrée et il arrive comme ça et il s'assoit.
Et moi je riais. Il me dit euh l'entrée là c'était bien. C'est quoi tes cinq meilleures minutes de vie ?
Ouais c'est c'est les enfants quoi. La première qui a été opérée à cœur ouvert qu'on ouvre, prend le cœur, on le sort, on enlève des artères au moins on le remet trois fois de suite. Oh la vache !
Ça, tu peux pas oublier ça dans ta vie, c'est pas possible. Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité c'est Luc Besson, réalisateur, metteur en scène qui va nous raconter un peu sa carrière avec des anecdotes de cinéma.
On en a plein vu le nombre de films qu'il a fait, a commencé à discuter déjà avant de tous ces films dans le bureau. Il m'a raconté des trucs assez incroyables. J'ai hâte qu'il les raconte sur le plateau.
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On est premier podcast de France aujourd'h du tournage. Voilà, merci beaucoup pour tout ça et c'est parti maintenant avec Luc Besson sur légende. On y va.
Luc Besson est sur légende. C'est un beau clap que tu viens de nous faire. Tu tu as l'habitude.
Élégant. Oui. Enchanté.
Content de te recevoir. Merci. On se tutoi.
On se voit d'ailleurs. Ah ouais, on se tutoit. Bon, j'ai une petite anecdote sur les claps d'ailleurs.
Ah ouais, vas-y, vas-y. Non non, c'est le quand j'étais très jeune, le premier qui a fait un clap devant une actrice qui avait une scène un peu d'émotion qui se préparait et cetera avec le jeune mec qui avait à l'époque c'était de la crête de première avec un voile de cie partout avec la fille qui a commencé par par tousser avant de faire sa scène d'amour. Donc j'ai vu ça de loin, je me suis dit ça met pas en condition pour bosser quoi.
Voilà. C'est toi qui fait des clappes sur un sur un un plateau. Je sais que tu cadres beaucoup.
Est-ce que c'est toi qui prends le clap ? Non. Alors, malheureusement pour le clapman, comme je suis comme c'est moi qui cadre, j'ai tendance à mettre le moteur sans prévenir.
Donc l'ingénieur du son est stressé toute la journée parce qu'il enregistre tout au cas où. En fait, ce que j'essaie c'est de suivre l'acteur. Quand je vois que l'acteur est en train de monter en force, en puissance et je sens qu'il est prêt, je je dis je dis je mets le moteur et je dis action.
Donc le c'est souvent un clap de fin que j'oublie parce que je coupe la caméra. Donc souvent le clapman qui est obligé de c'est le cauchemar des techniciens. Ah ouais ouais.
Parce que le clap ça sert à mettre le à synchroniser le son à l'image en gros. Ouais. Et à savoir quel prix c'est c'est le cauchemar de l'assistant monteur qui lui reçoit les les roches où il y a que la moitié des clapes.
Oui, parce que sur un un plateau de cinéma, il y a beaucoup de monde. Sur un plateau quand tu fais un gros film, il y a encore plus de monde. C'est c'est jusqu'à combien tu as eu de techniciens ?
Je parle pas de figurant et tout. Vraiment de techniciens Dracula, il y a 900 900 personnes qui travaillent. Ouais.
Jeun Dark qui en avait 950. sans la figuration. [ __ ] la figuration c'est monté à 2000.
Toi, c'est ton maximum 2000 figurant ? Ouais. C'est un village.
Ouais. On avait construit une ville d'ailleurs pour Jean Dark. Ouais.
Ouais. Il y avait les bus qui avaient le matin, il y avait une quarantaine de bus qui avaient à 3h et c'était les les gars descendaient du bus, se déshabillaient dans un bâtiment, passaient dans l'autre, s'habillit, passait au maquillage et ressortait 14e siècle avec des épées, des maquillages. C'était Il rentrait d'un côté, il ressortait de l'autre.
Quand il y a 2000 figurants comme ça, tu maquilles pas ceux qui sont un peu plus loin à l'image ou tu maquilles vraiment tout le monde ? Tu coiffes tout le monde ? Non non non, il y a les 500 800 premiers et les derniers ont même pas le bas en fait.
Ah bon ? Ouais. Ils sont en jogging.
Les derniers ils ont les casques, c'est tout. Ceux qui sont très à la fois c'est le carnaval. Tu as vraiment un accessoire.
Bah faut faire, on essaie de faire des économies comme on peut hein parce que les producteurs il serrent la vis. Donc euh mais euh tu fais 2 jours à 2000 et puis tu fais 2 jours à 1000 puis 2 jours à 500 en fait tu vois. Ouais ouais c'est ça.
On on va on va reparler de tes carrières juste par rapport à ça. C'est Chaba qui est mon grand copain que j'adore qui faisait Astérix euh et Cléopâtre. Ouais. et qui m'appelle du Maroc, qui me dit "Tu là, je tourne, j'ai j'ai 1200 personnes, tu peux pas venir s'il te plaît ?" Parce que moi j'ai jamais fait 1200 personnes.
Donc je suis parti l'aider. Ouais. J'ai fait la deuxième équipe pendant je me suis habillé en égyptien avec un jeune garçon qui était mon assistant qui s'appelait Louis le Terrier.
Donc faut imaginer Louis Lerlier en pagne ce qu'il fait quand même un mec 95 avec une perruque carrée comme ça. Moi aussi mais avec la barbe et en fait on avait la caméra et on faisait plein de plans se baladait un peu partout donc c'était drôle. Tu as un mégaphone.
Comment tu gères quand tu as une équipe comme ça tu dis 2000 personnes et que tu es le réalisateur à ce moment-là ? Tu as tu as l'assistant réal. Comment tu fais pour arriver ?
Tu tu hurles ? Bah sur John Dark d'abord c'est en République tchèque. Donc j'ai le premier assistant qui parle chèque.
Donc préparez-vous. Attention c'est proctor mais c'est pas un mégaphone. C'est un c'est des baffles de 3 m de haut qui sont dans les tours du château.
Ah la vache ! Donc quand tu parles proctor, tu entends le l'écho qui mais c'est comme un c'est comme un concert en fait. Tu es obligé de les mecs les mettre là-bas quoi dans les tours.
Ah par des records dans le cinéma. Après à la fin de l'émission il y a un garçon qui a accepté qui a qui bosse pour un musée nous dirait lequel tout à l'heure qui va nous ramener des objets de cinéma. Alors toi tu as un peu l'habitude de les voir, nous on a un peu moins l'habitude mais si tu pourras nous dire un peu ce qu'on voit, à quoi ça sert.
Il y a peut-être des éléments de tes films d'ailleurs qui seront là tout à l'heure. Ce que je te disais, ça va peut-être pas t'impressionner parce que tu as l'habitude mais apparemment toute l'équipe était impressionnée par ce qu'on a réussi à voir tout à l'heure. Tu es pas au courant, on est d'accord.
Non, je pas On t'a vraiment gardé la la surprise pour tout à l'heure. Personne me parle ici he c'est en bossant ta vie s rendu compte que c'est c'est elle était assez folle. Mais je connaissais pas ton parcours.
J'ai écouté pas mal de podcasts avant de préparer l'émission, de regarder l'interview et cetera. Euh ta maman, tu as eu quand tu avais quand elle avait 16 ans et tu as eu extrêmement jeune. Après, j'ai vu ton parcours on va y revenir mais à un moment donné, ça ça parle de apparemment tu sais te faire à manger tout seul.
Tu as vécu plusieurs jours tout seul quand tu avais 9 ans. Comment on se retrouve à vivre seul à 9 ans ? Je pense c'est pas la même époque parce que moi j'habitais bouloir Sévastopul.
Ma mère, elle travaillait euh elle était un peu mannequin et elle faisait des elle était au tess dans des salons, le salon du cuir, le salon de la caravane, le salon de C'était souvent en Allemagne. Donc elle partait de 3 jours, elle me laissa un peu de sous et elle partait voilà, partait 3 jours quoi. Alors ce qui était drôle parce que c'est pour aller à l'école, je passais rue Saint Niué à cette époque, toute la rue encore aujourd'hui je crois.
Ça je sais pas mais à cette époque en tout cas il y en avait plein mais moi j'étais trop jeune. Donc pour moi je pensais que c'était des c'était le cirque parce qu'elles étaient habillé avec des froufus étaient très colorés et elle me faisait toujours ça le matin comme ça. Et gratta la tête ?
Bah oui parce qu'en fait tous mes copains étaient des fils de Mais à l'époque on voilà on savait pas. Vous savez pas ce que ça voulait dire ? Non pas du tout.
C'est dingue. Et alors il y a un autre truc qui est étonnant, c'est un lion. Apparemment ton père avait un lion quand tu avais 8 mois.
Euh bah en fait c'est un ami à lui qui avait un lion et il a dit à mon père il faut que je parte 15 jours. Est-ce que tu peux me garder le lion ? Donc mon père a dit ouais pas de problème.
Mais boulevard c'estbastopol. Donc dans Paris. Ah oui oui c'est en plein.
C'est dans le deuxè. Donc on le sortait il le sortait le matin tôt au squir de la guetté lyrique qui est juste en face. Le problème c'est que le copain est jamais revenu en fait.
Donc le lion a passé les 80 kg. Oh la vache ! Dans Paris dans un appart ?
Ah c'est pas un appart, ça faisait 11 m². Tu m'as montré une photo. Donc confirme, je l'ai vu la photo.
En fait je dormais souvent, il paraît dans le dans le panier du lion et euh il le sortait dans la rue pas il le cachait pas en voiture. Je plus long. Non non non.
Il le prenait en laisse dans Paris. Bah il traversait le boulevard Sébastopul qui est le centre de Paris quoi. En plus.
Oui. Bah oui. Et il allait dans le squir en face et euh par contre les chiens partaient.
C'est un bon moyen de défense hein. Oui mais non c'est la concierge qui était un peu inquiète. Et comment vous vous en êtes débarrassé après du lion ?
Vous l'avez Je crois que mon père a trouvé quelqu'un dans un cirque parce qu'il savait pas quoi en faire. Le mec, il a jamais revenu, [ __ ] Donc je crois qu'il a malheureusement fit dans un cirque ce ce beau lion. Et donc les animaux, ils sont Non, mes parents étaient un peu tarés quand même, hein.
Ils étaient artistes, ils étaient dans le cinéma au rien à voir ta mère. Tu disais qu'elle était un peu mannequin du non pas du tout. D'abord c'est une génération quand même de fin de guerre.
C'est des enfants de la guerre quand même. Donc moi, mon père a perdu toute sa famille pendant le débarquement. Enfin, c'est ils ont ils ont quand même beaucoup souffert.
Donc dès que dès qu'il y a eu la fin de la guerre, il y a c'était un peu n'importe quoi quand même. J'ai vu que ta ta grand-mère paternelle s'est fait décapiter pendant un bombardement du débarquement. J'ai quand quand j'ai bossé sur ta vie, j'ai l'impression de chaque fois à chaque étape de voir des trucs.
C'est même pire que ça parce qu'en fait ils sont la maison s'est s'est mise à brûler et la la famille est sortie de la maison, ils sont fait bombarder par un avion allemand. En fait, ils sont tous morts et mon père était au milieu et il a failli étouffer parce qu'il était sous les corps. Il a fallu qu'il pousse le corps de sa mère qui avait plus de tête euh quand tu as 9 ans.
C'est pas terrible comme début. Ce qui explique après quand même beaucoup de comportement de mon papa plus tard. Pourquoi tu as été tu as été proche de Est-ce qu'on est proche de sa maman quand quand elle a 16 ans quand elle c'est des c'est des parents potes ?
C'est des parents plutôt proches ? C'est des Je pense que c'est des parents qui ont aucune notion de ce que c'est qu'un enfant parce qu'ils ont pas eu d'enfance non plus puisque leur enfance pendant la guerre c'était pas une vraie enfance. Donc c'est de l'amour mais en même temps c'est pas aussi défini que maintenant.
Il y a il y a pas eu de bouquin sur ça au début à cette époque. Donc sur l'éducation voilà, il mange, il a il dort et dans un lit il mange et il a un jouet tout va bien. C'est c'est tu as eu des des des discussions avec tes parents plus tard sur le fait de t'avoir eu si jeune ?
Est-ce que c'était une erreur ? Est-ce qu'ils étaient contents ? Est-ce que ça arrivait ?
Non, c'est tu te poses pas ces questions là à cette époque-là. Je sais que c'est la c'est la mode de remettre en question tout de suite dès dès qu'on a passé 30 ans, on remet tout en question. Ça fait longtemps que ça existe d'ailleurs parce que j'ai lu un bouquin sur les que ça soit les Égyptiens, les Romains où en fait dès qu'il construisent des temples ou des pyramides, il détruisaient tout pour faire tas table race du passé.
Mais euh je pense pas qu'on est obligé de rayer le passé pour construire un futur. Je pense qu'il faut peut-être avoir des idées sur le futur. Non non mais c'était plus dans le sens c'est vrai que c'est une génération qui parle plus maintenant.
Moi je parle beaucoup avec mes parents. J'essaie d'avoir des discussions, de comprendre leur vie, leur parcours. Je sais que eux ils en ont pas vraiment eu avec leurs parents.
C'était pas des je t'aime tous les jours. C'était pas la même chose. Toi tu es papa maintenant.
Ouais. Est-ce que tu es un papa, tu vois plutôt proche qui discute beaucoup ? Je suis un marchamallo total avec mes enfants.
Ah oui ouais. Non non, on discute. Ouais, on discute beaucoup mais ils ont pas eu Ouais.
Ils ont eu beaucoup d'amour et d'affection toute leur vie de leur père et de leur mère et de leur grand-mère et de leurs grands-parents et de leurs cousins et de c'est rien à voir mais vraiment rien à voir. J'étais dans un désert affectif total. Tu avais pas de frères et sœurs ?
Non. En fait, mes parents sont divorcés très tôt et ont refait chacun des familles. Donc puis ils m'ont mis en pension comme ça.
En pension, c'était pas terrible. Pourquoi ? C'était c'était des des jésuites ?
C'était des trucs très froids. C'était quoi ? Non, non, pas du tout.
Non, c'était à Coulomier, donc assez loin et avec des jeunes garçons un peu barbares, quoi. Un peu sadic, tu veux dire ? Des des Non, un peu con, quoi.
Surtout. Euh, ça marche aussi. Et attends et dernier truc dans dans ta famille, il y avait un un grand-père qui avait ouvert un bordel à Saï.
Ah ben c'est mon arrière-gr-mère. Ton arrière-gr-mère ? Ouais.
À Saïgon ? Ouais. Bah c'est ce qu'on m'a dit hein.
Moi je l'ai connu très très vieille mais non c'était ce qui c'est une famille bien éclatée de partout. C'est breton à la base. Tout tout tout du côté de ma mère c'est des bretones et du côté de mon père c'est des normands.
Donc ça fait une bonne tête de mul. Ils vont se séparer avant ou après que tu partais en Croatie ? Je sais que tu es parti en Croatie en Grèce.
Ah c'est très compliqué parce qu'ils ont divorcé mais ils sont restés ensemble. Ah bon ? Ouais.
Pour toi ? Non. Mais alors du coup ils ont pas divorcé.
Bah si, ils ont divorcé officiellement mais quand ils sont sortis du tribunal, ils ont été à l'hôtel donc c'est un peu bon. Et du coup, ils sont restés ensemble encore quelques années de plus. Et vous êtes partis ensemble ?
Oui. Croatie, Grèce. Euh en fait, il y c'était la naissance du club Med qui en fait avant s'appelait le CET.
Le CT a été racheté par le clè et en fait mon père avec toute sa bande de de copains, il faisait du culturisme beaucoup la muscu. Ils ont vu cette petite annonce club de vacances, on cherche des des géos, des gentils des gentils organisateurs. Donc ils ont été au recrutement.
Alors le recrutement à l'époque, c'est un truc génial hein. C'était l'époque des bronzés vraiment c'était comme ça. Ah non non, les bronzés c'est c'est pire.
C'est là c'est pire que les bronzés. C qui sont rentrés dans le bureau. Il voulait la bande c'était à peu près 15 gars à peu près tous les copains de mon père.
Et dans le bureau le gars disait bon j'ai des places comme monur de voile. Vous savez faire de la voile ? Oui bien sûr.
Mec a jamais vu un bateau de sa vie. Il disait bon bah très bien vous êtes engagé. Et donc il disait le mot derrière en disant e mais tu dis.
Donc mon père était engagé au skinotique alors qu'il n'avait jamais fait. Ma mère elle a plongé alors qu'elle avait jamais fait. Ils se sont tous retrouvés là-bas en Croatie 15 jours avant que les gens arrivent à essayer de savoir comment on mettait une voile.
Incroyable. Ah ouais. Non mais c'était c'était chaud à l'époque.
Du coup, tu pars habiter là-bas mais tu tu parles pas la langue. Après en Grèce, tu parles pas la langue non plus. Tu arrives à te faire des copains ?
Oui, j'ai en Grèce beaucoup. J'avais une murenne et un poulpe avec qui je m'entendais vraiment très bien. Je dis ouais tous les jours.
Ça tu le raconte ? Je t'ai entendu le raconter. Je trouve ça incroyable.
Ah oui parce que c'est la c'est peut-être la seule affection que j'avais de à l'âge de de 8 ans, c'était ce poulpe. D'abord c'est très intelligent un poulpe, c'est très affectueux. Et puis à partir du ça a pris quelques jours pour qu'il me reconnaisse et tout mais après il sortait il sortait il venait se mettre là sur mon masque comme ça.
Mais les les les tentacules ventous les ventouses collent plus du tout en fait quand il est quand il est tranquille. Donc il vient il se met le prendre peux le retourner. Tu lui mettais un doigt, tu disais entre les deux yeux, tu lui caressais un peu et lui il se mettait sur Oui, je sais pas comment j'ai trouvé ce truc là, mais à un moment donné, j'ai essayé et il fermait les yeux comme un chat en fait.
Il aimait bien ça. La murène. Il y a une scène dans le grand bleu comme ça.
Non. Ouais. C'est inspiré de ça.
Oui. Bah oui. Et c'est mon petit frère qui fait la scène dans le Grand Bleu.
D'ailleurs, il y a ton père qui joue dedans ? Ouais. Il y a plein de gens de ta famille en fait que tu as Bah mon père, j'ai pas fait exprès.
En fait, il y avait un acteur qui devait faire qui devait faire le rôle et qui a jamais pu arriver sur l'île. Et donc, j'ai dit à mon père, "Est-ce que tu peux pas faire le rôle ?" Il m'a dit "D'accord." Est-ce que sur des films comme ça où il y a beaucoup de gens euh toi tu es tu as 29 ans, je crois quand il va sortir le le film, tu as peut-être 28 au moment du tournage, est-ce que parfois on fait des erreurs de on fait des faux raccords, des trucs tu vois qui vont pas en terme de vêtements, en terme de tenue, en terme de et on se rend compte après paquet un paquet.
Il y en a un qui est très visible dans le grand bleu. Un truc un peu drôle pour ceux qui connaissent. Euh tu as regretté enfin en mode drôle après.
Ah non, il y en a un qui est qui est monstrueux. Il est Ah ouais, il est à l'extérieur. C'est c'est Jacques qui est sa machine qui est prêt à partir.
Mais il y a entre ça et les plans sous-marins, il y a 4 mois de différence. Donc en surface avant qu'il parte, il a un gilet avec une boule orange ici qui est la boule de sécurité pour tirer. Il prend la machine et le plan suivant la boule est derrière dans le gilet complètement.
La boule fait ça et ça et il y a personne m'a jamais rien dit. Les script, c'est ça qui note sur un plateau s'il y a des faux raccords et tout ça. C'est ça le poste qui Si normalement c'est la script qui est parti avec le photographe.
Ah oui c'est vrai oui oui. Donc bon il y avait un autre avec un le slip je crois de Jean Renault non ? Ah oui, ça c'était génial ça.
En fait, on fait quand ils remettent le dauphin à l'eau, ils sont à Taromina en Sicile et ils ont le brancard et ils portent le dauphin et ils le mettent à l'eau. Sauf que Jacques avec le dauphin dans l'eau, ça c'est aux îles vierge donc à 6000 km de là et c'est 3 mois après. Donc quand on arrive sur le quand on arrive là-bas, je dis à Jean parce queon avait pas emmené la scrip parce que on était une équipe très réduite.
Je dis Jean, est-ce que tu te souviens du maillot de bain que tu avais quand on a tourné à Taormina ? Parce que il y a pas le retour caméra maintenant, il y a pas les écrans, il y a pas tout ça. On a pas les roches, pellicule, c'est ça ?
Oui oui oui. On a pas les roches avec nous, on a rien quoi. Tu peux pas regarder l'image vite fait.
Je dis Jean, est-ce que tu te souviens ? J'avais le noir. J'étais sur Gent.
Ouais, ouais, ouais. que j'avais le noir et donc en rentrant à Paris, je me suis aperçu qu'il avait un maillot de bain à rayure blanche, jaune et verte qui aucun rapport avec le c'estd qu' en un implant il change de maillot de bain. Ouais mais du coup j'ai coupé le plan quasiment pour pas que ça se voit quoi. [ __ ] c'est Ensuite on le disait mais comme ça on va bien garder la chronologie.
Tu es pas en divorce quand tu as 10 ans cette fois-ci définitivement c'est le vrai il se sépare Ouais je crois vers 9 ans à peu près. C'est là où tu vas partir à Colombier, tu le disais juste avant. Il il y a une photo de ton papa là une photo.
Tu vas le mettre à la tête de ta boîte de prod de film à l'époque ? Bah en fait après il a perdu sa femme qui s'était marié avec mes sœurs et j'ai quatre sœurs que j'adore et euh elle est tombée malade et euh il a perdu sa femme et il allait pas très bien et donc je lui ai demandé de venir me rejoindre et de m'aider. En fait, on a commencé vraiment bien à se connaître que à partir de 20 22 23 ans en fait.
Tu écrivais déjà des choses à l'époque quand tu étais jeune comme ça ? Tu avais envie de cinéma ou ça arrive à quel âge ? J'ai J'avais pas envie de cinéma mais j'écrivais beaucoup déjà depuis longtemps.
J'écrivais des nouvelles des C'était pas vraiment des scripts mais toi le 5è élément je l'ai écrit j'avais 16 ans. Donc j'ai fait 200 pages qui étaient pourries que j'ai jeté. J'en ai écrit 200 qui étaient pourris que j'ai jeté.
Après j'en ai écrit 400 que j'ai gardé. à 16 ans toujours. Ouais.
Ouais. Donc tu avais envie de cinéma très tôt ? Non, j'ai besoin de m'exprimer surtout.
Et quand tu es à Coulomier en pension et que le weekend tu es en pleine forêt et que quand tu ouvres ta fenêtre, tu as des vaches, tu as envie de prendre un crayon et c'est ou tu prends de la drogue ou tu prends un stylo. Tu es pas très cinéfile. Non, pas du tout.
À cette époque, pas du tout. Tu dis mais je suis pas On peut être pas trop cinéfile et aimer faire du cinéma. Bah oui, ça rien à voir.
Non, parce qu' toujours tu entends des mecs dans des interaux dire évidemment tu as pas une énorme culture cinéma, tu peux pas machin. Le premier le premier article que j'ai sur le dernier combat, c'est une critique je crois je sais plus quel journal, peu importe et qui me qui cite trois trois auteurs en disant "Ah, il s'est très inspiré." Alors, il y avait Tarkovski, il y en avait deux autres et d'abord, je les connaissais pas, j'avais pas vu les films mais j'étais quand même queux de voir qu'est-ce qui m'avait inspiré quand même.
Donc en fait, j'ai été loué les cassettes et j'ai regardé les films qui m'avaient inspiré et j'ai toujours pas compris pourquoi c'était ces trois films là. Mais mais en tout cas, ça m'a fait découvrir Tarkowski par contre. C'est un truc souvent dans le milieu audiovisuel, artistique, on va te dire que tu as copié un truc parce qu'il y a déjà quelque chose qui existe ou un une lumière qui existe déjà, on va te dire et cetera machin.
Toi, tu l'as vécu plein de fois, ça ça te fait rire, ça t'agce. Comment tu prends les critiques avec beaucoup de succès comme tu as tuis au bout d'un moment ? Parce que d'abord les critiques, ça fait vraiment très très longtemps que je ne les lis plus parce qu'elle ne me nourrissent pas et je pense qu'elles sont pas faites pour moi de toute façon.
Enfin, elles sont pas faites pour l'auteur. Elles sont faites normalement pour guider des spectateurs. En réalité, c'est ça que ça devrait faire.
Vous êtes mon lecteur. Si vous êtes un lecteur du Figaro ou du point ou de l'IB ou machin, vous êtes pas le même forcément le même lecteur. Bien sûr, bien sûr.
Et on essaie de guider en disant "Ah, vous devriez aller voir ce film là parce que je pense que ça va vous plaire." Normalement, c'est ça le principe. Donc ça s'adresse pas à celui qui a fait le film.
Celui que ça fait le film, moi j'étais au début je disais des trucs, j'étais un génie ou j'étais une sale crotte. Donc comme je me sentais ni l'un ni l'autre euh et puis surtout on me parlait des films, je reconnaissais pas mon film quoi. Je comprenais pas ce qu'on me disait sur mon film.
Donc j'ai arrêté de les lire. Ça doit être énervant au début aussi de de voir parce que c'est quand même une partie de foi. Non, c'est c'est pas énervant parce qu'en fait on est demandeur au début parce que bien sûr on doute.
Tu as fait mon premier film, j'avais 20 ans. Je sais pas ce que j'ai fait. Est-ce que c'est bien, pas bien ?
Est-ce que tu vois donc tuas tuas tu as tu as envie tu as envie en fait de pouvoir lire et qu'on te dise bah comme comme à l'école 12/ 20 15/ 20 8/ 20. Oui. Non mais il a des il y a deux types de critiques.
Critiques intelligentes, constructives. Parfois tu vois des défauts dans un film. Non, ça j'ai j'aimerais bien en avoir comme ça mais il y en a plus.
Oui, c'est tout c'est tout blanc au tout noir. Bah c'est des gens qui font des bons mots surtout pour être repris. On dit de la merde sur les films parce que Ah, tu as vu ? il a dit euh donc ça ça a aucun intérêt puis il y a surtout maintenant avec internet où il y a un milliard de critiques.
Donc je pense que l'important c'est de faire déjà et puis quand tu as fait au moins ça existe. Et puis après les gens, tu sais, il y a il y a un an ou deux, j'avais croisé un coréen de 13 ans qui avait un mo rouge comme ça, une crinière. Ouais.
Ouais. Et qui m'a hurlé dessus en me disant "Mon film préféré c'est Sabouet." Je dit "Bah calme-toi parce que là il va me mettre une hache." Et il est en fait j'ai réalisé qu'il était même pas né quand j'ai fait le film.
Donc tu fais un film, tu sais pas dans 15 ans, dans 20 ans qui va passer la cassette à ou dire "Ah tu as pas vu ce film là, tu dois". Je fais ça toute la journée avec mes enfants ou avec des gens plus jeunes en ah mais tu connais pas ce film là, faut que tu le vois. Donc en fait le film il existe là par exemple, j'étais je reviens des États-Unis sur la la plateforme Max.
Valérian, il est 2e, ça fait 10 ans. Pourquoi il revient comme ça ? Bah je sais pas.
C'est fou mais je trouve ça c'est ça que je trouve génial. Combien tu as fait de film alors ? Parce que sur sur des sites chiffres.
Tu sais combien tu as fait de film au total en tant que metteur ? En tant que metteur en scène bien sûr. Je crois que 20 ou 21.
Est-ce que tu regardes les notes ? Il y a des sites qui mettent des notes. Est-ce que au bout d'un moment tu regardates plus ?
Non non, c'est comme tu dis, c'est un c'est un contrôle, c'est d'être assez stressant. Non, moi moi je crois que mon métier, j'essaie de le faire le mieux possible, c'est de faire surtout. Donc voilà, je je propose un film voilà, on n'est même pas obligé de le voir en plus.
Donc tout va bien quoi. On va pas s'énerver quoi. Et mais si on a envie de le voir, c'est chouette.
Je croise plein de gens, j'aime bien dans la rue, c'est génial. Il y a toujours les gens ah j'ai beaucoup aimé celui-là. Celui-là j'ai pas trop aimé.
Ça me pla Il y en a qui te disent qu'ils sont pas trop aimés dans la rue. Bien sûr, mais c'est toujours bienveillant. Ah, je suis plus grand bleu que Léon.
L'autre qui dit "Ah non, moi c'est Léon." Bon bah vous battez pas. Mais non, mais ça me fait plaisir déjà qu'il les ait vu et puis euh mais il y a plein d'histoires qui sont mignonnes sur parce que j'ai j'ai les mêmes moi sur des films que j'ai vu à dos, des films qui m'ont marqué.
Donc je je croise des gens qui des fois me me disent "Ah, j'ai rencontré ma femme sur la musique du Grand Bleu ou" ou des trucs comme ça. Donc je trouve ça je trouve ça mignon quoi. Tu as rencontré un homme qu'on a reçu ici qu'on a avec qui on a fait une super émission Jean Renault qui tu je crois que tu l'as vu il y a pas longtemps en plus euh on l'embrasse je sais qu' on a adoré faire cette émission ensemble on s'est éclaté Jean tu l'as rencontré hyper tôt tu rencontré quand vous aviez je crois toi tu avais 17 ans.
Moi, j'avais 17 ans et lui donc 25 ou 26. Ouais. Et et comment ça se passe ?
Vous rencontrez comment et comment vous allez bosser ensemble après ? Bah la première fois, moi je suis engagé sur un un excellent film qui s'appelait Les bididas aux grandes manœuvre dont tout dont tout le monde se souvient. Euh et j'étais assistant et il fallait que je fasse le casting aussi.
Donc je recevais toute la journée des jeunes premiers, des jeunes premières toute la journée. J'en ai vu 600 je crois à l'époque. Et je voyais que des bellâtres avec la mèige qui sortait des cours Florent et Ouais parce que tu comprends un peu comme ça.
Et d'un seul coup je vois un mec d' 1,95 avec un un nez d'aigle, une espèce de carcasse qui arrive comme ça et qui parle pas. Et voilà, il s'est assis, il m'a ser la main, je dis "Ah bah toi, j'étais déjà impressionné quand même." Il est impressionnant, il a un charisme genre Oui, puis il était de mauvaise humeur ce jour-là.
Mais vraiment, il était Moi, j'avais écrit un courtmétrage. Ah, il serait génial dans mon courtmétrage. Et je dis "Bon c'est bien, vous avez des photos." Il te tend les photos, il parle pas.
Il il me tend une photo, il me parle pas comme ça. Je vois la photo, je Et vous avez fait des trucs avant ? Il a retourné la photo parce qu'il y avait marqué des trucs derri Ah oui c'est pratique la photo.
Bah écoute c'est super. Bah je vais voir avec le metteur puis je vais vous appeler. Il te sert la il te sert la main.
Il a pas dit un mot incroyable. Il est parti. Moi j'ai dit ce mec est génial.
Donc j'ai été voir le méant en scène il faut le prendre, il faut le prendre, il faut le prendre. Il avait pas du tout la tête recherchée de l'emploi. Donc j'ai poussé pour qu'il ait un rôle d'un sergent. le metteur l'a vu.
J'ai vraiment le méteur il a rien vu et mais j'ai réussi quand même à le faire engager. Et donc tous les matins lorsque le premier assistant arrive toujours en premier et tous les matins, il y avait Jean-Renu habillé en sergent comme ça qui m'attendait, qui m'appelait première classe Baisson. Et l'amitié est partie comme ça en déconnant euh sur sur avec des phrases un peu militaires comme ça.
On a on a commencé et après je lui ai [Musique] proposé je lui ai proposé de faire mon court-métrage. Donc j'ai je propose et il me dit "Attention moi je travaille pas gratuitement hein." Je dis "Oui mais j'ai pas beaucoup, j'ai j'ai 100 francs." Bon c'est bon.
Mais c'était pour le principe. Il voulait pas travailler gratuitement. Il fallait que C'était ton premier courtmétrage ou tu avais déjà commencé ?
Non, j'avais déjà j'avais déjà fait un clip avec Pierre avec Pierre Jolivet. J'avais fait un clip j'ai fait un premier court-métrage que j'ai brûlé tellement il était mauvais. Moi je me suis dit celui-là personne ne le verra jamais.
Et là, c'était le premier vraiment sérieux en scope qui s'appelait l'avant-dernier et en fait qui était 10 minutes du de ce que va devenir le dernier combat en fait en beaucoup plus long. Mais c'était le le prémis en fait de ça. Et Jean, tu as été tu disais parfois sur sur le tournage notamment de Léon, il demandait de à son caractère et tu disais il demandait de couper parfois parce que sur Nathalie Portman, elle faisait un truc qui lui plaisait pas ou elle donnait pas l'appareil au ch c'est que Nathalie elle avait jamais tourné de sa vie.
Donc quand quand on était sur elle, elle était elle était super douée et quand on était sur elle, c'était très bien. Puis à moment, je me retourne sur Jean donc j'ai Nathalie de dos et je vois Jean qui arrive pas. Je dis mais qu'est-ce qu'il y a ?
Il me dit non ça va. Nathalie tu tu peux enlever ton chewinggum s'il te plaît ? Parce qu'en fait elle est dans le plan, elle faisait parce qu'en fait elle avait pas compris que même de dos fallait qu'elle joue, c'est qu'elle jouait pour elle mais elle avait pas compris qu'il fallait qu'elle joue pour lui. [ __ ] c'est marrant.
Attends, il avait quel âge ? Il avait 11 ans. C'est ça.
Ouais. Mais euh je me souviens, elle m'a regardé genre oups elle avait pas compris qu'il fallait jouer aussi pour l'autre. Tu comprends quand ?
Elle a compris très vite. Quand quand tu as quelqu'un comme ça qui a 11 12 ans et qui est aussi forte qu'elle, tu tu te doutes qu'elle va faire carrière ou tu peux pas savoir ? Parce que non, sincèrement, enfin, faut vraiment être mauvais pour pas s'en rendre compte, hein.
Elle est dès le dès le casting, dès les premiers essais qu'elle a fait, tu si tu veux, si tu es si tu te dis entraîneur de tennis et qu'à 9 ans tu es pas capable de voir que Nadal, il a il a il a un talent, faut que tu changes de profession. Donc là, c'est un peu pareil. J'ai Nathalie, ça se voit donc c'est sûr.
Comment tu apprends le métier à écrire, à réaliser et cetera. On parle pas de formation depuis tout à l'heure. Comment tu apprends ?
Bah l'écriture déjà, j'écrivais depuis depuis le départ, depuis 13 ans et j'écrivais en cachette parce que je faisais énormément de fautes d'orthographe, mais énormément, c'est ridicule. Du coup, dès que je faisais le lire, tout le monde se foutait de ma gueule. ma mère y compris en tu fais tellement de fautes.
Je dis oui mais l'histoire est-ce que Ouais le contenu ouais ah non a trop de fautes. Donc ça m'a frustré donc j'ai j'écrivais un peu en cachette et euh après il y a un un scénariste qui s'appelait le Henri Alain Lehenri et il a accepté de travailler sur une sur une histoire. Donc j'ai appris beaucoup de choses avec lui et puis après j'ai été au CNC au centre national de la cinématographie qui existe encore ?
Ouais. Oui, je suis tombé sur un jeune garçon qui était assez sympa et je dis "Vous avez pas des scripts pour que je vois comment c'est écrit parce que j'ai jamais lu de script en fait." Il m'a dit quand il quand on dépose l'avance sur recette, faut 20 exemplaires.
Il dit "Géralement, on en garde un et les 19 autres scénario." Ouais, on les jette. Donc il dit "Tu devrais aller derrière dans les poubelles parce qu'il y a plein de scripts." Donc j'ai été dans les poubelles du CNC euh et j'ai récupéré une vingtaine de scripts qui étaient pas validé du coup qui n'avait pas eu l'avance donc peut-être pas les meilleurs.
Mais en tout cas c'est comme ça que j'ai appris séquence intérieur jour. Voilà comment ça se comment ça se plaçait. question que je vais te poser un peu plus tard, mais c'est un rapport quand même.
Est-ce que c'est vraiment les meilleurs scénarios qui ont le plus de prix ? Est-ce que c'est vraiment les meilleurs comédiens qui ont le plus de prix ? Tu dis qu' ont pas eu l'avance, mais est-ce que parfois il y a des super scénarios qui sont pas aidés par le CNC par exemple ?
Tout le temps. Tuas ton rapport au prix, tu jou avec Di Caprio et en Oscar très tard, il aurait pu ne pas ne jamais en avoir alors qu'il est très très fort. Et c'est quoi ton rapport ?
Je crois que Kubric en a jamais eu. Oui, exactement. C'est drôle.
C'est fou. C'est fou. C'est fou.
Euh non mais est-ce que c'est un truc que tu cherchais ? Est-ce queil fa avoir un peu la carte ? Non non je le Non, je le cherchais pas mais mais ça fait toujours plaisir bien sûr.
C'est une reconnaissance. C'est une reconnaissance après une reconnaissance de qui ? Moi, j'ai quelques lettres de gens que j'aime beaucoup euh comme Spielberg ou des gens comme ça qui m'ont écrit des lettres sur des films que j'ai fait pour me dire "Ouais, ouais, pour te féliciter." Ouais.
C'est des lettres qui m'ont fait beaucoup pleurer. J'ai une histoire qui est très belle là-dessus. D'ailleurs, j'avais été euh président du jury à Tokyo et dans les membres du jury, il y avait la fille de Kurosawa qui est costumière, qui est une jeune femme formidable.
Et évidemment pendant les 15 jours du festival, je n'ose pas lui parler de son père que j'adore parce que je me dis Luc, tu es lourd. C'est bon quoi. Donc je dis rien mais au dîner de fin de festival on se retrouve côte à côte.
Donc au bout d'un moment quand même, je dis je dis écoute, je t'ai pas embêté pendant 15 jours mais quand même juste ton père c'est un mon héros, c'est et il me dit "Ah c'est gentil mais tu sais il aimait beaucoup tes films aussi et là je suis resté mais alors jamais de ma vie j'aurais imaginé qui regarde des film non même qui connaît mon existence déjà rien que ça mais qu'il ait vu des films et j'ai j'ai commencé à à tu vois à balbusser en disant et que que comment ça quoi ? Il m'a dit si si le film là qui était euh avec des dauphins et tout ça, je dis le grand bleu, il a vu le grand bleu. Oui oui oui.
Et ça lui a beaucoup plu et il voulait t'écrire et il a pas trouvé ton adresse. Incroyable. Alors là [ __ ] pour moi fin de l'histoire.
Après, on peut écrire ce qu'on veut dans les journaux. Ah, c'est faux. juste juste que ce cet homme-là et a est pris le temps juste d'en regarder parce qu'en fait il en a vu plusieurs juste ça ça me tu disais Spielberg c'était pour quel film quel film il a adoré mais Steven il d'abord il est très curieux il suit beaucoup les gens il et il il comp quand il aime il complimente assez facilement c'est c'est d'ailleurs le l'âge des grands des grands les grands sont souvent assez généreux avec les autres que ça soit Mous ou ou même dans la mode des gens comme Jean-Paul Gautier tout ça, c'est des gens généreux quand ils aiment ah j'adore ça, c'est super.
Ils sont toujours très c'est toujours très positif. Et Steven souvent il a son assistant qui appelait en disant "Est-ce que je peux une copie quand quand il entendait que je avais fait un film ?" pas que moi évidemment mais il a c'est un dingue de cinéma donc il adore ça et il y a le Luc Besson 14 ans qui qui revient pas quand il rencontre Steven Spielberg même si maintenant tu es habitué est-ce qu'il y a ce moment quand même où quand tu le rencontres même encore aujourd'hui où tu disain c'est c'est incroyable de parler même si tu t'y habitué tu as bosé plein de grands comédiens et cetera, mais est-ce qu'il y a toujours ses yeux d'enfant tu sais waouh c'est fou ce qui m'arrive non je pense surtout avec les metteurs en scène parce que Cameron pareil, c'est un plongeur.
Donc on on s'est vu souvent pour parler plonger, pour montrer Abis. Moi je montrais grand bleu. Enfin bon mais ce qui ce qui fait du bien c'est de sentir qu'on te qu'on t'accueille.
Ouais, on te prend comme ça et tu es de la famille. Ça ça fait ça ça vraiment ça fait du bien. Il y a un truc très simple, très même métier quoi, tu vois.
C'est un boulanger qui croise un boulanger. C'est vraiment le même ça. Ça ça m'a fait ça m'a fait beaucoup de bien.
Après, de temps en temps des fois là New York à Los Angeles, j'ai eu j'ai bu un thé avec Alpacino que j'ai déjà rencontré il y a pas mal de temps. Bon, il y a quand même une première minute, tu bois un thé avec le parrain quand même. la première minute.
Donc tu mets quand même une minute après ça s'en va parce que tu as un artiste devant toi parce que ça parle de cinéma, ça parle de jeu, ça parle de Shakespeare, ça parle de Après, c'est juste c'est jouissif. Ouais, il y a une passion commune. Ah ouais ou non mais après tu oublies tu oublies un peu tout ce qu'il a fait et cetera.
était avec une personne mais la première minute Ouais ouais ça fait un peu bizarre même quand tu boss tu as déjà dû bosser avec des comédiens non il y a un truc qui il y a une histoire qui est drôle c'est sur Deniro sur Malavita donc pareil au début bon puis après c'est on commence à travailler donc on prend le personnage les dialogue on fait les répètes tout ça donc il il y a plus Robert il y a plus Deiro quoi. Il y a il y a l'acteur, le personnage et cetera. Puis on arrive le premier jour, premier plan et cetera.
Je mets ma caméra et d'un seul coup, je regarde dans la caméra et je lui dis "Putain, il y a Robert Deiro dans ma caméra." C'est le Ça me l'a fait à ce moment-là. [ __ ] c'est marrant.
C'est c'est en le voyant dans l'image que je j'ai fait comme ça. Je dis "Putain, merde, c'est lui quand même." Et après, faut vite vite vite passer parce que sinon tu sinon tu travailles plus quoi.
Quand tu as 17 18 ans, tu dis "Tu écris des scénarios, tu apprends le métier et cetera." Est-ce que tu te tapes des comme tout le monde dans ce métier une période il y a beaucoup de refus où faut pas lâcher le le truc, choisir sa route et voilà ? Ah moi je pense que j'ai eu ça toute ma vie.
Déjà tous les films que j'ai fait, l'acteur que j'ai été voir en premier m'a dit non. Ah bon ? À chaque fois ?
Ouais. Tout le monde, tous les films. Par exemple, pour le grand bleu, tu imaginais pas Jean René au départ ?
Euh Jean si, mais pas Jacques. Jacques je l'avais pas de toute façon. Bon, peut-être que le grand bleu c'est un petit peu différent.
C'est un contre exemple mais je parle des tu vois des grands des premiers rôles et c'est c'est jamais j'ai eu des noms tout le temps et c'est c'est difficile à à financer un film au début quand tu commences pour que quand tu as pas de nom encore et cetera. Ouais. Le dernier combat en fait avec Pierre, c'est ton premier film, ton premier film, c'est ça.
On a fait toutes les prodes de Paris, on avait aucun financement de cinéma. Donc le le mon premier film a été financé par quatre personnes. Il y en a un qui avait une agence de voyage, un autre qui avait une une boutique de chaussures.
C'est fou. Le troisième avait eu un accident de voiture, il avait une jambe arrachée. Il nous a donné une partie de l'assurance.
Et le 4è, c'est un jeune garçon qui avait perdu sa grand-mère, qui avait hérité de la grand-mère et qui nous a donné une partie de l'héritage. Oh là là ! Voilà, ça c'est ceux-là qu'on financé le premier film d'un jeune metteur en scène qui va faire plusieurs dizaines de millions d'entrées au cinéma.
Voilà, c'est ça. Ça montre juste à quel point les gens du cinéma sont des bons détecteurs de talent, tu vois. Tu disais, tu disais il y a beaucoup d'énarqu maintenant euh peut-être même encore plus dans les dans les dans les producteurs, dans les distributeurs et cetera qui vont pas forcément avoir le flair ou aller voir la bonne personne artistiquement, mais c'est pareil en télé, je crois, dans tous les miles artistiques, hein.
Oui, ouais, sûrement. En fait, c'est le c'est la passion qui devrait normalement quand tu sais pas faire un truc, juste faut s'associer avec quelqu'un qui sait le faire. Mais il y a beaucoup de chats, il y a beaucoup de gens qui brassent, il y a beaucoup de de paillettes, il y a beaucoup de On va faire si, on va faire ça.
Ça parle beaucoup quoi. Ça parle beaucoup. Toi, tu es pas mondin ?
Non du tout. Non mais tu aurais pu le le devenir à un moment donné. Non parce que il y a une phrase qui m'a toujours tenue un peu, c'est qu'est-ce qui rend mon prochain film meilleur ?
Voilà. Donc si ça rend mon prochain film meilleur, ça rentre. Si ça rend pas mon prochain film meilleur, ça m'intéresse pas.
Tu vas aller où C'est assez simple, hein. C'est c'est assez binaire. C'est en fait tu as cette route là, ce but là et tu as que ça en tête.
Mon premier courtmétrage qui était très mauvais mais je m'en rendais pas compte. Comment il s'appelait ? Ça s'appelait Je sais même plus.
Essayie de l'oublier. Ton cerveau l'a Ouais, même mon cerveau l'a oublié, je crois. Mais c'était drôle parce que c'était une histoire de sirène.
Bon, donc c'était déjà un peu là-dedans. Et le j'arrive à faire ce courtmétrage et je suis fier comme un bart euh parce que j'ai fait mon premier film, donc je suis metteur en scène et je fais une projection de 11 minutes. J'invite quelques amis qui étaient plus âgés que moi.
Moi, j'avais 17 18, ils avaient 23 24. et je passe le courtmétrage et je le vois et j'ai des larmes, j'ai larmes dans les yeux. C'est moi, c'est mon film, je suis mteur en et la lumière se rallume et je me tourne vers mon copain qui s'appelait Patrick Grandperet qui un mur en scène qui a fait plein de beaux films, qui était très jeune à l'époque.
Je lui dis "Alors, alors il m'a dit viens va boire un verre." Donc puis on s'est assis et j'étais un peu nerveux. Il y avait sa femme qui est qui était monteuse qui qui tournait son café comme ça qui me regardait pas et les autres sont partis.
On s'appelle hop. Et euh et Patrick m'a dit "Écoute, si tu veux continuer à faire des films, j'ai 17 ans, si tu continues si tu veux continuer à faire des films, il y a un truc il faut que tu oublies jamais, c'est que quand on a rien à dire, il faut fermer sa gueule." Euh je n'ai jamais oublié cette phrase.
Et donc j'ai été pleuré dans un coin pendant 2 3 heures. Je suis rentré chez ma mère avec la copie du film. J'ai mis dans le jardin, j'ai mis de l'essence et j'ai brûlé le film.
Oh là ouais. Et et tu t'es mis au boulot. Et je leur remercierai jamais assez parce que parce que quand tu as rien à dire, il faut fermer sa gueule.
Attends, c'est Tu l'as revu depuis ? Malheureusement, il est décédé mais je l'aimais beaucoup et son fils fait des films maintenant et euh c'est un bon métal en tu vas pour parler de ton premier film dernier combat au festival d'Avoria, c'est là que tu vas avoir un prix euh ton beau-père. Non, c'est trois prix.
Trois prix. Et il y a un truc qui est assez étonnant, une phrase que tu as dite aussi, ça t'a éloigné de tes amis alors à ce moment-là. Alors, d'abord celui qui me remet le prix, c'est quand même de Niro.
Donc oui, pour remettre en contexte le truc, c'est énorme où j'ai il me remet le prix et je pendant qu'il me remet le prix, je dis ne lui demande pas d'autographe, ne lui demande pas d'autographe. C'était le seul truc que je me disais parce que c'était quand même taxi driver. Bon bref, euh non, en fait quand je suis rentré, il y avait des articles qui étaient parus et cetera et puis au bout de au bout de deux tr semaines, en fait, mes potes qui étaient toujours dans mon canapé en train de vider mon frigo étaient plus là.
Et donc, j'appelais parce qu'à l'époque, il y a pas de portable, hein, donc faut attendre qu'il rentre chez lui, faut faire le numéro. Bon et euh il me dit "Non, mais on voulait pas te déranger." Je dis "Mais quand ça me dérangeait ? tu dors dans mon canapé euh 5 jours par semaine.
Non mais bon, maintenant que tu es connu euh et là je suis tombé un peu dénu et en fait c'est un des premiers traumatismes de la du succès, c'est celui-là. C'est-à-dire que d'un seul coup, j'ai été rangé dans une catégorie de gens connus, donc on ne pouvait plus approcher comme ça quoi. Et et il y a beaucoup de mes copains qui se sont euh éloignés par euh par une espèce de pudeur ou de C'était très bizarre.
Tu as réussi à rattraper après ça ou pas avec cette bande de potes de l'époque ? Non parce que ça m'a déçu en fait parce que c'est pas moi qui avais changé, c'était eux. Tu disais qu'il y a pas d'école pour apprendre à le succès, tu vas le connaître.
On va parler après des des succès, des échecs de voilà des scènes qui ont marché, des scènes qui ont pas marché, des erreurs et cetera comme tout le monde. C'est c'est on va parler de l'affection aussi tout à l'heure si tu veux bien, mais c'est c'est hyper intéressant. Tu dis que tu apprends il y a pas d'école pour apprendre le succès.
Est-ce qu'en on on quand tout le monde te dit que tu es génial ? Quand tu tu vois quand je fais ce bois, le film sort, il fait 3 4 millions d'entrées. Tu es les journaux de partout, c'est dans tous les sens.
Tu es tu es pas préparé à ça du tout du tout. Pas du tout. Et et je peux comprendre d'ailleurs certains certains artistes qui pètent les plombs, qui se mettent à boire ou qui qui agissent mal et cetera parce que tu es pas quand tu gagnes 50 millions au au loto, tu as une cellule psychologique hein pour t'aider.
On a reçu des gagnants du loto avec la dame justement qui gère ça. Il il y a des gens pour t'aider. Bah oui, parce que c'est compliqué quand tu as vécu au SMIC toute ta vie et que tu as 50 millions, il faut une cellule psychologique.
Il y a pas de cellule psychologique pour les gens qui font des succès et à la fin. Il y a que des gens qui te haïsent tout de suite. Ah, tu sens ça ?
Ouais. Oui. Puis les gens se déchaînent dans dans les deux sens.
C'est c'est génial, c'est de la merde. C'est génial, c'est de la merde toute la journée quoi. Donc tu et en fait tu tu essayes de avec le temps de te dire "Bon, restons concentré sur le prochain film et comment je peux faire mieux parce que il y a des trucs que j'ai pas réussi là, ça j'ai voilà donc ça faut que j'améliore ça voilà mais tu essayes de rester concentré sur le travail parce que parce que en fait il y a que ça qui m'importe quoi.
Et c'est pour ça que les gens t'aiment aussi et cetera. Donc tu dois avoir aussi une boucle et une espèce de comptebour à chaque fois pour refaire un film pour continuer d'être là parce que ça doit être agréable aussi quand les gens dans la rue te félicitent sur un film tu disain ils ont vu mon boulot il y a un truc galvanisant c'est c'est super euphorisant pendant quelques minutes. C'estàd que je me souviens par exemple des sorties ou avec des films qu'on vraiment vraiment cartonné dès le début et pendant 24 heures, on dit youpi !
Wou, je génial et cetera et au bout de 24 heures, on fait bon alors après qu'est-ce qu'on voilà c'est quoi le prochain ? Bon alors attends et puis on passe à autre chose parce que c'est pas le le but c'est pas celui-là. Le but c'est de faire le film le mieux qu' le mieux possible.
C le but. Et tu tu gagnes ta vie à partir de quel film ? À partir de quel film tu peux être indépendant financièrement ou tu peux dire tiens c'est un un métier, j'en vis correctement.
Euh pas les deux premiers parce que les deux premiers je dois avoir 4 ou 5 millions de dettes en perso même non ? Ouais en perso ce qui m'inquiétait pas parce que j'avais rien de toute façon. Donc par mettre en tôle, j'avais rien même pas de moto, de rien.
Donc j'avais beaucoup de dettes et j'ai réussi à payer les dettes avec le grand bleu. C'est que le ton premier film, tu perds de l'argent au départ quoi. Même si ça les deux premiers Ouais, les deux premiers complètement.
Ouais. Ouais. Beaucoup.
Faut faut avoir le courage d'y aller quand même ou la folie un peu pour y aller aussi. La peut-être un peu la folie mais il faut la passion surtout. Puis pour moi, enfin à cette époque-là et vu de là où je viens, c'est ça où tu meurs.
Bah il y a pas de il y a pas de furriture. C'est ça où tu meurs. Tous les grands artistes nous disent ça quand ils viennent dire un peu côté dos au mur, il y a pas le choix en fait que ça ne marche pas.
C'est ça ou la mort. Le le grand bleu, c'est le premier film où tu gagnes vraiment de l'argent et tu rembourses tout et tu arrives à gagner. Ouai.
Ouais. Je suis à peu près zéro après le grand bleu. Revenir après.
Attends, je juste euh tu tu expliques aussi. Tu vois rapidement quand tu rencontres un comédien si tu vas pouvoir tourner avec lui ou elle, tu arrives à à distinguer les starlettes comme tu dis des autres ? Bah déjà, je suis pas le même metteur en scène à 20 ans qu'à 40 ou qu'à 60.
Donc a quand même beaucoup plus d'expérience. Je sais que maintenant depuis 10 15 ans, j'ai pas envie de travailler avec des gens difficiles. Voilà, j'ai pas envie de travailler avec quelqu'un qui je veux travailler avec des vrais travailleurs, des gens qui boss.
Voilà, des gens qui bossent. Tu as vu s cité non, c'est pas le but de l'émission du tout mais y a des comédiens qui bossent pas du tout. Ça ça déjà arrivé d'être sur un gros plateau avec un gros film et le mec pas du tout bossé la scène ?
Non, jamais. Ça bosse. Ah, c'est une blague ?
Non, non, non, jamais jamais. Non, non, parce que si tu sens qu'il est un peu léger, tu prends en amont 3 semaines avant. Non non, quand ils arrivent sur le plateau, tu as déjà eu des des demandes pareil sont cité, on s'en fout, des demandes extravagantes ?
Non, c'est avec le succès des gros comédiens qui demandent des trucs. Non, je pense que c'est une question d'attitude. C'estd que un acteur par définition, il est assez fragile parce que c'est lui qui va avoir sa tête à l'écran.
C'est lui qui va être jugé en premier. Et s'il sent un metteur en scène qui est par exemple très axé sur la caméra, qui s'occupe pas vraiment de lui ou qui sait pas trop ce qu'il veut ou qui doute ou l'acteur fait un truc pas terrible, il fait il dit c'est génial, tu vois, c'est qu'il peut pas compter sur lui. Il sent il sent qu'il peut pas compter sur lui. l'acteur devient nerveux, ça c'est sûr, et peut devenir chiant parce que on n'est pas à son on n'est pas au rendez-vous de ce qu'on doit lui donner pour qu'il se sente confortable.
J'ai toujours essayé de faire en sorte que l'acteur au moment où il donne le truc, il toute l'attention est sur lui, tout le monde est avec lui, on le soutient et il est nourri de A à Z du matin au soir. Donc j'ai eu que des acteurs peut-être fatigués en fin de journée mais heureux et des c'est des acteurs qui peuvent dire à Luc je peux en essayer une ou plus comme ça ? Ouais, vas-y, on essaye.
Donc c'est c'est une question de comportement, mais à chaque fois c'est assez facile de dire "Ah, tel acteur a fait tel caprice et cetera." Faut revenir avant. Pourquoi pourquoi il devient d'un seul coup comme ça ?
Et c'est souvent parce qu'il est pas il a pas été il a pas été attrapé ou fourni avec ce dont il a besoin pour tourner. Sur des gros comédiens, tu disais tout à l'heure, mais c'était un peu l'œil encore parfois. Waouh !
Euh, tu vas leur dire si c'est pas bien de manière un peu brutale, mais euh non, pas brutale mais vrai. Ouais, bien sûr. Pour lui rendre service parce que comme tu dis, ça serait lui qui sera jugé.
Mais non, mais c'est parce que c'est ce qu'il veut. C'est ce qu'il veut. Même Don Deiro, si il y a une prise où elle est c'est un tout petit peu moins bien, où ça peut être mieux en faisant comme si ou comme ça, il faut lui dire. et et ils sont toujours très respectif très en réception de ça.
Ah ouais, d'accord. OK, je vois je vois ce que tu veux dire. Je vois ce que tu veux dire.
Et hop, ça repart. Deiro, tu vas aller le voir à New York à l'époque pour justement pour Léon. Tu le voulais dans Léon.
Tu lui envoies le scénario et ça son assistante t'appelle et te dit "OK, demain vous pouvez, je crois, vous pouvez dîner ou déjeuner avec lui, tu prends un vol, tu dis "Ouais, pas de problème." Tu dis pas que tu es à Paris et tu arrives direct. Ouais.
Il te demande de te voir pourquoi ? Bah je me dis il m'appelle, il veut me voir, il a eu le script donc il m'appelle pas pour me dire qu'il le fait pas a priori. Donc donc je prends l'avion, j'arrive rendez-vous 8h, j'arrive à -5 qui est déjà assis.
Tu connais ? Tu connais ? Enfin, tu connaissais ?
Non, je le connais d'Avorz. Oui, c'est ça, juste la remise de P. Et il est dans un petit coin très discret euh et il me dit "J'ai lu le script, c'est formidable.
Je vais pas faire le film mais je voulais te voir pour te dire que le film est formidable." Je dis "Bon" et il m'explique, il me dit "Écoute, j'ai fait ce rôle de tueur italien, c'està fait cinq films excorsais là-dessus. C'est un peu compliqué pour moi de avec un français de faire bon, il dit c'est on se retrouva sur autre chose mais par contre je veux pas que tu te décourages parce que vraiment c'est super bien.
Il faut absolument que tu le fasses. Donc je suis rentré à Paris euh avec mes copains qui me disaient alors tu as vu Robert ? Ouais il va faire le film.
Non mais j'étais content, j'étais content parce que il y avait eu un il y a eu un un message d'encouragement qui qui m'a fait quand même beaucoup de bien. Mais ce qui est drôle par rapport à Jean, c'est que en fait le personnage de Léon, c'est le nettoyeur de Nikita qui était joué par Jean. Et Jean me dit "Ouais, tu peux pas m'écrire un truc nettoyeur là, j'aime bien moi." Il voulait que je lui écrive un truc.
Donc je écris, j'écris le le script de Léon, mais plus j'écrivais, plus je trouvais ça bien et au bout d'un moment, je me suis dit bah non, je vais le faire moi. Au début, c'était pour pour écrire pour quelqu'un d'autre. Donc j'ai dit à gens : "Écoute, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne nouvelle euh c'est que je vais le mettre en scène. La mauvaise c'est que si c'est moi qui le mets en scène, je ne sais pas si c'est toi." Tu lui dis comme ça.
Ouais. Bah oui, parce que je veux le meilleur acteur mais je peux pas savoir que tu es le meilleur acteur si j'ai pas vu les autres. Et Jean m'a dit je comprends.
Donc j'ai vu Deniro, Stalon, j'en ai vu plein et j'ai pris gens pour petit zigzag pour arriver au point finalement. Ouais, mais il faut j'ai jamais fait tourner Jean parce que c'était mon ami. J'ai fait tourner Jean parce que c'est un super acteur.
Voilà, c'est la règle. Et finalement, tu as bien fait. Oui.
Et Stalone, par exemple, pourquoi tu le sentais pas ? Comment tu ressens en tant que metteur en scène si c'est lui ou lui ? Tu vois ?
Stalon d'abord c'est un d'abord c'est un auteur Stalon les gens savent pas mais les Rocky et tout ça c'est lui qui les a écrit et c'est un grand monsieur du cinéma la rencontre était trop voilà c'est c'est Rambo qui est arrivé dans le restaurant c'était pas possible attends raconte raconte c'estàd en fait il me donne rendez-vous dans un restaurant je sais plus comment ça s'appelle à Los Angeles c'est un restaurant qui est tout en long avec une baie vitrée une table ronde au bout Et euh donc j'arrive dans le restaurant, le mec il me dit "Tape de sur Stalon, vous essayez ?" Donc je m'assois sur le côté, il me fait "Non, non, faut que vous assayer en face." Je dis "Bon bien, monsieur Stalon veut que vous essayez en face." Donc en fait, je m'assois en face.
Donc j'ai le restaurant et la porte d'entrée au bout, tu vois. Et là, il me fait une entrée. Il me fait une entrée démante.
Il jouait en fait dans Ben oui, en contrejour. en contrejour avec toutes les tables qui regarde passer ce talon et il arrive comme ça et et il s'assoit et moi je riait et je lui dis il me dit l'entrée là c'était bien je dit ah ouais là c'est nickel l'entrée j'aime bienf les entrées comme ça parce qu'il a un humour de mais oui bah oui mais c'était pour se [ __ ] de lui-même presque. Et donc par contre, on a humainement accroché très vite mais il était trop c'était trop c'était trop Rambo.
C'était trop Ouais, tu voyais Rambo, tu voyais Rocky et Rambo. J'arrivais pas à me projeter. J'arrivais pas à me projeter dans Léon quoi.
On parlait de Deniro avant. Tu vas tu C'est 20 ans plus tard que tu vas tu vas le faire tourner la première fois finalement avec non 30 ans avec c'est Malavita. Ah c'est ça, c'est ça.
Famille de mafieux qui vont se réfugier, Américains qui vont se réfugier en Normandie, c'est ça ? Ouais. C'est qui ont qui ont balancé tous leurs copains de la mafia.
Donc ils sont ils sont dans un programme de où on cache, tu sais, on cache les témoins mais donc on les cache en France parce qu'on se dit que c'est mieux mais ils foutent un tel bordel à chaque fois quand ils sont obligés de changer de ville tout le temps et ils terminent dans un tout petit bled en Normandie où ils mettent encore la merde. Quelle est la différence entre un acteur si tu peux me dire peut-être la même chose mais dans la manière de travailler ? Est-ce qu'il y a une différence entre les les comédiens américains type Deniro et les comédiens français ?
Est-ce que c'est un cinéma différent, une manière de mettre en scène différente ? Non, je pense pas que c'est pas en fonction de la nationalité, c'est en fonction du en en fonction du du pouvoir de l'acteur, de sa capacité, de son talent. C'est pas c'est pas la nationalité, c'est ça peut être aussi simple avec des des Américains.
Plus ils sont bons, plus c'est simple. Ça c'est sûr. C'est marrant le le l'acteur qui a un peu de talent mais qui est pas sûr de lui, qui a peur, qui est là, qui est en sour, qui a des tocs, qui boit un petit coup avant d'y aller et cetera, c'est plus compliqué.
En même temps, ça doit pas être facile de se retrouver. J'ai travaillé vraiment avec des très bons et tu as de Niro de Niro et Tommy Le Jones dans la même scène. C'est juste des monstres.
Il y a que je te raconte un truc parce que ça c'est sur Malavita, ils av ils avaient jamais travaillé ensemble les deux. Donc le premier jour ils se croisent, il y a une espèce de petit sourire. Attends, ils sont contents, ils serrent la main, il dit "Ah, c'est bien, on va tourner ensemble et tout." Mais un petit côté un peu boxeur qui se tu vois qui quand même un peu comme ça.
Et je dis "Bon bah demain on fait les répètes à 10h, un endroit pour répéter." Donc Tommy arrive à - 5 et Deniro à - 6 et il s'assoit et il se regarde pas trop, tu vois. Très sympa, très gentil, tu vois.
Ils ont chacun le script et il y a une scène de 12 pages. La première scène où il se rencontre, il lui dit euh "So, how is the kids ? Everything is fine." Yeah.
To ils ont ils ont un dialogue comme ça. Et euh il y a il y a Deniro qui dit peut-être la phrase, le mot là. Après tu as Tony Billy Jones qui dit moi il y a le mot qui machin donc ils sont sur des pignateries de machin comme ça donc je les écoute je prends les notes machin et puis il y a Tommy qui finit un tout petit truc comme ça et puis il ferme le script et regarde de No fait how the day pretty good the kids good what about et ils font les 12 pages.
Oh la vache ! Là comme ça à table et l'autre il le prévient pas Tommy. Il fait exprès de Oui, il regarde si déjà il connaît son texte ou pas, tu vois.
Et les deux ils t'ont enchaîné les 12 pages comme ça. Moi j'étais là à boire la rien faire. Rien à faire.
Rien à faire. Et euh et donc à la fin parce que chacun doit montrer un peu son sa palette. Donc moi j'ai souris, je les ai regardé, j'ai refermé le scrip, j'ai fait "Thank you" et je suis parti.
Je leur ai rien dit. Incroyable. Mais voilà, donc après quand tu es sur le tournage avec les deux, ça bosse quoi.
Et Michel Fifer, donc tu as les trois, c'est tu juste tu demandes tu est-ce que je peux un peu de jaune avec un petit trait de bleu et une petite pointe de verre là ? Tu dis d'accord, il te le fait. Ça tape jamais à côté.
Le verre un tout petit peu moins fort te le fait. C'est fou. Et il est content quand tu lui demandes parce que pour lui quand tu sérieux c'est que tu regardes.
Tu vois, je v faudrais qu'on parle du grand bleu si tu veux bien quand tu vas arriver au festival de Cann. C'est vraiment un truc qui m'a marqué dans ta carrière. Euh c'est la la les articles qui sont faits hyper dur au départ.
Euh c'était en c'était c'est 1988 hein. C'est ça. Euh je suis pas bon dans les dates mais oui.
Dec 1988 tu vas tu as 29 ans, tu as présenté ce film qui est euh tu le savais que le film était euh au-dessus des autres ou est-ce que tu as plus de recul comme tous tes films tuas les trouvé bien parce que tu les as fait et puis c'est du du boulot une partie de toi. Ah non, on est complètement insécure et on sait pas ce qu'on a fait. C'est vrai.
On sait qu'on l'aime. Nous Jean Éric, on est soudé autour du film. C'est notre bébé, on l'aime mais on en sait rien parce que de la musique à l'image tout est beau quand même.
On en sait rien. Tu sais pas si ça va marcher en tout cas. Ah non, pas du tout.
Euh les articles, je je vous en affiche un mais là le grand bleu, la mer à boire, Maurice Huleux. Euh, tu les vois ces articlesl ou est-ce que tu essayes de te protéger ou est-ce qu'on te le dit [ __ ] là les Luc là ça va pas, tous les articles sont agressifs en fait ? Non, c'est un peu plus compliqué.
C'est-à-dire que déjà, on est très très en retard pour fournir le film. On a fini euh à 2h du matin la veille et la copie, elle est sortie du labo. Moi, je suis tombé deux fois dans les pommes au montage de fatigue.
Médecin me faisait des piqures pour tenir truc de Guronzan pour tenir debout. Euh et notre stress en fait, c'est pas tellement le public ou les critiques, c'est est-ce qu'on va être prêt ? C'est ça notre stress.
Moi, je m'en souviens très bien. Donc en fait, quand le film finalement est projeté, sauf que la première projection c'est la projection de presse, donc moi, j'y suis pas etth et donc les deux trois de notre équipe qui étaient reviennent. Je dis "Alors, comment c'était ?" Et là, les mecs baissent les yeux et je comprends que ça a été sifflé, que là il y a des monceaux de merde qui se délire qui se déverse sur nous.
Moi, je me souviens de rentrer dans l'hôtel à Cann et d'avoir les gens qui se poussent paria quoi. Ah vraiment, tu sens le gaz quoi. Tuas tu as le Covid avec des gens qui que je connais qui tournent la tête comme ça et qui font qui veulent pas te croiser.
Ah non, mais c'est c'était une déflagration. Ils ont vraiment ils ont vraiment tué le film tout de suite à dès 9h du matin. Alors généralement tout tout tout ce monde un peu des critiques et cetera arrive à Can hein parce que c'est quand même le seul moment où ils peuvent mettre leurs lunettes noires.
Ils viennent avec Kalashnikov et les trucs et ils viennent il faut que ça tire les trois premiers jours. Faut jamais passer les trois premiers jours à Cann. Et ça c'est déflagration.
Ah ça tire. Il y a des articles grand blues des trucs. Ah il y en a eu plein.
Le grand plouf le non il y a tout eu. Et là tu là tu y crois plus à ce moment-là. Tu dis [ __ ] on va se taper un four ou est-ce que non tu es sonné.
Tu es sonné parce que j'avais un petit problème personnel qui ma fille qui avait eu un souci, ma fille Juliette et qui a été opéré du cœur pendant le tournage déjà. Ah donc il y a pas un petit souci ? Ouais.
Ouais. Et qui au même moment ? Ouais.
Au même moment c'est que j'ai ouvert le film à Cann et le lendemain je suis monté à Paris pour faire son opération, sa troisème opération à cœur ouvert. Donc tout ça relative un peu tout. Euh mais j'avoue que je comprenais pas trop le message que le ciel m'envoyait.
Ça faisait était pas Oui, ça faisait beaucoup quoi. Là je donc je j'essayé de rester calme mais tu es assommé. Tu es assommé.
Tu comprends pas en fait. Tu comprends pas parce que il y a pas de il y a pas de sexe, il y a pas de violence, il y a pas de politique, il y a pas d'armes. Ouais. de la plongée.
Pourquoi ça Pourquoi ça il y a une telle déflagation de haine pour un film où les mecs ont les cheveux courts, ils aiment la mer, les dauphins ? Ça va, il y a pas de quoi non plus se balancer des bombes. Mais euh et ça m'a ça nous a pris du temps de comprendre le mécanisme de pourquoi il y avait eu toute cette haine avant la sortie du film en plus.
C'est que vraiment Ah c'est le même jour. Oui, ça sort le même jour. Il le voit le matin en première, c'est ça ou à la projo du soir euh assez dévasté quand même.
Donc c'est que tu montres les marches machin, tu fais tout le cérémonial photo en sachant que là intérieurement tu te tu dis merde ouais tu es en tu es en sour quoi Jean le vit comment ça Jean il le vit comme toi ou est plus détaché non on est très on est très soudé et on courbe on courbe les chines et on comprend pas on comprend pas ce qui se passe quoi. C'est vraiment un orage tu vois donc on sait on on sait pas trop quoi faire quoi. Part l'abri et attendre un peu quoi.
Et là la projection démarre. Et au bout de 3 minutes, parce que c'est du 35 mm, au bout de 3 minutes, il y a l'image qui tout doucement monte comme ça et tu as la barre noire et tu commences à voir l'image suivante. D'accord ?
Et là je suis là parce que ça fait 3 minutes que le film a démarré, enfin 5 minutes et je me dis "Putain mais qu'est-ce qui se passe ?" Et là deux trois personnes l'imumage. Ouais l'imume.
Et là je vois un mec qui est en train de bousculer tout le monde comme ça dans le rang pour venir me voir. Je me dis ou et c'est le mec du projectionniste et il me dit euh monsieur Bon le le clapet latéral du projecteur 1 a claqué là. Donc là il y a mon gars, il tient avec son doigt.
Mais qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on arrête et on passe tout sur l'autre truc ou on continue ? Il y a 2800 personnes.
C'est juste c'est l'ouverture. Tu le karma continue de bon quoi. Et là tu as 3 4 secondes et je dis je vous envoie du monde prends trois quatre mecs étaient là le monteur le machin.
Suivez-le. Et pendant tout le film il y avait un mec qui avait le doigt sur le sur le curseur et à chaque fois que il changeait de doigt il y avait l'image qui remontait puis qui redescendait tu vois. Et moi pendant 2h, il dure longtemps le film en plus 2h, je suis en sueur et je ne vois que cette barre qui monte.
C'est tout ce que j'ai vu du film et après je suis après j'ai vu les mecs qui avaient des doigts qui étaient en so aussi parce que les pauvres ils avaient fallait vraiment mettre le doigt dans le projecteur. Tu sais c'est un un clapet latéral qui fait que l'image montait tu vois. Donc fallait tenir avec son doigt pendant tout le film.
Ils auraient pas mieux fait de changer de p ils auraient coupé le film quoi. Fallait arrêter le film. Et au final le le gens t'applaudissent quand même dans la salle ou c'est pas très bien ?
Écoute euh il y a une standing ovation qui dure assez longtemps et en fait c'était du vrai public et la soirée en fait bizarrement se passe très très bien. Il y a plein de gens qui viennent me voir qui c'est incroyable, c'est génial et cetera et donc du coup on avait cette espèce de chaud froid où on savait plus trop on sait on savait plus quoi. Et tu as les premiers chiffres quand ?
Euh, on a les premiers chiffres le soir qui était pas bon. Total quoi. Ouais.
Et le lendemain, on commence avec Jean, on commence une série d'interview avec le cœur un peu lourd, tu vois, parce queon sait qu'on s'est tous on s'est fait défoncer de partout. Et la première femme qui arrive, c'était la la responsable culture de Télé 7 jours qui avait à peu près une cinquantaine de badges partout qui arrive un peu en soir parce qu'elle a beaucoup de travail. C'est le premier jour je bon et elle prend ses petites fiches et elle me dit alors Jean-Luc Buisson, quel effet ça vous fait pour votre premier film de faire l'ouverture de Cann ?
Il y a tout faux quoi. Et là un moment de solitude et je dis écoutez alors Jean-Luc c'est God, moi c'est Luc. Euh Buisson, non c'est Besson et c'est mon 3è film.
Ah bon ? Vous avez fait quoi avant ? Subou ?
Ah c'est vous ce et le dernier combat ? Le dernier combat parler de tac. Donc ça commençait pas terrible terrible.
Et après elle passe à Jean et il fait alors Jean Reno, c'est la première fois que vous tournez avec Luc ? Et ben dit ben non, ça fait trois fois mais vous pouvez pas lire vos fiches là. Il il commence à s'énerver et la fille dit quand même vous pourriez me parler autrement et là Jean se lève et lui fait vraiment alors là euh c'est c'est sirano il lui fait comment c'est possible d'être aussi nul de faire ce métier comme ça vraiment il hurle comme ça et il part donc j'enlève mon je dis excusez-moi je vais le et je je tourne à l'angle et le gens il m'a tardé à l'angle il m'a dit e c'était bien ou Le comédien total.
Tu l'as ramené ou pas ? Non non, c'est Non mais vraiment, il a fait une sortie géniale. La prise était super.
Il l'a fait et tout avec les gestes et tout, il était incroyable. Et comment tu vas savoir que le film commence à prendre ? Je le sais parce qu'il y a le monsieur du Rex, le cinéma à Paris.
Ouais, il y a le grand Rex et il me laisse des messages et cetera. Je le rappelle, il me dit "I faut que tu viennes, il se passe un truc au Rex et tout." Je fais ou ouais bon et nous on part en province faire la tournée province misérable parce que les chiffres étaient pas bons.
Et puis ça au bout de 5 6 jours ça commence un peu à se stabiliser. Bon il y a un petit espoir un peu puis on commence à aller dans des villes étudiantes euh ex en Provence des trucs comme ça où là il se passe un truc les jeunes ça y est ils commencent à prendre le film et il me tentane il dit faut que tu viennes au Rex. qu'il faut que tu viennes au Rex et on met je sais pas 3 semaines avant d'aller au Rex quoi et on arrive au Rex et il y a 1 km de queue [ __ ] donc je demande pour quel film et on me dit bah c'est pour le grand bleu.
Donc en fait il y avait la queue pour la séance mais il y avait la queue de la séance d'après. Ah waouh ! Ça tournait le bloc comme ça et le film est resté 61 semaines à l'affiche au Rex.
C'est incroyable. Plus d'un an. Ouais.
Et au final, vous allez faire plus de 10 millions. Non. Ouais, à peu près.
Ouais. Je sais plus exactement. Mais après au Rex, donc du coup de temps en temps, on allait on allait voir les gens sur scène, donc c'est n'importe quoi.
Il y a une petite histoire rigolote avec le rec, c'est que au bout de je sais pas 40 semaines, même monsieur qui s'appelle Dalman, il m'appelle, il me dit, il me dit "Il y a un gamin, il vient tous les mercredis voir le film. Ça fait 40 semaines, il me dit faut que tu viennes le voir parce que c'est quand même assez incroyable. Donc je dis "Ben d'accord.
Donc j'arrive le mercredi à 14h." Je dis "Mais tu as arrêté de le faire payer quand même." Il me dit "Oui, maintenant on lui donne des exos parce que les exonérer les pltites et donc j'attends devant la caisse comme ça et puis je vois le gamin arriver 15 ans".
Il dit "Bonjour pour le grand bleu s'il vous plaît." Je suis juste là à côté de lui. Et donc la fille lui donne son billet, je dis "Bonjour, tuas le grand bleu ?" Ouais.
Ouais. Il sait pas quitté. Et je lui dis parce que parce que c'est moi qui a fait le film.
Ouais, je sais. Ouais, je me suis pris un vent mais alors total, il avait rien à [ __ ] Tu voulais lui faire plaisir aller faire un rien à [ __ ] Rien à [ __ ] C'était son film final. Foot qu'il a fait.
C'est vraiment un très grand vent. Et ça t'a vacciné maintenant sur les les critiques ? Ça fait partie de de d'un événement dans ta carrière justement où tu dis maintenant les gens ils vont critiquer le film et finalement ça marche.
C'est vacciné. Sincèrement avec le temps, il faut faut faire le film. Voilà, c'est tout.
Faut faire le film et puis même maintenant ça a changé. Tu tu as les plateformes, tu avais la vidéo, tu as les plateformes, tu as tu as la télé, tu as la les gens voient les films 3 ans après, 5 ans après, les redécouvre les Il faut que ça existe, c'est tout. Faut que ça existe.
Tu tu vas devenir papa. Tu disais en même temps, au même moment, ta fille a des problèmes de santé, tu sais, des problèmes graves d'ailleurs. Tu vas réussir à être assez là pour elle ou c'est tu sais quand on a des métiers artistiques ou très prenant sur des moments où tu parles ?
J'ai j'ai je pense que j'ai pas été un très bon papa sur mes deux premières fille parce que parce que j'ai pas c j'avais pas d'éducation sur ça. J'avais beaucoup d'amour mais euh on peut aimer mal en fait. J'ai pas assez de présence.
J'étais pas assez présent parce que parce que j'étais en train de me construire moi-même. Je savais même pas qui j'étais déjà. Et donc j'ai mis du temps, j'ai essayé de j'ai essayé avec le temps après de réparer ça, d'être un meilleur papa et d'être là pour elle.
Je le suis toujours. Donc elles m'ont elles m'ont pardonné. Ah tu tu leur as demandé pardon un jour de ça ?
Bien sûr. Ouis. Bien sûr.
C'est vrai. Bien sûr. Bah il faut il faut de pas avoir assez été là.
Oui. De pas avoir été assez là et je elles ont suffisamment intelligente et de courage pour pouvoir le l'exprimer, le dire en disant "Ça m'a manqué. J'ai eu j'ai eu ces manques là et il faut s'en excuser bien sûr et avoir une relation de scène après c'est important de parler.
Ah oui, c'est super important. Et euh après les trois autres, j'étais plus là et bah j'ai beaucoup de chance avec mes enfants. Je pas le même père à 28 29 ans que à 35 à 40 aussi.
On n pas le même réal, on n pas le même éuran mais on n pas le même papa. On c'est puis surtout avec la les parents divorcés qui étaient au Club Med. Qu'est-ce que tu veux comprendre de savoir comment tu éduques des enfants ?
Enfin, c'est impossible. jusqu'à l'âge de 10 ans au Club Med pour moi les médecins, ils étaient par exemple quelqu'un qui est médecin pour moi c'est un gars qui est bourré à la sangria des sports. Je sais pas pourquoi les médecins qui ont cette espèce de tension toute l'année parce qu'ils soignent les gens quand ils arrivaient en vacances c'est eux qui étaient bourrés tout le temps.
Donc pour moi un médecin cit le mec qui était bourré à la voile jusqu'à l'âge de 10 ans parce qu'ils sont tout le monde était en maillot de bain. C'est seul référence quoi. B qu'est-ce que tu as fait de bien en tant que père ?
Est-ce qu'il y a un truc dans l'éducationù tu t'es dit tiens ça j'ai bien réussi ? J'essaie d'être là quand ils ont besoin. Un jour il y a un psychiatre qui m'a expliqué un truc qui m'a beaucoup aidé.
Il m'a dit avec les enfants, il y a trois il y a que trois positions. Il y a derrière eux, à côté d'eux ou devant eux. Et il y en a qu'une qui est bonne.
Et et en fait la seule qui est bonne c'est derrière eux. C'est que c'est eux qui voient le chemin mais quand ils ont un souci, ils se retournent. Ah, c'est beau ça.
Voilà. Et ça m'a vachement ridé. Donc j'ai toujours essayé d'être derrière.
Faut les laisser aussi se planter. Bah oui. Ils ont des relations amoureuses au début quand machin, tu sais que parfois ça dure pas et il faut qu'il le voit.
Il faut qu'il tombe à vélo doucement pour comprendre que ça Ouais. Même si toi tu sais que ça va pas durer longtemps. Mais tu dis rien.
Tu dis non, il est sympa. Tu as combien d'enfants aujourd'hui ? Cinq cinq.
Et ils t'ont déjà présenté des copains, copines, petites copains, enfin petites copines, machin où tu sais que ça le fera pas et tu leur dis pas au début mais et tu dis ou là lui où elle mais en bon papa faut et tu la fermes tu la fermes. Tu fais semblant de t'intéresser à table et puis tu dis voilà. Oui oui.
Non, tu t'intéresses vraiment mais tu tu vois que j'ai surtout des filles qui sont très cleaveux. Ouais. Donc tu vois que le gars il ça il pas il est pas encore au niveau quoi.
Ouais. Il y aura pas un grand futur. Ouais.
Et souvent les filles d'ailleurs sont beaucoup plus plus précoces, plus intelligentes, plus smart que les garçons. Elles ont toujours 2 ans d'avance par rapport aux garçons. Donc c'est compliqué.
Toi, tu as les deux. J'ai un garçon. Oui, enfin, tu as eu les deux.
Tu as eu un garçon et fille. Donc, tu vois la différence quand ça grandit. Mais le mon fils, c'est le dernier qui mettait en scène aussi commençait à faire qui écrit des scripts et tout ça.
C'est le dernier mais c'est bon, c'est une crème. Et lui a été élevé qu'avec des filles. Donc chaque fois que ça commence à hurler, il fait OK, il est cool.
Il fait "Oui, d'accord. C'est bien, je vais là-bas. Est-ce que tu as déjà fait une une erreur dans l'éducation aussi ?
Tu sais un truc qui est intéressant ça. Je sais que vous êtes nombreux à nous demander quand on parle d'éducation, c'est intéressant de savoir, tu vois, peut-être trop d'écrans à un moment donné, trop de bonbons, trop tôt, j'en sais rien. Tu sais un truc où tu t'es dis tiens, pour le deuxème ou le trisème enfant, je ferai pas comme ça.
Tu vois, c'est intéressant ça. Tu en fais des des milliers, tu en fais des milliers. Est-ce que Je pense que c'est très important d'être deux déjà pour élever.
Ah ouais, vraiment. Euh donc après, je sais pas ce que c'est quand il y a deux mamans et deux papas et ça doit sûrement être très bien aussi. Mais moi je connais que un maman et une papa, un papa et une maman.
Et euh et la la différence de caractère des deux, on a vraiment on a bordé le chemin quoi. Il y a que quand il rentrent de l'école avec un B plus et moi je dis "Oh, c'est génial !" Et qu' se font engueuler par leur mère parce que leur mère dit un B plus, foutez de ma gueule, font un A.
Et moi je dis bah B c'est bien quand même que moi j'ai jamais eu de B hein. Donc mais tu vois sur ces trucs là par exemple ma femme elle elle avait une éducation tu vois sur l'école les devoirs les machins étaient très super stricte. Moi je vais faire la cuisine, tu vois.
Je je prépare à manger moi. Tuis tu étais le cool et pas forcément le cool parce qu'elle est cool aussi mais il y avait une vraie répartition et les enfants sont assez malins que par exemple des fois ils ont des questions, ils savent très bien s'il faut la poser à maman ou s'il faut la poser à papa selon selon le le souci ou le problème. Est-ce que ça t'est arrivé ?
On parlait avec des des différents invités, mais d'avoir un moment où tu regrettes d'avoir fait ce métier là vis-à-vis de tes enfants. Par exemple, ils vont se faire embêter à l'école parce que c'est ton fils et qui disent "Ah le film, j'ai pas aimé ou j'en sais rien." Tu sais, ça arrive à plein invités, chanteurs, comédiens et cetera ou ça ou alors ça les a mis en danger sur un cambriolage, tu n'importe quoi.
Il y a plein de Bah en tout cas sur par exemple sur les moqueries d'école et cetera, mes enfants sont je crois ont été bien élevés, sont solides et euh il y a pas vraiment intérêt à leur dire quelque chose à l'école hein quand ils étaient à l'école parce qu'ils s'en prennent une hein. C'est pas c'est des warriors hein. C'est pas c'est pas je baisse la tête et je pleurniche et c'est euh Ah bon ?
Tu as attaqué mon père ? Non non, c'est c'est ils sont ils sont costaud, c'est pas facile d'être le fils d'eux. Parfois, c'est pas facile mais ils se laissent pas faire et en fait quand ils se laissent pas faire, les autres laissent tomber.
Donc ça ça ça a été assez rapide ça. Non, il y a un moment que je regrette, c'est quand je suis parti sur Valérian où c'est le moment où on a on a habité quelques années à Los Angeles, donc ils étaient à Los Angeles et moi à Paris et là vraiment j'ai pas été présent et et ça je le regrette. Je le regrette parce que si c'était à refaire, je ferais pas ça.
Ah oui. Ah ouais. Parce qu'en fait les États-Unis, il y a tout un côté sympathique.
Los Angeles, il fait beau et cetera, mais les ados là-bas, c'est terrible. Dans quel sens ? Ils sont tous sous médoc.
Ils sont Ils sont pas heureux, tu Non, c'est c'est vraiment autant l'enfance en Californie, c'est super, l'adulte, c'est sûrement très bien. L'adolescence, c'est terrible. Je déconseille à tout le monde d'emmener ses enfants adolescents là-bas et ils ont beaucoup souffert de ça.
Des des voilà de tout un côté très superficiel finalement. Ah ouais superficiel. Et puis euh par devant dire "Ah, you my best friend" et puis par derrière dire vraiment de la merde.
Enfin, ça les a fait souffrir parce qu'ils étaient tellement contents d'aller là-bas et euh et les trois ça les a vraiment marqué dans le mauvais sens et j'étais pas là pour ça. Ah ouais, là tu t'es dit "Ouais, ouais." Et ça vraiment je regrette parce que je sais que ça leur a fait mal.
Tu vas devenir tu es producteur depuis 92, c'est ça ? avec les L production que tu vas transformer en Europa Corp en en bah en langue et les films du Dauphin d'abord le film du Dauphin, les films du loup, les films du Dauphin, Lilou Production et Europa tu vas créer ça. Est-ce que tu arrives tu disais que tu comprenais rien parfois tu étais en réunion avec des banquiers, tu dis parfois je les écoutais, jeis Oui bien sûr, je comprenais rien ce qu'il venait de dire, tu un peu semblant et c parce que c'est un autre métier.
Toi tu dans l'artistique, c'est parfois pas incompatible mais est-ce queil y a toute une partie que tu comprenais pas vraiment ? Ah oui oui, un peu plein. Mais en même temps, toi tu fais ça, regarde.
Hm hm hm hm. Et ça passe. Tu mets tes mains en Ouais.
Et ça passe. [Musique] Non en fait parce que tu as eu des tellement gros budgets entre les mains. Oui, mais le problème c'est qu'en fait au début on voulait pas me produire.
Donc, j'ai pris l'habitude, enfin malgré moi, de se dire "Bon bah, s'ils veulent pas produire, on va le faire nous-même." Donc, on a appris le le mécanisme. Mais c'est pas un mécanisme pour gagner de l'argent, c'est un mécanisme pour contrôler le film.
Parce que moi, j'ai eu des situations où on me disait "Bah, faut prendre tel acteur ou non, ou on fait pas le film et il faut être capable de lutter, de dire "Bah non, je veux ce mec." Non, c'est celui-là. Ouais mais il est pas assez connu.
Il est pas Ouais mais il est très bon. Voilà. Ça t' arrivé avec Taxi ?
Non dans pour Samie je crois. Ça m'est arrivé avec Sami, ça m'est arrivé avec Christophe Lambert, ça m'est arrivé avec avec plein de gens. Donc il y a un moment donné, si tu veux pouvoir contrôler, mais pas contrôler bêtement, c'est simplement pouvoir faire le film que tu as envie de faire parce que à l'intérieur du film, tu as une trentaine de personnes qui collaborent de façon artistique.
L'image, le son, la musique, tout le monde. Bien sûr que tu travailles avec ces gens-là qui disent "Ah mais non, tu devrais faire plutôt faire si comme ça." Donc tuéchanges.
Mais ça c'est créatif. Ce qui est très compliqué, c'est de de garder cette espèce de Noé créatif avec des gens créatifs et de pas d'avoir d'interférence en disant "Ah bah oui, mais là il faut mettre une blonde. Ah bah là il faut mettre un mec de couleur, là il faut mettre voilà, il y a juste à manger.
Tu dis attendez euh si tu as envie de Samérie, tu mets ça mine à série. Si tu as envie d'un autre acteur, tu mets un autre acteur. C'est c'est qui est le meilleur au casting ?
C'est lui. Pourquoi on le prend pas ? La série nous a dit quelque chose.
On l'a croisé au festival de Monaco, la télévision de Monaco l'année dernière et sur le tapis rouge pour pour les gens et les journaliste et il a dit que tu avais mis, il y avait Stalone dans taxi 3, je crois, tu l'as fait tourner à ce momentlà que tu avais mis la voiture dans un avion et que tu es allé tourner à Los Angeles parce qu'il avait pas le temps de venir. C'est à l' C'est ça. Bah en fait, il avait qu'une journée donc on a amené la voiture là-bas.
En fait, les images de Marseille sont tu En fait, toute la première scène, il a un casque, donc c'est pas lui. Sûr, il y a que le moment où il enlève son casque qu'il est dans la bagnole. Donc il a tourné une journée là-bas sur le sur le tarmac de de l'aéroport de de Beverly Hüls.
C'est fou. C'est Steven Spielberg qui disait dans un dans un dans une interview il y a longtemps, il disait "Les excuses de budget c'est de la merde." En gros, il dit "Si jamais tu veux trouver un une façon de faire la scène, tu peux te débrouiller parfois avec un paquet de sucre, un paquet de farine pour faire une explosion.
Tu peux te débrouiller quoi, en gros." Bah oui. Toi, tu as visité déjà des trucs de de Spielberg, des plateaux de tournage de Stephen Spielberg ?
Il y a en fait, il y avait le journal première qui avait fait pour ses 20 ans, ils avaient proposé à Steven de faire une couverture euh avec Steven et moi. Donc on a fait la couverture tous les deux. J'étais très fier.
Ah c'est Et euh c'était au studio de de Universal à Los Angeles. Et euh et après l'interview qui était sympathique mais un peu distant parce qu'il y avait des journalistes et tout ça. Et à la fin, il m'a dit "Mais tu fais quoi maintenant ?" Je dis "Bah rien." Il me dit "Bah viens, tu veux venir sur le set avec moi ?" Je dis bah oui donc je savais pas ce qui tournait en fait.
Ah on a pris la golfette. Ah oui c'est au même. Ouais c'était là-bas.
On est parti là. On est rentré dans une forêt vierge et c'était Jurassic Park. Incroyable.
Donc il y avait des squelettes de 30 m de long et euh et le premier plan, il me dit "Non, viens, assis-toi là." Donc il y avait un stady camisait un plan comme ça avec le gars qui montait sur une planche sur une plaque. En fait, c'était une grue.
Donc il y avait sté cam comme ça grue qui montait avec des 10 kg de lumière partout dans la jungle. Je dis [ __ ] c'est une grosse production. Et il me dit viens on va sur le plateau B.
On va sur le plateau B et là il y a un accessoiriste avec une pâte de tyrannosaure ou je sais pas quoi de vélociraptor qui passe là. Ouais. Voilà.
Et et donc il prend la caméra à l'épaule, il fait il se coue comme ça et l'autre avec la main il fait ça et l'autre il jette de la poussière et et ça marche. Et ça marche. Et mais ça m'a fait un bien de dingue parce que je me suis Ah oui d'accord.
Donc on peut faire des plans sophistiqués à la grue et cetera et puis on peut aussi faire le truc à la main en jetant de la poussière dans le même film quoi. Et moi ça m'a libéré complètement. Et ce qui m'a plus libéré, c'est le c'est de voir son bonheur à lui et son plaisir.
Tout était facile. Il disait "Ah, c'est bien, tu as vu le plan ? C'est bien, on refait une prise ?" Ouais, on refait une prise.
C'était très léger. Alors que moi comme assistant, j'avais été avec des gens quand même [Musique] plus des metteurs en scène français très tu vois. Donc le cinéma c'est très important et et en fait j'avais un peu cette scérose au début moi tu vois j'arrivais sur le plateau, j'étais comme ça tu vois et et après cette visite [ __ ] je suis arrivé sur le plateau beaucoup plus décontracté. tu as déjà dû trouver euh soit par manque de moyens sur un film, il te manquait un peu de budge ou alors le système ne fonctionnait pas que tu as imaginé une espèce de subterfuge comme ça, un truc un peu tout simple.
Tout le temps, tout le temps. Bah le dernier combat par exemple, il y avait moi je pouvais pas me payer une grue. Donc en fait on a pris une échelle euh avec deux deux cordes.
Je me suis mis au milieu de l'échelle en la tenant comme ça. On a mis la caméra un bout avec des pierres à l'autre bout pour faire l'équilibre. tu une balanceoire pour enfants quoi.
Et puis en fait euh ça permettait de faire des mouvements de grues comme ça. Donc après je l'ai fait sur un traveling. Donc là fallait un peu Mais euh cette gru-là je l'ai utilisé même dans des endroits où on pouvait pas amener la grue.
Donc même sur le grand bleu, je l'ai fait euh aussi. Mais par exemple, il y a il y a une scène de pluie dans le dernier combat où c'est euh un tuyau qu'on a volé au BHV. Je m'en excuse, je le peri s'il faut.
Euh on a volé le tuyau par qu'on ait pas d'argent. On a branché le tuyau et la caméra est comme ça. Le gars est dans le tuyau derrière et l'eau passe au-dessus de la caméra et retombe devant la caméra.
Voilà. Et il pleut. Ça marche.
Ça marche très bien. Sur, tu nous as raconté rapidement avant de commencer sur Jean d'arc, tu avais dû trouver des des solutions et cetera et là c'était une une énorme équipe, tu disais avec les échelles. Est-ce que tu peux raconter ce système ? qui doivent monter sur un château.
Bah en fait, il y a il y a 2000 figurants, donc c'est un peu compliqué. Et comme on peut on va pas faire la prise 50 fois, j'avais 13 caméras. Donc fallait juste, tu avais trois travelings avec la première qui partait. 15 secondes après, il y avait la deuxè, 15 secondes après la trè en bas dans le dans la fosse, il y avait un un quad avec un stady camerur qui faisait toute toute la tout le qui était qui faisait un tring dans ce sens-là pendant que les gens descendaient dedans.
Donc, on avait demandé aux figurants de de descendre un petit peu en biais pour que les premiers, tu vois, que ça fasse une ligne qui tombe pas. Et une fois que le que le quad était arrivé, il y avait un un bras télescopique de 25 m qui passait au-dessus et il fallait surtout que les échelles montent avant que la caméra passe. Donc c'est un plan qui avance comme ça dans le vide et les les les échelles montent les unes après les autres comme ça.
Et moi, j'étais en haut habillé en français avec un casque avec mon machino avec moi et j'étais à l'épaule et en fait la première prise quand tu as les 2000 qui chargent, il y avait tellement de vibrations au sol que les cailloux sautaient et en fait je me suis dit merde je ça va. Donc il a fallu que je me mette sur la pointe des pieds pour amortir le choc tellement ça ça vibrait sur le sur la première prise. Puis après il y a les 2000 qui chargeaient puis après je descendais pu après il y a des caméras qui étaient en haut dans les tours.
Il y avait il y en avait de partout. Et comme il y avait beaucoup de caméras, j'avais demandé à deux amis à moi, Mathieu Cassovit et Yan Kunen et Gérard Krazik qui était venu pendant 2 jours faire la bataille avec moi à qui j'ai donné des caméras pour que pour qu'il couvre un peu les trucs quoi. Et tu sais qu'il y avait des figurants qui montaient les uns après les autres, des cascadeurs.
Alors en fait sur les échelles, il y a une douzaine d'échelles, il y a 30 cascadeurs par échelle pour que ça soit très sécure. Donc l'échelle arrivait, il y avait une caméra qui était en haut de la tour. L'échelle arrivait comme ça et là il y avait un cascadeur qui montait et avec un un stick fait exprès, il repoussait l'échelle.
C'est comme ça qu'il faisait à l'époque. Donc l'échelle partait dans le vide et le cascadeur, voilà, le cascadeur était rattrapé par les autres cascadeurs en bas parce que quand même ça faisait 8 m de descente quoi. Et donc la première échelle monte, il repousse, la deuxième monte, il repousse, la troisième ronte, ça continue à tourner.
Et là au rush, on voit le on voit un mec qui monte l'échelle comme ça qui est une grande banane. Donc a priori c'est pas un cascadeur, c'est un check qui a pas compris ce qui se passait et il arrive en haut et les gars prennent le pic et repoussent. Et pendant qu'il repousse, il y a le mec qui part et qui fait non et qui commence à redescendre de l'échelle.
Donc ça nous a pris un fourir pendant une semaine ce trucl. Et en fait le gars, il a vu que il y avait personne, il est monté, il a il a pris l'initiative sur lui. Il avait pas compris ce qui se passait.
Quand tu as 2000 figurant, des gros tournages comme ça, tu en as fait tellement. Est-ce que tu as déjà eu des blessés sur des tournages où parce que les mecs tombent, tu dis même s'ils sont très forts les cascadeurs, c'est un métier incroyable. Bah John Dark, John Dark, il y a un hôpital sur place, il y a un hôpital de campagne pour vous.
Ah oui oui. Il y a 15 15 personnes, il y a trois docteurs et mais qui est utilisé enfin il y a eu des gens qui sont blessés. Non, il y a eu des doigts, des épaules mais rien de jamais de grosse non sur John Dark.
Non mais 2000 mec qui chargent, c'est des checks en plus. [ __ ] en plus on a eu la bonne idée de mettre parce que c'était des figurants qui habitaient dans le coin. Donc on avait mis un village en français et un autre village en en anglais.
Donc en plus il se tirait la bour au foot les deux villages. Donc quand ils se retrouvaient en haut des trucs, il se faisait vraiment la guerre. Non mais il ils sont fous.
Et quand par exemple dans le 5e élément dans enfin dans pas mal de tes films, il y a des explosions, des trucs. Est-ce que ça arrive parfois l'explosion un peu mal réglée ? tu te retrouves avec un truc beaucoup trop fort ou à contrario un truc sur le 5e élément, il y avait une explosion indoor, c'estàdo.
Ça c'est quand le Fluston Paradise explose. Il y a Bruce Willis et Chris Tucker sous le billard et ça explose derrière et j'arrêtais pas de dire au gars vas-y mets-moi un truc bien et tout et il en a mis beaucoup quoi. Donc et j'avais les pompiers qui étaient à gauche et à droite de la caméra.
Je rentrez que quand vous êtes obligé de rentrer. Et la fin du plan, c'est les 20 pompiers qui rentrent et euh et on a failli perdre le on a failli perdre le plateau. Ah oui ouais.
C'était limite. Ouais. En 2012, tu vas tu vas créer la la cité du cinéma qui est un projet énorme.
Pourquoi tu te lances là-dedans toi qui est justement pas trop dans les chiffres, dans la compta, dans tout ça ? C'est tellement un énorme barnum. Parce que c'est marrant parce que je l'ai expliqué au début mais ça intéressait pas vraiment les journalistes.
En fait moi j'ai souffert de faire le 5e élément à Londres. Ça m'a pas plu. Le fait que ça soit pas Ouais. en France, c'est je suis français.
Tous mes copains techniciens, j'ai pas pu les prendre. Il fallu que je prenne des anglais et je comprenais pas pourquoi on avait pas en fait il manquait un peu de plateau et et ça m'a ça m'a traumatisé. Donc j'ai d'abord été voir des gros du cinéma, les gomons, les pâté, tous ces gens-là en disant faut faire des plateaux.
Personne n'avait envie. Donc comme personne n'avait envie, je me suis bon ben je vais les faire. Même les grandes familles comme ça de cinéma avait pas envie de créer.
C'est ça rentrait pas. Je je les blâme pas, ça rentrait pas dans leur ça rentrait pas dans leur truc. Mais moi j'avais pas envie de faire des petits films et j'avais pas envie d'aller en Angleterre.
Donc donc je me suis dit bon on va on va les faire. Voilà. Mais c'est pour c'était des studios pour tout le monde.
C'était pas des studios pour moi. C'est que je voulais je voulais que la France qui est le premier producteur en Europe de film puisse accueillir des puisse accueillir des gros films. Là, tu es en préparation pendant le le tournage de Dracula qui est pas encore sorti.
Love tail. Tu en es où là aujourd'h du tournage ? Ça se rappelle c'est là, on est en plein mixage, en étalonnage.
L'étalonnage, c'est l'équilibrage des quatre couleurs essentielles. Bleu, rouge, jaune, vert. Réglage des couleurs.
Les intensités, les voilà les ombres. Tu es content du film ? Bah oui, sinon je serai pas là.
Je suis encore en train de travailler dessus. Non non, je suis très content des acteurs surtout. D'abord parce que Dracula c'est Caleb Landry Jones avec qui j'ai fait Dogman et c'est juste un acteur exceptionnel.
Voilà, c'est un acteur qui dans les dans les 10 15 ans la dernière fois que j'ai vu un acteur de ce niveau, c'était Gary Holdman dans Léon. Voilà, c'est une bête. Dracula, c'est pas le film qui a eu le plus de franchise.
C'est vrai ? Ouais, je crois que c'est un des films qui a été le plus refait. C'est c'est un monument quand même, c'est pas facile à refaire.
Comment tu repars du d'une page vierge ? Tu fais comment ? Ah c'est marrant parce que j'ai j'ai fait une première projection avec deux trois amis dont un un fils à un copain à moi qui avait 17 ans qui connaît pas Dracula, qui ne connaît des vampires que Vampires Diaries qui une série américaine.
Bah oui mais euh qui a beaucoup aimé le film et il me dit "Mais alors donc du coup Dracula c'est la la source en fait c'est la source." Je dis bah oui, mais il était pas du tout au courant. Donc euh tu sais, il y a une génération tous les 4 ans au cinéma.
Ouais. Bah oui. Oui.
Donc oui, il y en a eu plein. Mais il y a eu aussi plein de western, plein d'histoires d'amour, plein plein de policiers, plein de de gendarmes et de et de bandits et de Donc mais moi ça m'intéressait de c'est une vraie histoire d'amour. Ouais.
Moi, c'est ça qui m'intéresse. C'est pas tellement le sang et le c'est un homme qui est banni pour l'éternité, qui va attendre 400 ans dans l'espoir de de retrouver un jour la réincarnation de sa femme. Donc, il attend 400 ans.
C'est beau. Ouais, c'est beau. C'est beau.
C'est ça do être difficile de faire des films de de avec des vampires et cetera. Mais je fonctionne pas par référence en fait. Je je fonctionne par euh je sais pas, c'est assez viscéral.
Donc c'est j'ai je les vois comme ça. Je je voilà je et puis il y a des gens qui aiment pas ça et je j'en suis désolé et puis il y a des gens qui adorent et ça me rend heureux. Mais pourquoi Modigliani mettait des femmes avec des grands coups et des yeux noirs ?
Je ne sais pas mais c'est très beau. Voilà. Et c'est son style, c'est c'est sa peinture à lui.
Elle est reconnaissable. Tu dis l'ennemi de l'artistique souvent c'est la bourgeoisie. C'est qu'on sent bourgeoise, on s'habitue et cetera.
C'est une des Oui, un des ennemis. Un un des ennemis. Est-ce que tu l'as eu à un moment donné ?
Est-ce que quand tu as beaucoup de succès comme ça, il y a un film où tu as un peu moins bossé sans que ça se voit forcément à l'image et où tu t'es dis ou [ __ ] le jour du tournage, je me suis peut-être un peu relâché quoi. Pas trop. Non, il y a des films où je me suis rendu compte après que j'y mets toujours la même énergie, mais je savais le faire.
J'ai pas pris le risque d'aller sur un truc que je sais pas faire. Donc ça ça m'énerve. Tu disais que tu as pas de Tu sais que tu as pas de famille de cinéma.
Ça c'est un truc qui m'a marqué aussi. Tu tu es tu es alors que on te voit tourner avec tout le monde. Mais tu as pas de Tu dis ça m'a manqué de pas avoir de famille.
Bah j'en ai j'ai fait la mienne mais Ouais. Ça m'a manqué au début de pas être de pas être accepté par toutes ces grandes familles de cinéma. J'ai vraiment pas eu le sentiment.
Il y a tout de suite eu un truc de jalousie, de le succès et tout ça. Puis je faisais pas des films conventionnels. C'était pas dans les c'était pas dans les normes.
Voilà. Le grand bleu. Mais pourquoi il tourne en anglais ?
Bah parce que quand tu tournes en anglais, tu sors dans 80 pays et quand tu tournes en français, tu tournes dans 5 pays. Voilà. Et puis parce que le vivier des acteurs anglo-saxon est 10 fois supérieur au vivier des acteurs français qui sont aussi très bons mais il y a plus de choix quoi.
Donc et puis Victor Hugo au Japon a été lu en japonais pas en français. [Musique] Donc tu voyais c'est un combat que j'ai jamais compris vraiment quoi. Après tu as fait ta famille, tu dises genre Renault, tu es tes tes amis, tu es très amis, je crois avec Milen Farmer.
Oui. Qui est devenu une de tes vrais amis ? Alors Milen Farmer, pour ceux qui qui me feront le plaisir de voir ou de revoir le dernier combat, en fait Milen Farmer est dedans.
Ah bon ? Ouais. Bah, il y a le rôle d'une jeune femme qui est emprisonnée et comme on avait vraiment pas d'argent et un jour on devait refaire un plan avec la jeune femme qui était pas disponible et et c'était la la copine du premier assistant Milen.
Donc j'ai dit à Milen est-ce que tu peux le faire ? Donc en fait c'est ses jambes, on voit pas son visage mais c'est son corps et ses jambes. Et c'est comme ça qu'on s'est connu.
Tu as fait de la figuration quelque part ? Oui. Non, c'est un petit rôle.
Tu es toujours copain avec elle ? Ouai ouais, ouais, ouais. Elle est adorable.
Elle est très mystérieuse à l'image. On la voit très peu volontairement. C'est son c'est sa vie.
Elle a pas envie de C'est ça. C'est ça. Ouais.
Elle est totalement normale dans la vraie vie. Comme c'est un personnage est-ce que les Est-ce que les artistes sont des gens normaux ? Je ne sais pas.
Mais elle est dans la normalité des artistes. Tu te tu es un personnage complexe aussi toi. Tu te sens un peu, tu sais comme tu dis tous les tous les artistes sont un peu diariés entre plusieurs trucs ou toi tu es plutôt au contraire pour être metteur en scène plutôt.
Je je sais pas je sais pas. Je je sais que je suis très demandeur mais avec moi-même déjà pour commencer avec les autres aussi. Et j'ai la réputation peut-être d'être un peu un peu un peu un peu un peu dur comme ça mais pas dur.
J'ai vu des mét en scène des fois dur bêtement c'est dur parce qu'il doute. Moi je suis juste exigeant en fait et l'exigence peut des fois faire peur. Donc je sais qu'il y a des gens qui je vois des fois des gens qui me croient qui sont un peu comme ça quand ils me croisent.
C'est moi je comprends pas mais euh la notoriété, ça fait quelque chose de particulier sur un tournage par exemple la médaille de bronze m'intéresse pas. Voilà, je veux des gens qui travaillent pourir la médaille d'or. Et puis si à la fin on l'a pas, bah on l'a pas mais au moins on a essayé.
Mais je veux me mettre en condition pour qu'on ait une médaille d'or, pas une médaille de bronze. Pour terminer, juste avant de faire rentrer quelques objets de cinéma pour terminer l'émission, c'est quoi tes cinq meilleures minutes de vie ? Si si je suis très très honnête, les cinq seront obligatoirement autour de mes enfants.
Ça c'est sûr, même si le cinéma c'est toute ma vie. C'est c'est les 10 dans les 10 minutes. Les c premières les cinq premières, c'est assez banal, mais c'est les accouchements, euh les premiers sourires, les voilà, c'est c'est les enfants quoi.
Les enfants, c'est un truc de dingue. et et particulièrement la première qui a été opérée à cœur ouvert, c'est des moments de vie que que tu faut voir qu'on prend un enfant qui a 2 mois qu'on ouvre, on sort, on prend le cœur, on le sort, euh on enlève des artères, on le remet, on attend 12h, ça marche pas, on le ressort, on retravaille, on change, on met une artère de 8, ça fonctionne pas, on On le remet, on reouvre, on ressort. Oh la vache !
Trois fois de suite. Donc ça ça dure ça se dure 70 he sur un bébé qui est grand comme ça. Et ça tu peux pas oublier ça dans ta vie.
C'est pas possible parce que tu comprends [Musique] pas. J'ai tellement demandé au ciel de pouvoir faire le grand bleu et j'étais tellement heureux d'avoir ma fille. Et d'un seul coup c'est comme si le diable te disait alors lequel tu veux ?
Et tu dis bah ma fille évidemment enfin mais pourquoi vous me faites ça quoi ? Enfin c'est c'est puis tu es jeune tu vois j'ai un peu déraciné question famille donc pas très entouré en plus c'est c'est des épreuves Ouais c'est des épreuves dures quoi. Tu te Ah ouais pour les parents c'est c'est tu te rends forces ou tu deviens un peu un peu crocodile.
Après au bout d'un moment tu as la peau plus épaisse Ouais quand même. Ouais. Tu tu as pu être là pour les opérations et tout ça ?
Ah ouais ou non, je sais pas si c'était une opération d'un coup et que tu es loin pour le grand bleu et que tu as pas le temps de rentrer. Tu pour ça que euh non, j'ai arrêté le film parce que c'était en plein dans le tournage. Et après tu repars retourner et après tu essayes de retrouver la force pour pour retourner.
Quand je suis parti retourner, elle était en réanimation, elle avait 11 tubes qui lui rentraient dans le corps et euh et j'appelais toutes les heures pour savoir s'il y avait 11 tubes ou 10 tubes ou 9 tubes. En fait, en fonction du nombre de tubes, on savait si ça s'améliorait ou pas, quoi. Puis à partir du moment où il en restait plus que trois, tu commences un peu à te rassurer un peu.
Tu es devenu croyant avec ça ou pas ? Je sais pas. Tu est-ce que il y a des moments on a besoin de de de Non, pas tellement.
Je je trouve j'aime bien le principe des religions. Je trouve que d'avoir une espèce de code qui t'aide à vivre mieux, quel qu'elle soit d'ailleurs, peu importe les religions parce qu'il y a dans chaque religion, il y a des trucs très bien. Après, il y a juste quelques phrases qu'on a tendance un peu à détourner et pour faire la guerre, ça c'est c'est un peu moi.
Mais dans son fondement, c'est des aides à la à la vie de tous les jours. C'est pour aider les gens à à mieux vivre. Il y avait un truc rigolo sur Jeun Dark.
Je reçois un appel du Vatican. Je dis bah laissez-moi votre numéro, je vous rappelle. Lui c'est un gars, c'est pas possible.
C'est pas Et en fait le mec est parlé comme ça monsieur B vous appelle de Vatican, je suis le cardinal. Et euh tu penses que c'est une blague un truc ? Ouais.
Ouais mais en fait c'est pas une blague. Le numéro c'est en Italie, c'est bien le le Vatican. Et ils me disent voilà vous avez fait un film sur John Dark, est-ce qu'on peut avoir le script ?
Je dis bah non. Dis oui mais bon elle est sainte donc c'est important pour l'église. Je dis oui bien sûr je comprends.
Mais par contre si vous voulez m'envoyer un cardinal pour qu'il lise j'étais à l'hôtel à l'époque qu'il lise dans ma chambre. Donc on m'envoie un cardinal qui vient en rouge. Ah oui, habillé en cardinal quoi.
Ouais, avec les deux les deux Stalon habillés en noir derrière, tu sais les avec des gardes, tu veux dire des Oui, il y a deux mecs en noir derrière. Ouais. En en tenue.
Et là, j'ai une discussion avec lui qui était vraiment incroyable parce qu'il m'a dit l'importance que ça avait, que c'était très important et cetera. Et à la fin, j'ai dit "Oui, mais c'est pas moi qui l'ai brûlé. C'est vous.
Donc là, il a pris un petit un petit coup à boire. Il a fait non, il a viré les deux et il a dit "Je veux bien un petit bout quoi." Et après, il m'a fait une définition il m'a fait une définition de la religion que je trouvais magnifique.
Il m'a dit "La religion est une proposition vécue par les gens qui croient comme une réalité." Et je trouvais que venant d'un homme d'église, cette définition m'a vraiment plu. Voilà, c'est tant qu'on me dit que c'est une proposition, je suis ravi.
Voilà, c'est une proposition à mieux vivre. Qu'est-ce que tu penses qu'il y a après ? Après, il y a le début.
Il y a le début. Après, on va faire rentrer cinq objets pour terminer. Euh du musée miniature et cinéma à Lyon.
Je sais pas si tu es déjà allé là-bas. Non, j'ai pas été mais je sais qu'ils ont la maquette de Arthur normalement. Ils ont pas mal de trucs.
Ils c'est vraiment un musée qui est chouette. D' Merci, on les a appelé, on a dit que tu venais il y a 48 he littéralement. Ils sont dit "On arrive, on prend une camionnette, on amène des objets pour Luc et on sera ravi de faire l'émission." Donc ils vont rentrer avec cinq objets.
On va enlever à chaque fois un petit drap dessus et tu nous expliqueras ce que c'est. Si tu veux bien, c'est parti. On les fait rentrer.
Allez, on a fait rentrer Juien. Bonjour Juen. Bonjour Guillaume.
Bienvenue. Merci d'être venu de Lyon. He c'est ça ?
Tout à fait. Ouais. Très rapid.
Julien Dumont, 39 ans. Voilà, je te présente. Tu es metteur en scène aussi, c'est ça ?
Ouais. Producteur aussi collectionneur d'objets. Et c'est pour ça le musée gros collectionneur d'objets.
En fait, c'est mon Emidan qui a créé le musée il y a plus de 20 ans et je collectionnais beaucoup les objets de cinéma et je voulais que les objets soient vus. Je voulais pas qu'il reste dans des collections privées ou dans des voilà, je voulais qu'il soit vu par les gens. Et donc je lui mettais ma collection à dispo au musée.
Et quand il est parti du musée, il m'a dit "Est-ce que tu veux le reprendre il y a 3 ans ?" Au musée, cinéma et miniature, c'est comme ça à Lyon. Exact.
Et aujourd'hui, tu as pris la direction du musée ? Oui, tout à fait. C'est ça.
Vous avez combien d'objets aujourd'hui ? plus de 10000 objets dans la collection et ça couvre tout le toute l'histoire du cinéma des plaques de méèes originales de voyage sur la lune jusqu'à je sais pas les derniers films comme le mandalorian les séries comme ça j'ai vu tu as tu as le le casque de Dark Vador la canne originale de Charlie Chaplin euh le parapluie de Marie Poppins. Tu récupères des des objets.
C'est génial he d'ailleurs le paraplu de Marie Poppins. Il faut savoir que les archives Disney l'ont pas et ils nous ont envoyé un mail la semaine dernière pour vérifier c'est bien nous qui avions le paraplu de Marie Poppins. C'est marrant.
Ouais. Et parfois tu donnais des des objets, on te demandait des objets de de tournage pour des musées, des collectionneurs, des Ouais, ouais, souvent. Ouais.
Mais moi, je préfère que ça soit des gens comme lui qui les aient parce que au moins euh il en prend soin, il les montre quoi. Moi, il y en a que je garde mais je les perds. Tu as gardé Il les perd pas.
Et qu'est-ce que tu as gardé chez toi ? Un truc que tu as gardé en en souvenir d'un film. Moi, j'ai le club du dernier combat de ce Ouais, je les ai tous.
Tu asas tu as tu as ramené il y a quelque chose sur le plateau. Il y a donc là je vous explique si vous nous écoutez en podcast audio. Merci en tout cas de faire de légendes premier podcast de France sur Spotify de Die et Apple Podcast.
Merci à vous tous. Il y a il y a un drap avec un objet posé dessous. Je les ai pas vu non plus exprès pour découvrir.
Est-ce que Luc va connaître des objets ou pas ? Alors celui-là c'est sûr qu'il le connaisse. Il y a pas d'ambiguité.
Alors vas-y, fais dans l'ordre que tu veux. On va commencer par le premier objet si tu veux bien. Attendez, je vous donne des gants d'abord.
Un petit gant si vous voulez le manipuler. C'est des gants de des gants noirs. Voilà. gant d' comme les horlogers he les bijoutiers en fait sur les tournages ils sont pas du tout manipulés avec des gants et puis dès que ça rentre au musée après faut des gants parce que là c'est pas du c'est pas de c'est pas des objets que tu as acheté c'est des vrais objets fil les objets originaux de film ou ouais c'est des objets originaux et pas que des objets qu'on voit à l'écran aussi les objets de préproduction par exemple les créations des décors les maquillas de préparatoire tout le processus du film en fait de création bon est-ce que ça c'est ça c'est Thort ça c'est le marteau original de Christian Swarz c'est vrai Bon, c'est pas du vrai métal là.
Si, dire, on a fait exprès d'avoir les gants et tout. Tiens. Waouh !
Ah oui, c'est lourd. Non, non, par rapport au vrai. Et ça par exemple, comment tu récupères un objet comme ça ?
Ça se vend aux enchères ? Alors, tu en a qui se vendent aux enchères. Tu as aussi enfin moi j'ai un réseau de techniciens et d'artistes qui ont travaillé sur les films et souvent qui il faut imaginer qu'avant sur les films bah c'était les les artistes qui récupèrent après le tournage souvent.
Ça représente combien de pourcentage d'un budget de film le le décor sur un un film un peu onéreux qui a besoin d'un beau décor ? C'est énorme ça. Ça dépend du film, ça c'est sûr.
Euh Dracula que je viens de finir, c'est plusieurs millions d'euros. Il y a le château, il y a tout. Donc ça c'est énorme.
Le Gun d'arc, c'est encore plus gros parce que là il y a carrément le château fort en à l'extérieur. Oh là là. Et des fois c'est très peu donc mais c'est souvent plusieurs millions dès qu'il y a du du gros décor.
On parlait tout à l'heure de de du film de Steven Spielberg quand tu allé voir sur Jurassic Park 3, tu vas tomber dans une forêt géante. C'est c'est le le plus la plus grosse chose que tu es construit, c'est quoi ? C'est le château de Jean Dark.
Ouais. En bord de rivière le château était énorme. Vraiment s détruit juste après ou c'est parfois il gardent pour en faire une sorte de musée.
Ils font venir les gens au musée Jeun d'arc. Ils ont la maquette originale de comment c'était à l'époque. Donc en fait, on est parti de l'original.
Donc ce qu'on voit dans le film, c'est exactement le fort des tourelles tel qu'il existait. Et nous quand on a terminé le tournage, on a on l'a détruit. Ah ouais.
Ouais. Parce que notre grande peur c'était qu'un petit malin vienne s'infiltrer dans le château, fasse une série télé vite fait sur Jeun d'art et oui bah oui avant qui sortent avant film. Euh merci beaucoup tiens Noé si on peut passer au deuxième objet.
Tu le lances toi ? Non, je crois qu' un peu lourd. Combien ça coûte ça par exemple ?
Comment ça se revend au marché noir du cinéma ? Ça dépend si tu fais certaines votes aux enchères. Merci ou si bah tu vois tu es directement avec les artistes ou les studios même en fait.
Ça dépend. Robocop. Ouais, ça c'est le vrai cas de Robocop.
Ouais. En fait c'est que dans les collections on a le la il y a eu sep armures dans le premier film. Elles ont toutes été détruites pour les cascades et nous on a celle qui reste en fait qui était d'ailleurs super lourde et qui était dangereuse même pour l'acteur tu vois.
Donc euh [ __ ] incroyable. Mais attends, mais il était pas gris Robocop ? Alors, c'est ce que tout le monde pense, pas du tout.
En fait, ils l'ont ils ont peint la l'armure, tu sais, comme quand tu as de l'essence sur de l'eau, ça fait ses reflets un peu irisés et l'armure, elle est verte, elle est rose, elle est violette, elle est bleue. Et à l'image, en fait, tu la vois grise mais sur les photos de tournage et quand tu vois les vrais, c'est c'est en fait c'est ça que tu reconnais les vrais les arbop. Il est quelle année celui-là par exemple ?
Et ben 87. 87 ? Ouais. [ __ ] c'est fou.
Et il voyait à travers la vitre ou Ouais, il voyait pas grand-chose. Il voyait pas grand-chose. Il bougeait pas réellement et puis ça lui cassait un peu le nez donc c'était pas évident.
Ouais. C'était pas très agréable quoi. Euh [ __ ] c'est marrant ça.
C'est c'est des c'est quand même des reliques. Oui, on voit on fait Ah oui oui, d'accord. OK.
Ça doit pas être facile de jouer déjà au cinéma puis jouer en plus avec des objets comme ça. Bon, en même temps, le robot jouait pas beaucoup hein, était très ça restait quand même très Mais dans les plus gros que moi j'ai eu, c'est les Mando Chawan dans le 5e élément qui sont les gros avec les pics là où le gars il était à l'intérieur du truc. Ça c'était compliqué ça d'être Ouais.
C'était que des bons gaillards de 1,90 à 110 kg qui tenaient le truc parce que sinon tu tiens pas quoi. C'est comme les mascottes quand tu es dans une mascotte quand ceux qui bosse à Disney et cetera, c'est hyper compliqué quoi. Tiens, on va faire l'avant-dernière objet si tu veux bien.
Attention 3ème objet. Trème objet. Oh là là là là là.
Alors qu'est-ce que c'est ? Est-ce que tu peux décrire pour si vous nous écoutez en podcast audio ? Bah c'est le petit de dans la gare des étoiles.
C'est des petits ewok. Ewok. Voilà.
Ça c'est un vrai par exemple du tournage aussi. Ça c'est un vrai duourage. On en a deux au musée et c'est le maquilleur tu vois qui a fait Yoda et et qui a travaillé sur plein de films comme Superman qui a fait les ew à l'époque.
Mais avoir décapitain un Ewok pour l'avoir en musée, je trouve ça pas Moi, sincèrement, je suis pour la la conservation de la race et les pauvres Ewokif, c'est pas c'est pas Il a l'air heureux pourtant. Ouais, mais là moi je suis bon, je suis un peu triste quand même. Là, il y avait des techniciens qui mettaient leur tête dedans.
Exact. Ouais. Tu avais des acteurs de petite taille qui les portaient dont Waris Davis qui a tourné après dans Willow.
Ouais. Et mais en fait si tu connais quelqu'un qui reste du costume, moi je suis si quelqu'un nous entend, moi je suis preneur hein. Moi j'ai un copain poilu mais parce qu'il est quand même bien poilu.
Ouais. [ __ ] c'est c'est incroyable. Je peux je peux regarder.
On on va vous faire des des gros plans après pour que vous puissiez pour que vous puissiez voir. Ça normalement c'est en vitrine dans le musée. Tu le sors assez rarement finalement.
Tu sors jamais même euh pas dans cette situation là. Non. C'est un peu exceptionnel.
Ouais. Après, il faut que les objets vivent, tu vois. Il faut pas qu'il restent.
Oui, le but c'est comme tu disais Luc, c'est de les montrer, c'est pas les garder pour soi, ça sert à rien, ça vit pas quoi. Plein d'objets dans des caisses, mais il faut qu'il soit viv au public, faut que les gens puissent voir le travail qu'il y a dessus. Tout à fait.
Et puis ça donne des vocations aussi, je pense que quand tu tu es tu es jeune, tu vas au musée, ça donne envie d'en faire après aussi, je pense. Moi, j'ai des des amis décorateurs qui sont venus au musée il y a 15 20 ans et qui se rappelaient de ça, qui ont vu tout ce travail et qui font ce métier un peu en ayant découvert au musée à l'époque. Fort.
On va faire le dernier euh si tu veux bien euh dernier objet, c'est celui qui est euh derrière le dra. C'est ça ? Merci encore hein d'être venu euh d'av faire un aller-retour express pour faire une surprise pour pour Luc.
Euh on l'a vraiment sorti en plus des de de de la des vitrines du musée le soir. Donc est-ce que tu as compris ce que c'est Luc ? Bah depuis tout à l'heure je cherche.
Ça se voit bien là. C'est parce que c'est un objet qu'il y avait dans un de ses films. C'est ça, j'imagine.
D'accord. D'accord. Si tu as fini par ça, c'est sous un drap.
Ça te dit rien ? Non. Là sincèrement comme ça bien on l'enlève comme ça.
Alors il faut pas que ça frotte, il faut que ça soulève. Voilà. Ah ou Est-ce que tu peux nous décrire ce que c'est ?
C'est un mangalor. C'est dans le 5è élément. Ouais.
Euh ça c'est un vrai par exemple. Oui. Ouais.
Ouais. Là tu reconnais Oui oui. C'est celui qui se prend une qui se prend un coup de pied dans la figure par Lilou et qui était sur la tête d'un d'un acteur très très gros, très imposant qui faisait 2 m.
Son petit nom c'est teb comme tous les mangals. Les mangalors sont un peu te qui touchent le petit bouton rouge qui faut surtout pas toucher. On parle de petit bouton rouge, il y en a un là.
Ouais. Et en fait, on a encore le système animatronique qui fonctionne qui a été relié. Ah waouh !
Alors sur le tournage, incroyable, ça fait bouger les sourcils et les lèvres. Si vous les écoutez aussi, c'est fou. Sur le tournage, il y avait l'acteur qui était avec ça et il y avait deux gars derrière à distance qui faisaient les expressions en live en fait avec des télécommandes derrière.
Ouais, il faisait ces expressions là quand le mec il tournait la tête et hop, il faisait les expressions. [ __ ] c'est génialis, c'est génial de voir ça. Merci beaucoup hein.
Ça c'est ça c'est cool de pouvoir les conserver après le tournage encore avec les systèmes qui fonctionnent. C'est pas toujours le cas. C'est ça il y a il y a très peu de gens qui savent faire ce genre de chos en France.
Il y a plusieurs boîtes, vous les faites à l'étranger. Comment ça se passe ? Ça c'est des anglais.
C'est anglais ? Ouais. Mais sur Dracula par exemple, c'est des Français et c'est exceptionnel ce qu'ils ont fait parce que ça c'était il y a il y a je sais plus en quelle année c'était exactement, sans dire de conneries, mais c'était il y a quelques années quand même maintenant.
Le siècle dernier, c'était le siècle, c'est fou. La technologie a vachement évolué aujourd'hui. Est-ce que toi tu le vois aussi dans le ciné, dans les effets spéciaux, ça change tout ?
C'est énorme le changement. Mais par exemple le 5e élément, le film je crois à 3000 ou 4000 plans il y a 188 plans truqué c'est tout. C'est rien.
C'est très très peu. Valérien, il y en a 4000. Oh la vache.
Donc à l'époque, il y avait beaucoup de choses qui étaient faites en réel. Ça par exemple, ça c'était en réel. Ouais.
En réel avec un un animatronique avec un gars derrière qui fait faire les grimaces. Mais on le faisait en réel. Il y avait pas de la technologie était pas assez encore perfectionnée.
Donc musée, miniature et cinéma. Voilà, si vous voulez aller voir tout ça avec Julien qui nous a ramené gentiment tout ça. Merci beaucoup.
Merci aussi Luc d'être venu jusqu'à nous. Mais de rien, plaisir. C un plaisir de t'avoir et de de Ça fait toujours du bien de parler de cinéma.
Ouais. Euh je on n pas la date au jour de la diffusion de de l'émission de Dracula ton film. Mais euh en tout cas bonne chance pour la sortie.
On ira le voir et on a hâte. Voilà, Love Tail, je vous mettrai toutes les infos qu'on aura au jour du tournage. Je sais pas quand tu annonceras la date par rapport à aujourd'hui, mais merci en tout cas d'être venu, c'est un plaisir.
Camarade. On est là tous les mercredis, vendredi et dimanche. On vous met trois émissions par semaine, des reportages ou des interviews.
En tout cas, merci d'être là de plus en plus nombreux. Vous êtes entre 100 et 150000 à vous abonner chaque mois sur notre chaîne YouTube. Donc, merci à vous tous de nous retrouver.
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Ciao tout le monde. [Musique] Oh. [Musique]