Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo· 21 mai 2026 26 min

Carburant, élection présidentielle 2027...François-Xavier Bellamy est notre invité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir François Xavier Bami. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes eurodéputé LR.

Dans un instant, vous réagirez aux annonces gouvernemental pour aider les Français et l'activité économique à faire face à cette crise pétrolière dont on n' pas forcément le droit de prononcer le nom, mais on le fait ce soir sur ce plateau. D'abord, notre rendez-vous du soir avec la séquence vrai ou faux. Bonsoir Auris Per.

Bonsoir. La commission d'enquête sénatoriale se penche sur les marges des industriels de la grande distribution. Autre sujet d'actualité, elle a rendu ses conclusions aujourd'hui.

Alors, en pleine crise, les supermarchés se font-ils trop d'argent ? Le sujet agace visiblement le patron de Carrefour qui répondait ce matin chez nos confrères de France Inter. à la fin de mon exercice ma marge ma marge nette ce qui me reste à la fin c'est 1 % de mon chiffre d'affair d'accord donc je fais un je fais 100 milliards d'euros de chiffre d'affair il me reste 1 % pour les grands industriels.

Tant mieux pour eux d'ailleurs hein pour les grands industriels quand ils font bien leur métiers elle est autour de 15 %. Voilà, les grands industriels qui feraient 15 fois plus de marches que la grande distribution à qui il resterait finalement assez peu ce petit 1 % à la fin. C'est vrai ou c'est faux ?

Et ben Alexandre Bompard pour expliquer que son entreprise ne gagne pas tant d'argent que ça et surtout ne profite pas de la crise, vous avez entendu, il a parlé de Margeette et il prend pas cet indicateur au hasard. Alors, cet indicateur, c'est ce qui lui reste, c'est ce qui reste à l'entreprise une fois qu'elle a payé toutes ses charges. Donc, il faut déduire les salaires, les amortissements, par exemple, après l'achat de de mur de d'un supermarché ou bien les loyers, les impôts et cetera et cetera.

Et c'est vrai qu'à l'arrivée, on a vérifié à partir des des comptes que publie Carrefour, sa marge nette, elle est bien autour de 1 %. Et est-ce que c'est 15 fois plus que les industriels comme le dit le patron de Carrefour ? Alors, les marges des industriels, c'est un vaste sujet et c'est surtout un sujet un peu opaque.

On a vérifié avec deux entreprises qui publient leur compte sur internet. Regardez, pour Danon, la marge nette, elle est de 7 % et pour Nesley, ce serait plutôt 10 %. Alors, l'économiste qu'on a appelé nous dit qu'Alexandre Bompard, il exagère un peu sur ce chiffre de 15 %.

Donc, mais en effet, la grande distribution affiche des marges nettes un peu moins élevées que les gros industriels. En revanche, cet économiste qui est spécialiste du du secteur, il nous dit que cet indicateur de la marge nette, il est plutôt biaisé, il faut s'en méfier, y compris parce qu'on sait pas forcément euh ce qu'on met dans ce calcul. En fait, chaque entreprise fait son calcul et là, on entre dans des techniques financières où les entreprises savent très bien comment jouer sur leurs investissements avec leurs filiales, notamment un groupe comme Carrefour.

Et donc ça peut aussi vouloir dire que l'entreprise tout simplement elle réinvestit beaucoup. H donc difficile de savoir exactement quelle est la marge nette de Carrefour. En revanche, on peut essayer de voir si cette entreprise est en difficulté et donc incapable de faire un effort comme le dit Alexandre Monpar.

Ouais. Si on regarde factuellement première chose quand on parle du chiffre d'affaires dans la grande distribution, on est sur des montants colossaux. En 2025, Carrefour a annoncé 91 milliards de chiffres d'affaires et donc 1 % de 91 milliards, ça fait quand même tout de même 900 millions d'euros.

Et ça c'est après paiement des impôts et de toutes les charges. Ensuite sur ce communiqué, vous le voyez Carrefour il il dit aussi que ce chiffre d'affaires, il a augmenté l'année dernière et puis que les dividendes versées aux actionnaires ont augmenté aussi. Il y a même eu des dividendes exceptionnelles.

D'ailleurs, Alexandre Bompard, il écrit que Carrefour a réalisé une performance solide avec une amélioration notable. Dans quel pays ? En France.

L'entreprise va bien. Elle avait elle investit, elle rachète même des concurrents. Elle a racheté Cora, Match.

Le patron de Carrefour nous dirait que c'est essentiel pour une entreprise de de réinvestir. Bien sûr, c'est vrai, mais ça veut aussi dire que l'entreprise a les moyens de le faire. Donc oui, les margettes de la grande distribution sont plutôt plus faibles que celles des gros industriels, mais ils font du volume, des montants très important et puis il faut se méfier de cet indicateur qui veut pas dire grand-chose.

En tout cas, rassurez-vous, Carrefour n'est pas prêt de mettre la clé sous la porte. Merci beaucoup Auri Per. On en profite pour rappeler le rendez-vous tous les samedis avec toute l'équipe de vrai ou faux l'émission à midi à midi et la rediffusion le dimanche soir à 20h.

François Xavier Bellami, vous êtes donc eurodéputé les Républicains. Euh le Premier ministre a donc annoncé ce soir une série de mesures pour palier à la à la crise des carburants. Il avait promis de changer d'échelle.

On retient de nouvelles aides pour les secteurs les plus en difficulté, l'agriculture, la pêche, les transports. On retient également le doublement de l'indemnité grand rouleur pour les Français les plus modestes et euh de la prime carburant. Alors ça c'est cette prime qui peut être versée par les entreprises exonérées de charge sociale.

Elle pourra aller jusqu'à 600 €. Que pensez-vous de ces annonces ? La vérité, c'est que ce qui ressort de cette conférence de presse, c'est d'abord tout ce que le Premier ministre ne peut pas faire et il n'est pas d'ailleurs à blâmer pour cela.

Il hérite simplement d'une situation de déficit massif de nos comptes publics et de dettes majeures accumulées depuis des années qui fait que en réalité aujourd'hui l'État ne peut pas assumer le soutien qu'il devrait pouvoir apporter au Français mais dont il n'a pas les moyens. Et c'est d'une certaine manière une façon de toucher du doigt ce que signifie être un pays surendetté. Pendant très longtemps, on nous a expliqué que la dette n'était pas un problème, quand les taux étaient bas.

Et nous qui étions dans l'opposition au macronisme, nous étions regardés avec une forme de condescendance par ceux qui étaient au pouvoir et qui nous disaient "Quand l'argent ne coûte rien, ce serait absurde de ne pas s'endetter." Et ben la vérité c'est que la dette ça se paye toujours et même si les taux étaient bas, l'ampleur de la dette accumulée en particulier ces 10 dernières années, elle aujourd'hui pèse de tout son poids pour empêcher l'État d'agir. Parce que si de fait l'État devait baisser aujourd'hui la fiscalité sur les carburants pour tous les Français, ce qui serait évidemment la solution que d'autres pays européens appliquent aujourd'hui, en réalité il ajouterait à la crise des carburants une crise de la dette, ce qui ne peut pas se permettre.

On peut considérer qu'il est toujours temps de bien faire. Est-ce que vous considérez que la même si le volume augmente, est-ce que vous considérez que la philosophie est la bonne ? C'est-à-dire, il a répété plusieurs fois, ça fait plusieurs mois qu'il répète, une des aides ciblées, c'est-à-dire pas donner tout à tout le monde, c'estàdire pas de pas de baisse sur de de fiscalité, pas la ristourne qui avait eu lieu précédemment.

Est-ce que vous trouvez au moins que c'est une bonne philosophie tout en disant ça va nous pousser à électrifier plus vite parce que c'est une histoire de souveraineté. qui pas loin de l'idée la souveraineté en considérant que ce n'est pas des fois est-ce que finalement ils ont pas raison de ne faire que ça mais bien sûr il faudra électrifier nos usages, il faudra se passer le plus possible des énergies fossiles mais aujourd'hui ça n'est pas une stratégie ce que propose le premier ministre c'est juste une manière d'habiller le fait que d'eau au mur l'État agit comme il peut sans en avoir les moyens est-ce que c'est une bonne philosophie de pas aider tout le monde c'est pas une philosophie c'est juste une contrainte c'est juste qu'on ne peut pas faire autrement et tous ceux qui proposent le contraire les plus modestes c'est des des moins ceux qui ont les moyens de d'amortir un peu ça. C'est quand même une philosophie.

Non, mais en soit c'est vrai qu'on a un emballement des prix des carburants qui pèse pas seulement sur les plus modestes, qui pèse sur les classes moyennes, qui pèse sur tous les Français qui travaillent et qui aujourd'hui contribuent par leurs efforts à la vie de la nation mais qui ne reçoivent jamais le retour de leur travail, le retour de leur de leur de leur soutien. Et et c'est vrai que ces classes moyennes là aujourd'hui, ben je pense à tous les Français qui se demandent s'ils partiront en vacances cet été. Je pense aux Français qui sont en grande difficulté pour aller simplement travailler.

Je pense à et et tout cela ne sont pas aujourd'hui nécessairement visés par les mesures qui vont aider en particulier les plus précaires et et sans doute le faut-il. Mais mais encore une fois le fait de pas pouvoir aider tout le monde, ça n'est pas un choix. C'est juste une contrainte.

Et c'est une contrainte qui est héritée notamment du choix qui avait été fait il y a il y a quelques années justement de baisser la fiscalité sur les carburants ce qui a coûté des milliards au budget français. Il dit c'est une c'était une connerie. Le premier ministre à l'époque vous l'aviez voté à l'époque.

Alors vous êtes pas au parlement français mais les Républicains étaient pour à l'époque ça si on si on le pouvait aujourd'hui ça coûtait extrêmement cher et ça explique aussi la la situation dans laquelle dans laquelle on est aujourd'hui. Non mais si on le pouvait, il faudrait aider tous les Français. Encore une fois d'autres pays européens à nos frontières le font.

Mais mais aujourd'hui parce qu'on le pouvait et maintenant on ne le peut plus. Et on ne le peut plus parce que on n' pas seulement répondu à des crises par des mesures massives qui étaient nécessaires pour faire face à leurs conséquences. On a dépensé sans compter dans des moments où l'économie mondiale était bien plus favorable et où on aurait pu faire l'effort de se désendetter, ce qui aurait permis d'avoir aujourd'hui les réserves nécessaires pour agir.

Et et vous parliez de souveraineté à l'instant, la vérité c'est que c'est en effet un enjeu de souveraineté. Aujourd'hui, notre état ne peut plus prendre des décisions souveraines parce que son destin est dans les mains de ses créanciers et c'est de cette situation qu'il faudra sortir. Mais ça, ça supposera des réformes majeures, ça supposera des efforts très importants et c'est ce que nous avons le devoir de porter pour l'élection présidentielle.

Euh oui, avant de parler des efforts majeurs et d'élections présidentielles, votre réaction ce soir à au directeur de l'Agence internationale de l'énergie qui craint une zone rouge cet été sans solution au Moyen-Orient. quand il parle de zone rouge, il euh il dit une pénurie d'offre de pétrole en juillet et en août. Euh est-ce que c'est une situation qu'il faut qu'il faut craindre ?

Est-ce que elle est sous-estimée aujourd'hui par le par le gouvernement qui dit euh Sébastien Lucu, il a dit non, il y a pas de crise de pénurie aujourd'hui. Mais aujourd'hui non, demain peut-être. qu'en effet, tout dépend de la manière dont la situation va évoluer.

Et c'est là, si on revient à la question de la souveraineté, c'est intéressant de toucher du doigt les conséquences des choix collectifs qui ont été faits au cours des dernières années. Vous savez que en peu de temps, la France a perdu 3/4 de ses raffineries de pétrole sur le sol national. On en parle très peu mais ce sont des outils industriels absolument déterminants euh et de fait ils ont été chassés du territoire national par une vision de l'écologie politique complètement irréaliste, par une espèce de culpabilisation de tous ceux qui produisent l'énergie dont nous avons besoin et par un excès de fiscalité et de normes qui fait qu'aujourd'hui il est devenu impossible de produire en France.

Et bien cette situation elle nous rend extrêmement vulnérable face à ce choc énergétique vaut pas mieux produire de l'électricité décarbonée comme l'électricité nucléaire plutôt que de d'ouvrir des raffins. Ah mais alors je suis le premier à défendre l'électricité nucléaire et paradoxalement vous savez j'ai défendu l'électricité nucléaire pendant des années à Bruxelles et à Strasbourg c'était pas forcément la mode Oui. contre les mêmes écologistes qui s'attaquaient aux énergies fossiles.

Je pense que l'écologie politique n'a pas imposé un modèle de transition vers l'électricité, elle a imposé un modèle de décroissance qui a contaminé tout le spectre politique et d'ailleurs, c'est toujours le cas aujourd'hui. Malheureusement, nous avons défendu le nucléaire contre les écologistes, contre la gauche, mais nous l'avons défendu aussi contre les macronistes qui ont voté pendant des années à toutes les occasions possibles contre l'électricité nucléaire. Donc aujourd'hui, enfin enfin la crise que nous traversons fait que tout le monde se convertit enfin à cette réalité qu'on aurait jamais dû perdre des yeux surtout en France. en France où le nucléaire est l'un de nos très grands atouts, mais le fait est qu'il aura fallu du temps et que il va falloir du temps pour remonter la pente aussi.

Puisqu'on parle d'écologie, le Conseil constitutionnel a censuré euh aujourd'hui euh deux euh dispositifs qui étaient des marqueurs écologiques du premier quinquena euh d'Emmanuel Macron et que le Parlement avait voulu euh supprimer les odes à faible émission, les fameuses ZFE et euh l'assouplissement des règles contre l'artificialisation des sols. Donc c'est-à-dire la volonté de de d'empêcher la possibilité de de construire davantage. Comment vous réagissez à à cette censure ? parce que c'était considéré comme des cavaliers budgétaires, c'est-à-dire des choses qui n'auraient jamais cavaliers législatif législatif qui te budga c'est qui n'aurait pas dû se trouver dans un texte budgétaire qui une façon parfois de faire passer des choses.

C'était pas un texte budgétaire hein, c'était une loi sur la simplification. Oui. Sur la simplification mais en c'est quand même un cavalier législatif ça devait pas être dedans.

C'estàd c'est pour la forme tout ça pour expliquer que c'est une histoire de forme pas de fond. Honnêtement si le conseil constitutionnel voulait désespérer les Français de la démocratie il prendrait pas autrement. Les sont une mesure qui suscite une révolte très profonde de beaucoup de Français, notamment de ceux qui justement des classes moyenne ou des classes les plus modestes dans le pays ont du mal à acheter une voiture neuve et qui se trouve pour cette raison-là privée d'accéder au centre-ville, privé d'accéder à des lieux qui sont les leurs, qui sont des lieux publics et qui ne peuvent pas y circuler.

Et bien cette mesure d'exclusion comme La Zann zéro artificialisation nette qui paralyse la réindustrialisation du pays partout en France parler aux élus locaux parler au MESIR sur le terrain aujourd'hui c'est l'une des mesures les plus toxiques pour la possibilité de produire de nouveau en France ces deux mesures là l'une assouplie l'autre supprimé dans une loi sur la simplification le Conseil constitutionnel censure cette évolution demandée par tellement de Français et pourquoi comme le dit Nathalie il censure parce que il dit ça n'a rien à faire dans un texte sur la simplification si vous voulez revenir là-dessus fait une loi sur le sujet. Donc la simplification du zéro artificialisation net n'a rien à faire dans une loi sur la simplification. C'est l'argument.

Vous consid l'argumentation du Conseil constitutionnel est spécieux. L'argumentation est parfaitement incompréhensible. La suppression des simplification du sont deux mesures qui vont parfaitement dans une loi sur la simplification.

Alors oui, c'est vrai, c'était pas ce que le gouvernement avait prévu, mais c'est ce que le Parlement a fait et ça s'appelle la démocratie. Et maintenant, dernière chose à dire. En 2008, la Constitution a été réformée justement pour que le Conseil constitutionnel soit plus restreint dans ce qu'il décrit comme des cavaliers législatifs.

Et bien, on voit aujourd'hui le conséquel faire exactement l'inverse comme il a fait l'inverse en 2024 sur la loi immigration en considérant que des mesures qui étaient liées à la restriction de l'immigration dans notre pays n'avaient rien à faire dans une loi sur l'immigration. C'est encore une fois si on voulait expliquer aux Français que la démocratie ne sert à rien, que les élus ne peuvent plus rien, que le Parlement est vide, si on voulait expliquer aux Français que ce qu'on appelle l'état de droit empêche désormais le peuple d'exprimer ce à quoi il aspire, on s'y prendrait pas autrement. Et ceux qui alimentent le désespoir démocratique, demain auront beau jeu de se plaindre de la défiance qui monte partout.

Ils en sont directement responsables. Vous au pouvoir, vous luterez parce qu'en clair parce que ce que certains appellent le pouvoir des juges ou euh en ce qu'avait dit Bruno Rotaillot d'ailleurs à une époque en disant que c'était en le juge contre le peuple, les juges contre le peuple. Mais qu'est-ce que vous faites ?

Vous considérez que le conseil constite fctionnel n'a rien à faire, vous leur limitez vous au pouvoir, vous faites quoi concrètement par rapport à la Constitution de la 5e qui qui a créé le Conseil constitutionnel ? L'état de droit, c'est l'équilibre des pouvoirs et la séparation des pouvoirs. Ça ne veut pas dire que les juges n'aient rien à faire.

Ça veut simplement dire que ils doivent faire leur métier, pas celui des parlementaires. Et aujourd'hui, parfois, il a fallu dans l'histoire sans doute corriger les excès de l'exécutif sur le législatif, parfois corriger les excès du législatif sur le judiciaire. Aujourd'hui, clairement, on a un vrai grand problème avec le fait que le Conseiller constitutionnel fait de la politique et il y a pas d'autres explications à donner ni de cette décision, ni de celle de 2024, ni de la censure par exemple de la loi proposée par Bruno Rotaillot pour la rétention de sûreté ou bien de la censure de la loi du plan.

Tout ça c'est de la politique, tout le monde le sait, tout le monde le voit et ne pas le dire, ce serait chercher à maintenir un dîn de réalité. Donc oui, demain il faudra et c'est ce que Bruno Retaillot propose et il fera des annonces très prochainement en ce sens, il faudra lutter contre ce qu'il appelle l'impossibilisme et faire en sorte qu'on rétablisse l'équilibre et la séparation des pouvoirs. Et sur le sujet des ZFE, il faudra évidemment une loi pour empêcher les faut pas seulement à partir de 2027, il faudrait qu'elle soit proposée dès maintenant pour qu'on puisse avoir dès maintenant une correction de cette décision honnêtement impossible à justifier du Conseil constitutionnel.

François Xavier Benami, l'Union européenne est prête à approuver une réforme majeure de sa politique migratoire en ouvrant la voie à la création de centres pour migrants en dehors du territoire européen. Une idée qui a déjà été mis en place par l'Italie avec un centre en Albanie. On avait parlé aussi également à l'époque de la de la Grande-Bretagne qui avait tenté avec le le Rwanda mais le projet a été abandonné parce que ça ça pose beaucoup de problème juridique.

Est-ce que c'est une bonne idée et est-ce que vous avez déjà des idées de pays qui pourraient accueillir ce genre de centre ? Bien sûr, euh ce n'est pas exactement ce que l'Italie ou la la Grande-Bretagne ont cherché à faire puisque'en l'occurrence, il s'agissait de centre pour accueillir des personnes qui demande l'asile. Vous arrivez en Europe, vous demandez l'asile et on vous propose d'attendre la réponse dans un centre situé à l'extérieur de l'Union européenne.

Nous ce que nous cherchons à faire avec ces centres de retour, une mesure que je porte dans le règlement retour que j'ai fait voter au Parlement européen, ce que nous proposons c'est que des personnes qui sont illégalement présentes sur le sol de nos pays, par exemple parce qu'elles ont été déboutées du droit d'asile, c'est pas des gens qui demandent l'asile, c'est des gens qui sont illégalement présents en Europe que ces personnes-là, quand leur pays d'origine ne veulent pas les reprendre, on connaît bien le cas de l'Algérie avec la France aujourd'hui, puisse être reconduite à l'extérieur de nos frontières si ce n'est pas dans leur pays d'origine. dans un centre de retour, dans un autre pays tiers. Le but est très simple.

Le but c'est de garantir un principe absolument nécessaire que si vous êtes illégalement dans un pays européen, vous ne pourrez pas y rester. Aujourd'hui, c'est l'inverse qui vaut. C'est-à-dire que aujourd'hui, vous avez en France moins de 10 % des OQTF qui sont exécutés.

Donc, si vous arrivez illégalement en France, vous êtes à peu près certain que vous pourrez y rester pour Mais quels sont les pays qui sont d'accord pour être des vastes réservoirs à personnes qui n'ont pas vocation resté sur le territoire français. Alors, il y a une piste parce que pour l'instant le projet n'est pas finalisé le projet européen, c'est quoi précisément pour qu'on comprenne bien où on envoie ces gens ? Le le les médias français s'intéressent assez peu à cette question mais d'autres médias étrangers il travaillent.

Non, mais c'est le le Times a publié il y a il y a il y a quelques jours un grand article sur les négociations qui sont en cours entre des pays de l'Union européenne et des pays tiers pour créer ces centres de retour. Il y a déjà des pays avec lesquels il y a une coopération migratoire, par exemple la Tunisie avec laquelle l'Italie et la Commission européenne ont signé un passé historique aussi en qui peut aider les choses entre l'Italie et la Tunisie. Bien sûr, mais il y a beaucoup de vous savez, il y a des pays qui refusent de coopérer comme l'Algérie.

Il y a beaucoup de pays qui sont prêts à rentrer dans une coopération qui est mutuellement bénéfique entre l'Europe et leur État pour faire en sorte que aussi bien on devrait, vous savez une des choses qu'on a qu'on a porté dans ce règlement retour, c'est que la politique extérieure de l'Union européenne et des pays européens soit directement conditionné à la coopération en matière migratoire. On devrait conditionner la délivrance de visa, on devrait conditionner l'aide au développement, on devrait conditionner la politique commerciale à une bonne coopération en matière migratoire dans les deux sens. Si vous ne coopérez pas, vous n'aurez pas de visa, mais si vous coopérez, on sera prêt à vous apporter plus d'avantages commerciaux.

Comprendre si par exemple il y a un ressortisseur algérien qui n'a qui a une OQTF ou qui a l'équivalent d'unef qui ne peut pas avoir de visa, qui ne peut pas retourner dans son pays, vous l'envoyez ou quels sont par exemple les pays qui sont candidats en ce moment ? Mais par exemple, typiquement si demain la Tunisie accepte de créer un centre de retour, vous êtes un ressortissement. Si accepte, vous avez déjà des pistes de gens qui sont d'accord, enfin de pays qui Oui.

Oui. Encore une fois, c'est une discussion qui se nous maintenant entre des États européens qui sont motivés pour s'engager dans cette voie. Malheureusement, le gouvernement français a déjà fait savoir que ça ne l'intéressait pas, mais il y a des gouvernements européens qui sont très motivés pour utiliser ce type de solution et qui sont déjà en train de négocier avec des états tiers.

Et ça permettra effectivement surtout d'assurer ce message simple. Si vous êtes par exemple un ressortissant algérien aujourd'hui en France, vous êtes de facto inexpulsable puisque vous savez que l'Algérie ne vous reprendra jamais donc vous pouvez très tranquillement ça peut arranger mais enfin c'est quand même très c'est pas du tout arrangé c'est le gouvernement essaie de nous faire croire ça la vérité c'est que au rythme auquel les choses vont il faudrait peut-être un siècle pour expulser tous les Algériens en situation irrégulière qui sont aujourd'hui sur le territoire français donc ça s'est pas du tout arrangé mais par conséquent si vous êtes un Algérien en situation irrégulière en France vous n'avez aucun intérêt à rentrer dans votre pays si vous voulez rester en France vous savez que personne ni rien ne vous en empêchera. Si demain vous savez que vous risquez d'être expulsé vers un centre de retour dans un autre pays que le vôtre, il y a beaucoup de chance que vous décidez de rentrer de vous-même chez vous, ce qui est la meilleure chose qui puisse se produire.

Notre but c'est si on veut pas de vous, vous pouvez force. Mais le mais non, le problème c'est les expulsions. C'est que en France, on ne peut pas expulser contre son gré un Algérien en situation irrégulière vers son pays d'origine.

Mais en revanche, si cet algérien veut rentrer chez lui, personne ne peut l'en empêcher. Il a un passeport algérien, une carte d'identité algérienne, il rentrera dans son pays sans aucune difficulté. On parle un peu de la campagne présidentielle et de la situation euh à à droite pas très claire hein avec une multiplication des candidats.

Quelles sont les prochaines étapes ? Et ben les prochaines étapes c'est d'abord de construire un projet. Vous savez, je pense que les Français se désolent de voir que tout est toujours ramené à des questions de candidature, de personnes, d'ego.

En réalité, ce qui compte le plus, c'est quelle proposition politique on veut partager pour le pays. Travail. Est-ce que vous considérez que la la voix qui a été choisie parallèle avec une légitimation comme dirait le renvoqué de la candidature de Bruno Rotaillot vous permet de maintenant travailler vraiment pour un programme ?

Et avec qui travaillez-vous surtout ? Mais non seulement ça nous permet de travailler pour un programme mais c'est ce qu'on fait et Bruno Rotaillot chaque semaine partage des éléments supplémentaires complémentaires du projet qu'il portera pour notre famille politique avec les Français. chaque semaine, il développe des parties de son programme pendant les choses autrement et je pense que c'est d'ailleurs aujourd'hui le seul candidat qui commence d'abord par le fond, qui commence par les idées.

Nous sommes la seule formation politique qui aujourd'hui est prête à proposer sujet par sujet des propositions crédibles aux français. On a dévoilé il y a quelques jours nos propositions sur les questions d'énergie qui sont tellement déterminantes pour les Français aujourd'hui. Euh on l'a fait sur les sujets d'agriculture, sur les sujets d'environnement, sur le travail, la rémunération du travail, sur la question de la production en France, comment produire de nouveau dans le pays.

Dans quelques semaines, Bruno Retaillot présentera ses propositions sur la question du rétablissement de cette expression de la volonté populaire, la lutte contre l'impossibilisme, j'en parlais tout à l'heure. Donc c'est ça qui compte. En vrai, pas mal de membres de votre formation et même chez Édouard Philippe disent "Bon, en gros, on va voir, il y a des grands meetings qui vont être organisés par tout le monde, on va voir où on en est dans les sondages au mois d'octobre, septembre et puis à partir de là, si Bruno Retaillo n'a pas n'est pas remonté sérieusement, il nous rejoindra on dit chez Édouard Philippe ou autrement on sera départagé par les sondages.

Est-ce que vous trouvez que c'est un scénario qui est souhaitable pour pas qu'il y ait une un éparpillement de candidat centre droit, droite droite. Enfin oui, un peu tout ce qui se profile en ce moment. Moi ma conviction c'est que à la fin le plus important c'est pas de compter les chiffres dans les sondages.

C'est quand même pas les instituts de sondage qui font la démocratie la et d'ailleurs, il suffit de regarder ce qui s'est passé au cours des dernières élection. Prim, il y a pas une vraie primaire. Mais bien sûr que non.

Et regardez encore une fois si si on avait dû se fier au sondage un an avant dans les Chirac serait pas présenté. Oui, exactement. Et et qui aurait gagné la présidentielle ?

Il me semble que Édouard Philippe est bien placé pour se souvenir des scors d'Ain pour se maintenir au deè. PHP est bien placé pour se souvenir des scores que faisait Alain Jupé dans les sondages un an avant la présidentielle. La notion de vote utile au premier tour est en train de se développer qui est si on ne veut pas avoir Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Jordan Bardella, il est souhaitable qu'il n'y ait un candidat de droite, un candidat de gauche et basta.

Mais est-ce qu'on peut vivre pour une fois dans une élection présidentielle l'occasion d'un choix d'adhésion, de voter pour un projet, de voter pour quelqu'un qui incarne une vision ? Et moi je crois que cette élection doit être ce rendez-vous démocratique. Alors on peut en effet jouer à la course de petits chevaux et se demander si en regardant les grilles de sondage, on on choisi de miser sur celui qui paraît le mieux placé.

Moi, je crois qu'à la fin, ce qui compte en politique, c'est d'abord la dynamique et surtout la vérité d'une proposition politique jusqu'à quand pour que la dynamique se manifeste mais la dynamique les choses dans l'autre sens. La dynamique, elle est déjà là. Si vous regardez aujourd'hui la manière dont se structure l'offre politique, on a connu après l'élection municipale au Havre un petit élan d'enthousiasme du côté d'Edouard Philippe.

La vérité c'est qu'aujourd'hui je ne vois pas où se trouve la certitude, l'évidence d'un rouleau compresseur qui s'imposerait à nous et qui ferait que nous serions sommé de rendre les armes et de dire non c'est bon on se d on se dilue dans le philippisme triomphan non ça va pas se passer comme ça on est dans un mouchoir de poche et si on a du 11 12 et demi 10 13 tout ça avec trois candidats Atal Eddouard Philippe et Bruno Retail et bien à un moment donné vous allez tous vous voir pour essayer de non mais non mais c'est surtout qu'il va y avoir des débats que les français vont pouvoir comparer les propositions que les français vont aussi pouvoir comparer les bilan parce qu'à la fin Édouard Philippe il va d'abord devoir répondre de son action quand il était au gouvernement. Moi ma conviction vous savez je me trompe peut-être et comme Bruno Grotillo l'a dit d'ailleurs, on peut faire le mauvais diagnostic sur l'état du pays, c'est possible. Je regarde les choses avec beaucoup d'humilité mais ma conviction profonde comme citoyen et comme élu, c'est que les Français en 2027 ne vont pas chercher à continuer le macronisme.

Ils vont chercher le meilleur moyen de sortir de là. Ils vont chercher une alternance et une alternative crédible. Multiplication PH va devoir d'abord répondre dans cette élection. présidentielle à Édard.

La multiplication des candidatures à droite et au centre aboutit à un second tour Mélenchon Bardella. Lequel vous choisirez ? Mais c'est c'est vraiment une étrange configuration du débat où on est sommet de se décrire par défaut.

Alors, il faudrait qu'on renonce à être candidat parce qu'on risque d'avoir un deuxième tour entre Mélenchon et Bardella et on on devrait désormais déjà faire comme si on était pas vous a demandé parce que tout le monde tout le monde y pense, tout le monde en parle y compris chez les politiques de cette de cette option là. Donc vous y pensez forcément. Non, moi je pense à la proposition qu'on doit faire vraiment.

La seule chose qui compte pour la France, c'est qu'on parle maintenant du fond et qu'on parle du fond et on a une responsabilité collective là-dessus. Les médias comme les élus. Si on passe notre temps à parler des sondages et de qui est le mieux placé et de comment les écuries s'organisent, on est perdu.

C'est un problème du pays. Est-ce que le Figaro dit ce matin qui a une inquiétude sur les législatives en disant en gros le président aura sa majorité à l'assemblée, ça va rouler, on n'est pas sûr. Est-ce que ça veut dire qu'il faut faire un pacte dès le moment de la présidentielle avec d'autres composantes pour les législatives ?

Réponse en 30 secondes. Réponse : Moi, je crois que les institutions de la 5e République sont fortes et que après une élection présidentielle, il y aura une confirmation à l'élection du statut. Je crois pas du tout à l'idée qu'il n'y aura plus de majorité et je pense même que les Français vaccinés par ce qu'on est en train de vivre depuis maintenant quelques années vont se dire cette fois-ci sortons enfin de ce cauchemar et rendons à celui qui sera élu les moyens d'agir.

La seule chose qui compte c'est qu' encore une fois l'élection se fasse sur un projet clair parce que c'est la meilleure garantie de réunir le lendemain une majorité aussi pour gouverner à l'Assemblée nationale. Merci amici Nathalie. Très bonne soirée sur Francefo.