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interviewLCP (sur YouTube)· 19 juillet 2026 17 min

2026 au Parlement européen : qui a voté quoi ? | Ici l'Europe - 18/07/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bienvenue [musique] pour cette émission de fin de saison. Nous sommes installés dans les studios de Public Sénat. Alors, nous vous proposons une opération vérité sur les grands textes adoptés et les positionnements politiques à méditer pendant le break d'été.

L'année 2026 a été particulièrement chargé en grand texte législatif. Près de 300 votés et ça n'est pas fini. Phénomènes nouveaux.

Les majorités sont fluctuantes au Parlement de Strasbourg en fonction des sujets. Avant une élection présidentielle française en 2027 où il sera beaucoup questions comme à l'accoutumée d'Europe. Et bien, on veut savoir qui vote quoi.

Oui, c'est la question à laquelle on va tenter de répondre avec nos invités sur les grands sujets du moment. le soutien à l'Ukraine, la guerre au Prochrient, la lutte contre le changement climatique ou l'immigration sur ces points, la traditionnelle majorité au centre allant du Parti populaire européen, aux socio-démocrates en passant par Rouw et parfois concurrencé par une alliance droite, extrême droite. Vous l'avez constaté Michel DRDV, bonjour.

Bonjour. Président du STK Confrontation Europe constaté avec un nouvel outil, le site Eurovote. Un outil qui recense les votes de tous les députés européens.

Vous présidez aussi la maison de l'Europe à Paris. Et puis pour l'effort de pédagogie, avec nous aussi Christophe Préot, bonjour directeur du site d'information Toute l'Europe consacrée à l'actualité européenne avec de nombreux graphiques et des cartes. On en on en verra quelques-uns et puis vous publiez aussi le mensuel l'Europe, le dernier numéro en kiosque est consacré aux ingéres.

Alors l'année européenne a été très marquée par des questions évidemment de politique étrangère avec une guerre à nos portes en Ukraine. On a beaucoup insisté sur le véto d'un certain Victor Orban en Hongrie empêchant un consensus européen. Mais si on regarde ce qui se passe au niveau des partis au Parlement européen, tous les partis or les extrêmes ont voté les prêts à l'Ukraine.

On va regarder ce graphique mais on perçoit quand même beaucoup de réticence à l'extrême droite massivement contre Jordan Bardé l'a compris et une gauche radicale très partagée moitié moitié Manon Oubri qui s'abstient par exemple. Vous avez tout à fait raison Caroline. Effectivement, c'est un des textes révélateurs du débat et des du des des différences de fond des parfois des des positions différentes au sein des différents groupes politiques.

Le vote a été acquis favorable à un soutien financier à l'Ukraine par 473 voix pour et 140 comptes. Dans les 140 comptes quand on regarde, on a par exemple le groupe des patriotes pour le pour l'Europe et les Français dans ce groupe qui votent contre clairement de même que le groupe ESN qui est un groupe d'extrême droite et puis la gauche où vous l'évoquez caré elle est très divisée et le groupe la gauche il vote pour par 17 voix contre par 21 et le groupe les français du groupe la gauche dont maintenant au brique vous évoquez la gauche c'est le groupe de gauche radical c'est le groupe de gauche radical bien sûr à distinguer du groupe groupe socialiste et démocrate qui est le groupe central que Tibo évoqué tout à l'heure. Alors, ce conflit ukrainien Christophe Préot a a donné un coup d'accélérateur au sursaut des Européens pour une défense autonome.

Le sujet a alimenté de nombreux Conseils européens ces derniers mois, mais on constate encore des des disparités, on va le voir sur cette carte, entre les ex-pays communistes, notamment voisins de l'Ukraine, très en soutien, notamment la Pologne et d'autres plus en retrait notamment au sud comme comme on le voit sur sur cette carte de toute l'Europe. Ça a été malgré tout l'année d'une accélération d'un soutien suffisant à l'Ukraine. C'était [raclement de gorge] l'année d'une d'une accélération du du soutien à l'Ukraine et aussi du renfort des dépenses de chaque État au sein de sa défense et de des équipements militaires.

Le pourcentage du PIB dédié à aux dépenses de défense tel que le souhaitent les Américains pour les Étatsmembres dans dans l'OTAN, il est aujourd'hui tous au-delà des 2 % ce qui était pas le cas. Même les cas même les espagnols, les portugais, c'était pas le cas auparavant avec un pays leader en pourcentage de PB c'estàd la Pologne qui a 4,3 %. En sachant que 4,3 % du PIB de la Pologne en valeur absolue, c'est moins que les 2,% de la France par exemple.

Mais c'est vrai que le soutien à l'Ukraine a été renforcé avec cette prise de conscience que l'Union européenne doit aussi aujourd'hui assumer ses capacités, ses capacité de défense avec l'OTAN, à côté de l'OTAN, en contrepoint de l'OTAN et avec un un pays leader aujourd'hui qui est la France puisque c'est le seul pays du Conseil de sécurité de l'ONU appartenant à l'Union européenne qui a l'arme nucléaire aujourd'hui. Alors, l'autre guerre, c'est la guerre au Proch Orient. Et là, euh, les Européens ont été pris de cours bien sûr partagé euh entre des pays de l'Union européenne qui reconnaissent euh l'État de Palestine, on va le voir sur cette carte, et ceux qui ne la reconnaissent pas.

Et pendant ce temps, j'ai envie de dire au Parlement européen et bien toute la gauche jusqu'à Rignu a voté pour une résolution de soutien à Gaza. Mais à droite, c'est une autre histoire. le Parti populaire européen, le grand parti donc qui est centriste et très divisé, les Allemands votant contre en majorité et l'extrême droite est contre aussi ou s'abstient.

Ben, on revient au point que vous évoquiez tout à fait en début d'émission, c'est-à-dire cette porosité entre le groupe du PPE et les trois groupes de l'extrême droite et les 56 députés allemands du PPE qui ont voté euh contre cette résolution de soutien à Gaza. Ça a été un peu à l'étonnement d'un certain nombre de parlementaires plus anciens qui étaient habitués à ce que sur des sujets de politique extérieure de ce type, il y ait un PPE en soutien à une position qui était une position. gauche droite au Parlement européen qui s'affirme et qui était pas tradonstitue donc avec effectivement le groupe Ren qui est au milieu qui qui majoritairement rejoint la position qui était la position des groupes de gauche.

Il aussi des clivages nationaux qui jouent par exemple pour le vote des Allemands. C'est aussi une position qui est singulière qui est celle de l'Allemagne. Ça se mélange.

Exactement. On l'a vu aussi cette majorité alternative hein telle qu'elle a été appelée par certains sur des sujets économiques et de société. Christophe Pré, on l'a constaté euh entre droite donc extrême droite notamment sur ce qu'on appelait les directives Omnibus.

L'une d'elles qui revient sur le devoir de vigilance des entreprises a été voté le 16 décembre 2025. Remporté, on le voit, grâce au vote de toutes les droites de l'hémicycle, 428 pour, 218 contre. Toute la gauche était contre he de la gauche social-démocrate au vert le R, le PPE et toute l'extrême droite à voter pour.

C'est cette alliance qui ne dit pas son nom pour détricoter une part de l'héritage du changement contre le changement climatique initié par le pacte vert qu'on a vu à l'œuvre cette année. Al je sais pas si elle dit pas son nom mais en tout cas elle avance à visage à à visage découvert. Le vote en fait il est lié à une simplification et allègement des charges administratives pour les entreprises qui on des tricotes pas je pense c'est un petit peu fort comme terme mais c'est fait effectivement pour faire en sorte plusieurs votes qui au fur et à mesure ont pu donner cette impression mais en l'occurrence exactement faut pour faire en sorte que les les les entreprises on leur allège leur charge administrative dans le reporting notamment dans leur conditions de transition énergétique ou de conditions aussi sociale.

Donc on allège cette charge là. C'est un sujet extrêmement important et aussi parce qu'il est un petit peu instrumentalisé par la droite et et l'extrême droite qui se met un peu en porté tandard de l'accompagnement des entreprises. La compétitivité, c'est alléger les ches d'entreprises, on est d'accord ? comme si la gauche ou les autres parties se préoccupaient pas des entreprises.

Et donc voilà, voilà aujourd'hui le sujet et puis aussi c'est un sujet qui oppose et c'est là le débat aussi d'un côté la compétitivité et les emplois face à la transition environnementale. Donc si vous mettez les deux en opposition, il est clair que la la la la capacité à être compétitif gagne plus de terrain dans le grand dans le grand public que la capacité à faire la transition environnementale. Et c'est des conditions très électoralistes sur lesquelles monsieur la Vanderienne a aussi un peu tourné Casac.

Il faut quand même se souvenir que c'est elle l'insticatrice du pacte vert et qu'aujourd'hui euh sur l'hôtel de la compétitivité, c'est fait vrai qu'on sacrifie un petit peu certaines certaines règles de transition environnementale. Oui, parce qu'il fait pas très chaud dans ce studio mais alors il fait très chaud dehors hein quand même. Et là, on a l'impression que dans les tests les textes législatifs, c'est plutôt un un détruicotage du pacte vert qui renvoie surtout par rapport à ce que Christophe pré évoqué à l'accord de Turnbury quasiment il y a un an où la présidente de la commission dit "On va acheter pour 750 milliards d'énergie fossile aux États-Unis pour contrecarrer la dépendance russe." Et c'est vrai qu'avec le recul à un an de distance, on voit bien que peut-être que les rails qui avaient été tracés dans le Grey, dans le pacte vert aurait pu être conservé plutôt que ces propos et cet engagement.

Certes non binding, pas obligatoire. Ouais. Les rails, c'est ce qu'on voit derrière vous hein.

C'est le le renouvelable. Exactement. Exactement.

C'est le renouvelable et c'est un axe qui fait la force de l'Union européenne dans la compétition mondiale. Elle aurait pu rester sur cette voie làà. Alors, un des grands sujets qui ont traversé cette année politique en Europe, c'est l'immigration.

Les Européens font un constat commun d'une difficulté à réguler les entrées et à expulser les migrants en situation irrégulière. On voit d'ailleurs sur ce comparatif hein de toute l'Europe que la France est notamment en défaut sur cette question. Cela a suscité une réponse forte de certains pays de l'Union européenne mené par l'Italie, l'Autriche et plus surprenant le Danemark social-démocrate qui ont poussé pour un durcissement notamment à travers la directive retour.

Et là aussi un vote à à marqué cette année sur le sujet. C'était au au mois de mars dernier Michel DD le PPE là encore a changé de majorité en bénéficiant des voies de la droite radicale pour faire adopter ce texte qui prévoit de renvoyer des migrants dans des centres hors de l'Union européenne, dans des pays sans lien euh parfois avec eux. la France avait pris position contre cette mesure.

C'est un vote très symbolique de cette alliance des droites sur cette thématique cette année. Oui, c'est un sujet qui n'est pas sorti de l'actualité au mois de mars puisque il y a 7 semaines encore, on voit que le commissaire Brunard a été interpellé par le Parlement européen sur le fait qu'il a reçu une délégation de responsable afghan à Bruxelles pour voir comment le migratoire pourrait fonctionner pour renvoyer des Afghans qui seraient en situation irrégulaire sur le territoire européen. Oui, c'est un sujet clivant.

C'est un sujet qui même a clivé dans les grands groupes politiques, dans les groupes importants comme le groupe Renw, les Français du groupe Renaissance, ben ils ont hésité entre trois positions. Certains ont voté pour euh la création de ces hommes migratoires, d'autres comptent, d'autres sont absolus. Donc on voit bien que le débat, il est pas uniquement entre les socialistes danois qui certes ont été très minoritaires dans le groupe socialiste, mais tous les groupes sont impactés.

Mais là aussi le fait dominant et majeur, c'est le glissement du PPE vers les trois groupes de ce que vous qualifiez la droite radicale. Alors vous avez euh avec euh revote Michel Derdev confrontation donc on on le rappelle un agrégateur de présence au Parlement européen et de vote. Euh sachant que les chefs de fil de délégation, on va les voir hein, ils sont censés être très souvent là.

Mais on regarde quand même leur agrégateur de présence au vote. Manon Aubri qui tient finalement la première place 90,5 %, Valérie E9,8 % donc pour le groupe Renew. Pour ce qui est du groupe donc de François Xavier Bellami, effectivement le Parti populaire européen 84,3 %.

Euh Raphaël Gluxman euh qu'on évidemment associe au socialistes et démocrates 83,1 % et Jordan Bardella dernier en tout cas euh des chefs de fil avec 77,8 % de présence au vote. On a beaucoup dit d'ailleurs Christophe Préot que Jordan Bardella était aux abonnés absents au Parlement européen s'intéressant uniquement à son destin national. Est-ce qu'il s'est un peu rattrapé cette mandature ?

C'est son positionnement est pas le même dans cette mandature aussi que dans la précédente. Ça c'est clair. D'abord, il travaille dans des commissions différentes.

C'était la commission des pétition dans la précente mandature qu'une pétition qu'une comp une commission certes noble parce qu'elle se préoccupe surtout des des pétitions des des citoyens mais qui a moins d'action et moins de travail que dans celle où il est aujourd'hui et plus importante qui est celle de des affaires étrangères. Il y a un positionnement, c'est sûr, de l'extrême droite et du rassemblement national, de légitimité nationale et aussi de légitimité européenne. Donc effectivement, ils sont présents, ils travaillent le moins possible, pardon le moins possible, c'est ça ?

Non, ils sont ils sont présents. Euh ils donnent l'impression de travailler. En tout cas, je me permets pas de de porter de porter de porter de jugement.

Et donc, on on a aussi cette ambition. Jordan Bardella porte une ambition présidentielle au moins en France. il porte aussi cette présence-là au au sein au sein au sein du du par du par du Parlement européen et de légitimité et de légitimation si je puis dire aussi des des extrêmes droites au sein au sein du parti du du par parce qu'il est le chef de fil des patriotes pour l'Europe.

Donc il est quand même le président du du groupe patriote pour l'Europe qui est le troisème groupe parlementaire au sein au sein au sein du du Parlement européen. C'est 85 eurodéputés de 13 nations différentes. Donc ça pose aussi un petit peu la responsabilité et donc il est forcément présent et il participe aussi à des réunions la conférence des président bah comme Valérie Aer qui est présidente du groupe Rou comme Manon Ari qui est coprésidente du groupe de la gauche son son statut de président de groupe l'oblige aussi à une certaine présence de et puis on donne les consignes de vote.

Expliquez-nous en deux mots. Il y a quand même des consignes ah bah on doit voter pour ou voter contre. On donne les consignes de vote quand on est installé au premier au premier rang sur les votes au moment au moment des session plini.

Et puis petite précision aussi, les évolu les de de chaque eurodéputés sont liés aussi à la présence. Ça il faut aussi il faut aussi le savoir. Ça peut jouer.

D'ailleurs Michel DDV, votre site recense la présence en deuxème indicateur des eurodéputés en ouverture de séance. Ça donne des chiffres très élevés, souvent 90 %. Euh ça ce sont des députés bosseurs ou bien est-ce que certains euh s'éclipsent euh très vite après avoir euh émergé ?

Le 2è scénario que vous évoquez peut effectivement se se réaliser mais ce qui est important à travers le site Eurovote aussi c'est un complément de celui Christophe évoqué c'est de voir le nombre de rapports que les parlementaires réalisent ou prennent en charge. C'estàd être présent à un vote arrivé à Bruxelles ou Strasbourg et signer une feuille de présence ça ne veut pas dire être actif au Parlement européen. On est reconnu au Parlement européen par ses pères quand on prend des rapports, quand on s'investit, quand on travaille avec les collègues qui sont des shadow rapporteurs, qui sont des rapporteurs officieux pour les autres groupes politiques et c'est cette toute cette maillotique du Parlement européen qui est passionnante et que revote nous permet de mieux cerner parce que on va regarder groupe par groupe, député par député, commission par commission qui fait quoi et vous savez le Parlement européen c'est vraiment une maison de verre et par cet outil de qui sera usage les journalistes mais pas que.

On espère favoriser le fait d'une meilleure compréhension de ce qui se passe dans cette enceinte. Alors on termine très vite sur une carte de une carte de toute l'Europe des pays d'Europe dirigés par l'extrême droite qui grossit d'année en année. Tous ces pays qui n'ont plus de cordon sanitaire d'ailleurs entre la droite et l'extrême droite et l'Union européenne qui en même temps donne quelques signes d'impuissance.

Est-ce que ça nous dit quoi sur le vote en France en 2027 rapidement l'un et l'autre ? Ça nous dit ce qui se passe dans les autres pays européens. C'està dire quee effectivement à chaque élection cette elle ne reflète pas non plus la montée en puissance de ces partis dit populistes et extrêmes de gauche ou de droite.

D'ailleurs à chaque élection que ce soit par exemple au Portugal dernièrement le parti Chega qui a poussé la présidentielle à un deuxième tour alors que c'était pas arrivé depuis 40 ans. Chaque chaque élection, il y a toujours une place plus importante et qui trouve forcément une explication dans les non réponses des partis traditionnels aussi dans la situation dans laquelle vit aujourd'hui aujourd'hui l'Union européenne et dont les politiques doivent impérativement se préoccuper. En tout cas, ce qu'il faut, je crois pour tous nos téléspectateurs, il faut être vigilant à l' de mai 2027 sur le fait qu'on ne peut pas avoir un double discours entre ce qu'on fait et ce qu'on vote à Bruxelles, Strasbourg et ce qu'on va dire aux électeurs français.

Et un outil comme Eurovote, ça vise à ce qu'on puisse éventuellement fast checker, vérifier la cohérence du raisonnement et de l'action politique de tel ou tel leader entre son action européenne et son action nationale. Mais on reviendra justement sur ces questions de double vote et de double discours très intéressante. Merci à vous d'avoir bien illustré ce débat.

Merci à tous et bonne suite de programme sur nos chaînes et bonnes vacances.