Yann Arthus-Bertrand est allé à la rencontre des Français - La Culture dans tous ses états
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[Musique] terredefrance.fr fr le premier site d'articles français et patriote présente la culture dans tous ces états. André Berkov, Céline Alonzo ma France, celle du vieil Hugo tenant de son exil des enfants de 5 ans travaillant dans les mines.
Celles qui construisit de ses mains vos usines, celle dont monsieur Tierre a dit qu'on la fusille. Ma France André Berkov sublime déclaration d'amour à la France signée Jeanferra. Et bien notre cher pays, nous allons en parler dans un instant sur Sud Radio avec le célèbre photographe Yan Artus Bertrand qui sort un livre magnifique et un film bouleversant André dans lequel il rend hommage aux Français qu'on aime tous.
Oui oui oui oui. Ça va ça va ça va. arrête les les éloges.
Moi je veux dire que ce tatus berin est sulfureux, je dirais même à examiner avec précaution. Allez, liberté surveillé. Pourquoi ?
Parce qu'il nous donne une France qui sourit, une France qui rit, une France qui a l'air épanouie. Mais enfin, mais enfin bestra, mais vous êtes où là ? Vous savez pas que la France est fracturée, vous ne savez pas que la France est archipélisée, vous ne savez pas que la France est divisée.
Vous ne savez pas ? Je les vois là. Un album d'ailleurs très bel album de famille 3, 7 André 4 kg 4 kg.
J'arrive pas à le soutenir. C'est fini, j'arrive pas. Regardez, regardez ça.
Regardez regardez d'amour. Regardez, c'est J'arrive à peine à le faire. Non mais c'est formidable parce que d'abord c'est vrai que c'est magnifique enfin les les les les photographies magnifiques mais franchement il y a Artus Bertrand moi je voudrais poser la la la première question quand même c'est un parti prix que vous avez dit je veux dire la France ça va ça marche ça ça fonctionne.
J'ai fait 60 studios à travers la France photographier 30000 personnes et je disais aux gens, "Venez vous faire photographier avec des gens que vous aimez." Il venaient avec leur famille, leurs voisins, leurs collègues de travail, leurs chiens et il y avait une ambiance dans le studio incroyable. Mais comment vous comment vous les choisissez ?
D'abord, on met ça dans France 3, France bleu, on dit que Yan fait un studio, les gens s'inscrivent et en une heure le studio est plein puis les gens font la queue dehors pour se faire photographier. Et ce qui est génial c'est que on a créé une bulle où les gens ont le droit de s'aimer et de sourire et donc dans ce dans tous ces gens, il y avait le curé, il y avait l'épicer, il y avait le notaire, les pompiers et tout ça ça rigole. Les gens venaient m'amenaient du fromage, m'amenaient des des œufs à l'ancienne.
Et ça, sincèrement, j'ai vraiment vécu 3 ans extraordinaires avec ces Français. 3 ans. Les seuls qui nous ont un peu embêté, ce sont les députés.
C'est assez parce que en fin de compte impossible de photographier ensemble des députés de couleurs différentes. Tu vois, voilà, c'est pas pas question de se tendre la main. Et les ceux que j'ai vu tous ces français là, c'est des gens qui respiraient la bienveillance et et l'empathie.
Bien sûr que le monde est difficile, bien sûr qu'il y a des problèmes, mais ce qu'ils ont voulu montrer d'eux, c'est la fierté de de leur travail, la fierté de leur famille, de leurs amis et ça c'est important. Et oui, André Berkov, on va se retrouver dans un instant sur Sud Radio La culture dans tous ces états. Restez avec nous.
Yan Artus Bertrand est notre invité aujourd'hui. terrefrance.fr, fr le premier site d'articles français et patriote présente la culture dans tous ces états.
André Berkov Céline Alonzo France cher pays de mon enfance vers de tendre insouciance je vais garder dans et oui chers auditeurs et bien c'est la si belle voix de Yan Artus Bertrand que vous entendez sur Sud Radio et celle bien entendu de Charles Traîné cette douce France que vous avez sillonné pendant de très nombreuses années Yan Artus Bertrand pour aller à la rencontre des Français, les photographier. Vous avez fait environ 300 portrait euh 30000 photos. 800 sont réunis dans un livre sublime qui vient de paraître donc aux éditions Acte Sud et qui s'intitule France, un album de famille que vous avez écrit, coécrit avec le démographe et historien Hervé Lebras. racontez-nous comment cette aventure photographique est née.
Il y a dans les années 90, le journal l'Express m'avait commandé un l'hiver euh les journaux ces magazines faisaient les journalistes partaient en vacances, ils préparent des numéros à l'avance et donc il m'avait demandé de faire un travail sur les Français. J'avais photographié du président Mitteran un SDF et je l'ai fait de deux fois de suite. Et j'avais gardé avec mon assistante Françoise, c'est à qui je travaille depuis 40 ans, le plaisir incroyable qu'on avait eu à faire ce travail.
Et comme il y a 3 ans, j'ai eu envie de redevenir photographe, je faisais plus de du cinéma, je faisais de la télévision et j'ai voulu voilà recommencer à faire un travail photographique et on a commencé un travail de français. Le problème c'est que moi je sais travailler que dans les catalogues. C'estàd quand je fais la terre vue du ciel, je fais toute la je fais toute le tout le monde.
Je fais quand je fais un livre sur les chevaux ou sur les bestiaux, je fais toutes les races qui vivent en France. Et quand j'ai voulu faire les Français, je me dis faut j' partout dans toute la France. Donc je pensais que c'était un travail peut-être un peu moins prenant que ça que ça a été voilà donc on a on était dans 60 studios à travers la France et donc on s'installait on prévenait France 3 et c'est vraiment la France profonde qu'on a fait.
J'ai adoré c'est la France de France Bleue. C'est la France qui sont un petit peu oublié mais que et que je connaissais pas forcément très bien France du tiroir. Et j'ai adoré ces gens adoré.
J'ai j'ai pris un un plaisir et et c'est et c'est vraiment on a bien sûr c'est en dit en rigolant que c'est un un 4 kg d'amour le bouquin mais c'est vrai c'est on a vraiment j'ai vraiment adoré photographier ces gens et ces gens ils sont beaux parce que eux-mêmes sont beaux parce qu'ils t'envoient quelque chose ils te sourit et c'est ça qui les rend beau moi je suis là qui comme un couillon appuyé sur le bouton eux ils sont là en famille c'est génial c'est et on a fait tous les métiers qu'il y a en France on essayie d'essayer de de faire un herver le bras démographe plus grand démographe français on esside vraiment d'être un bouquin, c'est presque un livre d'orientation professionnelle. Tu veux choisir un métier, tu te regardes dans le bouquin, tu as tous les métiers français. Mais c'est par par métier.
Oui. Par par corporation. Oui, corporation bien sûr.
Par métier, par famille, les toutes les familles, c'est par les les on a essayé de raconter un petit peu la France quoi, en fin de compte. Et c'est assez passionnant, je dois dire et c'est un travail que je finirai à mon avis, j'arrêterai pas et je préfère de loin photographier des visages que des paysages. Ça m'a vraiment nourri beaucoup plus.
Je comprends et vous mettez à l'honneur dans ce dans ce livre, c'est des centaines de confr centaines d'associations, c'est des millions de bénévoles en France que Oui. Faut dire que il y a en France 20 millions de bénévoles dont 5 millions sont bénévoles toutes les semaines. Et je pense sincèrement que ces associations c'est la colonne vertébrale de la France.
La France marcherait pas si bien s'il y avait pas ces associations. C'est évident. Oui.
Quelle est la rencontre qui vous a le plus bouleversé parmi tous ces français ? Il y a plusieurs rencontres. un petit garçon.
Alors, c'est la question que tout le monde me pose et c'est un truc global, mais un jour, on a fait une photo dans le nord d'un petit garçon qui avait une leucémie et tout le village l'avait aidé. Et donc la la dame avait sa mère avait demandé de venir avec tous les gens qui l'avaaient aidé. Il y a 50 personnes du village qui sont là, le boulanger, le maire, un pilote d'avion et le petit garçon écrit merci.
Et ça c'est la solidarité. C'est très émouvant de faire ça. On a fait aussi une prison de femme à Versailles qui m'a beaucoup touché.
Les femmes, ce n'est seulement que 3 et5 % des détenus en France. Ça veut dire quelque chose. Donc, je voulais vraiment faire une prison de femme.
Et dans cette prison, il régnait une espèce de bienveillance, d'empathie, de sororité entre ces femmes. Génial. Et al on a fait une photo où tu as la directrice de la prison de les détenus, les gardiens, on a l'impression qu'ils se prennent tous dans les bras et tous ensemble.
Et la directrice de la prison me dit "Je voulais faire du social et là je fais du social." Chaque photo a été intéressante. C'est tellement enfin c'est étonnant par rapport à ce qu'on dit prison.
Exactement. Il avec une douceur, une bienveillance extraordinaire. Bon euh il y avait l'attaché de presse ministère de la justice à côté de moi, elle me dit "Oh là, je vais me faire virer là, tu es sûr ?" Mais c'était vraiment en tout cas, j'ai trouvé ça formidable.
Bon, on avait aussi un petit garçon autiste, ça m'a beaucoup touché un petit garçon qui était autiste parce que et une dame vient me voir, elle me dit "Voilà, j'ai mon mon petit garçon qui qui est autiste et il aura du mal à à monter dans le studio, il va avoir peur des flashes. Est-ce que je peux venir tôt le matin Je dis bien sûr qu'ils viennent, ils arrivent le matin et le petit garçon, il avait peur de venir quoi. Il était terrorisé par les flashes, le studio et donc pendant 1 heure, elle l'a appelé le voilà lui a parlé avec une tendresse et un amour invraisemblable et quand tous les deux ils sont sur le banc et qu'elle le prend dans ses bras et qu'elle sourit, tu sens l'amour incroyable d'une mère pour un enfant.
Voilà, pas comme les autres. Et ça m'a vraiment touché. Et en fait euh vous leur demandiez de quand même vous disiez que le parti prix c'était quand même de sourire mais il souriait naturellement.
Ah oui vraie on se fait pas tu vois les gens on fait pas la gueule quand m quand tu viens de faire une photo avec les gens que tu aimes. Tu fais pas la gueuleçon tu viens pas tu viens tu es fier tu viens avec ton métier tu viens avec tes œufs tu viens avec ta vache tu viens avec tes médecins et tu tu veux montrer une belle image de toi. Donc c'est Ouais c'était une France heureuse mais on a tous en nous ces chosesl et la chance la France est un pays incroyable.
C'est moi qui a énormément voyagé dans le monde entier. Combien de fois je vois des Français qui râent à l'étranger ? Ouais, la France, il y en a marre, la politique.
N'empêche, quand ils sont malades, ils rentent immédiatement se faire soigner en France. Voilà, je veux dire, on est dans un France, un pays incroyable et les gens qui sont prêts à aider, tu vois, à aider les réfugiés, des gens qui le cancer du sein, il y a il y a une pèse de solidarité en France absolument inouie. Et moi ça m'a ça m'a énormément touché.
Et oui, ce livre c'est un portrait de la France dans toute sa diversité. Qu'est-ce qui fait que vous avez choisi de l'ouvrir avec cette photo qui est très belle d'une femme voilée ? Euh alors la femme voilée, c'est une photo que j'ai faite il y a 40 ans euh dans un il y a très longtemps.
Le problis c'était une jeune fille qui travaillait dans le magasin Attaque que j'aimais beaucoup et la la l'histoire est pas si drôle que ça parce que quand c'est paru dans l'Express, elle a pris une raclé par son père. Donc voilà, c'était vraiment une voilà c'était une histoire donc c'est une fois d' 40 ans que j'ai le travail j'ai commencé le travail que j'ai fais pour l'express environ à 35 ans voilà. Et c'est et je et je la revois les mères, elle a des enfants, je la croise de temps en temps.
Voilà. Ah oui. Alors sur tous ces français que vous avez rencontré, Yan Artus Bertrand depuis plus de 30 ans, vous avez réalisé un documentaire très touchant qui sortira au cinéma le 5 novembre prochain.
Écoutons un extrait. Et tes vaches, elles font combien de lactation ? C'estd qu'elles vont faire combien de de vaau ?
Bah ça dépend. En gros, ça doit être 5 6 7 5 6 7. La plus vieille a 16 ans.
Ah ouais ? Ah tu gardes tes vaches an toi ? Bah j'ai du mal à les vendre.
C'est ce que je vous disais tout à l'heure. C'est un quand quand je vends des bêtes et qu'il faut que je les pousse pour qu'elles aillent à l'abattoire, c'est dur. Elle partira à l'abattoire celle-là ou elle va mourir ?
Elle va mourir là. Elle mour là. Tu penses pas rentabilité quand tu fais ça ?
Ah non. Bah non. Ah non.
Si je pas rentabilité longtemps qu'elle serait partie. Il y a un lien Ouais. Ça s'explique pas ça ?
Si ça s'explique très bien. C'est l'amour quoi. C'est l'amour.
Et oui, cette scène cette scène elle est vraiment très très émouvante. Cet éleveur, il s'appelle Didier Kerzulec. Il est éleveur de vaches laitière en Bretagne.
Et oui, son histoire personnelle, il y a quel amour entre leur avec avec leur bête ? Il a une histoire personnelle très difficile. Sa femme est partie, il s'occupe de sa petite sœur qui est trisomique, qui est handicapé et il a pas beaucoup d'argent.
Les vaches laitières, il faut savoir que en France les vaches laitières dès qu'une vache produit moins de l'aile par à l'abattoir, faut savoir que 90 % de la viande de bœuf qu'on consomme, c'est la vache la formée. Parce que comme on nachène pas le lait très cher, dès que le lait le prix fait moins de l'aile, elle part à l'abattoir et lui qui a pas beaucoup de moyens, il est attaché à ses animaux, il leur parle tous les jours, il les caresse, il est il y a une un même si un jour ils savent quelque part qu'elles vont partir à l'abattoir, j'étais très très ému parce il y avait une générosité, une passion pour la vie et très généreux. Il était magnifique ce type.
C'est vrai. C'est c'est une espèce de d'héroïsme du quotidien. Exactement.
Hroïme du quotidien. Exact. Très très touché par lui.
Peut-être c'est drôle. vraiment trouvé dans le film la personne qui est m touché. Oui, moi aussi personnellement, mais autre personne qui m'a beaucoup touché, on va lui donner la parole dans un instant, même tout de suite sur Sud Radio parce que cette scène, elle est aussi bouleversante dans votre film.
Vous avez filmé une vache qui entre dans un abattoir mobile, j'en ai eu les larmes aux yeux. Vous étiez aussi ému euh lors de cette scène que vous avez tourné, il y a un artiste Bertrand et cet abattoir mobile a été créé en 2021 par Émilie Janin qui vient donc de nous rejoindre sur Sud Radio. Bonjour à vous Émilie.
Bonjour à tous. Alors à l'époque du tournage, vous étiez éleveuse de vaches Charolaises en Bourgogne et ce depuis 18 ans. Il y a 2 ans, vous avez arrêté donc votre activité.
Expliquez-nous pourquoi. Oh ben parce que donc voilà, Yanus était venu nous voir puisque la l'abattoire mobile était le premier en France et l'unique abattoir mobile qui sillonnait les fermes. Voilà.
Et et donc entre-temps, malheureusement, j'ai dû mettre en redressement puis en liquidation judiciaire la structure qu'avait mis en place cet avattoire mobile. Et euh en lien avec cette liquidation judiciaire, bon voilà, il y a les conséquences qui vont avec, donc des endettements à à assumer et euh et que je pouvais pas assumer en continuant d'être éleveuse. Donc, il a fallu aller travailler ailleurs, à l'extérieur, on va dire.
C'est le terme qu'on utilise quand on est paysan, on va travailler ailleurs. Et et donc voilà pourquoi j'ai arrêté la ferme, c'est parce que clairement avec la la liquidation de l'abattoire, enfin la société de l'abattoir mobile, j'avais des cautions personnelles parce que vous m'avez vous m'avez précisé qu'un abattoir mobile, bah ça coûte très cher. C'est 1 million et demi d'euros.
Vous aviez eu des subventions de l'État à l'époque ? Oui. Oui.
Alors sur le papier Oui. Oui. On a on était à tributaire de subvention de l'État.
On les a reçu avec énormément de retard, ce qui nous a mis effectivement une situation très compliquée économiquement et ce qui a contribué. Alors, il y avait pas que cette raison là, mais ça nous a pas aidé et et ça a un peu contribué à nous mettre en redressement de en redressement judiciaire. Ouais.
Ah oui, il y a le Covid qui est arrivé en plus. Ouais. Et oui, c'était les plus la COVID plus euh plus le fait que je pense que cette initiative dérangeait quand même un peu dérangeait parce que il n'existe en fait aujourd'hui en France, il n'y a pas d'abattoir mobile.
Comment l'expliquez-vous ? Oh, je pense que ça dérange que il y a des gens qui on pas envie que que d'autres systèmes d'abattoir existent. Voilà.
Qui sont la concurrence ? en concurrence principalement les abattoirs normaux quoi. Voilà, on va dire moi j'aurais tendance à dire industriel mais puisque voilà il reste encore quelques petits abattoir de de collectivité de services publics mais mais ils ferment les uns après les autres d'une façon très très fréquente.
Tous les 6 mois, il y en a un nouveau qui ferme. Donc voilà, mais principalement je pense que les grosses pressions se font des gros abattoires industriels qui veulent pas qui qui veulent avoir le monopole en tout cas et tout du moins l'oligopole. C'est étonnant parce que ce que tu faisais Émilie avec c bêtes que tu par jour avcune concurrence avec les gros abattoirs.
On tue en France chaque jour 3 millions d'animaux. 3 millions. Il y a pas on parle des poulets, il y a pas que Oui, on allait pas du tout les concurrencer.
Ouais. En aucune façon sur le principe même. Ah oui, c'est le principe même.
Pour Et quand une vache est élevée dans un champ et qu'elle est qu'elle va être abattue près de son fermier en regardant ses congénères, même si c'est violent dans le film. C'est beaucoup beaucoup moins violent qu'un qu'une vache qui a été transformée en transportée en camion qui attend la mort avec les autres. Et oui, c'est beaucoup moins de stress pour la baisse, c'est beaucoup moins de stress pour l'éleveur et c'est un gage aussi de qualité d'une viande meilleure, non Émilie ?
C'est ce que nous ont dit tous nos clients. Effectivement, ils ont alors les éleveurs ont tous apprécié quand on passait chez eux parce qu'ils se rendaient compte que déjà les animaux perdaient beaucoup moins de poids quand ils étaient abattus chez eux que quand ils étaient abattus dans d'autres abattoirs. Donc ça c'était un signe quand même évident de l'absence de stress.
Et puis et puis effectivement tous les consommateurs, les revendeurs, les bouchés nous ont tous fait état de que la viande était excessivement plus tendre. Euh donc c'était aussi pour moi lié au stress puisque quand les animaux stressent il ils sécrètent des hormones qui euh qui viennent tendre euh les muscles tout simplement. Vous avez vu le film de Yan Artus ?
Euh Ah oui, je l'ai vu. Je l'ai vu. Euh alors j'ai eu le l'honneur de le voir en avant-première quand il est sorti au festival de du film francophone dans d' dans Goulem en en août 2024.
Et donc euh c'était très très émouvant parce que ça faisait tout juste un an à peine enfin bref que que on avait fait la liquidation judiciaire et puis je l'ai revu récemment là à l'avant-première à Ton en Haute Savoie puisque j'habite maintenant en Haute Savoie et je l'ai vu avec mon conjoint qui qui voilà qui j'ai rencontré sur les chemins de Saint-Jacques parce qu'après mon effondrement et la liquidation judiciaire, j'ai dû me reconstruire et donc là j'avoue que mais mais il m'a fait déjà le premier effet la première fois cet effet-là, c'est-à-dire que c'est vraiment un bain d'amour et et la deuxième fois, enfin voilà, on a beaucoup ri, on a eu plein de larmes d'émotion en voyant toutes les expériences que Yann, Artus et Michaell ont ont on ont on ont on ont mis en avant dans ce documentaire. Euh euh il est excessivement touchant et c'est un film feel good. Euh parce que oui, tout ne va pas si mal en France, il y a des choses qui vont bien quoi.
Dans ce film, vous avez été à la rencontre de nombreux paysans. Euh beaucoup sont en détresse aujourd'hui, on le sait, la détresse des agriculteurs. De moins en moins font du lait, de moins en moins font du bio.
Je suis sidéré par l'indifférence totale qu'on laisse les agriculteurs vivre dans la misère alors qu'ils ont dans son rôle essentiel de ne mourir. C'est pas normal que quelqu'un un agriculteur qui un entrepreneur qui tout travaille 70 heures par semaine qui est endetté gagne à peine le SMIG quand quand il le gagne dans 800 € par mois. Voilà et dans le dans le livre qu'on a fait beaucoup d'ent les femmes ne travaillent plus les femmes sont infirmières font de métier pour essayer de nourrir la famille.
C'est un scandale cette histoire-là. Je comprends pas qu'on n'est pas capable d'acheter le vrai prix aux agriculteurs. C'est une honte pour moi.
C'est véritablement une honte. Et oui, surtout comme vous le dit euh André Pochon qui est un paysan résistant de la première heure à l'agriculture productiviste, le modèle actuel n'a plus d'avenir, n'a pas d'avenir. Yan Artis Bertrand, c'est clair.
Ouais, on le sait tous. Mais rien fait rien. C'est terrible.
Mais la logique de la mondialisation a gagné. Mercure et compagnie. Quand vous savez que non mais je veux dire c'est pour ça c'est très sympathique mais ces politiques-là quel qu'ils soient he droite gauche ils sont en train de pendant qu'on parle de de la France et tout ça ils sont en train de d'allenver la viande argentine et on sait très bien comment elle est faite la viande d'Agentine.
Le lait le lait que tu achètes il vient pas d'Argentine, il vient de France. Rien t'oblige de l'acheter au vrai prix. La viande française tu peux l'acheter de vrai prix aussi.
On n'est pas obligé de toujours acheter au moins cher quoi. Derrière ce que tu manges, il y a du travail. Il y a des gens qui on qui vont travailler et on respecte pas ce travail.
Mais les gens vous diront "Oui, mais moi j'ai pas beaucoup d'argent". Et voilà, il y a beaucoup de gens qui en effet n'ont pas les moyens mais il y en a encore plus qui ont les moyens de le faire et ceux qui ont les moyens de le faire, ils ont le un devoir, la mission de le faire. Je pense que c'est un indis dans les écoles, dans les épades, les hôpitaux, on peut payer un peu plus cher la nourriture.
Quand moi j'ai des écoles, je lâche en 50 des écoles qui portent mon nom. Et bien quand vous voulez, vous voyez une le repas de midi coût 2 € vous les montez à 3 € tout le monde se met à hurler. dans les le je dis je dis c'est c'est pas forcément les vrais prix mais dans les cantines scolaires c'est c'est pas cher et bien les gens refusent de payer plus cher.
Voilà. Et derrière derrière toutes ces nourritures, il y a du travail, il y a des gens, il y a du sang, il y a des gens qui souffrent et ça c'est insupportable. Donc c'est un livre quand même, c'est un livre et un film, c'est un miroir en fait de la France et comme disait Cocto, c'est un miroir qui réfléchit.
Ouais. Et oui et dans ce film Yan Artus Bertan, vous êtes allé à la rencontre aussi de Berger. L'un d'entre eux nous interviendra sur Sud Radio dans un instant.
On lui donnera la parole. Il se bat pour préserver ses bêtes. Et vous avez aussi donné dans ce film la parole à des gens effectivement qui consacrent leur vie à aider les autres.
Brigitte Libs qui aide les migrants à caler nous donnera son témoignage dans un instant sur Sud Radio. Alors restez avec nous. J'embrasse aussi Émilie, je sais pas si elle est encore en ligne mais elle est très courageuse, elle a tout perdu et je peux vous dire que tous ces gens qui font des choses pour les autres, ils sont très courageux et souvent ils le savent pas et c un film pour leur rendre hommage.
Merci. Oui, merci à vous Émilie Lipsé. Bon courage dans votre nouvelle dans vos nouvelles activités. terrefrance.fr le premier site d'article français et patriote présente la culture dans tous ces états.
André Berkov, Céline Alonzo. Parfois il nous arrivent avec leur grands chapeaux et leurs manteau de laine que suivent leur troppeau les bergers. Il monte du printemps quand s'allonge les jours où brûlés par l'été descendent vers les bours.
Les bergers Yan Artus Bertrand vous avez été à leur rencontre dans les Alpes et Maritime. Vous avez notamment rencontré Jacques Couron qui vient de nous rejoindre sur Sud Radio. Bonjour à vous Jacques.
Alors vous êtes exploitant agricole à Gourdon exactement depuis 25 ans et président de la Fédération régionale Ovine. votre combat et d'essayer donc d'exister face au loup prédateur. Vous intervenez dans le film Yan Artus de Yan Artus Bertrand France, une histoire d'amour qui sort au cinéma le 5 novembre.
Vous êtes touchant tous les deux. Vous êtes dans une confrontation très touchante dans ce film. Une confrontation.
Voilà, c'est pas une confrontation. On se tend la main l'un à l'autre. J'étais ému par leur ce qu'ils m'ont raconté.
Je vois le reconnaître. Et oui. Alors, présentez-vous Jacques Couron.
Déjà dites-nous est-ce qu'en 25 ans, vous avez perdu beaucoup de bêtes ? Oui, énormément. Je me présenter je suis un éleveur comme parmi tant d'autres qui aiment la nature, qui aime son métier et qui espère en vivre.
Et on est on est obligé d'en vivre difficilement en ce moment avec ben forcément cette cette prédation qui est incessante malheureusement et en même temps, on a aussi on a on a aussi la chance d'avoir comment dire un beau métier avec des bons privilèges aussi. Et oui. Alors, vous êtes à la tête d'un troupeau de 550 brebis.
Comment vous les protégez vos bêtes aujourd'hui ? Comment vous assurez leur sécurité ? Par tous les moyens qui sont demandés, exigés par l'État et qu'on essaie de trouver.
Hm. Quel moyen exactement ? chaînes ben j'allais venir les chaînes protection des regroupements euh nocturnes ou diurne euh obligatoire euh de la présence humaine du gardiennage renforcé donc la présence humaine le maximum de temps, ce qui est pas toujours facile avec les lois du travail et tout ce problème là et et faire le maximum et y être et être aussi armé même si dans des plais à certains, c'est aussi une solution.
Ja. Et quels sont les prédateurs ? Quand vous parlez des prédateurs, c'est une race de prédateurs, je veux dire les loups pour ne pas les nommer ou ou d'autres ?
Non, pour pour nous en région provinciale, côte d'Azur, la région sud, ça reste que de que de la prédation lupine. On a on a on a pas cette malchance d'avoir Lynx en plus. Et vous avez pas des vols de mouton non plus ?
Ah, il y en a toujours un peu mais c'est avec les chaînes protection, je défie tout le monde de venir voir euh et de venir se servir d' Vous connaissez l'histoire Jacques et et vousmême il Bertrand de cet énarque qui arrive justement chez un berger et il dit euh dites-moi euh cher ami, si je vous donne le nombre exact de votre chaptel, est-ce que vous me donnez une brebie ? Si vous donner le nombre exact, absolument et lui dit 493. Ah lui dit incroyable, incroyable.
Ben écoutez, prenez, choisissez celle que vous voulez. Et il dit, excusez-moi, je voudrais savoir là parce que je ne sais pas vous êtes quoi dans la vie ? Ah ben il dit je suis Enarque, je suis Enarque sorti dans la botte.
Il dit vous êtes enarc sorti dans la botte. Il dit oui oui je suis Enarque. Il dit comment vous avez su que je suis Enarque ?
Il dit vousz parti avec le chien. C'est vraiment ça aussi les différences de Jacques Coron. Ce qui est terrible c'est que malgré ces mesures de protection les loups attaquent et tuent vos bêtes.
Ouais malheureusement. Ouais malheureusement c'est la dure réalité de la prédation. Et dans le film de Yanarus.
Ouais je vais pas rebondir sur la blague de Yanartus Bertran. En ce moment, on va pas critiquer tous ces gens de de l'a et tout ça quand même parce que c'est déjà assez compliqué pour eux, je pense. Oui, c'est tu as tu as raison.
Tu as bien raison. Non, mais je crois que tous ensemble, on doit comprendre qu'il y a un problème pour les loups et pour les bergers. Et donc faut trouver la solution et le regarder en faisant bienveillance la main tendue, essayer de de travailler ensemble et il y a trop de il y a trop de de trop de chaos, trop de pression, trop de tu vois c'est et il y a trop de méchanceté enfin là dans on doit pouvoir s'entendre, il faut qu'on s'entende en Italie, il y a des loups et des bergers et ça ça marche bien.
Voilà, on va y arriver aussi. et et j'ai vraiment voulu voulu aller les voir pour essayer de les en prendre et leur donner la parole qu'on donne pas souvent la parole au berger enfin qu'on voit beaucoup plus la parole des écolos moins moins au berger donc on a voulu vraiment leur donner la parole c'estd qu'il y a beaucoup de gens à qui on ne donne pas la parole et qui sont invisibilisés pour ça que c'est important quand dans votre film quand Jacques Couron vous parle des menaces de mort qu'il qu'il qu'il subissent régulièrement vous êtes assez sceptiqu engueuler je me fais engueuler très fort d'ailleurs Jacques Jacques Courou pour pour revenir juste sur Oui, juste pour revenir sur les propos qui viennent de nous, euh c'est certain qui a il faut qu'on trouve la solution mais en trouvant la solution c'est ça pas de la solution par l'idéologie. Alors oui, on s'est quelque peu engueuler mais c'est pas parce qu'on s'engueule, c'est parce qu'enfin moi je vous ai pas engueulé, je vous ai parlé avec le cœur avec quelque chose qui me passionn l'angue c'est bon hein.
C'est très bon là dans les engueulades, vous savez ça fait jamais jamais de mal tant que tant qu'on ne va pas à la violence. C'est ça le problème. Mais comment l'État pourrait vous aider vraiment efficacement aujourd'hui en prenant acte de ce qui se passe sur le terrain et en venant nous écouter ?
Il vient de dire quelque chose de très très important, c'est qu'on nous écoute pas assez. En fait, c'est bien d'écouter les écolos, il faut qu' en a il faut qu'écologie dans notre monde actuellement de dégradation. Le le seul petit problème c'est que il faut c'est bien d'écouter le mais en même temps il faut écouter aussi le technique.
Moi je suis pas pour qu'on on on dénature la nature. Non mais c'est qu'on trouve une solution. Faut pas non plus dénaturer les hommes et les femmes.
En fait il y a l'artus Beratin. Je voudrais je voudrais revenir à à ce livre et à ce film. Euh non pu je veux dire quand un berger trouve le matin ses moutons égorgés c'est violent.
Bien sûr, tu vois, c'est pas quelque chose, c'est pas que de l'argent, c'est des animaux qui connaît, qui l'aiment, qui l'a élevé, il a il y a la sélection des races. C'est c'est important pour eux. C'est pas uniquement de la viande sur pâte, c'est quelque chose.
Ils sont attachés leurs animaux. Et quand tu vois le matin les loups, tu as une vingtaine de brebis qui ont été égorgées, bien sûr que c'est je comprends qu'il y a une véritable colère. Moi qui suis un écolo qui veulent protéger.
Bon, faut trouver la solution. Voilà, faut trouver une solution. Voilà, il y a il y a des gens comme vous ou des écolos qui disent oui, il faut aussi protéger les loups.
Mais je comprends très bien qu'un berger aujourd'hui, il a pas il a vu de rentrer le soir chez lui et pas rester près de ses moutons euh dans le temps. Les gens restaient les journées entières et ce qu'il disait tout à l'heure avec les lois sociales, c'est compliqué de faire travailler des gens 24 he sur 24 pour protéger les loups. Donc c'est voilà.
Non, il y a un truc à trouver. Bientôt, il y aura des robots, il y en a rien. C'est compliqué d'être moi, c'est difficile d'être pour les loups et pour les bergers.
Voilà, il faut qu'on trouve la solution et on la trouvera. Merci Jacon d'être intervenu sur Sud Radio. Yan Artus Bertrand.
Alors dans votre livre, dans votre film surtout, vous vous donnez aussi la parole à ceux qui ont choisi la solidarité. Vous êtes rendu à Calé, vous avez rencontré des migrants et vous avez notamment été chez Brigitte Lips qui aide les réfugiés depuis 25 ans. Ils l'ont surnommé Mamicharge car elle car ils rechargent donc chez elle leur téléphone et elle leur donne aussi de quoi se nourrir et se vêtir.
Elle vient de nous rejoindre sur à l'instant sur Sud Radio. Bonjour à vous Brigitte Lips. Bonjour.
Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir.
Bonsoir. Bonjour Brigitte. Alors, l'entraide pour vous, c'est véritablement un acte de foi.
Oui, bien sûr. Bien sûr. C'est grâce à enfin à cause à cause grâce, je ne sais pas à ma foi chrétienne que je viens en aide au plus petit, pas que les migrants.
En fait, il y a pas que les migrants. Voilà. Et quand vous dites au plus petits, c'estàd ceux qui sont qui qui ont qui n'ont pas été gâtés effectivement par la vie ou qui ont des problèmes à la fois matériels.
Et c'est vrai, vous savez quand on sait que on on dit aujourd'hui que il y a 7 à 8 millions de Français, cette union français, c'est pas seulement les migrants loin de là qui vivent sous le seu de pauvreté, ils sont 7 à 8 millions aujourd'hui. Oui, bien sûr. Bien sûr.
Et je pense que les gens qui ont un petit peu de moyens, mais il y a pas que l'argent dans la vie, il y a pas que l'argent, il y a le cœur aussi. Voilà. Euh le fait quelquefois de prendre dans ses bras quelqu'un qui est là depuis très longtemps, depuis des mois, mais qui chemine depuis des quelquefois des années, qui n'a plus de maman, qui n'a plus de papa et qui n'a plus de famille, de le prendre dans ses bras comme ça.
Combien d'années, combien de mois n'ont pas été reconnus comme un humain ? H viens viens à la maison. Bien sûr qu'il a le thé, bien sûr qu'il a la charge.
Mais il y a autre chose. Beaucoup de journalistes qui viennent à la maison sont frappés de de voir leur visage foyeux. Ouais.
Oui. Alors justement dans le livre de Yan Artus justement c'estàdire vous recevez donc il faut expliquer aux auditeurs, vous recevez beaucoup de soudanis, beaucoup d'Éritéens, beaucoup d'Iraniens, beaucoup de jeunes femmes aussi m'avez-vous dit. Ils arrivent en général d'Allemagne ou de Suède, ils sont dans quel état d'esprit ?
Parce que vous me dites qu'ils n'ont pas forcément peur de ce qui les attend, de cette traversée de la manche au risque de leur vie. Racontez-nous comment sont-ils quand ils sont chez vous ? Et ben chez moi, de toute façon, ils s'en remettent à Dieu.
Que ce soi des musulmans, que ce soient des chrétiens, ils s'en remettent toujours à eux. S'ils doivent mourir, c'est que Dieu l'aura voulu. Mais moi je leur dis faites attention surtout aux femmes les dernières qui sont parties vendredi dernier.
Je ne les ai pas revues donc peut-être qu'elles sont passées. Je leur ai dit ne montez pas dans le fond du bateau parce que c'est dans le fond du bateau que les femmes se font piétépétiner parce que souvent les gens ne le savent pas. On dit ils sont morts en mer.
Oui, ils sont morts en mer dans le bateau. Mais ils ont été piétinés. Ouais, ils sont morts piétinés les femmes.
H oui, c'est assez terrifiant effectivement ce qui se passe pour un certain nombre de de personnes, hommes, femmes et tout ça. Et quand ils arrivent en Angleterre, vous savez, c'est pas fini, hein. Leur détresse n'est pas finie.
Mais enfin, c'est un autre problème. Je je voudrais savoir, ça fait longtemps que vous que vous accueillez comme ça ? a fait depuis toujours que vous accueillez comme ça avec cette espèce de Oui.
à la maison euh on ne pouvait pas c'était interdit par la loi de faire entrer des gens papier chez soi. Ouais. Depuis 15 ans, c'est toléré.
Je ne sais pas si c'est vraiment admis mais c'est toléré. Et puis depuis 8 ans que je suis en retraite, j'ai beaucoup plus de temps à leur accorder. Donc c'est là à partir de là où je fais à manger maintenant le midi et une petite collation.
Euh l'après-midi. Oui. En 25 ans, est-ce qu'il vous est arrivé quand même d'avoir peur d'être agressé parce que il faut quand même en parler un petit peu à Calé des personnes se sont fait agresser par les migrants ?
Bien sûr, bien sûr. Mais chez moi, il y a un respect, le respect de la maman. H euh quand il y a quelqu il a arrivé des fois où il y en a un qui élève la voix, je regarde bien dans les yeux, je dis ici c'est moi le chef. surtout pour les pays comme les Afghans par exemple qui n'aiment pas les Je leur dis ouvertement tu n'aimes pas les femmes mais ici tu as besoin d'une femme pour charger ton portable parce que dans ton pays dans ton pays est-ce que ta femme pourrait faire ce que moi je fais ah non alors je dis tu acceptes et moi j'ai j'avais une pancarte marquée ici il n'y a pas de noir il n'y a pas de blanc blanc, il y a des jeunes, des gens venus des pays du monde entier pour charger, pour manger une bricool et si c'est pas ton avis, si tu n'aimes pas ça, tu vas charger ailleurs chez nous c'est le partage.
Et oui, vous êtes ému, Yan Art, d'accord. Je formid parce que on sent que tellement Salut, c'est Yan et je suis tellement content de t'entendre parce que tu vois comme elle a trouvé du sens à sa vie, comme elle est heureuse de le faire. Je pense que agir rend heureux.
Tu le sens, tu sens dans sa voix comme elle est contente de faire ça, de trouver cette voix et voilà et ça c'est ça qui est génial. Et puis de savoir mettre à sa place chacun et trouver sa place. C'est ça qui est très intéressant.
Et oui, Artus Bertrand. Oui, Brigitte, allez-y. Oui, quand Tiantait arrivé, euh, il y avait je ne sais plus de jeu peut-être un Égyptien.
Et alors, je lui dis, bah moi, je reçois les gens comme si c'était Jésus qui venait à moi. Et il m'a dit, si tu te souviens Yan, il m'a dit "Alors, aujourd'hui, lui c'est Jésus." Je lui ai dit "Oui, aujourd'hui c'est Jésus." Yan Jésus Bertrand, c'est ça que voulais dire.
Non mais tous ces gens qui font plus que toi, ils ont dans les yeux quelque chose en plus et ça faut savoir le regarder et savoir en profiter. C'est là c'est ça dont on parle le film et on peut tous faire quelque chose. On a tous la mission autour de nous d'arranger toi tu es journalistes.
Tu peux faire quelque chose pour les autres. On peut tous faire quelque chose pour les autres et c'est ça qui va te rendre heureux. Et oui.
Merci Brigitte Lips d'être intervenue sur Sud Radio. Il y a Artus Bertrand. Dans un instant sur ce radio, nous allons parler d'une très belle exposition qui ouvre à Paris le 20 octobre.
Une exposition de vos photos et bien entendu, on parlera aussi de votre combat pour sauver la planète. À tout de suite. terrefrance.fr, le premier site d'articles français et patriote présente la culture dans tous ces états.
André Berkov, Céline Alonzo océan des poubelles et les fronts de mer sont souillés. Les Ternoby Henry Bambell voit des fetus mornés dans 50 ans. Qu'allons-nous faire de ces millions de détrit et ces déchets du nucléaire ?
Et oui, la terre meurt et on s'en fout dit Charlesnavour dans cette chanson qu'il a écrite en 2007. Il y a un artusieux. C'est un peu vrai qu'on s'en fout tout ça.
Oui, on s'en fout. Est-ce que ça vous désespère cette l'urgence de cette situation ? J'étais écolo depuis que j'ai 20 ans.
Donc moi, je voulais sauver les pandas, les tigres, les éléphants et maintenant je veux sauver mes petits enfants. C'est pas la même chose. On a le pas est énorme.
Je suis sidérai par l'indifférence totale qu'on a tous sur ce qui se passe en ce moment. On a tous besoin de croissance. Il y a il ne peut pas avoir de croissance sans pétrole.
Donc on continue jusqu'au bout et c'est la croissance qui paye les écoles, les hôpitaux, tout le reste. Donc on a besoin de ce pétrole pour vivre et bien sûr le pétrole nous empoisonne. Donc voilà.
Et euh pas facile hein, il y a une vraie contradiction. Ouais. Euh et et c'est pour ça que je me j'ai accepté ça, j'ai accepté la façon dont vivre que moi je suis pas mieux que les autres.
Euh j'ai accepté, c'est pour ça je me réfugie un petit peu dans ces photos de français. Ça me paraît un peu plus facile que parler de changement climatique. Il y a dans le monde aujourd'hui, il y a un papier sur la la mort du cor du corail.
C'est invraisemblable qui arrive. 98 % du corail est en danger aujourd'hui. C'est fou quoi.
On est tout et lire la page plein du monde, c'est un peu déprimant. Voilà, je suis un optimiste très inquiet ou en même temps. En même temps, nous de des fois enfin c'est une autre on aura un jour une vraie discussion là-dessus mais c'est une autre émission parce qu'il y a des corau qui augmentent aussi.
C'est pas vrai que les coros disparaissent tous. On on va pas rentrer là-dedans tout de suite. Non, je sais.
Et moi j'aimerais un jour qu'on fasse une vraie distribution, mais les scientifiques, faut quand même le dire, parlent quand même de la 6e extinction de masse sur terre et contrairement aux précédentes, elle est essentiellement provoquée par nous-mêmes, disent-il Yarti Bertré par notre confort, par une façon de vivre. Voilà, tout simplement. Ouais.
Mais 30 % des Français effectivement sont climatosceptiques. Qu'auriez-vous envie de leur dire aujourd'hui ? Ils changeront bientôt.
Ils changeront. S'ils sont s'ils sont jeunes, ils comprendront. Mais vous vous rendez compte d'avoir 20 ans aujourd'hui, de commencer d' rentrer quel métier je vais faire, où je vais aller avec le ce que disent les scientifiques, c'est compliqué.
Bon, écoutez, euh parlons des français. J'espère des français. Alors, les français, effectivement, vous leur donnez la parole dans votre film documentaire qui sort le 5 novembre au cinéma.
Vous avez donc donné la parole notamment à des jeunes militants écologistes notamment au collectif dernière derrière non derrière rénovation il artsiste un mot sur ce collectif. Oui, c'est des c'est tous ces jeunes qui savent pas quoi faire et qui bloquent les routes qui se mettent sur les routes qui se collent les mains sur les routes et alors moi je les ai filmé, j'étais assez ému. Ça c'estz courageux, faut le faire parce qu'ils se font insulter là.
Il y a beaucoup de violence. Vous avez vu dans le film les gens deviennent fous quand on bloque les routes. Vo je comprends.
Vous êtes dans la voiture en plein soleil et et les petits jeunes avec des avec des grands pancartes. Les gens les gens comprennent pas très bien pourquoi ils sont là. Donc ça ça voilà engendre une espèce de violence inoui et je suis de leur côté bien sûr.
Et en même temps je comprends c'est un peu comme les loup, on est toujours entre les deux. Il y a l'artus ça je comprends mais qu'ils aillent taguer et et détruire des peintures. Arrête mais la Joconde elle a un tableau des envoyer de la soupe dans un musée sur un tableau avec un avec qui a une vitre.
On s'en fout mais on s'en fout. Moi moi ça me je pas rentrer làdedans mais moi je je trouve que c'est c'est pour faire c'est pour faire de la presse c'est de faire de la télévision qui font ça mais le tableau a pas été abîmé. Voilà.
Ça dépend de quel question. Mais à notre échelle Yan Artus Bertrand qu'est-ce qu'on peut faire au quotidien ? Ce combat n'est pas né ?
Alors je vais vous dire moi c'est assez facile hein. Faut arrêter de manger la viande industrielle. La viande industrielle est en train de détruire la planète tout simplement.
Faut prendre un peu moins l'avion. Faut faire attention au quotidien ce qu'on peut faire. Vous savez on est dans dans un monde où la la la la viande industrielle est en train de détruire la planète.
C'est tout simple. C'est les cochons ont tu des des des centaines de milles de cochons par jour qui a avec du s enf. Je vais pas rentrer là-dedans.
Il y a de la violence à une époque de votre à une époque de votre vie, vous en mangiez de cette viande vous en avez consé devenu plus intelligent. J'ai compris qu'il fait que je change mais pas mourir idiot et je pense que vous changera tous un jour. On un jour on va comprendre qu'il faut le faire.
Manger bio c'est important payer le vrai prix aux agriculteurs. On a perdu 80 % des insectes. Bon, il y a tellement de choses à faire, tout le monde sait ce qu'il faut faire.
Enfin, quand je vais pas répéter toujours la même chose. Mais ce qui est difficile parce qu'on vous parlez aux gens euh vous parlez dans leur tête mais vous parlez pas à leur cœur. J'aimerais que ce qu'on dise rentre.
C'est ça le film. Francis d'amour, c'est ça, c'est parler au cœur des gens, essayer de par l'émotion, essayer de changer les choses. Voilà.
Oui. Yan Artus Bertrand, parlons à présent de l'exposition, votre exposition photo qui démarre à Paris le 20 octobre. Qu'est-ce que vous exposez exactement ?
C'est tous ces français que l'on livre. Travail, c'est un travail de fond que j'ai fait sur la la France et les Français. On a photographié 30000 Français et 30000 Français sont exposés sur les écrans, pas sur les écrans à la mairie de Paris.
Euh il y a environ 150 photos. C'est c'est génial en en c'est la première fois que la mairie tout tous les salons d'honneur, c'est la première fois qu'ils font ça. Même le bureau d'Algo est en expo photo, ce qui est absolument génial et c'est gratuit, ouvert à tous et surtout il y a un studio photo à l'intérieur de la mairie de Paris et les gens peuvent se faire photographier et faire partie du projet des Français.
Voilà, ça c'est bien, il faut dire tout le monde peut venir tout le monde peut venir, c'est gratuit, faut ça. Alors, faut aller sur le site internet France un album un album de famille.fr C'est France albumille.
Vous vous inscrivez parce que on peut pas rentrer dans la mairie sans qu'on soit inscrit. C'est important. Il y a une sécurité terrible.
Voilà donc et et je serai très heureux et je serai là tous les jours. J'ai bien profité. Il y a rien vous savez pour un photographe vous faites des photos, vous êtes tout seul avec votre équipe et le jour où vous présentez vos photos aux gens, c'est un kiff incroyable.
Vous savez que ces photos, vous les partagez avec les autres, vous discutez et j'adore ça. Donc je serai là tous les jours comme un gosse euh voilà un gosse étonné et vous allez faire des tas de portraits. Oui.
Oui. Alors il y a pas il y a pas que moi qui fera les photos, il y a aussi mes assistants qui seront là. Voilà mais c'est une grosse exposition et je remercie vraiment la mairie de Paris de nous avoir fait ce cadeau inoui quand j'ai fait ce projet.
J'ai demandé, j'étais voir beaucoup de musées. Bon, ça n'intéressait pas grand monde. Et tout de suite à la mairie, on m'a dit "Oui, bien sûr, tu peux avoir la mairie, tu auras même mon bureau, ce qui est assez génial quand même." Et oui, cette émission serait itinérante, j'espère qu'elle va tourner par la suite.
Bien sûr, ben je pense qu'elle le sera parce que il y a déjà beaucoup d'expositions qui est en train de se faire dans les villes où on a été à Perpignan. Ils font les photos de Perpignan plus avec les photos des Français. Mais c'est vraiment une expo qui nous rassemble euh qui parle d'amour euh euh profond de tous ces gens euh qui aiment leur travail, qui aiment leur collègues de travail.
Ça le plus important. Ouais. Voilà.
Et et alors je vais dire un truc un peu cucu. Nunuche qui aime la France quoi. Euh moi j'ai aimé cette France de terroir.
J'ai aimé rencontrer ces gens. J'ai aimé leur sourire, leur regardants. J'ai aimé échanger avec eux.
Et s'ils sont beaux sur les photos, c'est parce qu'ils ont ils sont eux-mêmes très beaux. Moi, j'ai qu'appuyer sur le bouton. C'est eux-mêmes qui m'ont donné cette beauté.
Et ça c'est quelque chose ça ne m pas hein. Et ça ment pas. Et et tu sais la plus belle beauté du monde qui sauvera le monde, cette beauté elle s'appelle l'amour.
C'est ça qui est important. Et c'est ce qui est vraiment c'est étonnant parce que quelqu'un me disait l'autre jour, c'est bon ton bouquin là, il fait du bien à regarder. Et c'est vrai qu'il fait du bien.
Et tous ces gens-là te regardent avec bienveillance et empathie. Voilà. Oui.
Vous avez beaucoup plus de plaisir à photographier, on peut dire la beauté des gens que celle des paysages aujourd'hui. Bah j'ai moi j'ai fait le plein. C'està dire que j'ai prêté pendant 30 ans.
J'étais les plus beaux endroits du monde. Donc j'étais un tel privilégié. Mais je dois reconnaître que un paysage ne ne tu es content de le faire mais il il te donne rien.
Il t'apporte rien le paysage même si de la poésie. Mais quelqu'un qui te regarde, un petit garçon qui t'amène un qui t'amène à un panier d'eux qui l'était prendre ce matin au poules et qui vient te te remercier. Mais surtout le Est-ce que j'aime cet échange qu'on a ?
Vous savez les gens arrivent on les place ils font ils sont au mieux d'eux donc voilà et en échange je leur donne une photo qu'il y a un espèce d'échange à l'ancienne et ça j'adore ça. Donner à tous leur photos. Chacun repart avec sa photo.
Les gens qui se feront photographier à la mairie de Paris repartiront avec leur photo. Une photo numérique de d'eux et de leur famille. Non, c'est il y a un échange et et dans la vie, plus on donne plus on reçoit.
Ben, je peux vous dire que j'ai reçu mais alors beaucoup plus que ce que j'ai donné, je pense. Non, mais c'est c'est bien l'album de famille quand même parce que la famille elle est grande et elle montre en tout cas. C'est vrai.
Alors que je je sous le consort et vous verrez vous regardez le livre, achetez le livre, allez voir les expositions. Ce qui est bien c'est que le sourire est là, le rire est là. Il y a un film sur le making off qui a été fait par mes anciennes assistantes qui va passer sur France 3 le mardi à 11h30 le soir.
Le mardi prochain 11h. C'est intéressant de le voir sur le sur le France 3. Voilà.
Comment ça a été fait tout ça ? Voilà exactement qui explique comment on a travaillé. C'est un film important.
Yan Artus Bertrand, merci d'être venu sur Sud Radio. Donc je rappelle que votre livre France, un album de famille est paru aux éditions Acte Sud et que votre film qu'il faut absolument aller voir chers auditeurs, France, une histoire d'amour sort le 5 novembre au cinéma. Tout de suite, vous retrouvez Brigitte La sur Sud Radio avec terrefrance.fr, fr le premier site d'article français et patriote [Musique]
Xavier Bertrand