Emmanuel Macron tente de renouer le dialogue avec les Français - C à Vous - 24/04/2023
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il prend des risques Emmanuel Macron là on parie sur une baisse de l'inflation parce qu'on voit bien que ça nourrit la colère et l'inquiétude des français c'était très présent dans l'interview sujet majeur sujet majeur l'inflation j'irai l'inflation alimentaire en particulier c'est le sujet d'inquiétude principal on le ressentait chez nos lecteurs mais on le ressentait aussi chez le Président c'est le sujet d'inquiétude principal parce que il y a le derrière c'est l'histoire des classes moyennes donc si vous avez les classes moyennes qui décrochent ou qui sont dans une sorte de déclassement c'est la catastrophe sur un plan politique c'est vraiment ce qui n'est pas stable les gros patron se gavent et nous on souffre que répond Emmanuel Macron à cette question là il répond il parle de salaire il parle d'abord de son alors c'est pas exactement cette question là mais en effet vous avez raison il parle aussi en fait il répond à la question du pouvoir d'achat en disant le sujet c'est les salaires il faut augmenter les salaires et sur la question des inégalités c'était plutôt ça votre question anne-Élisabeth là d'abord il se et c'est une constante dans tous les changes il revient beaucoup sur son bilan on sent qu'il considère un peu comme une injustice qu'on ne lui reconnaisse pas un bilan donc il y revient beaucoup et c'est vrai que moi par exemple dans ce genre de quand j'anime les faces au lecteurs je m'autorise des relances de temps en temps vous imaginez cette irrésistible bon parfois là cette fois-ci il y avait vraiment la volonté de lui dire mais on vous entend beaucoup parler de votre bilan mais avez-vous un projet c'est ça alors cette envie là on la ressentait beaucoup chez les lecteurs également donc c'est pour ça qu'il a précisé beaucoup de choses pour la suite il sent aussi qu'il doit se réengager débat public parce qu'il y a des choses qui ne sont pas claires donc dès qu'il peut il le fait partout sous-entendu s'il le fait pas lui-même ça flotte on était plus dans le sous-entendu là je j'imagine que Elisabeth borne à la lecture du Parisien n'a pas dû se sentir flatter non mais j'ai pas du tout entendu les choses sont claires quoi il a il clairement voilà j'aurais dû m'en occuper il y a beaucoup de bavardages dans le système bon il fait référence au fait que vous vous souvenez dans le cadre du débat des retraites et bien un peu de cacophonie des ministres qui disaient ah à 8h du matin et un autre ministre qui disait B à 14h bon donc ça il le pointe et il cogne même il cogne sur son sur son propre gouvernement en disant cela mais ça intéresse les lecteurs d'Elisabeth borne à Matignon en tout cas l'une des lectrices a tenu à poser la question le président a répondu très vite c'est une réponse classique quoi bon à la ma confiance et il y a pas eu de relance de la part des lecteurs je pense je pense très franchement que ça les intéresse pas plus que ça ce qui ce qui était est un sujet de préoccupation c'était pouvoir d'achat éducation santé là on sentait vraiment des inquiétudes vous disiez qu'il a pas mis d'huile sur le feu mais quand on lui parle de ceux qui manifestent bruyamment vous l'encouvrir sa voix notamment avec des casseroles il parle d'incivisme ça ça va apaiser les tensions et les opposants j'ai pas du tout dit qu'il avait pas mis d'huile sur le feu au contraire je vous ai dit quand il fait référence de lui-même à l'histoire de traverser la rue il est pas forcément dans une logique en fait mais là sur les casseroles en gros son message politique c'est qu'il n'est pas question pour lui dans rabattre quand bien même la situation politique n'est pas favorable pour l'exprimer comme ça la situation politique elle est rude il y a un problème de majorité relative qui est assez lourd et bien dans ce contexte là d'adversité pas de majorité relative des oppositions musclées des syndicats dont le front uni ne pour l'instant tiens là elle est rude et bien son message politique c'est je sais pas si c'est le mot ou le mauvais message en tout cas son message politique c'est de dire pas question pour moi d'en rabattre la Constitution lui donne des pouvoirs des prérogatives ce qu'on comprend parce que moi j'ai compris dans les dans le cadre de cet entretien c'est qu'il a l'intention de s'en servir Pierre Emmanuel Macron veut renouer le dialogue avec les syndicats ce sera pas forcément facile sur le LOL lancé par ce féminaire la nouvelle leader de la CGT suite à son invitation à l'Élysée le président à cette phrase devant vos lecteurs je pense que c'est pas un formidable exemple quand vous avez un responsable syndical ou politique qui a ce type de réponse mais il ajoute prendre cela comme un trait d'humour ce féminaire répondait sans sourire ce matin sur BFM le président de la République n'a peut-être pas l'habitude du franc parler peut-être qu'il faut qu'il sorte d'avantage pour être habitué à ce type de formule le problème en fait cette formule c'est pas tant un trait d'humour que un résumé de la situation c'est à dire qu'on est confronté à une hypocrisie totale avec d'un côté un gouvernement qui pendant trois mois voire six mois parce que la concertation avant c'était pareil refuse d'entendre les propositions des syndicats pour financer notre régime des retraites et qu'il a tout d'un coup fait passer sa réforme en force en plus en la promulguant à la va-vite dans la nuit du week-end et puis le lendemain se réveille en disant je veux recevoir les syndicats donc on fait quand même les choses vraiment dans le désordre au moins avec ta CGT c'est pas près de se réchauffer en fait pourquoi ça se réchaufferait sinon par sauf si les autres syndicats venaient à essayer de mettre une forme de pression en disant il faut quand même qu'on puisse travailler sur des objets qui peuvent être utiles pour nos salariés etc donc mais de toute façon la stratégie du gouvernement n'est pas tellement de savoir s'il faut se réchauffer les choses avec la CGT la stratégie du gouvernement est plutôt de fissurer le fond syndical donc si au contraire dans les mois qui des semaines qui viennent des syndicats reviennent à la table mais pas la CGT au fond les discussions s'enclencheront Emilie on revient sur ces deux fameuses phrases qui est fait polémiques lors de son premier quinquennat oui vous avez dit tout à l'heure il est revenu lui de lui-même sur ces phrases qu'il avait prononcé on peut les réentendre et vous et il y a rien et j'ai beau envoyer des cellules de motivation ça fait rien mais vous voulez travailler dans quel secteur de Bosch horticole et j'ai envoyé partout dans les mails dans l'Hostellerie Le Café la restauration dans le bâtiment il y a pas un endroit où je vais me dis pas qu'il cherche des gens honnêtement hôtel qui a fait le restaurant je traverse la rue je vous en trouve ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler et une gare c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ça il revient tout seul il avait quand même besoin de se justifier à nouveau vous dites que oui il montre encore les muscles mais il avait besoin de se justifier alors il l'avait déjà fait alors là pour ma paroisse en l'occurrence c'était pas un scoop le mets à coule pas sur les gens qui ne sont rien ils l'avaient fait sur TF1 il y a quelques mois il n'y revient pas de lui-même il est relancé il est relancé parce qu'en fait il revient de lui-même sur l'horticulteur voilà des gens qui ne sont rien là c'est la scène de l'horticulteur sur laquelle il va tout seul et là je me demande donc pourquoi pour se justifier alors pourquoi il va tout seul sur le sur traverser la rue parce qu'en fait il assume totalement ce propos là puisque au fond c'est l'un des axes de sa politique pour les quatre à venir il n'y a pas de majorité absolue l'Assemblée nationale il peut pas faire passer beaucoup de grands textes en revanche sur l'emploi c'est possible c'est possible d'avancer sa priorité numéro 1 chantier numéro 1 l'emploi le plein emploi etc et il considère que ça passe par une réforme du RSA que ça passe par davantage d'incitation pour que les gens retrouvent du travail il est très fier de sa réforme de l'assurance chômage qui a été très polémique et donc s'il revient sur cette phrase là ce n'est pas pour son excuser mais c'est pour l'assumer parce qu'elle sert a posteriori au fond l'un des axes principaux de la politique qu'il souhaite mettre en oeuvre dans les prochaines années en fait cet entretient il y a Christine qui lui demande dans 4 ans vous imaginez-vous être raccompagné par Marine Le Pen sur le perron l'Elysée et là il répond d'abord que lui il a déjà battu deux fois et qu'elle arrivera au pouvoir si on s'est pas répondre au défi du pays et en ajoutant que si on installe une habitude du mensonge ou du déni du réel clairement la France insoumise ça m'apparaît net puisqu'il précise bien que le par exemple il classe dans le déni du réel dans ce qu'il appelle le déni de réel il classe la retraite à 60 ans pour lui prenez la retraite à 60 ans ce n'est pas sérieux il considère que c'est mentir aux Français parce que sur un plan budgétaire ça n'aurait pas de sens en tout cas aux yeux de d'Emmanuel Macron alors donc son raisonnement c'est de dire que les populismes se font la courte échelle en quelque sorte c'est ça l'exégèse au fond de cette réponse
Emmanuel Macron