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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 juillet 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsJustice

Gaza : "On est dans une faillite morale du gouvernement israélien", dénonce Jean-Yves Le Drian

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont échangé hier au téléphone. Quels messages ont été échangés ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Pourquoi relancer le dialogue avec Poutine après 3 ans sans résultats ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    L'accord nucléaire iranien de 2015 est-il toujours valable après les bombardements récents ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Les États-Unis s'éloignent-ils de l'Ukraine en réduisant leurs livraisons d'armes ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Donald Trump annonce un cesser-le-feu à Gaza. Est-ce crédible ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    La condamnation de Boualem Sansal en Algérie est-elle politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Jean-Yves Le DrianPromesse
    « On ne lâchera rien. »
  • 1:00Jean-Yves Le DrianChiffre
    « Il y a eu 5000 drones ou missiles au courant du mois de juin. »
  • 2:30Jean-Yves Le DrianFait
    « Cet accord-là, il est toujours valable. Il est toujours valable. »
  • 7:00Jean-Yves Le DrianFait
    « On tue des civils, on les affamme, on leur interdit l'aide médicale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ilan bonjour. Bonjour. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont échangé hier au téléphone.

C'est le premier échange depuis le 11 septembre 2022. Ils ont parlé de l'Iran notamment, mais sur l'Ukraine, Emmanuel Macron a appelé Poutine à cesser le feu dans les meilleurs délais. Les deux hommes ont constaté leur désaccord.

On a un peu l'impression que l'histoire se répète, non ? 3 ans après, pas tout à fait parce que 3 ans après la Russie n'a pas atteint ses objectifs. D'une part et que d'autre part, il était opportunispensable de rappeler au président Poutine que on ne lâchera rien.

On ne lâchera rien. Le message de de Macron, c'est celui-là. Ne vous y trompez pas.

On ne lâchera rien. D'autant plus qu'il faut le dire maintenant parce que au cours des dernières semaines et singulièrement pendant ce qu'on peut appeler la guerre iranienne, les Russes n'ont pas arrêté de de frapper l'Ukraine et de détruire des populations civiles. Il y a eu 5000 drones ou missiles au courant du mois de juin.

Mais à l'époque ça n'avait servi à rien. Les oppositions notamment avaient critiqué Emmanuel Macron pour ses coup fil interminable et 20 avec le président russe. Aujourd'hui vous dites ça ne sert pas à rien.

Non, ça ne sert pas. D'abord, je suis un peu surpris d'entendre les mêmes personnes souvent dire quand il y a un dialogue entre Trump et Poutine, où sont les Européens ? Où est Macron ?

Et quand il y a Macron qui parle, ah mais non, c'est un signe de faiblesse. Donc il faut arrêter d'être aussi contradictoire. Il était essentiel que le président de la République dise à Poutine en ce moment, on ne lâchera pas.

Et c'est d'autant plus indispensable que il y a aggravation de la situation en Ukraine, mais que en même temps c'est bien notre sécurité qui est en jeu et c'est sans doute la menace la plus importante pour nous les les Européens. J'observe d'ailleurs que ces déclarations de de du président Macron ont suivi d'autres déclarations, y compris des positions extrêmement ftes des Allemands au cours des derniers jours. Ceci est bien parce que la réalité, il faut bien regarder la réponse de Poutine, la réalité c'est que Poutine ne bouge pas d'un mmè depuis 3 ans.

Mais précisément précisément pour ceux qui nous regardent sur le canal 16, on voit des images d'archives qui datent de février 2022. Vous nous disiez d'ailleurs en antenne en les voyant que vous étiez euh à ces à ces réunions. C'est à Moscou cette immense table.

On se souvient d'un côté Emmanuel Macron, de l'autre de la Numière Poutine parce qu'on est encore dans la crise du Covid et euh et les deux hommes dialoguent. À l'époque, on a dit finalement ça n'a servi à rien. Ça n'a pas empêché la guerre en Ukraine.

Pourquoi aujourd'hui ça servirait à quelque chose ? Parce que au bout de 3 ans, le président Poutine continue à jouer avec les Européens sur ses intentions ou pas. de négocier un cesser le feu, mais qu'il garde sans arrêt ces quatre principes de base.

Regardez dans les communiqués que fournit la Russie après les interventions de de du président Poutine. C'est toujours il faudra revenir aux causes essentielles, il faudra revenir aux raisons fondamentales, c'est toujours les mêmes mots. Et qu'est-ce qu'il y a derrière ces mots ?

Il y a quatre choses. Il y a d'une part la l'annexion, il y a d'autre part la démilitarisation, il y a la non entrée dans le temps et il y a le changement de régime. C'est toujours les quatre mêmes points qui reviennent.

Donc il ne bouge pas d'un millimètre, il joue avec le temps. Et le message du président Macron, c'est de dire "Nous aussi, on sait jouer avec le temps et les Européens ne lâcheront pas." Jean-Ive Ledrillant euh l'Élysée explique que c'est le sujet iranien qui a été le déclencheur de la discussion, le nucléaire iranien sur lequel les deux présidents ont décidé de se coordonner pour résoudre le problème par la diplomatie et de rester en contact pour faire le suivi du sujet.

C'est ce que dit la la présidence de la République. Vraiment, est-ce que la France peut jouer un rôle dans cette négociation qui nous échappe qui échappe totalement aux Européens depuis le début ? Ah non, les les Européens depuis 2015 sont non seulement les signataires mais les acteurs majeur de l'accord qui est intervenu entre l'Iran et puis l'ensemble des membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

C'est vrai. Mais ces derniers fois les États-Unis négocient avec les Iraniens sans les Européens. Là maintenant, mais il faut rappeler que cet accord là, je pense qu'on l'oublie, l'accord de 2015 qui vise à cantonner la volonté iranienne d'accéder à l'arme nucléaire pour limiter sa capacité au nucléaire civil avec des vérifications qui sont initiées par l'Agence internationale de l'énergie atomique qui vérifie le respect des textes.

Cet accord-là, il est toujours valable. Il est toujours valable alors que le menace euh le le patron de la et alors que les États-Unis ont bombardé les citoyens, il est toujours en activité et il est signé par la Russie. Et donc la raison de la conversation de le du président Macron avec le président Poutine, mais je sais qu'il va aussi essayer de contacter les autres acteurs et les autres membres du conseil de sécurité qui sont partie prenantes de cet accord.

Je pense à la Chine en particulier. Ce texte-là existe jusqu'à octobre 2025. Et donc, il faut que les signataires disent comment est-ce qu'on relance le procédure le processus de de négociation pour aboutir à ce que cet accord soit respecté et et qu'il y ait un vrai cesser le feu euh sur la durée.

Pour l'instant, ce cesser le feu existe et tant mieux, mais il faut s'assurer de la duré de la durabilité de l'ensemble des engagements. Donc ça se passe avec les membres du Conseil de sécurité dont la France et ça se passe avec les puissances dotées dont la France. Donc la France a tout son rôle à jouer dans cette circonstan.

Mais on a l'impression que vous parlez comme s'il n'y avait pas eu de bombardement. Voilà, si il y a eu un bombardement mais du point de vue iranien donc com comment est-ce que cet accord de 2015 peut encore être valable après ce qui s'est passé ? J'ai vécu pour ma part c ces instances de contrôle parce que dans dans l'accord de 2015 qui a permis de qui a fonctionné jusqu'à 2018 lorsque les États-Unis étaient toujours acteurs, il y avait des vérifications régulières et on voyait bien comment les Iraniens essayaient parfois de tromper ou de dissimuler mais il y avait les agents de l'Agence internationale de l'énergie atomique qui vérifiait sans arrêt le respect.

Il faut poursuivre cela et le signe de la reprise des négociations sera de la part des Iraniens le fait que l'on reconnaisse à la droit de venir constater la situation réelle d'aujourd'hui. Qu'est-ce qui a été détruit ? Qu'est-ce qui n'a pas été détruit ?

Est-ce qu'il y a encore des des menaces pour que l'Iran se dote de l'arme nucléaire ou bas ? On voit bien qu'il y a des discours, qu'il y a une partie théâtrale. On voit bien que le le guide suprême dit queil a gagné la guerre, ce qui est quand même un peu surprenant et et qui ne trompe personne, mais il faut rapposer des actes et l'acte principal, c'est l'ouverture de négociation sur la base d'une reconnaissance des faits par les responsables de l'agence internationale.

Et pourquoi c'est important Jean-Ive Ledriant ? Parce que ça fait un peu plus d'une semaine que le CC le feu est entré en vigueur entre l'Iran et Israël. Euh François Hollande, don vous avez été le ministre de la défense pendant 5 ans disait "C'est une victoire sans lendemain pour Donald Trump.

Est-ce que vous aussi vous estimez que la la menace iranienne n'est pas écartée, que l'Iran voudra peut-être laver l'affron ? Rien rien n'est réglé. Je pense que rien n'est réglé, même si il y a eu un coût énorme porté aux installations nucléaires iraniennes, même si cela va retarder de manière significative sans doute leur programme d'enrichissement de de l'uranium, il n'empêche que rien n'est réglé.

Pourquoi ? Bah parce que le savoir-faire est là, parce que les scientifiques sont là, par parce que la volé avoir envie de doter de l'arme atomique. Pardon ?

L'Iran pourrait avoir envie de doter de de la bombe atomique en représaille. C'est c'est la représaille principale peut-être éventuellement que l'Iran se retire du traité de non prolifération nucléaire. Euh ce qui serait à ce moment-là d'une certaine manière un acte lourd de volonté d'acquisition de l'arme atomique.

Nous n'y sommes pas. Mais il faut à ce moment-là que le la guerre qui a eu lieu permette l'ouverture de négociation sur la durée. Nous avons toujours été sur cette ligne-là.

Ça peut marcher. Ça a marché un certain temps. Les États-Unis s'en sont retirés.

Du coup, c'est devenu beaucoup plus difficile. Mais ce texte-là est toujours en vigueur et donc les Iraniens doivent le savoir. Mais ils doivent savoir aussi que si il n'est pas appliqué en octobre 2015, puisque cet accord jusqu'en octobre 2015, ça 10 ans, alors il y aura des sanctions très lourdes contre l'Iran.

Euh les États-Unis ont stoppé certaines livraisons d'armes. Je vais revenir sur le dossier ukrainien parce que c'est aussi l'actualité de de cette nuit et on va parler beaucoup des États-Unis ce matin. Ils ont stoppé certaines livraisons d'armes notamment de domicile de défense antiaérien à l'Ukraine.

C'est la Maison Blanche qui l'a confirmé cette nuit. Washington disait s'inquiéter de la baisse de ses propres stocks de munition. Est-ce que vous dites encore une fois que cette guerre en Ukraine, les États-Unis s'en s'en lavent les mains ?

Bah, ils sont tentés de le faire. Ils l'ont même manifesté d'une certaine manière lorsqu'ils ont voté à deux reprises aux Nations- Unies avec la Russie sur cette question, rompant ainsi l'unité de l'ensemble euro-atlantique qui existait jusqu'à présent sur le constat de l'agression de l'Ukraine par la Russie. Est-ce qu'il faut pour autant euh faire preuve de fébrilité ou faire preuve de retrait ?

Pas du tout. Et c'est la raison pour laquelle le président de la République a fait valoir le côté indéfectible de l'attachement des des de la France et des Européens à l'intégrité territoriale de de l'Ukraine. Ça peut se faire, il vaut mieux que ça se fasse avec les États-Unis, mais si c'est sans les États-Unis, ça se fera sans les États-Ulà, en tout cas au sommet de l'OTAN la semaine dernière.

Ça vous inquiète ça ? Parce que au sommet de l'OTAN, il y a eu une petite mention de l'Ukraine en disant simplement que si on s'inquiétait euh de de l'Ukraine, c'est parce que on par il pourrait y avoir des conséquences pour notre propre sécurité. Oui, ça va pas plus loin.

La déclaration était assez faible. Le sommet de de l'OTAN était un peu en trempleil. Le but de la manœuvre était d'éviter quelques escludes que ce soit.

Euh le but de la manœuvre était aussi euh de faire en sorte que l'effort de financier des des Européens pour leur propre sécurité soit augmenté. Non pas pour faire plaisir à monsieur Trump, mais pour assurer notre propre sécurité. Il faut pas se se tromper sur le fond.

À partir de là, les déclarations sur l'Ukraine ont été, je le reconnais pour ma part, assez faible, mais c'est les ce sont les Européens qui doivent prendre en considération leur propre sécurité et considérer que l'agression à l'égard de l'Ukraine, c'est aussi indirectement une agression contre leur propre sécurité, leur propre autonomie. D'où la nécessité pour les Européens de faire en sorte qu'il y ait des coalitions de puissance capable de montrer aux Russes qu'il y a une capacité de dissuasion qui existe. La dissuasion est totale.

Elle est à la fois nucléaire mais elle est aussi conventionnelle. Et cet effort de défense là qui a été engagé en particulier par certains grands pays est tout à fait essentiel. En particulier lié au virages allemand sur le sujet.

Les Européens doivent montrer aux Russes qu'ils sont capables d'être puissants. Peut-être le montrer aux États-Unis aussi. Euh Donald Trump qui ne comprend que les rapports de force.

On voit qu'il est indulgent avec Poutine mais qu'il marche parfois euh sur les Européens. Est-ce qu'il faut hausser le ton ? Il faut assurer notre propre sécurité, montrer notre propre force.

On peut parler on peut parler fort quand on est puissant et les Européens ont la capacité d'assurer leur puissance y compris militaire, y compris au sein de l'OTAN. Le président de la République soulligne à plusieurs reprises la nécessité de renforcer le pilier européen de l'OTAN. Et c'est bien comme ça qu'il faut agir, renforcer la place des Européens dans le dispositif de l'Alliance Atlantique pour montrer aux États-Unis qu'on est en situation de pouvoir assurer nous-même notre propre sécurité.

Il y a un doute maintenant. Il y a un doute. Donc si on laisse le doute se poursuivre, on est en fragilité.

Il faut remédier à ce doute en renforçant nos capacités. Je vous demande ça aussi parce que François Hollande toujours a pointé la faiblesse de la diplomatie du président face à à Donald Trump après le sommet de l'OTAN. Emmanuel Macron pense que ses amabilités à l'égard de Donald Trump, parfois même ses interpellations seront récompensées.

C'est méconnaître le personnage. Il ne respecte que ceux qui lui résistent, dit l'ancien président. Est-ce qu'il appuie là où ça fait mal ?

Non, parce que je j'ai pratiqué beaucoup la relation Macron Trump. Euh je trouve qu'elle n'a pas changé. Le président de la République est tout à fait lucide sur le comportement parfois euh assez surprenant du du président Trump sur ses logiques, ça fa faire sailité de de sa versité de temps en temps pour prendre telle ou telle option.

Mais est-ce qu'on est toujours dans la logique du renversement d'alliance venu ici en fait ? Oui, il y a toujours ce risque, c'est un risque où on y est. Est-ce que les on est à mi-chemin euh à partir du moment où le le président Trump a cette forme de méprise sur à l'égard des Européens, à partir du moment où il y a cette conivance de positionnement autoritaire à l'égard de la Russie, à partir du moment où il veut toujours agir seul, euh à partir du moment où il engage la guerre commerciale avec les Européens, à partir du moment où il euh ses porte-paroles et son vice-président vont en Allemagne critiquer le fonctionnement démocratique.

Oui, il y a des interrogations sur la solidité du lien. Pour l'instant, au dernier sommet de l'OTAN, ce n'est pas apparu, mais il y a ce doute et face à ce doute, la seule réponse possible, c'est le renforcement des Européens dans leur propre sécurité. Des interrogations sur la solidité du lien entre l'Europe et les États-Unis.

On a encore beaucoup de questions à vous poser. Jean-Ive Lodrillant, il est 8h46, c'est l'heure du fil info. Éloïse Roger.

Quatre départements toujours en vigilance rouge, canicule aujourd'hui 55 en orange. Les températures vont commencer à redescendre tout doucement. On attend encore 38- 39°gr par endroit à Lyon ou encore à Haus Ouer aujourd'hui.

Quel avenir politique et économique pour la Nouvelle-Calédonie. Cet après-midi, le chef de l'État reçoit plusieurs délégations de l'archipel pour entamer des discussions plus d'un an après les émeutes qui ont fait 14 morts. De nouveaux témoignages recueillis à Beach en Moselle pour des faits d'agression sexuelle selon ici Lauren Ex-Fance Bleu.

Des faits commis pendant plus d'un quart de siècle par l'abbé Joseph d'idelon au collège lycée Saint-Augustin qui est aujourd'hui fermé. 26 personnes ont saisi l'instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation. Et puis la souscription à la chaîne pour regarder la Ligue 1 ouvre dans un mois, début août.

Annonce sur France info ce matin du directeur général de LFP Medéia, Nicolas de Taverna. La filiale commerciale de la Ligue de football professionnel a annoncé la création de sa propre plateforme pour regarder le match. Elle coûtera 14,99 € par mois.

France info le 8 trance info Agath Lambret Jérôme Chapu et toujours avec Jean-Ive Ludriant l'ancien ministre de la défense ancien ministre des affaires étrangères représentant personnel du président de la République pour le Liban. On a beaucoup parlé de Donald Trump depuis plusieurs mois, depuis le 20 janvier, son retour à la Maison Blanche, depuis le début de cette interview. Et on va en parler encore à propos d'Israël et de Gaza.

On se pose cette question puisque Donald Trump assure hier qu'Israël a accepté de finaliser un cesser le feu de 2 mois dans la bande de Gaza. Le président américain est-il en train de remplir ses objectifs de réussir son paris au Prochrient ? J'attends de voir le contenu.

La bonne nouvelle d'une certaine manière, c'est que le président Trump se mobilise pour l'obtention d'un cesser le feu à Gaza. Ça c'est plutôt une bonne nouvelle. Reste à savoir comment il va se mettre en œuvre et s'il va se mettre en œuvre.

Parce que la situation à Gaza est devenue insoutenable. le le comportement de de l'administration israélienne à l'égard du peuple palestinien est indigne. Il est contraire à même à l'histoire d'Israël.

Moi, je suis de ceux qui ont toujours apprécié dans la démocratie israélienne le respect du droit, le respect de l'être humain, une histoire, un narratif un peu humaniste. C'est fini. On est dans un espèce de faillite morale de cet état. qui le met comment à l'exclusion de de l'ensemble de la communauté internationale fa morale d'Israël ou du gouvernement israélien du gouvernement israélien. du gouvernement israélien.

Et donc à vouloir faire la guerre pour faire la guerre, on finit par faire la guerre sans fin. Et je ne je ne vois pas comment le premier ministre Nethaniaou propose une porte de sortie. Pour l'instant, il y en a pas.

On tue des civils, on les affamme, on leur interdit l'aide médicale. Euh on envisage même leur exode, une forme de déportation. Ce n'est plus possible.

Vous avez dit "On va faire un nettoyage ethnique à G ?" J'ai dit nettoyage ethnique. C'est pas je suis pas le seul. euh le le premier ministre Olmert qui était un premier ministre actif et et vigouro dans la défense d'Israël dit la même chose le premier ministre israélien Olmert.

Donc euh il faut que ça cesse euh parce que Israël va être mise au banc des nations. Et si ce que le président Trump veut essayer, bah tant mieux. S'il essaie d'aboutir au cesser le feu, tant mieux.

C'est le seul qui a les leviers d'agir aujourd'hui. Je pense que le fait d'avoir frappé en Iran comme il l'a fait, on redonne de la crédibilité à aux États-Unis, dans la région. Euh cette crédibilité avait un peu disparue lorsque Obama avait refusé de frapper, rappelez-vous, en 2013.

Là, il frappe, euh, il dit que c'est pour une un coup, il estime qu'il a réussi son opération. On a vu tout à l'heure que c'était peut-être plus discutable mais il revient dans le jeu. Alors c'est intéressant parce que on va parler de de du détail des des fuites sur ce sur cet accord qui est en train d'être négocié.

Mais ce que vous venez de nous dire, vous dites que les frappes américaines en Iran ont crédibilisé le discours de Donald Trump. Ça veut dire que d'une certaine manière, il est en train encore une fois de réussir la paix par la force comme il l'avait dit le jour de son invest. Pour l'instant non.

J'ai dit j'ai dit deux choses. J'ai dit qu'il avait frappé que ça recrédibilisait les États-Unis dans la région mais j'ai dit aussi que pour l'Iran, rien n'était réglé. J'ai dit les deux choses.

Donc je vous les rappelle et que et que ça ne peut se faire que dans la négociation. C'est vrai pour l'ensemble et on ne pourra régler la situation et la recomposition de l'ensemble de la région que lorsque la question palestinienne sera en voie d'aboutissement. Autrement, on ne fera rien.

Ce n'est pas possible. jamais par exemple il y aura une régulation une normalisation des relations avec l'Arabie Saoudite s'il n'y a pas un projet pour le peuple palestinien. Alors justement ça fait partie des éléments du plan américano-israélien qui a futé partiellement dans la presse israélienne.

L'un des points de ce plan, ce serait une gouvernance provisoire de Gaza menée par quatre pays arabes. Les chefs du Hamas seraient obligés de s'exiler. Les otages seraient libérés.

Il y aurait un départ volontaire vers des pays d'accueil des Gazaouis qui seraient qui leur seraient proposés euh volontaire et pas imposé. Et en contrepartie, Israël soutiendrait la solution à deux États à condition que l'autorité palestinienne se réforme. Est-ce que ça vous paraît crédible comme base ?

Oui, il y a des éléments possibles et des éléments de crédibilité. D'ailleurs, ça ressemble beaucoup euh au plan de paix proposé par euh les pays arabes, y compris la manière de reconstruire et d'envisager l'avenir de Gaza. Oui, pourquoi pas ?

Euh toutes les efforts, s'il y a le cesser le feu, c'est déjà une avancée. Les otages libérés, une nouvelle avancée, démilitérisation du Hamas, une nécessité. Faire en sorte qu'il y ait une structure provisoire pour assurer la sécurité dans la zone et le retrait des Israéliens de l'ensemble de la zone de Gaza.

Oui, pourquoi pas ? Moi, j'attends de voir de Gaza, mais pas de 6 Jordanie. Ce plan en revanche avaliserait l'annexion de partie du territoire.

C'est quoi ? la réelle politique non pas pour l'instant le plan ne fait que n'est constitué que de fuite. Donc j'attends que cela se manifeste autrement.

On sait pas du point européen par exemple c'est acceptable c'est à voir. On sait que par exemple sur ce sujet-là le premier ministre Nanou n'aura pas de majorité à l'acné euh ne serait-ce que là-dessus. Donc faut voir comment tout cela avance.

Euh mais euh ce qui est certain, c'est que le concept d'une conférence sur la solution à deux États qui avait été initié à la fois par le président Macron et par euh le prince héritier d'Arabie Saoudite Mohamed Bel Salman et redevient d'actualité. Euh il faut que si on veut gérer tout cela, il faut qu'il y ait une discussion internationale pour aboutir à à un résultat. Bref, il y a des éléments nouveaux dans cette situation.

Je vois euh un changement quand même considérable par rapport à l'hypothèse de Gaza Riviera que l'on imaginait il y a encore très peu de temps. Donc si ça dure, pourquoi pas ? Mais il faut mettre les choses sur la table.

On entend des choses qui étaient euh proprement inenvisageables il y a encore quelques mois. On entend par exemple qu'Israël pourrait signer avec son ennemi historique la Syrie. Qu'Israël serait aussi intéressée par un rapprochement avec le Liban.

Je rappelle que vous êtes le représentant personnel du président pour le Liban. Tout ça vous semble vraiment crédible, possible aujourd'hui ? Je vous dis, on ne pourra avancer dans une définition de des rapports de l'ensemble des pays de la région de manière à ce qu'il soit en sécurité que lorsqu'il y aura un projet concernant les Palestiniens.

Autrement, ça ne marchera pas. Et donc, il faut que je les Israéliens se rendent compte. J'ai le sentiment, mais c'est intuitif aussi euh que le président Trump s'est rendu compte de cela.

C'est nouveau. Est-ce que ça va se traduire dans les actes ? On va le voir.

En tout cas, c'est une nécessité. Autrement, ça ne marche pas. Alors, la normalisation n'a pas lieu.

Il faut donc aboutir à cela et euh mettre sur la table un scénario qui pourrait permettre euh une un règlement sur la durée de la question palestinienne qui a été évacuée pendant de nombreuses années, y compris d'ailleurs en partie par les pays arabes. Et vous évoquiez à l'instant euh la conférence sur la solution à deux états initiés notamment par la France qui a été annulée à cause de l'ofensive. Voilà ce qui arrangait bien Israël qui avait fait pression aussi pour que cette conférence ne se tienne pas.

Emmanuel Macron depuis des mois laissait un peu miroiter le fait que la France reconnaisse un état palestinien. Beaucoup redoutaient que la montagne accouche d'une souris. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que vraiment la France a les moyens d'aller au bout sur ce sujet ? La France a été l'initiative. La France a une histoire dans la région.

La France parle à tout le monde. Euh la France est la seule avec l'Arabie Saoudite d'avoir proposé euh euh un un mode de travail qui permettait de d'aboutir à la solution à deux États. Oui, la France joue son rôle bien sûr.

Alors maintenant la nouveauté c'est que on entend mais je vous dis vous dites c'est des fuites. Oui, ce sont des fuites. On verra la prochaine le prochain entretien que j'aurai avec vous.

On verra si ça a marché. Pourquoi pas ? Mais c'est nouveau ?

Est-ce que c'est un changement de pied de la part des Américains ? Pourquoi pas ? observé comme vous d'ailleurs que il y avait une attitude parfois différente de la position américaine par rapport à la position israélienne parce que les Américains ont commencé les négociations avec l'Iran bien avant les frappes israéliennes et il devait en avoir de jours après les frappes israéliennes sur l'Iran au sultan doman il y avait manifestement des avancées qui se profilaient ils avont fait indépendamment de Netaniaou ils l'ont fait indépendamment de Netaniaou aussi lorsqu'ils ont frappé les outils et qu'ils ont permis la sécurité dans en en mer rouge.

Ils l'ont fait aussi en négociant le le le le le la libération d'un otage américain. Bref, ils sont pas toujours en lig ils sont pas toujours en ligne mais là ils ont repris du poids, faut le reconnaître. Alors est-ce que ce poids va servir à permettre un processus de paix de se mettre en œuvre ?

Je le souhaite mais c'est l'avenir qui va nous le dire. Dans la minute qui nous reste, Jean-Vudrien, je voudrais vous entendre sur la condamnation, la confirmation hier en appel de la condamnation de Boem sans salle, l'écrivain franco-algérien, 5 ans de prison, accusation d'atteinte à l'unité nationale en Algérie. François Bairrou d' espérer maintenant des mesures de grâce.

C'est possible ? C'est la la prochaine étape ? C'est c'est insupportable, c'est complètement injustifié.

Euh personne ne pense que ce sont des décisions d'abord de justice. C'est comme pour Christophe Glaise, l'autre journaliste qui vient d'être interpellé. Manifestement, ce sont décisions, des décisions politiques.

Des décisions politiques. Et vous voyez un lien d'ailleurs avec la condamnation 2 jours avant avec ce journaliste. Moi, je sais pas mais en tout cas une décision politique suppose une réponse politique.

Donc la réponse politique, c'est le président Teboun qui peut l'apporter. J'espère qu'il l'apportera. Mais la réponse politique côté français jusqu'à présent parce qu'on a entendu des critiques dans la bouche notamment de Dominique de Villepin sur l'attitude de tel ou tel ministre Bruno Rotaillot pour ne pas le nommer.

Moi, je pense qu'il faut être extrêmement ferme sur nos positions et interpeller le président Teboun qui à un moment donné voulait faire en sorte que les relations s'améliorent entre la France et l'Algérie pour lui dire "Vous avez là l'occasion politique au moment de de la fête nationale qui va se tenir dans quelques jours de faire preuve de mansétude et de poser une réponse politique à un acte politique qui a été posé par l'appareil de justice algérien." Donc c'est votre conseil à la diplomatie française aujourd'hui être ferme avec Alger et leur dire vous avez une occasion, saisissezla. Oui, Jean Ludriillon a été l'invité de France Info ce matin.

Merci à vous et dans un instant sur France info les informés avecat Lambré et Renault Délie. [Musique]