Nicolas Sarkozy : le séisme politique après sa condamnation
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
21h pile sur France Info. Bienvenue si vous nous euh retrouvez. Tout de suite le journal avec Cécile Bartoli.
On se demande bien par quoi vous allez commencer. Bonsoir le bonsoir à tous et vous le disiez en titre, c'est un séisme pour la première fois dans la 5e République. Un ex-président ira en prison.
Nicolas Sarkozi a été condamné à 5 ans de détention pour association de malfaiteurs. Malgré son intention de faire appel, cela n'empêchera pas son incarcération. Les explications de Peggy Moget.
Un ancien président de la République envoyé derrière les barreaux. Décision historique. Nicolas Sarkozi vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme.
Son épouse Carla Brun à ses côtés, il ne cache pas sa colère. ce qui s'est passé aujourd'hui dans cette salle du tribunal correctionnel de Paris et d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice. J'assumerai mes responsabilités.
Je déférerai aux convocations de la justice. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Plutôt dans la matinée, c'est un couple serein qui se présente pourtant au tribunal.
Nicolas Sarkozi semble confiant. Ses trois fils l'accompagnent. Image d'un clan soudé.
L'audience est ouverte. débute la lecture du délibéré. L'ancien chef de l'État est relaxé d'effets de corruption, de détournement de fonds et de financement illégal de campagne.
En revanche, la juge le déclare coupable d'association de malfaiteurs, prononce une peine de prison et à la surprise générale demande un mandat de dépôt à sortie d'une exécution provisoire. Autrement dit, Nicolas Sarkozi n'échappera pas à une mise sous écrou. Stupeur alors dans la salle d'audience comme le raconte notre envoyé spécial.
On a pu entendre des des cris quelque sorte retentir notamment alors pas des cris très très bruyants mais des cris de de surprise du côté bien sûr des band des proches de Nicolas Sarkozi son épouse. Ses trois fils venus aujourd'hui. L'ancien président fera néanmoins appel du jugement.
Sans doute devrais-je comparaître les monotes au mains devant la cour d'appel ? Ceux qui me haïissent à ce point pensent m'humilier. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France.
Mais que chacun comprenne bien et l'entende, je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour prouver ma complète innocence. Je vous remercie, monsieur le président. Dans un ultime geste de ranqueur, Carla Bruni attrape la bonnette du micro des journalistes de Média Part et la jette à terre.
C'est ce média qui avait révélé l'affaire des soupçons de financement libyen. Certaines figures de la politique n'ont pas hésité à lui apporter leur soutien. D'autres ont préféré s'abstenir de tout commentaire.
Une chose est sûre, cette condamnation inédite secoue le monde politique. Les explications devant le domicile de l'ex-président de Caroline Mot. Oui, c'est clairement une onde choc à tel point que plusieurs responsables politiques refusent de réagir oralement à cette condamnation.
Nicolas Sarkozi a bien reçu des marques de soutien de sa propre famille politique à droite comme Laurent Voquier ou Bruno Retaillot, mais on ressent tout de même une gêne à commenter de vive voix cette décision judiciaire. Sans surprise, la gauche, elle ironise sur cette condamnation qu'elle juge bien mérité. Mais au-delà de ces réactions, il y a ce soir une question primordiale qui risque de se poser.
Le principe de l'exécution provisoire peut-il tenir ? Aujourd'hui, Marine Le Pen a vertement dénoncé ce principe d'exécution immédiate des peines, même en cas d'appel. Il faut dire qu'elle est directement concernée et menacée dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
Ses plus proches travaillent d'ailleurs à faire modifier cette loi si le Rassemblement national arrive un jour au pouvoir. En attendant, ce choc Sarkozi semble secouer une bonne partie de la classe politique à l'idée de voir un ancien président dormir en prison. Alors, comment réagissent les Français à cette condamnation de la détention pour un ex-président ?
Et bien, ils sont étonnés mais respectent cette peine inédite. C'est surpris parce que je m'attendais pas à ce qu'il soit condamné. Donc c'est plutôt je pense une bonne nouvelle pour la justice.
Ça prouve que tout le monde tout le monde est condamnable quand on fait des choses répréhensibles et bien personne ne passe entre les mailles du filet. Donc c'est plutôt pas mal. C'est triste plutôt, je dirais d'un côté aussi pour la démocratie parce que un président qui est condamné alors qu'il devrait faire preuve d'exemplarité, bah ça montre ça soulève des questions dans notre société, dans notre système.
Je le considère comme n'importe quel citoyen à devoir rendre des comptes si besoin jeune fille de 12 ans enlevée hier soir a été retrouvée saine et sauve près de Nantes. Le suspect, un ami de son père a été placé en garde à vue. L'homme de 34 ans avait déjà été condamné pour des faits de violence sur mineure.
Les agriculteurs de nouveau mobiliser dans le viseur des singikats agricoles l'accord de libre échange avec les pays du Mercosur malgré l'opposition de la France, l'UE a lancé sa ratification. Quelles professions sont les plus menacées et pourquoi ? Élément de réponse dans ce journal.
Des tracteurs qui convergent dès ce matin vers Dijon pour manifester la colère des agriculteurs. Dans leur viseur, le traité du mercour entre l'Union européenne et les pays d'Amérique latine. Des importations de viande et de céréales qui ne seraient pas soumises aux mêmes normes que les produits français.
On a l'agriculture la plus saine du monde et derrière on va importer l'agriculture la plus opposée à celle qu'on fait nous en France. Pour nous, c'est une aberration, c'est une incompréhension. C'est énormément de colère dans les campagnes.
Près de Voule, ces éleveurs veulent eux aussi dénoncer la concurrence étrangère qu'il juge des loyals. En symbole de protestation, une vache drapée de bleu blanc rouge devant une chaîne de restaurant qu'ils accusent de ne pas servir de viande locale. Tous redoutent de nouvelles importations massives de viande étrangère au prix cassé.
Aujourd'hui, les prix commencent à être un petit peu rémunérateurs pour les éleveurs. Si derrière on recass ces marchés, et ben j'ai peur queon est en train qu'on soit en train de désertifier le pays de ces de ces viandes bovines. Selon la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, le modèle français serait en péril face à la mondialisation et à des normes inéquitables.
Nous le disons clairement, pas de double standard. Ce qui est interdit aux producteurs européens doit l'être aussi pour ceux qui exportent chez nous. Selon ce spécialiste, c'est bien cette non réciprocité des normes qui irrite le monde agricole.
Ils sont surtout exaspérés finalement des incohérences des différentes politiques à la fois européennes et internationales. On leur dit qu'on les aime mais en signant cet accord et bien on va importer aussi finalement un autre modèle d'agriculture qui est plutôt rejeté par les Français et les agriculteurs eux-mêmes. Plus de 70 actions d'agriculteurs sont prévues d'ici à demain soir dans toute la France.
Et voilà pour le journal largement consacré à la condamnation de l'ex-président Nicolas Sarkozi. Merci Cécile et évidemment on va consacrer une large part de cette émission à ce séisme dans la vie politique française. Pour nous en parler Noémie Schulz, bonsoir.
Vous avez travaillé toute cette journée. Vous avez été depuis très tôt ce matin à la cour en salle d'audience. Vous allez nous nous raconter toutes les coulisses de cette journée.
Vous êtes évidemment la journiste journaliste spécialisée police justice de la rédaction. à vos côtés Florence Rois, bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes avocate pénaliste et à vos côtés Ludovic Fria, juge et président de l'Union syndicale des magistrats. Alors, avant même de retourner voir ce qui s'est joué aujourd'hui euh à la cour à Paris, racontez-nous Noémie où toute la journée vous nous avez raconté notamment ce moment quoi de surprise, de stupeur. Même vous, vous avez été surprise.
Oui, je crois que pas grand monde dans la salle d'audience aujourd'hui s'attendait à ce que euh un mandat de dépôt, c'est-à-dire que euh que la qu'on applique immédiatement la condamnation soit décernée à l'audience pour Nicolas Sarkozi. Faut bien comprendre, cette audience a été très longue. Le délibéré, la lecture délibéré a duré près de 3h et demi.
Et au fur assez rapidement, on a compris que Nicolas Sarkozi allait être condamné puisqu'il ne faisait pas partie des trois prévenus totalement relaxés, ce qui a été le cas d'Éric Vert. Donc, il allait être condamné, mais que les chefs d'accusation tombaient un peu les uns après les autres parce que le tribunal a estimé qu'un certain nombre d'éléments portés par l'accusation n'avait pas pu être prouvé, démontré. Et donc on a vu tomber le chef de corruption passive, on a vu tomber le chef de financement illégal de campagne et il est resté l'association de malfaiteurs.
Donc on savait, on a compris que Nicolas Sarkozi allait être condamné mais j'ai cru percevoir en tout cas on pouvait deviner du côté des des soutiens de Nicolas Sarkoziier, ils étaient nombreux. Il y avait ses trois fils qui étaient présents, son épouse Carla Carla Bruni. Une sorte de de de soulagement en tout cas de se dire "Bon, on a peut-être échappé au pire.
Je me rappelle que 7 ans de prison avait été requis par le parquet national financier. Et puis euh là, il est à peu près 12h30, 1245, ça fait donc plus de 2h30 qu'on est dans la salle. Je me fais la réflexion qu'il y a beaucoup de policiers et qu'il y en a plus qu'au début de de l'audience.
Et ça, c'est souvent un signe. Euh c'est le signe et Florence Roisse me le confirmera peut-être que sans doute que des mandats de dépôts vont être décernés parce que donc mandat de dépôt pour nos téléspectateurs, ça veut dire ça veut dire qu'on va emmener quelqu'un qu'on enemène immédiatement en prison. Et donc on veut faire en sorte que il y ait pas de de mouvement, que le que la personne condamnée ne se soit pas violent, ne se dirige pas vers les magistrats.
Donc les policiers sont sont nombreux et et d'ailleurs se rapprochent du prévenu quand il s'avance à la barre. Alexandre Jouris s'avance à la barre, il est condamné à 6 ans de prison, c'est un des prévenus et il est condamné à 6 ans de prison avec le mandat de dépôt immédiat. Donc là, on se dit bon bah c'est peut-être pour lui que les policiers étaient étaient présents en nombre.
Quelques minutes plus tard, c'est autour de Nicolas Sarkozi. Il écoute donc je ne vois pas son visage, il est face à la cour, face au tribunal pardon. Nous nous sommes dans la salle d'audience donc nous voyons son dos et il écoute le tribunal prononcer donc cette condamnation 5 ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé et exécution provisoire.
Ce qui veut dire on va revenir dessus on va bien expliquer ça. Exement et là il y a dans cette salle ce comme ça qui saisit la la salle d'audience. Vous n'avez pas le droit de crier, vous n'avez pas le droit de commenter, mais on a senti vraiment que tout le monde retenait son souffle de surprise parce que je je pense que personne ou presque personne, certains l'avaient peut-être prédit, n'avaient imaginé que Nicolas Sarkozy partirait en prison.
On pensait que en faisant appel et bien ça suspendrait la la condamnation. Alors, on a vu dans votre journal Cécile le déroulé he de de cette journée. On va juste retourner sur le terrain voir les explications sur cette condamnation.
Vous l'avez déjà abordé Noémie. Regardez d'abord ce reportage d'Éric Peltier euh de vous Noéy Schuls et de José Bouestex et on en débat juste après avec nos invités pour préparer sa campagne présidentielle de 2007 et lui permettre d'accéder ralélysée. On ne construit rien sur la haine des autres.
Nicolas Sarkozi s'est rendu coupable selon le tribunal de fait d'une gravité exceptionnelle et de nature à altéré la confiance des citoyens. Une association de malfaiteurs selon le jugement avec en première ligne plusieurs de ses proches. D'abord son directeur de cabinet de l'époque Claude Guéan, son ami Bri Sortefeu et enfin l'intermédiaire Ziad Takedin.
Le but des quatre hommes selon le jugement obtenir ou tenter d'obtenir des soutiens financiers en Libye en vue d'obtenir un financement de la campagne. Au tribunal aujourd'hui, Claude Guéan a été condamné à 6 ans de prison et Brisortefeu à 2 ans d'emprisonnement. Ils auraient directement négocié avec les dirigeants libyens en rendant compte à Nicolas Sarkozy de ses entretiens occultes.
Des rencontres, des rencontres secrètes, des rencontres opaques, des rencontres que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas ne pas connaître. On va traduire ça autrement. Donc il savait pour le tribunal.
Nicolas SarkoZ a laissé ses discussions prospérer, ce qui justifie sa condamnation. En éplagne, les juges n'ont toutefois retrouvé aucune trace d'argent libyen. Aucune preuve que les discussions aient atteint leur but.
Nicolas Sarkozi est donc relaxé des accusations de corruption et de financement illégal de campagne électorale. Le tribunal ne peut pas établir avec certitude qu'il y avait plus de 35000 € en espèce dans cette campagne, même si ça ne peut pas être complètement exclu. Nicolas SarkoZi devra aussi verser une amende de 100000 €.
Au total, 8 personnes ont été condamnées dans cette affaire. Alors, on va on va revenir he au détail de de la condamnation, mais pareil Florence Rois et et Ludovic Fria, vous aussi vous avez été surpris en tant que en tant qu'avocate, en tant que magistrat de voilà de ce qui est un événement un événement judiciaire de l'histoire de notre pays. Moi, j'ai été très surprise, extrêmement surprise.
Mais par quoi ? par le la condamnation, par la sévérité, par la sévérité, par le quantum de la peine, l'exécution provisoire, le mandat de dépôt. Euh là vraiment j'étais, je suis tombée de ma chaise comme on dit.
Et je dois vous dire que ce qui me choque particulièrement, mais on en est pas à la première décision comme ça, mais il y a c'est dans l'air du temps, même dans nos dans nos cabinets c'est ces décisions à sortie de l'exécution provisoire. Moi ça me choque parce que je me dis quit du second degré de juridiction. En fait, parlait de de l'appel de l'appel, c'est-à-dire qu'à partir du moment pour expliquer aux gens qui nous écoutent où une décision de première instance est assortie de l'exécution provisoire, ça met en échec la possibilité de l'appel.
Enfin, on peut faire appel mais la décision s'exécute et toutes ces conséquences. Si la cour d'appel vient par la suite, comme on dit dans notre jargon par extraordinaire, à réformer la décision de première instance, c'estàdire à infirmer, il y a déjà eu les effets de la première instance et notamment un mandat de dépôt. Je veux dire franchement ça m'a surpris et et j'aime et et j'aime pas ce que ça le message que ça donne en plus vous voyez au niveau de la politique pénale la justice comment comment j'ai vu que notre ancien garde des saut Éric Duporiti a dit je l'ai l qu'il avait hâte de lire la motivation sur le le le le mandat de dépôt comment motiver ce mandat de dépôt monsieur Sarkozi voilà il est là il a pignon sur rue c'est quand même particulier parce que justement Ludovic Fria, est-ce que ça vous a surpris ? et juste expliquer à nos téléspectateurs.
Le le normalement le mandat de dépôt en attendant un appel, c'est pour être sûr, c'est quand il y a un risque par exemple que la personne s'échappe, se soustrait à la justice. C'est pas exactement ça mandat de dépôts. En fait, tous les jours dans toutes les juridictions de France et de Navar, vous avez de très nombreux mandats de dépôts qui sont prononcés et qui sont assortis d'existion provisoire.
Je regardais encore les statistiques récentes dans 60 % environ des peines fermes, celles-ci sont exécuté immédiatement et on passe à un taux d'exécution immédiat de 80 ou 85 % à partir d'une peine d'un quantôme important, on va dire à partir de 5 ans. Donc ce qui est le cas aujourd'hui. Ce qui est le cas aujourd'hui.
Donc vous ça vous surprend pas cette décision ? Je connaissais pas cette décision. Comme tout à chacun, je n'avais je n'avais aucune décision.
D'autant plus que ce procès, j'ai pas encore eu le jugement. Je l'ai pas suivi plus que tout à chacun en regardant un petit peu la presse, ce qui se passait. Ce que je pensais à au niveau qui est le mien et avec l'espérance qui est la mienne, c'était du tout ou rien dans ce type de procès.
Je pensais que soit effectivement le tribunal considéré qu'il n'y avait pas assez d'éléments pour entrer coination et qu'on allait déboucher sur une relaxe. Soit effectivement si on était sur une cohaation, on était à mon sens nécessairement sur une peine assez importante puisque les faits qui étaient reprochés à Nicolas Sarkozy et il a fait appel donc il est pas condamné hein, il est présumé toujours innocent à ce jour. Bah il est condamné quand même là, il a été condamné aujourd'hui par un tribunal.
Il a fait appel. H ces faits sont d'une gravité un signe. Je veux dire par là, qu'est-ce qui peut y avoir de plus grave si on l'estime coupable que pour un ministre de la République qui est en train de postuler à la magistrature suprême de solliciter effectivement ou de laisser son équipe solliciter un dictateur étranger pour financer toute partie de la campagne.
Vous dites c'est que pardon, c'est pas logique que s'il est reconnu coupable, la peine aurait dû être plus lourde que 5 ans de prison. Non. Alors cette peine, on est à peu près au au milieu du quantum de peine qu'ourit il encouré 10 ans.
C'est une peine qui est une peine sérieuse, sévère, je sais pas, mais qui est une peine qui à mon avis et elle a hauteur de la gravité des faits qui lui étaient reprochés. Voilà, je je dis pas autre chose. Après, c'est pas à moi dans la situation qui est la mienne de magistrat syndicat de magistrat de commenter une décision prise par des collègues qui eux, contrairement à moi, ont suivi le dossier pendant de longues semaines du débat de l'audience et qui ont travaillé dessus tout l'été avant de prendre leur décision.
Et et juste pour que les les téléspectateurs qui nous écoutent comprennent bien, donc vous nous rappeliez Noémie, donc il y a pas eu d'enrichissement personnel, enfin c'est c'est le le le jugement de de la cour, pas de financement illégal de campagne, mais donc euh condamné pour association de malfaiteurs. En fait, association de malfaiteurs, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la justice a considéré que Nicolas Sarkozy, entre guillemets, était à la tête d'un réseau qui allait commettre une infraction ou qui commettait une infraction.
La justice a estimé que Nicolas Sarkozi a participé à une entente avec Claude Guéan. Brisortefeu Ziad Takedin. Dans quel but ?
Dans le but d'obtenir un engagement de la Libye d'un financement de la future campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. En échange, ça c'est l'objectif même si le financement n'a pas été. Ex et ce que dit le tribunal aujourd'hui, c'est que d'abord quelles sont les preuves de cette entente ?
Et bien, ce sont notamment des rencontres qui ont eu lieu entre Claude Guéan et un haut dignitaire libien, le le un très proche de Mohamad Kaddafi, Abdallah Sinussi, pareil entre Brisortefeu et cet homme, par ailleurs condamné par la France pour des faits de terrorisme. Et le tribunal nous dit peu importe si la procédure n'a pas permis de retrouver cet argent dans la campagne. Effectivement, on n' pas pu prouver que de l'argent libyen avait servi à financer la campagne de Nicolas SarkoZi, la préparation suffit à caractériser le délit d'association de malfaiteurs.
Même si le but n'est pas concrétisé, ces faits d'une exceptionnelle gravité sont de nature à altérer la confiance des citoyens dans les institutions de la République. C'est comme cela que le tribunal a notamment justifié ce mandat de dépôt a effet différé. Alors juste on va avancer en voyant quelle va être l'exécution de la peine.
A priori la prison. Question peut-il euh vous allez nous l'expliquer, peut-il échapper à la prise ferme ? C'est vraiment aller derrière les barreaux.
On regarde d'abord ce un extrait de ce reportage de Claire Verov et on en discute juste après. Les avocats de Nicolas Sarkozy sortent de son domicile cet après-midi. L'ancien président a été autorisé à rentrer chez lui en attendant d'être incarcéré.
Quelles sont les prochaines étapes ? Le 13 octobre, Nicolas Sarkozi sera convoqué par le parquet national financier pour connaître sa date d'entrée en prison. Elle aura lieu dans un délai relativement proche, au maximum sous 4 mois, soit avant le 13 février.
En attendant, l'ancien président reste libre. La justice considère qu'il ne risque pas de fuir. Nicolas Sarkozi peut-il encore échapper à la prison ?
Non. Même s'il fait appel, la justice a prononcé une exécution provisoire. Il doit être incarcéré avant le prochain procès.
L'ancien président devrait être détenu dans un quartier dédié comme il en existe à la prison de la santé à Paris en raison de son statut d'ancien chef d'État. C'est ça l'enjeu, c'est de s'assurer que la personne, du fait de sa notoriété et puis de ce qu'elle incarne aussi ne va pas subir des violences, des des des colibets ou des choses comme ça de la de manière démesurée de la part des des personnes détenues qui l'entourent. Nicolas Sarkozi sera placé dans une cellule identique au reste de la prison.
Même superficie, même aménagement. Il aura droit au même nombre de parloir et d'appels téléphoniques que les autres détenus, mais il ne partagera pas sa cellule. A-t-il encore des recours ?
Oui, une fois entré en prison, Nicolas Sarkozi pourra demander à être remis en liberté en mettant en avant ce que l'on appelle ces garanties de représentation. Les garanties de représentation, c'est l'absence de risque de fuite en quelque sorte. C'est quand vous avez des points d'attache suffisamment forts qui peuvent laisser penser au magistrat que vous n'allez pas prendre la fuite.
C'est par exemple une vie familiale, une vie professionnelle bien établie. Avant une telle décision, Nicolas Sarkozy passera donc au moins plusieurs jours en détention. Juste pour qu'on soit bien clair pour nos téléspectateurs, là on voyait les les recours possibles pour Nicolas Sarkozi.
Ce sont des recours une fois qu'il est entré en détention. Est-ce que là, je m'adresse au au juristes que vous êtes, magistrat et avocat, mais est-ce que vous voyez une une voix pour que Nicolas Sarkozy échappe à la prison ferme et soit condamné, face appel, mais n'aille pas physiquement passer ses nuits en prison ? Alors, il a 70 ans passés.
Il va pouvoir bénéficier des dispositions de la libération conditionnelle qui permettent justement de demander une libération conditionnelle avant même euh comment dire ? Il il va être obligé de mettre un pied en prison certes, mais euh avant même d'avoir fait la moitié de la peine comme la règle de la libération conditionnelle l'exige normalement. C'estàd que normalement pour demander une libération conditionnelle, on doit avoir fait la moitié de la peine.
Mais quand on a 70 ans euh voilà, comme c'est son cas, on peut demander cette libération conditionnelle sans avoir fait la moitié de la peine. Maintenant, comme il y a une exécution provisoire du mandat d'arrêt, il est obligé d'être incarcéré pour faire cette demande. Alors, il y a toujours pardon, mais surtout je crois que la libération conditionnelle, c'est une fois que la décision est définitive.
Or, il fait app, il faut que la peine soit définitive. Là, ce qu'il va pouvoir faire, c'est des demandes de mise en liberté et ça c'est l'accord. Soit il faut qu'il attende l'appel, il faut renonce à l'appelement, il est obligé d'être sous écrou.
Donc pour être sous écrou effectivement, il faut qu'il se présente ira en prison le jour même où effectivement il est sous écrou ses avocats peuvent déposer une demande de m en liberté qui doit être alors si j'ai bonne mémoire examinée par la cour d'appel dans les 10 jours et ça il pourra en déposer en déposer en déposer pour en déposer plusieurs. Il pourra en déposer plusieurs. Après est-ce que effectivement la cour d'appel fera droit à sa demande ça personne ne le sait à cette heure.
Ce qu'il faut aussi avoir bien conscience, c'est que comme il est détenu et qu'il a fait appel, son dossier doit être jugé rapidement. On peut pas dire son dossier sera jugé dans 1 an, dans 2 ans et laisser en détention en détention provis en détention pendant ce temps-là. Donc normalement la loi prévoit que le dossier doit être jugé en appel dans un délai de 4 mois renouvelable une fois.
Donc deux fois deux fois deux fois pardon. Juste pour être pour être très clair, je crois qu'il y a il y a il y a 4 mois, enfin il a il sera fixé le 13 octobre prochain. Il y a 4 mois.
Donc ça veut dire que quoi vous pensez que quoi qu'il arrive d'ici le 13 février 2026 si je ne m'abuse Nicolas Sarkozy ira en prison et sera derrière les barreaux. Oui. Euh à moins que ces avocats trouvent une faille dans dans dans les textes.
Mais non, il Nicolas Sarkozy va être incarcéré et effectivement il pourra très rapidement faire des demandes de mise en liberté mais rien ne dit qu'elles seront accordées immédiatement. En revanche, ce qu'on peut dire c'est qu'il n'est pas du tout certain que Nicolas Sarkozi restera en prison jusqu'à son procès en appel qui effectivement doit intervenir au plus tard dans un an. Sachant que il n'est pas le seul encore une fois qui est sous le coup de ce mandat de dépôt, il y a d'autres prévenus notamment Alexandre Jouri qui lui dort ce soir en prison.
Alors, écoutez juste. Tout à l'heure euh sur le le plateau de France Fo, il y avait euh Pierre Beeton, un un homme d'affaires euh célèbre qui a été justement en prison et qui euh je vais pas dire des conseils à Nicolas SarkoZi, mais raconte ce qui va arriver à l'ancien président de la République. On l'écoute.
D'une violence folle parce que vous n'êtes d'ailleurs la une des premières choses que vous faites, c'est vous faites la une photo et on vous donne un numéro d'écrou et vous n'êtes plus qu'un numéro d'écrou. Il ne peut pas avoir de parfum parce que il y a de l'alcool donc vous pouvez pas avoir d'alcool, pas de choses tranchantes. Tous les objets de valeur sont retirés.
Donc s'il a une montre de valeur, on l'enlève, il va être fouillé. Il va être fouillé. Alors je pense pas qu'on va lui faire une fouille à corps, mais quand même on va lui on va on va le le fouiller, on va le mettre en caleçon et la première nuit, on va lui on va le réveiller tous les 2 heures.
Il va avoir droit à une promenade le matin et une promenade l'après-midi d' 1h45. Oui, on parle toujours des des prisions VIP, mais c'est un ancien président de la République qui va vivre ça. Ouais, c'est c'est assez hallucinant.
Et tout à l'heure, vous disiez que les mandats d'arrêt, mandats de dépôt à la barre sont assez réguliers, mais moi de d'expérience, le mandat de dépôt à la barre, c'est souvent ou le mandat d'arrêt avec exécution provisoire, c'est souvent des gens qui ne se présentent pas à l'audience justement pour les contraindre finalement de se présenter parce que après ils ont un mandat d'arrêt et que ils ne peuvent pas circuler librement. Or là, ce qui est quand même choquant, c'est que cet homme, il a pignon sur rue au-delà de l'aspect que c'est un ancien président de la République. Et c'est vrai que ça rajoute à à ce côté un petit peu étonnant, enfin plus qu'étonnant, ce qui nous a tous étonné, mais euh c'est le côté justement enfin, il a pignon sur eux, il a des garanties de représentation, ce dont parlait euh tout à l'heure votre intervenant.
Voilà, donc il a il a une adresse, il est on sait le trouver, il va pas se sauver. C'est la raison pour laquelle c'est quand même assez hallucinant que ce cette décision était assortie et de l'exécution provisoire et du mandat de dépôt. Ludovic Fria, juste avant qu'on aille voir des exemples étrangers, est-ce que c'est aussi voilà c'est un exemple là c'est la c'est l'exemple, j'allais dire presque parfait que la justice est la même pour tous.
Est-ce qu'on peut l'interpréter comme ça ? On peut l'interpréter comme ça parce que la loi nous dit, c'est c'est pas le juge qui décide un bon matin, la loi nous dit que en dessous d'un enferme, vous devez aménager la peine. Au-dessus, la peine doit être exécutée.
Alors la loi dit pas qu'elle sera exécuté tout de suite, mais la loi dit elle doit être exécutée. Elle a pas vocation à être aménagée. Donc là, on se retrouve sur une peine de 5 ans qui est une peine élevée et qu'à vocation à être exécutée.
Alors, c'est vrai que traditionnellement, on a tendance à se dire quand les faits sont anciens, quand les gens effectivement ont des garations, on ne met pas de dépôt à la barre. C'était un peu, on va dire une pratique judiciaire mais qui est de moins en moins vraie. De moins en moins vrai parce que en fait de facto, on estime que lorsque la peine est importante, les gens doivent exécuter leur peine et c'est ce que nous demandent nos concitoyens quelque part tous les jours.
Enfin, moi je suis sur les plateaux assez souvent, on m'entend, j'entends dire laxiste et pas assez rapide. On nous pousse à ça la résiste. On nous pousse à ça.
Et d'autre part, on va seorter à une réalité carcérale française qui est peu reluisante. Nos prisons débordent. Nos prisons sont souvent dans un état indigne.
On le sait tous. Au premier rang desquels nos politiques le savent tous. Je suis désolé qu'il le se rendent compte et qu'il le découvrent dans telles circonstances hein.
Je dis je dis pas que c'est pas violent, c'est très violent ce qui lui arrive. On est d'accord. Ceci étant, c'est ce qui arrive à la majeure partie de nos concitoyens.
Et c'est ce qui arrive aussi, on va le voir pour finir cette page, à d'autres hommes et femmes politiques et pas qu'en France. Je vais retrouver justement Aurélie Schiller auub. Alors déjà Nicolas SarkoZi n'est pas le premier président français condamné.
Je dis pas à aller en prison mais condamné. Et non, regardez, on se souvient tous de Jacques Chirac, ancien président de la République. En 2011 et bien il est condamné à 2 ans de prison avec surcis pour détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d'intérêt dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Son euh Premier ministre Alain Jupé, lui euh sera condamné à 14 mois de prison avec surcis et 1 an d'inéligibilité pour prise illégal d'intérêt, là aussi dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Et puis François Fillon, ancien premier ministre. Très bien.
Lui, il sera reconnu coupable dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse Pénélope. À l'issue d'un 3è procès ordonné par la Cour de cassation, et bien c'est en juin dernier, il est copera de 4 ans de prison avec surcis, 375000 € d'amende et 5 ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics. Alors là, c'est des condamnations mais on va voir que ailleurs dans le monde et même en Europe, là d'autres présidents, chefs de gouvernements ont été incarcérés, c'est-à-dire sont allés en prison.
Oui. Et ce qu'il faut savoir, c'est que dans la grande majorité des affaires et bien euh tout ça est lié à la de la corruption ou encore à du financement illégal euh de campagne électorale en Europe. Donc regardez, euh José Socrate, l'ancien premier ministre du Portugal, mais aussi ses homologues croates ou encore roumains ont tous fait un séjour en prison.
Et ailleurs dans le monde et bien Park John High, c'est l'ancien l'ancienne présidente de la Corée du Sud. Et bien elle elle a été condamnée en 2018 à 24 ans de prison pour corruption. Et puis il y a des cas plus emblématiques avec des chefs d'accusation euh différents.
On peut parler notamment de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro. Il est condamné le 10 septembre dernier à 27 ans de prison pour tentative de coup d'état. Et puis euh l'exemple le plus marquant de ces derniers ces dernières années et bien c'est celui de l'actuel président des États-Unis, Donald Trump qui fait face à de nombreuses poursuites judiciaires avant sa réélection en 2024.
Et ces poursuites judiciaires et bien elles ont euh elles ont eu pour conséquence plusieurs condamnations civiles et pénales. Merci Aurélie. Évidemment Donald Trump et G Bolsonaro pour des cas différents des tentatives de coup d'état mais en tout cas c'était très instructif.
Je retourne juste finir cette page avec nos nos invités. Euh on le voit, c'est pas c'est pas quelque chose d'unique ailleurs dans le monde. Est-ce que c'est un voilà, c'est aussi un progrès de de nos sociétés de ne pas avoir peur de mettre des dirigeants en prison.
Vraiment le le le mot de la fin, est-ce que c'est pas le l'état de droit ? Ce que je pense, c'est que effectivement c'est rassurant pour nos concitoyens de se dire effectivement la loi est la même pour tous. C'est quand même un fondement du pacte républicain et de l'état droit de se dire qui qu'on soit si on commet une infraction, on peut aller en prison.
Et ce qu'il faut dire aussi, ça me paraît important, c'est que ce n'est pas Nicolas Sarkozi l'homme politique et ses idées qui ont été jugées par ce tribunal. C'est les faits commis par Nicolas Sarkozi. Alors, c'est sûr que sa qualité h politique de premier plan a sans doute joué dans la peine.
Ce qu'on attend de lui sans doute une plus grande une plus grande honnêteté que nos concitoyens moyens lambda. Mais ce n'est pas ces idées qui ont été jugées. Et moi ce qui me choque, ce qui me pose difficulté, c'est quand monsieur Nicolas Sarkozi dans sa défense vient nous dire "J'ai été victime de la haine, bon j'imagine de médiia part mais aussi des magistrats.
Comment imaginer que des magistrats dans notre pays puissent condamner quelqu'un par haine ? C'est c'est pas sérieux, c'est une fable. et on en reparlera évidemment, vous reviendrez en plateau.
On déborde un petit peu 21h32 sur France info. Tout de suite, le rappel de titre avec Cécile Bartoli. Et nous, vous venez d'en parler, c'est un séisme.
Pour la première fois dans la 5e République, un ex-président ira en prison. Nicolas Sarkozi a été condamné à 5 ans de détention pour association de malfaiteurs. Il a été jugéable d'avoir laissé ses proches démarcher la Libye pour financer sa campagne présidentielle de 2007.
Nicolas Sarkozi a fait appel de ce jugement. Son avocat assure que tout sera fait pour que son passage en détention soit le plus court possible. On fera tout pour qu'il ne dorme pas en prison dans les semaines d'avenir.
On a des faits qui ne justifient pas la déclaration de culpabilité de Nicolas Sarkousier. Il est innocent. Alors 5 ans quand on est innocent, c'est beaucoup, c'est trop, c'est impossible.
Je comprends qu'il se pose ces questions sur le sort qui lui est fait. Alors comment réagissent les Français à cette condamnation de la détention pour un ex-président ? Et bien, ils sont étonnés mais respectent cette peine inédite.
C'est surpris parce que je m'attendais pas à ce qu'il soit condamné. Donc c'est plutôt je pense une bonne nouvelle pour la justice. Ça prouve que tout le monde tout le monde est condamnable quand on fait des choses répréhensibles et bien personne ne passe entre les maills du filet.
Donc c'est plutôt pas mal. C'est triste plutôt, je dirais d'un côté aussi pour la démocratie parce que un président qui est condamné euh alors qu'il devrait faire preuve d'exemplarité, bah ça montre ça soulève des questions dans notre société, dans notre système. Je le considère comme n'importe quel citoyen à devoir rendre des comptes si besoin la jeune fille de 12 ans enlevée hier soir a été retrouvée saine et sauve près de Nantes.
Le suspect, un ami de son père, a été placé en garde à vue. L'homme de 34 ans avait déjà été condamné pour des faits de violence sur mineure. Les agriculteurs de nouveau mobilisés.
Demain, il mèneront de nombreuses actions sur l'ensemble du territoire et des rassemblements sont prévus notamment à Toulouse, à Renn ou à Saint-Malot. Dans leur viseur, l'accord de libre échange avec les pays du mercur, malgré l'opposition de la France, l'UE a lancé sa ratification. De nombreux drones d'origine inconnu ont survolé des aéroports civils et militaires au Danemark.
C'est la deuxième fois au cours de la semaine. Le ministre de la défense danois juge qu'il s'agit d'une menace systématique causée par un acteur professionnel. Ces incidents surviennent après l'incursion de drones russes en Pologne et en Roumanie.
Moscou a fermement démenti être impliqué. Voilà pour l'essentiel de l'actualité Loïque. Merci Cécile.
On poursuit le le décryptage évidemment de l'actualité de la journée qui est vraiment un séisme politique dans notre pays dans l'histoire de la 5e République avec la condamnation et un Nicolas Sarkozy qui va aller en prison qui va se retrouver derrière les barreaux. Évidemment une première pour un ancien président de la République. Pour en parler avec nous, Isabelle Fisec, bonsoir.
Vous êtes chef du service France des Échos avec qui nous sommes en partenariat sur cette émission. Euh Luc Gras, bonsoir, politologue, auteur de la démocratie en péril aux éditions Amazon et Jean-Sébastien Ferjou, bonsoir, directeur fondateur du site Atlantico. Alors, évidemment dans cette page, on vient de voir hein, on était à l'instant avec Nomy Schuls, notre reporteur qui a suivi toute cette journée d'audience et de et de jugement avec un magistrat et et une avocate.
On est allé dans le dans les dans les significations notamment juridiques et la la réalité concrète de la détention pour Nicolas Sarkozi. avec vous. On va ouvrir un petit peu le débat sur les conséquences politiques encore une fois de ce de ce séisme aujourd'hui.
D'abord, allons voir sur le terrain les réaction du monde politique à gauche comme à droite. Regardez ce reportage d'Alexandre Pérou et on est en débat juste après. Un ancien président derrière les barreaux, séisme judiciaire et coup de tonner politique.
Une première qui fait d'abord réagir dans la famille politique de Nicolas Sarkozi. Plusieurs fois son ministre, le maire de Nice, Christian Estros, fait part ce soir de sa tristesse. Je veux dire à ces millions de Français qui sont sans doute dans l'incompréhension ce soir, qu'il reste dans mon cœur et comme dans le leur, je n'en doute pas un seul instant, celui qui est a été et qui reste plus que jamais un très grand homme d'état au service de la France.
Dans un communiqué, le ministre de l'intérieur des missionnaires et président des Républicains, Bruno Retaillot, apporte tout son soutien sans réserve à l'ex-président. quand Laurent Vaquier salue lui son action comme chef de l'État. Mais d'autres vont plus loin comme le président du Sénat, Gérard Larch qui s'interroge sur l'exécution provisoire de la Pine, tout comme Marine Le Pen, condamné elle aussi avec exécution provisoire en première instance en mars dernier.
La généralisation de l'exécution provisoire par certaines juridictions représente un grand danger au regard des grands principes de notre droit. Une remise en cause des institutions judiciaires dénoncé ce soir par le patron du Parti socialiste. Je ne comprends pas que des femmes, des hommes qui sont censés incarner l'ordre, incarner l'ordre républicain et accepter l'idée que ce que nous avons de plus précieux c'est l'état de droit se mettent maintenant à critiquer la justice.
D'autres se sont montrés plus ironiques à l'image de la patronne des écologistes Marine Tondelier. Elle a détourné le slogan des républicains la France des honnêtes gens avec cette fausse affiche de Nicolas SarkoZi et François Fillon désormais tous les deux condamnés par la justice. Allez, on va parler évidemment des conséquences politiques, mais avant à vous trois, j'ai quand même envie de demander, j'avais demandé la même chose au aux avocats au magistrats qui étaient avec nous sur le plateau précédent.
Comment avez-vous appris cette nouvelle lorsque la le le la condamnation et le mandat de dépôt, c'est-à-dire le fait que Nicolas Sarkozy va aller en prison ? Comment vous l'avez appris Isabelle ? Et puis on va demander après à nos autres invités.
Est-ce que vous avez été surprise ? Bah, c'est vrai que c'est une vraie déflagration et d'autant plus que à la lecture du jugement, il y a d'abord eu relaxe d'un certain nombre de chefs d'accusation, corruption, financement illégal de campagne et puis infiné. Nicolas Sarkozi a été reconnu par le tribunal coupable d'association de malfaiteurs et donc à la fin avec cette condamnation 5 ans mandat de dépôt euh différé et cetera, mais avec l'exécution provisoire.
Donc c'est c'est la première fois euh qu'on assiste à un tel jugement pour un président de la un ancien président de la République. Oui. Noémy Schulz, notre reporteur qui a suivi toute cette journée d'audience nous disait il y a eu un même c'est pas eu c mais il y a eu quand même un souffle de de surprise et de stupeur dans dans la salle. qui entrait aussi hein pour les mandats de dépôt Noémi nous disait c'est là qu' dit que quelque chose se se prépare quelque chose a compris se prépare quelque chose.
Jean-Sébastien Ferge moi je la trouve profondément inquiétante cette décision pour tous les Frances. Elle vous a surprise aussi ? surprise, je ne sais pas parce que malheureusement on voit bien ce qu'était déjà la construction intellectuelle d'un certain nombre de magistrats.
Mais oui, elle est particulièrement surprenante parce que je ne m'explique pas la logique juridique qu'il y a à relaxer euh Nicolas Sarkozy sur tous les chet d'inculpation, sauf celui d'association de malfaiteurs parce que si on le dit autrement pour que les gens comprennent l'insécurité juridique que ça fait poser sur chacun d'entre nous, c'est dire que en France vous pouvez donc être condamné pour l'intention supposée d'avoir voulu commettre un délit sans qu'il soit prouvé. Et d'ailleurs la preuve puisqu'il a été relaxé sur les fameux délits en question. Moi je ne comprends pas non plus pourquoi le tribunal correctionnel de Paris dément sa propre jurisprudence.
François Baou a été relaxé exactement avec la logique inverse. C'est-à-dire François Baou dans l'affaire des assistants parlementaires du modem des assistants parlementaires européens. Le raisonnement qui a été retenu, monsieur, il n'existe pas de preuve que monsieur Baou été informé des agissements ou des intentions de ses collaborateurs.
Lui a été relaxé au nom de ce principe là, Nicolas Sarkozi est condamné. effectivement, on peut revenir aussi sur euh le mandat de dépôt et l'exécution provisoire qui de facto revient. Alors, on avait on avait ce débat entre le droit d'appel, mais moi je trouve enfin d'un point de vue démocratique au-delà effectivement du choc que ça représente concernant la personne de Nicolas Sarkozi mais et pour avoir publié le mur des cons il y a une dizaine d'années, vous vous souvenez qui montrait justement cette espèce de politisation d'une partie de la magistrature et avoir fait depuis dans un certain nombre de cas l'objet d'une forme de vindique corporatiste de certains magistrates et bien de certains je ne vis certainement pas l'ensemble de la magistrature je pense que réellement il y a une inquiétude démocratique. dans ce pays sérieuse.
Luc Gras sur ce que disait Jean-Sébastien Ferjou, est-ce que ça vous a surpris ? Est-ce que vous pensez que on peut dire que la magistrature a voulu se payer Nicolas Sarko mais pas la magistrat magistrature pas du tout ce que nous dit et au-delà de ça le droit il y a une responsabilité des politiques pour préciser ma pensée parce que c'est pas les magistrats qui ont écrit la loi sur l'association de malfaiteurs. Si c'est un délit qui est très mal écrit si l'exécution provisoire existe dans la loi et donc si cette peine est à disposition des magistrats c'est parce que les politiques, les parlementaires ont voté.
Non non mais c'est très important de le rappeler parce que c'est pas un procès de la magistrature en bloc. Certainement pas. Lucra, moi je suis plus dans une approche apaisée.
Je sais que la France est un état de droit et que c'est vrai que Nicolas Sarkozi n'est pas n'importe qui. C'est président de la République. C'est aussi quelqu'un qui va au-delà qui est quelqu'un d'influent, qui est quelqu'un puissant.
Beaucoup de gens se disaient qu'il était insusceptible de d'être condamné à ce niveau-là. Donc en ce sens, oui, c'est surprenant. Je disais toujours SarkoZi passera toujours euh voilà, il sera jamais condamné véritablement.
Là où il y a un enjeu, je crois que c'est faut faut quand même qu'on respecte l'état de droit parce qu'il faut se méfier de tout critiquer et cetera. Faut pas être fébrile. Il y a une justice en France, elle a rendu sa décision.
On peut être pour, on peut être contre, il y aura un appel. Là où effectivement il y a un problème, c'est la fameuse exécution provisoire d'ailleurs qui parle qui porte très mal son nom parce que c'est l'exécution immédiate dans tous les confusion. On l'explique à nos téléspectateurs depuis le début.
Faut bien comprendre pour nos téléspectateurs que l'exécution provisoire, c'est l'exécution provisoire de la peine. Et donc c'est par conséquence le fait que non seulement Nicolas Sarkozi a été jugé et condamné, mais que quand bien même il ferait appel, vous l'avez déjà expliqué sur le plateau, et bien elle est tout de suite exécutée. Donc il passe, il va directement à la prison sans passer par la case de l'appel.
Et même si euh par la suite, il devait être euh donc euh rendu une décision plus favorable à Nicolas Sarkozi, il n'en demeure pas moins qu'il aurait été en prison. Sur la question, est-ce que j'ai été surpris ? J'ai pas été surpris parce que moi je préfère être parmi ceux qui sont là pour défendre l'état de droit.
Et l'état de droit dans une démocratie sociale, c'est quelque chose de fragile. Et bien quand la décision ne vous plaît pas, c'est pas pour autant qu'il faut remettre en cause l'état de droit. l'interprétation.
Oui, là on peut remettre en cause dans l'interprétation, mais ceux qui vont jusqu'à euh critiquer l'état de droit, je trouve que en démocratie, c'est quand même dangereux. Euh on n'est pas dans n'importe quelle démocr parce que je vois pas bien qui critique l'état de droit. Il y a certainement des gens qui critiquent l'état du droit, c'est autre chose.
Mais je crois que personne ne remet en cause le principe de la magistrature. Moi, je trouve ça parfaitement légitime. Si un président de la République ou un ancien président de la République s'il y a des soupçons suffisants pour que des enquêtes soient menées sur sa personne, c'est évidemment parfaitement légitime.
Comprends ce que vous disiez. Vous disiez que peut-être que certains magistrats avaient avaient quoi surinterpr surinterprété la loi ou avait voulu se payer voya dépasse du midi publier un article qui rappelait que la présidente du tribunal elle manifestait contre monsieur Sarkozy en 2011 enfin quand même je pense que peut manifester tout en continuant à faire son travail de manière impartiale. Certainement je pense quand même puisque la justice retient dans un certain nombre de cas le concept de trouble à l'ordre public.
Vous savez, c'est au nom du trouble à l'ordre public que le policier qui a tragiquement tué le jeune a été mis en détention parce que il fallait surtout pas qu'il y ait des émeutes. Mais il y a quand même un trouble dans l'opinion de toute une partie du pays. Il y a un trouble dans l'opinion de toute une partie du pays qui constate qu'il semblerait qu'il y ait quand même un depoid de mesure dans le traitement des hommes politiques notamment pas seulement mais selon la couleur politique qui est la leure.
Il n'y a pas la même célérité. Je vous disais pourquoi cette jurisprudence différente concernant François de celle concernant Nicolas SarkoZi ? Des exemples comme ça, ça ne veut pas dire qu'il faille remettre en cause la justice.
Moi, je remets pas en cause la justice. Je pense que dans une écrasante majorité des cas, les magistrats font parfaitement honnêtement leur travail. Et au-delà de ça, je vous disais si le droit est mal écrit, ça n'est pas la responsabilité des magistrats.
Pour autant sur ce dossier-là et pour les raisons que je vous ai exposé tout à l'heure, vous voyez bien la logique. Ça veut dire qu'on peut condamner quelqu'un pour une intention supposée. Pour une intention supposée.
Mais à ce compte-là, parce que le problème du délit de d'association de Malfetur, c'est comme le délit de trafic d'influence. En réalité, vous pouvez tout mettre dedans. Tout mettre dedans parce que la politique par essence, il y a il y a aussi un autre problème he vous parlez d'état de droit mais moi je constate qu'il y a une forme d'atteinte à la séparation des pouvoirs parce que les relations avec la Libye c'est quoi ?
Admettons qu'il y ait une relation qui soit purement privée, qui soit purement un pacte de de corruption supposé, même s'il a eu il a été relaxé pour ça. Est-ce que réellement vous pensez qu'il revient à des magistrats d'apprécier si un responsable politique français peut ouvrir des négociations ou non avec un régime étranger ? Fus-il un régime contestable ?
Parce que à ce compte-là, on pourrait dire "Ben Emmanuel Macron, dans 10 ans, on viendra lui reprocher d'avoir ouvert des négociations avec le président syrien actuel." Parce que vous voyez ce que je veux dire, c'est que dans la mesure où il n'y a pas de fait, il n'y a pas de preuve, la justice a relaxé Nicolas Sarkozy de ce qui était toute la théorie du parquet national financier comme de toute la théorie de Média part. D'ailleurs, il n'y a pas eu de financement de la campagne de 2007.
Invite parce qu'on va aller sur les conséquences politiques. Ben oui, mais c'est ben oui, mais moi je pense que c'est précisément la conséquence politique, elle est là. Ça ouvre un trouble dans le pays parce qu'il y a un certain nombre de gens qui ont l'impression que la justice ne respecte pas un principe d'équité selon ceux qui se présentent à elle.
Alors Julien Aubert, le vice-président des Républicains est avec nous par Viso. Bonsoir monsieur Aubert. Justement, j'avais demandé votre réaction d'abord et à votre surprise peut-être à cette à cette condamnation, mais après plus largement qu'on parle de l'impact que ça a pour la droite française, pour la politique française.
Écoutez, mon premier commentaire, c'est qu'effectivement la disproportion entre la gravité de la peine qui touche à une forme d'indignité ou de flétrissure apportée à la réputation de Nicolas Sarkozy, ça me fait penser un peu à à François Mitteran sur Bergovois qui disait "On a jeté au chien l'honneur d'un homme et de l'autre côté euh je dirais la nature entre guillemets du crime qui est un crime d'atmosphère où en fait on narrive pas à prouver mais par la proximité on estime qu'il est en partie responsable, pas suffisamment responsable pour être condamné pour corruption mais on retient une partie je dirais des accusations et je crois qu'il ne faut jamais juger un homme à ses relations. Judas avait d'excellentes relations. Ensuite sur l'impact politique je crois qu'il est il est il va au-delà en fait de la personne de Nicolas Sarkozi.
D'abord parce qu'il jette le discrédit sur la toute la classe politique entre ceux qui pensent que elle se protège et que Nicolas Sarkozy devrait être jugé comme n'importe quel contribuable ou comme n'importe quel citoyen. Il est mais je pense que ce n'est pas la même chose quand on a été président de la République ou quand on na pas été. Et puis deuxièmement, il y a tous ceux qui est effectivement que la justice est biaisée et que suivant que vous soyez non pas puissant ou mis de droite ou de gauche, vous serez jugé avec plus de sévérité ou plus de célérité.
Alors on va justement Luc Luc Gra sur les conséquences pour la pour pour la droite. Évidemment Nicolas Sarkozi, rappelez juste nous à à nos téléspectateurs, Nicolas SarkoZi ancien président mais il avait encore est-ce que c'était quel type de de patron ? C'était encore pour la droite pour la droite française.
Oui, c'est très important parce que c'est pas n'importe qui Nicolas Sarkozi, c'est un petit peu le le l'emblème de la droite. J'ose pas dire d'autres mots, mais c'est quelqu'un qui était très important. Et donc, vous voyez, c'est très pour la démocratie ce soir, il se passe quelque chose d'essentiel.
Si ce soir euh que ce soit la gauche ou que ce soit la droite, on instrumentalise cette décision de justice au passage en la commentant, moi je suis très prudent là-dessus parce que quand on commence à à à commenter les décisions de justice, c'est qu'on ne les respecte pas totalement. Et donc même le président SarkoZi lui-même, la première chose qu'il a dit en sortant de l'audience, c'est que bien sûr qu'il se soumettrait à la loi et à la règle de droit. Alors, je trouve que vous voyez tout tout vous voyez tous les animaux politiques là qui ont tous dit "Oh le pauvre Sarkozy et cetera".
Vous savez en politique les amis, on les compte sur les doigts d'une main et mais vous voyez bien que tous les gens de droite soutiennent Sarkozi, c'est bien parce qu'il est puissant. Et vous voyez bien qu'à gauche réciproquement tout le monde est pas mécontent de la décision et tout le monde dit "Ah bah voyez Sarkozy c'est pris voilà c'est pris finalement il il demande toujours que la justice soit soit sévère mais quand elle est sévère avec lui finalement il est le premier à à la même lecture sur les ce que je voulais dire par rapport à ce que disait Jean-Sébastien tout à l'heure c'est qu'il y a un enjeu essentiel. Est-ce que dans la démocratie, dans la République, un président de la République est d'abord un citoyen avant d'être un président de la République, un citoyen comme les autres ?
Et autrement dit, et c'est ce qu'a volislateur et le constitutionnaliste sous la 5e République, oui, le président de la République est le primous interparissité. Si vous retournez les choses et que vous dites que Nicolas Sarkozy il a été plus maltraité qu'un citoyen, alors le débat est ouvert. Mais là la question, on le voit bien en fonction des interviews.
Les gens sont perdus parce que c'est un président de la République. Alors les gens sont perdus parce que c'est très grave ce qu'il a fait ou les gens sont perdus parce que la décision est très grave. L'enjeu, il est là.
Il y a eu voulez réagir et puis après Isabelle on sur les réactions de la droite. Moi j'ai entendu des réactions de soutien personnel mais je n'ai pas entendu justement de commentaires sur la justice elle-même. Au contraire je pense que les réactions étaient très timides parce que les hommes politiques de droite faut bien ou les femmes politiques de droite faut bien comprendre ce qu'ils ont en tête.
C'est si il me prend l'idée de critiquer la justice, je finirai dans la même situation parce que c'est quand même ça. Et après qu'ils aient raison qu'ils aient tort, c'est encore une autre question. Mais c'est un vét parce qu'il y aura une forme de vent d'état judiciaire.
On n quand même pas on n'est quand même pas dans une dans une jusqu voulez que je vous donne des exemples voulez que je vous donne des exemples de décision dans une carrément. Vous voulez que je vous donne des exemples concrets ? Vous voulez que je vous donne rien qu'un exemple concret qui concerne Atlantico parce que pour vous donner une un exemple et puis après Isabelleour.
Je sais pas si vous souvenez de la R entre Boo entre Booba et Caris qui avait eu lieu dans l'aéroport d'Orly le jour de la RX en question. Ma rédaction fait une brève un truc sans importance. Bon bref, peu importe sur le truc.
Quand vous tapiez dans la base AFP Booba ce jour la première photo qui sortait c'était une photo sur laquelle il y avait Karim Benzema. Je vous l' fait vite il y a eu un outil de recadrage automatique. Bref Karim Benzema apparaissait plus sur la photo.
Karim Benzema nous a attaqué pour atteinte à son image. Ça a été vu par moins de 200 personnes. C'est resté en ligne 16 minutes.
Vous savez combien ça nous a coûté en revenu publicitaire ? l'équivalent de 7 mois. Il y a un principe en droit pénal qui est aussi que la peine soit proportionnelle au revenus de ceux sur qui elle pente.
Moi, je veux bien qu'on m'explique que c'était ça méritait pour un média indépendant 7 mois de revenu publicitaire pour une photo publiée par erreur avec des excuses publiques. J'avais présenté des excuses publiques et je vous assure et je pourrais vous donner la liste des décisions de justice mais on a publié le mur des comptes le corporatif. J'ai été obligé, non mais pour vous donner un autre exemple, j'ai été obligé de porter plainte une fois parce que je recevais des menaces de magistrat.
La plainte a été jugée recevable. la police scientifique a enquêter parce que précisément j'avais tenu des propos similaires sur Nicolas Sarkozy dans d'autres circonstances et que des magistrats m'ont menacé en me disant "Monsieur, nous espérons que le jour vous retrouverez face à nous le cas échéant, nos collègues seront sans réveito ou comme responsable de publication que vous ayez subi des décisions qui vous just démocratie de remettre en cause l'institution judiciaire. De remettre en cause, on va revenir sur les conséquences politiques et je précisais d'ailleurs que dans la avant, on a vu que par ailleurs ailleurs en Europe et ailleurs dans le monde voilà des des le président du Portugal et Odudolmer ancien premier ministre d'Israël en Roumanie, en Croatie des présidents des premier ministres sont allés derrière les barreaux.
Isabelle Fisc on parlait là à l'instant des réactions politiques de la droite finalement mesurer. Non, pour moi il y a eu de deux registres de de réactions. Je les ai trouvé relativement timoré et la plupart que ce soit celle de Bruno Retaillot, de Valérie PCR, de Xavier Bertrand, de Lauren Voquier, de Christian Estros et cetera disent leur amitié, leur soutien.
Euh c'est un registre personnel mais aucun commentaire sur la décision de justice. Alors en off, on vous dit euh aussi qu'ils sont un petit peu alors ils n'ont pas envie de commenter euh la justice. Euh ils sont un peu gênés et embarrassés aussi.
Je crois qu'ils attendent un peu de voir les réactions également des Français. Et puis il y a eu quelques réactions, je pense à celles de Gérard Larch qui euh s'interroge sur l'exécution provisoire et effectivement ce que ça veut dire euh pour la la justice. Euh et puis je pense aussi à François Xavier euh Bami hein qui est eurodéputé et qui a aussi euh euh une place dirigeante chez LR. lui euh parle d'un jugement politique, mais c'est vrai que euh à droite les réactions étaient quand même assez différentes.
En revanche, Marine Le Pen a été la première à réagir et à réagir assez fortement en dénonçant elle aussi le principe de l'exécution provisoire. Julien Aubert, on vous retrouve, on on parlait de la place de Nicolas Sarkozy qui a une place évidemment centrale, même s'il n'était plus président, mais dans dans la droite. Est-ce que je vous pose la question un peu abruptement, est-ce que aujourd'hui forcé de constater qu'il va falloir faire sans Nicolas Sarkozy sans son expérience, sans ses conseils, sans sa stature d'ancien président ?
Est-ce que la R SarkoZi est définitivement fini ? Je pense que vous pour le coup vous vous trompez et vous vous avez 5 ou 10 ans de retard. La raison pour laquelle moi je réagis sur Nicolas Sarkozi, c'est pas du tout parce que je suis de droite sur le fond.
Je ne suis pas d'accord avec les décisions de Nicolas Sarkozy depuis presque 7 ans et 10 ans même de soutien Emmanuel Macron. Je l'ai dit et répété à plusieurs reprises. Il nous a fait beaucoup de mal au républicain.
Je ne suis pas d'accord lorsque il est allé voir le Rassemblement national. Le sujet n'est pas là. Euh et le sujet et d'ailleurs sur tous ces sujets, j'ai toujours euh non pas essayé de regarder ce que les gens pouvaient dire, mais ce que je pense en tant que citoyen euh par rapport à une situation qui me semble injuste et je l'ai toujours fait d'ailleurs que s'agisse de gens de gauche, de gens du rassemblement national ou de gens de droite.
Évidemment euh avec Nicolas Sarkozi, j'ai partagé à un moment donné un bout de route et ça n'est pas le sujet et ça fait bien longtemps qu'il n'est plus le patron des républicains. Même plus une référence. Mais on disait que beaucoup d'hommes, je vous interromps 30 secondes, mais on disait quand même que beaucoup de de leaders de la droite et des républicains continuaient d'aller le voir, d'aller solliciter des conseils, qu'il avait encore une influence très importante dans la dans la droite républicaine.
Enfin, très importante. Bruno Rotaillot qui est le président du parti a longtemps été une personne à non grata pour Nicolas Sarkozi. Euh Eric Sioti qui était le président d'avant avait rompu les ponts avec lui.
Enfin euh Christian Jacob était un chirakraquin et était pas forcément non plus très proche de Nicolas Sarkozy. Alors oui, effectivement c'est quelqu'un qui a une longue expérience politique, est un animal politique. Une rencontre avec Nicolas Sarkozi, c'est une rencontre avec une star.
Donc il y a il y a beaucoup de gens effectivement qui sont friants de ces conseils. Enfin ce même si on peut pas vraiment comparer, vous savez Antoine Pinet jouait à moment donné ce même rôle et c'est pas pour autant qu'il avait entre guillemets une influence. Voilà.
Alors je ne vous dis pas que Nicolas Sarkozy n'a pas d'influence. Il en a eu notamment sur le le mandat de d'Emmanuel Macron. Il en a eu sur une partie des Républicains.
Mais il ne faut pas chercher dans les réactions aujourd'hui cette influence. C'est pas pour cela si vous voulez. D'ailleurs, c'est plutôt contre-productif.
Vous savez aujourd'hui s'attaquer effectivement au fond de la décision de justice, c'est c'est quelque chose qui peut effectivement vous attirer des ennuis. Monsieur Ferjou a a tout à fait raison de le pointer, mais je crois que euh on doit s'extraire de cette lecture partisane pour attirer l'attention des Français sur le fait que si on veut que la J c'est bien de défendre l'institution judiciaire, mais c'est bien aussi de défendre la justice. Et sur le fond, moi je j'estime si vous voulez que cette décision, elle est disproportionnée.
Enfin, j'aimerais que j'entends les gens qui disent toucher l'institution judiciaire, c'est pas bien. Enfin, quand la gauche explique que la police est raciste, je n'entends pas les mêmes voix pour expliquer que il faut pas s'attaquer à la à l'institution policière. Et juste une dernière question, Julien Aubert, vous l'avez entendu de la bouche de de français, les gens disent bah la droite reprochait toujours à la justice d'être trop laxiste.
Bah là, on a débattu. Enfin, la justice a a fait son travail à a à donner une peine qui était conforme au aux réquisitions. Mais moi je suis si vous voulez pour que la justice soit dure mais qu'elle surtout elle soit dure avec tout le monde.
Et donc lorsque je vois sur des opérations similaires qu'il y en a un qui est relaxé et l'autre qui est condamné, un pour lequel ça va très vite et l'autre pour lequel ça va très lent, il y a une théorie en droit qui s'appelle la théorie des apparences. Et donc il faut qu'en apparence cette justice elle soit égalitaire. Après, on peut avoir une critique sur le laxisme ou pas.
D'accord ? Donc moi, je veux dire à la limite, si la justice était disproportionnée et dure avec tout le monde, c'est un choix de politique pénale, mais aujourd'hui, ce n'est pas le choix que l'on voit. À côté de ça, vous avez des gens qui agressent des policiers et qui ressortent quelques heures les mains libres.
Euh voilà, ils peuvent le faire plusieurs fois et rien ne se passe. Donc euh c'est ça en réalité que je je conteste. Et dans le cas de Nicolas Sarkozi, le péché d'intention euh je dirais c'est quand même euh pas le péché d'action et donc c'est pas la même chose même si vous les avez pensé la corruption, c'est pas la même chose que de la penser et de la faire.
En tout cas, je pense qu'il y a une vraie différence et cette différence ça s'appelle les faits et parce que il y en a un qu'on peut pas démontrer. Merci Julien Berluc. Grave y réagir.
Non. Oui, parce que bon mais sur la droite pour la droite pour dire que l'influence encore de Nicolas Sarkozi lors des dernières semaine Retaillot, Vaquier, Bardella Le Pen et Atal ont rendu visite à Nicolas Sarkozi à son bureau de la rue Mineoroménil. Donc je crois que euh Nicolas Sarkozi n'est plus leader de la droite, mais il a une magistrature d'influence parce que c'est quelqu'un qui a été président de la République et on on va pas enterrer comme ça Nicolas Sarkozy euh sur le fond euh peut-être qu'une oui sur le euh monsieur Aubert, il a raison quand mais quand il dit il faut c'est la même chose quand on dit la police tue.
La police tue c'est inacceptable parce qu'on a une démocratie c'est fragile donc on défend les institutions la 5e République la police et la justice. On peut commenter les décisions de justice, mais faut se garder de remettre en cause parce que c'est fragile. Et enfin, dernier point, le le jugement dernier, ce seront les Français qui l'auront.
Comme disait Isabelle, on va voir pourquoi les hommes politiques de droite et de gauche, certains sont un peu plus mesurés parce qu'ils attendent de voir ce que pensent les Français. Et si les Français qui sont toujours attachés à ce que les décisions de justice soient appliquées en général, et bien s'il penche à 80 % dans un sens ou dans l'autre, évidemment que ça libérera les esprits. Yeah.
Nicolas Sarkozy