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InterviewLe360 News· 1 mai 2026 7 minComplaisantFond programmatiqueCulture, médias & sportEurope & international

Catherine Pégard dévoile les contours de la coopération culturelle franco-marocaine

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Sous quel axe envisagez-vous la coopération culturelle entre la France et le Maroc ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La rétrospective de Mohammed Michi aurait-elle vocation à être accueillie en France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment voyez-vous le rôle du soft power dans cette relation ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous avez réussi un miracle et c'est vrai que c'est un miracle de pouvoir faire une art c'est justement mais j'ai choisi le Maroc parce qu'il y avait ce salon du livre euh où la France est invitée d'honneur et comme j'étais j'avais pu visiter l'année dernière le festival de livres qui accueillait l'édition marocaine comme invité d'honneur, je trouvais que c'était formidable de pouvoir assurer cette continuité, même si je suis depuis plus de temps ministre de la culture et c'est une pour moi ça a été une vraie découverte que de visiter ce salon où qui est un grand salon du livre avec beaucoup de maisons d'édition nationale international et avec une grande richesse de de de travail pour faire vivre les œuvres. Et c'est ce qui m'a frappé le plus, c'est le nombre par exemple de traductions. Alors évidemment, j'ai été plus sensible aux traductions en français euh mais j'ai trouvé que ça témoignait évidemment de la vitalité du Maroc pour faire circuler les œuvres dans les deux sens.

Et comme c'est tout l'objet de de du partenariat renforcé qui nous lie aujourd'hui sur le plan culturel et qui se développe absolument dans tous les domaines, ce partenariat, il n'est pas à sens unique. C'est pas la France vers le Maroc, c'est aussi le Maroc vers la France. Et je trouve qu'en très peu de temps, on comprend beaucoup de choses de ce qui rassemble nos deux pays, de ce qui fait que nous faisons le lien entre le patrimoine et l'innovation, le Maroc comme la France. et que nous profitons de nos expériences passées pour faire vivre le futur.

Et je pense que cette exposition par exemple en témoigne complètement de voir l'évolution de la peinture à travers différentes écoles marocaines depuis le début du siècle jusqu'à aujourd'hui. Tout un coup, on comprend que le monde dieu merci bouge et que mais bouge sans se renier. Et je trouve que ça c'est très intéressant.

Alors justement à la lumière de votre visite au salon du livre de Rabat mais aussi votre visite ici au musée d'art modern et contemporain de de Rabat sous quel axe est-ce que vous envisagez la coopération culturelle entre les deux pays ? Est-ce que ça amorce déjà chez vous l'ambition de de nouveaux projets peut-être dont vous pouvez déjà parler ? Je crois que déjà cette coopération est très engagée.

Donc il faut la faire vivre. C'est c'est déjà, vous savez, c'est le plus important, c'est de ne pas seulement se contenter de mots, mais de d'avoir de faire vivre nos actions. Euh tout à l'heure dans l'exposition qui était consacrée à Saint-Exupérie pendant le salon du livre, il y avait cette citation de Saint-Exupérie, je ne m'attorde pas au grand mot, je veux des actes ou quelque chose comme ça.

Ben, je crois que c'est un bon principe pour nous tous. Euh bien sûr que nous voulons développer nos collaborations notamment dans le domaine du cinéma où on fait déjà beaucoup de choses ensemble et on veut développer nos coproduction notamment euh dans le domaine du livre. Nous allons accueillir à nouveau le Maroc euh pour le festival du livre d'art à Fontainebleau dans quelques jours euh comme invité d'honneur également.

Ça sera la 15e édition de ce festival et c'est là aussi montrer la force de notre relation que de recevoir comme invité d'honneur le Maroc à nouveau. Et dans le domaine de l'édition, il y a 1000 choses à faire. Il y a des expositions par exemple à travers le la relation très particulière qui s'est nouée avec la bibliothèque nationale de France euh qui a qui a euh proposé une exposition numérique ici, mais je pense qu'on devrait faire la vraie exposition à la bibliothèque nationale de France.

C'est ce que j'ai proposé au ministre de la culture tout à l'heure pour montrer la richesse des manuscrits et des archives du Maroc et pour faire cette combinaison entre les archives qui sont à Paris et les archives qui sont ici pour faire une exposition autour de de du de ce sujet de l'histoire de nos deux pays et des voyages qui nous renvoient le miroir de nous-même au gré des des siècles et des époques. Donc je pense que ça ce sera important. Il y a comme vous le savez un projet aussi avec le centre Pompidou et j'aimerais qu'il puisse se concrétiser.

Il aurait lieu l'exposition pourrait avoir lieu ici par exemple. Ça c'est dans le registre des expositions mais je vous ai parlé du cinéma, du livre. Quoi d'autre ?

Les jeux euh tous les jeux vidéos. La France, comme vous le savez, est assez pionnière dans cette activité et peut également produire des coproductions avec le Maroc et développer des jeux vidéos avec le Maroc qui déjà installent plusieurs start-ups ici qui sont très importantes. Donc vous voyez, je trouve que c'est ce mouvement entre le patrimoine et la création que nous devons toujours avoir en tête pour multiplier le travail que nous pouvons faire en commun. et ce travail ne traduit que le dialogue entre nos deux pays.

Une dernière question par rapport à cet expo, la rétrospective de Mohammed Michi. Est-ce qu'elle aurait par exemple vocation à être accueillie dans une grande institution muséale en France ? De mon point de vue, je crois qu'elle pourrait l'être.

Je veux dire, il y a des œuvres de en France, notamment au centre Pompidou. On pourrait très bien imaginer qu'il y ait une exposition au centre Pompidou, d'autant plus que j'ai appris qu'il je ne le savais pas mais j'ai appris qu'il était mort à Paris au moment du Covid et ce serait aussi un dommage lui rendre. D'abord, je voudrais vous dire que l'exposition, vous avez évoqué cette belle et colorée exposition de Miki qui est un événement et madame la ministre a été a demandé à la voir.

Donc pour moi, c'est aussi un peu cette participation que dont on parle souvent, le soft power. On est en plein dans ce mouvement du soft power. Ça veut dire qu'on est là pour faire pratiquer cette diplomatie culturelle, montrer que le Maroc a une scène artistique d'une richesse incroyable, des artistes absolument magnifiques et donc la ministre a été j'ai éblouie, j'allais dire par les couleurs, par les formes et par le nombre d'artistes marocains que nous avons.

Donc c'est vraiment un bonheur aujourd'hui de pouvoir accueillir madame Pegar qui a fait quand même sa première visite aujourd'hui au musée. Donc je trouve ça intéressant parce que aujourd'hui presque toutes les personnalités qui sont de passage font un passage obligé par la culture pour avoir un éclairage beaucoup plus fort et beaucoup plus important de ce que nous sommes et de ce que nous représentants. Et c'est pour ça que notre musée est devenu maintenant notre musée, notre fondation est devenu un véritable exemple à suivre pour les pays africains et d'ailleurs les Français sont ils sont sont en train de vouloir nous soutenir dans ce grand musée qu'on est en train de voir citer des cultures africaines, musée du continent.

Et on [grognement] est on va travailler là-dessus avec madame la ministre. Demain, je la vois pour travailler sur les projets, parler des projets dans lequels elle va nous aider, elle va nous soutenir, elle va nous accompagner. Ce qu'elle faisait, elle est toujours vivante mais complètement âgée évidemment.

M.