Censure, Trump, Iran... L'interview de Clémentine Autain en intégralité
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sociale de Seine-Saint-Denis, cofondatrice de l'après, vous êtes une ancienne insoumise, vous êtes candidate à la primaire de la gauche en vue de 2027, j'accueille aussi Jérémy Trottin, bonjour Jérémy, éditorialiste politique BFM TV. Clémentine Autain, en donnant instruction à son ministre de l'Intérieur de préparer l'organisation d'éventuelles législatives en même temps que les municipales, dans deux mois, le chef du gouvernement a apparemment voulu provoquer une espèce d'électrochoc, que lui répondez-vous ce matin ?
Oui, il a essayé de mettre un pistolet sur la tempe des députés en leur disant en gros soit vous votez ce budget qui reste en fait conforme à l'idéologie macroniste, idéologie qui a été rejetée dans les urnes il y a un peu plus d'un an, idéologie aussi que ne veulent plus les Français, ils ne sont pas d'accord avec cette politique de l'offre. Donc soit vous acceptez ça, soit c'est la dissolution. Un pistolet sur la tempe, Camille-Sébastien Lecornu ? Oui, ça peut fonctionner pour des députés qui ont peur de la dissolution, ce qui à mon sens est curieux quand on est élu, parce qu'il ne faut jamais avoir peur du suffrage des électeurs et des électrices.
Qui sont les députés qui ont peur selon vous d'une nouvelle élection ?
Je pense que M. Lecornu espère avec ce pistolet atteindre les députés LR, les députés socialistes. Je pense que pour l'essentiel c'est un pistolet à eau, et que les responsables du chaos, ce sont ceux qui dirigent aujourd'hui, parce qu'ils s'entêtent dans une politique de l'offre qui jamais ne ruisselle. C'est quoi la politique de l'offre ?
C'est continuer à donner des aides aux grandes entreprises sans contrepartie, c'est une fiscalité qui favorise les grands groupes économiques et les ultra-riches, et ne pas toucher à cette politique pour permettre d'améliorer le quotidien des Français, d'investir dans les services publics, d'enclencher la bifurcation écologiste, qui sont les urgences du moment. Ils refusent ces mesures qui permettraient de relancer la dynamique de l'égalité.
Mais vous dites ce matin, en parlant de l'élection, comme le disaient d'ailleurs hier d'autres personnalités, notamment Jean-Luc Mélenchon, vous n'attendez que ça, une nouvelle dissolution, Clémentine Autain ?
Je ne redoute pas la dissolution, je doute que ce soit une solution.
Vous la souhaitez ou vous ne la redoutez pas ?
Je ne la redoute pas, et je crois que ce dont a besoin le pays, c'est d'un grand débat de confrontation vis-à-vis des trois chemins qui vont s'offrir en 2027 et qui commencent déjà à se dessiner pour les Français. Soit on continue à aller dans le mur avec cette fameuse politique de l'offre, c'est-à-dire ce mépris pour le quotidien des Français, de la majorité des Français qui souffrent aujourd'hui,
Mais les Français, justement, ils n'en ont pas un petit peu marre des élections ? Ça ferait trois ans en l'espace de un an et demi ?
De toute façon, ils vont aller voter, vous savez, en mars, et ils sont inquiets, légitimement. Donc c'est pour ça que je dis qu'il faut ce grand débat pour que les Français puissent se réapproprier.
Mais la clarification, elle peut justement se faire au moment des municipales, d'une certaine manière ?
Les municipales, c'est une élection pour désigner le maire de sa ville. Là, ce dont nous sommes en train de parler, c'est de l'avenir du pays.
Mais pourquoi est-ce que vous seriez favorable à une élection présidentielle anticipée ? Est-ce que le calendrier doit être accéléré ?
Je suis pour qu'on ait le temps d'un grand débat et d'une confrontation entre les trois choix qui s'offrent à nous. Soit on continue à aller dans le mur avec ce gouvernement, cette politique macroniste qui est et de droite, et de droite. Soit on entre dans la guerre des identités avec une extrême droite qui a le vent en poupe à l'échelle internationale et qui propose un projet qui est à la fois raciste, sexiste, de repli, et qui par ailleurs est dans un déni climatique abyssal et qui masque par un discours favorable au peuple ces choix concrets que l'on voit d'ailleurs à l'Assemblée nationale, qui sont toujours au profit des plus privilégiés et des grands groupes économiques.
Et c'est d'ailleurs pourquoi le MEDEF, de plus en plus, ne cache pas sa sympathie pour l'extrême droite.
Quand vous parlez de projet raciste et sexiste au sujet de l'extrême droite, du Rassemblement national en particulier, vous pensez à quelles idées en particulier, quelles mesures en particulier ?
Vous savez, c'est sa colonne vertébrale. Du matin au soir, l'obsession de l'extrême droite, c'est la chasse aux migrants, c'est la chasse aux musulmans, c'est des amalgames pas possibles avec une vision fantasmée de l'identité française qui n'a jamais existé.
Vous avez identifié certaines mesures, voire promesses au lieu des prochaines élections ?
Oui, bien sûr qu'il y en a plein. On pourrait en faire la liste. Regardez son obsession de l'AME. La suppression de l'AME, c'est l'aide médicale qui s'adresse en particulier à ceux qui n'ont pas de papier aujourd'hui. Si vous croyez qu'on va résoudre les problèmes des Français en supprimant ce qui est un minimum pour les personnes étrangères et pour s'inquiéter de leur santé, parce que vous savez, les virus, ils n'ont pas de papier. Donc si vous supprimez l'aide médicale d'État, qu'est-ce qui va se passer ? Il va se passer que vous allez avoir des personnes étrangères qui ne vont pas pouvoir se soigner. Et les virus, ils circulent.
Donc c'est absurde sur le plan de la santé publique, mais ça montre une seule chose, c'est l'obsession de l'extrême droite à s'en prendre aux migrants, à s'en prendre aux étrangers, à s'en prendre à l'autre. Et bien moi, je vous dis que cette logique, c'est porteur de guerre civile. C'est dangereux pour la démocratie, c'est dangereux pour notre République. Donc c'est pour ça qu'on a soit continué à aller dans le mur, soit ce projet de l'extrême droite dangereux pour la paix et aussi pour la paix dans le monde, puisque je rappelle que le Rassemblement National est allié de Trump et de Poutine. Ou alors une troisième voie, et c'est celle-là sur laquelle je suis engagée.
Donc c'est la Clémentine Autain, candidate à la primaire, voire à la présidentielle qu'on reçoit ce matin. Est-ce que vous pensez que les Français sont vraiment dans cet état d'esprit-là, à partir du moment où déjà on n'a même pas de budget pour 2026 ? Est-ce que vous pensez vraiment que les Français attendent une campagne présidentielle maintenant tout de suite ?
Ce que je pense, c'est que les Français sont inquiets, ils ont peur, ils voient le déclin, ils voient le déclassement aussi dans leur situation personnelle. Et oui, je crois qu'il y a de quoi avoir hâte de ce grand débat de cette confrontation.
Ce qu'on vous demande, vous député, c'est de faire passer un budget. C'est ça la priorité des Français ?
Oui, mais pas à n'importe quel prix. Moi, vous n'allez pas me faire appuyer sur un bouton pour dire oui.
C'est un gouvernement qui insiste ce matin sur les risques d'une absence de budget, en particulier pour les agriculteurs, 300 millions de nouvelles aides qui sont suspendues à l'adoption du texte.
Il faut arrêter avec ça. D'accord ? C'est concret. La France a une constitution. Nous aurons un budget. Donc c'est pas... Soit vous avez ce budget, soit vous n'avez pas de budget. C'est faux. Ça n'existe pas. La loi spéciale coûte très cher au finance de l'État. Mais ce qui coûte très cher aux finances de l'État, c'est ce gouvernement. Ce qui a coûté très cher et qui, d'ailleurs, nous a mis dans le mur d'un point de vue budgétaire avec un déficit record, c'est la politique des prétendus Mozart de la finance. C'est eux qui nous ont mis dans le mur.
Et maintenant, ils demandent notre aide pour continuer toujours cette politique qui ressemble à celle du médecin de Molière, vous savez, où on vous met toujours le même remède qui vous rend toujours plus malade et on revient et encore on vous remet le même remède. Ça ne peut pas fonctionner. Moi, je ne me bats contre cette politique. Et donc, je n'appuierai pas sur un bouton pour valider cette orientation politique au nom d'une menace. Il faut que la France ait un budget. Oui, je veux la stabilité.
Oui, la stabilité, mais au sens de l'apaisement au pays, au sens de solution de justice sociale et fiscale qui permettent aux Françaises et aux Français de ne pas avoir peur, non seulement des fins de mois, mais parfois dès le début de mois.
Vous voterez les deux ou une des deux motions à l'initiative et du RN et de la FI. Alors, ça a à voir avec l'accord UE-Mercosur, mais la semaine prochaine, elles seront examinées à l'Assemblée. Vous les voterez ?
Moi, je voterai une censure du gouvernement et pour plusieurs raisons. Le budget, parce que pour moi, il n'est pas légitime. Je voterai cette censure parce qu'Emmanuel Macron, parce qu'Emmanuel Macron verra quelle est la motion de censure. Mais je la voterai, je suis pour censurer ce gouvernement. Et je vous le dis, parce qu'il est illégitime, parce que son budget est inacceptable, parce qu'Emmanuel Macron et le camp présidentiel ont humilié la France sur la scène internationale. Et je ne décolère pas de l'attitude d'Emmanuel Macron sur ce terrain, qui n'est pas à la mesure de la bascule du monde.
Et enfin, parce que sur le Mercosur, je me félicite qu'Emmanuel Macron ait in fine pris la bonne décision, c'est-à-dire que la France n'accepte pas ce traité, vote contre ce traité, de libre-échange. Mais il n'a pas mené la bataille. Et il ne va pas continuer à la mener jusqu'à la Cour de justice européenne. Et donc, je reproche, en effet, à ce gouvernement de mettre en danger plus encore nos paysans.
Clémentine Autain, la mobilisation des Iraniens, des Iraniennes contre le régime d'Emola, elle prend chaque jour un peu plus d'ampleur. La répression est, elle, de plus en plus féroce. Certaines sources sur place évoquent des centaines de morts tuées par balles. Et ce matin, il semble que la perspective d'une intervention américaine se précise. L'aide arrive. Promettait cette nuit sur X, anciennement Twitter, un sénateur très proche de Donald Trump qui lui-même, le président américain, estime que, en substance, si les Iraniens ont besoin de l'aide des États-Unis, ils l'auront. Est-ce que vous souhaitez que les États-Unis libèrent le peuple iranien ?
Je n'ai aucune confiance dans Donald Trump pour libérer les peuples. Il méprise le droit international. Il a une logique de prédation. Et cela, nous l'avons vu dans son intervention au Venezuela, où il a capturé un chef d'État au mépris des règles internationales. Sur l'Iran, vous craignez une attaque américaine contre l'Iran dans les prochaines années. Et sur le Groenland, où son objectif est la prédation, ou même en Ukraine, où je suis inquiète de son intervention, parce qu'il vise aussi la mainmise sur les ressources naturelles ukrainiennes.
Mais chaque dossier ne se ressemble pas à ses spécificités. Sur l'Iran.
Donc, moi, je suis sur les principes. Et je pense que s'il faut aider les peuples, c'est à se défendre pour les principes et la liberté en État fondamental. D'abord, je veux exprimer ici ma solidarité profonde, totale, avec ces révoltes, avec ces mobilisations iraniennes contre le régime des Mollahs. Mettre un terme à ce régime des Mollahs, c'est une avancée pour l'émancipation humaine et d'abord pour l'émancipation des Iraniennes et des Iraniens.
Est-ce qu'il faut aider le peuple iranien de l'extérieur ? Est-ce que les États-Unis doivent frapper certaines cibles du régime des Mollahs en Iran ?
Aider le peuple iranien à s'en sortir. Et s'il y a une intervention, je souhaite qu'elle se fasse sous l'égide de l'ONU. D'accord ? Ce ne sont pas les États-Unis qui ont vocation.
Je pense qu'on peut attendre dans ce cas-là. On peut attendre longtemps.
Ce ne sont pas les États-Unis. Il y a un Conseil de sécurité qui peut prendre des décisions. Bien sûr, il y a un Conseil de sécurité. C'est un problème, vous savez, on ne peut pas acter ce...
Est-ce que Trump ne se base pas sur la faiblesse des institutions, des Européens, de l'UPR ?
Et c'est pour ça que j'y viens. Si on acte la faiblesse des règles internationales, des institutions onusiennes, du multilatéralisme, qui se sont affaiblies symboliquement et matériellement depuis très longtemps. Si vous en prenez acte et vous dites « mais de toute façon, ça, ça ne marche pas », c'est quoi la suite ? La suite, c'est ce qui est en train de se passer. Ça veut dire que la loi du plus fort, ça veut dire que les grandes puissances vont décider pour l'ensemble de la planète. Et ça, je peux vous dire que c'est la guerre assurée partout, la démocratie qui recule, la prédation de quelques puissances sur les ressources naturelles partout dans le monde.
Et ce ne sera pas favorable aux pays du Sud, ce ne sera pas favorable à la liberté et certainement pas à la souveraineté du peuple. Donc si il y a une intervention pour aider le peuple iranien, alors il faut le faire sous un égide qui est un égide qui garantit dans la durée la liberté du peuple iranien et la consécration des règles internationales. Moi, je ne veux pas qu'on s'assoie sur les règles internationales.
On voulait aussi vous entendre ce matin, Clémentine Autain, et vous aviez commencé à l'évoquer sur le Venezuela, une semaine tout juste après la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis et son exfiltration à New York où il est depuis emprisonné. Écoutons son fils qui donne ce matin de ses nouvelles.
Les avocats nous ont dit qu'il est fort. Nous ne sommes pas tristes, a-t-il dit. Ne soyez pas tristes, nous allons bien. Nous sommes des combattants, a dit Nicolas. Je suis un combattant. Un homme qu'ils n'ont pas pu vaincre par quelques moyens que ce soit. Ils ont dû recourir à
une force disproportionnée, mais ils ne l'ont pas vaincu. Ils ne l'ont pas vaincu. Il est fort et nous devons être forts. Il faut obtenir la libération du président Maduro. C'est Jean-Luc Mélenchon qui disait cela hier à Lyon. Il estime que le peuple vénézuélien doit se défendre s'il le faut les armes à la main. Vous dites la même chose ce matin, Clémentine Autain ?
Je pense que l'intervention des États-Unis pour capturer Maduro n'a pas de sous-bassement juridique et pas fondé du point de vue du droit international. Donc oui, il faut libérer Maduro. Est-ce que ça fait de moi une alliée ? Est-ce que ça me... de Maduro ? Est-ce que ça ne change pas mon point de vue sur le fait que je n'ai pas de sympathie pour Maduro et son régime ? Voilà. Je le dis très clairement. Oui, bien sûr. Bien sûr que le régime de Maduro n'est pas conforme à l'idée que je me fais de la démocratie, n'est pas non plus conforme à l'idée que je me fais de solutions pour le peuple iranien sur le plan de la justice sociale. Donc ce n'est pas mon modèle.
Je ne défends pas le régime de Maduro. Mais je suis opposée à cette forme impérialiste d'intervention de Donald Trump. Et je pense que cette bascule du monde impose que la France, l'Union européenne réagissent et sortent de la soumission, de la vassalité, de la passivité. Vous disiez tout à l'heure, est-ce que les États-Unis doivent intervenir en Iran ? Que propose la France ? Que fait l'Union européenne ? Et moi, c'est ça qui m'inquiète. Parce que si nous ne voulons pas de cet ordre du monde, il faut le faire. Moi, je suis pour un monde qui repose sur la coopération, sur le droit, sur la mise en commun et le partage des richesses et des ressources.
C'est un monde totalement opposé et différent. Et donc, si on veut le défendre, il faut le faire avec cohérence. Donc moi, m'opposer...
Et avec clarté sur ce que sont les uns et les autres. Écoutons ce que disait ici même, il y a quelques jours, la chef des députés LFI, Mathilde Panot, interrogée par Apolline
de Malherbe sur Maduro, justement. Est-ce que vous considérez que Maduro n'a jamais été un dictateur ? Madame de Malherbe, je ne répondrai pas à cette question et je vais vous expliquer pourquoi. Nous ne prenons pas comme modèle, et d'ailleurs, nous ne prenons aucun modèle extérieur, puisque nous inventons nous-mêmes notre propre manière de fonctionner à la France. Vous êtes une ancienne insoumise, Clémentine
Autain. On entend là Mathilde Panot, Jean-Luc Mélenchon, lui, s'est déclaré en désaccord avec la patronne de la CGT, Sophie Binet, qui dénonce les violations des droits de l'homme au Venezuela. Comprenez ce qui se passe à la France insoumise, sur certains sujets
comme celui sur le Venezuela. Vous dites, je ne suis plus membre de la France insoumise par des accords politiques, notamment sur la démocratie, sur l'union à gauche et sur d'autres sujets. Et aujourd'hui, je pense que ma position est davantage conforme à ce que pense une majorité des insoumis, à la fois des militants et des sympathisants et des électeurs. Parce que combattre l'impérialisme américain ne veut pas dire être solidaire du régime Maduro.
Mais ces attermoiements, vous les expliquez comment ? C'est ça ma question.
Je les explique par une culture politique qu'on appelle le campisme. C'est quoi le campisme ? Vous combattez le camp, en l'occurrence des États-Unis, de Trump, de l'impérialisme américain. Et donc, on ne peut pas dire un mot contre ceux qui s'opposent au camp impérialiste que vous combattez. C'est-à-dire que les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Eh bien non. Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis. Et c'est le cas de Maduro.
Néanmoins, cette stratégie politique fonctionne. On le voit dans le sondage Elab ce matin pour BFM TV, qui indique que Sophia Chiquirou peut se maintenir au second tour face...
Attendez, là vous faites un raccourci qui est quand même un peu curieux.
C'est une transition. Je voulais savoir quelle était votre position justement sur la France insoumise. Quand la gauche est par divisé au second tour, est-ce que le candidat arrivé deuxième doit systématiquement laisser sa place pour que la gauche soit représentée par une seule candidature au second tour à Paris ou ailleurs, peut-être à Marseille ?
Je suis pour le rassemblement des gauches et des écologistes à l'élection présidentielle et législative qui vient et aux municipales, partout où c'est possible, où on arrive à faire un accord. Je souhaite que, y compris dès le premier tour, et c'est le cas de mon mouvement là-après, puisque nous sommes engagés à Paris dans le rassemblement des gauches avec les écologistes et socialistes, pour empêcher que Rachid Haddati à Paris prenne la ville, mais partout en France, pour consolider nos positions.
Et je crois que dans ce moment politique de très grande gravité sur le plan international, d'instabilité et d'inquiétude sur le plan national et aux municipales, où il y a des enjeux très forts pour chaque ville, mais aussi des symboles nationaux à un an de la présidence.
Parce qu'on voit en triangulaire, le maintien de Sofia Chiquiou, voire en quadrangulaire, permettrait la victoire de Rachid Haddati.
Moi je pense qu'il faut qu'au second tour, quand ça n'a pas été le cas au premier, les gauches puissent se rassembler. Il faut que les conditions soient réunies.
Merci Clémentine Autain d'avoir accepté notre invitation ce matin. Merci Jérôme.
Clémentine Autain