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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 6 septembre 2024 16 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

BORNE, DARMANIN, PANNIER-RUNACHER : C'EST LA GAUCHE QUI LES A SAUVÉS ! - L. LAVALETTE (LCI)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Votre première réaction, on va parler évidemment de votre regard sur Michel Barnier.

  • 0:16FerméeRéponse directe

    Est-ce que oui ou non, vous risquez de voter la motion de censure et au nom de quoi ?

  • 0:25OuverteRéponse directe

    On a mal estimé la croissance et l'objectif, le fameux objectif de 3% en 2027 n'est même pas atteignable. Est-ce que la gravité de la situation française est à ce point ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Lors, Lavalette, vos premiers... Vous avez regardé la cérémonie tout à l'heure, la passation des pouvoirs ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez été sensible à ces propos de Michel Barnier quand il dit qu'on aura beaucoup de respect pour toutes les forces politiques ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous allez demander en échange de la non-censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « Nous n'avons eu de cesse et Jean-Philippe Tanguyne a eu de cesse de dire que les budgets qui nous étaient présentés étaient insincères. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Ils sont insincères. Bruno Le Maire, les yeux dans les yeux, nous disait pas du tout, nous accusant même de mentir. »
  • 1:01Invité politiqueChiffre
    « Et c'est lui qui, finalement, doit venir devant les journalistes pour dire qu'effectivement, il manque 16 milliards et que la prévision de croissance n'est pas du tout la bonne. »
  • 1:17Invité politiqueChiffre
    « Ces gens-là ont fait autant de dettes, là, 1000 milliards de dettes, autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « Je rappelle que nous sommes le premier groupe d'opposition. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « Nous sommes les plus nombreux au Parlement. »
  • 2:47Invité politiqueChiffre
    « Nous avons fait 11 millions d'électeurs, c'est-à-dire beaucoup plus que tous les autres, et tout ça en étant tout seul. »
  • 3:18Invité politiqueFait
    « Je pense même, je rappelle qu'ils ont quand même voté pour Mme Borne et M. Darmanin, c'est quand même assez fort de café. »
  • 13:24Invité politiqueFait
    « Je rappelle que l'INSEE a dit que nous vivons une politique migratoire telle que la France ne l'a jamais connue. »
  • 14:26Invité politiqueFait
    « Au soir du premier tour, il y avait une majorité très claire et il y avait un Premier ministre, Jordan Bardella, qui aurait très bien pu évidemment prendre les rênes et nous aurions gagné deux mois. »

Temps de parole

  • Laure Lavalette35 %
  • Présentateur21 %
  • Invité18 %
  • Invité 214 %
  • Invité 311 %

5,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous êtes avec nous, Laure Lavalette, madame la députée. Merci beaucoup. Bonsoir.

0:04
Laure Lavalette

Bonsoir, Darius Fangement.

0:05
Présentateur

Votre première réaction, on va parler évidemment de votre regard sur Michel Barnier. Les premiers mots de Michel Barnier lors de la passation des pouvoirs, le risque, cette épée de Damoclès qu'il a au-dessus de la tête de la motion de censure. Est-ce que oui ou non, vous risquez de la voter et au nom de quoi ? Mais d'abord sur la réaction au propos du président à la Cour des comptes qui donne une idée de la gravité de la situation. On a mal estimé la croissance et l'objectif, le fameux objectif de 3% en 2027 n'est même pas atteignable. Est-ce que la gravité de la situation française est à ce point ?

0:36
Laure Lavalette

Bien sûr, mais ce n'est pas faute d'avoir alerté. Nous n'avons eu de cesse et Jean-Philippe Tanguyne a eu de cesse de dire que les budgets qui nous étaient présentés étaient insincères. Ils n'ont d'ailleurs pas été votés. Ils sont toujours passés avec des 49,3. Mon ex-collègue qui est sur le plateau peut en témoigner. Mais nous l'avions dit. Ils sont insincères. Bruno Le Maire, les yeux dans les yeux, nous disait pas du tout, nous accusant même de mentir. Et c'est lui qui, finalement, doit venir devant les journalistes pour dire qu'effectivement, il manque 16 milliards et que la prévision de croissance n'est pas du tout la bonne. Voilà, on le sait.

Le Mozart de la finance aura complètement échoué. On est dans une situation catastrophique. Ces gens-là ont fait autant de dettes, là, 1000 milliards de dettes, autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000.

1:25
Présentateur

Lors, Lavalette, vos premiers... Vous avez regardé la cérémonie tout à l'heure, la passation des pouvoirs ?

1:30
Laure Lavalette

Bien sûr. Oui, oui, comme vous, j'ai évidemment regardé. Bon, un discours de passation dans la cour de Matignon, ça n'engage pas tant que ça. Il a fait un discours, finalement, assez similaire à celui que Gabriel Attal avait fait. Voilà, il faut dire que la gageure, là, est immense. On est quand même dans une crise politique et institutionnelle très forte. Voilà, nous l'avons dit. Michel Barnier, respecte, du moins...

1:55
Présentateur

Lors, Lavalette, pardon de vous couper. Est-ce que vous avez été sensible à ces propos de Michel Barnier quand il dit qu'on aura beaucoup de respect pour toutes les forces politiques ? Et c'est évidemment... Certains l'ont vu comme une inflexion, y compris pour vous.

2:07
Laure Lavalette

Oui, bien sûr. Mais je crois que Gabriel Attal avait eu des mots qui étaient sensiblement les mêmes. Et au final, ils n'ont eu de cesse que d'essayer de nous ostraciser. Donc, on juge un arbre à ses fruits. Le dire, c'est bien. Maintenant, il va falloir voir les actes. Effectivement, c'était très mignon, ce petit couplet sur sa maman et sur le non-sectarisme qu'il fallait avoir pour être fort. Voilà, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous ne censurons pas de façon systématique, puisqu'il a l'air de respecter les Français, tous les Français. Je rappelle que nous sommes le premier groupe d'opposition. Nous sommes les plus nombreux au Parlement.

Nous avons fait 11 millions d'électeurs, c'est-à-dire beaucoup plus que tous les autres, et tout ça en étant tout seul. Donc, évidemment, on ne peut pas faire sans nous. Voilà, maintenant, on va attendre son discours de politique générale. On va attendre le gouvernement qui va être nommé. Et nous serons très attentifs à ce que les lignes rouges, que sont le pouvoir d'achat, la sécurité, l'immigration, des conditions et surtout des thèmes qui sont portés par les Français. Vous savez, après cette grande escroquerie des alliances contre nature, où les amis de Mme Garrido se sont largement désistés pour faire élire des macronistes.

Je pense même, je rappelle qu'ils ont quand même voté pour Mme Borne et M. Darmanin, c'est quand même assez fort de café, mais même au soir de cette grande escroquerie, les Français n'ont pas changé. Ils veulent toujours moins de immigration, plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat.

3:31
Présentateur

– Laure Lavalette, s'il vous plaît, Laure Lavalette, restez avec nous. Qu'est-ce que vous allez demander en échange de la non-censure ? On va vous poser la question. Il faut lire d'abord, et je vous invite tous nos étrangers qui étaient invités à commenter aussi, la déclaration très importante de Jordan Bardella. Nous jugerons sur pièce son discours, il parle évidemment de Michel Barnier, son discours de politique générale, nous plaiderons pour que les urgences majeures des Français, le pouvoir d'achat, la sécurité, l'immigration, soient enfin traités, et poursuit le président du Rassemblement national.

Nous nous réservons tout moyen politique d'action, si ce n'était pas le cas, dans les prochaines semaines. Quel est le message ? On va entendre les présidents de Mme Lavalette, mais quel est le message que lance là Jordan Bardella ?

4:10
Invité

– Le message de Jordan Bardella, c'est l'avenir de Michel Barnier est en grande partie entre nos mains. Je dirais qu'on est presque dans l'acte 2 de la dédiabolisation du Rassemblement national, qui finalement voulait dans un premier temps, d'une part effacer tout le passé de Jean-Marie Le Pen et tous les propos racistes, antisémites, mais aussi montrer qu'il était capable de diriger des villes. C'était l'acte 1 de cette dédiabolisation. Regardez, on est capable de le faire, même si les résultats, selon les villes, sont plus ou moins contestés.

Et le deuxième acte là, on le voit, c'est qu'il y a une stratégie qui vise, déjà en termes de communication, à prendre l'opposé du nouveau Front populaire en disant « nous on est plus constructifs », et aussi pour la première fois de dire « on est capable d'obtenir des choses ». Parce que, de fait, ils vont dire à Emmanuel Macron et au gouvernement de Michel Barnier « en fait, si vous ne faites pas ce qu'on veut, on est capable de vous censurer ». Donc c'est quand même un changement. Ce qu'on vit aujourd'hui, il faut quand même le noter, quoi qu'on en pense, c'est quand même un changement dans la vie politique française.

Il y avait jusqu'à présent un cordon sanitaire assez fort, alors certes, même si certains jugent qu'il s'est étiolé avec les années, mais entre le Rassemblement National et le reste de la classe politique, aujourd'hui, pour la première fois, on a un président de la République qui a presque assumé de dire « oui, je vais aussi avoir besoin de la bienveillance du Rassemblement National ». On a un Premier ministre qui fait clairement des appels du pied en disant « oui, je vais devoir aussi prendre en compte les revendications du Rassemblement National dans ma politique ». Vous dites que Michel Barnier fait des appels du pied au RN ?

Je dis que Michel Barnier, dans les thèmes qu'il met en avant et dans sa manière de dire… Non, mais ce n'est pas dit explicitement, mais de fait, il dit aussi « je vais parler à tout le monde ». Donc oui, de fait, c'est mathématique. Il a besoin de cette bienveillance. Donc on peut juger que démocratiquement, c'est normal, parce que le RN, c'est beaucoup d'électeurs, ou on peut juger que c'est un scandale, mais de fait, il y a un changement. Aujourd'hui, dans la vie politique, le Rassemblement National n'a plus exactement le même statut qu'il avait avant.

C'est d'ailleurs intéressant si vous prenez les demandes de Marine Le Pen qui ont été égrenées au cours des jours derniers et les mots utilisés par Michel Barnier pendant la passation de pouvoir, il y a un certain nombre de termes qui sont repris. Le terme de respect, par exemple, respect de tous les groupes politiques, le problème du pouvoir d'achat, il en a parlé, même s'il a ajouté ensuite qu'il fallait être vigilant sur la dépense et qu'il fallait parler en vérité, et puis sur la sécurité, sur l'immigration.

Pour l'instant, Michel Barnier tient un discours, parce qu'évidemment, c'est dans la déclaration de politique générale qu'on verra quelle est sa feuille de route, mais un discours qui est susceptible de satisfaire le Rassemblement National. Il y a juste un point dont Michel Barnier n'a pas parlé pendant cette brève intervention, et qui était une demande de Marine Le Pen, c'est le changement de mode de scrutin.

Alors peut-être que pour un gaulliste comme lui, passer à la proportionnelle, c'est un peu difficile, il n'empêche que, d'après ce que je sais, ça a été évoqué dans les discussions entre l'Elysée et Marine Le Pen, et que la présidence de la République a dit mais ça peut faire partie des dossiers.

D'autant que s'il y a une annonce rapide d'un changement de mode de scrutin par la proportionnelle, non seulement c'est de nature à satisfaire le Rassemblement National, mais c'est aussi de nature à encourager des socialistes qui aujourd'hui restent à l'intérieur du nouveau front populaire, parce qu'ils se disent, si jamais la dissolution dans dix mois retourne aux urnes, on aura besoin d'une candidature unique. Et parce que s'il n'y a pas une seule candidature de gauche, on ne sera pas réélu. Alors que si c'est la proportionnelle, c'est plus du tout la même chanson.

Et là, les socialistes peuvent se montrer plus accommodants en se disant, grâce à un changement de mode de scrutin, on a une chance de sauver nos postes.

7:48
Présentateur

Écoutez Raquel Garrido, vous écoutez très sagement, très silencieuse Raquel Garrido, mais qu'est-ce qu'elle doit penser de cela quand on vient d'entendre que l'actuel gouvernement a besoin, au fond, du Rassemblement National ?

8:00
Invité

Je trouve que cette alliance entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen est une alliance contre nature, que c'est une forfaiture. Je suis... Pourquoi dites-vous alliance ?

8:11
Présentateur

Dépendance ne veut pas dire alliance.

8:12
Invité

Si, c'est une alliance. On vous a fait état des discussions qui ont eu lieu sur le fond de certains sujets. On vous expose le fait que dans le vocabulaire utilisé par le nouveau Premier ministre, il y a des réponses à des demandes express de la part de Marine Le Pen. Et ce qui vraiment me choque, c'est que si on regarde vraiment, nom par nom, dans le groupe LR et dans le groupe de Gabriel Attal, seules et ceux qui ont été élus grâce au désistement républicain, ça fait un paquet de députés qui autrement auraient été grignotés par le Rassemblement National ou par le Front Populaire. Et là, je trouve qu'il y a quelque chose d'un mensonge public qui est terrible en fait. Vous dégoûtez les gens.

Mais est-ce que vous ne vous dites pas aussi que vous avez raté une occasion quand même, à un moment donné, en étant arrivé en tête, de dialoguer, de dire aux macronistes, en fait, mettons-nous d'accord parce qu'on a fait le Front Populaire donc on trouve un candidat commun. C'est une question. D'abord, on s'est mis d'accord. Non mais vous, entre vous, mais pas avec les macronistes. Non, non, pardon, ça n'est pas rien. Non, c'est pas rien, mais ce n'était pas suffisant pour avoir une vraie coalition. Donc il y a eu un travail unitaire qui a été réalisé. Là, ils en ont fait longtemps, vous de fait.

Ça, c'est la première chose et qui a conduit quand même à être la plus grosse coalition à l'Assemblée nationale. Et la deuxième chose, la deuxième chose, c'est que précisément, la proposition que nous faisions et qui était faite par Lucie Casté, c'était précisément de dire au président Macron et aux macronistes laissez-nous la chance de gouverner. Et vous refaites le pas tout seul tout seul. On me pose la question sur le passé, je réponds sur la passée. Vous êtes très passéiste, c'est fini. Il y a un nouveau Premier ministre aussi. C'est la nouvelle de la journée. Je réponds, il y avait un autre chemin. Cet autre chemin... Il n'a pas été pris, c'est bon.

Mais je souhaite le répéter parce que ce n'est pas vrai que c'est de la faute du Front populaire, c'est de la faute du président de la République qui ne voulait pas demander à Gabriel Attal de ne pas consulter le Front populaire. Alors aujourd'hui, s'il vous plaît, le haut la valette. Évidemment que non. Ben voilà. Mais attendez. En disant, faites-nous des... Depuis contre un homme démocratique... Enfin, vraiment, vous êtes la tête à l'envers, là. Il y a 33 millions de personnes... Personne n'a la majorité seule. Pourquoi vous ne le savez pas ? D'accord. Mais il y a quand même un geste de mandatement qui est fait par un électeur lorsqu'il envoie un représentant à l'Assemblée nationale.

C'est à cette condition qu'on peut parler de représentation nationale. Mais pardon, Raquel Garrido, Raquel Garrido, s'il vous plaît. Si les gens, c'est une bande de traîtres,

10:44
Locuteur non identifié

pardon, il n'y aura plus jamais d'élection sincère dans ce pays.

10:48
Présentateur

Raquel Garrido, Raquel Garrido. Laissez-vous interrompre. Alors, est-ce que systématiquement, on peut partir du point de vue que le Nouveau Front Populaire censurera le gouvernement Barnier ?

10:56
Invité

Mais évidemment.

10:57
Présentateur

Bon, alors les choses sont claires de ce côté-là.

10:59
Invité

Mais il y a la même façon qu'on aurait dû présumer et accepter que le RN allait censurer tout gouvernement qui n'était pas RN. Mais comme ces gens n'ont pas de face et qu'ils disent à leurs électeurs qu'ils sont la seule opposition à Macron et qu'on bout de course au bout de 50 jours et ça coquine avec Macron, mais j'espère que les électrices et les électeurs du RN ont un dégoût vis-à-vis de ce qu'est en train de leur faire Marine Le Pen. Je répète ce que disait hier soir Julien Audoul. Il disait que Barnier est une farce, c'est un européiste, c'est quelqu'un qui a trahi

11:30
Présentateur

la souveraineté française. On a compris que de toute façon, de votre côté, ce sera censure, censure de Michel Barnier. L'autre camp qui peut, en s'alliant à vous, faire tomber, Michel Barnier, c'est évidemment le RN, l'Hourla Vallette. Qu'est-ce que vous attendez ? Soyons extrêmement concrets. Progressons. Qu'est-ce que vous attendez précisément de Michel Barnier, de son gouvernement, pour ne pas voter une censure avec le nouveau Fonds populaire ?

11:54
Laure Lavalette

Je vais vous le dire, Darius Fauchban, mais juste avant quand même, Raquel Garrido, elle ne manque pas d'oeuvre en essayant de dénoncer les magouilles entre LR et la Macronie. Mais combien de désistements du nouveau Fonds populaire pour faire élire la Macronie ? Mais c'est hallucinant d'entendre ça. Dans la première circonscription du VAR, il y a un report intégral, quasiment partout dans les bureaux de vote, de l'extrême-gauche sur le candidat macroniste. Ils ont fait élire Elisabeth Borne, ils ont fait élire Gérald Damanin, leur grand ennemi sur le papier. Mais quelle farce, Mme Garrido ! En arrivée là, je trouve ça vraiment vos électeurs qui se sentent, j'imagine, très mal à l'aise.

Je vais vous dire, Darius Fauchban, la ligne rouge, ce sera que Michel Barnier continue à faire du macronisme. Il faut qu'ils entendent ces 11 millions de Français, qui sont majoritaires. Alors, ça peut en rendre certains esprits chagrins, chafouins, mais voilà, les Français veulent moins d'immigration, veulent plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat. Il faudra...

12:57
Présentateur

L'orlavalette, pardon, soyons très précis, les mesures que vous attendez de la part de Michel Barnier pour dire qu'on continue à ne pas le censurer. Ça veut dire quoi ? Reculer sur la TVA ?

13:07
Laure Lavalette

On aura... Bien sûr, la baisse de la TVA, mesure que le Rassemblement national propose depuis maintenant 3 ans, qui donnerait de l'air aux Français. Voilà, des mesures en matière de sécurité, de mettre un frein à cette politique migratoire qui est absolument hors contrôle. Je rappelle que l'INSEE a dit que nous vivons une politique migratoire telle que la France ne l'a jamais connue. Il faut un frein d'arrêt. Les Français ne veulent plus de cette immigration qui pèse sur les comptes sociaux, leur identité et leur sécurité. Donc voilà. Est-ce que vous espérez,

13:40
Présentateur

L'orlavalette, est-ce que vous espérez le référendum sur l'immigration, c'est la demande historique du Rassemblement national ? Est-ce que vous espérez que Michel Barnier, il y ait une partie des gens à droite qui ne sont pas contre cela, en tout cas qui disent qu'il faut consulter le peuple à un moment donné ? Est-ce que vous espérez que ce gouvernement...

13:55
Laure Lavalette

Bien sûr, mais nous, nous l'appelons de nos voeux depuis longtemps, Marine Le Pen a un texte qui est tout prêt à soumettre évidemment à la volonté des Français. Donc bien sûr, et vous le disiez tout à l'heure, il y a aussi ce scrutin parce que finalement, ce scrutin majoritaire à deux tours, il est très adapté quand il y a une bipolarisation de la vie politique. Ça n'est plus le cas. Il y a une tripolarisation à l'heure actuelle et vraisemblablement, ce scrutin ne reflète plus évidemment véritablement les Français.

Vous savez, au soir du premier tour, il y avait une majorité très claire et il y avait un Premier ministre, Jordan Bardella, qui aurait très bien pu évidemment prendre les rênes et nous aurions gagné deux mois. Je pense qu'il faut changer de scrutin. Emmanuel Macron l'avait promis déjà quand même depuis un moment. On va bien voir s'ils sont fidèles à leurs promesses.

14:43
Présentateur

Lors-la-Valette, un mot encore. Est-ce qu'il y a une jubilation ? Il y a quand même... Vous avez... Le barrage républicain vous a empêché, en tout cas, d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée. C'était il y a quelques semaines. Aujourd'hui, c'est vous qui êtes en position d'arbitre pour faire tomber ou non ce gouvernement. Est-ce que ça a un goût de revanche ?

15:03
Laure Lavalette

Non, mais pas du tout. Il n'y a absolument aucune jubilation. Et encore une fois... Ça existe dans la vie. Ça existe dans la vie comme en politique. Oui, mais non. Eh bien, figurez-vous que non. Parce qu'encore une fois, Michel Barnier n'est pas mon Premier ministre. J'aurais jubilé si Jordan Bardella l'avait été. Là, voilà, c'est pas ma famille politique. Il fallait un Premier ministre. On a déjà passé 52 jours sans. Je me réjouis que les thèmes que nous portons, qui sont des thèmes de préoccupation massives des Français, rentrent enfin dans le jeu. Maintenant, je vous dis, on juge un arbre à ses fruits. J'attends de voir ce que va faire Michel Barnier.

15:37
Présentateur

Merci beaucoup, Laure Laval. Je ne sais pas si c'est votre chien qu'on entend parfois en écho dans la...

15:42
Laure Lavalette

Oui, c'est mon chien que vous avez entendu.

15:43
Présentateur

Voilà. Amitié aux chiens. Les chiens sont de tous les partis. C'est Lazareff qui disait « Ne dites jamais de mal des chiens dans mon journal ». Vous, on les aime.

15:52
Laure Lavalette

Et j'en ai deux. Et j'en ai deux.

15:53
Présentateur

Ah bah bravo. Merci beaucoup, Laure Lavalette. Oui. Voilà. Oui.

15:57
Locuteur

bere pepper préambique. Ali,über except toi. Les chines dans la main d'il y a addictive. Oui, on les s'intéresse d' slaughter.

BORNE, DARMANIN, PANNIER-RUNACHER : C'EST LA GAUCHE QUI LES A SAUVÉS ! - L. LAVALETTE (LCI) — Laure Lavalette · Pourquijevote