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interviewCNEWS (sur Dailymotion)· 8 juillet 2026 2 min

Anne : «La parole de neuf enfants ne vaut toujours rien face à la parole d'un mis en cause»

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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité politique

C'est possible parce que la parole de l'enfant, et d'ailleurs ici la parole de neuf enfants, ne vaut toujours pas face à la parole d'un mis en cause. Apparemment, il suffit de dire « c'est pas moi, je voulais pas, j'ai pas fait exprès, c'était juste inapproprié, mais mon intention n'était pas de nature sexuelle » pour que le doute soit suffisant. C'est pénal, enfin pénalement c'est légal, je veux dire que le doute profite à l'accusé, mais en fait le problème dans cette affaire c'est que le doute il ne devrait pas y en avoir dans la mesure où le faisceau d'indices nécessaires, comme on dit à la vérité, est largement suffisant.

C'est-à-dire qu'on a effectivement les symptômes physiques des enfants qui ont été corroborés par des avis médicaux, par des spécialistes, on a toutes les observations, on a par ailleurs son attitude avec ses collègues pour lesquels il est condamné, donc on voit bien que la parole de l'adulte, là, vaut plus que celle de neuf enfants, encore une fois, puisque visiblement sur ses collègues, on dit que les adultes n'ont pas assisté à ces faits d'agression présumés sur les enfants, enfin j'imagine qu'il n'y avait pas non plus de témoins pour assister à son harcèlement sur ses collègues.

Donc en fait, tout est là, le faisceau d'indices était suffisant, les enfants qui sont de tout petits enfants ont des récits, ils ont entre 3 et 5 ans, on a des récits qui se corroborent les uns les autres et que dit le tribunal ?

Alors là, c'est là où la colère, on ne peut pas la contenir, le tribunal dit qu'en gros, il y avait des détails qui ne correspondaient pas, comme si à 3 ans et demi, quand on est abusé, on se souvient si c'était un lundi, un mardi, les enfants auraient mentionné d'autres enfants mais qui n'étaient pas là ce jour-là, mais enfin voyons la parole de l'enfant, à quel moment les magistrats, les juges, tout le monde dans la chaîne judiciaire est formé à la parole de l'enfant, moi-même, je ne suis pas une spécialiste et je sais pertinemment qu'à 4 ans et demi, on ne se souvient pas exactement de tous les détails, à plus forte raison quand on est victime d'agressions sexuelles où là, il y a des mécanismes psychologiques qui font que certaines choses sont floues, que parfois il y a une dissociation.