Parcoursup : "On a créé de l'angoisse et des injustices", reconnaît la ministre Sabrina Roubache
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:05OuverteRéponse directe
Vous avez quoi, une impression de deux jours sans fin en ce moment ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Ils vous parlent de quoi, les jeunes ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Il faut changer Parcoursup ou pas ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Ce qui a choqué cette semaine, c'est la façon dont les forces de l'ordre ont agi face à la jeunesse.
- 4:17OuverteRéponse directe
Sabrina Roubache, vous êtes une maman. Ça vous inspire quoi, ça ?
- 6:16OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est lui que vous allez soutenir à la présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:21Invité politiqueFait
« On a connu, nous, le tirage au sort. Est-ce que c'était plus juste ? Non. »
- 2:32Invité politiqueFait
« Je pense sincèrement qu'il faut aussi des mesures territorialisées selon les formations. »
- 2:54Invité politiqueFait
« on a créé des dysfonctionnements et de l'angoisse et des injustices, parce que vous savez, le mieux est l'ennemi du bien, toujours. »
- 4:20Invité politiqueFait
« Alors, hier, je vous le dis, une enquête IGPN, donc la police des polices, s'est saisie évidemment de cette enquête et c'est normal. »
- 4:57Invité politiqueFait
« on parle d'enfants, on parle d'adolescents, donc le maintien de l'ordre, les doctrines ne sont pas les mêmes. »
- 5:49Invité politiqueFait
« La réalité, c'est qu'on doit bien sûr soutenir nos forces de l'ordre et on doit le faire, bien sûr, avec mesure, proportionnalité. »
- 7:10Invité politiqueFait
« arrêtez de dire et arrêtez, je ne veux plus entendre nulle part que ce sont les enfants des lycées pros qui foutent la pagaille parce que c'est faux. »
Temps de parole
- Sabrina Roubache70 %
- Présentateur15 %
- Présentateur 27 %
- ?6 %
- Locuteur non identifié2 %
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Ici Provence, ici Matin. Il est 7h46, l'invité d'ici Provence, David Oussiou, pour parler de la jeunesse en crise. Trois semaines de colère déjà, les lycéens ne lâchent rien, une nouvelle vendée de mobilisation va commencer avec un appel à bloquer encore les établissements, soutenu par plusieurs syndicats de profs. Ce qu'a dit le Premier ministre hier ne semble pas changer grand chose, Sébastien Lecornu promet des premières décisions après les vacances de la Toussaint, et il fallait voir la tête des lycéens devant les écrans à l'écouter. Les premières
décisions du gouvernement seront présentées
à la fin du mois d'octobre.
Il nous refait des promesses et en fait il ne
va
rien faire.
Et les heures de dialogue proposées par le gouvernement.
Pas
un franc succès, le premier syndicat des chefs d'établissement affirme qu'il refuse de mettre en place ce qu'il considère comme être une mesure totalement improvisée, et ne leur parlez pas des courants distanciels qui souvent tournent au fiasco, il va falloir s'attendre à voir du monde aujourd'hui encore, notamment à Marseille et à Aix. Bonjour Samrina Roubache.
Bonjour, bonjour à tous les auditeurs.
Bienvenue, vous êtes ministre déléguée chargée de l'enseignement et de la formation professionnelle et de l'apprentissage, très important. Vous avez été élue à Marseille, on le rappelle. Vous avez quoi, une impression de deux jours sans fin en ce moment ?
Non, non, non. Ce que je sens, ce que je vois hier, j'étais à Dreux. Je suis allée dans un lycée à Dreux rencontrer les lycéens, la communauté éducative, les élus. Tout le monde s'est mobilisé, le président de la région Centre-Val-de-Loire, tout le monde était là, le maire de Dreux, les jeunes. Et les jeunes m'ont parlé, très franchement, parce qu'ils ont compris peut-être aussi que j'avais ce caractère-là et qu'ils pouvaient s'adresser à moi de la manière la plus cash et la plus simple possible. Ils vous parlent de quoi, les jeunes ? Ils vous parlent des temps scolaires. Je rappelle, et vraiment, je le fais systématiquement. L'année dernière, le président de la République avait dit, il faut
absolument
revenir sur les temps scolaires parce que c'est un sujet. Et il lance la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant. Et il ne
se
passe rien ? Non, il ne
se
passe rien. Balayé d'un revers de main par quasi toute la classe
politique,
opposition et tout le monde. D'accord ? De quoi vous parlez, les jeunes,
de
cette... De Dreux à Marseille. De Dreux, c'est en Heure-et-Loire. Ils vous parlent des temps scolaires. Les jeunes,
ils
vous parlent de le manque de transparence, par exemple, sur Parcoursup. Il faut changer Parcoursup ou pas ? Il faut perfectionner Parcoursup. Notre époque, pardon, moi je suis de 76, je vais avoir 50 ans bientôt, on a connu, nous, le tirage au sort. Est-ce que c'était plus juste ? Non. Je leur ai expliqué, ils ne savaient pas, les jeunes.
Qu'est-ce
qu'il faut changer dans Parcoursup
?
Je pense sincèrement qu'il faut aussi des mesures territorialisées selon les formations. Je pense que d'avoir voulu mettre toutes les formations absolument au même niveau, que ce soit, je vous dis n'importe quoi, les grandes écoles, les écoles d'ingés, par exemple, avec les IFSI, qui forment nos infirmiers et nos infirmières, et bien je pense que c'est ça
qui
pose un vrai sujet d'angoisse pour les parents et pour les élèves, et qu'à force de vouloir de l'égalitarisme partout, on a créé des dysfonctionnements et de l'angoisse
et
des injustices, parce que vous savez, le mieux est l'ennemi du bien, toujours. Et que oui, c'est perfectible, oui, on a encore beaucoup de marge de progression, mais la réalité, c'est qu'hier, le Premier ministre, il dit quoi ? Il dit, j'ai ouvert le dialogue, là il faut discuter, et moi, si vous me le permettez, le dialogue dans les établissements,
ça
existe déjà, ça se fait, moi je l
'ai
connu à mon époque.
Si ça se faisait,
on n'en serait pas là,
Sabrina Roubach. Non, le
dialogue, je vous parle des chefs d'établissement, non, pardon, je vous parle de la communauté éducative, non, non, non, je vous parle des CPE, des proviseurs et des secrétaires généraux à qui on ne rend jamais hommage. Vous savez ce que fait un secrétaire général dans un lycée ? C'est celui qui gère absolument tous les problèmes matériels et qui fait en sorte que l'établissement puisse fonctionner, notamment quand il y
a
des dégradations, et qui permet à tout le monde d'avoir cette continuité pédagogique. On voulait le rendre hommage.
Sabrina Roubach, ce qui a choqué cette semaine et la semaine dernière, beaucoup de Français,
c
'est la façon dont les forces de l'ordre ont agi face à la jeunesse. Je voudrais que vous écoutiez cet élève dans le 5e arrondissement, lycée Marie Curie. Côté ce qui lui est arrivé.
On était juste assis, on ne mettait pas le feu,
on
était tranquilles en fait, il y
avait
même les profs avec nous, et d'un coup, il y a un CRS qui m'attrape, il y en
a
un autre qui arrive par derrière et qui met un coup de matraque dans la tête. C'est très fort. Il
a fini aux urgences. Je sais. Sabrina Roubach, vous êtes une maman.
Maman, avant
tout.
Ça vous inspire quoi, ça ? Pourquoi on frappe
sur les lycéens ?
Alors, hier, je vous le dis, une enquête IGPN, donc la police des polices, s'est saisie évidemment de cette enquête et c'est normal. J'ai écouté le témoignage, bien sûr, de ce jeune et d'un professeur qui était là, et de rappeler des choses fondamentales.
La
police, elle est là pour préserver, pour protéger les biens et les services,
et les
gens, d'accord ? Ils sont là pour protéger, nous protéger. La réalité, c'est que le maintien de l'ordre, quand il s'agit des enfants, parce qu'on rappelle les choses, on parle d'enfants, on parle d'adolescents, donc le maintien de l'ordre, les doctrines ne sont pas les mêmes. Moi, qui viens du ministère de l'Intérieur, qui était ministre de la Soiété et
de
la Ville, je peux vous garantir que ce n'est pas du tout la même manière d'agir. Est-ce qu'on manque d'empathie quand on fait ça ? Je
parle d'empathie parce que c'est le mot du Président.
Déjà, alors je vais vous dire, votre servitrice, l'empathie, pourquoi hier, par exemple, j'ai pu rester 5 heures dans ce lycée, déjeuner avec les lycéens qui avaient bloqué ? Je n
'en doute pas, mais les forces
de l'ordre, est-ce qu'elles ont manqué d'empathie ?
Non,
vous savez, alors peut-être qu'hier, je vous dis, c'est pour ça qu'il
y a
une enquête IGPN. La réalité, c'est que je ne veux pas, je ne veux pas, et il
ne
faut pas le faire. C'est dangereux de le faire. Les forces de l'ordre sont soumises aussi à une extrême violence
de
certains éléments qui sont là pour faire le mal, on va dire les mots, pour faire le mal, pour casser, pour brûler et pour exploser notre société. La réalité, c'est qu'on doit bien sûr soutenir nos forces de l'ordre et on doit le faire, bien sûr, avec mesure, proportionnalité. Et vous parlez de l'empathie, je vous rappelle que les forces de l'ordre, eux-mêmes ont des enfants, on a tous des enfants, enfin quasi tous. Donc je pense qu'opposer tout le monde, les choses comme ça, il faut les condamner. Quand il y
a
des violences d'un côté comme de l'autre, il faut les condamner. Avec la violence, on n'arrivera nulle part à part au chaos.
Sabrina Roubache, cette musique,
ça
vous rappelle quelque chose ou pas
?
L'heure de vérité. Édouard Philippe, ce soir, on est l'invité sur France 2. Est-ce que c'est lui que vous allez soutenir à la présidentielle ?
Moi, je l'ai dit, alors franchement, j'ai été, je pense, on ne peut plus clair. J'avais soutenu le président de
la
République, c
'est
mon premier engagement politique.
Donc vous attendez ce que le président de la République
disait quelque chose ? Non, moi, vous savez quoi
? Le président de la République et le Premier ministre m'ont nommé en février, donc m'ont demandé de revenir au gouvernement.
La
seule chose dont je sois sûre, c'est que ma loyauté et ma fidélité au président de la République, elle sera
pour
toujours. Ce
n'est pas ma question.
Non, mais moi, c'est ma réponse. Vous la connaissez, celle
-là.
Non, pour l'instant, vous
ne
me donnez pas de nom. Non, non, pour l'instant, je suis surtout sur mon périmètre, parce que, pardon, mon périmètre, c'est les lycées professionnels qui, je vous le dis, et je le dis aux journalistes, j'en profite d'être sur votre plateau, intéressent très peu la classe médiatique, et ça m'enquiquine pour ne pas dire autre chose. Et la réalité, encore une chose, sur les lycées professionnels, arrêtez de dire et arrêtez, je ne veux plus entendre nulle part que ce sont les enfants des lycées pros qui foutent la pagaille parce que c'est faux.
Merci Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l'enseignement, de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Et à la maison, puisqu'à Marseille,
voilà,
chez moi. Tiens, il a chanté Marseille.
C'est bien
d'avoir son... Ça sera chez moi pour la vie.
Il a chanté Marseille, c'est Patrick Thiori, qu'on va écouter tout de suite avec Le Chant est Libre. Ici Provence, ici Matin.
Il
y a une ombre sur le tableau,
pourtant
le soleil brille bien beau, tout est beau.
C
'est l'été sur la terrasse, oui mais le mal qui le terrasse
est
indifférent aux saisons.
Il a servi ses cafés, grand sourire, tout le monde était content.
Sabrina Roubache