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interviewPublic Sénat· 15 juin 2026 42 min

G7 : Faut-il dérouler le tapis rouge à Trump ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public on est ensemble du lundi au jeudi à 18 heures et 22 heures pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et aux journalistes de la rédaction de public sénat donald trump est arrivé au sommet du g7 à évian il va tenter de transformer l'accord fragile de cesser le feu avec l'iran en victoire politique majeure que faut-il attendre de ce rendez vous emmanuel macron et les européens pourront Ou-t-il dicter le tempo, remettre la guerre en Ukraine au cœur des débats ? L'avenir de l'intelligence artificielle va-t-elle donner lieu à un nouveau bras de fer Europe-USA ? On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public gros plan sur le premier ministre israélien qui a revêtu l'uniforme de chef de guerre après le 7 octobre nous sommes en guerre en temps de guerre il faut savoir garder la tête froide j'appelle tous les citoyens d'Israël à s'unir pour atteindre notre objectif le plus élevé, la victoire dans la guerre.

Depuis plus de deux ans et demi, Benyamin Netanyahou se pose en bouclier des Israéliens. Mais que changerait la fin de la guerre en Iran et au Liban, quelles conséquences électorales avec des législatives prévues au début de l'automne et quelle suite judiciaire pour celui qui est poursuivi par la justice israélienne pour fraude, abus de confiance et corruption. On répond à toutes ces questions dans trois quarts d'heure.

Et comme tous les jours, j'attends vos réactions grâce à notre QR code. On commence par ce G7 taillé sur mesure pour le président américain. Audrey D'ordinaire, Donald Trump exècre les grands sommets internationaux.

Mais cette fois-ci, il arrive au G7 auréolé d'un accord avec l'Iran pour arrêter immédiatement la guerre au Moyen Tout est très sympa, merci. Dans les faits, les sujets épineux doivent encore être négociés pendant 60 jours. Mais Donald Trump s'affiche déjà en vainqueur, annonçant la réouverture du détroit d'Orbousse à sa « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche.

Que le pétrole coule à flot ! » Le sujet sera forcément au menu de ce G7 ultra sécurisé. 12 000 policiers et gendarmes sont mobilisés dans la Ville thermales déviant les bains.

Emmanuel Macron, l'hôte de l'événement et ses alliés européens entendent aussi remobiliser Donald Trump sur la guerre en Ukraine pour accroître la pression sur Moscou. Le président ukrainien a d été convié au sommet. L'Ukraine, notre défense et nos perspectives de paix figureront parmi les principaux sujets abordés.

Mais il sera aussi question des sujets qui fâchent les principales économies démocratiques comme la régulation numérique, l'intelligence artificielle ou le commerce international. Dernier épisode, les menaces de Donald Trump sur les vins français. Il promet 100 % de droits de douane si Paris ne retire pas sa taxe sur les géants « Cette taxe numérique, les Européens l'ont décidée, plusieurs pays l'ont mise en œuvre.

Elle fait partie de notre droit. Ce n'est pas les États-Unis qui décident pour le droit des Européens ni des Français. 'est normal et ça ne se passera pas différemment.

En tout cas, tant que je serai là. Donc on aura une discussion respectueuse mais ferme. » Les membres du G7 espèrent montrer une image d'unité malgré l'imprévisibilité de Donald Trump.

L'an dernier, il avait quitté précipitamment le sommet au Canada, symbole de son manque d'intérêt pour ce genre d'événement. Fallait-il dérouler le tapis rouge à Donald Trump ? On en débat tout de suite et je vous présente nos invités.

Didier Loraz, bonsoir, bienvenue. Vous êtes coordinateur de la couverture 24-24 des Etats-Unis pour l'agence France Presse, Patricia Lémonière, bonsoir, bienvenue. Grand reporter spécialiste des questions internationales et vous publiez Géopolitique du Sahel, c'est aux presses universitaires de Christian Lequen, bonsoir.

Bonsoir. Bienvenue, heureux de vous accueillir. Vous êtes professeure à Sciences Po spécialiste des questions diplomatiques.

Anne-Charlène Bézina, comme tous les amis. Bonsoir Thomas et oui. Anne-Charlène constitutionnaliste éditorialiste pour Sens Public. devraient être soutenus par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies après une période de 60 jours.

Et je vais vous poser la très bonne question que Patricia Lémonière évoquait, pourquoi les Iraniens ont fait ce cadeau à Donald Trump d'après vous oui c'est étonnant parce qu'ils auraient pu attendre huit jours ils n'ont pas fait je pense que l'Iran a envie de sortir aussi de ce conflit ils sont fatigués les les Iraniens, de l'effort qu'ils ont mené, qui est un effort d'ailleurs considérable. Ils ont sérieusement résisté, ce qui n'était absolument pas prévu au début. Rappelez-vous les premières déclarations, nous allons les anéantir.

Ça faisait penser un peu à Poutine en Ukraine, une histoire de trois jours. Ce n'est pas vraiment ce qui s'est passé. En plus, ça a renforcé le régime et notamment les plus dur au sein du régime, alors qu'on disait absolument le contraire aussi dans les premières analyses de l'administration Trump.

On disait ça va mener à une démocratisation, un changement de régime, etc. Pas du tout, pas du tout. Donc je pense que les Iraniens, dans le fond, les Iraniens sont extrêmement difficiles comme négociateurs, mais ils ont un réalisme quand même diplomatique.

Et à partir du moment où ils sentent que sur le plan économique, sur le plan de leur munition, sur le plan de leurs ressources, ça commence à devenir difficile. Alors là, ils sont prêts à entrer dans une négociation d'opportunités pour obtenir finalement peut-être plus que ce qu'ils avaient jamais espéré il y a quelques semaines. Anne-Charlène, une première intervention, ensuite revient vers Didier-Laure.

Oui, pour mesurer justement à quel point on n'a rien dans la main aujourd'hui, il faut revenir juridiquement sur les processus de fin de conflit. En fait, la fin d'une guerre, ça commence déjà par un moment de cesser le feu qui, là encore, n'est pas complètement acquis, on ne sait pas dans quelles conditions. Après, l'armistice ou en tout cas le fait d'arrêter complètement le conflit et de parvenir à un accord, ça s est un véritable traité international.

Et là, il faut un garant. Qui est-il ? Est-ce que ça va se faire dans le cadre de l'ONU ?

Bon, alors on sait que c'est signé devant l'ONU, mais qu'est-ce que ça signifie exactement ? Et puis voilà, il faut aussi que Donald Trump ne donne pas l'impression de faire un Barack Obama 2015 bis, parce qu'au fond, cet accord, il ne faut pas qu'il contienne les clauses qui lui l'ont repoussé en tant que président. Donc ça va être véritablement une négociation pied à pied et on n'a pas grand-chose.

Je rajoute dans les riens, on n'a aussi rien sur le régime et c'est vrai que c'était quand même un petit peu l'objectif. Il avait poussé Donald Trump à déchirer cet accord sur le nucléaire iranien. Vous vouliez intervenir ?

Oui, parce que sur le jeu de dupe, ce n'est pas forcément un jeu de dupe mais un peu quand même qui bâtit une négociation en dehors de ce qu'on sait, nous journalistes et ce qu'on ne sait pas. Il y a un tout petit peu d'observation sur les mots et les iraniens eux-mêmes ont fini par admettre vendredi le ministre des Affaires étrangères iranien a admis qu'un droit de passage dans le détroit d'Hormuz n'était pas conforme aux droits internationaux. Par contre, des frais de service.

Ça, c'est possible. Et donc...

L'importance de jouer sur les mots. Voilà. Et donc, on a des déclarations des Américains qui disent ça sera gratuit, ça sera grand ouvert.

Et les Iraniens qui disent tout à fait, on a juste des frais de dossier donc on voit bien que là il reste 4 jours pendant lesquels il peut se passer énormément de choses évidemment c'est un point majeur et je vais vous donner la parole aux uns et aux autres là-dessus je vous propose d'écouter pour ouvrir ce chapitre détroit d'Hormuz, le président français qui rappelle que le porte-avions Charles de Gaulle est prêt à participer à une opération de sécurisation du détroit. Emmanuel Macron. Nous avons construit avec les britannique, une mission.

Nous sommes nous sur place, il y a plusieurs nations qui sont sur place, les néerlandais, les italiens, les britanniques, nous. On est prêts à agir très vite pour faire quoi ? Envoyer des avions, envoyer une frégate, envoyer des des mineurs.

Et nous, nous avons aussi notre porte-avions, le Charles de Gaulle, avec tout ce qui l'entoure et qui peut être...

Qui reste dans la zone. Qui reste dans la zone et qui peut être déployé dans les 2-3 jours qui suivront la confirmation. Et donc, ce qu'on va faire avec les Américains, en parallèle avec les Iraniens, c'est nous assurer de ce déploiement pour que cette réouverture d'Ormuz puisse se faire de manière pacifique et qu'elle dure.

C'est le détroit d'Hormuz, mais c'est aussi le trafic maritime international qui est en jeu. – C'est le prix du pétrole. – Le pétrole, il faut rappeler que 80 ou 85 % de tout ce qu'on porte passe par les océans et qu il y a un principe de neutralité en quelque sorte des détruits.

Donc s'il y a un précédent à Hormuz, qu'est-ce qui va se passer ailleurs ? – Ce qui est important effectivement, c'est ce fameux discours du ministre dont vous faisiez allusion. Il dit effectivement, sur le plan des Détroits, un droit de passage à un péage, ce n'est pas légal.

Mais, effectivement, par contre, le service...

Je suis désolé. Ils nous prennent faux. Le service fait référence à ce qui se passe au Bosphore.

D'accord. Puisqu'effectivement, les Turcs nettoient un peu, aident à guider et on leur paye quelques sommes minimes. Mais ça, ça a été négocié d'ailleurs à un moment donné où la Turquie était en position, voulait faire plaisir.

Donc c'est une négociation qui s'est passée au siècle précédent. Et surtout, la Turquie est des deux côtés. Donc il ne s'agit pas du tout d'un endroit qui était libre de passage parce que c'était des eaux internationales, c'était des eaux turques.

Or là, pour le détroit d'Hormuz, il y avait...

Alors c'était pas clair en plus. Mais enfin bon, il y avait Oman d'à côté qui avait ses eaux. Il y avait les Iraniens qui avaient leurs eaux côté nord.

Et puis il y avait une toute petite bande au milieu qui semblait international. Mais au-delà de tout ça, si on accorde...

Parce que Trump, il s'en moque qu'on paye un centime ou dix centimes sur le litre d'essence. Vous voyez, si on paye cette taxe, ça sera pas énorme. Politiquement, au moment des mid-turns, peut-être qu'il s'en moquera un peu moins, mais bon.

Non, il s'en moquera...

Ce n'est pas cette taxe qui va influer sur les prix du pétrole. Cette taxe, elle influe beaucoup plus sur un plan géopolitique, c'est-à-dire qu'elle casse le droit un plan géopolitique, c'est-à-dire qu'elle casse le droit international. international. sur lequel il s'assoit, c'est sur le droit international.

à payer eux. Parce que c'est pas très important, en fait, ce petit tarif ne serait pas très important. Mais ça casse le droit. qui s'est affiché il y a quelques minutes, il est toujours qui s'est affiché il y a quelques minutes, il est toujours il est toujours optimiste, Donald Trump.

Il assure que le détroit d'Hormuz sera complètement ouvert vendredi. Bon, il a été démenti par l'effet un certain nombre de fois. Vous qui suivez ça de près, Didier Loras, on attend de voir vendredi.

Mais il y a quand même quelque chose d'important, on l'a déjà dit sur ce plateau, mais je pense qu'il faut le rappeler, Christian Lequen. On démarre d'une situation avant le déclenchement de cette guerre où le détroit d'Hormuz est ouvert et où personne ne paye rien et où ça devient clairement et où personne ne paye rien et où ça devient clairement une nouvelle carte maîtresse une nouvelle carte maîtresse dans le jeu du régime islamique iranien pour aujourd'hui et pour les prochains mois ou les prochaines années ça a été quand même une très grande surprise le fait que l'Iran s'en prenne autant au pays du Golfe je veux dire les relations économiques les relations même politiques entre la plupart des pays du Golfe et l'Iran étaient tout à fait stables la plupart des pays du Golfe et l'Iran étaient tout à fait stables et tout à fait excellentes moi j'étais à Abu Dhabi au et tout à fait excellentes moi j'étais à Abu Dhabi au au mois de janvier, c'est-à-dire à quelques jours du déclenchement de la guerre. Et je peux vous dire qu'en parlant avec les officiels émiratis, personne ne mettait en avant la carte iranienne en disant ça va être une difficulté pour nous s'ils entrent en conflit avec les énergies.

Je voudrais revenir à ce G7 parce que...

Il y a eu un effet de surprise là. Il y a eu un effet de surprise là. Mais je voudrais revenir à ce G7 quand même, parce que même si on est dans un écrin de diplomatie, il va y avoir des face-à-face, etc.

Enfin, Donald Trump a beau arriver en disant « j'ai créé une nouvelle situation de paix pour longtemps au Proche-Orient, ces interlocuteurs vont faire quoi ? Ils vont faire en sorte de ne pas trop le fâcher, de ne pas trop lui montrer qu'ils ne sont pas dupes ? qu'ils ne sont pas dupes ?

C'est toujours la même chose. On est face à quelqu'un dont on connaît le style qui est le style populiste qui est le style populiste par excellence, c'est-à-dire des grands effets d'annonce et puis des contradictions du jour au lendemain. Mais en même temps, on est face aussi aux leaders encore du pays le plus puissant du monde.

Donc les Polonais ont un terme, Donc les Polonais ont un terme, ils disent il faut we have to manage Trump we have to manage Trump il faut gérer Trump et je pense qu'il y a beaucoup de pays dans le monde qui ont finalement cette même pratique cette même pratique c'est l idée qu'il faut pas trop l'énerver, qu'il faut essayer de faire avec lui en quelque sorte. Alors ce sera le thème de votre éditorial dans un instant sur ce défi qui attend Emmanuel Macron face à Donald Trump et je voudrais quand même Emmanuel Macron face à Donald Trump et je voudrais quand même Macron aussi d'ailleurs est dans cet état d'esprit Oui, ça on a bien compris, on lui a déroulé un joli tapé rouge notamment sur le contenu de ce G7 et puis ce dîner à Versailles pour boucler la boucler. Mais je voudrais quand même qu'on ouvre un chapitre consacré à l'Ukraine parce que ce sera au menu de ce G7.

Cet après-midi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen rappelait que l'UE ouvre de plus en plus grand la porte aux Ukrainiens. Nous ancrons l'Ukraine en Europe. Aujourd'hui, nous avons ouvert le premier volet des négociations d'adhésion à l'Union des négociations d'adhésion à l'Union européenne.

C'est un immense pas en avant. L'Ukraine a accompli des progrès remarquables accompli des progrès remarquables en matière de réformes. Elle a tenu Elle a tenu nous maintenant ses engagements, à nous maintenant de tenir les nôtres.

Il y a un instant, on est en pleine actualité. Forcément, Donald Trump qui réagit sur la question ukrainienne. Je le cite, c'est l'agence France Presse qui nous permet de le citer. permet de le citer. ouverts à l idée.

On cite du Trump, c'est toujours un peu simpliste, mais bon. Ce qui est intéressant quand même, Didier Lora, c'est que vous qui suivez l'actualité américaine 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 avec ce service à l'AFP, pas vous tout seul, hein il en parle souvent Donald Trump de l'Ukraine Donald Trump de l'Ukraine veux dire vous voyez ce que je veux dire à quel point ça a disparu des radars américains américains c'est ça qui est toujours très compliqué accepter quand on mesure l'importance accepter quand on mesure l'importance en est des choses, c'est qu'il en est des opinions publiques comme des journalistes comme des appareils d'Etat. Il y a une bande passante qui est limitée.

Donc, à un moment, les négociateurs en chef de Trump, c'est-à-dire Sonjandre et Wittkov, qui étaient au départ chargés de s'occuper de Gaza, d'un seul coup, il a fallu s'occuper de l l'Ukraine puis après il a fallu s'occuper de l'Iran et puis en fait là effectivement alors non seulement il n'a pas le temps de s'en occuper mais possiblement d'un point de vue purement cognitif peut-être un peu zappé même s'il y a des militaires de très haut rang au sein de son armée qu'on pas du tout du tout zappé et par ailleurs et j'en termine là dessus le secrétaire à la défense et par ailleurs et j'en termine là dessus le secrétaire à la défense ce matin Pitexet a encore essayé de se ce matin Pitexet a encore essayé de se défendre contre l'attaque selon laquelle le stock d'armes notamment de missiles patriotes et autres américains était complètement déplumé à cause de la guerre et lui son argument de la et autres américains était complètement déplumé à cause de la guerre et lui son argument de la guerre au proche orient ce qui pardon c'est la thèse des services américains lui dit c'est la faute de biden qui a tout donné aux ukrainiens donc on voit lui dit c'est la faute de biden qui a tout donné aux ukrainiens donc on voit bien que on ne peut pas de toute façon attendre de la part de trump qu'à un moment il fasse un chiffre pendant deux jours sur l'ukraine c'est sûr que non par contre juste pour répondre à votre question faut-il dérouler le tapis rouge à il va le faire lui même il va sortir de son avion il va arriver voilà c'est toujours pareil on pourrait choisir le bras de fer ou pas bref vous voulez l'un et l'autre intervenir sur la question ukrainienne je commence avec vous patricia lémonia très rapidement on a le temps allez-y ukraine c'est le temps long plus de 4 ans plus longtemps que la première guerre mondiale donc c'est pas le temps de trump quoi qu'il ait décidé de vouloir il devait nous la régler en 24 heures mais ce n'est pas du tout son temps l'iran ça commence à ne plus être son temps non plus il en est il en est fatigué il voulait faire ça rapidement c'est trop long son temps non plus il en est il en est fatigué il voulait faire ça rapidement c'est trop long et je ne parle même pas de gaza souvenez-vous et je ne parle même pas de gaza souvenez-vous c'est le feu de Gaza, c'est aussi trop long. Donc ils s'en désintéressent. Et je crois qu'au-delà...

Donc il veut arriver à quelque chose de rapide. chose de rapide. L'Ukraine, ça n'a pas marché.

Et puis là, cette fascination quand même et ce ce relationnel très particulier à Poutine. doigt, Dès que Poutine lève le petit doigt, il est plutôt au garde-à-vous, il est plutôt au garde-à-vous, ce qui est assez étonnant. Mais Gaza, regardez, Mais Gaza, regardez, ce cessez-le-feu, il a signé ce cessez-le-feu, il y a depuis 900 morts, il y a depuis 900 morts, mais tous ces 100 moques, et on a...

On a fermé la page, c'est fini. Eh bien, l'Iran...

Je crains, je crains qu'après cette signature, si elle se produit, on assiste à la même chose. On ne va pas rentrer dans des négociations qui vont traîner. Tout ça va l'ennuyer terriblement, donc l'Ukraine l'ennuie Oui on peut pas tout régler et encore à se régler en 24 heures comme au Venezuela en allant piquer pardon d'être un peu trivial le chef de gouvernement ou chef d'État le chef de gouvernement ou chef d'État pour organiser la succession.

Deux questions et je vous donne la parole sur le cadre, ça se rejoint. Thierry qui nous écrit de Montluçon, « Le G7 n'est-il pas devenu un club de has-been impuissant et en décadent en ce moment, c'est pas inintéressant. » Et puis aussi Franck qui nous écrit de Nice, on a là deux fidèles. « À quoi sert un G7 ?

Quel sommet dans le passé ont servi à quelque chose ? 48 heures et après on n'en parle plus. » Je raccorde cette question à la situation ukrainienne, Christian Lequen. « À quoi peut servir ce G7 dans ce cadre ukrainien ? » « C'est simplement un espace de discussion, mais pas un espace de décision, certainement pas.

Et je confirme tout à fait ce que disait Patricia à l'instant, c'est-à-dire l'Ukraine, Trump, ça l'ennuie. Ça l'ennuie prodigieusement. Et je dirais, à la différence peut-être de Gaza ou du Moyen-Orient, ça l'ennuie d'autant plus qu'il considère que c'est aux Européens de régler l'affaire.

Voilà. Mais il y a un paradoxe aux Européens de régler l'affaire. Jamais il n'a proposé aux Européens de se joindre à la négociation avec Poutine lorsqu'il a conduit cette négociation.

Il y a une naïveté aussi au début de sa part à l'égard de Poutine. Il a pensé qu'il allait réussir avec son ami Vladimir à trouver un compromis facilement. Ça va durer deux jours et ça sera fait.

Bon, ça ne sait pas ce qui s'est passé. Donc ça l'ennuie prodigionnement, cette affaire ukrainienne. Les Américains continuent à fournir des armes, continuent à fournir de l'aide.

Ils l'ont réduit considérablement, mais en tout cas, ils n'ont aucune volonté politique ils n'ont aucune volonté politique dans le règlement de la question ukrainienne. Et puis il y a un autre point qui a été évoqué aussi, c'est que vous évoquiez Jared Kushner et Wittkopf. c'est que vous évoquiez Jared Kushner et Wittkopf.

C'est une diplomatie, la diplomatie trumpienne des émissaires, c'est-à-dire qu'il n'y a plus un appareil diplomatique américain qui est derrière. diplomatique américain qui est derrière. Sur la photo, on voit l'ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner.

Charles Kushner. Oui, alors Charles Kushner, qui lui aussi est un ambassadeur politique qui provient du secteur de l'immobilier, comme M. Wittkopf.

Voilà, ces gens-là...

Ce ne sont pas des négociateurs ou des diplomates professionnels. Exactement. Et donc ils zappent, ces gens-là, vous voyez.

Donc Wittkopf et Jared Kushner étaient sur l'affaire ukrainienne. Puis à un moment, il y a eu l'Iran qui est devenu chaud. Donc ils les ont passés vers l'Iran.

Mais en même temps, il n'y a pas un appareil diplomatique que le département d'État derrière qui suit ses affaires avec des négociateurs professionnels. Donc on est aussi face à un problème de décision. Je crois qu'il n'y a rien de plus malheureux aujourd'hui qu'un diplomate américain, un diplomate professionnel aux États un diplomate professionnel aux États Unis, c'est terrible de travailler au département d'État.

Il y a les espions aussi. Et il y a également les gens des services de renseignement. Qui sont malheureux aussi ?

Parce qu'ils ne sont pas lus. Ils travaillent dans le vide. Ah oui, c'est-à-dire qu'ils produisent des notes qui ne sont pas lues.

Ils produisent des notes qui ne sont pas lues et dont il ne tient pas compte, sauf pour les insulter en leur disant « Mais t'es où ? T'es qui pour me dire ça ? » Ben juste un professionnel, M. le Président.

Allez, on ouvre comme promis le chapitre consacré aux relations franco-américaines et peut-être et peut-être pour être un peu plus précis entre Emmanuel Macron et Donald Trump. Alors c'est une relation qu'on peut qualifier de déséquilibrée à l'orée de ce G7. On est bien d'accord, c'est le moins qu'on puisse dire, puisque la France tente de maintenir une relation avec un partenaire au quel elle est liée.

La France tient à ses engagements, alors que pour les Etats-Unis, de l'autre côté, les relations internationales et en particulier la relation avec la France sont particulièrement optionnelles. Donc le paradoxe d'Emmanuel Macron est le suivant. Il est obligé de démontrer la nécessité en quelque sorte du partenariat transatlantique à un Donald Trump sans pour autant apparaître sous sa dépendance.

C'est un sacré et en même temps. Effectivement, un en même temps à la mode diplomatique, un chef de l'État français lié par ses engagements. Comment peut-il utiliser ce G7 comme malgré tout une forme de stabilisation ?

Alors ça existe parce qu'il y a en quelque sorte un style G7, une espèce de méthode G7 particulièrement française. Je rappelle la vocation d'origine des G7 créée en 1975 notamment sous le patronage de Valéry Giscard d'Estaing. L'idée c'est de gérer de manière informelle la crise du premier choc pétrolier.

Ça vous rappelle un certain des trois dont on a parlé il y a peu de temps. Donc Macron va utiliser la méthode pour parvenir à des résultats, on va dire à minima, c'est-à-dire au on va dire à minima, c'est-à-dire au moins des diagnostics partagés, c'est comme ça qu'on en parle dans la novlangue d'Emmanuel Macron, histoire de maintenir les Etats-Unis dans le jeu, la novlangue d'Emmanuel Macron, histoire de maintenir les Etats-Unis dans le jeu, quitte à privilégier toute ambiguïté sur les résultats, climat, commerce, quitte à privilégier toute ambiguïté sur les résultats, climat, commerce, sanctions et j'en passe, donc on pourrait qualifier ce G7 du sommet du plus petit dénominateur commun, pas de rapport de force du sommet du plus petit dénominateur commun, pas de rapport de force et ce serait déjà gagnant. et ce serait déjà gagnant.

Alors on va se demander si ça peut fonctionner, on va faire le pour et le contre, on commence par les on commence par les arguments positifs. Alors c'est un peu le contre-agenda ce G7, c'est à dire en quelque sorte, un peu comme l'a dit Emmanuel Macron au 13h, ce n'est pas les Etats-Unis qui décident un peu comme l'a dit Emmanuel Macron au 13h, ce n'est pas les Etats-Unis qui décident et il y aura des images qui permettront donc d'acter de la France comme puissance d'équilibre. et il y aura des images qui permettront donc d'acter de la France comme puissance d'équilibre.

Macron va aussi essayer de limiter les dégâts, pas de sortie truculente de l'OTAN, socle de règles commerciales plus ou moins maintenu dans le jeu. socle de règles commerciales plus ou moins maintenu dans le jeu. Bon voilà, ça c'est un peu les pour et j'ai été généreuse.

Les contre ? Dans les contre, eh bien il y a des marges d'autonomie européennes assez limitées. On se présente en ordre dispersé sur le commerce, les droits de douane et on est plutôt dépendant en matière ukrainienne des financements américains. dépendant en matière ukrainienne des financements américains.

De plus la relation Macron Trump, pas particulièrement réchauffé en ce moment. On le sait, le premier va essayer de contenir le second alors qu'on sait qu'à tout moment il peut tout à le second alors qu'on sait qu'à tout moment il peut tout à fait torpiller un accord qu'il vient de signer tout fraîchement. fait torpiller un accord qu'il vient de signer tout fraîchement.

Donc c'est un G7 qui n'est plus vraiment un espace de codification commune mais plutôt un théâtre de marchandage et c'est ça le trumpisme. le programme de ce G7 à son invité le programme de ce G7 à son invité de ce G7 à son invité américain ? On a plusieurs signes, effectivement, de cette adaptation.

D'abord les thèmes. Les thèmes, c'est le Proche et Moyen-Orient, thème cher à Trump puisqu'il arrive avec sa victoire de facto. avec sa victoire de facto.

L'autre thème important, c'est celui du 3e jour, c'est celui qui touche tout ce qui est intelligence artificielle, terres rares et ces matières qui... terres rares et ces matières qui...

C'est l'objet de la chronique de Steve Jourdain. Et là, on a évité les thèmes qui le fâchent. Le changement climatique, l'aide au développement, toutes ces questions qui avaient été abordées lors de précédents sommets dont celui toutes ces questions qui avaient été abordées lors de précédents sommets dont celui de Biarritz.

Et souvenez-vous...

C'est le précédent G7 en France, où il y avait déjà un Macron-Trump. Trump 1 et Macron 1. Et il y avait aussi, souvenez-vous à Biarritz, qu'est-ce qu'il y avait eu ?

L'Iran invité sur la Puisque Zarif, le ministre des Affaires étrangères, a un éclat de génie du président Macron. Comme il y avait des difficultés avec l'Iran, puisque Donald Trump venait de déchirer le JCPOA un an plus tôt, on a déchirer le JCPOA un an plus tôt, on a a fait venir le ministre des Affaires étrangères iranien pour essayer de faire en sorte que les deux se parlent ou au moins que l'idée qui sortirait du G7 de reprendre un peu des les négociations soient avalisées par Trump. Ca avait fait naître un espoir assez vite bouché quand même.

Le président français avait dit que tout le monde est d'accord au sein du G7 pour que nous relancions un processus qui soit avec les un processus qui soit avec les iraniens. Qu'est-ce qu'a dit le président Trump tout de suite après ? Trump tout de suite après ?

Non, c'est pas vrai. Moi, je suis pas d'accord avec ce que vous vienne dire sur l'Iran. De la difficulté de faire de la diplomatie avec Donald Trump. de la diplomatie avec Donald Trump.

Comment ça va se passer ? Question de Salomé qui nous écrit de Marseille. Merci à toutes et à tous de participer grâce à notre QR code.

Est-ce que Macron fait encore le poids face à Trump puisqu'il part l'année prochaine ? C'est une question intéressante, Christian Lecaine, sur dans ces grands sommets internationaux. les chefs d'État ou de gouvernement ils se jugent en fonction de leurs résultats électoraux de leur popularité d'une élection qui vient de gagner ou de perdre ça joue quand même les questions de temporalité et du pouvoir jouent bien entendu et effectivement Emmanuel Macron est un président en fin de course donc ça ne joue pas en sa faveur.

Il y a tout un tas d'autres variables qui jouent la situation économique du pays, l'endettement du pays voilà ça c'est aussi un problème parfois pour la France moins au niveau international d'ailleurs qu'au niveau européen. Au niveau européen ça c'est souvent un facteur de crédibilité un peu difficile pour les Français donc non non c'est une question qui a beaucoup de sens effectivement. Mais l'Europe joue un front uni dans un sommet comme ça pardon de nous interrompre ou alors chacun joue sa carte d'une certaine façon et va chercher le bilatéral avec Trump pour pousser son avantage.

J'allais dire c'est quasiment impossible de répondre à cette question parce que ça dépend des enjeux. C'est-à-dire que l'Europe est capable parfois de faire un front commun. Sur la dénucléarisation d'ailleurs, on se rappelle des années 2000 parce qu'il y avait eu un front commun entre Berlin, Paris et Londres à l qu'il y avait eu un front commun entre Berlin, Paris et Londres à l époque qui était encore dans l'Union européenne, on avait pu avancer dans l'accord avec les Iraniens. les Iraniens.

Et puis parfois, on est dans des divergences d'intérêts qui font qu'il ne se passe rien dans la coordination européenne. qui font qu'il ne se passe rien dans la coordination européenne. Voilà.

Ça, c'est toute la beauté de cette Union européenne qui n'est pas un État avec un pouvoir central. Donc tout passe par le compromis. – Évidemment, Didier Lauras, il y a ce dîner à Versailles. qui est prévu mercredi, c'est un bon moyen de garder Donald Trump jusqu'au bout du G7, d'une certaine façon, Donald Trump jusqu'au bout du G7, d'une certaine façon, puisqu'il avait claqué la porte du précédent au Canada. puisqu'il avait claqué la porte du précédent au Canada. – C'est un beau cadeau. – Au Canada. – Ça peut être un beau il faut que le hamburger soit bien cuit parce que ce n'est pas la peine de lui faire de la cuisine française trois étoiles inventive et dans lequel il ne va pas se retrouver. la cuisine française trois étoiles inventive et dans lequel il ne va pas se retrouver.

Mais pour reprendre les propos qui viennent d'être tenus je pense qu'il y a et la question que vous posiez il ya les deux il ya bien sûr que chacun va aller jouer posiez il ya les deux il ya bien sûr que chacun va aller jouer ses agendas bilatéraux et puis et puis on revient au coeur ses agendas bilatéraux et puis et puis on revient au coeur de la diplomatie quand elle commence à être coincée c'est le plus petit dénominateur commun les européens qui sont là savent très bien que les décisions concrètes de lieu elles passent à 27 et là c'est ça devient tout de suite plus compliqué il peut pas y avoir des grandes déclarations par exemple ne serait-ce que sur l'ukraine parce que les allemands les pays baltes et les espagnols sont pas à la même enseigne sur la question d'israël les espagnols les irlandais ne sont pas du tout en ligne avec le reste de l'Europe. Donc, de toute façon, on est à chaque fois sur du biradrebande...

Mais je pose un peu ma question de la même façon. téléspectatrice Patricia de Charvieux-Chavagneux qui dit « Brosser Trump » dans le sens du poil. Est-ce qu'il faut rêver que ça fonctionne ?

C'est vrai qu'on se dit « Ok, super, on lui offre les ors de Versailles en solo, mais ça marche. » Il est dupe de sale présentement. « Ça marchera, sauf si quelqu'un l lui tient tête, c'est-à-dire qu'il ne supporte pas qu'on puisse lui tenir tête ou lui apporter une contradiction. qu'on puisse lui tenir tête ou lui apporter une contradiction. » Il faut quand même défendre les intérêts français et européens. « On va essayer de lui présenter de la façon la plus soft.

Regardez chaque fois que un des...

Starmer, Merckx... » « Alors Starmer, c'est Canada.

Grande-Bretagne. Merckx, Allemagne. » « On peut dire aussi Mac Carnet, le Canadien, l'Allemagne, l'Italie.

Chaque fois qu'ils Chaque fois qu'ils ont osé s'opposer. Georgia Melanie, l'amoureuse de Trump qui n'a pas voulu le suivre dans son aventure iranienne. Elle s'est fait ramasser mais avec une violence extrême.

Je la croyais forte, en fait elle est rien du tout, l'a-t-il dit. Merckx qui a dit effectivement cette aventure iranienne c'est un peu une humiliation. Lui il sait alors là il ferait mieux de s'occuper de son économie qui s'est tout écroulé.

Il y a pas un dirigeant qui a osé émettre une idée qui pourrait à l'encontre de Trump qui ne sait pas ramasser un scud si vous me permettez immédiatement en retour. Donc là ils vont tout faire pour essayer d'être le plus gentil possible. Le président Macron pour l'amener à Versailles, parce que Versailles, rappelez-vous, c'est quand même le lieu où était signée l'indépendance des Etats-Unis, quelquefois c'est quand même le lieu où était signée l'indépendance des Etats-Unis, quelquefois – Et oui, et qu'on va fêter au cœur de cet été. – Alors est-ce que le président américain osera dire finalement la signature je m'en moque ? – Non, non, il va rester, enfin moi je prends le pari, il va rester jusqu'à Versailles, il ne va pas se priser de la photo dans les ors d'un palais royal.

Vous vouliez intervenir, on parle de l'intelligence artificielle dans une minute avec Steve Jourdain. Moi vraiment pour dire qu'il me semble que toute cette finesse qu'on a à recevoir dans les ors de Versailles, Donald Trump, ça s'appelle tout simplement la diplomatie, c'est-à-dire qu'en fait on est dans notre culture historique de la diplomatie et au fond dans notre culture historique de la diplomatie et au fond on est un peu en train de sombrer avec nos valeurs mais au moins on les aille, on les garde. on les garde.

Allez-y rapidement parce qu'il nous reste assez peu plus long. C'est toutes les difficultés face aux populiste. C'est-à-dire que la plupart des États du monde conservent quand même une culture diplomatique que Trump n'a plus.

Donc lui se permet tout ce que la culture diplomatique interdit, et on est dans une situation et on est dans une situation où on se sent complètement perdu notamment dans ce que vous disiez les mots, le verbatim les mots, le verbatim les humiliations verbales que Trump peut pratiquer que Trump peut pratiquer qui croyaient qu'on leur avait fait comprendre quelque chose pour leur doucher leur enthousiasme. Derrière tout ça, la diplomatie, la vraie, elle existe toujours. C'est-à-dire que les Français et les Américains, quand ils discutent de taxes douanières, ils s'écharpent.

Les militaires, quand ils doivent travailler ensemble, ils travaillent ensemble. Ils travaillent très bien ensemble. Les appareils d'État continuent de jouer le même rôle qu'avant.

Il y a un côté théâtre, d'où le tapis rouge. L'intelligence artificielle. Le gouvernement américain vient de bloquer l'accès aux modèles les plus puissants de l'entreprise anthropique.

On en parle tout de suite avec Steve Jourdin, comme promis. Bonsoir, Steve. Bienvenue.

Pourquoi cette décision fait-elle autant de bruit ? Parce qu'on assiste peut-être à un tournant dans la guerre technologique, Thomas. Petite présentation.

Anthropique est l'un des champions américains de l'intelligence artificielle. Son assistant Claude est aujourd'hui le principal concurrent de ChatGPT. La semaine dernière, l'entreprise a lancé deux nouveaux modèles extrêmement puissants.

Fable 5, les Mythos 5, des outils qui sont capables d'analyser d'immenses quantités de données, Et survient donc ce coup de tonnerre. Et survient donc ce coup de tonnerre. Oui, dans la foulée de la Maison Blanche a ordonné à Anthropique de suspendre les accès à tous les étrangers, y compris les employés étrangers de l'entreprise qui sont présents sur le sol américain. qui sont présents sur le sol américain.

Cette décision a été prise au nom du du contrôle des exportations. Le problème, c'est qu'Anthropic ne peut pas trier en temps réel l'origine de ses utilisateurs. temps réel l'origine de ses utilisateurs.

Résultat, elle a choisi de désactiver les modèles pour l'ensemble de ses clients. Alors comment peut-on expliquer une mesure aussi radicale venue de la Maison-Blanche ? Officiellement, pour des raisons de sécurité nationale.

Selon l'administration, les modèles en question pourraient être détournés pour exploiter des vulnérabilités informatiques, autrement dit potentiellement aider des pirates ou des Etats hostiles à pénétrer dans les systèmes. Mais derrière ces arguments de sécurité, ils sont réels, il y a aussi tout un contexte politique. Oui, Anthropic affirme qu'il y a un malentendu, que les risques sont plus limités que ce qu'affirme l'administration Trump.

Elle a même envoyé des responsables à Washington ce week-end pour tenter d'obtenir une levée des restrictions. Mais cette affaire est aussi liée, Thomas, est aussi l'épilogue de fortes tensions entre l'entreprise et la Maison Blanche, Anthropique refuse notamment certains usages militaires de son intelligence artificielle, en particulier les systèmes d'armes autonomes. Trump considère que l'entreprise ne joue pas collectif et a donc décidé de rompre tous les contrats avec elle.

On le comprend grâce à vous, les conséquences de ce dossier, de cette affaire anthropique, ça dépasse vraiment de loin de cette affaire anthropique, ça dépasse vraiment de loin les frontières des États-Unis. les frontières des États-Unis. Oui, parce que l'affaire pose une question centrale.

Que vaut l'intelligence artificielle si un gouvernement peut en couper l'accès du jour au lendemain. Au Royaume-Uni, le gouvernement demande à Washington de revenir sur sa décision. La Commission européenne dit examiner les conséquences pour les entreprises et les chercheurs européens.

Et en France, le ministre en charge de l'Europe, Benjamin Haddad estime que cette affaire marque un accélérateur de la bataille géopolitique de l'intelligence artificielle. la bataille géopolitique de l'intelligence artificielle. A noter que le patron d'Anthropic, Thomas, s'entretiendra avec Emmanuel Macron ce mercredi pour un déjeuner consacré à Macron ce mercredi pour un déjeuner consacré à la régulation de l'IA.

Merci beaucoup, Steve, pour toutes ces informations. Ça confirme, Christian Lequet, l'urgence d'une intelligence artificielle souveraine européenne. Je ne sais pas si ces mots ont un aucun sens.

Quand même, dans certains secteurs, on y arrive. Oui, je pense que ce n'est pas la difficulté numéro un pour l'Europe. C'est-à-dire que l'Europe s'est régulée.

Ça, on a...

Oui, mais est-ce qu'elle sait créer un champion de l'intelligence artificielle ? Mais voilà. Le problème, c'est la recherche.

C'est que nous avons très largement délaissé la recherche et nous sommes totalement à côté des et nous sommes totalement à côté des innovations. L'essentiel de la recherche sur l'intelligence artificielle aujourd'hui, ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien qui se passe en Europe, mais ce fait aux Etats-Unis et en Chine. Et c'est ça notre problème.

Et pourquoi je pense qu une des raisons, c'est que nous n'avons pas en Europe la culture du risque. Et pour pouvoir progresser dans les avancées de l'intelligence artificielle, il faut pouvoir investir avec éventuellement l'idée que tout ça ne mènera à rien. Et ça, c'est pas du tout dans la culture des hommes d d'affaires européens et surtout pas les hommes d'affaires allemands qui ont horreur de perdre de l'argent.

Il n'y a pas beaucoup d'un mot qui aime prendre de l'argent mais il y en a qui sont plus ou moins adeptes du risque. Parfois c'est utile. On est d'accord.

Ça s'appelle un investissement. On est bien d'accord. Typiquement ce sujet de l'intelligence artificielle, Patricia Lémonière, ce serait celui où une gouvernance mondiale équilibrée et fonctionnelle serait ce serait celui où une gouvernance mondiale équilibrée et fonctionnelle serait serait utile alors c'est totalement illusoire alors c'est un autre monde dont vous parlez nous n'en sommes pas là nous sommes justement dans une heure dans un dans une restriction j'ai envie de dire le monde s'est ouvert et par paradoxal mis se referment ni l'eau ce que cette histoire d'intelligence artificielle nous révèle c'est que c'est notre extrême dépendance et notre absence d'indépendance vis-à-vis de la puissance américaine parce que non seulement vis-à-vis effectivement d'entropie que nous sommes dépendants mais nous sommes dépendants pour nos cartes, tout notre système bancaire numérique.

Nous sommes dépendants pour Google, nous sommes dépendants pour tout ce qui concerne effectivement cette innovation. Nous avons pris un Et quand on parle d'indépendance stratégique de l'Europe, sans parler de ces secteurs aussi bien bancaires, financiers qu'Internet, que les marchés...

Enfin, on n'a pas d'Amazon en France, pour pour ne citer que cette marque. Donc, on a un vrai retard. Et là, ce que ça fait, ça relève, ça pointe du doigt cette réalité.

ça pointe du doigt cette réalité. Deuxième chose qui est pointée du doigt, doigt, c'est qu'on a une start-up, qui est formidable, c'est Mistral, pour la cité là encore, mais Mistral, elle est aussi financée par mais Mistral, elle est aussi financée par des investisseurs américains, pour dans cette dernière levée de fonds, des investisseurs américains, pour dans cette dernière levée de fonds, il y a des investisseurs américains. il y a des investisseurs américains.

Et Arthur Mensch qui était reçu au Parlement, on en audition, rappelez qu'il fallait des contrats publics pour faire avancer. Donc vous voyez bien que tout ça effectivement va dans le même sens. effectivement va dans le même sens.

On en est au déclaratif, au verbatim, j'ai envie de dire aussi, mais on n'en est pas dans l'action. Et un Dernier chiffre que je citerai, quand vous parlez de la recherche, il suffit de voir comment la recherche en France est éparpillée. Chaque université a son petit laboratoire.

C'est pas comme ça que ça peut fonctionner aujourd'hui. Il faut se regrouper. C'est des querelles de chapelle qui existent encore.

Et un chiffres. Il y a eu un congrès l'année dernière en Allemagne sur la médecine. 70 % 70 % Et chinois.

On est bien d'accord. Ça aussi, c'est un très bon thème de débat. Merci à tous d'avoir participé à ce débat qui était passionnant.

J'ai rappelé, Patricia, le titre de votre livre consacré au Sahel, géopolitique du Sahel. géopolitique du Sahel. C'est aux presses universitaires de France.

Ça fait partie des débats qu'on peut retrouver sur la plateforme publicsena .fr. Vous étiez venu nous parler du Mali.

Et puis si vous vous intéressez à la thématique de l'IA, très bon débat sur l'encyclique du pape et les dangers de l'intelligence artificielle. très bon débat sur l'encyclique du pape et les dangers de l'intelligence artificielle. À revoir.

Je vous le conseille. Je vous dis à bientôt sur Public Sénat. C'est l'heure du second débat de ce sens public.