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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 22 mai 2019 37 minFond programmatiqueLogementSolidarités & familleÉducation & rechercheTravail & emploi

Compte rendu du Conseil des ministres du 22 mai 2019

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:01RelanceRéponse directe

    Pourquoi le Conseil présidentiel des villes n'a été réuni qu'une fois en un an ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Le dispositif des emplois francs n'a pas atteint ses objectifs, comment le renforcer ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il du grand plan pour les petites associations annoncé en février ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'objectif de la mission sur la transformation des bureaux en logements ?

  • 25:00RelanceÉludée

    La convocation d'Ariane Chemin par la DGSI est-elle une atteinte à la liberté de la presse ?

  • 29:00OuverteRéponse partielle

    Le président reçoit-il Haftar aujourd'hui ? Quelle est la position de la France sur l'offensive à Tripoli ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00J.DenormandieChiffre
    « Plus d'un jeune sur 6, aujourd'hui, habite dans un quartier prioritaire de la ville. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- S.Ndiaye: Bonjour à tous et bienvenue pour ce nouveau Conseil des ministres dont l'ordre du jour était essentiellement consacré à la présentation d'un état des lieux de la mise en oeuvre de la politique de la ville. C'est d'ailleurs la raison de la présence, aujourd'hui, à mes côtés, de Monsieur Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement.

Vous le savez, le président de la République a, il y a maintenant 1 an, présenté un ensemble de mesures dont la vocation était d'organiser une véritable mobilisation nationale, de l'ensemble du champ des politiques publiques au service des habitants des quartiers dits politiques de la ville, les quartiers les plus en difficulté de nos territoires avec un double objectif, à la fois réduire les inégalités de destin mais aussi lutter contre l'assignation à résidence. Le président de la République, vous le savez, est également très attaché à ce que les politiques publiques soient régulièrement évaluées. C'est la raison pour laquelle une nouvelle partie a été rajoutée à l'ordre du jour des Conseils des ministres.

C'est dans le cadre de cette nouvelle partie, la partie D, qui permet d'effectuer des points sur les résultats d'une politique publique, que Monsieur Denormandie a pu présenter un point d'étape sur cette mobilisation nationale. Ce que je vous propose dans l'organisation de ce compte rendu, c'est qu'on libère le ministre qui doit aller ensuite en QAG, donc je lui passerai au préalable la parole pour qu'il puisse vous faire la présentation de ce...

Du point qu'il a réalisé en Conseil des ministres. Et puis après, on reprendra le cours habituel et normal de nos échanges. Voilà, la parole est à vous, monsieur le ministre. - J.Denormandie: Merci beaucoup, Sibeth.

Merci à toutes et tous, bonjour. Effectivement, nous avons aujourd'hui fait un point dans cette nouvelle partie du Conseil des ministres sur la politique de la ville que mène ce gouvernement. La politique de la ville, comme l'a rappelé le président de la République, c'est véritablement une volonté du gouvernement.

C'est une priorité du gouvernement parce que c'est d'abord un enjeu pour tous, un enjeu de société, en ce sens où plus d'un jeune sur 6, aujourd'hui, habite dans un quartier prioritaire de la ville. Donc la question des quartiers, ça n'est pas aujourd'hui une question réservée à celles et ceux qui habitent dans les quartiers. C'est une question qui concerne absolument tous les Français et qui explique aussi pourquoi nous en avons fait une priorité politique de ce gouvernement.

Et puis, c'est une priorité politique qui se veut interministérielle. C'est-à-dire que ce n'est pas la priorité uniquement de mon ministère, c'est la priorité qui doit être, aujourd'hui, retranscrite dans les actions de l'ensemble de mes collègues. Je pense, par exemple, à l'action faite par le ministre de l'Education nationale, le ministre de l'Intérieur, la ministre de la Santé, le ministre de la Culture, la ministre des Sports, ou encore la ministre du Travail.

Le deuxième élément sur lequel nous avons insisté, c'est que le président de la République a fait de cette priorité de la politique de la ville un sujet dès le début de son quinquennat. Souvenez-vous, il avait déjà eu l'occasion de s'exprimer sur ce qui allait être la feuille de route du gouvernement sur la politique de la ville dès le tout début de son quinquennat, lorsqu'il s'était rendu à Roubaix et à Tourcoing. Il avait ensuite mandaté un certain nombre de groupes, à la fois les acteurs de la politique de la ville, mais également Jean-Louis Borloo, qui a donné lieu à une restitution il y a jour pour jour un an.

Puis, au déploiement d'une feuille de route que j'ai présentée le 18 juillet dernier et dont j'ai rendu compte aujourd'hui dans son état d'avancement lors de ce Conseil des ministres. C'est important de souligner cela parce que je crois que c'est la première fois depuis de nombreuses années qu'un président de la République a fait de la politique de la ville un sujet de politique, un sujet de priorité, alors même qu'un drame ne s'était pas produit ici ou là, une émeute qui ne s'était pas produite ici ou là. Souvenez-vous que dans le passé, à chaque fois que nous parlions de la politique de la ville, c'est parce qu'il y avait d'abord quelque chose qui s'y déroulait, quelque chose de grave que l'ensemble des corps intermédiaires ou des médias reprenaient et qui donnaient ensuite l'occasion d'une réaction politique.

Là, ça n'a pas été le cas. Le président de la République s'est saisi dès le début de son quinquennat de la question des quartiers et de la question de la politique de la ville. Alors, effectivement, la politique que nous menons, si elle devait être décrite en juste quelques mots, c'est une politique qui est fondée sur la réussite républicaine.

Comment fait-on, aujourd'hui, pour que ce jeune de la République sur 6 que j'évoquais, qui habite dans les quartiers prioritaires de la ville, ait exactement les mêmes chances de réussite que n'importe quel autre jeune sur d'autres territoires de la République. Or, le constat est assez sévère, puisqu'aujourd'hui, cette réussite républicaine, certains ne la ressentent absolument pas, d'autres ressentent plutôt une trahison républicaine qu'une réussite républicaine. Et cette situation, elle est connue, elle est connue malheureusement depuis de très nombreuses années et l'objectif de ce gouvernement, c'est d'y remédier avec beaucoup d'humilité parce que la route est longue, si je puis dire, mais avec énormément de détermination et c'est ça le sens de la feuille de route en faveur d'une réussite républicaine que j'ai présentée le 18 juillet dernier.

Cette feuille de route en faveur de la réussite républicaine pour celles et ceux qui habitent dans les quartiers, elle vient en complément de celle présentée par le ministre de l'Intérieur sur la reconquête républicaine parce qu'évidemment, la première des libertés, c'est la sécurité. Evidemment, ce que nous avons déployé en termes de zones dites QRR ou de police de sécurité du quotidien est une nécessité très forte. Evidemment, ce que nous faisons pour lutter contre les réseaux est là aussi une absolue nécessité.

Mais en parallèle, moi, mon rôle, c'est de porter cette politique de réussite républicaine. Et lors de ce Conseil des ministres, j'ai eu l'occasion de présenter un certain nombre de résultats. Le premier d'entre eux, c'est que beaucoup, beaucoup de choses ont été faites depuis la présentation de cette feuille de route le 18 juillet dernier, dans l'éducation, dans le travail, dans l'accès à l'emploi, beaucoup.

Et que pour autant, la perception de nos concitoyens dans les quartiers n'est pas encore au rendez-vous. C'est-à-dire que beaucoup nous demandent encore: "Est-ce que, véritablement, mon quotidien a changé?"Et c'est ça, notre objectif.

C'est véritablement que cette exception puisse changer. Ca veut dire beaucoup de détermination, comme je le disais, à faire en sorte que l'ensemble des mesures que nous avons prises puisse, aujourd'hui, être suivi des faits. Et cette politique de réussite républicaine, elle repose sur 3 piliers.

La maîtrise de son dessein, ça nécessite d'abord l'accès à l'éducation, plein et entier. Et cet accès à l'éducation, cest l'un des 3 critères que j'ai présenté ce matin en Conseil des ministres avec, notamment, la question du dédoublement des classes de CP et de CE1. Au moment où je vous parle, c'est 190 000 élèves qui en ont bénéficié.

A la rentrée, ce sera plus de 300 000 élèves, à la rentrée 2019, qui en bénéficieront. Il y avait également la question d'accompagner tout au long de la scolarité les collégiens, notamment, vivant dans les quartiers prioritaires de la ville avec un engagement très clair que nous avions pris, c'était de pouvoir leur offrir 30 000 offres de stage. Nous avons, suite à cet engagement, proposé 33 000 offres de stage venant à la fois de la fonction publique et à la fois de la fonction privée, si j'ose dire.

Sur ces 33 000 offres de stage, 8 000 ont été pourvues. Cela s'explique par différentes raisons. D'abord, parce que c'est un dispositif qu'il fallait faire connaître.

D'autre part, parce que c'est un dispositif qui est arrivé en cours d'année. Et enfin, parce que ça nécessite une coordination de tous les acteurs. Et donc, l'engagement que nous avons pris, c'est que, dès l'année prochaine, cet objectif puisse passer de 8 000 offres effectivement pourvues à plus de 15 000 offres effectivement pourvues avec le même engagement en termes de nombre d'offres qui seront offertes.

Et enfin, en termes d'éducation, le troisième élément que nous avons analysé aujourd'hui, en Conseil des ministres, concerne les cités éducatives. C'est un projet politique très fort qui consiste à dire que l'éducation de nos jeunes ne passe pas que par l'école, mais est aussi une responsabilité familiale, est aussi une responsabilité des associations et est également l'action de toutes celles et ceux qui concourent, au final, à l'accompagnement de toutes celles et ceux qui habitent sur le territoire. Et donc, nous avons lancé avec Jean-Michel Blanquer 80 cités éducatives qui sont en cours de déploiement et qui constituent un socle dans cette politique de réussite républicaine.

Deuxième volet de la réussite républicaine, c'est la question de l'insertion par l'emploi. Et donc, nous avons aujourd'hui présenté le renforcement du dispositif des emplois francs. Vous savez, c'est un dispositif très important qui consiste à dire que toute personne vivant aujourd'hui dans un quartier prioritaire de la ville sur les territoires, qui aujourd'hui sont ceux portant une attention particulière de notre part, pourra bénéficier d'un avantage financier donné à son employeur.

C'est une incitation. Nous avons également évoqué le plan de mobilisation des compétences, le fameux Pic, pour lequel nous avons fixé un objectif très clair qui est que 15% de ce Pic, c'est-à-dire 2 milliards d'euros, soit dédié aux personnes vivant dans les quartiers prioritaires de la ville, soit qu'ils soient éloignés de l'emploi, soit qu'ils soient jeunes avec le taux de chômage que nous y connaissons. Aujourd'hui, je ne peux pas vous dire exactement où est-ce que nous en sommes dans le déploiemen tout simplement parce que les conventions régionales de mise en oeuvre de ce plan d'investissement de compétences sont en train d'être signées au fur et à mesure et c'est la cible que nous suivrons et que nous rendrons, comme je suis en train de le faire de manière très transparente, compte.

Enfin, troisième élément, cette réussite républicaine, elle nécessite d'améliorer le cadre de vie, c'est le faire République qu'évoquait le président de la République lors de son dernier discours sur le sujet. C'est notamment l'accélération du renouvellement urbain, de l'ANRU. Nous avons profondément accéléré les choses, profondément.

En 6 mois, c'est plus de 5 milliards d'euros d'investissements dans l'ANRU qui ont été engagés. C'est plusieurs centaines d'écoles, plusieurs dizaines de milliers de nouveaux logements qui ont été rénovés. Ce sont autant de projets qui, aujourd'hui, sont engagés.

C'est-à-dire que les rues reviennent effectivement dans le quartier et c'était là un des éléments très importants mis en avant par Jean-Louis Borloo. C'est le renforcement de la sécurité, je n'y reviens pas, je l'évoquais tout à l'heure. Et c'est enfin le renforcement des postes de médiation, c'est-à-dire ce lien social, faire société, faire République avec un rôle majeur que je voudrais souligner vis-à-vis des élus locaux qui sont ceux qui représentent la République au quotidien dans ces quartiers, mais également vis-à-vis des associations qui sont nos partenaires dans la mise en oeuvre de cette politique de réussite républicaine, ce sont des acteurs de premier plan avec qui nous travaillons au quotidien.

Juste pour conclure, cette réussite républicaine, elle nécessite une cohésion, une équipe, elle nécessite de faire pacte pour avancer au bénéfice de nos jeunes et moins jeunes vivant dans ces quartiers prioritaires. Et j'aurai l'occasion de réunir cette équipe le 13 juin prochain, alliant à la fois les élus locaux, les associations, l'ensemble des acteurs de cette politique en faveur d'une réussite républicaine qui donnera lieu à une restitution précise de tous les engagements que nous avions pris le 18 juillet dernier, plus exhaustive que je viens de faire là et également de tracer la feuille de route des mois suivants pour faire en sorte que cette réussite républicaine, le plus vite possible, soit une réalité perceptible pour tout le monde. Je vous remercie.

Est-ce qu'on prend des questions? Oui. - Bonjour, Paul Larrouturou, Quotidien, pour madame la porte-parole et pour vous, monsieur le ministre.

Il y a donc exactement un an, le président de la République disait, je cite: "C'est pour ça que j'ai voulu faire un Conseil présidentiel des villes, ce n'est pas pour qu'il vienne faire beau sur la photo, c'est pour qu'il vienne porter des idées, être La Vigie, dire à un certain moment: "Moi, je ne m'y retrouve pas, ça ne me va pas." parce qu'ils auront la pression du terrain, mais je l'écouterai." Problème, ce Conseil présidentiel des villes, le président, à ma connaissance, ils l'ont vu une seule fois, il y a un an.

Et depuis, plusieurs membres de Conseil présidentiel disent: "On ne l'a pas vu une seule fois, le président." Comment vous l'expliquez et est-ce que la banlieue l'intéresse vraiment? - J.Denormandie: Alors, la banlieue intéresse profondément le président de la République.

Je viens de l'expliciter et encore une fois, comme on dit, il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour. Quand vous voyez qu'un président de la République se saisit du sujet des quartiers prioritaires de la ville alors même que ce n'est pas un sujet d'actualité dictée par un événement ici, un autre élément tragique là ou une pression médiatique, ce qui a été le cas à chaque fois par le passé. Regardez, à chaque fois, quand un président de la République s'est exprimé sur les quartiers prioritaires de la ville, c'est qu'il se passait quelque chose et qu'il y avait un emballement.

Le président de la République, aujourd'hui, en a fait un axe fort en dépit de tout cela. Donc je vous le confirme, c'est une priorité politique du gouvernement. Ensuite, vous évoquez un autre point qui est le Conseil présidentiel des villes.

Ce Conseil présidentiel des villes et les mots que vous avez cités sont extrêmement importants. C'est une Vigie de ce qui se passe localement et une remontée, à la fois remontée critique et remontée de proposition faite directement au président de la République. Pourquoi c'est essentiel?

Parce que la méthode qui est la nôtre et qui est d'ailleurs celle qu'a rappelé le président de la République lors de la conférence de presse il y a quelques jours, c'est de remettre l'humain au centre de tout. Vous l'avez vu dans l'explication de ce que je vous disais sur cette partie résultat et je le fais avec beaucoup de transparence, quand je vous indique que sur les offres de stage, on s'était engagé à faire tant, pourtant, il n'y en a que tant de pourvues. Ca veut dire qu'il faut tout de suite prendre les éléments de correction pour faire en sorte que, dès l'année prochaine, ça aille encore plus vite.

Et ça, c'est parce que, justement, on remet l'humain au centre de tout et c'est l'un des éléments du Conseil présidentiel des villes. Et enfin, dernier point, sur votre question de...

Le fait que le président de la République aurait participé une seule fois. Alors, une réunion était prévue au mois de mai, elle a été décalée au mois de juin compte tenu des échéances européennes, comme vous le savez. Et puis, surtout, le ministre de la ville que que je suis a participé, pour le coup, à de multiples réunions.

Je crois que ça ne choquera personne que lorsqu'il y a un Conseil présidentiel des villes, que la proche collaboratrice du président de la République et le ministre en charge de la ville y participent assidûment avec cette remontée, qui ensuite est faite directement au président de la République, c'est quelque chose, au final, je dirais d'assez logique et c'est ce que nous avons fait. Donc moi, j'ai beaucoup participé à ce Conseil présidentiel des villes avec des sujets très importants qui ont été évoqués dessus et qui continueront à être portés sur des sujets aussi variés que les Jeux Olympiques ou la discrimination à l'embauche, passant par le rôle de certains comme les associations. Tu veux rajouter quelque chose, Sibeth? - S.Ndiaye: Non. - Bonjour, Laurence Benhamou, AFP.

Le dispositif des emplois francs, si j'ai compris, pour l'l'instant, n'a pas encore atteint ses objectifs. Vous avez dit que vous comptiez le renforcer, comment? Merci. - J.Denormandie: Alors, le dispositif des emplois francs, c'est d'abord un dispositif qui est très important et j'insiste dessus parce que, souvent, on a entendu parler de tels dispositifs mais il y a quelque chose de fondamentalement différent que nous avons fait.

Jusqu'à présent, les aides à l'embauche étaient associées aux territoires et pas aux individus. Vous savez, c'était le concept de dire: "Si une entreprise va embaucher dans un quartier prioritaire de la ville, alors, elle aura une déduction fiscale. "* Et qu'est-ce qu'on a vu?

Je schématise mais c'est une réalité. Fleurir des boîtes aux lettres dans ces zones en question. Et donc, à ce moment-là, effectivement, l'entreprise bénéficiait de la niche fiscale ou de l'avantage fiscal, enfin, la réalité, c'est qu'il y avait une boîte aux lettres en plus dans le quartier prioritaire de la ville.

Nous, ce que nous avons fait, c'est que nous avons décidé que ces emplois francs sont attachés à la personne. C'est-à-dire, où que vous soyez embauché, si vous venez d'un quartier prioritaire de la ville, éligible à ce dispositif, alors l'entreprise, si elle embauche en CDI, bénéficie pendant 3 ans de 5 000 euros et si c'est en CDD de plus de 6 mois, à ce moment-là, pendant 2 ans de 2 500 euros. Et ça, c'est fondamental.

Et donc, ce dispositif, on est en train de le déployer. Il s'avère qu'on a fait une première année d'expérimentation où on a considéré que le déploiement n'allait pas assez vite, pour de multiples raisons. C'est comme tout.

Il faut faire en sorte que tout le monde avance avec la même détermination. C'est-à-dire que toutes nos structures qui font les relais des politiques de l'emploi propose, présente, accompagne ce dispositif. * Et puis l'autre élément, dont on s'était rendu compte, c'est qu'on avait fait une cartographie des zones éligibles aux emplois francs qui était beaucoup trop compliquée.

Dit autrement, vous aviez par exemple un département de la Seine-Saint-Denis, vous aviez certains endroits qui étaient éligibles donc personne ne s'y retrouvait. Donc on a annoncé il y a tout juste quelques semaines les élargissements de ces zones pour se dire: "Bah voilà, dans ce département, les quartiers prioritaires de la ville sont éligibles." Et en fait, par le renforcement de cette visibilité, on permettra d'accentuer le dispositif et c'est ça que nous sommes en train de mettre en oeuvre avec la ministre du Travail, très impliquée sur le sujet, mais aussi la ministre des Outre-mer, parce qu'il y a beaucoup de QPV dans les Outre-mer et qu'il importe également d'accompagner massivement. - C'était quoi, les objectifs?

Et à combien on est de ces emplois francs? - J.Denormandie: Les objectifs, c'était 20 000 d'ici la fin de l'année et aujourd'hui, on en est environ à 6 000.

Voilà. Donc on continue à accroître et l'année, comme vous l'aurez remarqué, n'est pas terminée et de loin. Donc nous continuerons à avancer rapidement. - Bonjour, monsieur le ministre, Mathieu Coache, BFMTV.

En février, à Evry Courcouronnes, le président de la République avait annoncé un grand plan pour les petites associations, pour poster le tissu associatif, qu'en est-il de ce grand plan? - J.Denormandie: Alors, c'est d'abord un enjeu majeur parce que comme je le disais, les associations aujourd'hui, elles ont un rôle de premier plan dans les quartiers prioritaires de la ville.

Ces associations, elles sont des acteurs qui font partie intégrante des politiques publiques au sens large, en ce sens où elles assurent le plus souvent le dernier kilomètre. Et donc, c'est un élément essentiel. Et en fait, ce qu'on a constaté, c'est qu'aujourd'hui, certaines associations, notamment les associations de petites tailles, trop souvent, les politiques publiques avaient oublié que derrière ces associations de petites tailles, c'était des bénévoles qui travaillaient.

Et donc, trop souvent, on disait, par exemple, on donnait rendez-vous à la personne qui est à la tête de cette association un mardi matin à mon ministère. Elle est belle, l'affaire, dans ce cas-là. Ca veut dire que le responsable d'association, il est obligé de prendre sa demi-journée, pour venir dans mon ministère, lui expliquer que pour toucher 500 euros ou 500 000 euros, ce sera le même dossier à remplir, avec autant de fiches Cerfa ou d'éléments de monitoring qu'on va lui demander.

En fait, on a oublié que notamment les associations de petite taille, il y avait derrière des bénévoles et pas forcément que des professionnels de la recherche de financement et d'accompagnement. Et donc, on est en train de finaliser ce plan, notamment à l'attention des associations de petite taille, dans cet état d'esprit, d'une plus grande simplicité, plus grande facilité et d'une prise en considération de ce que sont ces associations, notamment celles de petite taille. Et ce plan, on est en train de le finaliser et mon objectif, c'est de pouvoir le présenter, notamment le 13 juin lors de la réunion que j'évoquais précédemment.

On est bon? Oui. - Bonjour, Sophie Vincelot, journaliste pour Le Moniteur.

Je vais vous poser une question qui n'est pas forcément en rapport direct avec ce qu'il s'est passé ce matin. C'est par rapport à la transformation des bureaux en logements. Vous avez confié une mission à Damien Robert.

Je voulais savoir sur ce sujet-là, je voulais savoir quel était l'objectif de cette mission-là et surtout, quel est l'agenda de cette mission? - J.Denormandie: Je me retourne juste vis-à-vis de la porte-parole.

Puis-je répondre? - S.Ndiaye: Oui. - J.Denormandie: Puisque la porte-parole dit que je dois aller au QAG mais la porte-parole est aussi censée aller au QAG, je le rappelle.

Donc la transformation des bureaux en logements est un élément qui aujourd'hui est très important, pourquoi? Tout simplement parce que vous constatez, comme moi, vous avez aujourd'hui une énorme vacance de bureaux y compris dans des zones très tendues et y compris dans les zones très attractives en termes économiques. Pourquoi?

Parce que vous avez beaucoup de bureaux aujourd'hui dont l'ergonomie, comme on dit, n'est plus du tout adaptée à la demande du quotidien. En gros, le bureau, vous avez type des petites cases, vous savez des bureaux où vous rentrez et vous dites: "Ca ressemble à un hôpital."On l'a tous fait.

Et bah, c'est bureaux-là, aujourd'hui, ne sont plus demandés par celles et ceux qui cherchent des bureaux. C'est l'open space...

Mais en revanche, ces bureaux, avec ces vacances, moi, j'en ai fait un axe fort de ma politique, c'est de les transformer en logements. Et donc, face à ça, effectivement, j'ai confié une mission à Damien Robert. Cette mission, elle est en cours de déploiement.

L'objectif, c'est de pouvoir traiter entre 300 et 500 000m2 d'ici la fin du quinquennat, c'est-à-dire transformer des bureaux en logements. C'est un objectif qui est très ambitieux. Ca a nécessité des modifications législatives et notamment dans la législation et la loi logement que j'ai présentée il y a quelques temps, on a pris des mesures fortes vis-à-vis de ça, des mesures d'incitation.

C'est-à-dire que si vous transformez un bureau en logements, vous pouvez directement avoir plus de droits à construire, donc pour inciter à construire. Et puis, inversement, si vous gardez un bureau vacant pendant trop longtemps, j'ai introduit dans la loi la possibilité donnée à l'état de le réquisitionner pour en faire des centres d'hébergement d'urgence pour celles et ceux pour qui nous cherchons de l'hébergement l'hiver. Donc vous voyez, une politique très globale, très cohérente qui avance.

J'ai signé il y a quelques temps une charte avec des promoteurs pour transformer 500 000m2. Aujourd'hui, mon objectif, c'est d'atteindre entre 300 et 500 000m2 le plus vite possible mais avec cette raison 2022 que j'évoquais. Merci à toutes et tous. - S.Ndiaye: Merci, monsieur le ministre pour le temps que vous avez consacré ici.

Je vous propose donc de poursuivre ce compte rendu du Conseil des ministres qui avait également, à son ordre du jour, une ordonnance et un projet de loi. Le premier projet de loi que nous avons examiné sur proposition du ministre en charge de l'Europe et des Affaires étrangères permet de renforcer la coopération migratoire entre la France et l'Arménie en application d'un accord qui a été signé au niveau de l'Union européenne, entre l'Union européenne et l'Arménie, et qui a vocation à faciliter la réadmission de personnes en séjour irrégulier. Nous avons également examiné une ordonnance présentée cette fois par le ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique, François de Rugy, concernant un élément assez technique, qui est la révision des schémas de raccordement au réseau des énergies renouvelables.

En fait, il s'agit d'une mesure de simplification qui est issue de la loi ESSOC, droit à l'erreur, loi qui a été adoptée au début du quinquennat dont les décrets d'application sont désormais intégralement promulgués et qui donc s'appliquent et se déploient le plus largement possible. Et donc il y avait là un besoin de simplification qui permet en fait au préfet de rendre plus rapidement leur avis sur ce schéma de raccordement et qui permet également de partager le financement du raccordement entre les différents opérateurs. J'en viens donc ensuite à l'intervention du président de la République au cours du Conseil des ministres.

Il s'est essentiellement exprimé dans le cadre de l'activité sur les élections européennes, en rappelant un mot d'ordre, désormais celui de la lutte contre l'abstention. Les éléments dont nous disposons aujourd'hui à travers les sondages indiquent que le risque de l'abstention, d'une forte abstention, est élevé, à l'occasion de ces élections européennes. Et donc, le président de la République a appelé l'ensemble du gouvernement et tous ceux qui ont à mener campagne dans cette dernière ligne droite pour les élections européennes, à faire voter et indiquer l'importance qu'avaient les élections européennes et l'impact qu'elles avaient, évidemment, sur à la fois le projet de la France dans l'Union européenne, mais aussi pour le quotidien de nos concitoyens et donc, il a eu cet appel au vote dans la dernière ligne droite avant les élections européennes.

Voilà ce que je pouvais vous dire de ce Conseil des ministres et donc je suis disponible pour répondre à vos questions en espérant que vous ayez pour moi un peu de pitié me permettant d'avaler quelque chose juste avant de rentrer en question au gouvernement. - Bonjour, Lorrain Sénéchal, à Franceinfo. Ariane Chemin, journaliste du Monde, est convoqué à la DGSI après ses enquêtes sur l'affaire Benalla.

Après les journalistes de Disclose et de Radio France, qui avaient été convoqués par la DGSI dans le cadre de leurs enquêtes sur le Yémen, l'utilisation d'armes françaises au Yémen, c'est la cinquième journaliste convoquée par la DGSI en un mois. Beaucoup de médias et de personnalités parlent d'une atteinte à la liberté de la presse. Radio France a d'ailleurs protesté publiquement.

Qu'est-ce que vous répondez à ces personnes qui disent qu'il y a là une atteinte à la liberté de la presse? - S.Ndiaye: Alors vous connaissez évidemment l'attachement de ce gouvernement à la liberté de la presse, que nous n'avons eu de cesse évidemment de défendre, y compris lorsqu'elle est mise en danger à travers le monde.

Nous avons des relations régulières, à différents niveaux, que ce soit au niveau du ministère de la Culture, voire même du président de la République, qui a reçu à de nombreuses reprises le secrétaire général de Reporters sans frontières. Evidemment, nous accordons une importance évidente au sujet de la liberté de la presse. Il est évident également que nul justiciable en France n'est, en dehors de la loi, et donc il s'agit là d'une instruction judiciaire qui est en cours et à ce titre, je ne pourrais pas me permettre de réaliser des commentaires sur le cas précis que vous évoquez. - Bonjour, Julien Chavanne, RFI.

Est-ce que vous pouvez nous confirmer que le président de la République reçoit, aujourd'hui, le maréchal libyen, Khalifa Haftar? Suite de ma question, qu'est-ce qu'il va proposer, le chef de l'Etat, pour obtenir un cessez-le-feu à Tripoli? Et puis enfin, est-ce que la France condamne l'offensive militaire du Maréchal Haftar qui a déjà fait plus de 500 morts ces 6 dernières semaines? - S.Ndiaye: Alors je n'ai pas l'agenda du président de la République en tête, donc je ne peux pas vous dire s'il reçoit ou non le Maréchal Haftar.

La position de la France sur la situation en Libye est très claire. Nous avons toujours indiqué qu'il était important, à la fois qu'il y ait un cessez-le-feu, de manière à pouvoir stabiliser la situation dans le pays. Nous avons également toujours montré notre attachement au fait il y ait une solution politique sous l'égide de l'ONU qui soit trouvée et qui permette d'inclure l'ensemble des forces en présence sur le territoire libyen et donc c'est dans cet objectif-là que la politique étrangère de la France s'inscrit et que le ministre Le Drian participe aux côtés d'un certain nombre de partenaires, que ce soit évidemment l'organisation des Nations unies mais aussi des partenaires européens, en particulier l'Italie, qu'il inscrit notre action diplomatique. - Bonjour, Alison Tassin pour TF1 et LCI.

Vous avez abordé le fait que le président a parlé de la lutte contre l'abstention. Il reste à peine plus de 48 heures de campagne. Comment cela va-t-il se traduire, cette lutte contre l'abstention, de sa part et de la part des ministres dans cette dernière ligne droite? - S.Ndiaye: Alors vous le savez, les ministres sont très engagés dans cette campagne, évidemment, dans l'aspect des règles qui s'imposent à l'action des membres du gouvernement en période électorale et donc, ils se déploient sur le terrain, la philosophie de l'intervention du président de la République, c'était de montrer à quel point c'était important que nos concitoyens se mobilisent dans le cadre de cette élection, parce que son impact sur notre vie quotidienne mais aussi sur l'avenir de la France à l'intérieur de l'union européenne est évidemment important, décisif, pèsera beaucoup sur le poids que notre pays pourra avoir dans l'Union européenne, sur l'agenda de la prochaine commission européenne et c'est à ce titre-là qu'il a appelé à la mobilisation générale, à travers les ministres et les membres du gouvernement pour que chacun dise autour de soi qu'il faut aller voter, c'est très important.

Alors comment? Je vous disais, les ministres se déplacent sur le terrain, donc ils mènent campagne. Le président de la République, vous l'avez vu, a eu l'occasion, de manière très récente, d'accorder une interview à la presse régionale.

C'est une manière pour lui de s'impliquer dans cette campagne et d'apporter la démonstration de l'importance de la mobilisation pour que nos concitoyens puissent aller voter. Je vous en prie.

Compte rendu du Conseil des ministres du 22 mai 2019 — Emmanuel Macron · Pourquijevote