"L'impôt est utile" : interview de Carole Delga, présidente de la région Occitanie
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Je suis Carole Delga, présidente de la région Occitanie et je réponds aux questions des lycéens du lycée Rivegauche. L'exil fiscal s'est porté atteinte au contrat social, s'est fragilisé la République parce qu'il faut rappeler l'importance de l'impôt. À travers l'impôt, on finance des services qui sont indispensables à la France, indispensables à ses habitants.
Ce sont bien sûr les écoles, les collèges, les lycées, les routes, les hôpitaux. Nous devons vraiment rappeler que l'impôt est utile. Je pense que toutes les procédures pour essayer d'échapper à l'impôt ne sont pas respectueuses de l'investissement que chaque citoyen doit à la France.
Mais je suis très attachée à ce que l'impôt soit proportionnel aux ressources. C'est pourquoi j'étais contre la suppression de l'impôt sur la grande fortune. Parce qu'en supprimant l'ISF, on a vraiment rompu la proportionnalité de l'impôt.
C'est-à-dire à ce jour, les millionnaires paient proportionnellement moins d'impôt qu'un couple qui, par exemple, gagne 4000 euros. Depuis maintenant 5 ans, il y a de nombreux dispositifs de lutte contre l'exil fiscal. C'est pourquoi plusieurs milliards d'euros ont été rapatriés.
Ils sont revenus dans les caisses de l'État. Mais pour lutter contre l'exil fiscal, il faut qu'au niveau des services des finances publiques, il puisse y avoir des fonctionnaires. Et donc, il faut avoir, bien sûr, un projet de maintien de ces fonctionnaires.
Et puis leur donner aussi les moyens de travailler avec toutes les dernières technologies. C'est pourquoi, quand parfois de façon populaire, on dit qu'il faut supprimer des fonctionnaires, ça veut dire qu'il y aurait moins de personnes pour lutter sur l'optimisation ou l'exil fiscal ou sur la fraude. Donc, 12% des recettes de la région, ce sont des dotations de l'État.
Donc, indirectement, cela a une conséquence parce que si l'État perçoit moins de recettes, moins d'impôts, il a moins de financements pour pouvoir aider les collectivités locales.
Carole Delga