Cyril Pellevat - Débat - Enjeux et perspectives de l'aide publique au développement
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« l'aide publique au développement n'est évidemment pas une obligation légale des pays qui la mettent en œuvre. Elle résulte d'un souhait volontaire et profondément humain des pays les plus riches d'aider les pays les plus pauvres à se développer pour qu'il rattrapent autant que possible. »
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« les crédits de la mission aide publique au développement ne représentaient que 2 à 3 milliards d'euros sous les quinquen des présidents Sarkozy et Hollande. »
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« cette mission a vu ses crédits augmenter de 92 % entre 2018 et 24 pour atteindre 6 milliards d'euros. »
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« les crédits de cette mission à être diminuée pour atteindre environ 4,5 milliards d'euros. »
- 3:30Cyril PellevatFait
« Des réformes structurelles doivent désormais être menées ainsi que des économies dans les domaines ministères ou régaliens. »
- 5:30Cyril PellevatFait
« la France, contrairement à d'autres pays occidentaux, prend sa pleine part de responsabilité dans le développement des pays qui en ont besoin. »
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Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, l'aide publique au développement n'est évidemment pas une obligation légale des pays qui la mettent en œuvre. Elle résulte d'un souhait volontaire et profondément humain des pays les plus riches d'aider les pays les plus pauvres à se développer pour qu'il rattrapent autant que possible. L'existence des transferts financiers comme de compétences est nécessaire au pays du nord comme au pays du sud.
Un déséquilibre trop important entre ces pays peut entraîner des situations de prédation économique d'un côté ou provoquer des situations de grande proveuté. qui engendre des migrations de l'autre. Depuis près de 10 ans, la France a fait le choix d'augmenter considérablement son aide publique au développement, plaçant notre pays parmi les plus gros contributeurs du monde.
Rappelons-nous, mes chers collègues, que les crédits de la mission aide publique au développement ne représentaient que 2 à 3 milliards d'euros sous les quinquen des présidents Sarkozy et Hollande. Pourtant, cette mission a vu ses crédits augmenter de 92 % entre 2018 et 24 pour atteindre 6 milliards d'euros. Comme à l'époque de la crise des subcrèmes, la crise budgétaire que nous connaissons depuis 2024 a poussé les crédits de cette mission à être diminuée pour atteindre environ 4,5 milliards d'euros.
C'est un montant qui est toujours considérable si l'on se compare à ce que nous faisions il y a quelques années et à ce que font nos partenaires occidentaux. Dans le contexte budgétaire extrêmement défavorable que nous avons connu à partir de 2024, il était évident que des ajustements étaient nécessaires. Fidèles à leur position, les sénateurs de mon groupe avaient appelé à faire porter aussi peu que possible l'effort budgétaire sur une augmentation de la fiscalité et à privilégier une baisse des dépenses publiques non régaliennes de l'État.
En responsabilité, cette chambre avait adopté une baisse de certaines dépenses publiques dont une baisse de l'aide publique au développement. Cependant, nous souhaitons insister sur la nécessité de maintenir cette enveloppe sans la faire diminuer à nouveau. Déjà parce qu'il existe de très nombreuses autres sources d'économie à solliciter.
Des réformes structurelles doivent désormais être menées ainsi que des économies dans les domaines ministères ou régaliens. Ensuite, parce qu'il ne faut pas renier les engagements budgétaires que nous avons pris envers nos partenaires internationaux. La responsabilité de la France est de permettre par son action que les pays les plus pauvres puissent sortir leur population de la pauvreté.
Pour aider les pays en voie de développement, la priorité me semble être d'encourager l'éducation et le développement économique, ainsi le chômage structurel de ces pays et en priorité celui de sa jeunesse baissera. Ce développement économique permettra, outre l'emploi des salaires pour leur population de créer un cercle virtueux. L'économie développée, les États disposeront d'une base taxable qui leur donnera des moyens budgétaires.
Avec eux, les pays en voie de développement pourront financer entre des infrastructures énergétiques et routiers et des hôpitaux. Il convient de saluer la signature le 9 avril dernier du consensus d'Abidjan par de nombreux pays africains sous l'égricaine de développement. Ces pays ont pris acte du désengagement de nombreux États dans l'aide publique au développement qui leur fournissait en premier lieu desquels les États-Unis.
Collectivement, ils ont fait le choix de réorganiser la manière dont le capital et leur ris sont mobilisés, structurés et déployés au service du développement africain. Concrètement, ces pays décident de mettre à disposition l'épargne domestique conséquente du du continent, estimé à 4000 milliards de dollars pour son propre développement. Ainsi, les efforts conjugués des pays africains avec l'aide des pays comme la France qui sont toujours engagés dans l'aide publique au développement devraient permettre un développement vertueux de ces pays.
C'est le rôle de la France d'accompagner cet essort des pays en voie de développement. Si des augmentations du budget d'évolu à l'aide publique au développement ne sont pour leur pas possibles, il convient de ne plus les baisser. La France, contrairement à d'autres pays occidentaux, prend sa pleine part de responsabilité dans le développement des pays qui en ont besoin et cela de rester le cas.
Je vous remercie. Okay.
Cyril Pellevat