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interviewLCI· 23 juin 2022 4 min

Allocution d'Emmanuel Macron : le Président fixe un ultimatum à l'opposition

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Ils ont donc jusqu'à demain soir les leaders du parti d'opposition pour se positionner, savoir s'ils veulent bâtir ou non un compromis pour ne pas bloquer le pays.

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Présentateur

Emmanuel Macron a repris la main quelques jours après les élections législatives. Hier soir, le président a rejeté l'idée d'un gouvernement d'union nationale mettant les partis devant leurs responsabilités. Clément Gauvin.

0:28
Emmanuel Macron

Il n'y aura pas de gouvernement d'union nationale. Pour Emmanuel Macron, c'est à l'opposition de dire si elle est prête à l'aider ou pas à l'Assemblée.

0:36
Invité

Entrer dans une coalition de gouvernement et d'action ? S'engager à voter simplement certains textes ? Notre budget ? Lesquels ? Pour avancer utilement, il revient maintenant au groupe politique de dire en toute transparence jusqu'où ils sont prêts à aller.

0:52
Emmanuel Macron

Une proposition aussitôt rejetée par l'union de la gauche. Il met au pied du mur les groupes politiques en disant, eh bien voilà, on va vous regarder faire et c'est vous qui allez montrer si vous êtes responsable ou pas, c'est-à-dire si vous votez mes lois en quelque sorte. Mais la vérité, c'est que la tendance est complètement inversée. Le Rassemblement national, lui, ne ferme pas complètement la porte.

1:13
Invité

On peut avoir sur des politiques et des mesures spécifiques trouvé des majorités, mais on ne votera pas n'importe quoi, n'importe comment.

1:21
Emmanuel Macron

Les Républicains, eux, veulent faire des propositions. Nous, on n'est pas là pour bloquer le pays. On est responsable. On est un parti de gouvernement. On ne va pas rentrer dans une coalition, mais par contre, on mettra sur la table nos sujets. Le président compte examiner les réponses des différents partis à son retour de Bruxelles demain soir.

1:38
Invité

La patate chaude. Tiens, c'est à vous de décider. Moi, je ramasse les copies à la fin de l'épreuve. Exactement. C'est vraiment ça, Emmanuel Macron. Et puis alors, là, il faut décrypter parce que vous avez entendu les réactions de l'opposition. C'est une nouvelle formule. Ce n'est plus le oui mais, c'est le non mais. C'est-à-dire non, nous ne travaillerons pas avec... Nous avons combattu pendant toute l'élection Emmanuel Macron, mais on est bien obligés quand même vis-à-vis de l'opinion, sinon on apparaîtra comme des empêcheurs de gouverner la France. Je veux dire, donc, ils vont quand même les uns les autres, pas tous de la même façon. Certains diront non, non, non, non, non.

Mais on a bien entendu les Républicains, comme le disait Pascal tout à l'heure, c'est ceux qui sont les plus proches d'Emmanuel Macron. S'ils disaient non, non, non, non, non, ça ne passerait pas. Donc ils vont faire du non mais. Mais enfin, pour terminer, le Rassemblement national, c'est ceux qui disent déjà mais non, enfin mais non, mais oui. Enfin bon, c'est très très intéressant. Sur les Républicains qui ont défendu la baisse des impôts de production, l'âge de la retraite à 64 ou 65 ans, on ne comprendrait pas très bien qu'ils ne votent pas ce type de réforme si c'est proposé par Emmanuel Macron. Valérie Pécresse a dit qu'Emmanuel Macron avait plagé son programme. Ah voilà, pour le coup.

Exactement.

2:49
Présentateur

Il faut une rupture, cette fois-ci c'est sûr. La situation actuelle doit provoquer un électrochoc pour François Bayrou, l'un des soutiens de la première heure du Président. Il était hier sur LCI.

2:59
Invité

On ira d'accident en accident. Le monde politique, il fonctionne toujours pareil. Il y a des élections, il y a un accident électoral. Le soir de l'accident, il dit oui quand même, on vient de prendre une baigne sérieuse. Le lendemain, ils en parlent encore. Deux jours après, c'est fini. Et on recommence comme avant. On a tort de recommencer comme avant. Alors qu'est-ce qu'on fait vendre ? François Bayrou hier avait compté le crié. Dans ce contexte politique tendu, il y a Elisabeth Borne, la première ministre. Même pas cité hier lors du discours du Président. Est-ce que c'est un tenable pour elle ? On l'attendait à la sortie de l'Assemblée pour lui poser la question.

Bonsoir madame la première ministre. Pouvez-vous rester à Matignon ?

3:37
Emmanuel Macron

Emmanuel Macron n'a pas parlé de vous.

3:39
Invité

Vous n'existez pas ?

3:41
Emmanuel Macron

Pas de gouvernement d'union nationale alors que ce que vous dites ?

3:43
Invité

S'il vous plaît. Le vent, le vent, le wind. Déjà, si on avait un mauvais esprit, déjà, on pourrait dire qu'il faut que la situation soit grave, sinon désespérée, pour que des femmes occupent des postes importants, que ce ne soient pas des hommes. Parce que vous avez vu, madame Borne était entourée de Yael Brun-Pivet, future présidente de l'Assemblée nationale, et d'Aurore Berger, qui a été élue présidente du groupe de la majorité. Maintenant, pour combien de temps madame Borne va rester en place ? C'est clair, on a vu François Bayrou avant. Eh bien, ce n'est pas impossible que... Pas impossible.