Concertation sur les retraites : "Il n'y aura pas d'accord global", prévient le député LFI Eric Coquerel
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Bonjour Éric Coquerel. Est-ce que vous êtes devenu la gauche qui braille face à la gauche qui travaille ?
Non, on reste la gauche qui est fidèle à ses engagements devant les électeurs.
Celui-ci est fort qu'il disait, bien sûr, je le précise, à nos éditeurs.
Qui est fidèle à ses engagements devant les électeurs et qui entend le rester et qui ne se laisse pas berner par les suites du macronisme. On n'a pas été élu pour permettre à M. Macron de continuer d'appliquer son programme.
Sauf que votre motion de censure n'a recueilli que 131 voix sur les 288 nécessaires à son adoption. Jean-Luc Mélenchon avait prophétisé la chute du gouvernement Bayrou le 16 janvier, nous sommes le 18. Ça veut dire que c'est un échec ? C'est votre échec ?
Non, non. Jean-Luc Mélenchon, si vous l'écoutez bien, il avait plutôt porté ça à fin janvier. D'ailleurs, sur mes recommandations en termes de calendrier, c'est-à-dire quand le budget va revenir, parce qu'on était quasiment, pour une bonne raison, ça sera début février en fait, pour une bonne raison, c'est qu'on était quasiment sûr que le Rassemblement National ne voterait pas celle-ci. Voilà, c'est un peu le remède de ce qui s'est passé. Je vais commencer par la bouteille à moitié pleine, si vous voulez bien, c'est-à-dire que, vous l'avez dit vous-même, 131 voix, donc c'est pas que les insoumis. Je dis ça parce qu'une semaine avant, on nous a dit, oh, vous êtes isolés.
Il y a aussi, effectivement, les communistes, les écologistes.
Les communistes, les écologistes et 8 socialistes. Donc, moi, je prends ça comme un acquis pour la suite, la suite étant le fait que je compte bien qu'on arrive à censurer ce gouvernement sur le budget.
Le verre à moitié vide, c'est quand même que les socialistes n'ont pas voté la censure. Est-ce que ça veut dire qu'on acte la rupture du nouveau Front populaire ?
Non, puisque le nouveau Front populaire, il y a déjà 3 des 4 groupes qui continuent à l'incarner, donc c'est déjà une satisfaction.
Les socialistes ne l'incarnent plus aujourd'hui ?
Il y a 3 des 4 groupes qui continuent à l'incarner. À ce stade, aujourd'hui, là, de facto, et j'ai entendu le discours d'Olivier Faure, le Parti socialiste s'en est écarté, mais il a une séance de rattrapage. La séance de rattrapage, ça va être le vote du budget. Donc, vous comptez sur eux, vous dites... Je vais très bien revenir. Voilà, vous dites, vous voterez la censure la prochaine fois. Si ce n'est tout le groupe socialiste, au moins suffisamment de socialistes, parce qu'en faute, il en faut entre 15 et 20, si toute l'opposition vote la censure, pour que la censure passe.
Donc, voilà, moi, ça va être mon travail d'ici début février, c'est de convaincre, en réalité, que si on ne veut pas laisser M. Macron poursuivre sa politique pendant 3 ans, eh bien, il faut le censurer.
Donc, c'est comme en amour, vous leur laissez, en quelque sorte, une seconde chance. S'ils ne la saisissent pas, à ce moment-là ?
S'ils ne la saisissent pas, c'est clair que... Déjà, le fait qu'il ne l'ait pas saisie, disons-le, je pense qu'il y aura quand même des conséquences.
Il y aura quand même des conséquences. On vous entend, c'est quoi, déjà, pourquoi cette menace ? Et c'est quoi les conséquences ?
Est-ce que, par exemple, la conséquence, ce sont les 58 députés socialistes qui n'ont pas voté la censure ? Est-ce qu'il y aura, en cas de législative anticipée, des insoumis qui seront investis sur ces circonscriptions-là ? C'est ce qu'avait dit Jean-Luc Mélenchon.
Ça pourrait le devenir, j'allais dire, au cas où la séance de rattrapage n'est pas saisie. La chance de la séance de rattrapage n'est pas saisie. Donc, on en parlera à ce moment-là. Et puis, notre mouvement va se réunir. Ce n'est pas à moi d'expliquer dans le détail ce qu'on fera, mais c'est dans les possibilités. Mais je vous réponds, le problème des conséquences, c'est que, bon, là, il y a une entorse par rapport au programme qui nous unit. On est une mission à un programme. Il faut bien comprendre que le nouveau populaire, ce n'est pas juste l'unité, c'est l'unité sur un programme de rupture.
Le moins qu'on peut se dire, c'est que là, il y a une grosse entorse et que, dès lors que la confiance s'était bréchée, on se dit, la suite, c'est quoi ? Est-ce qu'ils respecteront si on recommence ensemble ? Est-ce qu'ils respecteront leur mandat ? Donc, il y a une inquiétude.
Voilà, vous dites, dès lors qu'il y a eu ce premier acte de non-censure du Parti Socialiste, il faut des conséquences. C'est quoi les conséquences ?
Les conséquences, déjà, la première conséquence, je n'ai pas dit qu'il faut des conséquences factuelles pour l'instant, mais la première conséquence, c'est que notre confiance est largement ébranlée. Mais maintenant, moi, je regarde ce qui est mon objectif principal. Mon objectif principal, ce n'est pas de polémiquer avec le Parti Socialiste.
Mon objectif principal, c'est d'en convaincre suffisamment, voire tout le groupe socialiste, non, non, si j'écoutais ce que nous disons, voire tout le groupe socialiste de voter la motion de censure parce que, moi, je regarde l'intérêt du pays, l'intérêt général, et l'intérêt général, c'est de faire en sorte que le macronisme arrête de sévir dans ce pays. Donc, ça passe par une notion de censure.
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon, quand même, ne paie pas la méthode ? La méthode, c'est qu'il y a eu des menaces. On se souvient, la forfaiture des socialistes, leur servilité. Même Marine Tondelier, la patronne des écolos, elle dénonce ce vocabulaire qu'elle qualifie de viriliste et humiliant. Fabien Roussel, lui, n'est pas tendre non plus.
Fabien Roussel, qui n'a pas du tout un langage et un discours viriliste en général. Vous avez remarqué ? Non, non. Allez-y, continue.
Est-ce que cette rupture, elle pourrait s'étendre aussi avec cette méthode aux écologistes et aux communistes ? Parce que, je signale que, certes, ils ont voté la censure, mais eux, ils veulent continuer de dialoguer avec le gouvernement aux côtés des socialistes.
Ce n'est pas du tout votre position. Écoutez, moi, je regarde... Si ? Je regarde le... Écoutez, si vous le dites, si vous êtes porte-parole de ces groupes, ça vous regarde ?
Je ne suis pas le porte-parole du tout, mais je signale juste qu'ils n'ont pas du tout la même stratégie.
Je regarde ce qui est factuel. Ce qui est factuel, c'est qu'on a voté la motion de censure ensemble. Qu'on ne dise pas tout à fait la même chose, on a voté la motion de censure ensemble. Donc, je le prends comme une satisfaction par rapport à des choses qui n'étaient pas jouées. Et vous comprenez que je ne vais pas, moi, les polémiquer avec des groupes qui votent avec lesquels nous votons et qui continuent à incarner le nouveau Front populaire ensemble. Donc, voilà. Ça, c'est dit pour nos partenaires écologistes et communistes. Pour le reste, non, je ne crois pas que ce soit ça qui serait un peu étonnant.
C'est le fait, à un moment donné, d'avoir mis la pression sur nos partenaires qui s'apprêtaient peut-être et ils l'ont fait à ne pas voter la censure qui expliquerait pourquoi ils ne votent pas la censure. Bon, écoutez, c'est une explication un peu compliquée. Moi, je crois tout simplement qu'ils n'avaient pas envie de voter la censure. Donc, ils étaient dans des bonnes dispositions pour se laisser berner. Voilà ce que je crois aujourd'hui. Et ils se sont laissés berner, à mon avis.
Vous dites, Éric Coquerel, pardon, vous dites que vous allez convaincre les socialistes. Mais vous les convainquez comment ? À part par la menace que vous avez quand même imaginée.
Mais je vais vous dire, après, on verra bien s'ils n'ont pas du tout envie de se laisser convaincre, si en fait, leur raison d'être maintenant, c'est de revenir, en fait, de réincarner la ligne Hollande pour aller vite. Celle qui les a mis à 2% aux présidentielles. Enfin, moins de 2%. Mais c'est-à-dire celle, finalement, d'un social-libéralisme qui a donné Emmanuel Macron et qui, finalement, n'est pas très gênée de soutenir Emmanuel Macron. Mais vous avez convaincée par la menace,
Éric Coquerel, disons-le,
en disant, si vous ne votez pas
cette motion de censure, on ne mettra des candidats à ça.
Moi, je crois à l'argument. Je crois à l'argument. Je fais peut-être l'erreur de croire, en tout cas, à une grosse partie du groupe socialiste à la bonne foi. Je veux bien croire, et je le souhaite, qu'il y ait une grosse partie du groupe socialiste qui ait cru réellement que M. Vérou avait lâché des choses. Donc, moi, je vais continuer à prendre ma casquette de président de la Commission des Finances pour montrer que, sur le niveau budget, c'est le budget barnier en pire et que, sur la réforme des retraites,
c'est un attrape libre. Mais juste un mot sur cette stratégie de présidentielle anticipée. Est-ce que, là aussi, ce n'est pas l'échec de cette stratégie ? Vous continuez, d'ailleurs, toujours de recueillir des parrainages ? Vous en êtes où ?
Je ne sais pas. Ce n'est pas moi qui m'en occupe, donc je ne vous répondrai pas là-dessus. Ce n'est pas que je ne veux pas.
Ce n'est pas une mise en échec de cette stratégie-là ?
C'est ça, mise en échec, on en reparlera si vous m'invitez la moitié de l'année 2025 pour voir si c'est une mise en échec. Non, je pense que c'est toujours la question d'actualité. Si M. Bérou est censuré, ça sera une pression très forte sur M. Macron, soit pour qu'enfin il nomme un gouvernement NFP, soit pour qu'il démissionne.
Je continue à le penser. Éric Coquerel, vous restez avec nous. On se retrouve juste après le fil info de 9h moins 20. Marie Maheu.
Une information judiciaire ouverte à Paris contre Nestlé pour tromperie. Elle fait suite à cette plainte de Foodwatch en septembre dernier. L'ONG accuse le groupe d'avoir utilisé des filtres interdits pour purifier des eaux contaminées. Nestlé également sous le coup d'une commission d'enquête sénatoriale. Après Paris, Bordeaux va aussi faire payer plus cher le stationnement des gros véhicules comme les SUV, 30% de plus à partir du mois de mai. Décision de la mairie écologiste qui pointe leurs émissions de CO2 plus importantes mais aussi leur impact est sur la chaussée à cause de leur poids. Israël va libérer plus de 730 prisonniers palestiniens en échange des premiers otages israéliens.
L'État hébreu a approuvé dans la nuit l'accord de trêve avec le Hamas. Il entre en vigueur demain à 7h30 hors de Paris annonce à l'instant du Qatar. Et puis la fusée Starship, celle de SpaceX suspendue de vol par le régulateur américain de l'aviation. Il demande à l'entreprise d'ouvrir une enquête suite à l'explosion il y a deux jours du second étage de cette fusée. C'était au-dessus des Caraïbes.
Nous sommes toujours
avec Éric Coquerel, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et puis député insoumis de Seine-Saint-Denis. On va rentrer dans le détail et notamment ce qui a peut-être fait basculer le choix des socialistes. François Bayrou a fait beaucoup de concessions aux socialistes. Il y a la contribution sur les revenus, la hausse de la taxe sur les transactions financières, la taxation sur le rachat d'actions, la surtaxe provisoire sur l'imposition des grandes sociétés. Vous applaudissez toutes ces mesures ?
Les quatre mesures que vous venez de citer étaient déjà acquises avec M. Barnier.
Donc vous dites qu'il n'y a pas eu de gains
des socialistes ? Je vais vous dire exactement, je vais être très clair. Il y a deux gains. Peut-être, mais il faudra vérifier.
L'abandon de la suppression des 4000 postes dans l'éducation nationale.
Il y a des 4000 postes, mais il faudra vérifier parce qu'en même temps, je crains fort que les budgets de l'éducation nationale qui ont été très impactés par les annulations de crédit en 2024 suppriment des contrats actuels. Donc on verra à la fin de l'addition, mais admettons, 150 millions les jours de carence, d'accord ? Mais en même temps...
Vous avez passé de 1 à 3 ?
Voilà, mais pas mieux payé, c'est-à-dire qu'il y a toujours la réduction, la baisse de la paie de ces jours. Et si de l'autre côté, je regarde, il y a 10 milliards de plus de baisse de dépenses publiques qui vont être mises dans le budget. Donc 10 milliards d'un côté, 150 millions de l'autre, excusez-moi, mais de ce point de vue-là, c'est bien un budget barnier en pire qui se prépare bien plus austéritaire. Et d'ailleurs, Mme Monchalin le dit puisqu'elle se vante de baisser... Pourtant avec un déficit qui baisse moins que prévu, Éric Coquerel. Oui, mais pour une bonne raison, c'est qu'il a fallu quand même... Mais ça, c'est pour ça, je vous dis que ce n'est pas un acquis de M.
Bérou, c'est un acquis de la censure. Il a fallu quand même qu'il lâche du lest, par exemple, sur la taxe électricité qui a été lâchée. Il a fallu qu'il lâche du lest parce que de toute façon, ça a été acquis sur la question de l'indexation des pensions des retraités. Donc il y a un peu moins d'argent.
5,4% de déficit, c'est de l'austérité ?
33 milliards de baisse de dépenses publiques, soit 2% de moins en valeur brute, sans même compter l'inflation du budget de l'État. Oui, c'est de l'austérité. D'ailleurs, Mme Monchalin s'envante, elle dit qu'il n'y a pas eu autant de baisse de dépenses publiques depuis maintenant 25 ans. Donc c'est un budget austéritaire qui, en plus, va être récessif.
Alors vous dites qu'il n'a rien cédé, François Bayrou, mais alors penchons-nous du côté du budget de la Sécurité Sociale. Là, il a cédé. Il n'y a plus de déremboursement de certains médicaments. C'était déjà acquis. Il y a une hausse du ticket modérateur. Il n'y a plus de baisse de remboursement par l'assurance maladie des consultations chez le médecin. Vous dites tout ça, c'était déjà fait ?
La première que vous avez citée,
c'était déjà acquis. J'ajoute un point, Éric Coquerel. Quelques centaines de millions d'euros d'économies, nous disait hier sur ce plateau le ministre de la Santé Yannick Noderre, contre 5 milliards dans le budget de Michel Barnier.
Alors, je vais reprendre maintenant le PLFSS. Ils annoncent plus 3,3% pour l'ONDAM. Quand on regarde dans le détail, une grosse partie, c'est la question des déremboursements. Avec l'inflation et avec différents dispositifs, j'ai calculé, on peut aller sur la vérification qu'en réalité, ça sera plus 0,3% du budget de l'ONDAM. Donc, beaucoup moins que ce qui est affiché. Voilà. Donc, il y a moins d'acquis qui est annoncé. Et encore une fois, je vous le répète, ce qui est annoncé, et on va le voir très vite, parce qu'il faut bien comprendre qu'en fait, pour comprendre, à partir du moment M. Bérou, on reprenait le budget en cours, il ne peut plus changer les recettes. Je l'avais dit.
Vous vous rappelez, là, on nous avait dit on va faire contribuer les patrimoines. J'avais dit ça ne sera pas possible. Ils ont abandonné. Et c'est qu'il n'y a que les dépenses sur lesquelles ils peuvent bouger. Donc, on va voir dans les jours à venir les amendements qui vont être déposés au gouvernement, au Sénat, qui vont être des coupes claires chez, par exemple, les opérateurs. Je suis très inquiet pour l'Office français de la biodiversité, pour pas mal de choses, pour les achats de l'État. Donc, vous verrez qu'à la fin, la balance sera du côté du négatif.
Bon, vous dites rien n'a bougé, rien n'a changé. Il y a quand même quelque chose qui a bougé. C'est qu'il y a des concertations sur les réformes des retraites qui se sont ouvertes. Ça va se passer pendant trois mois. Les partenaires sociaux, le patronat, tout va être mis à plat. Vous dites le dialogue social, ça ne sert à rien. Pour un homme de gauche, c'est surprenant. Vous dites que c'est du vent.
Je dis que François Bayrou réinvente la convention citoyenne. C'est-à-dire dans le rôle des citoyens tirés au sort.
Le dialogue social, c'est une convention citoyenne ?
Vous me laissez expliquer dans le rôle des citoyens tirés au sort. C'est cette fois-ci les partenaires sociaux qui sont mis en conclave. Je dis pourquoi je dis ça ? Parce que la convention citoyenne s'est venue pour quelque part dégonfler la mobilisation des gilets jaunes. Et si on se souvient bien, ces citoyens qui ont travaillé avec une vraie conviction, aucune de leurs mesures à la fin n'a été abordée. Donc en réalité, ça a servi à faire face à la mobilisation des gilets jaunes. De la même manière, je termine, de la même manière, en réalité, ça sert à ça.
Ça sert à ne pas abroger la réforme des retraites qui est largement majoritaire au pays dans le pays, qui est même majoritaire à l'Assemblée nationale. Et ça sert à gagner du temps pour éviter la censure.
Il y aura un projet de loi, ça reviendra à l'Assemblée même s'il n'y a pas d'accord. Mais non, non, non.
Écoutez, lisez ce que dit...
C'est ce qu'il a dit.
Non, moi j'ai lu sa lettre. J'ai lu sa lettre aux socialistes. Il explique qu'il va mettre en conclave des partenaires sociaux qui ne sont pas d'accord entre eux. J'entendais vos informations. Le MEDEF est pour la capitalisation. La CGT, évidemment, plus proche de position pour renforcer le système par répartition. Il les met en conclave.
Et il leur dit il faut que vous trouviez un accord politique global et un équilibre financier que lui a rehaussé avec un déficit qui, soi-disant, serait non plus de 6 milliards d'euros comme le corps, le comité d'orientation des retraites le disait, mais soi-disant 55 milliards parce qu'il met de manière illégitime la réforme, la retraite des fonctionnaires. Et il dit, voilà, il faut trouver un accord global sur ses bases. Je peux vous dire, c'est lui-donc.
Global ou pas ?
Je vous le dis, il n'y aura pas d'accord global. Ça reviendra à l'Assemblée ? Ce n'est pas ce qui est écrit.
En tout cas, c'est ce qu'il a dit.
Ce n'est pas ce qui est écrit dans sa lettre. Revérifiez. Il parle d'un accord. Il ne dit plus j'abandonne l'idée d'un accord global, il faut un accord politique global et un accord global sur l'équilibre financier. Donc, je le répète, je prends date aujourd'hui avec vous. Tout ça, c'est de la fumée, d'accord ? Fait pour ne pas censurer, fait pour ne pas abroger et qui se terminera par soit la continuation de la réforme banque, soit une réforme empire. Parce que ce qui peut se passer, c'est qu'il prenne les partenaires qui l'intéressent pour décider, par exemple, d'une réforme à point qui serait la fin du régime de par répartition.
Sur un dernier sujet, Éric Coquerel, un accord a donc été trouvé de trêve à Gaza avec la libération des otages israéliens et l'arrêt des combats à Gaza. Donc, premiers otages libérés dès demain. Est-ce que vous dites bravo Donald Trump ?
Écoutez, il y a un an, j'étais à Rafa, quasiment jour pour jour, pour demander le cessez-le-feu. C'était à la frontière
entre Gaza et Gaza.
Voilà, les seuls parlementaires nationaux qui ont été là-bas, que j'ai organisés. Et à l'époque, je demandais le cessez-le-feu, je ne pensais pas que ça durerait un an, qu'il y aurait 46 000 morts sur mon plus, 66 % de Gaza détruit. Et je me dis que la communauté internationale sera responsable devant l'histoire de ne pas avoir mis la pression suffisamment. Parce que ce que ça montre... C'est grâce à qui ?
Là, Donald Trump, il a mis la pression.
C'est que les Etats-Unis, on le disait depuis longtemps, pouvaient avoir un moyen de pression sur Israël pour faire ses... C'est ce qui vient de se passer.
Mais là, Donald Trump, il a joué un rôle clé. Et c'est grâce à lui...
Vous venez de m'entendre dire autre chose ?
Non. Donc, vous le félicitez au passage. Je dis simplement
que c'est aussi la démonstration que ça pouvait avoir lieu depuis un an et qu'on évite le génocide en cours qui s'est déroulé à Gaza, les massacres et une situation absolument désastreuse. Donc, maintenant, j'en viens à maintenant, oui, c'est un soulagement. Je pense que ça va tenir parce que les Etats-Unis veulent que ça tienne. C'est un soulagement. Maintenant, il faut permettre l'aide humanitaire rentre. J'ai cru comprendre si c'était le cas. Il faut permettre qu'il y ait des prisonniers politiques palestiniens également et les otages israéliens qui soient libérés. Je me réjouis pour les otages israéliens.
Et il faut que la communauté internationale aide puissamment à reconstruire Gaza de façon après à ce qu'on discute politique et qu'on aille vers une situation où les Palestiniens décident de ce qu'ils veulent. Et je pense notamment toujours à la nécessité d'un Etat palestinien.
Merci à vous, Éric Coquerel, député La France Insoumise et président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale d'avoir été l'invité du 830 France Info. Merci, Alix Bouillaguet.
Éric Coquerel