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interviewLCP (sur YouTube)· 5 juillet 2026 17 min

L'Europe au coeur du réchauffement mondial | Ici l'Europe - 04/07/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Merci de nous rejoindre à Bruxelles, au Parlement européen où comme partout en Europe, ces dernières semaines, les températures ont atteint des niveaux historiques et font bien sentir aux Européens la réalité du réchauffement climatique. D'autant que selon les experts, l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que les autres continents. Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient, canicules, inondation, incendie, tempête et font de plus en plus de victimes.

En 2024, la chaleur a provoqué la mort de 62000 personnes au sein de l'Union européenne. Et d'ailleurs, le réchauffement climatique a des conséquences économique et financière pour lieu avec des dommages chiffrés à 45 milliards d'euros par an, sans oublier les investissements nécessaires pour s'adapter au réchauffement et être plus résilients qui sont évalués à 70 milliards d'euros par an. L'Union européenne s'est fixée pour but d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

Mais se donne-t-elle vraiment les moyens de poursuivre et d'atteindre ses objectifs ? Alors pour répondre à cette question, deux eurodéputés cette semaine. Christophe Clergeot, bonjour.

Bonjour. Vous êtes eurodéputé français socialiste et face à vous Yvan Verostrade, bonjour. Bonjour.

Vous êtes eurodéputé belge et membre du groupe Renew au centre de l'hémicycle européen. Monsieur Clergeot, on vit l'été le plus chaud de tous les temps en Europe, mais est-ce que l'Union européenne y était préparée ? D'abord, est-ce que l'Union européenne a fait ce qu'il fallait pour l'empêcher ?

Et ça reste urgent parce que dans ma ville de Nantes, c'est 42°gr. Si on a 01 ou 02°gr de réchauffement climatique global l'été prochain, ce sera 1 2 3°gr de plus dans les phénomènes climatiques extrêmes. Donc avant de parler d'adaptation, il faut continuer à se mobiliser pour limiter le changement climatique.

Pensez aussi aux océans qui sont également en pleine canicule. En Méditerranée, dans le golf de Gascogne, les océans ont absorbé depuis un siècle 90 % de la chaleur supplémentaire que nous avons produite. S'il est aux océans Grac, nous serons grillés.

Donc des efforts massifs à faire pour freiner le réchauffement climatique. Et aussi, on va y revenir pour s'adapter bien sûr. Oui, sur cette question de l'adaptation.

Ils vont vers Austrat. L'Union européenne est des commissaires aux crises, à la préparation, mais il y a quand même des dizaines de milliers de victimes de ces vagues de chaleur. Finalement, est-ce qu'on est vraiment préparé ?

En tout cas, on avait été prévenu et certains depuis des années continuent à ne pas vouloir voir simplement la réalité, la réalité qui frappe et qui devient de plus en plus difficile à à nier. Et c'est vrai que que c'est parfois effrayant et inquiétant de voir que certains ne se rendent pas compte. Ça fait des années qu'on travaille dessus, qu'on sait qu'il y a un problème, que ce problème arrive.

Alors évidemment, lutter contre le réchauffement, anticiper, travailler sur le problème de fond, mais aussi devoir investir dans l'adaptation. C'est une nécessité humaine, vous l'avez dit, ce sont des chaque degré de plus, ce sont des personnes qui meurent, qui décèdent. Chaque degré de plus, ce sont aussi des coûts économiques astronomiques.

Ce n'est que le début et c'est pour ça que depuis des années avec des groupes plus progressistes du Parlement européen, on défend non seulement et on n'oppose pas économie et écologie, la réalité, on le voit aujourd'hui, c'est que le réchauffement climatique, c'est pas une taxe, c'est déjà une facture aujourd'hui. Alors ceux qui crient chaque fois qu'on qu'on anticipe, qu'on veut investir, et bien ils se trompent parce que la réalité les rattrape toujours. Alors justement pour aller dans ce sens-là, pour certaines ONG environnementales, l'Union européenne n'a pas mis assez de moyens pour nous adapter à ces vagues de chaleur.

On écoute Oxfemme. La réponse de l'Union européenne mais aussi de ses Étatsmembres n'est pas du tout à la hauteur et ce sont les personnes les plus vulnérables qui ont payé le prix fort parce que la population n'est pas du tout protégée des impacts du changement climatique. Depuis des années, depuis des décennies, nous on sait que le changement climatique aura des conséquences gravissé passer de temps, on a évité d'investir et pire, on a continué à faire comme si de rien n'était.

Donc en fait ce qu'il faut absolument faire maintenant c'est de rattraper ce retard, d'investir massivement dans la protection de la population et aussi de veiller à ce que tous les investissements tiennent compte des risques climatiques actuels et futurs. Christophe Clergeot, on connaît la facture d'investissement pour s'adapter à ce réchauffement climatique qui est une réalité. Est-ce que c'est vraiment une priorité dans le budget européen aujourd'hui ?

Il y a un recul dans le budget européen. On nous dit que la priorité doit être donnée à la compétitivité certes, mais on abandonne partiellement la priorité à l'écologie et à la lutte contre le changement climatique. Donc, on a un problème de taille du budget européen, mais ce n'est pas que l'Europe, c'est un déficit d'investissement.

Ça a été dit par Oxfam des États-membres, les collectivités locales sont peut-être celles qui font le plus d'efforts et de l'Europe. On est face à un mur d'investissement pour s'adapter, pour lutter contre le changement climatique. On n'en prend pas les moyens et beaucoup de choses peuvent se faire très vite à pas cher.

Avant de faire la rénovation globale d'un logement, on peut mettre des brises soleil, s'assurer d'avoir des volets ou des rideaux qui protègent, vérifier que la ventilation fonctionne. Et ça, ce ne sont pas des choses qui coûtent des milliards d'euros, mais il faut une volonté politique. Et là encore, ça a été dit par Oxfam un peu de le faire by design comme on dit ici à Bruxelles.

C'estd dès le début, on pense aux conditions de vie. Et je termine juste avec un exemple. En France, on a le diagnostic performance énergétique.

On s'occupe que de la consommation d'énergie. On devrait faire un diagnostic de qualité de vide dans le logement et tenir compte de la même manière. consommation d'énergie l'hiver et confort de vie l'été.

Et ces meilleurs indicateurs pour améliorer la vie des gens amènerait des investissements différents, une hiérarchie différente des priorités politiques. Monsieur Fstrat, est-ce que l'Union européenne met assez de moyens sur la table entre autres face à des États très endettés ? Comment est-ce qu'on on finance ces politiques ?

Est-ce qu'elles sont est-ce qu'on a déjà commencé à y penser à cette résilience et à les financer ? c'est moi depuis depuis quelques quelques semaines, quelques mois, je défends au sein de de ce parlement l'idée d'un New Deal Energie. New Deal Energie, c'est aussi en grande partie isoler le bâti pour la transition euh climatique pour évidemment euh éviter de dépenser, de chauffer l'atmosphère l'hiver, mais évidemment aussi améliorer la qualité de vie et garder un logement isolé l'été.

En fait, c'est pas en contradiction. Il y a des moyens importants qui doivent absolument être mobilisés mais beaucoup plus importants que ce que l'on fait actuellement parce que vous parlez dettes des États. Mais le problème de nos États, c'est pas de la dette d'investissement qui rapportera de l'argent sur le long terme.

Le problème de nos États, la France ou la Belgique, c'est qu'on a des dettes sur des dépenses courantes. C'est qu'on a c'est pas des dettes d'investissement, ce sont des dépenses de des dettes de tous les jours, des dépenses de tous les jours. Ce que l'on doit faire aujourd'hui, c'est un choc d'investissement pour préparer l'avenir.

Et pour cela, l'Europe devrait être en capacité de faire de la bonne dette parce que investir dans nos infrastructures, isoler nos écoles, isoler nos hôpitaux, isoler nos maisons dans nos infrastructures énergétiques, les réseaux, les capacités de production, ça c'est de la bonne dette. De la bonne dette aussi pour pouvoir contrer ceux qui aujourd'hui continuent à dire drill baby drill et qui nous vend du pétrole. On parle de Donald Trump bien sûr.

Christophe Clergeot, comment on finance ces investissements pour l'adaptation climatique ? par de la dette supplémentaire des États ou par une fiscalité, une nouvelle taxe sur certains secteurs de l'économie polluant. Les deux vont ensemble puisque la dette, il faudrait bien la rembourser.

Donc si on veut augmenter la taille du budget ou lever une dette, il faut prévoir les nouvelles ressources propres de l'Europe. Et les nouvelles ressources propres, oui, elles doivent s'asseoir sur les activités nocives pour la société, les jeux de hasard comme le marché du carbone, comme les profits excessifs des multinationales du pétrole comme total, je n'hésite pas à les nommer mais il y en a évidemment la tech les data center par exemple qui sont ultra polluants aussi. taxer la tête tech les big tech c'est c'est une des des pistes moi je suis pour taxer les big tech il y a pas de problème mais je me méfie toujours de l'idée qu'une taxe serait affectée à un sujet précis faut d'abord se dire quel effort on veut faire quelle dette on veut lever pour financer les investissements et en bon gestionnaire comment on équilibre le budget avec des recettes c'est trop facile de dire on taxe x pour faire ça puis le lendemain on dit qu'on taxe les mêmes pour régler un autre problème.

La principale taxe, c'est le prix du carbone. Le prix du carbone, ce qui ce qui guide les investissements. L'extrême droite et la droite PPE LR nous demande de lâcher là-dessus.

Il faut rester à taxer le carbone pour avoir une évolution positive vertueuse des activités humaines. Qu'est-ce que vous en pensez ? Il faut une nouvelle taxe pour financer ces investissements ?

Je vais y venir. Mais la principale taxe aujourd'hui que l'extrême droite et la droite conservatrice ne comprennent pas, c'est la taxe qu'on paye tous et qu'aucun politicien ne décrète, c'est-à-dire la taxe que l'on paye à cause du réchauffement climatique des femmes et des hommes qui perdent leur vie des coûts astronomiques pour refroidir nos bâtiments. Ça c'est une taxe.

C'est une taxe qu'un politicien n'a pas décidé donc elle est facile mais ce sont des milliards et des dizaines de milliards d'euros en effet qui coûtent qui coûtent en vie inchiffrable et en réalité économique. Ce sont des l'équivalent de journée et de journées de grève simplement parce qu'on a pas le courage de prendre les décisions. Et ça la droite et l'extrême droite il refusent de le voir parce que c'est facile parce que ça ne se décrète pas.

Mais on ferait bien mieux de décréter des vraies taxes, des vrais emprunts, des vraies dettes positives justement pour arrêter de dépenser de l'argent de manière inutile. C'est ça la réalité. Pour le reste sur la la bigtech, pour revenir à la bigtech, moi je suis pour pas forcément pour ceci.

Je suis pour parce que simplement on sait qu'aujourd'hui il y a un évitement de la taxe de la part des entreprises numériques qui au mieux se délocalisent au sein de l'Europe avec une concurrence fiscale et plus que probablement sortent de l'Europe et vont des paradis fiscaux ou des valorisations en bourses entre autres avec l'intelligence artificielle. C'est la fin de notre système de solidarité si on narrive pas demain à taxer entre autres l'intelligence artificielle. Et les grands groupes pétroliers, il faut aussi les taxer pour pour investir à cette adaptation.

Je suis un libéral et je suis un libéral aussi au sein du Parlement européen, un libéral qui pense que d'abord la liberté, elle doit être fait pour du sens. Mais ce qui est sûr, c'est que certains libéraux, ce qu'ils oublient de dire, c'est que le premier acte d'un libéral, c'est de veiller à ce qu'il y ait pas d'abus de position de monopole, qui a pas d'abus de position dominante, ce qu'on a fait au sein de l'Europe. Aujourd'hui, les géants de de d'énergétique, ce sont des abus de position de monopole, ce sont des rentes qui se créent.

Ça c'est pas du libre échange, c'est même pas du commerce, c'est même pas de l'économie. Donc oui, je pense qu'il faut oser pouvoir aller chercher l'argent où il est. Alors, il faut aussi accompagner euh les citoyens qui souffrent de ces vagues de chaleur.

Et dans euh le débat surgit l'idée d'un congé climatique permettant euh à un salarié de ne pas aller travailler sans perdre son revenu. Euh ce congé climatique, il a été mis en place par l'Espagne en 2024 après les inondations meurtrières qui ont frappé le pays. Écoutons ses défenseurs.

Nous mettons en place un congé climatique pouvant aller jusqu'à 4 jours lorsque les travailleurs en raison d'événements météorologiques ne sont pas en mesure de se rendre physiquement au travail ni de travailler à distance. Christophe Clergeot, vous dites oui au congé climatique même si cela a un coût et si cela peut aussi baisser la productivité. Mais la responsabilité de la société, c'est de protéger ceux qui sont victimes des phénomènes climatiques.

Les plus vulnérables qui peuvent mourir. Si un salarié ne peut pas aller à son travail, pourquoi c'est lui qui devrait en payer le prix ? Mais protéger aussi sa maison qu'on a 12 millions de maisons en Europe, en France pardon, avec des fondations sur l'argile, que ça peut déformer l'argile, faire exploser les fondations et qui peut refaire les fondations de sa maison avec son budget.

Donc la puissance publique aujourd'hui, elle doit protéger ceux qui sont les victimes du changement climatique et des phénomènes climatiques extrêmes, les travailleurs comme les plus vulnérables, comme les petits propriétaires. Et ça c'est un changement de paradigme total qu'il faut assumer. Comment on fait côté productivité si euh il y a changement clim il y a congé climatique de plusieurs jours des travailleurs en cas d'épisode climatique et bien excessif, c'est-à-dire assez souvent.

Ça va arriver de plus en plus souvent et et c'est pour ça que je pense qu'il faut s'adapter. L'objectif n'est évidemment pas le congé climatique. Le congé climatique c'est un c'est une solution à court terme parce qu'on a pas d'autres solutions à proposer.

L'objectif c'est que le bien-être au travail y compris dans des conditions climatiques difficiles qui vont être de plus en plus fréquentes. Et donc c'est de travailler de nouveau sur la structure du bâti sur nos écoles, nos hôpitaux, nos nos bureaux pour que les gens puissent travailler. Alors évidemment, il y a des professions qui seraient évidemment difficiles, ceux qui travaillent à l'extérieur ou d'autres sur lesquelles et pour lesquelles évidemment il faut pouvoir s'adapter parce que c'est simplement un devoir de réalité.

Donc congé climatique, vous dites oui. Je dis je dis pas je pense que à certains moments et à certains endroits c'est nécessaire. C'est juste nécessaire mais c'est pas l'objectif.

L'objectif doit être que chacun puisse travailler correctement dans des conditions qui sont acceptables. Faire travailler les gens des conditions inacceptables, c'est c'est juste de nouveau c'est la climatisation parce que elle est assez mal vue dans le débat en particulier du côté des écologistes que vous connaissez bien Christophe Kellergeot. Elle réchauffe l'intérieur elle refroidit pardon l'intérieur mais réchauffe l'extérieur.

Le Rassemblement national en France prône un grand plan de climatisation non chiffré. [grognement] Est-ce que l'Union européenne doit doit financer un tel plan, notamment pour les services publics, les lieux publics et même on parle d'ailleurs de l'hôpital de Nant he qui ne serait pas le futur hôpital qui ne serait pas, vous êtes de cette région, il ne serait pas suffisamment climatisé. installer la climatisation aussi euh avec des aides dans chez les personnes les plus vulnérables.

D'abord l'extrême droite, ce sont les pompiers pyromanes. Ils ont allumé le feu et maintenant ils nous expliquent comment il faut l'éteindre, ce qui est quand même un paradoxe absolument incroyable et assez criminel. Ensuite, la clim pourquoi ils ont allumé le feu ?

Bah, c'est eux qui se sont battus contre les politiques euh de lutte contre le changement climatique. C'est eux qui ont alimenté le climatoscepticisme, le déni climatique. C'est ceux qui nous agressent tous les jours au Parlement européen pour détruire les législations environnementales et la mobilisation pour le climat.

Donc le le le mensonge doit cesser. Après, la climatisation, c'est ni un tabou ni une solution. La généraliser, ce serait une catastrophe climatique.

Ne pas protéger les plus vulnérables, ce serait un déni. Donc oui, il faut d'abord climatiser des lieux d'accueil. Et derrière ça, il y a quoi ?

Il y a l'idée que face à une crise, parce que c'est quand même pas tous les jours qui fait 40°gr, on fait attention au genre. On est capable de proposer une personne âgée d'aller se déplacer à un endroit où il faut plus frais et de et d'être avec elle pendant plusieurs heures. On est capable d'ouvrir des lieux collectifs même pour les SDF, même pour les gens en grande précarité.

C'est retrouver le sens de la solidarité. Et puis il y a des systèmes de climatisation qui sont assez performants dans les pompes à chaleur les plus récentes. Si on pouvait, si on fait un peu de climatisation, acheter des pompes à chaleur européennes et produites en Europe, ce aussi mieux que de partir dans tous les sens climatisation à l'infini pour acheter en Chine les amis de Madame Le Pen, Poutine, Trump et les Chinois.

C'est ça l'avenir qu'on nous propose pour l'Europe. C'est pas le mien. Il en Verostrat, est-ce qu'il faut un plan européen pour financer le développement de la climatisation ?

Ben de nouveau, je pense que comme l'exemple que vous citez euh vu de Belgique, honnêtement, le le R national c'est débile en fait la politique qu'il propose. Euh ils nous disent il faut absolument mettre des climatiseurs, mais ça fait des années qu'il luttent contre l'isolation. Ça fait des années qu'il nous empêch de mettre correctement un business case pour des pompes à chaleur.

Alors de la climatisation, oui, mais de la climatisation sans isolation, je suis désolé, c'est ridicule. Et donc à un moment donné, je crois que c'est là où mettre un emplat sur une jambe de bois, bah quand c'est nécessaire, faut le faire. Mais l'objectif, c'est quand même de soigner la jambe de bois et et avec le renseignement national, vu de l'extérieur, je peux vous dire qu'on a vraiment pas l'impression qu'il y a qu'une jambe de bois qui va être soignée.

Alors, parlons de nos objectifs 2050, donc on veut être à zéro émission de CO2 et pour ça d'ailleurs il faudrait investir 450 milliards par an pour atteindre cet objectif qui est très théorique. Et puis en même temps, on voit bah au parlement dans votre hémicycle que le pacte vert, toutes les lois justement pour qui permettrai d'atteindre ces objectifs, elles sont petites petit à petit détricoté au motif que la concurrence de Donald Trump aux États-Unis, de la Chine et cetera est trop forte et que ils ne font pas comme nous. Et bien justement, il faut un avoir une volonté politique, donc vouloir investir cet argent pour éviter le changement climatique qui arrive et qui serait encore plus dévastateur que les crises que l'on connaît aujourd'hui. [grognement] Il faut conquérir notre indépendance et on ne paye pas seulement les conséquences sanitaires des crises, on paye aussi les hydrocarbures, le pétrole, soit à la Russie, soit aux États-Unis.

C'est de l'argent qui part. Et toutes les filières vertes doivent être des filières européennes. On a la capacité industrielle à produire en Europe ce qui est nécessaire et donc derrière à créer des emplois en Europe grâce à la révolution écologique.

Donc le pouvoir d'achat, le social, l'écologie, le climat, ça doit aller ensemble. Et moi je suis socialiste, je suis écologiste aussi, je l'assume et je suis aussi pour l'industrie. Merci à vous d'avoir été nos invités aujourd'hui et très bonne suite des programmes sur nos antennes.

L'Europe au coeur du réchauffement mondial | Ici l'Europe - 04/07/26 — Christophe Clergeau · Pourquijevote