La France a-t-elle les moyens de faire face aux incendies ?
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ose de découvrir la nature qui va rencontrer l'art. Les sentiers de l'été nous emmèneront en la sculptures en liberté à Altier. Mais tout de suite et pour notre dossier de l'été et bien nous allons parler de ce qui se passe bien sûr dans l'Aude avec cet axe que je vous propose.
La France a-t-elle les moyens de faire face aux incendies ? Quand on dit la France, il y a évidemment tout ce qui se passe avec les Canadaires, avec tout ce qui est flotte pour pouvoir les les combattre, mais aussi nous en tant que particulier, est-ce que l'on peut aussi faire face aux incendies et peut-être en prévention, on en parlera parce qu'on aura également le directeur de l'agence de l'ONF, donc des forêts et responsable prévention de la massif, madame Jeanvrin qui seront avec nous en deuxème partie de rendez-vous. Mais tout de suite dans l'autre, vous le savez, ce feu n'est toujours pas fixé.
On en parle et c'est sur Sud Radio dans les routes de l'été. Sud Radio, le dossier de l'été. Clément Bargin, les dégâts sont considérables.
C'est le plus gros incendie du 21e siècle. Oui, au moins 16000 hectares de végétation et de pin sont partis en fumée depuis mardi après-midi. Pour vous donner une idée, c'est plus que la surface de Paris.
Alors, le feu a diminué dans sa progression, mais le combat continue. Les pompiers espèrent pouvoir le fixer dans la journée. Plus de 2000 soldats du feu et 500 engins sont toujours mobilisés dans l'eau.
Incendie qui a fait au moins un mort selon le dernier bilan de la préfecture. Une femme de 65 ans qui a refusé d'évacuer son domicile. Trois personnes sont toujours signalées disparues par leurs proches.
Il y a également deux blessés civils dont un grièvement et on compte 11 blessés chez les sapeurs pompiers. Les dégâts sont considérables. Paysage de désolation dans de nombreuses communes. 36 habitations brûlées ou directement impacté.
Beaucoup de terres agricoles également. Ce matin sur Sud Radio, Olivier Verdal Vigneron à Saint-Laurent de la Cabreris témoigner sur notre antenne. Je peux vous dire qu'à 15 jours de l'avandage, là je suis sur une parcelle Carignan où il y a il y a 50 ars de de carignan que mon grand-père avait planté.
Euh je peux vous dire qu'il y a 20 souches qui restent qui sont vertes. Voilà, c'est un massacre, c'est une désolation, c'est un massacre. C'est un massacre d'autant plus économique.
Je sais pas comment va se relever de ça. Surtout que on vient de passer 4 ans de de petites récoltes, de très petites récoltes où la sécheresse nous a pris et voilà les Vignerons qui demandent le soutien de l'État. La ministre de l'agriculture se rendra sur place la semaine prochaine.
Au niveau de l'enquête, les investigations se poursuivent. L'origine du foyer a été identifiée. Reste à comprendre les circonstances de cet incident.
Un appel à témoin a été lancé par la gendarmerie. Merci beaucoup hein Clément Bargan. Alors pardon Clément Bargain, la France est-elle vraiment armée pour faire face à ses feux d'ampleur ?
On en parle dans notre dossier de l'été sur Sud Radio dans les routes de l'été. Je vais déjà en déjà vous proposer d'intervenir hein au 0826 300. Vous n'hésitez pas Manu vous accueille au standard ou sur la page Facebook de Sud Radio.
On va accueillir pour commencer ce sujet Sophie Pantel qui est député de l'Azer, cor rapportrice d'un rapport parlementaire tout juste publié au mois de juillet dernier sur la maintenance et le renouvellement des moyens aériens de la sécurité civile. Bonjour madame la députée. Bonjour.
Bonjour madame Pantelle. Pourquoi ce rapport a été fait et et vous a été commandé ? Alors, ce rapport euh c'était une demande de mon groupe, c'est dans le cadre des droits de tirage que l'on a euh pour pouvoir rédiger des rapports dans le cadre du printemps de l'évaluation puisque avec mon collègue Damien Modé, nous sommes coapporteurs du budget sécurité civile.
H que vous disent les les pompiers puisqu'on parle aussi de l'actualité, vous les avez eu sur le terrain dernièrement vous ? Oui. Enfin, moi je je connais ceux qui sont partis en renfort.
Euh en fait, moi je voulais vraiment avoir une pensée pour ces hommes et ces femmes qui luttent au quotidien. Euh une pensée pour la victime, ses proches et puis euh tous ceux qui se mobilisent. Et vous avez parlé tout à l'heure de la question de la résilience de la population et je pense que c'est un sujet pour l'avenir.
H et une pensée aussi, je m'accorde avec vous pour tous nos amis agriculteurs et et Vignerons et tous ceux qui ont tout perdu quoi qu'il en soit. Tous ceux qui sont victimes. Ouais.
On va parler d'état actuel de la flotte française. Est-ce à votre avis suffisant ? Combien d'aéronefs avons-nous actuellement en tout ?
Nous aujourd'hui l'état la flotte nationale c'est 60 aéronef. En fait, on a une flotte qui est dimensionnée pour répondre au département du sud de la France du pourtour méditerranéen. Euh et aujourd'hui, bah avec une augmentation de 2°gr entre 1900 et aujourd'hui, euh on voit bien qu'il y a un changement climatique.
Je je le dis, il y en a encore qui sont qui sont sceptiques, mais bon, c'est une réalité. Et donc, par exemple, en 2022, ce sont 90 départements qui ont été concernés par les incendies. alors pas tous sont pas tous des incendies de avec la même intensité, mais en tout cas on voit bien qu'aujourd'hui tout le territoire national pourra être concerné et donc il faut non seulement renouveler la flotte mais il faut pouvoir amplifier les efforts et s'inscrire aussi dans une démarche de solidarité et complémentarité avec la flotte de l'Union européenne qui qui a réagi, je crois hein d'ailleurs.
Oui, parce qu'en fait au niveau de l'Union européenne, il y a une stratégie de prévention des risques qui a été adoptée là récemment. Il y a des moyens supplémentaires qui ont été inscrits aussi et on a ce qu'on appelle le programme rescue et qui permet en fait cette solidarité entre les États-membres puisque euh la Commission européenne finance des appareils aux États-membres qui sont candidats, mais évidemment ces appareils sont réquisitionnés euh si l'un des Étatsmembres bah en a besoin et la Commission européenne peut récupérer ses appareils. C'est pour ça qu'il est aussi important de pouvoir conserver une flotte nationale suffisamment dimensionnée.
Aujourd'hui, on sait qu' on parle les Canadaires en particulier, il y en a 12 sur le le département de l'Aude. À votre avis, c'est suffisant plus les dashes entre autres. Mais alors aujourd'hui, on est dimensionné pour répondre au feu du sud de la France.
On a 12 Canada en effet avec deux qui sont en commande qui devront arriver en 2028. On peut dire que c'est peut-être sur ce type d'aéron sur lequel on a du retard. Euh sur les dashes, il y en a huit, il y en a six qui ont déjà été renouvelés.
Et sur euh les hélicos, euh on en avait 36. Aujourd'hui, on est à 37 puisqu'il y a eu une commande en 2023 de 40 hélicos euh qui servent aussi bien à la sécurité civile, donc secours euh aux personnes que pour la lutte contre les incendies. Donc 2028, ce qui est relativement proche 2028 2029 au plus tard, les 40 auront été renouvelés.
On a un dispositif 2028, ça vous paraît tard ou parce que là vous on est quand même sur une flotte assez vieillissante, non ? Est-ce qu'on on a un problème ? On a on a on a une flotte qui vieillit mais les Canadaires euh ce sont des avions solides.
Le le fait que la flotte vieillisse, ça implique en fait une maintenance, un coût sur la maintenance qui est euh évidemment chaque année de plus en plus euh élevée et avec parfois l'obligation en fait de de louer des appareils. Aujourd'hui, l'État français a deux contrats et peut louer jusqu'à 16 appareils supplémentaires. On a les 60 en flotte euh nationale et nous pouvons en louer 16 16 de plus.
Mais lorsque en fait le climat change, les besoins sont les mêmes partout et donc ça veut dire que petit à petit en fait on aura aussi des tensions sur la location. Et nous ce que nous disons aujourd'hui, c'est puisqu'on a pris un peu de retard sur le renouvellement des caladaires et ben réorientons finalement les moyens financier pour soutenir une filière française, retrouver de la souveraineté sur la flotte aérienne, en particulier sur les bombardiers d'eau, d'autant plus qu'on a des entreprises françaises qui qui avancent bien et qui seraient en mesure avant 2030 de de proposer les premiers bombardiers d'eau. Oui, parce que Sophie Pantel, vous qui êtes député socialiste de l'AER et coraportrice du rapport parlementaire sur la Maintenance des Canadaes, vous proposez de sortir de la dépendance entre autres à une entreprise canadienne qui est Aviland.
C'està-dire qu'aujourd'hui, on a qu'une seule entreprise dans le monde qui s'appelle des Aviland qui est donc située au Canada comme vous venez de l'indiquer qui est dans une situation de monopole. Et donc euh en 2022, lorsque le président de la République a annoncé le renouvellement en fait, enfin l'achat de de 16 canadiens, le renouvellement de 12 + 4 euh en en fait euh entre le moment où ça a été annoncé et le moment où la Commission européenne euh a a négocié, il a fallu trouver d'autres Étatsmembres qui soient partenaires puisque sinon dès n'acceptait pas de relancer la chaîne de fabrication. Et puis euh ça a été deux années très longues de de discussion parce que tous les pays de l'Union européenne en fait ne n'avaient pas forcément les mêmes besoins ou la même vision sur les équipements euh qui devaient euh être demandés euh pour chaque appareil.
Voilà, donc c'est vraiment important. Je pense que quand on a connu la période Covid, quand on voit les mégafeux sur le continent américain, on n'est pas à l'abri. Euh voilà qu'en cas de pénurie ou de manque d'appareil, la priorité euh je pense pas que ce soit l'Europe qui soit une priorité à ce moment-là et ces appareils après euh pourraient aller uniquement euh ou en priorité sur le continent américain.
Donc il faut vraiment retrouver une souveraineté nationale et s'inscrire aussi pleinement dans le cadre du programme de l'Union européenne parce que quand on a des mégafeux, ben on a besoin de la solidarité pour tous. Et puis là on est complètement dans le vif du sujet malheureusement. Euh d'ailleurs les mégafeux européens, on parle de l'aud parce que c'est quand même historiquement l'un des feux les plus incroyables et les plus dramatiques qui existent.
Mais ça coûte combien un Canad ? C'est est-ce qu'on a alors que par exemple la France est est déficitaire en ce moment les moyens réels de pouvoir réinvestir dans des usines qui feront des Canadaires en France par exemple ou en Europe pour être plus près et est-ce qu'on en a les moyens financiers ? Parce que ça ça coûte très cher Canada.
Alors euh quand quand on achète un appareil à Davland, en plus du coup de l'appareil, il faut rajouter évidemment tous les équipements pour que ça puisse fonctionner et il faut rajouter des droits de douane. C'est un autre petit sujet très actuel. D'accord.
Très actuel. Euh voilà. Et quand on rajoute bah le tout cumulé, on arrive à peu près à 60 millions d'euros.
Voilà. Donc c'est moi je pense que en France on peut être en capacité à produire en plus pour pour moins cher. Mais en tout cas on a une très belle filière industrielle aéronautique en France.
On a plusieurs entreprises he une qui s'installe là dans les bouuron et qui est vraiment en capacité de de fournir un un bombardier d'eau avant avant 2030. Et de l'autre côté pour patienter, il faut utiliser le rétrofit. C'est-à-dire qu'en fait, on peut utiliser des appareils qui sont déjà là et on va les équiper avec par exemple un kit de largage.
Ce sont des appareils qui servent aujourd'hui à faire du fret, voir du transport, voir des avions militaires comme le A400M que l'on voit ben qu'on a vu encore à Mayotte récemment, enfin sur sur tous les gros événements. Euh et il y a eu des tests pour pouvoir rajouter des kits de largage qui sont plutôt satisfaisants. même si aujourd'hui tout ça est pas homologué ni validé, mais on voit qu'on a des pistes pour permettre de patienter.
Euh alors évidemment pour le moment avec un coup de maintenance important pour les Canadaires, d'autant plus que les Canadaires, il y a souvent un problème d'érosion. Vous savez que ce sont des avions amphibiens, c'est-à-dire des avions qui peuvent écoper euh sans être obligé en fait de se poser au sol, hein. Ils peuvent et mais ces avions avaient été fait pour les grands lacs canadiens et donc quand ils écopent en mer, ben on a les problèmes de corrosion que que l'on connaît.
H il y a Brigitte sur la page Facebook de Sud Radio qui dit "Voilà l'énotique chez nous et en Europe se porte plutôt bien. Il faut construire chez nous." Euh d'ailleurs je faut construire chez nous.
Ouais. Je je voudrais juste revenir sur ce que vous venez de dire précédemment, c'est que tout ce qui est la possibilité de rétrofiter des d'autres d'autres bâtiments de l'armée et cetera, mais on a une problème de longueur administrative. Vous dites "C'est pas homologué et cetera." À quel moment on pourrait pas un petit peu mettre un coup de pied dans la dans la fourminière et faire accélérer ce type de chos ?
Mais ça se ça se fait déjà sur un appareil qui s'appelle le la TR. Ça se fait déjà le le rétrofit se fait déjà. Déjà des appareils.
Voilà. Sophie, je suis d'accord. Mais vous dites il est pas encore homologué.
Donc ça veut dire pour l'instant il peut pas il peut pas faire. Non là là il y a eu au printemps il y a eu sur parce que je vous ai cité le le la A400M donc sur la 400M il y a eu il y a eu des des premiers tests qui se sont très bien passés. Euh là il devait y en avoir une deuxième série de tests avec des quantités plus importantes d'eau.
Euh voilà. Après moi je pense qu'il faut il faut pas non plus se précipiter. Il faut pouvoir vraiment assurer la sécurité à commencer des des pilotes mais aussi de la population.
Et euh voilà, mais il y a déjà des des solutions de de rétrofit qui sont euh qui sont possibles. Après, la la l'actualité, la réalité euh le changement climatique nous rattrape. Il va beaucoup plus vite que nous quand on voit nos les feux qui prennent partout, y compris qu'ils deviennent de plus en plus extraordinaires dans le sens extraordinaire, pas dans le sens positif du mot.
C'est vrai qu'il faut il faut bouger très vite maintenant. on a plus le temps de d'attendre entre guillemets. Ah mais en tout cas c'était le sens de nos deux rapports aussi bien au moment du vote du budget l'année dernière que que ce rapport dans le cadre du printemps de l'évaluation que le groupe socialiste a demandé.
Euh moi je pense que ce qui est important aussi c'est de préparer la population et par exemple il peut y avoir des réserves communales euh citoyenne qui peuvent euh du coup venir en renfort des chapeurs pompiers notamment sur la logistique euh pour euh pour prévenir euh anticiper. Euh il y a il y a des nettoyages à faire. Il va quand même falloir aussi qu'il a qu'il y ait une législation en tout cas une réglementation qui soit appliquée parfois avec un peu plus de discernement.
Aujourd'hui, il y a beaucoup de choses que l'on ne peut plus faire et puis on se rend compte que lorsque bah il y a plus il y a moins d'agriculteur, lorsqu'on a moins de coupe feu et ben c'est aussi euh on on donne à manger au feu et avec toutes les conséquences que ça peut avoir. Et puis vous avez les plans communaux aussi qui peuvent être mises en place. Il faut en anticiper ces situations pour que chacun bah au moment de la crise puisse être le plus efficient et efficace.
H merci beaucoup d'être intervenu. Sophie Pantal, député socialiste de l'AER, corapportrice du rapport et peut-être si si je peux me permettre et et aussi peut-être réapprendre, répéter à chacun euh voilà, on jette pas une cigarette, on fait pas un barbecue dans la forêt, enfin des choses qui nous paraissaient il y a quelques années mais tellement évidentes. Et et aujourd'hui, bah on a l'impression qu'il faut réapprendre aux uns et aux autres aussi à vivre à côté de de la nature puisque la plupart des départs de feu sont de d à l'humain.
Voilà. Si le réchauffement climatique accélère les choses, ne Ouais. 9 feux sur 10 sont liés à la main humaine, même si quelquefois elle n'est pas consciente, elle ce n'est pas fait de façon euh je sais plus comment on dit, coupable entre guillemets.
Merci en tout cas. Vous m'avez offert la la voilà volontaire. Merci.
Vous m'avez offert la transition parfaite Sophie Pantel car juste après vous et bien on va parler de tous les gestes à adopter prévention, forêt gestes à adopter. Est-ce que l'on peut nous aussi essayer d'éviter et de préparer de ne pas passer à l'irréparable ? Merci beaucoup d'avoir été avec nous Sophie Pantel, député socialiste de l'azer corapportrice du rapport parlementaire sur la maintenance des Canadaires que vous trouvez sur le site du Sénat.
À tout de suite pour la suite de notre rendez-vous. Dossier de l'été. Et on continue sur ce sujet.
La France a-t-elle des moyens de faire face aux incendies ? On a fait un point sur les Canadaires il y a de cela quelques instants avec Sophie Pantel qui a commis avec un de ses collègues un rapport parlementaire sur la maintenance des Canadaires et qui demande à ce que l'on puisse retrouver en France la construction de nos Canadaires. Ça c'est quand même aussi très important.
Et puis maintenant et bien on va passer à nous, oui, vous qui nous écoutez et moi, c'est-à-dire nous les Français. Comment on peut faire face aussi aux incendies ? Est-ce qu'on en a les moyens ?
Alors, il y a l'ONF bien sûr, l'Office national des forêts. On verra en deuxième partie aussi avec Marie-Pierre Jeanvrin des bons gestes à adopter chez chez nous parce qu'on voit bien que le feu maintenant avec la sécheresse, le changement climatique peut arriver partout et pas simplement que dans le sud ou dans la région ouest de la France. On va commencer avec vous Julien Panchou.
Bonjour. Bonjour. Bonjour aux auditeurs.
Directeur de l'agence ONF Bouche du Rône dans le VOCLUS très exactement. Office national des forêts. Un mot de votre part sur ce qui se passe actuellement euh sur l'Aude.
Bah, en ce moment, on avait euh tout le cocktail pour que ça puisse euh pour qu'on puisse avoir un grand feu et malheureusement, il s'est déclaré. Donc euh donc évidemment euh enfin, on s'y attendait. C'était le feu qu'on attendait depuis depuis euh plusieurs années mais voilà, il est enfin arrivé et malheureusement vous y attend.
Si attendez parce que les les les conditions d'évolution du climat sont telles que on a des sécheresses de plus en plus répété et puis des phénomènes un peu extrêmes. Donc là, on avait le cocktail parfait avec une sécheresse importante, de la végétation, des températures chaudes et puis un vent important. H voilà, c'est c'est ce qui a fait que que il s'est déclenché, qu'il est allé aussi vite.
H al on parle évidemment de ce que l'on peut faire. Est-ce qu'on a les moyens de faire face aux incendies ? Alors, avec vous Julien Penchou, puisque vous êtes, je le rappelle, entre autres directeur F pour les bouches du Rône et le Vaclus, quels sont les changements les plus notables depuis des années que vous avec l'ONF vous avez mis et vous avez mis en place pour la gestion des forêts ?
Ben nous, on a une mission dans le cadre de la la surveillance des massifs qui nous est confié par l'État. Euh donc c'est une mission d'intérêt général et donc euh elle consiste à à mettre en place des patrouilles, deux types de patrouilles. On a des des patrouilles qui interviennent sur les feux naissants.
Donc euh c'est des patrouilles qui sont armées de porteur d'eau et qui euh interviennent sur les départs de feu euh dans des secteurs en essayant d'intervenir le plus vite possible et avant les pompiers. Donc c'est ce qui fait que tous les feux qui éclosent ne vont pas jusqu'à un feu déclaré. Euh c'est typiquement le MO qui va tomber et sur lequel on va pouvoir intervenir rapidement.
On a également des patrouilles de prévention et d'intervention euh qui permettent de rencontrer le public, donc au plus près euh des personnes qui euh sont en forêt et euh d'essayer de leur rappeler euh les bons gestes pour euh pour faire en sorte qu'il y ait pas de de départ de feu. Donc ça c'est effectivement, excusez-moi parce qu'on va trop vite que vous mettez au quotidien. Moi, quand je parlais de gestion de forêt également, euh excusez-moi de vous avoir coupé l'appareil, Julien Pochot, mais c'est est-ce qu'on doit réinventer, repenser la forêt des essences différentes selon les régions à mettre des essences peut-être un peu moins susceptibles de brûler vite avec des plans de dessin des forêts en y incluant de grandes allées tellement comme ils ont fait du côté de la Gironde suite au grand feu qu'on avait découvert et qu'on avait vécu dans les Landes où il y a des grandes grandes grandes allées qui sont des coupfeux.
Voyez ce que je veux dire ? La gestion des forêts, ça peut aussi passer par là. Tout à fait.
Alors euh le l'adaptation des forêts au changement climatique, ça c'est une autre mission qui euh nous incombe. Et euh là l'idée c'est de pouvoir adapter les plantes au climat de demain. Mais en fait quand vous avez un grand feu qui arrive, quel que soit l'essence euh en fait le la chaleur est telle que toutes les essences brûlent de de la même manière.
Donc, il y a pas vraiment de choix d'essence qui serait adapté et qui permettrait de ralentir le feu. En revanche, ce que vous évoquez, c'est-à-dire le fait d'avoir des pistes euh bien placées, donc là c'est une habitude qu'on a déjà dans le les zones sud, notamment toute la zone du pourtetour méditerranéen, mais également dans les les secteurs de Gironde. Et en fait, on travaille dans ce qu'on appelle les plans de massif.
On analyse à l'échelle d'un massif forestier d'où peut venir le feu et qu'est-ce qu'il pourrait brûler en fonction des vents dominants, en fonction de tout ce qu'on connaît des éléments du de ce massif, des pentes et cetera. Et donc on définit un un quadrillage euh constitué de pistes qui permettent aux euh forces de lutte, aux pompiers d'intervenir plus facilement s'il y a un feu et de mettre en place euh le cas échéant des coupes-feux euh sur certains gros massifs. Ouais.
Et puis le débroussaillage également on en parle et là nous aussi on est acteur de cela autant dans nos dans nos jardins ou surtout quand on est en en lisière comme ça de forêt et autres. Le débroussaillage vous le faites aussi dans les forêts qui sont à risque. Tout à fait tout à fait.
Ça fait partie de la mission qui nous est confiée par l'État donc la mission d'intérêt général. Donc on a des personnels de l'ONF qui entretiennent en fait les ce qu'on appelle les bandes débroussaillées de sécurité ou les obligations légales de débroussaillement le bord au bord des de ces pistes et qui permettent d'entretenir 10 15 20 m 100 m parfois selon les endroits en fonction des enjeux. Ouais.
Merci beaucoup Julien Penchon d'avoir été avec nous. Euh vous qui vous êtes le directeur de l'agence de l'Office national du taureau de forêt pardon des Bouches du Rô et du Vaclus là en ce moment juste avant de retrouver notre deuxième invité euh on est aussi en alerte rouge chez vous. Oui tout à fait hein.
Il y a beaucoup de massifs qui sont fermés. Il faut bien regarder pour cela le site de la préfecture de la préfecture de département. Chaque des départements est différent et sur chaque site de la préfecture, il y a l'ensemble des éléments qui permettent de savoir si les massifs sont ouverts, si on peut y aller ou pas.
Et puis les gestes mais vraiment mais basique de bon sens. Pas de Mego, on ne lance pas sa cigarette et pas de barbecue en ce moment évidemment. Bon, merci beaucoup Julien Panchou.
J'ajouterai j'ajouterai à ça. Je vous remercie aussi, mais je je j'ajouterai à ça deux autres éléments. C'est vraiment euh de bien réaliser les obligations légales de débroussaillement lorsqu'on y est soumis autour de sa maison.
Et j'ajouterai aussi à ça le fait de pas faire de travaux à risque. Euh donc ça peut être de disqueuses, ça peut être aussi des broussailleuses dans les les jours où c'est interdit. Et ça pour ça, il faut regarder le site de la préfecture.
Et ben, merci beaucoup. Allez, tout de suite, on continue hein d'ailleurs de parler des des bons gestes à adopter chez soi. On accueille tout de suite Marie-Pierre Jeanvrin qui est avec nous.
Bonjour Marie-Pierre. Bonjour. Bonjour.
Responsable de prévention la massif que je connais bien par ailleurs. Euh voilà, je voudrais qu'on parle vraiment des bons gestes à à adapter chez soi. Donc tout ce qui est débroussage, on vient d'en parler, les aiguilles de pain, allez-y parce que là, on est vraiment sur le pratico pratique et on peut le répéter.
Oui. Alors nous à la massif, on conseille un certain nombre de choses. Bien sûr avant le feu, c'est d'anticiper.
Donc ce qu'on rappelle souvent hein, alors là monsieur Plenchon l'a rappelé, c'est d'être à l'écoute des consignes des autorités notamment des préfectures bien sûr et d'être vigilant en cas d'alerte mais c'est de se tenir prêt à tout moment. Donc ça veut dire quoi ? En tant que bah assureur, nous on insiste aussi sur le fait de prendre des photos de ses biens de son mobilier.
Et c'est après ce qui a été rappelé là, c'est d'entretenir régulièrement euh les alentours, son jardin. Donc débroussailler bien sûr, nettoyer régulièrement aussi la la façade de sa maison, la toiture, les gouttières, ça c'est des éléments importants. S'assurer aussi qu'on a pas des combustibles euh enfin dans le jardin, on va on va les ranger.
Vous voyez le gaz, le fiou, le bois, on on met on enentasse pas ça n'importe où. Et puis c'est d'éliminer bien sûr les potentiels déclencheurs de feu, hein, tout ce qui va être, vous l'avez dit, les méga mais il y a aussi les morceaux de verre, les restes de travaux de bricolage. On évitera bien sûr le barbecue, tout ce qui est travaux de type disqueuse comme vous l'avez dit et puis de prévoir alors nous on le rappelle aussi de prévoir des des zones d'arrivée d'eau autour de sa maison.
Ça c'est important aussi des tuyaux d'arrosage, des des points d'eau à chaque pignon de sa maison. Ça c'est des éléments assez important. Donc on va être assez vigilant nous en tant que massif à avoir cette culture du risque.
Madame Pantelle le rappelait tout à l'heure, c'est vraiment de préparer la population désormais. On va plus pouvoir, il va falloir se préparer à affronter ces nouveaux aléas. Voilà, on est vraiment de plus en plus conscient de tout cela et partout dans toutes les régions, on va rajouter qu'il faut pas hésiter à laisser les portails ouverts comme ça si les pompiers ont besoin d'accéder, bim, il y a pas de couper le gaz électricité en cas d'évacuation, ça c'est important également.
Et puis je voudrais quand même moi vous poser une autre question parce que ça va très très vite ce matin. La massive c'est une assurance évidemment qu'on connaît bien, une mutuelle d'assurance. Il va y avoir tellement de choses qui vont changer.
Le coût de cet incendie dans l'Ude est tellement énormissime. Comment vous les assurances, vous allez pouvoir gérer ça ? Et et qu'est-ce qui va se passer derrière ?
Bah c'est toute l'importance de la solidarité. Bah là, on va voir hein, on va on va voir tout ça. Moi, je je vais vous parler en tant que préventrice, hein.
Donc nous, on prépare les populations sur les territoires avec un un certain nombre d'enjeux et d'actions de sensibilisation. Euh et ça, il va falloir que nous et on est au niveau de France assureur, on prépare effectivement les populations à tout cela et à comment on va pouvoir euh demain bah endosser tous ces risques-là. Effectivement, il y a une chose, alors là on a parlé d'anticipation hein sur la prévention mais c'est après quand on est confronté à l'arrivée du feu, il y a beaucoup de choses à à connaître hein.
Là on l'a rappelé avec monsieur Plenchon, c'est qu'il faut suivre les consignes des autorités hein. Si les autorités vous disent de rester dans votre maison, vous restez dans votre maison. Mais si on vous dit d'évacuer, vous partez.
Vous ne vous posez pas la question. Là encore ça été dramatique. Oui, tout à fait.
Malheureusement et un autre conseil pour conclure et si on vous dit de rester dans votre maison, pensez à tout ce qui va être zone de refuge, donc une pièce d'eau là pour le coup ça va être de fermer vos portes, fermer les vitres, fermer les volets, mettre des linges humides autour des vitres, autour des portes parce qu'il y a aussi les fumées qui vont être toxiques et d'avoir des linges humides aussi à porter de main pour si malheureusement les fumées arrivent et cetera que vous puissiez vous les mettre sur la bouche, sur le nez pour ne pas respirer toutes ces toutes ces fumées et puis bien sûr d'avoir une radio à proximité pour suivre les consignes des des autorités. Tout à fait. Merci beaucoup Marie-Pierre Jeanvrin, responsable prévention de la Massif qui était avec nous sur Sud Radio pour les bons conseils et et voilà, tout le monde est solidaire aussi y compris à l'antenne de Sud Radio pour essayer de partager au maximum les bonnes informations.
Bonne journée à vous Marie-Pierre Jeanvrin. Merci d'avoir été avec
Sophie Pantel