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interviewRMC (sur YouTube)· 31 décembre 2023 9 min

"La difficulté pour le chef de l'Etat va être d'incarner l'avenir", avance Bruno Cautrès

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

l'entretien RMC l'invité de l'entretien RMC ce matin c'est vous Bruno cotress politologue chercheur CNRS au sévipof le centre de recherche politique de Sciences Po bonjour Bruno cotes bonjour ce soir 20H à suivre bien sûr en direct sur RMC le président présentera ses vux au français c'est une tradition c'est presque un passage obligé bon on a deux options dans cet exercice de style les figures imposées ou les figures libres oui absolument les figures imposées c'est le grand classique des vœux présidentiels c'est le moment où le chef de l'État va rendre hommage en particulier à tous ceux qui se sont mobilisés pendant l'année les acteurs économiques mais aussi ceux qui ont des fonctions du service public en particulier les forces de l'ordre particulièrement sollicité depuis depuis ces dernières années le chef de l'État dans les figures imposées va en appeler à l'unité nationale il va sans doute regretter ce qu'il appelle toujours l'esprit de division c'est une expression qu'on retrouve très souvent dans les paroles du chef de l'État pour nous rappeler qu'il faut se réunir que nous vivons des temps difficiles avec des guerres à l'extérieur le retour de de la guerre donc voilà un certain nombre de de points que le chef de l'État va va rappeler il va sans doute également se projeter vis-à-vis de 2024 et c'est là où on attend un petit peu plus de de liberté de ton du chef de l'État et d'échapper un peu aux figures imposé alors on va y revenir point par point selon les dernières informations dont on dispose ce sera du classique 10 minutes en Viron pas d'annonce majeur il a travaillé sur le texte de ses vœux toute la semaine au fort de brgançon qu'il a construit paraît-il autour d'un triptique hymne à l'action hymne à la nation à la France et au français et hymne à l'Europe pour uneocotesse oui des fondamentaux d'Emmanuel Macron au fond fondamentalement l'imne à l'action Emmanuel Macron a toujours voulu depuis 7 ans qu'il est chef de l'État il a toujours voulu symboliser quelque chose qui se projette vers l'avant une France plus optimiste vous savez la lutte contre ce que le chef de l'État appelit les les passions tristes à un moment donné donc l'imne à l'actioner les libg oui tout à fait et puis il y aura bien sûr la question européenne il y a les élections européennes qui arrivent au mois de juin Emmanuel Macron va sans doute appeler les Françaises et les Français à se mobiliser à nous expliquer qu'il faut davantage d'Europe dans un monde difficile Europe rempare nécessaire face au au dérèglement du monde en jeu véritable he pour 2024 pour sa majorité pour lui-même Emmanuel Macron dans un contexte où toutes les enquêtes d'opinion annoncent le rassemblement national en tête à 30 % voire à plus de 30 % un dernier mot sur l'hyne à l'action Bruno cotres ça va aussi être l'occasion de répéter pour Emmanuel Macron que c'est toujours plus difficile d'agir comme il le fait dit-il plutôt que de commenter ça aussi c'est un classique d'Emmanuel Macron voilà c'est c'est un classique puis aussi c'est un classique on va dire des gouvernements des exécutifs des chefs de l'État qui qui en appelle toujours à l'idée que bien il y a il y a il y a deux catégories il y a ceux qui agissent et puis il y a ceux qui commentent le chef de l'État vient régulièrement sur ce thème et c'est vrai que le chef de l'État est toujours sur cette idée bien que lui il répare il il consolide la France et il n'est pas il n'est pas dans la dans la critique mais on a un peu l'impression que d'année en année ces vœux se ressemble de plus en plus d'un président à l'autre là ce sera la la 8e année de présidence d'Emmanuel Macron est-ce qu'il ne faut pas aussi se se renouveler est-ce qu'il doit changer est-ce que c'est un impératif pour lui Bruno cotres d'ici la fin du quinquena impératif oui parce que Emmanuel Macron ne pourra pas faire un troisè mandat et donc là la question la grande question qui se pose au chef de l'État un véritable impératif c'est quel est le principal résultat qu'Emmanuel Macron voudra léguer à la France au bout de 10 ans de pouvoir est-ce que c'est plutôt dans le domaine économique le retour au plein emploi ou des déficits publics qui auront été jugulés à la fin de 10 ans est-ce que c'est plutôt dans le domaine institutionnel avoir revitalisé la démocratie ou est-ce que c'est d'avoir introduit une nouvelle approche tenté de prendre des idées à la gauche et à la droite et donc il y a un impératif pour le chef de l'État parce que le chef de l'État plus le temps va passer et bien plus le sablier va se renverser et plus le temps lui sera compter il va de plus en plus apparaître comme quelqu'un qui est plutôt qui regarde plutôt dans le MIR qui regarde plutôt vers l'arrière oui et la difficulté pour le chef d'État va être de plus en plus d'incarner au fond l'avenir avec un incroyable paradoxe Emmanuel Macron au bout de 10 ans de mandat n'aura même pas fêté ses 50 ans il il sera déjà comme plutôt une personnalité politique du passé quand vous dites le sablier va se renverser ça veut dire qu'il lui reste 6 mois une petite année pour réellement réformer gouverner comme il l'entend et que les les deux dernières années ce ne seront finalement que qu'une période de passage de fin de règne de préparation de la suite et oui vous savez que pour que l'action publique ait des effets réels des effets empiriques dans la réalité il faut beaucoup de temps entre le moment où on défend un projet on fait passer on le fait passer au Parlement et où ce projet a des effets dans la vie de tous les jours il peut se passer plusieurs années donc le chef de l'État le temps lui est compté s'il veut à nouveau et bien retrouver cet esprit de de départ celui de 2016-27 lorsqu'il ambitionnait au fond de révolutionner la France rappelons que le titre de son livre programme à l'époque s'appelait révolution est-ce que pour ça pour continuer de réformer de de changer la France il faut un acte politique fort au mois de janvier il nous promet un rendez-vous avec la nation mais politiquement certains après les retraites après la loi immigration disait carrément il faut dissoudre l'Assemblée d'autres pensent à un remanement et il y a une fenêtre de tir qui va s'ouvrir parce que il y a des décisions judiciaires qu'on attend pour François Baayou dans l'affaire des assistants parlementaires François Baayou qui n'est plus qu'un proche qui ne fait plus partie du gouvernement mais Olivier duopte aussi ministre du Travail lui il est poursuivi pour favoritisme il y a quand même eu de la prison requise prison avec surc s'il est condamné Olivier du SOP ça ouvre la voie peut-être à un remanimement oui c'est la question que tout se pose qu'en est-il au fond d'Élisabeth borne est-ce qu'elle va rester à Matignon est-ce que le chef de l'État devra sacrifier sa première ministre pour incarner aux yeux de tout le monde et bien qu'il y ait une nouvelle impulsion c'est vrai que le changement de de l'équipe et en particulier du poste de Premier ministre est une manière au fond de de symboliser fortement qu'on qu'on qu'on passe à un nouveau C et donc effectivement on peut s'attendre sans aucun doute à des décisions importantes il est à craintre pour le chef de l'État qu'un simple remaniement gouvernemental on ferait rentrer de trois personnes on sortirait de trois personnes du gouvernement ne suffirait pas à redonner au chef de l'État cette popularité qui rappelons-le est plutôt assez basse pour un début de second mandat le chef de l'État est autour de 25 à 30 points de popularité c'est en fait un socle de popularité relativement bas résultat aussi peut-être de certaines petites phrases qui divise qui fracture la société on en a encore eu l'exemple il y a une quinzaine de jours avec ses propos et son soutien à à Gérard de pardieu c'est pas vraiment le moment les vœux aux Français de de de revenir sur ce genre de de sujet Bruno cotress mais est-ce que comme il en a l'habitude subreptissement subtilement il peut corriger ses propos ce soir c'est sûr que le chef de l'État a pris un risque relativement important lors de cette défense qui est apparu au fond pas opportune de Gérard de pardieu il a peut-être voulu utiliser une stratégie de communication qui consiste un peu à détourner l'attention du public en l'amenant dans une autre dans une autre direction mais alors ça créé à la fois une énorme polémique nationale une image aussi un peu de de confusion pourquoi le chef de l'État a soutenu à ce point-là Gérard de pardieu nul de doute nul nul ne doutait avant que le chef de l'État soit garant de l'indépendance de la justice de du principe de présomption d'innocence et alors peut-être que le chef de l'État va vouloir un petit peu euphémiser dans une manière vous savez très macronienneù on a été dans une direction puis on va passer un message qui va dans l'autre dans l'autre direction j'imagine que du point de vue de toutes celles qui ont porté plainte ou qui ont été des victimes potentielles de Gérard Dedieu on attend sans aucun doute un gros correctif du chef de [Musique] l'État

"La difficulté pour le chef de l'Etat va être d'incarner l'avenir", avance Bruno Cautrès — Louise Morel · Pourquijevote