BACKSEAT - S04E16 - Bayrou, Macron, Retailleau : Qui dirige la France ?
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 53 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 14:08OuverteRéponse directe
Peux-tu nous rappeler les arguments principaux contre la fast fashion ?
- 16:03OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que contenait la loi votée contre la fast fashion ?
- 20:01OuverteRéponse directe
Est-ce que le marché du tri et du recyclage peut survivre sans subvention ?
- 25:43OuverteRéponse directe
Cette loi est au cœur d'un débat sur la régulation : est-ce qu'on pénalise nos entreprises à l'exportation ?
- 54:49OuverteRéponse partielle
Vous pensez que ça peut durer longtemps cette affaire François Bayrou au gouvernement ?
- 55:17OuverteRéponse partielle
Il y a une petite musique qui circule depuis hier sur des présidents de groupe à l'Assemblée qui seraient en train de discuter d'une future motion de censure, notamment après la phrase de François Bayrou sur le conclave retraite. Vous en pensez quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:11IntervenantFait
« la Gaîté Lérique, c'est un lieu culturel à Paris qui était occupé depuis trois mois, depuis le mois de décembre, par à peu près 400 jeunes mineurs isolés »
- 3:35IntervenantFait
« les autorités ont appelé à une expulsion dans la nuit de dimanche à lundi »
- 3:41IntervenantFait
« Il y a du gaz lacrymogène, c'est d'une violence assez... Enfin, moi, en tout cas, c'était insupportable à regarder. »
- 4:30IntervenantFait
« il n'y a que six personnes qui sont montées dans ces bus sur 400 jeunes »
- 7:42IntervenantFait
« l'école de sciences politiques de Paris 1 s'est déclarée en chômage technique »
- 8:35IntervenantFait
« il y a urgence, comme sur un nombre de sujets, malheureusement, à prendre conscience de la réalité des situations et qu'on fasse quelque chose »
- 10:52IntervenantFait
« les bombardements ont repris à Gaza »
- 11:16IntervenantChiffre
« Plus de 1000 morts en 48 heures »
- 14:39InvitéFait
« l'existence de quelque chose qu'on appelle la primovis c'est-à-dire l'avantage compétitif à mal faire »
- 16:10InvitéFait
« une interdiction de la publicité pour l'ultra fast fashion »
- 16:36InvitéFait
« c'est la question de bonus malus indexé sur l'affichage environnemental »
- 16:54InvitéFait
« ce qui reste de l'industrie textile française il ne reste pas beaucoup c'est très fragile »
- 23:39InvitéChiffre
« 70% des vêtements qui sont vendus en France c'est de la fast fashion »
- 24:22InvitéFait
« les femmes qui fabriquent nos vêtements au Bangladesh en Tunisie pour un salaire de 100 euros par mois »
- 1:02:56PrésentateurFait
« tous les nouveaux adhérents qui ont rejoint le Partialiste depuis maintenant 2022 sont des partisans de la logique unitaire défendue par Olivier Faure »
- 1:06:45PrésentateurFait
« Laurent Wauquiez a refusé d'entrer au gouvernement de Michel Barnier alors qu'on lui proposait Bercy »
- 1:10:29PrésentateurFait
« il demande le retour de la statut de la liberté en Europe »
- 1:19:37PrésentateurFait
« une affiche sur les réseaux sociaux appelant à manifester le 22 mars contre le racisme »
- 1:19:51PrésentateurFait
« qui représente Cyril Hanouna en reprenant un certain nombre de codes iconographiques de l'antisémitisme »
- 1:31:34InvitéFait
« la catastrophe elle a commencé par des mots au nom de la liberté de dire y compris le pire y compris l'abject »
- 1:33:33InvitéChiffre
« il y en a une centaine »
- 1:37:30InvitéChiffre
« Trente mille ! Bien plus qu'il n'y a eu de jour en quatre ans. »
- 1:41:05InvitéFait
« Ils se sont mis d'accord comme des mafieux. OK, on fait un deal sur l'Ukraine et ils ont déjà dealé, Trump et Poutine. »
- 1:41:30InvitéFait
« Qui a voté contre ? La Russie, bien sûr. Mais les États-Unis de Trump, bien sûr. Mais qui d'autre ? L'État d'Israël. »
- 1:41:45InvitéFait
« soutenir Netanyahou aveuglément, qui veut absolument l'épuration ethnique, il veut effacer la Palestine et les Palestiniens »
- 2:00:58IntervenantChiffre
« ça coûte, en gros, 13 milliards par année en dessous »
- 2:04:00IntervenantFait
« Mes enfants sont en train de payer la mienne, sauf que mes petits-enfants sont en train de la payer parce qu'on fait du déficit »
- 2:08:58IntervenantFait
« on a un problème d'entrisme des frères musulmans dans le sport »
- 2:09:33IntervenantFait
« Il y a des principes de la République qui sont les principes de la loi 1905, qui sont des principes aussi d'égalité entre les femmes et les hommes »
- 2:11:36PrésentateurFait
« la France était le seul pays où, en réalité, nos athlètes ne pouvaient pas être voilés »
- 2:11:41IntervenantFait
« C'est un principe de la République et on l'affirme comme tel »
- 2:13:50PrésentateurFait
« vous parlez des frères musulmans, vous parlez de l'entrisme, vous jouez le jeu des radicaux »
- 2:18:20IntervenantFait
« il est hors de question pour moi de changer, de renoncer à qui je suis aussi »
- 2:20:59IntervenantFait
« le « en même temps » a vécu »
- 2:22:26IntervenantFait
« il faut qu'on réinvestisse dans la jeunesse »
- 2:23:24IntervenantFait
« les gens nous disent mais arrêtez, on ne veut même pas d'argent. Ce qu'on veut, c'est de la liberté »
- 2:29:08IntervenantFait
« le septennat permettait au président de la République d'être le président de tous les Français »
- 2:32:25PrésentateurFait
« c'est donc les LR aujourd'hui qui gouvernent depuis septembre »
- 2:33:30IntervenantFait
« le travail souterrain qu'on est en train de faire sur la réforme de l'État »
- 2:37:45IntervenantChiffre
« on a plus de plus de 60 ans que de moins de 20 ans »
- 2:39:56IntervenantChiffre
« il y a 5 milliards de besoins de fonds propres supplémentaires »
- 2:39:56IntervenantChiffre
« il y a 5 milliards de besoins de fonds propres supplémentaires »
- 2:41:30IntervenantFait
« le service militaire, en fait, aujourd'hui, il fait partie d'une forme de nostalgie d'une partie de la population française »
- 2:42:47IntervenantFait
« l'objectif, c'était de ramener à la citoyenneté un certain nombre de jeunes qui s'étaient éloignés de la citoyenneté »
- 2:45:00IntervenantFait
« je suis dans le gouvernement de François Bayrou et dans ma vie politique Les Républicains à laquelle je ne renonce pas, j'ai choisi de soutenir Bruno Rotaillot pour cette présidence »
Temps de parole
- Présentateur53 %
- Intervenant17 %
- Intervenant 29 %
- Invité8 %
- Invité 27 %
- Invité 35 %
≈ 3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que tu peux t'abonner pour soutenir l'émission, que ce soit en donnant la somme que tu veux chaque mois ou en faisant un don ponctuel. Je suis heureux de vous retrouver pour cette émission exceptionnelle. Bonjour, bonsoir à vous si vous nous regardez en replay sur YouTube ou si vous nous écoutez en podcast. Merci d'être toujours si nombreuses et nombreux à être fidèles à cette émission. On est toujours aussi content de la produire pour vous. Ce soir, une émission dans laquelle on a des chroniqueurs incroyables. On est avec Emilien Warvial. Salut, Emilien. Bonjour. Emilien, tu es docteur en sciences politiques, spécialiste de la droite.
Absolument, c'est un métier. C'est un métier. Et pas vrai, c'est pas payé. Merci Emilien d'être avec nous. On est également avec Lorraine, mesdames et messieurs. Lorraine Lolo, chroniqueuse pour Baxit et pour la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, cofondatrice de l'association Cité des Chances et conseillère municipale à Fosse dans le Val-d'Oise. C'est ça. Ça va Lorraine ?
Ouais, ça va super. Il fait beau, le soleil brille, c'est la merde en politique, tout.
Un jeudi normal. Un Baxit parfait, finalement. Toutes les conditions sont remplies. Et nous allons être rejoints sur ce plateau par Malek, qui va nous faire un point sur la circulation des transports en commun en Ile-de-France. La ligne 3. Puisque visiblement, il la pratique actuellement. On pense très fort à Malek, si ça se trouve, il nous écoute sur son téléphone. Moi, j'ai envie de crever. On t'attend de pied ferme, mon cher Malek. Chers amis, dans cette émission, ce soir, nous allons avoir une invitée de première partie qu'on va vous présenter dans quelques minutes. Invité politique, cette semaine, il s'agit de Sophie Prima, la porte-parole du gouvernement.
Et puis voilà, il y aura le quiz à la con, il y aura les chroniques que vous aimez tant, il y aura les duitos, il y aura la vie d'Adèle, tout ça, tout ça. Et pour commencer, je vous propose qu'on laisse du temps aux cartes blanches. C'est parti pour les cartes blanches. Les cartes blanches dans cette émission, les chroniqueurs et chroniqueuses, ont la possibilité de venir vous parler d'un sujet qui leur tient à cœur, un truc d'actu ou pas forcément, ce que vous voulez. Mes chers amis autour de ce plateau, qu'est-ce que vous avez comme carte blanche, Lorraine ? De quoi tu veux nous parler aujourd'hui ?
Alors, rien de très réjouissant, je vais vous parler de l'expulsion de la Gaîté Lérique. Déjà, petite chronologie, en gros, la Gaîté Lérique, c'est un lieu culturel à Paris qui était occupé depuis trois mois, depuis le mois de décembre, par à peu près 400 jeunes mineurs isolés, des femmes, des hommes, etc. Il y a l'administration qui a lancé des procédures pour appeler à leur expulsion. Ils ont déposé des recours en région parisienne. Mais malheureusement, les autorités ont appelé à une expulsion dans la nuit de dimanche à lundi, si je ne me trompe pas. Et en fait, c'est les images déplorables qu'on a vues où des jeunes se font littéralement matraquer.
Il y a du gaz lacrymogène, c'est d'une violence assez... Enfin, moi, en tout cas, c'était insupportable à regarder. Il y a eu énormément d'appels à la solidarité, des militants qui se sont rendus sur place, dont certains qui ont été interpellés, dont Utopia 56.
56, ouais.
Et en fait, je trouvais que, sur les réseaux sociaux notamment, il y a eu une espèce de... C'est comme si c'était un lundi tout à fait normal, comme si c'était normal, en fait, de ce qui se passait, comme si c'était normal d'expulser des jeunes. En fait, en situation irrégulière, il y en a qui ont été interpellés, qui ont été placés en rétention administrative. On parle de mineurs. Apparemment, il y a quelques espèces de compromis ou, en tout cas, de solutions qui ont été essayées de trouver avec des bus qui ont été amenés, mais il n'y a que six personnes qui sont montées dans ces bus sur 400 jeunes.
Donc, vous imaginez bien que les solutions amenées n'étaient absolument pas satisfaisantes pour les jeunes. Et voilà. Moi, je voulais vraiment parler de ça parce que les réactions politiques derrière m'ont assez choquée. Parce que, déjà, outre-Atlantique, il y a Elon Musk, notre grand ami, qui a déploré une empathie suicidaire qui menace la civilisation. Qui était ça ? Elon Musk. Ah, putain. C'est très sympa. Le génie. Il y a Anne Hidalgo aussi. J'étais assez étonnée de sa réaction, qui disait qu'à ce stade, c'est ce qu'il fallait faire parce que la situation était très compliquée, tendue et dangereuse à l'intérieur, y compris pour ces jeunes migrants.
C'est ce qu'elle a déclaré au micro de France Inter. Avant d'expliquer que la préfecture avait proposé des solutions de relogement à Paris et ailleurs, surtout ailleurs, et que les occupants et occupantes ont refusé. Donc voilà. En fait, je trouve qu'être dans un monde capital où on expulse des jeunes comme ça, en pleine nuit, dans la violence, sans réelle solution, alors que tout ce qui est demandé, en fait, c'était juste d'être traités comme des êtres humains et que aussi leur vulnérabilité soit reconnue, le fait que ce soit des mineurs notamment.
Et c'est ce que prône notamment le droit, j'ai oublié le terme, le droit, enfin les conventions de protection des enfants, les droits de l'enfant, voilà exactement. Et voilà. Et je trouvais que c'était assez déplorable. Et en plus, il y a le ministre de l'Intérieur qui s'est félicité de comment ça s'est passé, alors qu'on voit des gens se faire frapper. Donc voilà. J'ai très bien commencé ma semaine en observant tout ça et j'espère qu'une issue plus favorable pour les jeunes sera trouvée et que ces situations arrêteront de se produire parce que ces jeunes-là, ils ne font pas ça pour faire chier le monde. C'est juste qu'ils ont besoin d'un toit, tout simplement.
Merci Lorraine pour cette carte blanche sur l'évaluation de la gaieté lyrique dont on a beaucoup parlé cette semaine, effectivement, dans les médias, à l'Assemblée aussi. Et on accueille sur ce plateau Malek. Salut Malek ! Salut. Créateur du podcast Autour de moi, mon cher Malek, comment se portent les transports en commun ? Ça ne va pas, toujours. Ça, au moins, c'est ligne continue. C'est M. Tabarro, maintenant mon ministre des Transports. Absolument. Moi, à chaque fois, je les prends. Ils ne restent pas longtemps, mais ils ne font pas grand-chose. Mais bon. Je viens d'arriver, pendant que Lorraine parlait de Belleville, enfin de la gaieté lyrique, il me semble. Absolument.
C'est important d'en parler. Merci Malek. T'es désolé pour le retard. T'inquiète, t'inquiète, t'inquiète. Merci Malek d'être avec nous. On continue ce tour de table avec toi. Mon cher Émilien, tu veux parler de la recherche, je crois. Eh oui. Et étonnamment, elle n'a pas de pognon. Ça, personne n'en revient. Pourquoi ? Pourquoi j'en parle maintenant ? Parce que ce lundi, l'école de sciences politiques de Paris 1 s'est déclarée en chômage technique. Alors concrètement, ça veut dire qu'ils n'assureront pas leurs recherches et leurs cours cette semaine.
C'est symbolique pour protester contre la situation financière dans laquelle ils sont, puisqu'il a été décidé que la moitié de leur budget de fonctionnement, c'est-à-dire tout ce qui ne concerne pas les salaires, en gros, et d'investissement, serait coupé. pour l'année à venir, donc aussi bien dans les laboratoires, dans les bibliothèques, dans les UFR, dans les départements d'enseignement, dans les éditions de la Sorbonne. Donc en gros, ça veut dire littéralement la moitié d'argent en moins pourra fonctionner au quotidien.
Et certes, si les gens sont payés pour travailler, c'est bien, mais s'ils n'ont pas les moyens de le faire, s'ils n'ont pas besoin de moyens de financer des recherches, s'ils n'ont pas besoin de faire d'équipements défectueux, tout ça, eh bien finalement, c'est une université qui est quasi morte. et ça arrive dans une situation où l'université a été mise sous tutelle parce qu'elle est trop déficitaire. Donc c'est un recteur qui a été nommé qui a décidé de faire ces coupes-là.
C'est le cas de 67 universités quand même en France, donc qui pourraient peut-être connaître ce sort-là dans un contexte austéritaire où le budget de la recherche n'est pas spécialement cajolé contrairement à celui de la défense. Et ça intervient aussi dans un contexte où international d'attaque contre la science et notamment les sciences sociales. Il y a eu une mobilisation le 7 mars, Stand Up for Science, en solidarité avec l'université américaine. On a des situations très concrètes. Encore hier, on a appris qu'un chercheur français qui avait été rejeté des Etats-Unis parce qu'on avait découvert des messages critiques de Trump sur son téléphone.
Donc c'est une situation quand même compliquée. Alors on veut, la France a déclaré qu'elle accueillirait des chercheurs américains. On est tout à fait évidemment prêts à les accueillir comme tous les autres chercheurs. Mais il y a un problème, c'est avec quel argent ? Il faudrait déjà accueillir des chercheurs français. Là, on n'arrive déjà pas à accueillir nos propres chercheurs, mais nos propres étudiants parce que finalement, les objectifs de fonctionnement, c'est aussi les associations étudiantes, etc. Les aides pour vivre. Et donc finalement, c'est avec quel pognon ? On se retrouve aujourd'hui dans une situation où l'université ne peut juste pas fonctionner.
Nous-mêmes, dans ma situation, en fait, on se bat pour avoir un poste pour ne pas pouvoir faire son travail correctement à l'avenir. Donc c'est une situation vraiment ubuesque. Et finalement, la volonté de faire de la France ce grand pays d'innovation et de recherche, eh bien, n'a aucune réalité si on ne prend juste pas un petit peu ça au sérieux et que le gouvernement n'écide pas de mettre un peu de budget là-dedans. Mais ce qu'on observe, c'est que depuis 15 ans, le budget par étudiant en fait est en chute libre depuis Sarkozy. Et donc, il y a urgence, comme sur un nombre de sujets, malheureusement, à prendre conscience de la réalité des situations et qu'on fasse quelque chose.
Merci, Emilien. Courage à toi et à tous les chercheurs et chercheuses de France dans cette situation budgétaire plus que complexe. Malek, tu voulais nous parler de Gaza, je crois. Oui, je ne vais pas faire très long parce qu'en réalité, je ne pense pas qu'il faille non plus s'étaler. Mais je pense que c'est important de pointer quand même quelque chose qui me surprend un petit peu. Pour ceux qui ne l'ont pas suivi, les bombardements ont repris à Gaza. L'État israélien a décidé de mettre fin à ce cessez-le-feu qui tenait depuis plusieurs semaines avec la libération des otages israéliens, des prisonniers palestiniens.
Et donc, les bombardements ont repris il y a maintenant deux nuits, il me semble, sur des civils. Plus de 1000 morts en 48 heures, c'est dans le chat. C'était 970 hier soir. Donc, on fait la déduction qu'on a dépassé le chiffre des 1000 morts. Et en fait, je pense qu'il y a un risque, c'est le fait de banaliser en réalité tout ça. parce que oui, nous, on continue d'être impuissants face à des images qui nous parviennent sur les réseaux et sans pouvoir rien faire.
Mais à côté de ça, au-delà de l'inaction ou alors de la main molle politique, j'entends, et diplomatique, mais on en parlera plus tard dans l'émission, je suis un peu interpellé par la passivité médiatique dans les médias mainstream au sens large. J'ai l'impression que c'est un non-événement, que des civils peuvent mourir à des milliers de kilomètres d'ici sans n'avoir rien demandé et que ça passe comme une lettre à la poste.
Je reste toujours en veille sur les chaînes info et d'ailleurs, on m'a dit que BFM est en train de prendre une ligne un peu plus internationale avec l'arrivée du nouvel actionnaire et des nouvelles équipes, mais malgré tout ça, j'entends parler de l'Ukraine et à juste titre puisqu'il faut en parler, mais j'entends pas parler de Gaza et ce serait dommage d'oublier ce qui se passe et d'être des témoins silencieux et avec eux. Voilà ma carte blanche. Merci beaucoup mon cher Malek. Merci à vous trois pour vos cartes blanches.
Chers amis, il y a actuellement une loi qui est en cours de discussion au Parlement, une loi qui concerne la fast fashion, la question des conditions dans lesquelles sont produits, distribués, vendus les vêtements que nous portons et que nous achetons. Pour parler de ce sujet, je vous propose une invitée d'actualité, la créatrice de la marque Loom, Julia Fort. Salut Julia, merci d'être avec nous sur le plateau de Backseat.
Je t'ai présenté un peu vite en disant que tu étais la créatrice de la marque de prêt-à-porter Loom qui est une marque éthique et écologique mais je suis allé un peu vite parce que tu es également la coprésidente du mouvement Impact France depuis 2023, une association qui met l'écologie et le social au cœur de l'entreprise et tu es aussi la présidente de l'association En mode Climat qui cherche à s'assurer que le secteur textile et le secteur de la mode se conforme à l'accord de Paris sur le climat. Tu es probablement une des mieux placées pour parler avec nous des dernières évolutions législatives sur le dossier de la fast fashion.
Tu es une avocate de longue date de la question de l'éthique en la matière. Est-ce que tu peux nous rappeler les arguments principaux qui t'amènent à te mobiliser contre la fast fashion ?
Je crois que quand j'ai monté ma marque avec mon associé on avait un peu des convictions qui étaient on est une entreprise on va faire les choses bien et en fait les consommateurs ils veulent des vêtements en éthique et en fait nous on va révolutionner le secteur et tout ira pour le mieux.
On était des bons produits de la start-up nation on avait vraiment cette conviction-là et en fait au fur et à mesure qu'on a exercé dans le monde du textile on s'est rendu compte qu'il y avait l'existence de quelque chose qu'on appelle la primovis c'est-à-dire l'avantage compétitif à mal faire c'est-à-dire que plus une entreprise fait mal moins ça lui coûte cher plus elle est compétitive plus elle gagne d'argent et nous bizarrement on n'avait pas conscience de ça au début mais c'est ce qui explique que la plupart des vêtements sont produits au Bangladesh plutôt qu'au Portugal à qualité égale c'est juste que ça coûte deux à trois fois moins cher donc à partir du moment où on se rend compte qu'économiquement le système favorise les entreprises qui ont les pires pratiques il ne peut pas y avoir de réponse individuelle en fait à la question de la fast fashion et donc si on prend le tableau global on est dans une industrie qui pollue de plus en plus qui crée du chômage ici qui crée de la misère là-bas qui crée de la pollution un petit peu partout donc on s'est dit on va se rassembler avec d'autres entreprises et on va essayer de faire du lobbying de faire changer les lois pas pour qu'elles nous favorisent nous individuellement en tant qu'entreprise mais pour qu'elles mettent un cadre et des règles du jeu qui forcent toutes les entreprises à faire mieux
alors tu l'as dit et d'ailleurs la situation s'aggrave puisqu'on parle aujourd'hui de ces géants d'internet que sont Shine, Temu pour les plus célèbres on a vu aussi en France la fermeture de grandes marques les faillites de marques comme CEA je ne me souviens plus je ne sais plus comment s'appellent les autres Camailleux Camailleux voilà ça je cherchais Camailleux Camailleux et tout donc voilà il se trouve que pour réagir une loi a été votée à l'unanimité à l'Assemblée Nationale ce qui est quand même rare contre la fast fashion qu'est-ce qu'elle contenait cette loi ?
Elle contenait deux choses elle contenait une interdiction de la publicité pour l'ultra fast fashion donc l'ultra fast fashion c'est ces plateformes comme Shine et Temu qui prennent la fast fashion mais qui poussent plus loin ses curseurs et donc les deux curseurs c'est bas prix et incitation à consommer donc l'ultra fast fashion fait des plus bas prix encore que la fast fashion et des incitations à consommer encore plus importantes donc cette loi il y avait cette interdiction de la publicité mais surtout ce qui est assez révolutionnaire c'est que c'est la question de bonus malus indexé sur l'affichage environnemental qui est une sorte de nitri-score du textile et donc ça ça avait vraiment des effets assez positifs parce que ça permettait à la fois de pénaliser les marques qui ont les pires pratiques mais aussi d'encourager les marques qui ont les meilleures pratiques et c'est assez clé parce que vous êtes peut-être au courant mais ce qui reste de l'industrie textile française il ne reste pas beaucoup c'est très fragile et en ce moment elle souffre beaucoup et en fait d'avoir des mécanismes qui permettent à la fois de pénaliser les pires pratiques et de favoriser les meilleurs et donc les meilleurs c'est quand même globalement en termes de conditions sociales et environnementales de produire ici c'était quelque chose qui permettait de faire évoluer toutes les pratiques de l'industrie donc c'est une loi assez ambitieuse qui avait été votée à l'Assemblée Nationale
Votée à l'Assemblée Nationale vous connaissez le principe ça part au Sénat et au Sénat la loi est en train d'être examinée en commission et là catastrophe
Moi je suis un peu affectée parce que ça fait plusieurs années qu'on se bat pour cette loi et qu'en fait nous on voit directement les conséquences que ça a sur l'économie en France ça a des conséquences sur les marques ça a des conséquences sur les usines mais ça a des conséquences aussi sur tout le marché de la seconde main je ne sais pas si vous avez vu ces images de bornes de vêtements où il n'y a plus de place pour mettre des vêtements dedans ou des recycleries qui ont déversé des sacs de vêtements devant le Sénat ou partout un petit peu en dehors de Paris en fait c'est que l'afflux de fast fashion est aussi en train de détruire l'écosystème économique de la seconde main par exemple les Emmaüs le relais leur business model c'est qu'ils récoltent les vêtements que vous donnez et ils vendent la partie qui a le plus de valeur et c'est ça qui leur permet de créer de l'emploi en insertion excellente synchronisation la production est forte et en fait comme il y a de plus en plus de vêtements de fast fashion qui sont achetés par les gens ça se ressent en fait dans la qualité de ce qu'ils récoltent et du coup il y a de moins en moins de valeur dans ce qu'ils récoltent et donc en fait leur business model est en train de s'écrouler leur modèle économique est en train de s'écrouler et en fait on commence à avoir des fermetures d'associations qui ne peuvent plus encaisser tout ça donc nous c'est ce qu'on voit au quotidien on voit qu'il y a une urgence économique pour la France à réguler la fast fashion et là ce qu'on a vu en résultat de la commission c'est que la loi a été un peu vidée de sa substance et du coup on n'est plus sur une manière de pénaliser des pratiques mais l'idée c'est de pénaliser juste Chine et Tému juste ces plateformes d'ultra fast fashion parce qu'il y a eu un lobbying assez important de la fast fashion classique les Primark les Zara les Inditex les Kiabi et tout qui disent cette loi il ne faut pas qu'elle nous pénalise nous parce que nous on a des emplois en France parce que nous on a des magasins etc et donc il faut toucher juste les Chinois et pas nous donc c'est un peu ce qui est en train de se passer et ce qui nous nous catastrophe parce que parce que les problèmes économiques de la France liés au textile ils ne datent pas de l'ultra fast fashion enfin Kamaïu ça a fermé avant l'essor de Chine et Tému et donc ce qu'on voit arriver c'est une loi qui ne va pas avoir un grand impact parce que voilà Chine c'est vrai que c'est inquiétant mais c'est 3%
je voyais quelqu'un dans le chat qui disait Chine et Tému l'intérêt c'est que c'est pas cher et du coup c'est bien pour les gens qui n'ont pas beaucoup d'argent et je me souviens d'une conférence que j'ai regardée en préparant cette émission de toi où tu expliquais justement le cycle précisément de pauvreté fast fashion pauvreté fast fashion les gens ont de moins en moins d'argent donc ils achètent de moins en moins cher donc la fast fashion qui tue des emplois qui tue de l'industrie qui tue du petit commerce partout sur le territoire donc encore plus de chômage et ainsi de suite et on est dans ce cercle absolument vicieux Emilien t'as une question Oui alors c'est pas un sujet que je connaissais particulièrement donc j'ai demandé un petit peu d'aide par mes camarades Eva Bossuit qui fait une thèse sur la circulation internationale des vêtements de seconde main qu'on va beaucoup vous rencontrer d'ailleurs pour un petit entretien mais ça c'est autre chose de ce que j'ai compris il m'est venu une question peut-être un peu brutale mais la question voilà mais la question c'est est-ce que finalement ce marché notamment le marché du tri du recyclage etc.
en France il peut survivre sans être subventionné même j'ai envie de dire finalement toujours plus parce qu'à un moment donné la concurrence chinoise est juste tellement écrasante que je me dis est-ce que juste qu'il y a un avenir hors de cette subvention avec je crois qu'il y a ça un peu dans la loi avec les écomodulations tout ça
peut-être je peux vous expliquer un peu comment ça marche actuellement en fait la seconde main il y a déjà de l'argent qui est là pour la soutenir parce que parce qu'il y a un mécanisme qui existe en France qui est le mécanisme de la REP la responsabilité élargie du producteur qui fait que chaque marque ou entreprise quand elle met sur le marché des vêtements elle doit payer une petite éco-contribution qui est ensuite collectée par un éco-organisme et ensuite cette éco-contribution elle est censée permettre de gérer la fin de vie du vêtement et de couvrir les coûts de recyclage d'incinération et tout sauf que la loi française est bien faite d'un côté parce qu'on se dit trop bien responsabilité élargie du producteur sauf que les éco-organismes en fait c'est géré par les propres marques c'est le même principe que Citeo si vous avez entendu donc les propres marques décident de quelles éco-contributions elles vont devoir payer donc vous imaginez bien que le résultat c'est qu'elles essayent de payer le moins possible et donc c'est pour ça que le système dysfonctionne dans la pratique et c'est pour ça que malgré qu'il y ait normalement un système qui est censé couvrir les coûts de gestion de fin de vie des vêtements les entreprises associations qui gèrent la fin de vie des vêtements qui collectent la seconde main et tout sont en train de souffrir économiquement c'est parce qu'il y a un problème de gouvernance là-dessus je ne sais pas si j'ai répondu c'est pas trop brutal ça va comme question c'est un peu
envie de la sous-vite du secteur
je vois dans le chat il y a pas mal de gens qui disent qu'effectivement quand on a moins d'argent on a envie d'acheter également moins cher mais pour moi il y a également la question d'acheter moins cher mais aussi plus vite parce que j'ai l'impression que d'acheter éthique c'est aussi parfois plus de temps pour se renseigner sur l'impact écologique des vêtements et du coup comment on fait quand on a moins d'argent et qu'on n'a pas forcément le temps je pense notamment aux mères de famille en majorité je pense aux étudiants etc
moi je pense que j'ai pas de conseil à donner aux consommateurs je sais qu'il y a des gens qui ont pas les moyens moi mes t-shirts ils sont à 25 euros je sais qu'il y a une énorme partie de la population qui peut pas acheter un t-shirt chez moi et je trouve que une fois qu'on a compris que c'est pas en culpabilisant les consommateurs et surtout les consommateurs qui ont moins d'argent qu'on arrive à la solution on a déjà pas mal avancé et c'est très intéressant parce que c'est justement tout ce que les marques de fast fashion et en général beaucoup aussi les politiques qui sont dans l'immobilisme appellent ils disent il faut de l'éducation sous-entendu les gens achètent des trucs pas chers parce qu'en fait c'est juste qu'ils savent pas qu'il faut acheter du beau mais en fait on sait bien que c'est pas ça qui se passe dans le textile en fait on achète ce qui est le moins cher sauf une petite niche sauf une petite partie de la population qui peut se permettre de faire autre chose et c'est assez intéressant parce que ce ne sont pas les pauvres qui achètent de la fast fashion j'en parlais avec une personne du réseau action climat les gens qui sont très pauvres ils n'achètent rien or 70% des vêtements qui sont vendus en France c'est de la fast fashion c'est des prix moyens à 8 euros donc tout le monde achète ça donc c'est bien que la question c'est qu'il faut arrêter de s'adresser aux consommateurs ce qu'il faut c'est s'adresser aux citoyens et en fait en tant que consommateur on ne peut pas faire grand chose à part consommer moins aller dans les frais prix les mêmes choses qu'on entend partout mais par contre en tant que citoyen on peut se demander qu'est-ce qu'on perd avec l'essor de cette fast fashion et tu le disais Jean en fait globalement quand vous achetez des vêtements pas chers ça veut dire que c'est des vêtements qui sont produits loin ça veut dire que c'est des vêtements qui sont produits dans des conditions effroyables sachez-le tu t'es toi-même rendu
au Bangladesh pour le constater
c'est l'enfer c'est l'esclavage moderne exactement les vrais pauvres qui souffrent de la fast fashion c'est les femmes qui fabriquent nos vêtements au Bangladesh en Tunisie pour un salaire de 100 euros par mois avec en plus l'industrie qui pollue autour d'eux parce que les marques cherchent à avoir des prix toujours moins chers et en fait traiter les eaux usées au sortir d'une usine de teinture ça coûte des sous mais c'est aussi il y a des conséquences qui sont terribles en France les deux localisations ont créé du chômage ici le fait que les entreprises partent ça fait aussi moins de recettes pour l'Etat quand l'usine du village ferme c'est des impôts qui payent pas et ensuite il y a la boulangerie qui ferme et ensuite il y a le bureau de poste qui ferme et ensuite en fait donc il y a toute une économie qui s'est effondrée avec ces délocalisations et là la vague suivante c'est que c'est aussi la fermeture des commerces c'est à dire que si un vêtement moins un vêtement est cher moins il y a de chances qu'il puisse couvrir le salaire d'une vendeuse ou d'un vendeur et c'est pour ça qu'en fait les vêtements on les achète plus trop dans les commerces en centre-ville mais on les achète dans des grandes surfaces où c'est plus trop des vendeurs mais c'est plutôt des caissiers ou voire en livre-service et en fait ce qui est paradoxal c'est que depuis les années 80-90 la consommation de vêtements en France a entre doublé et triplé et on a perdu des centaines de milliers d'emplois dans l'industrie et on a aussi perdu des emplois dans le commerce c'est à dire que on n'a rien gagné dans tout ça et donc c'est des pertes de recettes pour l'Etat c'est du déficit commercial c'est dingo le déficit commercial lié aux techniques donc en fait aux textiles donc c'est un appauvrissement de la France qui se ressent ensuite dans la baisse d'argent pour les services publics
Je reviens sur cette loi elle est j'ai l'impression aussi au coeur d'un débat qu'on commence à avoir de plus en plus en France c'est cette question de la régulation on pénalise nos entreprises à l'exportation donc vous vous rendez compte vous nous emmerdez les écolos à foutre des règles partout en s'y conformant on s'empêche de faire fleurir l'industrie toi ce que tu dis c'est exactement l'inverse ouais ouais
en fait là c'est une ce qui est intéressant c'est que le monde économique essaie de mettre dans le même sac que toutes les entreprises et l'autre chose et donc en fait si t'es une usine du Made in France t'as intérêt à ce qu'il y ait des réglementations qui te protègent qui fassent que ça soit plus intéressant d'acheter Made in France des marchés publics une taxe enfin par exemple des mécanismes d'ajustement frontière tout ce que tu veux mais si t'es une très grosse entreprise bien sûr et que t'es déjà leader sur ton marché t'as pas intérêt à ce qu'il y ait des règles puisque le marché actuellement te favorise déjà donc la première chose c'est l'amalgame entre les intérêts de certaines entreprises et d'autres et le deuxième aspect sur cette question des normes et de la réglementation c'est que c'est habilement fait d'essayer de mélanger lourdeur administrative et réglementation protectrice et donc en fait on joue beaucoup là-dessus par exemple moi je dois faire des travaux dans ma boutique et en fait il y a un gros truc administratif pour être conforme avec la sécurité incendie ça n'a rien à voir avec une loi qui va mettre un bonus malus aux entreprises qui exploitent les gens à l'autre bout du monde mais en fait les mouvements enfin les mouvements patronaux arrivent à mettre un petit peu ça dans la tête de leurs adhérents et du coup tu as un monde entrepreneurial qui est vachement en mode non on veut pas de règles et donc nous en fait on s'est rendu compte de cette comment on pourrait dire c'est un tour de passe-passe c'est faux quoi en fait les règles elles nous protègent aussi elles protègent les entreprises c'est exactement la même chose sur la route s'il n'y a pas de règles en fait c'est celui qui va le plus vite et celui qui fait le plus mal qui gagne quoi
Malek j'aime beaucoup ton approche de ne pas vouloir culpabiliser le consommateur parce qu'en fait un on en a marre et de deux je pense vraiment que c'est contre-productif in fine par contre est-ce que parce que l'argent en fait reste le coeur de tout sur ce sujet et même en éveillant même en faisant appel aux consciences et aux citoyens il y a le sujet du prix qui reste quand même un sujet central est-ce que tu penses qu'il y a possibilité de faire mieux en faisant éthique est tout de même accessible
non je crois pas en fait non mais c'est ça qui est terrible en fait si tu veux faire baisser le prix des vêtements c'est que c'est que derrière il y a quelque chose que tu payes pas donc c'est soit le travail des gens soit c'est la nature et en fait c'est ça qu'on veut pas et je trouve que c'est ce qui va pas dans la réflexion actuelle c'est qu'on veut absolument faire baisser le prix des objets c'est pas ça qu'il faut faire c'est faire augmenter le niveau de vie des gens c'est qu'il faut que il faut qu'il soit mieux payé ça veut dire qu'il faut que l'école ça coûte moins cher il faut qu'il y ait plus des services publics qui soient plus performants et tout et c'est cette approche là qu'il faut avoir et en fait l'approche de vouloir faire absolument baisser le prix des vêtements c'est l'approche c'est exactement l'approche du local Michel-Edouard Leclerc c'est son combat Michel-Edouard Leclerc il se déplace en jet privé et il est là le pouvoir d'achat parce que moi ce qui compte c'est le pouvoir d'achat des gens en fait c'est une manière d'avoir dépolitisé le débat et en fait ce qu'on fait c'est qu'à chaque fois qu'on s'adresse aux individus on s'adresse à eux en tant que consommateurs et en fait on enlève toute la partie citoyenne et après on se retrouve nous-mêmes à se considérer uniquement comme consommateurs on est là moi je le sais je parle avec des gens ils me disent ah mais des fois j'achète de la fast fashion et tout on ne voit pas du tout tous les autres aspects sur lesquels on peut jouer et c'est ça l'objectif d'une loi c'est de sortir la question du textile de l'industrie et tout de la simple responsabilité du consommateur et de choix individuels et d'en faire un choix collectif qui protège en fait les individus les emplois
cette loi donc tu l'as dit a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale elle a été détricotée en commission au Sénat alors j'ai pas réussi à trouver la date d'inscription de la lecture au Sénat c'est pas encore inscrit c'est pas encore inscrit ce sera inscrit un jour moi j'ai relativement bon espoir quand même parce que si le Sénat détricote un truc voter à l'unanimité à l'Assemblée il y a de fortes chances que l'Assemblée retricote le truc enfin je sais pas
j'espère
je vous prends les doigts
je crois qu'il peut y avoir aussi c'est un peu technique aussi ce sujet donc je crois aussi peut-être que les sénateurs se sont trompés et qu'ils pourront faire et qu'ils pourront corriger encore ça ce sera pas la première fois
que ça arrive
oui ouais et je crois aussi que l'illusion de vouloir faire une loi qui pénalise seulement l'ultra fast fashion et pas les pratiques globales il faut qu'elle tombe aussi parce qu'en fait si t'essayes de cibler seulement une entreprise en fait c'est là où tu fais une loi qui est très facilement contournable il suffit que l'entreprise change une seule de ses pratiques et t'as un travail de deux ans parlementaires qui tombe à l'eau quoi
merci beaucoup Julia d'être venue sur ce plateau où est-ce qu'on peut te retrouver et suivre tes combats pour un textile plus éthique sur LinkedIn t'as pas autre chose ?
non c'est pas grave c'est très éthique non mais c'est fer c'est au terrain mais je vais redire quand même le mouvement Impact France et l'association en mode climat merci beaucoup Julia d'être venue sur le plateau de Backstreet merci d'avoir été avec nous et on suivra les évolutions législatives sur ce dossier mesdames et messieurs je vous propose qu'on enchaîne sans plus tarder une séquence très importante de l'émission Backstreet c'est parti pour le quiz à la con est-ce que vous savez est-ce que vous savez quel est le thème du quiz à la con cette semaine ?
non
tu l'as dit en arrivée tu l'as évoqué rapidement
le temps ?
ouais c'est à dire ?
le soleil
ouais je sais pas c'est le printemps mesdames et messieurs et oui évidemment un quiz à la con spécial printemps dans le chat tu en avais évidemment les meilleurs la gaieté lyrique non non on aurait du mal à faire des blagues première question de ce quiz à la con spécial printemps lequel de ces mouvements ou associations n'existe pas ?
et je précise qu'on ne va parler que d'associations ou de mouvements qui sont nés cette année c'est relou ça réponse A le printemps Dijonais une campagne de consultation citoyenne de Dijon lancée par le président du parti Les Républicains de Côte d'Or François-Xavier Dugour en vue des municipales de 2026 je vous rappelle qu'on cherche celui qui n'existe pas deuxième proposition le printemps du génie occitan c'est un élu entrepreneur d'Albi Rassemblement National Hervé Bourgaud qui propose un appel à contribution participative pour intégrer un grand programme de rénovation d'infrastructures en proposition des candidats pour les municipales dans les villes d'Occitanie réponse C le printemps Poitvin une association politique citoyenne pour entendre la parole des habitants qui je cite n'en peut plus de cette municipalité présidée par René Peintureau directeur des infrastructures sportives de la communauté urbaine du Grand Poitiers et dernière proposition le printemps du souffle breton du président de la région bretonne Loïg Chenet-Girard qui a créé son mouvement politique le souffle breton et qui organise un rassemblement de toutes celles et tous ceux qui ont envie de débattre de réfléchir d'écouter pour la Bretagne selon vous lequel de ces quatre mouvements printaniers n'existe pas il y en a trois qui sont vraiment vrais elle est pas facile ça fait un mois et demi moi que j'ai pas fait de cuisine à la con c'est chaud je me prends pleine tranche parce que c'est compliqué parce qu'on connait le printemps marseillais qui est de gauche sauf que si tout le monde y compris au RN et chez LR commence à reprendre le mot printemps ça va être n'importe quoi les municipales 2026 il va y avoir des printemps dans votre ville les gars de toutes les couleurs on connait aussi malheureusement le printemps républicain voilà le printemps républicain malheureusement mais le génie occitan il y avait vraiment genre un paragraphe énorme que tu devais lire ou ils ont vraiment écrit la prod non non c'est moi j'ai eu mal au crâne c'est le rassemblement national Hervé Bourgaud qui propose un appel à contribution participative pour intégrer un grand programme de rénovation des infrastructures civiles aux propositions des candidats aux prochaines municipales dans toutes les villes d'Occitanie oui oui ça veut rien dire c'est bien c'est de la démocratouille participatouille comme disait mon prof démocratouille participatouille très bon prof printemps-dijonais je pense ça peut exister je suis étonné qu'ils reprennent ça de là à la gauche finalement mais bon est-ce que c'est une raison suffisante le souffle breton c'est vraiment ringard je sais que bon je veux rien dire parce que c'est un lobby puissant dans ce pays mais c'est ringard quand même comme nom je sais pas j'ai du mal le printemps du souffle breton ah ouais c'est bizarre comme nom oui oui non c'est à chier il n'y a pas genre un jeu de mots tu te rappelles le nom de son mouvement politique c'est le souffle breton donc il fait le printemps de son mouvement et ben je n'ai rien dit non j'en sais rien je sais pas c'est une proposition ça se trouve ça n'existe pas souffle breton c'est vraiment nul c'est vraiment les souffleurs du nez ça fait un génie occitan moi je vois bien un fou du RN dire ça non puis le souffle breton ça fait un peu souffler dans le ballon pour le test d'alcoolémie c'est vrai qu'ils en ont fort besoin mais Poitvin j'ai même pas compris les infrastructures en fait c'est une association c'est de la merde ouais c'est ça c'est un truc d'opposant de Poitiers ça fait ça à Poitiers et à Dijon oh tu sais quoi je veux dire Poitvin là ça me parait bizarre c'est une histoire de déléguer aux infrastructures les autres ont pensé quoi
moi je pense que c'est soit la D juste parce que les noms sont claqués en fait
c'est ça mon argument Poitvin c'est claqué
c'est bizarre
t'as pas envie
t'as pas envie t'as pas envie d'adhérer je sais pas
moi je serais dans le Poitou mais t'adhérerais au Poitvin ça se dit pas c'est vrai ça non j'adhérerais peut-être pas mais j'irais participer au débat et aux discussions en vue d'enrichir le projet de je sais pas qui c'est vrai le printemps de backseat c'est quand le printemps de backseat oula moi je dis la D toi tu dis la réponse D le printemps du chouf le breton c'est trop claquos
j'adore les crêpes j'adore les galettes tout ça
Malek t'en penses quoi j'hésite entre la A et la C le printemps Dijonais ou le printemps Poitvin j'arrive pas à croire au printemps Dijonais je c'est vrai que c'est quand même bien de la merde le printemps Dijonais c'est vrai qu'on dirait un nom digestif qui fait un peu mal au ventre ouais voilà et je vous remets un coup de printemps Dijonais tu vois c'est oui c'est ça oh non on a quand même beaucoup mangé déjà ouais c'est vrai que dit comme ça et bah je vais choisir printemps Dijonais toi tu dis le printemps Dijonais n'existe pas réponse A du coup toi t'as dit quoi réponse D j'ai dit réponse D sans aucune preuve réponse C réponse C le printemps Poitvin pour pour Emilien le chat j'ai pas vu si ça a voté ou pas dans le chat j'ai pas vu s'il y a un sondage qui est passé j'ai pas l'impression le chat je sais pas ce qu'il a répondu la bonne réponse mesdames et messieurs c'était le printemps du génie occitan vous avez tout le monde à fond
purée
vous avez tous faux on a inventé un truc du RN j'ai du mal à imaginer le RN faire un printemps de quelque chose et donc ils ont vraiment écrit tout le paragraphe de rien du tout ah ouais ouais complètement ah chat j'ai pété merci justement celui que j'ai eu du mal à lire parce que ça veut rien dire mais le printemps Dijonais existe bel et bien les républicains ont bel et bien lancé ce truc là en code d'or le printemps Poitvin existe bel et bien et le printemps du souffle breton existe bel et bien quelle arme et tout ça lancé cette année et tout ça lancé cette année bah c'est les municipales qui arrivent c'est vrai ils ont commencé à renouer un peu les militants et tout c'est le moment deuxième question de ce quiz à la con laquelle de ces pratiques pour célébrer l'arrivée du printemps n'existe pas à nouveau réponse A le lancer le fait de lancer un disque en bois enflammé réponse B écrire une lettre de vœux qu'on attache à la branche d'un arbre réponse C embrasser une carpe fraîchement pêchée réponse D réunir des lentilles germées de l'ail et un verre de vinaigre mais pour qu'elles discutent enfin c'est c'est quoi
c'est le mot réunir juste les mets ensemble et
voilà alors je précise parce qu'après je vous expliquerai la bonne réponse que c'est dans le monde entier qu'on allait chercher des
ah ok ça fait quand même beaucoup pour
parce que juste dans le Poitou effectivement c'était lourd tu mentionnes pas la dimension internationale de ta question c'est vrai pourtant je vous le dis on est vraiment mondiaux et c'est vrai que ça change tout d'ailleurs de savoir oui parce que tout d'un coup les lentilles et tout ça prend vraiment tout son sens il faut vraiment le voir comme un tout mais moi je dans quel pays quelque part au sud de quelque chose d'accord ok ok au sud-est si je peux au sud-est oui parce que c'est le vinaigre t'as raison
t'as raison
embrasser une carte moi j'y crois quoi j'y crois aux gars ou aux femmes ils vont dans la rivière et qu'ils pêchent un béco puis qu'ils la rejettent quoi
mais les pauvres c'est quand même sympa
la lettre de vœux j'y crois aussi pareil pareil
moi c'est très classe
et c'est peut-être un truc d'ailleurs que je peux faire ce week-end t'acheter une lettre de vœux et un arbre bah why not mais Jean mais tu ne veux pas des cartes mais les cartes ne veulent pas toi non plus non non c'est vrai c'est vrai pense à la carte aussi j'ai jamais été pêché par une carte qui m'a embrassé c'est vrai effectivement je fais mon choix Malek quel est ton choix la A la A la réponse A et puis même c'est fou un disque enflammé ça va pas le lancer de disque enflammé en plus vers où quoi c'est dans le village
ça signifie quoi
toi tout de suite tu vas chercher les interprétations nous on est déjà sur la pratique
les lentilles
ça me paraît pas il n'en est plus et pourquoi pas donc toi tu dis réponse A Lorraine
moi la D ça me paraît moi je veux dire c'est je sais pas parce qu'embrasser une carte j'ai l'impression c'est une vraie tradition mais pourquoi pour un temps qu'on pourrait faire
pour autre chose oui alors que le reste toi tu vois le lien avec le printemps direct non mais je sais pas
en fait je sais pas la A c'est tellement gros que je me dis ça trouve ça existe tu vois je sais pas
moi j'ai jamais rien fait pour célébrer le printemps moi j'ai rien fait pour célébrer quelconque saison que ce soit d'ailleurs
je m'assez en terrasse lancer une gamme de lol
je sais pas non oui effectivement donc toi tu dis réponse quoi du coup Lorraine
la réponse C la réponse C
mais je vais dire la idée juste pour que le cas échéant il y ait personne mais ils ont vraiment cru à la D ils sont fonds quoi donc la D parce que mais sans doute que dans un pays très respectable il se passe des choses très respectables mais là comme ça le digeau entre les lentilles et l'ail moi j'ai pas d'accord ok c'est très bon le chat a voté réponse A en majorité comme Malek donc le lancer de disques enflammé la bonne réponse mesdames et messieurs mesdames et messieurs c'est embrasser une carpe fraîchement pêchée wow
pour une fois j'ai une bonne réponse
qui à notre connaissance n'existe pas comme manière de célébrer le printemps après ça peut être une manière de célébrer autre chose et c'est à votre connaissance aussi c'est à nous ça on vous laisse trouver voilà parce qu'après il y a des gens dans les commentaires sur Youtube qui vont chercher sur Wikipédia qui nous trouvent des trucs en disant si si regardez en 1412 et tout le lancer de disques en bois enflammé c'est un rite d'une fête païenne alsacienne figurez-vous la croyance ancienne pensait chasser par le feu le mauvais esprit des ténèbres et s'attirer la prospérité pour la saison à venir écrire une lettre de vœux qu'on attache à la branche d'un arbre c'est un des rites de la fête de Hydrelaise qui est une fête d'origine pré-islamique célébrée notamment en Turquie qui a lieu le 5 mai le jour du printemps dans le calendrier grégorien voilà et enfin Norouz le nouvel an persan les iraniens construisent un petit hôtel sur lequel on trouve généralement ces objets des lentilles germées du vinaigre des pommes de l'ail des baies un miroir des fleurs de jacinthe etc c'est un genre de crèche mais pas dans la mairie
un peu ouais
ça s'appelle Norouz et c'est le nouvel an persan pour l'arrivée du printemps troisième question de ce quiz à la con lequel de ces mouvements étrangers n'a pas existé on va parler des printemps machin réponse A le printemps des ronces réponse B le printemps du cèdre réponse C le printemps des tulipes ou réponse D le printemps érable je crois que c'est quelque chose du printemps érable non ? c'est pas l'histoire des camionneurs lequel ces mouvements étrangers n'a pas existé le cèdre au Liban là ça serait quand même quelque chose filou le gars de la prod qui y a pensé le printemps des ronces
moi ça me paraît un peu contradictoire
de quoi ?
printemps des ronces
pas très ronces au printemps mais je sais pas
que tu dis ok c'est ok érable aussi moi je dis ah je sais pas
pour toi le printemps des ronces tu le sens pas tu le sens pas d'accord d'accord ok réponse A pour Lorraine moi je comprends pas tulipes c'est où est-ce que c'est en Royaume-Uni est-ce que c'est au Pays-Bas moi j'avoue
ça représenterait qui en vrai
pourquoi tout d'un coup alors que les ronces je vois bien des gars démarqués avec des ronces sans mettre pas la gueule et tout pour des raisons qui les concernent mais les tulipes non j'ai pas je vais dire les tulipes pour toi le printemps des tulipes d'accord les ronces je suis sûr qu'une
en politique ils aiment bien les fleurs les roses tout ça les tournesols
tulipes pourquoi pas ah un truc non violent tu veux dire j'y pensais pas ouais ou alors on préfère les cerises aussi excellent excellent Malek t'en penses quoi toi je sais pas pourquoi printemps érable ça te parle pas ça me parle pas printemps érable ça fait printemps arabe mal prononcé ouais et puis même en branding je trouve pas ça foufou pas dingue
on est tous marqueteux disons comme politique désolé
d'accord le chat à voter quoi je vais regarder le vote du chat ah le chat est divisé ah la France est coupée en deux ah c'est difficile le chat hésite très très fort entre la réponse D et la réponse A mais j'ai l'impression que la réponse D est en train de gagner du terrain et moi ça me dit que je sais pas j'ai peut-être inventé ça dans ma tête un peu un peu folle mais ça me dit quelque chose de mauvais jeu de mots de camionneur au Canada où c'est juste mon ma nuit dernière quoi euh printemps érable euh le chat est en train de voter printemps érable réponse D la bonne réponse mesdames et messieurs c'était le printemps des ronces ah qui à notre connaissance n'existe pas pas encore mais il faudrait l'inventer on peut lancer un truc moi je voilà le printemps du cèdre qu'on appelle techniquement plutôt la révolution du cèdre c'est une série de manifestations qui ont eu lieu au Liban en 2005 après l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafi Kariri le printemps de la révolution le printemps ou la révolution des tulipes c'est le renversement du président du Kyrgyzstan en 2005 j'en parlais encore hier alors sachant donc on l'appelle le printemps des tulipes mais au début du mouvement les médias parlaient également de révolution des citrons ou des jonquilles ils avaient un peu ce qu'ils voulaient dans la main quoi finalement ça s'est ça a fini par se stabiliser sur de la tulipe mais c'est pas toujours facile et le printemps érable c'est le nom de la plus grande grève étudiante de l'histoire du Québec et du Canada en septembre 2012 en réponse à l'augmentation des droits de scolarité ils ont compris comment ça marchait financer la recherche tout ça tout ça tout ça donc voilà printemps des ronces c'est une invention mais qui sait peut-être que c'est prémonitoire quatrième question de ce quiz à la con lequel de ces politiques a lancé le printemps de la ruralité je précise pour soutenir la culture en milieu rural le printemps des poètes le printemps de la ruralité est-ce que c'est Laurent Fabius réponse A est-ce que c'est Roselyne Bachelot réponse B est-ce que c'est Rachida Dati réponse C ou est-ce que c'est Jack Lang réponse D lequel de ces ministres a lancé le printemps de la ruralité Fabius il a jamais été à la culture il a été premier ministre après il a été plein d'autres choses il aurait pu en tant que premier ministre ça fait un truc quand même récent tu vois est-ce qu'il s'amuse dans les années 80 à faire les printemps de la connerie le printemps des poètes c'était Mitterrand c'était il faisait ça dans les années 80 figure-toi ouais ouais moi j'aurais bien Roselyne Roselyne pendant son petit passage d'un an Bachelot sous Hollande dans le chat non non Bachelot n'a pas été ministre sous François Hollande non sous Hollande elle était chroniqueuse télé c'est vrai c'est ensuite qu'elle est devenue ministre de la culture elle voulait faire plein de choses et là bam Covid elle a dû gérer le Covid dans les théâtres les cinémas je raye Fabius et Jack Lang parce que tu penses vraiment
que Rachida Dati peut faire ça
et bah alors on écoute la parole est à la défense ma théorie Rachida Dati est arrivée dans un milieu qu'elle connaissait pas déjà un et aussi où elle elle savait qu'elle devait se faire apprécier par un peuple de gauche de la culture et je sais qu'elle a fait des petits gestes pour attendrir pas mal de gens et bah je la vois bien dans un printemps de la ruralité qui en même temps sonne bien elle est incompatible de parler culture dans un milieu rural milieu qui est un peu oublié c'est vrai donc je vois bien Rachida Dati lancer un plus je le défends et plus j'y crois ouais lui donne pas trop d'idées s'il te plaît bien Rachida lancer un printemps de la ruralité et si elle ne l'a pas fait c'est le moment de le faire ce serait il y a pas longtemps genre en mode je suis maire du 7ème et croyez pas en vrai j'adore des vaches bon c'est comme là j'ai toujours été très ruralité j'ai toujours été très ruralité évidemment Rachida Dati vient de nous lancer une nouvelle maison des cultures urbaines on sait qu'elle en a strictement rien à faire mais elle a fait la photo et voilà on appelle ça un positionnement politique donc toi tu nous dis réponse C Rachida Dati le printemps de la ruralité Emilien qu'est-ce que tu as moi je reste sur Roselyne je sais pas un coup un peu de folie tu vois on sait pas trop quoi faire pendant le Covid allez paf je sais pas moi un concert pas de Johnny parce qu'il était plus là mais un concert des 3 cafés gourmands en plein pays d'Auge et ben pourquoi pas quoi bah ça fait il y en a qui aiment on fait plus B Lauren ta réponse
moi je dirais B aussi parce que je me dis si Dati avait sorti ça peut-être que j'en aurais entendu parler je sais pas oh tu sais qu'il y a beaucoup peut-être que je change de métier sinon parce que je me remets en question quand même je sais pas mais ouais je sais pas Bachelot parce que Fab juste non je pense pas que ça soit un enjeu de son époque et je sais pas je vois pas non plus trop le rapport mais bon
tu dis réponse B le chat aussi dit réponse B Roselyne Bachelot la bonne réponse mesdames et messieurs c'était Rachida Dati oh
mais non tu vois
catastrophe aujourd'hui et Lorraine elle n'en a pas entendu parler mais non mais c'est fou je suis grave
en actualité
elle a lancé ça pour soutenir mille projets de pratiques culturelles festives et collectives ancrées dans les territoires sous l'appellation villages en fête donc ça existe effectivement et c'est bel et bien Rachida Dati qui a lancé ça cinquième et dernière question de ce quiz à la con Jean-Marie Le Pen pardon c'était pas ça la question ça revigore quand on a Jean-Marie Le Pen est l'auteur de l'une de ses quatre citations sur les hirondelles et le printemps
oulala
laquelle réponse A si une hirondelle ne fait pas le printemps le bonhomme de neige fait bien l'hiver réponse B l'hirondelle ne fait pas le printemps mais le chameau fait le désert on s'approche déjà de réponse C c'est plus Jean-Marie tout d'un coup réponse C une hirondelle ne fait pas le printemps mais elle l'annonce réponse D une seule hirondelle ne fait pas le printemps un seul acte moral ne fait pas la vertu selon vous laquelle de ces citations est bel et bien de Jean-Marie Le Pen en plus parce qu'en fait les trois autres existent aussi mais c'est d'autres auteurs
ah d'accord ah c'est ça ah d'accord
parce que le bonhomme de neige oui il ne fait pas non plus l'hiver vraiment en fait c'est plutôt l'hiver qui aide à faire le bonhomme de neige voilà et en plus le chameau tu peux l'emmener en dehors du désert il a le droit quoi mais c'est vraiment les deux premiers sont des cons je l'annonce mais je verrais bien l'histoire des hirondelles il n'y en a pas qu'un donc je ne sais pas quoi il y en a un qui a dû dire ouais on est la paix dans le monde il a dû dire ah bah c'est pas la vertu ça un truc dans le genre donc je dirais bien la D quoi la C c'est un fou aussi par ailleurs elle l'annonce t'as envie de t'engueuler avec tout le monde ouais ouais ouais je pense qu'ils sont tous morts par ailleurs mais allez-y il y en a la B si c'est pas Jean-Marie Le Pen c'est peut-être Bruno Retailleau on sait pas on sait jamais
peut-être non mais je sais pas la B ça sonne bien raciste effectivement mais du coup je me dis il y a peut-être un piège c'est un peu trop facile si c'est ça
la question quand même c'est quoi la moralité qu'on peut tirer des deux premières quoi c'est une hirondelle ne fait pas le printemps le bonhomme de neige fait bien l'hiver c'est juste un genre de battle factuel mais en termes de morale il n'y a pas de voilà après tu sais s'il fallait tirer une morale de tout ce que nous disent nos politiques des fois ils disent vraiment des trucs claqués ça leur arrive c'est vrai qu'il faut parler ils disent des trucs ils sortent des dinges c'est ce qui arrive le plus d'ailleurs en plus petit aparté il y a des gars qui ont fait une étude sur l'évolution des discours à l'Assemblée Nationale et on voit qu'en réalité il y a de moins en moins de fonds il y a de plus en plus de phrases comme ça random et il y a de plus en plus de chiffres aussi ça a été montré la technicisation de la politique fait qu'on cite des millions des milliers des milliards et c'est vrai que si vous lisez les discours de Hugo et de Jaurès c'était autre chose c'était plus littéraire ouais mais c'était pas très factu je trouve ah non il était léger
tu peux répéter la C
la C une hirondelle ne fait pas le printemps mais elle l'annonce c'est quoi cette phrase quelles sont vos réponses chers amis la D moi je reste à la D la C ça fait un peu de sens la D d'accord une seule hirondelle ne fait pas le printemps un seul acte moral ne fait pas la vertu
je ne le pense pas assez intelligente pour sortir la D donc je vais dire la C
réponse C pour Lorraine et Malek la A réponse A le bonhomme de neige la bonne réponse chers amis alors je vois que le chat a voté réponse D également comme Emilien la bonne réponse une fois c'était la réponse C et bien
franchement j'ai d'aide à ce quiz
mais ça veut rien dire en fait je pose ma démission c'est ce que
ça sonne bien lui c'est effectivement
ce que disait Jean-Marie Le Pen au journal du dimanche en 2011 il réagissait au bon sondage de Marine Le Pen en vue de la présidentielle de 2012 la réponse A le bonhomme de neige c'était le poète Denis Eudray la réponse B provient du journaliste du Figaro de la fin du 19ème siècle et académicien Alfred Caput ok et la réponse D pour laquelle tu as voté c'est Aristote tu vois j'ai dit c'était trop intelligent pour que ce soit Aristote Jean-Marie Le Pen mon gars sûr pas tout à fait le péniste mais à l'époque on sait pas donc voilà j'ai tout foiré et Victor Execo de Malek et Lorraine incroyable félicitations bravo bravo bravo bravo les choses sérieuses étant terminées je vous propose qu'on déconne c'est parti pour l'actu de la semaine mesdames et messieurs l'actualité cette semaine alors bon l'actualité cette semaine quand on a fait la conférence de Redak hier pour préparer Backseat on s'est dit non mais il va quand même falloir qu'on fasse un point Bayrou quand même non parce que là bon en tant qu'observateur avisé de la vie politique qu'on constate que François Bayrou ça va pas fort en ce moment son gouvernement prend l'eau il y a des couacs à répétition il y a des casseroles qui s'enchaînent l'affaire Betaram ça avait déjà mal commencé l'année mais surtout des dissensions au sein de son propre gouvernement que ce soit sur le voile sur Bruno Rotaillot qui menace de claquer la porte sur la question algérienne la remise en question du conclave sur les retraites sérieux vous pensez que ça peut durer longtemps cette affaire François Bayrou au gouvernement là ?
franchement pour moi les paris sont ouverts je pense que ils ne passent pas le printemps justement
ah ouais ?
franchement je pense que les congrès c'est vers juin ouais je pense que juin max ils sautent comme en plus ça fera un an et du coup on pourra refaire une nouvelle dissolution selon le résultat de Marine Le Pen est-ce qu'elle est inéligible ou pas je pense que juin ils sautent ouais
Malek ?
il y a une petite musique qui circule j'aime trop cette expression de petite musique c'est très politique mes potes me reprochent à ce quoi de parler de petite musique mais il y a cette petite musique qui tourne un petit peu depuis hier sur des présidents de groupe à l'Assemblée qui seraient en train de discuter d'une future motion de censure notamment après la phrase de François Bayrou sur le conclave retraite parce qu'il pourrait avoir une majorité en réalité qui se réunirait sur cette question des retraites on sait que l'URN avait déjà voté une motion en brandissant en brandissant les retraites comme un argument ça pourrait être aussi l'occasion de voir une gauche réunie après la sortie de route du parti socialiste sur le dernier vote sur le budget ouais donc bah peut-être que en tout cas ouais les paris sont ouverts moi ce que je me dis c'est que en fait le gouvernement de François Bayrou c'est un gouvernement de briquet de brogue de gens qui n'ont pas particulièrement envie de gouverner ensemble on est sur un macronisme vieillissant et tout le monde pense à l'avenir et c'est normal en politique tout le monde pense à l'avenir et là en fin de règne qui a véritablement envie de défendre cet attelage là qui croit à l'avenir de François Bayrou personne et donc chacun regarde midi à sa porte chacun regarde son prochain congrès sa prochaine élection et effectivement Edouard Philippe est d'ores et déjà candidat Gabriel Attal il soutient du bout d'élèves contraint et forcé parce qu'il faut bien et les républicains bonjour les républicains entre Darmanin et Rotaio qui menacent de se barrer en fait il reste plus que le modem pour soutenir François Bayrou et donc je me dis qu'en fait je regarde cet attelage et j'ai vraiment l'impression qu'il ne tient que par les circonstances et effectivement Lorraine sur l'idée que le gouvernement pourrait ne pas tenir pour moi ça dépend pas tant du gouvernement que du reste des oppositions ce qui a fait tomber Barnier c'est une alliance de circonstances entre la gauche et le RN sur une motion de censure sur une même motion de censure effectivement le sujet retraite peut être le sujet sur lequel la gauche et le RN vote main dans la main l'été prochain le départ du gouvernement de François Bayrou et ce qui t'ouvre après la perspective à partir de juillet de refaire une dissolution le président nous a dit que non non il n'y aura pas de dissolution mais à un moment c'est pays ingouvernable il a surtout dit qu'il ne se barrerait pas moi je redis toujours qu'attention s'il y a censure de Bayrou il n'y a pas de dissolution automatiquement il y a aussi potentiellement l'option alliance avec une partie de la gauche oh bah oui il ne rêve plus de ça je pense celui qui te fait aujourd'hui l'accord avec Macron il se crève pour 2027 ouais c'est sûr ok sauf que là en réalité on en parlera après mais il n'y a que des gens qui ont envie d'être sur la ligne de départ de 2027 on en parlera Emilien t'en penses quoi toi Bayrou il a un avenir ou c'est comment ?
alors il n'a personnellement pas d'avenir mais la question du gouvernement c'est je pense ce pot mais en fait en interne parce que comme tu l'as dit c'est un gouvernement qui n'a pas été créé sur la base d'un accord programmatique il faut se souvenir encore de Barnier en fait il nomme Barnier il met 2, 3, je ne sais plus combien de temps 2 mois voilà à pondre son gouvernement et en fait ça se base sur le soutien de différents partis à différents membres du gouvernement mais tout ça ne fait pas en effet quelque chose de cohérent donc la question sera aussi outre évidemment le possible alliance de la gauche et du RN sur le sujet retraite de savoir est-ce que finalement les différents composants de la majorité minoritaire marcheront ensemble est-ce que les LR au bout d'un moment donné ont envie de partir pour une raison ou une autre est-ce que je n'y crois pas trop mais est-ce que la partie gauche de la Macronie se révoltera contre les options LR je n'y crois pas trop non plus sur le gauchiste de service pour l'instant c'est Edouard Philippe donc ça dit quand même des choses de la coalition donc je pense que c'est finalement peut-être cette espèce de mollesse du gouvernement où en fait on peut s'adapter quelqu'un gueule bon on lui donne quelque chose on fait des accords on est définitif sur rien qui fait que peut-être que ça pourra tenir encore un peu mais jusqu'à 2027 effectivement j'en doute assez j'ai du mal à imaginer qu'en tout cas à court terme on réunisse une majorité sur une motion de censure tu l'as dit Malek il y a eu ce traumatisme à gauche au début de l'année sur le soutien à un budget et non pas à un gouvernement si on s'en tient aux déclarations des socialistes qu'est-ce qui ferait que les socialistes censuraient François Bayrou là une opportunité leur est offerte avec cette déclaration de François Bayrou qui enterre le conclave qui enterre le conclave pardon le conclave pour celles et ceux qui ne l'ont pas c'est le nom le surnom qu'on a donné à une négociation de trois mois entre les partenaires sociaux sur les modalités de financement de notre système de retraite lancé notamment parce que les socialistes l'ont demandé et lancé sans tabou sous-entendu on peut rediscuter aussi de l'âge légal de départ à la retraite on n'est pas bloqué sur 64 ans on laisse et on fait confiance aux partenaires sociaux pour en discuter bon bah François Bayrou dans une interview a fini par enterrer ça en disant que un retour à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite n'était pas possible et sous-entendu pas souhaitable non plus donc ils le feraient pas et que quelle que soit la fin du conclave donc je sais pas si ça c'est suffisant pour permettre aux socialistes de mettre fin à leur soutien à François Bayrou tu vois pour l'instant ils s'en tiennent à la CFDT comme d'habitude les socialistes tant que la CFDT reste dans le conclave ils restent aussi alors on est dans un contexte de congrès on l'a dit tout à l'heure il y a les LR qui sont dans leur congrès mais le parti socialiste aussi et les opposants de fort ont milité et pas avec peu de force pour ne pas voter la motion de censure en janvier dernier on peut faire que le constat qu'en réalité ils ont échoué ils ont vanté des bougées je mets de grosses guillemets je déteste ce terme il va falloir arrêter de me parler de bougées c'est à chier c'est à chier et il y avait ce fameux enfin c'était l'argument principal c'était de dire ah mais regardez on a réussi à ouvrir le débat sur les retraites la suite de l'histoire c'est Bayrou qui à la tribune de l'Assemblée Nationale se fout des socialistes c'était il y a quelques semaines une humiliation en règle en réalité pour tous ceux qui a appelé au moment de la motion de censure des socialistes exactement et au motion de censure des socialistes qui en réalité c'était la fameuse motion que c'est pas grave il faut pas qu'elle passe voilà c'est la première motion il faut pas qu'elle passe mais bon soit et donc il y a eu un échec en réalité de cette stratégie des opposants d'Olivier Faure donc là ce qui fait que parlons un petit peu du congrès du socialiste rapidement Olivier Faure est candidat à sa succession voilà Nicolas Meyer-Rossignol qui avait déposé aussi un texte au dernier congrès est toujours candidat en tout cas a envie de déposer un texte également Hélène Geoffroy représentante des Hollandais également mais il y a des petites nouveautés au sein du PS il y a Boris Vallaud qui a toujours été un soutien d'Olivier Faure et qui fait un pied de côté et qui a envie d'unité de déposer son texte il y a Carole Delga qui comme toujours dit qu'elle veut faire des choses mais bon au final elle fait pas grand chose je crois qu'Arim Boimbram les a tous réunis pour essayer de trouver une loi commune exactement Karim Boimbram qui est le maire de Saint-Ouen qui a monté aussi un mouvement en dehors du parti qui lui veut appeler tous ses opposants à Olivier Faure à se réunir on a appris aussi dans les colonnes de l'opinion que Laurence Rossignol et Jérôme Gage s'alliaient à Philippe Brun également qui a aussi envie de déposer un texte bon tout ceci réuni à la fin des fins qu'on se dise les choses Olivier Faure a de grandes chances de gagner ce congrès ouais je pense aussi parce que tous les nouveaux adhérents qui ont rejoint le Partialiste depuis maintenant 2022 sont des partisans de la logique unitaire défendue par Olivier Faure celle de la NUPES celle du NFP donc en réalité il y a peu de chances qu'Olivier Faure perde ce congrès mais au delà de ça il faut faire le constat que la stratégie qui a été défendue par ses opposants a échoué voilà et qu'elle a en réalité aussi une grande incidence celle de de la fracture du NFP et et aussi de la déception de beaucoup d'électeurs d'électeurs socialistes on verra enfin tu dis qu'elle a échoué tu tu vends le bébé pour te faire battre non je sais pas ce que c'est l'exécutif oula c'est drôle de pratique tu vends la peau de l'ours de la carpe que tu embrasses ça doit être ça non on verra au congrès parce que parce qu'on peut être surpris aussi le dernier congrès celui qui s'est fini à 50-50 là c'était pas gagné que ce soit fini à 50-50 moi je suis d'accord avec toi sur cette logique et j'en avais parlé avec Olivier Faure qui m'avait dit les nouveaux adhérents ceux qui n'avaient pas pu voter au précédent congrès ils sont plutôt pro-NUPES et pro-NFP donc il y a de forte chance que ça marche ça sera 90% le truc c'est que c'est pas le seul c'est pas les seuls à voter il y a aussi des adhérents des anciens et qui peuvent être tentés par un filibrain on est en phase de pré-congrès du PS donc chacun sort sa tribune dans l'IB les contributions la tribune dans l'IB dans le Nouvel Obs c'est un game c'est une histoire c'est un délire après il y aura les textes d'orientation qui vont venir vous allez voir ça va être génial et il va y avoir des fusions il va y avoir des regroupements je sais pas à combien on va se retrouver à la fin de candidats sérieux avec des motions sérieuses pour être majoritaire au conseil national mais je pense qu'une partie de l'avenir de François Bayrou se joue dans le congrès du PS et dans le congrès des républicains parce que là aussi il y a un enjeu que je trouve assez intéressant il y a un enjeu que je trouve assez intéressant avant de parler des républicains tu voulais rebondir sur le PS encore Manec ?
non non mais en fait il y a Karim Bouamran qui rêve de cette grande réunion de tous les opposants je pense pas qu'en réalité elle se fera parce qu'il y a aussi on en parlera aussi peut-être après mais il y a aussi la logique de l'élection présidentielle qui se joue dans tout ça et que tout le monde a aussi des ambitions personnelles et que tout le monde est motivé surtout par ces ambitions personnelles là mais tu vois il y a ce truc d'alliance un peu contre nature tu vois il y a plein de gens qui étaient par exemple très hypés par le discours que tenait Philippe Brun par exemple ici sur ce plateau il y a un an sur le fait de faire vivre la ligne de la classe populaire au sein du Parti Socialiste mais quand tu le vois aujourd'hui par exemple enfin moi par exemple si j'avais été aujourd'hui adhérent du Parti Socialiste ce n'est plus le cas je me remercie de le voir s'allier par exemple à une Laurence Rossignol printemps républicain plus plus plus compatible bah désolé Philippe mais tu peux avoir tout le bon discours du monde sur la ligne sur les classes populaires mais en réalité je n'ai pas envie de voter pour Watt tu vois et donc ce n'est pas forcément là ça va être des alliances pour des ambitions en fait plus qu'autre chose pour gagner ce congrès et c'est peut-être en fait le problème d'ailleurs du Parti depuis des années avant l'aile gauche du Parti c'était une opposition à l'Europe libérale ça voulait dire quelque chose aujourd'hui en réalité c'est juste des petits positionnements des petites strates politiques en fait plus qu'autre chose et je pense qu'il y a besoin de ligne politique c'est le problème du congrès pour moi un cap clair un cap clair la ligne politique d'ailleurs c'est ce qu'a promis quand il s'appelle Boris Vallaud alors lui pour le coup il veut tout refaire du sol au plafond au Parti Socialiste ils font le coup à chaque fois quand il se présente au Congrès c'est normal mais de dire il faut un travail doctrinal sur ça veut dire quoi être socialiste au 21ème siècle dans le contexte qu'on connait et donc voilà je ne sais pas si le Parti Socialiste aura l'occasion d'avoir cette discussion-là dans le cadre de son Congrès ou si ça se traitera plus tard dans le cadre effectivement de l'élection présidentielle avec ou pas une forme de primaire avec qui comment on aura l'occasion de refaire un milliard d'émissions en Brexit d'ici là pour discuter de tout ça de l'autre côté du spectre de François Bayrou il y a les Républicains les Républicains qui sont lancés dans un Congrès c'est assez paradoxal ce qu'est en train de se passer aux Républicains parce que Laurent Wauquiez a refusé d'entrer au gouvernement de Michel Barnier alors qu'on lui proposait Bercy quand même c'est pas dégueulasse et Laurent Wauquiez a préféré rester en dehors du gouvernement à la tête du parti pour garantir sa chance à lui d'être candidat à l'élection présidentielle et Bruno Rotaillot président du groupe au Sénat des Républicains a pu aller au gouvernement et Laurent Wauquiez ne voyait pas du tout Bruno Rotaillot comme une menace Bruno Rotaillot est un homme plutôt discret pas du tout du genre à faire de la politique de premier plan etc et là patatras Bruno Rotaillot fait de la politique de premier plan il est très populaire à droite et à l'extrême droite et ça devient un concurrent et ça devient tellement un concurrent que Bruno Rotaillot se déclare candidat au congrès contre Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez pris de court déclare sa candidature deux jours plus tard et on se dirige vers une nouvelle guerre des chefs à droite entre un Bruno Rotaillot très populaire à l'extérieur un Laurent Wauquiez très populaire chez les siens très détesté chez ses adversaires au sein de son propre parti et là aussi se joue l'avenir je pense du gouvernement de François Bayrou Emilien en t'en pense quoi ?
effectivement c'est un peu parce que finalement comme ils se sont à peu près d'accord sur la plupart des sujets ils se sont tous les deux tenant d'une ligne un peu dure si on peut dire ça voilà de manière très très euphémisée et qu'il n'y a pas de projet vraiment pour le parti sur le fonctionnement qui est vraiment sorti pour l'instant si ce n'est des choses habituelles consultation des adhérents tout ça tout ça territoire voilà et bien il faut se différencier sur et notamment ce qu'a trouvé l'envoqué sur l'action de la participation au gouvernement alors il n'y a pas question de la remettre en cause frontalement mais c'est à quel point est-ce que les républicains pourront être un parti qui a une voix indépendante dans le gouvernement et qui sera capable de y compris porter une voix dissonante donc par exemple sur le sujet de Régalien bon bah comme c'est Bruno Retailleau qui est ministre il n'est pas tellement question vraiment de dissonance de toute façon la courroie de transmission et c'est un toboggan on va dire des attentes de la base radicale de LR vers le ministre les sénateurs sont là pour faire le relais donc il n'y a pas de dissension il n'y a pas tellement de question de dissension évoquée non dit non il faut qu'on soit un parti qui puisse avoir des positions différentes et jusqu'à aller presque c'est un peu vicieux d'ailleurs pousser Retailleau à démission en disant bon ça y est l'Algérie a rien fait il est temps de démissionner pour ce qui l'arrangerait bien évidemment donc c'est un bordel sans nom parce que là il s'accuse encore de vocaliser des soutiens de Retailleau à la primaire Copé dit mais c'est encore tes vieilles infox et tout tes vieilles intox donc il le dit publiquement il n'a plus rien à faire donc c'est sur cette question là que ça se pose mais c'est essentiellement des questions de personnalité en fait et quand les différents membres des républicains annoncent leur ralliement généralement à Retailleau c'est des questions de personnes et de caractères qui reviennent en question notamment parce que celui de Laurent Wauquiez n'a été diversement apprécié lors de sa dernière présidence entre 2017 et 2019 affaire à suivre du côté des républicains je crois que leur congrès est au mois de mai oui genre le 17-18 mai je crois un peu comme les socialistes c'est à peu près au même moment les socialistes un petit peu plus tard qu'on aura les résultats finaux à Nancy c'est à Nancy cette année très bien Olivier Faure le propose là au bureau national dans quelques jours d'accord LR ce sera nulle part je reviens je reviens Lorraine sur à gauche on en a assez peu parlé Raphaël Luxman a fait la rentrée de son parti place publique son écurie personnelle on peut le dire comme ça avec Aurore Laluc mais bon voilà c'est l'écurie de Raphaël Luxman il a fait sa rentrée alors l'extrait qui a le plus tourné qu'a fait marrer tout le monde c'est jusqu'à la Maison Blanche c'est quand il demande le retour de la statut de la liberté en Europe mais indépendamment de cette anecdote là tout le reste de son discours il disait quoi à Glucksmann il se positionne comment
bah en fait moi ce que j'ai retenu de Glucksmann c'est surtout qu'il se positionne surtout anti-union et surtout anti-union avec LFI surtout anti-LFI surtout anti-LFI en réalité et que j'ai l'impression qu'il drague les socialistes pour être potentiellement leur candidat en 2027 mais en fait on ne comprend pas très bien à part le fait d'être anti-LFI quelle est sa position en fait finalement donc je ne vois pas enfin je ne vois pas quel argument mis à part le fait qu'il n'est pas OPS il pourrait mobiliser pour être candidat après il y a effectivement le score de son parti et de son alliance au Parlement européen mais est-ce que ça a vraiment encore du sens pour 2027 je ne suis pas sûre surtout qu'entre temps on oublie aussi il y a 2026 c'est un micro-parti ils n'ont pas vraiment d'ancrage territorial non plus après s'ils sont aidés du PS pourquoi pas mais moi je ne comprends vraiment pas son positionnement en fait
je suis d'accord avec toi le truc de Raphaël Luxman c'est qu'il est très bien identifié sur les sujets européens il a été deux fois tête de liste aux élections européennes donc il est assez bien identifié sur les sujets européens il est pro-Europe
ou même internationaux avec l'Ukraine
il est très pro-ukrainien tout le monde l'a compris il est très anti-Chine sur les Oïghours notamment très bien mais effectivement une stature de présidentiable il y a aussi besoin de développer un discours quand même sur un certain nombre d'autres sujets sur lesquels Raphaël Luxman est très mal identifié il a le temps d'ici à 2027 mais effectivement je suis d'accord avec toi doctrinalement c'est quoi le gluxmanisme ?
sur le social on ne sait pas très bien quelle est sa position sur les retraites
sur le social le pouvoir d'achat l'organisation l'entreprise l'emploi et on parle d'une expertise aussi sur l'international désolé de revenir sur le sujet Gaza mais on l'a eu on l'a trouvé comment dire un peu plus timide disons sur le sujet encore un sujet international encore un sujet international voilà mais purée en fait ça me fait penser à Ruffin qui était premier ministrable avant son passage dans Baxit l'année dernière les gars arrêtez de penser à vos ambitions putain vous vendez des ambitions en fait sans vision globale on sait rien en fait de gluxman en dehors des sujets européens on ne sait rien en fait parce qu'il ne sait aussi pas exprimer dessus pas parce que nous on n'a pas un pas de prénientise et tout mais il y en a que ça n'a pas empêché de devenir président de la république ah malheureusement je veux dire de ne pas être très très solide sur le fond et sur tous les sujets etc c'est le drame de l'élection présidentielle qui se joue aussi beaucoup sur un profil une énergie un élan une énergie
un élan chez Gluxman je ne vois pas
après ça peut être un nouveau Macron dans le genre hyper séduisant les gens ne veulent que ça
moi j'ai l'impression que ça c'est vraiment mon analyse au doigt mouillé mais pas de bourgeois quand je leur demande tu vois qui comme candidat à gauche en 2027 je te jure que je ne vais pas dire qui mais il y en a qui m'ont dit ça et j'étais assez choquée mais j'ai écouté les arguments et il me disait non mais enfin voilà il fait un peu consensuel pourquoi pas il n'est pas détestable
le monde va mal j'ai hurlé
quand on m'a dit ça et c'est plusieurs personnes qui m'ont dit ça je me suis dit ok je ne vois pas la même chose que vous voyez mais pourquoi pas
je vous rappelle que c'est Hollande qui a gagné la primaire en 2011 c'est vrai on sait être surpris c'est vrai il a gagné la primaire sur un contexte un peu spécial il se retrouve face à Martine dans le genre underdog oui mais au moins il avait dirigé le PS il y a qu'on savait qu'a priori c'était celle au moins du PS il était socialiste oui c'est vrai il était socialiste de l'époque non mais j'en sais pas écoutez on verra mais je dis juste que ça peut être surprenant et que Glucksmann peut faire un score à la présidentielle en grande partie sur sa personne c'est vrai qu'on est quand même dans un pays où n'importe qui qui a 2-3 soutiens qui le pousse un peu veut être candidat présidentiel
c'est un peu un problème après moi je me demande si le fait qu'ils soient mariés je crois qu'ils sont mariés à Léa Salamé va pas le desservir en termes de storytelling etc
le fait d'une manière générale tu peux le dire plus clairement Raphaël Glucksmann est aimé par les médias c'est vrai il est apprécié il fait facilement des matinales alors que politiquement il ne représente pas grand chose des votants ça je ne crois pas je ne sais pas l'auditeur de France Inter pas pour lui il n'y a pas de problème et puis je pense qu'en fait on a eu Montebourg-Pulvard il y a eu Christine O'Krent enfin tout ça je pense que les français sont fiches du partenaire les gens s'en tapent il y a quelqu'un qui demande dans le chat est-ce qu'il peut avoir 500 signatures Glucksmann ça c'est vrai ça c'est la question qui pique ça c'est la vraie question ça c'est la question qui pique à l'aide du PS d'une partie du PS mais ça vaut d'ailleurs qu'ici là il y a une fracture effectivement s'il est le candidat d'évolution d'ici là
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et regardez Blackseat parce qu'il va s'en passer des dingues parce que d'ici à ce qu'il soit le candidat du PS à la présidentielle Glucksmann il va y avoir des étapes que des gens poussent au sein du PS pour que le candidat ne soit pas Olivier Faure ou qu'il n'y ait pas une alliance avec le reste de la gauche en tout cas pas avec les insoumis soit mais je vois pas trop non plus de socialisme me dire oui oui il faut que Glucksmann soit notre candidat en 2027 et si ton ambition pour 2027 c'est juste parce que t'as Aurore Laluc à ta gauche et Pierre Delaconta à ta droite qui te pousse à aller à la présidentielle franchement il va falloir commencer à se poser des questions sur notre système politique en France ah bah on peut déjà se poser des questions
je me rappelle qu'Éric Zemmour
a été candidat à l'élection présidentielle oui oui oui et Asselineau et Asselineau c'est vrai non non comme on l'a dit donc on l'a dit 500 signatures et cheminade genre 2 ou 3 fois ouais ouais donc ouais non c'est c'est un peu particulier quand même je regarde un peu les questions parce qu'on est partis loin quand même
oui c'est vrai eux aussi on s'est projeté on s'est projeté
on s'est projeté dans un Glucksmann Cantat il y a un mec qui a dit Pierre Delaconta est parti au PRG depuis un mois et ça me fait rire ça me fait rire dans le reste de la gauche parce qu'on en a pas parlé mais il y a les écologistes qui eux aussi organisent un congrès congrès au cours duquel Marine Tondelier l'actuelle secrétaire nationale sortante est candidate à sa propre succession elle est challengée de ce que j'ai vu par Karim Adéli il y en a d'autres ou pas ?
j'ai raté des candidatures ou je suis je ne sais pas en tout cas Karim Adéli est celle qu'on entend le plus en ce moment on oppose à Marine Tondelier vous me dites si je dis une énormité mais j'ai l'impression que Marine Tondelier n'est pas très en danger dans ce congrès des écologistes Marine Tondelier ne fait pas l'unanimité au sein de son parti ce n'est pas ce que je dis mais c'est qu'elle a quand même une assise assez solide dans un parti qu'elle a réussi à réancrer dans laquelle elle a réussi à se faire très identifiée y compris médiatiquement après des scores tout à fait passables aux élections présidentielles plus européennes alors les dernières européennes quand même petit accident de parcours oui justement quand je dis score passable voilà t'es gentil dans un parti qui fait des scores assez dégueulasses Marine Tondelier réussit aux yeux des militants à au moins sauver les meubles à paraître exister être là ils ont gardé un groupe à l'Assemblée Nationale ce qui n'est pas dégueu il y a un groupe au Sénat ce qui n'est pas dégueu et puis il y a les mairies je rappelle les mairies que les écolos ont bien l'intention de défendre mairies qu'il va falloir garder ça déjà c'est un vrai challenge mais en fait au-delà des urnes du score dans les urnes c'est vrai que Marine Tondelier a réussi à à remettre quand même les verres dans le jeu à gauche il subissait en réalité le jeu des discussions et des accords qui se faisaient sans eux et elle a réussi quand même un petit peu à être force motrice on l'entend en tout cas et ça en vrai on peut le mettre à son palmarès après il n'y a pas gros challenge c'est un peu un non-événement le congrès des écolos qu'on se dise les choses moi j'ai l'impression aussi on va quand même regarder c'est quand même assez intéressant les écologistes ont toujours été tiraillés entre plusieurs lignes plusieurs tactiques plusieurs stratégies la ligne de Marine Tondelier qui est d'être le point de pivot à cheval entre le PS et la France Insoumise d'être un peu une position disons centrale dans le NFP je pense notamment à son amitié publique avec Lucie Castet est-ce que c'est une ligne que les adhérents des écologistes ont envie de garder ou est-ce qu'ils ont envie de se rapprocher du PS je pense notamment aux écolos dans les municipalités dans lesquelles ils ont besoin des socialistes pour se réélire donc ils sont bien contents d'être copains et d'autres militants insoumis qui sont plutôt sur une ligne proche de celle de la France Insoumise et qui cherchent plus de radicalité voilà il y a toujours des tensions au sein de la famille écologiste pour l'instant Marine Tondelier réussit à garder un équilibre je suis d'accord je pense qu'elle n'est pas vraiment en danger dans ce congrès mais il peut toujours y avoir des accidents quoi c'est clair donc voilà
affaire à suivre
affaire à suivre dans le reste du champ politique il y a la France Insoumise qui est un peu dans la sauce ces dernières semaines ces derniers jours notamment suite à la publication d'une affiche sur les réseaux sociaux appelant à manifester le 22 mars contre le racisme avec vous la voyez ce fameux visuel qui a beaucoup circulé même si la France Insoumise l'a très vite dépublié qui représente Cyril Hanouna en reprenant un certain nombre de codes iconographiques de l'antisémitisme ça a gueulé très très fort contre la France Insoumise évidemment à l'extrême droite c'était trop l'occasion était trop belle mais aussi dans le reste du champ politique partout à gauche la France Insoumise est un peu empêtrée dans cette histoire parce que ils ont été nombreux à reconnaître une erreur notamment Manuel Bompard le coordinateur national Paul Vannier et d'autres et Jean-Luc Mélenchon lui à deux reprises fidèle à sa ligne pas d'excuses pas de regrets on ne fait pas d'erreur la France Insoumise semble quand même assez isolée à gauche à l'orée d'une manifestation dans deux jours plutôt unitaire dans toutes les organisations syndicales, associatives etc c'est un accident de parcours pour les Insoumis ou pas ?
moi je pense que les militants Insoumis en voudront pas au parti comme d'habitude et que ceux qui n'aimaient déjà pas la France Insoumise l'aiment toujours pas mais je sais pas si ça va faire bouger les lignes alors je pense pas que ça va faire bouger les lignes mais en tout cas c'est sûr que ça n'aide pas parce que alors l'ancien chroniqueur de chez Cyril Hanouna que je suis est comment dire questionné sur Twitter sur cette affiche j'avoue qu'en ce moment je veux pas trop non plus des masses m'exprimer c'est une énorme erreur c'est une affiche qui appelle à l'image antisémite et l'image c'est ce que je disais ce matin avec un pote l'image antisémite est un de l'angle principal en fait du discours antisémite donc il faut le dire le fait que Manuel Bompard que Paul Vannier ait dit sans trembler en réalité que c'était une erreur je pense aussi que c'est une bonne chose je pense sincèrement du moins j'espère que ça relève plus de l'ignorance ou de la ou de la bêtise de la négligence plutôt que de quelque chose de volontaire parce que je sais aussi je parle j'ai parlé avec beaucoup d'insoumis ces dernières semaines je sais que ça les avait beaucoup blessés en réalité d'être accusés à tort d'antisémitisme et je sais ce que c'est moi quand j'étais chroniqueur chez Anouna pas Jean Macier mais Jean Messia quelqu'un qu'on aime pas l'autre j'en ai entendu parler attendre toi attention Jean Messia m'avait accusé à l'antenne comme ça très gratuitement d'être un antisémite islamiste et je sais à quel point c'est douloureux parce qu'en fait ça insulte des combats des valeurs je pense pas que ça va bouger grand chose juste moi ce qui me fait de la peine c'est que à la base cette affiche en fait on se détourne en réalité du véritable sujet qui est la marche de samedi qui n'est pas qu'à l'appel de la France insoumise mais qui est à l'appel d'organisations syndicales de centaines d'organisations d'organisations syndicales politiques d'associations avec un appel que beaucoup de personnalités le camarade du Zul a signé cet appel j'ai signé cet appel on est beaucoup à l'avoir signé parce qu'en fait il y a un ras-le-bol de ce discours dans la case politique et dans les médias de ce discours raciste d'extrême droite et en fait ça matrice en réalité qu'on se détourne du vrai sujet le combat contre l'antisémitisme est un vrai sujet et il n'y a pas de débat cette affiche n'a pas lieu d'être et ne devait pas exister mais la marche de samedi elle aussi j'aimerais qu'on en parle parce que elle est importante cette marche de samedi pour la gauche qui a besoin de reprendre le flambeau effectivement dans la lutte contre l'extrême droite qui aujourd'hui ne fait qu'engrainer des victoires les unes après les autres et ça devient terrifiant en France et dans le monde entier mais pour autant je reviens sur la France insoumise je trouve ça intéressant aussi l'espèce d'infaillibilité pontificale qui existe dans un parti qui refuse de s'excuser qui refuse de reconnaître la moindre erreur je parle notamment de Jean-Luc Mélenchon puisqu'on a bien vu que Manuel Bompard lui reconnaissait qu'il y avait des conneries etc que d'autres aussi mais c'est une doctrine à l'intérieur de ce parti on ne s'excuse pas on ne peut être que victime d'attaque on n'accepte pas la critique puisqu'on ne peut être qu'attaqué et je me dis mais putain combien de temps ça peut durer combien de temps ça peut tenir cette absence de dialogue en interne je ne sais pas c'est curieux
déjà tout à l'heure on a parlé des congrès en l'occurrence LFI n'a pas de congrès mais je trouve que ça dit quand même beaucoup de leur fonctionnement interne et moi je pense le fait que justement il n'y ait pas d'excuses il y a un sentiment notamment pour Jean-Luc Mélenchon de se sentir attaqué je pense que c'est une réalité aussi dans les médias où LFI est constamment attaqué sur l'antisémitisme là pour moi c'est factuel il n'y a vraiment pour moi il n'y a aucun débat là-dessus et effectivement même Manuel Montal l'a reconnu etc mais on en était à un moment à plus accuser LFI en tout cas pointer l'antisémitisme chez LFI que chez le RN du coup le RN
qui s'est redonné à coeur joué il était trop content
exactement et je pense que ça c'est une musique justement qui a pris énormément chez les gens et qui a abîmé pour moi durablement l'image de LFI donc je comprends aussi ce sentiment de se sentir voilà attaqué y compris médiatiquement etc après est-ce que ça est-ce que ça ne desserre pas de ne pas reconnaître aussi quand il y a des erreurs moi je trouve que si mais voilà et en plus d'ailleurs pour les personnes qui se sont données également à coeur joie pour attaquer LFI quand on parle aussi de congrès et de démocratie interne c'est les anciens ce qu'on appelait les anciens purgés notamment Raquel Garrido et Alexis Corbière je n'ai pas vu ce qu'il a dit mais Clémentine Autin surtout qui par exemple il y a Raquel Garrido donc je vais vous passer les insultes voilà mais en gros elle elle cible directement la responsabilité de Manuel Bompard Sophia Chiquirou et Bastien Parizeau il y a également Clémentine Autin qui a fait un long post Instagram qui vise directement la prise de parole de Mélenchon pour dire que voilà c'est pas dans notre culture l'antisémitisme que c'est une grave erreur etc et qui voilà se sont donnés à coeur joie pour aussi bah réaffirmer entre guillemets que bah on n'est pas chez LFI on n'est pas comme eux etc etc donc moi sincèrement je m'inquiète pour pour l'image d'LFI en réalité parce qu'on sait que dans ce pays la communication ça compte énormément et là qui est cette communication qui soit passée et qui abîme autant leur image alors même que pour moi le sujet de la marche de samedi bah c'était justement un sujet hyper important à gauche et qui était le moment de voilà de faire front commun moi je commence à je commence à m'inquiéter pour LFI un petit peu ouais
c'est pour ça que la stratégie qui avançait souvent de dire en fait parfois il faut savoir choquer on s'excuse pas c'est le combat culturel à un moment donné le fait est que on reproduit la même chose ici mais le fait est que quand vous avez ce genre de communication alors que tout le monde devrait sur le qui-vive parce qu'il y a des gens qui gardent des dossiers comme ça de précédents d'érapage antisémite etc de LFI tomber là-dedans et en plus faire en sorte que la polémique ne pas arriver à éteindre la polémique et desserre justement ce qui devrait être pour eux le vrai combat culturel qui est justement ce genre de combat contre le racisme antisémitisme et les deux étant liés et quand on voit par ailleurs Mélenchon quand même assez enfin j'ai assez assez éberlu de voir son propos sur l'affaire il dit j'en parle oui d'accord mais à un moment donné il y a quand même un sujet sur lequel il faut enfin sur lequel il y a une base quand même à tout ça et puis par ailleurs il explique ces gens-là ils avaient des affiches chez eux de leurs grands-parents de ces mythes nous on n'en avait pas il a quand même 70 ans de culture politique derrière lui il sait ce que c'est une affiche antisémite et quand il explique à la fin que les patrons de presse ou les capitalistes tout ce qu'ils rêveraient c'est s'ils le pouvaient c'est de couper les cheveux des gens pour faire des aides redondes qui est quand même ce que faisaient les nazis dans les camps je veux dire ce n'est pas possible en fait je serais militant à une affiche je m'arracherais les cheveux sans mauvais jeu de mots de ça de me dire ok il ne faut pas s'excuser ok on a attaqué ok les médias et Pascal Pro à nous on a tout ça mais à un moment donné soit on accepte et dans ce cas-là on se fait on se fait marginaliser à vie soit à un moment donné on fait attention même si ce n'est pas juste et on évite ça et on fait en sorte que les gens qu'on puisse parler de racisme sans que les médias disent vous avez vu LFI l'antisémitisme être irréprochable comme en matière mine de rien oui c'est peut-être injuste mais il le faut aussi quand on porte un programme féministe il faut être irréprochable sur les VSS c'est une phrase qu'on a beaucoup entendue au moment de l'affaire Réa Quatennens quoi qu'il en soit en fait l'un des problèmes aussi c'est que ça fait peser du coup sur cette manifestation du 22 mars une espèce d'image d'antisémitisme un peu dégueulasse même CNews a dit tous ceux qui sont antisémites bah non je suis convaincu que CNews va nous faire un bandeau samedi avec des manifestations antisémites à Paris alors là ils vont s'en donner à coeur joie imagine pour les signataires de l'appel des gens comme moi ce qu'on reçoit depuis quelques jours tribune que j'ai reçu avant ces caricatures tribune que j'ai donc dans le fond accepté de signer avant ces caricatures pourquoi t'aurais pas signé si t'avais vu les caricatures c'est pas la même c'est pas du tout la même chose la tribune attends excuse moi mais l'appel c'est pas un appel de LFI non c'est un appel de l'inter de plusieurs personnalités qui ont été en réalité appelées par différentes organisations ok d'accord oui donc tu signes pas la communication d'un parti t'es pas on signe une tribune en tant que collectif de personnalités ouais ok d'accord affaire à suivre en tout cas donc cette manifestation cette manifestation qui aura lieu samedi donc ce samedi 22 mars est-ce qu'il faut s'attendre à avoir énormément de monde on l'espère tous j'espère
vu le contexte international vu la montée du fascisme ouais j'espère
une manif serait pas trop on se rappelle quand même pour mémoire 2002 accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle des centaines de milliers de manifestants spontanés dans les rues le samedi suivant voilà il a déjà existé des marées humaines antifascistes en France et ce serait bien qu'on en fasse une nouvelle d'autant plus qu'on sait que chaque génération chaque nouvelle génération est plus tolérante que la précédente et du coup il y a un hiatus qui se crée avec des discours politiques et médiatiques dominants alors ça veut pas dire qu'il y a une grosse mobilisation mais en tout cas je pense pas que ce qui se dise partout dans les médias reflète et les polémiques reflètent forcément ce que pensent les gens et du coup il serait bien de montrer que c'est pas le cas affaire à suivre en tout cas chers amis je vous propose que nous continuions dans cette émission je vous rappelle que dans la deuxième partie de l'émission nous recevrons notre invité politique cette semaine il s'agit de la porte-parole du gouvernement Sophie Prima ancienne sénatrice Les Républicains des Yvelines et avant ça je vous propose qu'on retrouve une chronique qu'on attend toutes et tous c'est parti pour l'Eduito bonsoir cher Edoui bonsoir à toutes et tous comment vas-tu ?
mieux que le monde mieux que le monde ça nous fait plaisir de t'avoir avec nous ce soir encore je crois que tu veux nous parler de Gaza
de Gaza et de tout ce qu'il y a autour en fait de l'indifférence de ceux et celles qui ne veulent pas voir que la catastrophe elle n'est pas à venir elle est déjà là et la catastrophe pour y faire face il faut d'abord bien en prendre la mesure la catastrophe elle a commencé par des mots au nom de la liberté de dire y compris le pire y compris l'abject des mots qui ampuantissent l'atmosphère se sont répandus des mots de haine des mots de violence des mots de discrimination des mots d'injustice et en fait ces mots au nom de la liberté étaient là pour tuer d'autres mots pour les interdire pour les empêcher les mots qui nous rassemblent ici dans notre diversité des mots d'espoir des mots d'humanisme des mots d'égalité des mots de justice ce n'est pas un procès d'intention nous en avons la preuve sous les yeux sous les yeux du monde entier et ce qui me terrifie c'est que ça ne fasse pas les grandes nouvelles que les gouvernements n'aient pas pris de décision de sanction ces jours-ci nous allons toutes et tous manifester contre le racisme et pour l'égalité à l'appel de celles et ceux qui dans des associations des ONG des syndicats au quotidien font vivre ces deux combats les partis politiques sont les bienvenus mais ce ne sont pas les initiateurs et les organisateurs cet appel du 22 mars est venu de la société contre le racisme et pour l'égalité et bien savez-vous que ces deux mots sont aujourd'hui interdits dans les notes dans les déclarations dans les documents sur les sites internet de la première puissance mondiale en quelques semaines l'administration Trump a décidé d'interdire des mots de bannir des mots les administrations les agences fédérales américaines ne peuvent plus les utiliser le New York Times en a dressé la liste il y en a une centaine il y a donc le racisme et l'égalité il y a l'activisme on n'a pas le droit d'écrire activisme il y a antiracisme antiraciste il n'y a on n'a pas le droit d'écrire climatique crisis crise climatique on n'a pas le droit d'écrire pollution on n'a pas le droit d'écrire discrimination diversité et si on n'a pas le droit d'écrire égalité on n'a pas le droit d'écrire inégalité Inégalité non plus.
On n'a pas le droit d'écrire exclusion. On n'a pas le droit d'écrire privilège. On n'a pas le droit d'écrire genre, LGBT bien sûr, transsexuel, non-binaire. On n'a pas le droit d'écrire golfe du Mexique. Et les médias qui continuent à dire que c'est le golfe du Mexique et pas le golfe de l'Amérique, ils sont bannis. Ils font partie de ces médias considérés comme illégaux. On n'a pas le droit d'écrire injustice. On n'a pas le droit d'écrire justice sociale. On n'a pas le droit d'écrire population vulnérable. On n'a pas le droit d'écrire multiculturel. Vous vous rendez compte ? On ne brûle pas des livres. Comme faisaient ces autos d'affaires du régime nazi.
Mais à l'ère du numérique, on fait pareil. L'intelligence artificielle qui est au cœur de ce pouvoir avec ces milliardaires de la Silicon Valley, elle est chargée de traquer ces mots, d'empêcher qu'ils circulent, d'empêcher que les administrations les emploient. Au pays qui, comme la déclaration des droits de l'homme française, se réclament d'une déclaration d'indépendance, de son premier amendement, du free speech, nous avons la preuve que la liberté dont ils se réclament, c'est la leur et c'est pour tuer la nôtre. Ils font la chasse au mot, c'est-à-dire la chasse à ce que nous défendons. Un chercheur français arrive à l'aéroport aux Etats-Unis.
Eh bien, ils ont trouvé qu'il n'était pas sympa pour Trump dans ses conversations, dans ses messages WhatsApp, que sais-je. Eh bien, mis en surveillance et renvoyé, fit ça. Ça a fait les grandes nouvelles. Ça a fait l'ouverture des journaux télévisés. Personne n'en parle. La presse déclarait illégale, y compris toutes sortes de médias, parce que simplement ils ne soutiennent pas la politique de Trump. Mais pire encore, la science, le savoir, la connaissance, la chasse à la connaissance aux scientifiques, à ceux qui documentent notamment la crise climatique, notamment ceux qui arrivent aux vivants du monde, à nous-mêmes.
La principale scientifique au cœur de la NASA, là où ils veulent nous envoyer des fusées pour nous emmener nulle part, eh bien, qui quand même regardait un peu ce que ça fait et les conséquences pour le tout vivant du monde, car nous ne sommes qu'un petit bout du vivant, nous-mêmes, avec notre gros cerveau et notre verticalité. Nous sommes l'espèce la plus destructrice de la planète. Eh bien, cette scientifique, là, virée du jour au lendemain, derrière tout cela, c'est l'obscurantisme qui gagne. Il n'y a pas que les combats de programmes politiques, d'orientation, de revendications. Il y a parfois des combats essentiels.
En fait, ce qu'ils veulent, c'est qu'il n'y ait plus de vérité, qu'il n'y ait plus de distinction entre le faux et le vrai. C'est un abîme qui s'ouvre. Un média américain a fait le décompte du nombre de choses fausses, d'affirmations fausses et totalement infondées qu'a fait Donald Trump en quatre ans. Trente mille ! Bien plus qu'il n'y a eu de jour en quatre ans. Nous sommes devant cette situation. Cette situation qui gagne chez nous, ne nous y trompons pas. Ces médias d'opinion, de blablabla, de talk show, où on s'autorise de son préjugé, de sa croyance, de sa prétention, pour, au fond, détruire le vrai. Sur le présent comme sur le passé. Vous vous rendez compte quand même ?
Un journaliste, plutôt de talk show, éditorialiste, se trouve critiqué, banni, pas soutenu par ses confrères d'une télé privée, d'une radio privée, tout simplement parce qu'il a dit une vérité que tous les historiens documentent dans notre pays. Et personne ne vient le soutenir massivement dans notre monde politique. Je parle de Jean-Michel Apathy, qui a simplement dit oui, que dans la colonisation, avec l'idéologie des humanités et des civilisations supérieures, se commettent des crimes contre l'humanité, comme le nazisme et le fascisme ont commis des crimes contre l'humanité. C'est une vérité historique. Et tout d'un coup, elle est bannie.
Je vous parle de tout ça parce que ce qui m'inquiète, c'est l'indifférence. Tout cela ne fait pas beaucoup de bruit. Et tout cela ne fait pas de tout bruit alors qu'il y a cet hydre à deux têtes, car ce que fait Trump, c'est ce qu'a fait Poutine pour sa société. Il a interdit l'expression libre de la société, le travail de mémoire sur le stalinisme et ses crimes. Il a imposé cela. Il a enrégimenté sa société totalement. Et cela est en train d'arriver dans un pays qui était prétendument une démocratie. Et cela nous gagne. La prochaine cible, c'est l'Europe.
Orban, membre de l'Union Européenne, a interdit la marche des fiertés, la marche des LGBT, le droit de se défendre contre discrimination de genre. Et donc voilà, je voulais vous parler de tout ça parce que il serait peut-être temps de se... plus que de se réveiller. Il ne s'agit pas seulement de faire ce qu'ils font, leur conclave étatique, où ils se permettent de continuer à penser que les États-Unis sont un allié. Non, évidemment non. C'est la même chose que Poutine, la même chose que ce qu'il prétend de combattre. Ces conclaves où ils ne parlent que d'armes au point d'effrayer tout le monde. Bien sûr qu'il faut peut-être se défendre et surtout défendre et soutenir des peuples opprimés.
Mais d'abord, il faut y voir clair, il faut mobiliser la société. Et du coup, ne pas faire du Trump en même temps qu'on prétend combattre Poutine alors que Trump, c'est Poutine. Ce qui se fait sur cette terrible déchirure vis-à-vis de l'Algérie qui fait partie de notre histoire et de son peuple, vis-à-vis des migrants, vis-à-vis des musulmans, l'obsession du voile encore qui revient et le refus de l'agenda social. On l'a bien vu sur les retraites avec ces simulacres de concertation. Et puis derrière, et je viens à celles et ceux qui souffrent vraiment, derrière, il y a cette imposture, cette incohérence. Ils se sont mis d'accord comme des mafieux.
OK, on fait un deal sur l'Ukraine et ils ont déjà dealé, Trump et Poutine. Mais pendant ce temps-là, je te laisse faire ce que tu veux sur la Palestine avec mon pote Netanyahou. Car, pareillement, ce n'a pas fait les grandes nouvelles, mais aux Nations Unies, une résolution de soutien à l'Ukraine, à son intégrité, contre l'agression russe. Qui a voté contre ? Qui a voté contre ? La Russie, bien sûr. Mais les États-Unis de Trump, bien sûr. Mais qui d'autre ? L'État d'Israël. On voit bien que c'est le double standard, qu'il n'y a pas de droit international.
Et que soutenir Netanyahou aveuglément, qui veut absolument l'épuration ethnique, il veut effacer la Palestine et les Palestiniens, eh bien, le soutenir aveuglément, c'est faire le plus beau cadeau que Poutine attend. Alors oui, je voulais vous inviter à ne pas céder à l'indifférence. C'est un bonhomme qui a dit un jour « Je hais les indifférents ». Ce bonhomme, c'est celui qui avait eu cette formule qui nous guide aujourd'hui. Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. C'est une phrase formidable d'Antonio Gramsci pour comprendre ce qui nous arrive et garder l'espoir. Il y a un nouveau monde. Simplement, il tarde à s'imposer.
Et puis, leur monde, là, de violence, d'illimitisme, de prédation est un monde mort, même si, hélas, il va faire beaucoup de dégâts entre-temps. Dans ce clair-obscur surgissent les monstres. Nous les avons et ce sont tous les visages que je viens de décrire. Cet homme, c'était Antonio Gramsci, une figure de la résistance au fascisme. Un communiste, mais un communiste libre, un communiste irrégulier, non-aligné et qui était pour l'essentiel de sa vie de militant en prison. Et voilà ce qu'il a écrit un jour. Un homme ne peut vivre véritablement sans être un citoyen et sans résister. Un homme, une femme, il n'avait pas l'habitude de la parité à l'époque.
L'indifférence, c'est la boulie, le parasitisme et la lâcheté. Non, ce n'est pas la vie. C'est pourquoi je hais les indifférences, les indifférents. L'indifférence est le poids mort de l'histoire. Il est temps de secouer toutes nos indifférences, d'être concernés, de se réveiller tous ensemble, toutes ensemble. Merci.
Merci beaucoup Edoui. Pour cet Edoui tôt magnifique. Et on va continuer nous aussi à essayer de faire vivre et de lutter contre cette indifférence sur ce plateau, sur ce petit bout d'internet où nous sommes. Merci. C'est même la raison d'être de Baxit.
Et c'est bien pour ça que j'ai accepté de venir. C'est un lieu qui résiste.
Merci d'y participer Edoui. On fait ce qu'on peut à notre échelle. Merci et grâce à toi, on y arrive. Chers amis, je vous propose qu'on marque une petite pause dans cette émission. On se retrouve dans 10 minutes dans la deuxième partie de cette émission. Vous retrouverez la vie d'Adèle et vous retrouverez notre invité politique. Il s'agit cette semaine de la porte-parole du gouvernement, Sophie Prima. Petite pause, à tout de suite.
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Bonsoir le public, merci d'être là. Vous êtes incroyables. Quel bonheur, chaque jeudi, de vous retrouver. Mes chers amis, cette semaine, dans l'émission Backseat, dans cette deuxième partie, nous allons recevoir notre invité politique, la porte-parole du gouvernement, Sophie Prima. Mais avant la chronique que vous attendez toutes et tous, c'est parti pour la vie d'Adèle.
C'est très bien.
Waouh.
Ouais. Comment ça va ? Écoute, ça va plutôt pas mal. Ça va vous ? Ouais. Ouais, ça va comme en 2025, quoi. Je comprends. Mais non, mais moi, ça va vraiment, vraiment super. J'ai failli, je dois reconnaître, être un peu inquiète à cause du contexte international. Genre Trump et Poutine qui négocient la paix, tu sais, comme on fait sur un pull sur Vinted. C'est genre, salut, j'aimerais... Vraiment, j'aime beaucoup ton cessez-le-feu. Tu me ferais un prix ? Allez, deal, sans drone et la Crimée. Alors, moi, je crois que ça partait pour être un tantinien anxiogène, mais ça, c'était avant. Parce qu'aujourd'hui, je suis au top.
Je vais beaucoup mieux depuis que je sais que l'État va fournir à tous les Français un manuel de survie, ouvrez les guillemets, en cas de crise majeure. Ah, excellent. Ah oui. Heureusement qu'ils sont là. Vraiment, moi, ça me rassure, quoi. Avant, j'avais peur de tout, tu vois, de la guerre, de Poutine, des idées de com', de Raphaël Glucksmann. Mais maintenant...
Eh bien, bon, pourquoi t'aurais peur ?
Maintenant, je sais que je vais bientôt trouver dans ma boîte aux lettres un dépliant qui m'explique comment survivre avec un économe et du vinaigre blanc. Enfin, je me sens vachement plus sereine, quoi. Mais la question, c'est qu'est-ce qu'il y aura dans ce manuel ? On n'en a quand même pas la moindre idée. Alors, je me demande, est-ce que c'est des types du genre « commencez à installer des matelas dans vos caves » ou des conseils plus pratico-pratiques, genre « comment faire tenir son kit de survie dans son sac Jacquemus ? » Et ça, c'est Brigitte Macron. Tu vois, elle sait le faire, tu vois. Tu sais pas, mais il y a 5 litres d'eau là-dedans.
Je sais pas, est-ce qu'on va avoir genre un dossier spécial, les 10 pièces incontournables pour un look bunker chic par Sébastien Lecornu ? Tu vois, je sais pas, est-ce qu'il y aura un édito... Tout est génial. Est-ce qu'il y aura un édito lifestyle ? Tu sais, comment upgrader son sac de survie avec des accessoires tendance par Rachida Dati. C'est son accessoire tendance, absolument. En cas de crise, toujours avoir un Kevin Costner sur soi. Alors, il y aura peut-être un chapitre spécial. François Bayrou, vous initie à l'école à la maison. Enfin, vraiment, je sais pas. Je cherche des idées. Aïe, aïe, aïe, aïe.
Waouh ! Tu as mis un peu, tu l'as eu en décalé. Tu l'as eu juste après. Il fallait qu'il processe un peu. Ok, Adèle.
Non, mais j'espère qu'il y aura des trucs vraiment utiles. Parce que si c'est pour juste qu'on me rappelle qu'il faut faire des stocks d'eau, de PQ et de nouilles instantanées, c'est bon, j'étais déjà au courant. J'ai été étudiante précaire, confinée en 2020 et je galère pour obtenir mon statut d'intermittent. C'est bon. Check, check, check. Mais attention, moi je vous vois venir avec vos angoisses là. Non, mais c'est pour nous préparer à l'arrivée des chars russes dans le 20ème arrondissement. Ça me fait hyper peur. Pas du tout.
Et d'ailleurs, le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers a bien expliqué hier sur RMC ce qu'il disait « Tout le monde pense que ce livret, c'est pour les situations de guerre. » Mais non ! Les crises évoquées dans les guides concernent les catastrophes climatiques, séismes, crues, épidémies, attaques terroristes, accidents industriels, fuite radioactive.
Le soulagement ! Il n'y a pas les censures de gouvernement ?
Il n'a pas mis dedans le gouvernement Cardi. Il n'était pas au courant. Non, mais je ne sais pas pourquoi on s'inquiétait. Moi, j'espère que pour annoncer la sortie du guide, je voudrais que Macron-Tier nous donne rendez-vous à 20h, comme il sait si bien le faire. Mes chers compatriotes, le monde vacille, mais la France tient bon, car le peuple de France, c'est désormais ce dont il a besoin. Et c'est d'une trousse de secours, avec du désinfectant dedans. Un peuple qui redécouvre l'usage des lampes poches et des piles. Un peuple qui ne subit pas, mais anticipe et plastifie ses documents essentiels. Vive la République et vive la France. J'ai vraiment envie de voir ça.
Il y a un climat belliqueux partout en France. En ce moment, vous en avez parlé, partis politiques, au sein du gouvernement. Mais il y a un combat dont on ne parle pas beaucoup, et qui fait pourtant rage. C'est celui des candidats socialistes à la mairie de Paris. Il se livre pourtant une bataille capitale. Alors, qui sont ces candidats ? C'est une bonne question. Parce que personne ne les connaît. À part que ce sont des bébés Hidalgo, 47 et 53 ans, big babies quand même. Mais je vous résume. Emmanuel Grégoire, à droite sur cette photo, députée de Paris, ancien premier adjoint et Poulain d'Hidalgo.
Mais elle lui en veut maintenant, parce qu'il ne l'a pas assez soutenue après la présidentielle. Peut-on vraiment ? Je ne sais pas, je m'interroge. Mais Anne, elle a rendu une tenace. La relation est coupée. Emmanuel, c'est son brutus. Du coup, elle soutient Rémi Ferrault, sénateur de Paris, ancien maire du 10e. Le nid au dauphin, qui se décrit lui-même comme réservé, voire psychorigide, et pas toujours à l'aise en public. Waouh, mais quelle arrogance, Rémi ! Ça fait beaucoup de qualité pour un seul homme qui veut devenir édile d'une des plus grandes capitales du monde. Alors, pourquoi je vous parle de ça ? C'est parce que personne ne va vous en parler. Ça n'a aucun intérêt.
Les mecs ont le même parcours, le même projet, la même couleur d'affiche de campagne. Verdâtre. Le seul point de désaccord, c'est la date de la primaire qui devait les départager. Emmanuel voulait avril, Rémi voulait juin. Drama, drama. Vu la situation qui est quand même de choisir entre inconnu numéro 1 et inconnu numéro 2 pour savoir lequel va mener le PS à l'échec, chercher à obtenir un ou deux mois de rab, c'est comme si tu demandais du temps additionnel à la fin d'un match où tu perds 4-0. Tu penses qu'il va se passer quoi ? Et puis, comme si deux candidats, ce n'était pas déjà un de trop, il y a une petite maligne qui s'est dit « Allez, la primaire, c'est en juin.
J'ai largeau le temps d'entrer dans le match. J'ai 32 ans, je gère le centre d'architecture de l'Arsenal de Paris et je suis, je suis… » Voilà, très confiante. Mais surtout, moins connue que mes compétiteurs, ce qui est quand même une forme de performance en soi. Alors, sauf auprès du public de Baxit, puisqu'elle était dans la newsletter siège arrière. Elle a fait une interview récemment. Donc Marion Valère…
On a toujours été en avance de phase sur la vie politique française. Exactement, je tenais à rappeler ce qui est important. Baxit, soit t'éteins des carrières, soit t'ancres.
Exactement. Donc Marion Valère est donc aussi un bébé Hidalgo. Elle en fait des portées. Oh la merde de Paris. Le programme de Marion, je la cite, c'est assez simple. C'est « Je suis une candidature de renouvellement tout en étant fidèle à Anne Hidalgo. »
Ah non !
Non, le changement dans la continuité, c'est non ! C'est non, ça suffit, t'as 32 ans, t'es pas Pompidou, quoi ! Tu peux pas incarner la permanence tranquille dans la rupture, c'est… Non ! Je m'énerve toute seule, mais bon. En tout cas, on souhaite une bonne campagne à Rachida Dati. Alors ce soir, vous recevez Sophie Prima, porte-parole du gouvernement, qui est assez mal connue du grand public, mais également des médias, parce que…
T'as galéré à trouver des trucs ?
Dans septembre 2024, fraîchement nommée ministre du commerce extérieur, les journaux s'interrogeaient « Mais qui est Sophie Prima ? » Puis en décembre 2024, nommée porte-parole du gouvernement, les médias s'interrogent « Mais qui est Sophie Prima ? » Donc, qui est Sophie Prima ? Sophie Prima est une femme politique engagée depuis plus de 20 ans au RPR, puis à l'UMP, puis chez LR. Elle devient sénatrice des Yvelines en 2011, sur la liste de Gérard Larcher, président LR du Sénat. En 2023, elle devient elle-même vice-présidente LR du Sénat, puis ministre dans le nouveau gouvernement de Michel Barnier, qui a fait rimer LR avec éphémère.
Et donc, elle est cohérente, Sophie, et de droite, indéniablement de droite. Mais attention ! De droite, mais pas de droite, siotiste ! Non ! Non, non ! Elle est de droite, genre Versailles, Barbour a sorti au mocassin. Elle est élu dans les Yvelines, quoi. Mais de toute façon, ça, c'était avant, puisqu'en décembre, en décembre de 2024, elle devient porte-parole de Bayrou. Virage à gauche toute ! C'est le truc le plus à gauche qu'elle ait fait de toute sa vie de meuf de droite ! Je ne critique pas, parce que moi-même, j'ai été une meuf de droite, vous le savez, on a presque le même parcours, finalement. Sophie et moi, à quelques grosses exceptions près.
Mais je ne vous en dis pas plus, parce que j'en parle dans mon spectacle, qui s'appelle Maladroite, précisément. Mais pour cela, il faut venir le voir au Théâtre Le République. La prochaine date, c'est le 4 avril. Attention, il y a un code Baxi, toutes les infos dans le chat. Oui, Jean, c'est du placement de produit. C'était assez subtil.
Allez voir le spectacle d'Adèle, je vous en supplie, il est trop bien.
Il n'est même pas payé, pour le dire. Je reviens à Sophie, Sophie Prima, qui se retrouve donc à bosser avec François Bayrou, qui n'est donc pas son BFF. Le mec a soutenu Hollande face à Sarkozy en 2012. Et ça, Sophie, elle l'a en travers de la gorge. Je peux te dire, ça ne s'est pas passé. Mais elle n'est pas rancunière non plus, parce qu'en 2017, quand Bayrou a été viré du gouvernement, parce qu'il était poursuivi pour emploi fictif, c'était l'époque où les ministres étaient mis en examen. Quand ils étaient mis en examen, ils devaient démissionner. C'était avant que ça devienne un critère de recrutement. Mais ça, c'était avant.
Et donc, quand Bayrou est out, et là, Sophie, elle l'a soutenu via Twitter. Et hop, Bayrou quitte le gouvernement. Exit le modem de Venue Inutile. Ben non, elle ne l'a pas soutenu, évidemment. Pas du tout. Non, elle ne peut pas l'oblirer, Bayrou. Sauf que maintenant, elle bosse avec lui. Donc, je ne sais pas comment elle le gère. Mais bon, ça s'appelle The Macron Magic. Tu vois, ça crée des trucs. Elle est donc porte-parole. Mais ça, c'est bien comme situation. Porte-parole ? Porte-parole. Parce que, à première vue, ça n'a pas l'air ultra porteur comme choix. C'est la neuvième porte-parole depuis l'élection de Macron. Neuf porte-parole en huit ans.
Je veux dire, c'est quand même un turnover plus rapide que les mecs de Kim Kardashian. Ce n'est pas un job d'avenir, en plus. Parce qu'à l'exception de Gabriel Attal, les prédécesseurs de Sophie dans cette fonction ont tous disparu. C'est vrai. On ne se souvient de personne, tu vois.
On embrasse Sibeth N.J. Ah oui ?
Du coup, on peut aussi les citer, si vous voulez. Non, non. Les neufs. On peut réécrire.
C'est un bon quiz, ça. C'est qu'il est neuf. Benjamin Griveaux, on l'embrasse également. On ne peut pas qu'on ferait.
Donc, j'ai continué ma recherche sur Sophie Prima, j'ai googlé son nom. Il y a tellement d'articles récemment qui sont sortis, c'est un truc de dingue. Elle est sur tous les sujets. La meuf Algérie, retraite, voile dans le sport, champ corse. Et oui, parce que je confirme, donc le mot polyphonie, c'est ça ? Non, pas de cacophonie au sein du gouvernement, mais plutôt une sorte de polyphonie harmonieuse, d'avis différents. Alors, je vous propose d'écouter ce doux babi. Tous les islamistes, tous, sans exception, veulent voiler les femmes.
Le port du voile, pardon, ce n'est pas de ventrisme.
Malheureusement, je crains que ce soit de ventrisme. Quand les fédérations disent la tenue, c'est la tenue, ça suffit.
Il n'y a qu'une seule ligne au sein du gouvernement. Cette ligne, elle est très claire.
L'harmonie, elle est à pur. Je ne sais pas vous, mais à The Voice Ministre, je ne me retourne pas. Mais pourtant, ça convient à Sophie.
Moi, je confirme mon mot de polyphonie.
Bon, elle confirme, voilà. Mais si elle le dit, c'est que ça doit vouloir dire. Je pense que le Premier ministre a réussi à trancher avec des propos clairs. Mais ça veut dire qu'il n'y a pas assez de grains de sable sur la terre pour représenter les étoiles du système de notre univers.
Ah oui, il creuse là. Ah ben, on est impressionné.
Voilà, donc je vous laisse demander à Sophie Prima ce que ça veut dire. Et on se voit le 4 avril au République avec le code Baxi de bisous.
Merci Adèle pour cet avis d'Adèle incroyable. Et sans plus tarder, mesdames et messieurs, vous l'avez bien compris, nous accueillons sur le plateau de Baxi de la porte-parole du gouvernement de François Bayrou, Sophie Prima. Bonsoir Sophie Prima, merci d'avoir accepté.
Est-ce que j'ai le droit de répondre à Adèle ?
Alors, j'allais vous poser la première question. Quand elle dit 9 porte-parole en 8 ans, vous le sentez comment ?
Je peux lui répondre sur autre chose avant ou pas ? J'ai le droit ?
Ah ben après, il faudra me répondre sur ma question.
Oui, oui, ça m'a mal commencé. Allez-y, Sophie Prima, vous les répondez sur toi. Je voulais lui dire que dans les Yvelines, puisqu'elle caricature les Yvelines, il y a aussi une partie des Yvelines dans le nord des Yvelines, dans la vallée de la Seine, dont je suis issue, dont je suis une politique qui est une partie du territoire ouvrière, qui est une partie du territoire dans lequel nous avons les Mureaux, Mante-la-Jolie, Chanteloup-les-Vignes, que certains connaissent ici, et qui sont des super territoires, mais qui ne sont pas des territoires à mocassins. Je me disais que c'était les mocassins que vous n'avez pas bien pris. Oui, les mocassins moyens, mais je les aime bien quand même.
Alors, c'était quoi votre question ?
C'est vous qui faites les questions, que je vous dise. Non, non, non, ma question, effectivement, porte-parole du gouvernement, c'est une espèce en voie de disparition. Ce n'est pas facile, je veux dire, ça ne dure pas très longtemps en général.
Eh ben écoutez, on va essayer de faire durer les choses, mais oui, ce n'est pas facile. Surtout dans la configuration politique dans laquelle on est depuis quelques mois, qui est une configuration politique qui n'a, je le rappelle, depuis le début de la Ve République, jamais existé. Donc évidemment, personne n'est habitué, nous non plus. Et évidemment, les Français, encore moins. Et puis, les chroniqueurs et les journalistes, encore moins.
Effectivement. Non, non, non, mais vous avez raison. Il y a un truc, par contre, qu'on connaît, c'est les cacophonies gouvernementales, c'est les couacs, les trucs comme ça. J'aime beaucoup l'expression de polyphonie. Ça me rappelle la gauche plurielle. Aucun ministre n'était d'accord avec personne. Et du coup, on disait, non, mais c'est normal, c'est du débat, c'est important. Vous êtes d'accord que ça fait tâche, quand même. Là, ces dernières semaines, les expressions divergentes de ministres sur des dossiers, pas des moindres. Celui des retraites, par exemple. Premier ministre en personne qui confesse sur un plateau télévision que le retour à 62 ans n'est pas possible.
Son ministre de l'économie, Éric Lombard, qui, le lendemain, dit, si, si, si, si, on maintient le dialogue du conclave. C'est quand même compliqué, non ? Oui, c'est compliqué. Qu'est-ce que la porte-parole que vous êtes dit dans ces cas-là ?
Évidemment que c'est compliqué. C'est compliqué d'être dans un milieu politique et une situation politique dans lesquelles il y a une majorité qui est relative et qui est faite en plus avec des groupes politiques qui ne sont pas exactement assis au même endroit à l'Assemblée nationale. Donc ça, c'est compliqué. Et ça veut dire que le Premier ministre a fait une majorité, enfin a fait un gouvernement avec des gens qui venaient de chacun de ces groupes politiques qui, donc, parfois ont des avis qui sont un peu divergents. Et donc, en fait, on n'a pas d'autre solution pour l'instant. Les Français nous ont envoyé une Assemblée nationale qui ressemble à ça.
Et donc, il faut faire avec cette Assemblée nationale et il faut faire avancer le pays. Alors parfois, effectivement, François Béroux, moi, je l'ai découvert, je découvre la façon dont il fonctionne. C'est quelquefois surprenant. Ce n'est pas tous les jours facile. Ce n'est pas tous les jours facile parce que moi, je ne le connaissais pas avant et puis qu'il a une façon aussi atypique lui-même de fonctionner. Et donc, ça demande aussi de ma part de bien comprendre.
Lancer une concertation entre les partenaires sociaux pour l'enterrer un mois plus tard. Qu'une porte-parole particulière.
Là, en fait, François Béroux, qu'est-ce qu'il fait ? Pendant l'interview, il donne un avis, là aussi, lui, un avis personnel. En disant, j'ai lu... Non, non, mais je vais aller au bout.
Allez-y, allez-y, mais un avis personnel de Premier ministre, pardon.
Oui, mais voilà, c'est sa façon de faire. D'accord, d'accord, d'accord. Voilà. Et il lit le rapport de la Cour des comptes. Il regarde des comptes. Il regarde l'obligation de balayer les déficits à 2030. Et il se dit, revenir sur l'âge, c'est marqué dans le rapport de la Cour des comptes, ça coûte, en gros, 13 milliards par année en dessous. Bon. Donc, il dit, je ne sais pas comment c'est possible. Voilà ce qu'il dit, en fait, pendant son interview. Il dit une deuxième chose qui est très intéressante. Il dit, mais peut-être que le seul âge, l'âge unique de départ à la retraite, ce n'est peut-être pas une bonne idée.
Donc, c'est peut-être un élément sur lequel les partenaires sociaux peuvent travailler. Bon. Il dit ça. Effectivement, vous avez raison. Il est Premier ministre. Donc, peut-être qu'il aurait dû attendre pour avoir cette expression-là que le conclave, ou je ne sais pas comment on l'appelait maintenant, soit terminé. Parce que la règle du jeu, en réalité, n'a pas changé. Donc, il a juste dit, voilà, ça me paraît difficile.
Malek ? J'ai peut-être un mot pour remplacer conclave. Simulacre. Peut-être que c'est... Oh ! Parce que, en réalité, moi, ma conviction profonde, c'est qu'en réalité, depuis le début, tout le monde savait qu'il n'y aurait pas de bouger, vu que c'est le nouveau terme hype, sur les retraites. Et que ça a été le moyen, en fait, en réalité, d'avoir une petite assurance-vie, une petite survie. Et je trouve ça super intéressant, quand vous parlez de François Bayrou, en disant que vous-même, vous cherchez à comprendre si la porte-parole cherche à comprendre, alors imaginez-nous, purée.
Non, mais je cherche à comprendre, parce que j'essaye de trouver... En fait, lui, ce qu'il cherche, c'est le chemin du commun. C'est pas facile, vous le dites vous-même. Vous vous moquez de nous, vous avez raison, c'est votre rôle. Mais nous, on cherche le passage, en fait, le passage législatif, le passage politique, pour essayer que cette Assemblée nationale puisse continuer à travailler, que le Sénat puisse continuer à travailler, et que la France puisse continuer à un peu avancer. Parce que, vous savez, quand on arrive, et il y a encore 15 jours, ça fait un an, par exemple, les agriculteurs, ils attendent la loi, le projet de loi d'orientation agricole.
Ça fait un an et ils n'en peuvent plus, et ils nous rendent tous responsables de ça, et tous sur les bancs de l'hémicycle. Et il y a un moment, il faut le faire. Donc, il faut trouver du commun. Il y a des endroits où on n'est pas d'accord, il y a des endroits où on a des expressions différentes, et puis il y a des endroits où il y a du commun. Voilà, donc on essaie de trouver cette voie-là, et c'est ça qui n'est pas très facile.
Pour le coup, il y a un endroit où une extrême majorité de Français étaient d'accord, et d'ailleurs, ça se retranscrit même dans l'Assemblée nationale qui vous a été envoyée, comme vous le dites si bien, c'est le sujet de la retraite. C'est le sujet du départ à 64 ans.
Oui, mais sujet de la retraite, vous savez...
En fait, c'est vraiment les Français, on a compris, mais on va faire quand même.
Non, ce n'est pas ça. Parce que les Français, qu'est-ce qu'ils nous disent aussi ? Qu'ils veulent des comptes équilibrés. Parce qu'aujourd'hui, en l'état des retraites, et en l'état de la façon dont fonctionnent aujourd'hui les retraites, et c'est pour ça qu'on a mis les partenaires sociaux tous ensemble. Moi, je sais qu'ici, il y a des gens qui sont adeptes, et je partage, des citoyens qui font de la politique, qui s'impliquent dans la politique. Et je trouve ça génial. C'est l'objet de votre émission, et en cela, c'est parfait. Et donc, quand on donne la responsabilité de réfléchir sur les réformes des retraites aux partenaires sociaux, on se fait critiquer. Ce n'est pas bien.
C'est contradictoire, en tout cas. Et moi, je trouve que cette idée de donner la main aux partenaires sociaux, en leur disant qu'il y a un seul truc qu'on vous demande, ce n'est plus de déficit. Ce n'est plus de déficit. Et ça, c'est notre responsabilité, parce que moi, j'ai payé la retraite de mes parents. Mes enfants sont en train de payer la mienne, sauf que mes petits-enfants sont en train de la payer parce qu'on fait du déficit et que c'est eux qui vont le payer. Et donc, ça, cette responsabilité, elle n'est pas de gauche, elle n'est pas de droite, elle n'est pas parmi les jeunes, elle n'est pas parmi les vieux, elle est collective. C'est la responsabilité de la nation.
Et de filer cette responsabilité en disant qu'on arrête de faire aller la retraite à 60 ans, on rase gratis, etc. Et de se mettre devant les chiffres, de réfléchir ensemble comment on pérennise notre système de retraite pour que vous, vous en ayez une, une retraite. Je trouve que c'est plutôt, pour le coup, une bonne méthode.
Mais quand vous réunissez les partenaires sociaux et qu'en pleine négociation, les négociateurs des organisations se rendent compte qu'ils perdent un petit peu leur temps parce qu'en réalité, tout est déjà pipé avec le gouvernement. Tu fais référence à la CGT qui a quitté les négociations. La CGT, la CFDT, enfin tu veux dire...
Moi, je redis, qu'est-ce qui est pipé aujourd'hui ? C'est eux qui ont la main. Ok, François Béroux s'est exprimé dimanche dernier en disant je trouve ça difficile de ramener la retraite à 62 ans. Mais ils les laissent travailler. Et il leur dit, il n'y va même pas d'ailleurs. Enfin, vous voyez, il n'y va même pas dans ce conclave, pour ne pas reprendre votre mot. Et ils les laissent travailler. Et donc, s'ils ont trouvé le Graal pour à la fois financer les retraites et revenir à 62 ans, mais mazel toff.
Il y a un autre sujet qui a fait l'objet d'une cacophonie au sein du gouvernement ces derniers temps, c'est la question du voile dans le sport. La question de l'interdiction du port du voile aux jeunes femmes qui participent à des compétitions sportives est sur la table, soutenue par Bruno Rotaillot et Gérald Darmanin. Et en face, on retrouve Elisabeth Borne, la ministre de l'Éducation nationale, qui, elle, s'oppose à cette mesure. Là aussi, il y a deux lignes qui s'expriment publiquement au sein du gouvernement sur ce dossier.
Quelle est la ligne du gouvernement ? Il y a deux lignes, en fait, deux expressions qui se sont exprimées, si je peux faire cette redondance. La position du gouvernement, elle a été clairement exprimée à la fin de l'examen du texte proposé par Michel Savin au Sénat, par Marie Barsac, la ministre des Sports, qui a donné un avis favorable au texte tel qu'il avait été amendé au Sénat. Et donc, c'est effectivement l'interdiction du port du voile pour les jeunes filles pendant les compétitions dans les sports, enfin, les fédérations, par les fédérations qui ont une délégation de services publics.
Je précise que Gérald Darmanin, ministre de la Justice, avait menacé de démissionner si jamais... Oui, mais ça... Ah mais non, mais c'est important quand même, madame. Ça joue. C'est quand même important.
Oui, mais c'est pas ça qui fait la ligne du gouvernement. C'est pas ça qui fait la ligne du gouvernement.
On entend que c'est même Gérald Darmanin qui contacte le Parisien en disant qu'il menace de démissionner juste avant d'aller à midi voir le premier ministre.
Oui, mais c'est pas ça qui fait la ligne du gouvernement.
On a ensuite la petite phrase qui fuit dans la presse où on apprend que François Bayreau aurait dit à Bruno Retailleau, tais-toi, Bruno Retailleau qui quitte la pièce, François Bayreau qui le rattrape, c'est un théâtre. Moi, j'y étais pas, donc je sais pas. Oui, non, mais j'entends. Tout ça est motivé par l'argument qui est notamment donné par Bruno Retailleau, c'est celui de la laïcité. Ça tombe bien, c'est la loi de 1905, je dis à chaque fois, c'est une loi de liberté que je chéris. Et je voudrais qu'on en parle de cette loi de 1905. La loi de 1905, laïcité, on parle de liberté de conscience. On a le droit de croire ou de ne pas croire. Jusqu'ici, on est d'accord.
Liberté de culte, libre exercice des cultes, là aussi, je pense que l'on est d'accord. Séparation de l'Église et de l'État, tout représentant de l'autorité publique, fonctionnaire, ne doit pas interférer dans le religieux, je ne dois pas savoir de quelle confession est la personne en face. J'aimerais vraiment savoir, puisqu'on vient de décrire donc la laïcité, quand est-ce que la laïcité rentre en compte, quand on parle de mamans voilées qui accompagnent les sorties scolaires, quand on souhaite ostraciser des jeunes filles et les mettre de côté parce qu'elles souhaitent, comme plein de jeunes, s'émanciper par le sport.
Quand Bruno Rotaillot dit qu'il veut boycotter le fameux repas rupture de jeunes à la Grande Mosquée de Paris, alors que tous ses prédécesseurs, tous les ministres de l'Intérieur, également ministres des cultes, l'ont fait, en disant que d'ailleurs, il ne se présente pas dans des cérémonies religieuses officielles, alors qu'on l'a vu, notamment dans une messe, pardon, lors de la venue du pape en Corse, en décembre dernier.
Comment voulez-vous que je ne vois pas en réalité une volonté de ce gouvernement d'aller singer un petit peu le Rassemblement national et d'aller un petit peu sur ses plates-bandes avec un relance, je vais vous le dire, islamophobe en réalité, tout ça couvert d'une laïcité dévoyée ? Sophie Primard.
Oui, alors, deux éléments. Le premier, c'est que je voudrais reparler de cette proposition de loi sur le voile qui ne comporte pas, qui comporte cet article-là, mais qui ne comporte pas que cet article-là. Il comporte aussi deux articles, notamment un sur l'utilisation des locaux sportifs à d'autres fins que du sport.
Sur ça, on peut être d'accord.
Sur ça, vous pouvez être d'accord. Je veux quand même faire le point également. Ce n'est pas vous faire offense aujourd'hui de dire qu'on a un problème d'entrisme des frères musulmans dans le sport. On voit beaucoup de jeunes aujourd'hui qui dérivent sur des pratiques de la religion qui sont des pratiques de la religion libre, bien sûr, aujourd'hui, parce que, comme vous le dites, on est sous loi 1905 et qu'on est en laïcité, mais qui vont très au-delà et qui, parfois, font dériver des jeunes sur des endroits qui sont borderline. Voilà. Donc, on a aujourd'hui cette difficulté qu'on partage tous, qu'on soit chrétien, musulman, juif.
On partage tous cette difficulté qu'on voit, en fait, une poussée de l'entrisme islamique. Et je fais bien la différence parce que, comme je vous l'ai dit, moi, je suis du nord des Yvelines. Donc, les nord des Yvelines, c'est les Yvelines ouvrières, je le redis, de l'industrie et de la désindustrialisation. Donc, moi, des personnes musulmanes, j'en ai avec moi depuis l'école maternelle. Autant vous dire que c'est assez éloigné. Soit. Voilà. J'essaie toujours de trouver. Et donc, il faut trouver, en fait, le signal pour dire... Il y a des principes de la République qui sont les principes de la loi 1905, qui sont des principes aussi d'égalité entre les femmes et les hommes.
Ces principes-là, ils doivent être respectés dans tous les moments officiels où vous représentez, en fait, un club, où vous représentez la France, où vous représentez un moment officiel. Et puis après, vous avez la liberté. Voyez, ça s'est bien passé à l'école, par exemple, quand le voile, par François Bayrou, d'ailleurs, a été...
Mais chose complètement différente, madame. Vous vous en conviendrez. Parce que là, je n'arrive toujours pas, en réalité, à voir pourquoi telle ou telle jeune fille qui va aller jouer, par exemple, pour le club de Chantoul-Lévin, pour parler des Yvelines, je ne vois pas en quoi, en réalité, la laïcité rentre en compte. Je ne vois pas à quel moment... Parce que quand elle est... Vous parlez d'égalité entre les femmes et les hommes, vous ne pensez pas, justement, que c'est, en réalité, justement, faire une distinction entre les femmes et les hommes que de dire à une jeune fille, parce que tu es voilée, en réalité, tu ne vas pas pouvoir faire de sport.
Mais ce n'est pas ça qu'on lui dit.
Vous lui dites quoi, alors ? On lui dit à cette jeune fille... Parce que la loi du voile à l'école
est complètement différente. Oui, oui. Très bien. Mais ce qu'on lui dit à cette jeune fille qui va représenter... Elle va représenter quoi ? Elle va représenter son club quand elle va faire une compétition. Et donc, les gens qui sont en face d'elle n'ont pas besoin de savoir qu'ils se battent contre... Enfin, qu'ils se battent au sens du sport, bien sûr, contre une chrétienne, une musulmane, etc. Elle représente son sport.
Et pourquoi pas ? Parce qu'en réalité, ça ne rentre pas là en compte avec la laïcité que l'on vient de décrire. Et il n'y a aucune loi dans le sport, en réalité, dans un règle d'un sport quelconque qui dit qu'en réalité, on ne doit pas connaître la confession de l'autre. Je rappelle que sur les Jeux olympiques, la France était le seul pays où, en réalité, nos athlètes ne pouvaient pas être voilés.
C'est un principe de la République et on l'affirme comme tel.
C'est un principe de votre gouvernement.
C'est un principe de la République.
C'était ma question, c'était votre réponse.
Voilà.
Lorraine ?
Vous savez, je voudrais juste dire des choses. Moi, je me suis retrouvée au Sénat à devoir me déterminer sur le vote du voile pendant les sorties scolaires. Ça a été un sujet aussi.
Vous avez voté quoi ?
Je vais vous le dire. Je vais vous le dire, mais je vais vous dire quelle a été ma réflexion. Mais c'est difficile, ces sujets-là. Vous voyez, c'est très, très difficile. Encore une fois, moi, j'étais maire d'Aubergenville, dans les Yvelines, 12 000 habitants que vous connaissez. Donc, vous savez que la population maghrébine est très importante et la population musulmane est très importante. Et comme maire, je connais... Enfin, voilà, j'étais très intégrée dans toutes les communautés, y compris les communautés. Et ces mamans qui viennent voiler à l'école ou aux sorties scolaires, elles ne me dérangent pas. Au contraire, elles font partie de la vie sociale, etc.
Et puis, dans ma réflexion, je me suis dit, en fait, toutes ces femmes sont des républicaines. Et en fait, qu'est-ce qui les dérange tellement au-dessus de la République d'enlever leur voile pendant deux heures ? Vous voyez, je me suis posée cette question-là.
Elles ne sont pas fonctionnaires, madame.
Non, mais d'accord. Mais je me suis posée cette question-là, en fait. Et donc, j'ai voté. J'ai voté ce texte de loi pour l'interdiction. Mais en n'étant pas très à l'aise, vous voyez, dans mon raisonnement. Oui, je comprends bien
parce que vous avez voté pour l'interdiction d'un truc qui ne vous dérange absolument pas et dans lequel vous constatez vous-même sur le terrain que tout va bien. Non, mais OK, d'accord. C'est pour ça que c'est le roi qui m'a eu.
Non, mais parce que, vous voyez... Je demande de croire au plus de voir, d'essayer de comprendre le lien. Oui, mais bien sûr. Mais il y a aujourd'hui tellement de pression sur l'entrisme. Voilà. Tellement de pression qu'il faut aussi qu'on marque des éléments symboliques. Et ça, c'est un élément symbolique.
Il y a aussi une pression désolée de dire qu'en réalité, ces discussions, ces mesures en réalité ne font qu'accentuer justement cette pression sur les Français de confession musulmane. Et je vous assure qu'à force de vouloir jouer à la pâle photocopie avec l'extrême droite et avec le Rassemblement national, vous finirez par perdre le jeu malheureusement parce que vous servez, vous servez, et je vous dis, vous parlez des frères musulmans, vous parlez de l'entrisme, vous jouez le jeu des radicaux, madame la ministre.
Et vous avez une responsabilité. C'est pas à moi qu'il faut parler du Rassemblement national.
On va y venir justement sur le fait vous avez quitté les Républicains au moment d'Éric Ciotti. On a d'autres sujets à aborder dans cette émission. Lorraine, tu voulais poser une question ?
Oui. En fait, moi je constate que vous reprenez quand même l'argument d'entrisme, etc. Moi je me demande au final, vu qu'il y a plusieurs lignes dans ce gouvernement, qui décide au final ? Parce que le Premier ministre. C'est pas l'impression que j'ai parce que, par exemple, sur le fait de recadrer le ministrage, je vais aller chercher chez le Premier ministre. C'est-à-dire que quand je prépare le compte-rendu du Conseil des ministres, je vais chercher mes arbitrages chez le Premier ministre. Oui, mais est-ce que vous n'avez pas l'impression qu'il y a quand même une ligne qui a plus d'impact au sein du gouvernement, qui est la ligne défendue par Bruno Retailleau et Gérald Darmanin ?
En l'occurrence, vous n'avez pas cette impression-là ? Pour l'instant, probablement que oui, mais sur d'autres, vous ne parlez que de ça, parce que c'est vrai que ça prend beaucoup dans l'actualité, mais il y a beaucoup d'autres textes, beaucoup d'autres travaux qui sont menés par les autres ministres et qui passent un peu sous les radars en ce moment.
Emilia ? Oui, je vais revenir sur cette question-là de la pluralité des voix, pour le dire poliment. Polyphonie. Si vous voulez, ce serait joli la Corse. Mais finalement, comme on l'a rappelé dans l'émission, le fait est que le gouvernement n'a pas été composé suite à un accord formel, comme ça peut se faire en Allemagne, comme c'est en train de se faire d'ailleurs aux jeunes en Allemagne. Et donc, c'est un petit peu une adaptation au jour le jour.
Mais du coup, la question qu'on se pose, c'est finalement, est-ce que le risque aussi, ce n'est pas que la mécanique du chantage et de dire « Ah, si c'est ça, je claque la porte et le gouvernement tombe » devienne un genre de rapport de force et que les gens ne fassent pas de comprimés en interne. J'ai l'impression, par exemple, que, ah oui, mine de rien, les Républicains imposent vraiment leurs lignes. C'est aussi peut-être la faute des autres qui n'y vont pas assez fort, mais, et que parfois, il est question de « Non, sur ce point-là, on ne dérogera pas ». Et vous-même, vous avez dit « Je reste là parce que je n'ai pas de points qui me choquent ».
Mais du coup, comment est-ce qu'on détermine ça ? Est-ce qu'il y a des discussions plus institutionnalisées entre membres de la majorité ?
Non, il n'y a pas ces discussions entre membres de la majorité si ce n'est au Conseil des ministres puis dans les discussions interministérielles quand il y a des réunions interministérielles sur des points bien précis. On est tous rentrés à ce gouvernement en disant « C'est un gouvernement qui fait face à la nouvelle situation politique. Vous le dites, il n'y a pas de coalition de base au départ. Et donc, aucun de nous ne veut renoncer à ce qu'il est. Donc, je ne sais pas si on peut parler de chantage au départ.
Mais comme on ne veut pas renoncer à qui on est, il y a un moment où si la décision est orthogonale à ce qu'on pense, eh bien, on ne dénaturera pas non plus nos convictions politiques. Et à ce moment-là, on quittera le gouvernement, on pensera à quitter le gouvernement. Mais pour l'instant, ça n'est pas arrivé.
Est-ce que ce n'est pas aussi un petit problème de culture politique en France ? Finalement, dans beaucoup de pays, il y en a qui sont obligés de renoncer. Les socialistes, pardon, le SPD qui va rentrer au gouvernement en Allemagne a déjà accepté de faire des grosses compromissions parce qu'il faut bien former un gouvernement. Oui, mais ce n'est pas
le titre de départ.
Oui, mais est-ce que la France, s'il n'y aura pas un besoin de commencer à réfléchir, parce que cette situation-là va se reproduire de nombreuses fois, malheureusement ?
Écoutez, pour l'instant, ce n'est pas le cas. Voilà, ce n'est pas le cas.
Je voudrais revenir un petit peu sur votre parcours à droite parce que je le trouve intéressant. On l'a dit, vous avez été sénatrice Les Républicains, vice-présidente du Sénat, présidente de la Commission des Affaires économiques. Et l'année dernière, en 2024, le président du Parti Les Républicains, Éric Ciotti, à l'époque, a annoncé un peu la surprise générale, sa volonté de proposer une alliance à Marine Le Pen, rompant donc le cordon sanitaire historique. Vous avez claqué la porte du parti à ce moment-là. Pourquoi ?
Parce que moi, je suis d'une branche de la droite qui vient du chiraquisme. et on a toujours dans nos gènes combattu le Rassemblement national. Et donc, il est hors de question pour moi de changer, de renoncer à qui je suis aussi et parce que le Rassemblement national ne correspond pas à mes idées. Et donc, par conséquent, à partir du moment où Éric Ciotti seul avait décidé que Les Républicains s'alliaient au Rassemblement national, je n'avais plus ma place.
Est-ce que vous pouvez comprendre la surprise qu'a été la mienne quand j'ai appris que vous vous ralliez à Bruno Retailleau pour la présidence des Républicains ?
Vous avez été vraiment surpris ?
Oui. Que quelqu'un qui claque la porte du parti parce qu'il se rapproche du RN soutienne Bruno Retailleau six mois plus tard ? Je vous avoue que c'est surprenant.
Parce que Bruno Retailleau n'est pas RN ? Je suis désolée de vous le dire.
Expliquez-moi en quoi Bruno Retailleau est loin du RN ?
Je connais Bruno Retailleau. Alors, économiquement, ça n'a rien à voir. Clairement. D'accord. Clairement, clairement, clairement. Moi, je connais Bruno. Je ne comprends pas pourquoi vous êtes étonnés parce que moi, je connais Bruno Retailleau depuis dix ans. Je suis sénatrice depuis 2011. Il était président du groupe. Il était président du groupe LR et je reconnais en Bruno Retailleau. D'abord, on a quelques divergences de vues sur certains points et qui ne sont pas récentes. Du type ? Oui,
lesquelles ?
Pardon, Bruno Retailleau, notamment sociétal, par exemple.
Ok.
Bruno Retailleau a toujours vécu dans son groupe des Républicains qui est assez important au Sénat avec des différences qu'il a acceptées. Il a ses convictions, elles sont solidement ancrées, elles sont solidement argumentées d'ailleurs, mais il comprend et il accepte qu'à l'intérieur de la famille politique aient d'autres avis. Et donc, ce que je reconnais à Bruno Retailleau, c'est sa capacité à faire vivre un parti qui soit un parti large.
Et donc, quand on a créé l'UMP il y a des années maintenant, on allait du centre-droit à une droite un peu plus dure et on arrivait à cohabiter tous ensemble dans une famille politique qui gagnait des élections et qui correspondait aux besoins des Français et aux préoccupations des Français. C'est ça que je lui reconnais, c'est sa capacité à faire des alliances.
Comme il a été président d'un groupe pluriel, il pourrait être président d'un parti. Ça, j'ai bien l'idée. Mais je trouve ça intéressant et j'aimerais bien vous entendre sur la doctrine de la droite contemporaine d'aujourd'hui. Ça veut dire quoi être de droite ? Ça veut dire quoi ? C'est quoi l'identité politique des Républicains aujourd'hui ? Parce qu'on a d'un côté une Marine Le Pen qui se dédiabolise de plus en plus, qui drague les milieux économiques maintenant de plus en plus et qui essaye un petit peu de siphonner les Républicains sur son électorat.
De l'autre côté, on a un Emmanuel Macron qui a fait un travail depuis plusieurs années maintenant assez impressionnant sur l'autre parti du parti des Républicains. Là, vous avez un congrès. Du coup, j'aimerais bien que vous me disiez c'est quoi pour vous l'avenir de ce parti, de cette position politique ?
Moi, je pense que le « en même temps » a vécu. Je pense que le « en même temps » a vécu. Je l'ai beaucoup combattu et c'est pour ça longtemps que je suis restée aux Républicains parce que je trouvais qu'avec un parti socialiste qui s'effondrait et un parti des Républicains qui s'effondrait, en fait, on ne laissait de la place qu'aux extrêmes, à gauche et à droite. Et que ça, pour moi, je ne pouvais pas laisser la politique dans cet état-là. Donc, je n'ai pas... On n'a pas réussi. On n'a pas été bon. Enfin, voilà. On n'a pas réussi à garder cette droite républicaine. Pas plus, d'ailleurs, que le Parti Socialiste n'a réussi pendant longtemps à faire sans LFI.
Et donc, on a eu ce « en même temps » et ce « en même temps » qui est caractérisé par Emmanuel Macron aux yeux des Français. Je pense qu'on est à la fin de ce « en même temps » et que, comme je dis souvent, la rivière va retourner dans son lit. C'est-à-dire que je pense qu'il va y avoir une gauche et je pense qu'il va y avoir une droite et je le souhaite. Et je vous entendais tout à l'heure parler du Parti Socialiste, de son avenir, de ses difficultés aussi qu'on connaît bien, la guerre des chefs, la guerre du positionnement, la guerre par rapport aux extrêmes. Enfin, bon, on a des problématiques qui sont des problématiques diverses. Vous, vous considérez qualifiées et pas de l'extrême.
Moi, je les considère. C'est pour ça, Malek.
L'extrême-gauche, c'est une culture politique. Voilà. Et la France Socialiste n'est pas d'extrême-gauche.
Elle est magnifique et son expression à l'Assemblée nationale aussi. Voilà. Donc, je pense qu'aujourd'hui, on va avoir une gauche et une droite et que la droite, elle doit se reconstruire autour des valeurs qui sont les valeurs de la droite, c'est-à-dire des valeurs sur la réforme de l'éducation et le retour à une éducation plus forte, plus institutionnelle et plus efficace aussi pour l'ensemble de nos jeunes. Il faut qu'on réinvestisse dans la jeunesse. Aujourd'hui, notre pays est en train d'investir, pardon, mais pour les personnes les plus âgées. Je suis désolée, il faut qu'on réinvestisse dans la jeunesse.
C'est très important de réinvestir dans la jeunesse, de permettre à toute cette jeunesse d'avoir un emploi, de permettre à cette jeunesse d'avoir un cadre familial dans lequel elle puisse faire garder ses enfants. C'est important d'investir là-dedans. Il faut qu'on soit fort sur le régalien. Ça, c'est l'habitude, j'allais dire, et le positionnement et puis une économie qui soit libérée et qu'on libère cette économie qui aujourd'hui est étouffée par une démocratie qui a créé au fil des années, au fil des majorités, tellement de règles, tellement de carcans qu'aujourd'hui, on est étouffé.
Vous savez, moi, je fais un tour de France des préoccupations comme porte-parole parce que j'essaye d'être porte-parole aussi dans l'autre sens, d'aller écouter les territoires et de remonter ça. Et je trouve sur les territoires, y compris des territoires ruraux où les gens n'ont pas beaucoup de moyens d'État présents, y compris dans des entreprises. En fait, les gens nous disent mais arrêtez, on ne veut même pas d'argent. Ce qu'on veut, c'est de la liberté. Fichez-nous la paix, on trouvera les solutions. Ça, c'est hyper positif d'abord. Et puis, je pense que ça fait partie de l'ADN de libérer les énergies, qu'elles soient associatives, sportives, économiques.
Il faut donner de l'air à notre pays.
Emilia, ce discours que vous donnez, il n'est pas nouveau. C'est-à-dire que la droite n'a pas pour habitude de changer ses fondamentaux tous les 36 du mois. On se dit comme coup de parti. C'est des choses que j'entends depuis de nombreuses années. Tout comme le besoin de rénovation et de refondation idéologique de parti. Depuis 2012 et la défaite de Nicolas Sarkozy, c'est quand même été le cas presque une demi-douzaine de fois. Ça n'a pas vraiment abouti.
C'est planté.
La question, c'est pas... Parce qu'on peut croire à la volonté des uns et des autres de refaire quelque chose. Après, les intérêts divers selon les positions. Mais comment est-ce que les Républicains peuvent faire en tant que parti pour, j'ai envie de dire, structurellement, vraiment travailler les idées, puisqu'à priori, Bonheur-Retailleu n'est pas contre cette position-là, et avoir un parti qui, à la fois, soit clair doctrinalement et, en même temps, arrive à parler à tous les spectres de la droite, y compris à droite la plus libérale, sachant que ce n'est pas un discours qu'on entend beaucoup quand même à droite.
On sent que la droite de gouvernement, qui existait justement du temps de Jacques Chirac, est devenue quasiment la faune.
Je ne suis pas sûre de comprendre bien votre question, mais je pense qu'il faut qu'on retrouve la capacité. Je ne sais pas d'ailleurs si ça passe exactement que par un parti. Ça passe par un parti qui crée des idées, qui met des idées sur le tapis, pardon, mais c'est pareil pour la gauche, et puis qui essaye de partager ses idées et d'aller l'épuiser aussi sur le territoire. Ça, on a quand même, si on s'est pris des déculottés politiques comme ça, c'est parce qu'aussi on s'est ankylosés, on n'a pas su renouveler, on n'a pas su mettre des jeunes, on n'a pas su écouter le terrain, c'est aussi pour ça. Donc je pense qu'il faut qu'on sache faire ça et qu'on s'ouvre aussi aux autres idées.
Après, moi, je pense qu'il faut arriver dans les six mois qui viennent à avoir un discours qui soit à la fois très compréhensible, très clair sur les grandes idées et puis après qu'on le partage avec les autres. Je pense que c'est vraiment, il faut qu'on aille glaner.
Vous croyez vraiment à la possibilité que l'eux en même temps a fait son temps, que le macronisme, sans que ce soit un accident de l'histoire, qu'à un moment, ça va s'essouffler et que vont réémerger les deux grands partis structurants, la droite et de la gauche, qui étaient les Républicains et les PS ? Vous croyez à ça ?
Je ne sais pas si c'est le même format et exactement la même chose que ce qu'on tenait c'est avant, mais je pense que le grand centre, tel qu'il a été incarné par Macron, avec le « en même temps » et des structures comme les nôtres, vous voyez, en ce moment, d'un gouvernement qui est à la fois centre-gauche et à la fois à droite, c'est compliqué, vous voyez, encore une fois, vous avez des réserves sur le fonctionnement, c'est compliqué.
Donc je ne sais pas si c'est exactement dans la même configuration que ça existait dans le temps, mais en tout cas, je pense qu'on a besoin d'une gauche et d'une droite républicaine et qu'on a besoin d'une confrontation de convictions, qu'on a besoin d'une confrontation de propositions et que ça me paraît beaucoup plus sain pour la démocratie.
Lorraine ?
Mais justement, en fait, on voit que la Ve République de base, en tout cas réformée par le général de Gaulle avec le suffrage universel du président, a été surtout construite pour avoir des majorités fortes, des majorités larges. Et là, j'ai l'impression qu'il y a une espèce de mise en danger de l'équilibre institutionnel dans le sens où, déjà, il faut quand même rappeler qu'en juin dernier, il y a le refus d'Emmanuel Macron de donner l'occasion au NFE de composer un gouvernement. Il y a le ministre d'Intérieur qui rompt avec la tradition de rompre le jeune, etc., alors qu'il est aussi le ministre des cultes. Il envoie le ministre des Affaires étrangères à sa place, etc.
Est-ce que vous n'avez pas l'impression que notre régime, c'est-à-dire la Ve République, aujourd'hui, elle est affaiblie ? Ou alors, peut-être, et peut-être c'est votre, enfin, le pari du gouvernement, en tout cas, est-ce que le gouvernement mise peut-être sur un contexte international qui nous rassemblerait derrière une personne, et en l'occurrence, Emmanuel Macron ? Je ne sais pas si c'est clair. Oui, oui, c'est clair. Je réfléchissais à ce que j'allais vous répondre parce que c'est une question évidemment, éminemment intéressante.
En réalité, je pense qu'heureusement qu'on a la Ve République et je pense que aussi peut-être imparfaite qu'elle puisse paraître, elle nous permet pour l'instant de passer cette crise. Si cette crise continue et perdure dans les prochaines années, je pense qu'effectivement, il faudra regarder comment on traverse ça. Mais pour le moment, pour le moment, elle est solide, cette Ve République. Alors, on lui a fait quelques accros qui, à mon avis, sont dommageables. Dans les accros, je pense qu'il y a le septennat.
Vous pensez que c'était une erreur ?
Oui, moi, j'étais pour le quinquennat quand on l'a proposé. En 2000 ? Je trouvais ça moderne, je trouvais ça tout ça. En réalité, je pense aujourd'hui à l'usage, si j'ose dire, qu'en réalité, le septennat permettait au président de la République d'être le président de tous les Français. Et que le quinquennat, c'est le président d'un camp. Et que même, on voit bien qu'Emmanuel Macron essaie d'élargir, d'élargir. Mais en réalité, je pense que ce septennat, il permettait d'ailleurs d'avoir des échéances. Dans le septennat, il y avait deux échéances, souvent, deux échéances législatives. Et ça permettait aussi, peut-être, de faire cette alliance.
Vous voyez, cet équilibre dont vous parlez tout à l'heure, qui se faisait en réalité entre un président de la République et un gouvernement. Et donc, je pense que cette Ve République est pour l'instant encore assez forte et qu'elle nous permet de traverser ces crises. Est-ce qu'il ne faudra pas réfléchir plus en avant comment l'améliorer ? Mais chaque fois qu'on l'a améliorée, en réalité, dans le temps, on l'a un petit peu détériorée.
Est-ce que pour vous, l'élection du président de la République au suffrage universel direct, ça ne fait pas partie des faiblesses aussi de cette Ve République ? Tous les cinq ans, on attend un champion qui est avec sa grande majorité stable.
Surtout avec un quinquennat, en fait. Surtout avec un quinquennat.
Nicolas Sarkozy, ça s'est très bien passé son quinquennat. Il a eu une majorité pendant cinq ans.
Oui, parce qu'il avait sa majorité pendant cinq ans. Mais dès Nicolas Sarkozy, le président est devenu plutôt un chef de camp. Vous voyez, moi, à l'époque, j'ai commencé sous Nicolas Sarkozy. Ça n'a pas duré longtemps parce que je suis arrivée à l'Assemblée en 2010 et j'en suis partie pour le Sénat en 2011. Mais par exemple, cette habitude qui était de recevoir les députés du groupe Les Républicains, enfin UMP à l'époque, à l'Élysée, et juste les députés de ce groupe-là, ce n'est pas normal en réalité. Si on est président de toute la France, on doit... Si on invite les députés...
D'ailleurs, Hollande avait promis qu'il ne le ferait pas et puis il l'a fait quand même.
Et puis il l'a fait. Et Emmanuel Macron aussi, etc. Et du coup, on devient le président d'un camp alors qu'on devrait être le président des Français et on devrait faire des arbitrages, on devrait peser dans les arbitrages politiques pour amener un peu plus de stabilité.
Malek ? Désolé, j'étais en train de boire de l'eau.
Je ne sais que de l'eau, ça va.
Oui, ça va. Il n'y a que ça ce soir. Moi, je vous rejoins pleinement mais si je vous écoute, je dois aussi donc suivre la logique de l'élection législative de l'année dernière, Madame la Ministre. Et comment vous dire ? Votre camp est arrivé quoi ? Cinquième, il me semble. Et pourtant, vous gouvernez. Donc en fait, votre discours, confronté à la réalité, il est un petit peu difficile à entendre. Vous vous rendez compte aussi qu'avec ce qui s'est passé, des centaines de milliers de personnes se sont rendues au sud alors qu'ils ne votent pas. n'avaient pas cette petite impression un petit peu de faire mal à la démocratie et du coup, in fine, aussi à la cinquième ?
Mais ceci dit, je suis désolée, il n'y a pas de majorité. Je sais bien que la gauche a l'habitude de dire qu'elle a la majorité à l'Assemblée nationale
mais vous ne l'avez pas.
Je suis désolée.
Une majorité relative.
Une majorité relative.
Ce n'est pas une majorité qui est très fragile, disons-le. Mais entre avoir une majorité très fragile et mettre au pouvoir parce qu'en réalité, on a François Bayrou comme Premier ministre mais aujourd'hui, il est tenu par sa droite par Bruno Retailleau et tenu par sa gauche par Gérald Darmanin. En réalité, c'est donc les LR aujourd'hui qui gouvernent depuis septembre. Et comment vous dire ?
Je n'avais pas remarqué que Gérald Darmanin était resté au LR mais bon, il m'a encore dit qu'il était exclu il y a quelques temps.
Il est bel et bien parti des LR mais en réalité, c'est pour vendre dans la même veine que Bruno Retailleau une ligne pour singer le Rassemblement national. Tu veux dire que Repsamen il est OPS ? Oh voilà, lui aussi. Non mais tu vois, je veux bien mais en fait, c'est quoi ton point ? Mon point, en termes d'idée, il est resté constant.
Mon point, c'est que vous ne pouvez pas aujourd'hui dire qu'en réalité, le problème, c'est qu'aujourd'hui, un président préside pour un camp et que c'est un camp qui gouverne quand en réalité, la seule et unique raison de ce gouvernement, en réalité, c'est d'avoir fait tenir et exister un camp et pas en réalité une véritable politique pour les Français puisque au sein de son gouvernement, en polyphonie, cacophonie, ce que vous voulez, simulacre, personne n'est d'accord. C'est vous qui cultivez en réalité ce truc de camp. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça.
Je ne suis pas d'accord sur le fait qu'on ne soit pas d'accord. Il y a plein de choses sur lesquelles on est d'accord et sur lesquelles on avance. Vous voyez, par exemple, le travail souterrain. Alors, je sais bien, ça ne se voit pas. Le travail souterrain qu'on est en train de faire sur la réforme de l'État. Le travail qu'on est en train de faire sur la simplification. C'est un travail souterrain mais qui est colossal et qui va nous permettre d'aborder le budget 2026 qui est juste un cauchemar apocalyptique. Bon, mais ça, on est tous d'accord et on est tous au travail. Donc, ne dites pas qu'on n'est pas d'accord sur pas mal de choses.
En réalité, il y a des points qui sont un peu des points névralgiques qu'on a évidemment. Qui sont tout de même importants. Qu'on a évidemment. Mais quand on parle de sécurité, par exemple, regardez le projet de loi, la proposition de loi émise par le Sénat sur le narcotrafic. Elle sort du Sénat. D'abord, elle est créée de façon transpartisane. La commission d'enquête, elle est avec un PS et avec un LR. Ils se mettent d'accord. Ils font une proposition de loi. Elle est votée à l'unanimité. Ça, c'est un bon travail. Donc, on est d'accord sur un certain nombre de choses.
Sur la tradition française de l'accueil et sur le traitement des jeunes de la gaieté de l'État. Est-ce que là, vous êtes d'accord ou pas d'accord ?
Vous prenez un point qui sont des points névralgiques, qui sont des points importants, mais qui sont des points névralgiques.
De savoir que des gamins vont se retrouver in fine à la rue parce que là, c'est des solutions très temporaires. Je vous avoue que oui, pour moi, ça compte.
Bien sûr, mais pour moi aussi, ça compte. Quelqu'un aurait dit vous n'avez pas le monopole du cœur. Vous n'étiez pas né, mais moi, j'étais né et je faisais de la politique. Vous n'avez pas le monopole du cœur. Mais en réalité, bien sûr que c'est important, bien sûr que c'est des sujets et il faut les traiter à la base. Il faut les traiter en se disant pourquoi aujourd'hui on a des gamins qui peuvent être à la rue ? Vous parlez de la gaieté, c'est ça ? Oui, totalement. Je vous signale qu'il n'y avait pas de mineurs dedans. Enfin bon, c'est un détail.
Alors ça, c'est... Ça fait partie des points un peu justement. Et ça, vous engagez votre responsabilité en le disant sur notre plateau et c'est important, mais l'histoire le dira.
La question d'actualité, François-Noël Buffet a répondu hier, il a dit la même chose que moi. Il a dit qu'il y avait 4-5 cas qui étaient avec des recours sur lesquels on verra et naturellement, si ces personnes sont mineures, elles seront accueillies comme il se doit.
On se souviendra de cette réponse. Vous parliez de M. Buffet, le ministre, c'est le ministre qui est donc... qui doit assister, qui est le bras droit de Bruno Rotaillot. Le liftard qui a eu lieu à la Grande Mosquée de Paris, ce n'est pas M. Barraud qui a été envoyé puisque si un ministre avait dû être envoyé, ça aurait été M. Buffet. Non, Beauvoir a décidé de ne pas envoyer de ministre et un repas avec des ambassadeurs de pays étrangers a été organisé. Preuve aussi que le ministre des Cules n'a pas voulu parler aux musulmans de France, Mme la ministre.
Il était au Congrès, je ne sais plus comment ça s'appelle, le Forum des musulmans, le Forum international des musulmans, où ça s'est très bien passé et il a eu de très bons dialogues
avec tout le monde. Emilean. Vous avez évoqué la question des jeunes, c'est un discours qui n'est pas forcément tenu de manière très durable à droite, qui a eu des difficultés à avoir le vote des jeunes. Oui, bien sûr. On ne peut pas dire le contraire.
Oui, bien sûr.
Ma question, c'est est-ce que là, actuellement, le gouvernement, alors les jeunes ne sont pas quelque chose d'homogène, mais malgré tout, est-ce que le gouvernement, par la politique sur les retraites, qui est avant tout soutenue par des personnes retraitées, par le discours qu'il a sur le voile, etc., par la politique, je pense, on en a parlé au début, en matière d'enseignement supérieur et de recherche, où les budgets ne suivent pas le nombre d'étudiants, est-ce qu'il arrive vraiment à être suivi par les jeunes ? Et quand on regarde le vote à la fois en marche, enfin ensemble, et à l'air, il est semblable, c'est-à-dire qu'il augmente avec l'âge.
qu'est-ce que vous pouvez faire, je ne ferai rien, ce n'est pas mon rôle, mais pour changer ça ?
Je pense en fait qu'il faut aussi avoir un discours de vérité. Vous avez raison sur les budgets de l'université et de la recherche, vous avez raison sur les retraites, vous avez raison là-dessus. Je pense qu'en fait, depuis trop d'années, et je prends les gouvernements différents qui se sont succédés, y compris d'ailleurs à gauche, on s'est enfermés dans une maquette budgétaire qui aujourd'hui nous étouffe et nous empêche en fait de regarder les vrais sujets de société. C'est quoi les vrais sujets de société ? C'est qu'aujourd'hui, dans notre pays, à l'heure où on est, on a plus de plus de 60 ans que de moins de 20 ans.
Ça, c'est terrible pour une nation, parce qu'elle ne construit pas son avenir avec ça. La réalité, c'est qu'enfermés dans ces maquettes budgétaires, on n'arrive plus à faire face aux besoins de la jeunesse. Et vous le dites, la recherche, l'innovation, le milieu étudiant, l'université, qui devraient être des endroits où on met davantage d'argent. Et donc, c'est le moment où, avec la jeunesse, on devrait regarder en fait les arbitrages budgétaires qui doivent être des nôtres. On n'a plus de quoi faire comme avant. Donc, il va falloir qu'on fasse différemment.
Et moi, je pense qu'à l'intérieur de la droite que je vois pour demain, que je vois pour mes enfants, je veux qu'on investisse sur la jeunesse. Et donc, ça veut dire faire des choix ailleurs. Il faut qu'on décide ensemble là où on fait ses choix ailleurs pour investir sur la jeunesse. Parce qu'investir sur la jeunesse, c'est investir sur le pays. Voilà. C'est ça que je veux faire.
Il y a actuellement un Conseil européen sur les questions de défense qui se tient à Bruxelles aujourd'hui et demain. Il y a un plan de réarmement européen qui fait l'objet de discussions. Et dans son allocution, le président de la République a dit qu'il allait falloir financer un effort supplémentaire sur la question de la défense. Et il n'a pas précisé les modalités de ce financement. Il a juste dit qu'il allait falloir faire des choix. Est-ce qu'on en sait plus à l'heure actuelle ? Est-ce qu'on sait quels sont les... Est-ce qu'on a des montants ? Est-ce qu'on a des décisions ?
Alors, on n'a pas de montant pour l'instant. Ce qu'on sait, c'est qu'aujourd'hui, en fait, il y a eu une réunion à Bercy avec Éric Lombard et Sébastien Lecornu, donc l'économie et puis la défense. Et puis tous les industriels, en fait, de la défense pour estimer les besoins et notamment ce qu'on appelle les besoins en fonds propres, c'est-à-dire les besoins qui vont permettre à ces entreprises d'investir, en fait, pour produire davantage et d'ailleurs produire aussi peut-être différemment et d'autres choses parce qu'on s'est aperçu dans le retour d'expérience de la guerre en Ukraine qu'il y avait des secteurs de l'armement sur lesquels il fallait qu'on investisse plus fortement.
Donc aujourd'hui, ce qui est apparu, c'est que de mémoire, il y a 5 milliards de besoins de fonds propres supplémentaires et ce n'est pas que pour les grands de l'armement parce qu'en fait, il y a évidemment les grands noms de l'armement qui ont des fonds propres qui sont assez importants, mais il y a surtout toute une foultitude de sous-traitants nationaux et européens, de start-up aussi qu'il faut financer en fonds propres.
Ça, c'est sur les besoins de financement, je me doute qu'ils sont très importants.
Ils sont très importants.
La question, c'est quel argent, quel sacrifice, quelle réduction sur les services publics, quel choix budgétaire ?
Ce qui va, alors ça, c'est évidemment dans le tube du budget 2026, c'est la façon dans laquelle on va appréhender le budget 2026 et pour le moment, évidemment, les arbitrages sont loin d'être faits, loin d'être faits. Mais je veux juste dire que redonner aussi des capacités de développement et d'investissement sur ces entreprises de l'armement, c'est aussi créer du travail dans nos territoires, c'est aussi créer de la valeur, c'est aussi créer des recettes fiscales, sociales et donc, il faut bien qu'on mesure aussi l'investissement que doit être le nôtre.
Lorraine ?
Oui, en fait, on peut débattre de quel âge ces jeunes, etc. Moi, en l'occurrence, j'ai 27 ans. Mais on voit que les jeunes sont plutôt anti-guerre en réalité. Et là, par exemple, il y a eu le SNU, le Service National Université, qui a été abandonné parce qu'il n'y a pas assez d'argent en réalité. Est-ce que vous comptez aller jusqu'à quand même rétablir le service militaire ? Alors, pas du tout parce que d'abord, ça ne servirait à rien et on n'en a pas les moyens, on n'a pas les infrastructures.
Donc, le service militaire, en fait, aujourd'hui, il fait partie d'une forme de nostalgie d'une partie de la population française, soit parce qu'ils l'ont fait et que ça s'est plutôt bien passé, soit parce qu'en fait, ils reconnaissaient un moyen de socialiser, en fait, l'ensemble de la population française sans discrimination sociale, sans écart d'origine, etc.
Comme l'école, quoi.
Un peu normalement comme l'école. Des gens y échappaient. Comme l'école, mais au garde-à-vous. Vous avez raison, des gens y échappaient et certains avaient des services militaires qui étaient plus sympas que d'autres. Moi, mon mari, il a fait son service militaire, c'était plutôt sympa. On est partis à San Francisco pour faire... Bon, donc, voilà. Non.
Il faut le dire aussi, quand même, c'est un peu un mythe.
Mais voilà, c'est ce que je voulais dire.
Le service militaire qui brasse les générations et les classes sociales, ça n'a jamais été fait.
Non, mais c'est pour ça. Là où je voulais en arriver, en fait, c'est une espèce de nostalgie nationale sur quelque chose dont on idéalise aujourd'hui les effets et qui, moi, je me souviens quand ça a été arrêté, les jeunes, ils voulaient arrêter. Ils en avaient ras-le-bol. Alors, après, juste une question. Sur le SNU, il n'a pas été abandonné puisque les budgets ont été continués. Il y a eu au Sénat une petite discussion entre le budget du sport et le budget du SNU. Mais sur le SNU, il y a une chose, en fait, qui est très importante, c'est que quand il a été mis en place, l'objectif, c'était de ramener à la citoyenneté un certain nombre de jeunes qui s'étaient éloignés de la citoyenneté.
C'était ça, l'objectif. C'est-à-dire ? S'éloigner, c'est-à-dire ? Qui ne connaissaient pas les institutions, qui ne connaissaient pas l'engagement associatif. Ce n'est pas que c'est le rôle de l'école d'apprendre ça ? Mais aussi, mais c'était aussi le rôle qu'avait été...
Ou de l'éducation populaire.
C'était le rôle qui avait été assigné au SNU. Je vous parle qui vont au SNU n'est pas la cible que l'on souhaitait. Et donc, c'est logique de s'interroger aujourd'hui sur se dire qu'on a mis en place un truc pour une politique publique avec un objectif et l'objectif, il passe à côté. Donc, même si les gens qui y sont, ils sont super contents et je les comprends parce qu'ils font des choses passionnantes, en réalité, l'objectif qui était poursuivi parce que moi, je n'étais pas au gouvernement et voilà, à ce moment-là, était un objectif de ramener à la citoyenneté, à la vie associative, à l'engagement des valeurs qui sont partageables me semble-t-il et on l'a fait mais pas sur les populations.
C'est marrant parce que j'ai le même objectif mais tellement pas le même dispositif. Après, on ne sera jamais d'accord là-dessus. Vraiment, le garde-à-vous des jeunes mais au secours.
Lorraine. Mais en gros, vous êtes en train de dire que si le SNU a été abandonné, c'est une question de plus d'objectifs que de... Mais il n'est pas abandonné, je redis qu'il n'est pas abandonné. En tout cas, qu'il est en discussion, etc. Ou en tout cas, réfléchissez à le rediriger ou je ne sais quoi. En tout cas, que vous essayez de le transformer, ce n'est pas une question d'argent mais d'objectif. Alors oui, c'est une question d'objectif. Oui, c'est une question d'objectif. Vraiment. Et je vous invite à regarder tous les rapports qui ont été faits sur le SNU pour vous dire qu'on passe à côté de l'objectif de base. Donc, si on passe à côté de l'objectif de base, il faut revoir le système.
Moi, j'ai une question sur votre rôle en tant que porte-parole du gouvernement. Je reviens un petit peu sur le fait que vous avez pris Fête-Écosse pour la candidature de Bruno Rotaillot à la tête du Parti Les Républicains.
Je ne suis pas non plus... Je n'ai pas fait 20 heures. Vous êtes porte-parole du gouvernement
de François Bayrou ou de Bruno Rotaillot ?
Mais je suis dans le gouvernement de François Bayrou et dans ma vie politique Les Républicains à laquelle je ne renonce pas, j'ai choisi de soutenir Bruno Rotaillot pour cette présidence.
Pas de favoritisme ?
Pas de favoritisme.
En faveur de Bruno Rotaillot dans vos prises d'opposition ?
Non, non, non. Justement, j'essaie de faire attention. J'ai dit que je ne renonçais pas à qui j'étais mais je suis loyale par rapport à l'objectif qu'il nous est donné dans ce gouvernement qui est un gouvernement atypique et qui essaie de faire avancer la France malgré les difficultés. Elles sont nombreuses et pas que politiques.
Et il peut rester ministre en étant présent de parti. Parce que, par exemple, Jacques Chac n'a pas voulu au départ que soit Nicolas Sarkozy.
Oui, mais... Vous savez pourquoi.
Oui, je sais pourquoi. La question, c'est aussi... D'ailleurs, tu peux dire pourquoi, Emilien, pour ceux qui ne savent pas ? Qui ont raté cette histoire qui était quand même très drôle. Le fait est que ça faisait un peu beaucoup pour une personne surtout qui voulait prendre la succession de Jacques Chirac mais qui s'est avéré que Nicolas Sarkozy c'était bien utile au ministère de l'Intérieur pour ce dernier.
Et la question, c'est aussi un président de parti, bon, pas pour reprendre le rétragique de l'envoquer mais doit avoir ses propositions pour la discussion et si on est en même temps dans le gouvernement, est-ce qu'il n'y a pas une difficulté pour les publicains à s'affirmer de manière autonome ?
Alors, j'ai pas le sentiment que Bruno Retailleau est la langue dans sa poche d'ailleurs. donc j'ai pas ce sentiment-là donc il exprime son avis et après il est suivi et pas suivi et puis François Béroux est patron de parti.
Un point. Pas faux. Un point tout à fait. Le modem qu'on embrasse. Merci beaucoup Sophie Prima d'être venue sur le plateau de Baxis pour répondre à nos questions. Merci à vous, je vous laisse quitter le plateau. On va conclure l'émission et voilà. Merci les copains d'avoir été avec nous. Merci d'avoir fait cette émission. Rock'n'roll l'actualité ces derniers temps. On en a parlé hier en réunion de rédac en disant putain c'est pas simple vu la quantité de choses qui se passent que ce soit à l'international ou en France. Ça va Lorraine ?
Ça va. Ça va. C'était dense. J'essaye de processer un peu tout ce qui se passe là mais bon je penserai à ça pendant la marche de samedi.
Marche de samedi effectivement. Malek Malek comme dirait le coup à la con c'est le printemps. Pensez printemps les amis. Ça doit être ça ouais. Ça doit être ça. Allons marcher samedi. C'est important. Absolument. Emilia ? Oui effectivement une actualité un peu flippante parfois je dois dire notamment à l'international ou sur la fascisation de certains gouvernements. Bon et qu'est-ce que peut-on faire à part continuer de faire notre boulot. Eh bien merci. Merci à tous les trois. Où est-ce qu'on peut vous retrouver ? Dans la rue peut-être mais littéralement au coin de la rue. Non sur Twitter malgré tout et puis on s'y énerve parfois et sur Blue Sky il m'y a plus raisonné. Eh bien merci à toi.
Lorraine où est-ce qu'on peut vous retrouver ?
Franchement un peu partout arrobase peace and low L-A-U Voilà. En ce moment je ne tweet pas trop mais c'est parce que je travaille sur mon média de vulgarisation politique machin pour les banlieues notamment. Donc c'est beaucoup de travail mais voilà. Donc on se retrouve samedi à la marche déjà ce sera déjà bien. Et voilà. Et sur TikTok je crois.
Malek ? On me retrouve dans la rue samedi pour marcher contre l'extrême droite et contre le racisme. Je pense qu'on va aussi me retrouver peut-être un peu sur Twitter. J'aimerais bien que d'autres membres du gouvernement viennent sur notre plateau comme vient de le faire la porte-parole du gouvernement parce qu'en réalité l'émission Ah ils sont chauds là. Comment te dire Malek ?
Oui non mais je sais qu'ils sont frileux c'est un petit mot et c'est le printemps mais en fait on avait tellement de sujets à aborder on n'a pas pu parler Betaram, Gaza enfin tous ces sujets-là avec la porte-parole du gouvernement donc venez en réalité parce que tout le monde a le droit en fait de vous confronter de vous écouter et puis moi mon podcast autour de moi interview où je demande à mes invités de ne pas parler d'eux pour la première fois mais de parler des autres on a balancé un dernier épisode avec un humoriste Nordin Kanso et voilà on parle d'ailleurs de faire ensemble de faire commun dans cette interview et peut-être que ce sera une bonne écoute pour certains membres du gouvernement ça leur fera pas de mal Merci à toutes et à tous merci le public c'est la fin de cette émission Backseat
C'est la fin de cette émission