Audiovisuel public : un rapport sous influence politique ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Cette commission était-elle utile ? N'était-elle que politique ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir voté en faveur de la publication du rapport ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous auriez voté quoi si vous aviez été membre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La commission était-elle politiquement orientée ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Sur quoi n'êtes-vous pas d'accord avec les propositions ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Faut-il fusionner des chaînes comme France 2 et France 5 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Sylvie RobertFait
« Il y a des choses qui ne correspondent pas aux faits, il y a des insinuations, il y a des qualificatifs qui n'ont rien à faire dans un document parlementaire. »
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Place maintenant au débat politique et on va revenir sur la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Le rapport va donc être publié, rendu public le 4 mai, une publication qui fait Les débats, cette commission était-elle utile ? N'était-elle que politique ?
Visait-elle à discréditer l'audiovisuel public ? On va en débattre dans quelques instants avec la sénatrice Sylvie Robert et le député membre de la commission François-Xavier mais d'abord un résumé de ce débat avec Aurélien Romanoff. Après 4 mois de tensions, le vote final en commission a été lu aussi l'objet d'un psychodrame. 12 pours, 10 contres et 8 abstentions, c'est grâce à ce trou de souris que le Le rapport du ciotiste Charles Aloncle pourra être officiellement rendu public lundi 4 mai.
La gauche a tout de suite accusé le bloc central de servir de marche-pied à l'extrême droite. Il y a des choses qui ne correspondent pas aux faits, il y a des insinuations, il y a des qualificatifs qui n'ont rien à faire dans un document parlementaire qui devrait être quelque chose qui est objectif, qui est sur des faits. C'est un travail de l'Assemblée nationale qui aujourd'hui est autorisé par des parlementaires du Bloc central, je le dis, ils donnent le point au Rassemblement national, ils n'ont pas compris ce qu'est en train de se jouer dans la La société française.
Le Rassemblement national se félicite de la publication d'un rapport qui va permettre de relancer le débat sur la privatisation de France Télévisions. « Vouloir enterrer un rapport comme celui-là, c'est souhaiter en réalité la censure. « C'est souhaité bloquer le travail de l'Assemblée nationale. » Ce que contient le rapport n'est donc pas officiel, mais son adoption en commission a permis aux nombreuses fuites de se préciser dès hier.
Quatre pistes principales, un milliard d l'économie sur un budget de 4 milliards, la fusion de France 2 et France 5, la fusion des chaînes France Info et de France 24, et la suppression de la radio Le Mouve et de la chaîne France 4. Dès hier, chacun a pu se prononcer sur des fuites alimentées par le rapporteur lui-même. C'est du moment où M.
Aloncle en parle, un jour on va pouvoir en parler. Donc on va pouvoir en parler dès maintenant, c'est dans le rapport, secrète polychinelle, cette fusion de France 2 et France Cette fusion de France 2 et France 5, pour ou contre ? Parce qu'il est adopté.
Moi je suis contre. Je suis contre. Ce n'est pas parce qu'il est adopté, ça n'a aucune portée normative.
Ça dit juste, moi, M. Charles-Henri Allon, que rapporteur de cette commission, c'est ce que je préconise. Ce rapport pourra servir de base pour une proposition de loi si l'UDR décide de s'en saisir lors de sa prochaine niche parlementaire prévue le 25 juin.
Et on va en débattre avec vous, Sylvie Robert. Bonjour, merci d'être avec nous. Sénatrice socialiste Dillet-Vilaine et François-Xavier Tchécoli, bonjour.
Merci également d'être avec nous. Députée droite républicaine de la Haute Corse. Vous étiez membre secrétaire même de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
D'abord sur la forme, le vote. Et évidemment c'est important, ça fait débat. Vous avez voté François-Xavier Tchécoli en faveur de ce rapport.
Pourquoi selon vous il fallait publier ? Écoutez, vous savez, il y avait une attente extraordinaire des Français qui est monté en puissance au fur et à mesure des débats pendant ces six mois d'enquête. On l'a bien senti sur les messages que nous recevions et je peux vous dire qu'encore une fois, il ne s'agissait pas de donner pour ma part en tout cas un blanc-seing aux rapporteurs, mais il s'agissait simplement de permettre aux Français d'avoir accès à ce document et de pouvoir se forger une opinion entre ceux qui le jugent pertinent et ceux qui ne le jugent pas.
Et je pense que les Français seront aussi très divisés sur la question. Et encore une fois, je pense que de ne pas le faire, ça aurait pu être extrêmement nuisibles parce que ça aurait donné l'impression finalement on cherchait à cacher des choses moi je ne vous cache pas que je suis un fervent défenseur d'audiovisuel public comme tant d'autres je pense que le privé et le public ont encore une fois leur place conjointement dans cette affaire et à mon avis ne pas publier ce rapport aurait eu encore une fois des effets extrêmement négatifs. – Sylvie Robert, si vous étiez membre de cette commission d'enquête, vous auriez voté quoi ?
Vous auriez voté en faveur de la publication de ce rapport ? – Déjà je ne suis pas membre de cette commission d'enquête, je ne connais pas le contenu des propositions qui sont dans ce rapport. Mais je ne pense pas que j'aurais voté le rapport.
Pourquoi ? Parce que je crois que ça ne sert pas à grand-chose. Il ne sert pas à grand-chose, ce rapport.
En tout cas, il ne sert ni la démocratie, ni l'audiovisuel public et ni le débat public. Pour une raison très simple, et je me pose à l'extérieur, même si j'ai été auditionnée au sein de cette commission d'enquête, c'est que...
Alors en tant que sénatrice, j'ai été stupéfaite de la façon dont s'est déroulée les travaux de cette commission d'enquête. Parce que d'abord, on a tout de suite vu que ce monsieur, votre collègue député, s'est servi de cette commission d'enquête. Absolument, vous l'avez cité.
C'est servi de cette commission d'enquête pour tout simplement un dessin personnel. Il est content, on parle de lui. C'est un bon comédien, il a fait du théâtre, ça a été spectaculaire.
Maintenant tout le monde parle de lui. Je pense que pour le coup il a réussi, il est content. Mais plus que ça, je pense que c'était un dessin aussi politique et idéologique.
Et la question de l'audiovisuel public pour le Rassemblement National, c'est vraiment un sujet qui est à l'ordre du jour de leurs travaux depuis très longtemps. On a parlé de privatisation d'audiovisuel public, ils l'ont d'ailleurs dit et répété dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Donc il s'est servi d'une commission d'enquête à des fins politiques, idéologiques et personnelles. – Ça ne serait pas assez différemment si elle avait eu lieu au Sénat ? – Je ne peux pas imaginer qu'on se serve d'une commission d'enquête comme un outil politique.
La deuxième chose, et ma stupévaction était...
Vous allez voir, c'est crescendo. C'est qu'à un moment, c'était orienté. Il savait déjà ce qu'il fallait de toute façon dire ou ce qu'il fallait en attendre.
C'est-à-dire que j'ai été sidéré de voir que toutes les questions étaient orientées, étaient biaisées. Et surtout, là où je suis en ce moment encore rapporteur d'une commission d'enquête et on veut de la neutralité, de la collégialité, il ne vous laissait pas parler. C'était absolument incroyable de voir qu'il ne laissait pas la parole aux collègues députés, c'était lui, lui, lui et ses altercations avec le président.
Donc vraiment pour vous dire que je ne pense pas que ça serve à grand chose. Pour vous, elle n'a pas été utile ? C'est une commission d'enquête qui n'a pas été utile ?
Par contre, je crois que faire une commission d'enquête sur l'audiovisuel public, c'est intéressant et au contraire, sur l'objet même, je trouve que c'était une bonne chose. Par contre, la façon dont ça s'est déroulé, pour moi, vraiment, c'était très grave. Vous l'avez senti comme ça, François-Xavier Tchégoire ?
Elle était politiquement orientée ? Est-ce que vous avez eu l'impression de ne pas avoir pu dire ce que vous vouliez dire ? Poser les questions que vous vouliez poser ?
Alors d'abord, oui, bien évidemment, j'ai pu poser les questions que je souhaitais poser et puis dire ce que je voulais dire. D'ailleurs, on ne m'a pas non plus envoyé un pense-bête pour me dire ce que je devais dire. Donc vous n'avez suivi aucune pression ?
Non, parce qu'il y a des échos dans la presse sur des pressions. Je ne peux pas parler pour mes autres collègues. Notamment du groupe Bolloré, il n'y en a pas eu.
Moi je n'ai pas reçu de mail, on n'a pas jugé important de m'envoyer des éléments de langage et j'en suis très heureux puisque je tiens à mon indépendance, et ne me dites pas ça parce que je suis corse, voilà je tiens à mon indépendance en tout cas à ce niveau-là. Donc moi je crois que malgré effectivement une fête qui a eu, on a bien senti les personnalités du président et du rapporteur qui ont pu souvent j'ai envie de dire canaliser un petit peu tout ce qui se passait autour et peut-être mettre en veille les vrais sujets elle a une utilité très forte cette commission elle a permis notamment d'aborder des sujets importants on l'a bien vu premier sujet vous avez bien vu qu'aujourd'hui se pose la question du train de vie de l'audiovisuel public avec des déficits un déficit systématique encore une fois c'est un député qui considère que tout ne peut pas être rentable je prends l'exemple des chaînes locales bien que ce soit chez ma collègue en bretagne ou encore et on y est attaché heureusement qu'il ya cet audiovisuel public parce qu'il est le seul à porter aujourd'hui tout ce qui est chaîne régionale et donc quelque part défense d'une langue d'une culture voilà et donc ça on ne demande pas à ça d'être forcément rentable c'est pas les publicités qui vont passer sur ces chaînes régionales qui vont alimenter le budget après on sait très bien qu'il ya des gabegis pourquoi aujourd'hui le journal de de 20h de France 2, coûte le double de celui de TF1. Je ne pense pas que celui de TF1 soit très mauvais.
Je me demande pourquoi ça coûte le double. Et puis si on va chercher un peu plus loin, il y a quand même des choses étonnantes. J'ai moi-même, par exemple, auditionné la présidente du groupe qui parce que c'est un groupe à part, là aussi, il y a des montages particuliers, TV France, TV Monde et Radio France Internationale, licenciement d'un directeur, on n'a pas su vraiment comprendre, on n'a pas pu comprendre exactement pourquoi il a été licencié puisqu'on nous opposait le droit médical nous expliquant que cette personne était en souffrance vous me permettrez un commentaire je veux bien entendre d'un journaliste qui soit sur le front ils sont en grosses difficultés un directeur c'est peut-être moins évident à comprendre pour les députés que nous étions indemnité 1 ,5 millions d'euros comment a-t-elle calculé on va vous écrire on va essayer de nous expliquer vous voyez il y a des choses quand même qui interpellent et je ne reviens pas bien sûr sur les frais et encore une fois vous seriez surpris j'ai même été saisi par des journalistes bien évidemment je ne parlerai pas des journalistes de base qui m'ont dit mais nous aussi ça nous intéresse parce qu'on nous demande de serrer la ceinture et quelque part on s'aperçoit bien qu'à très haut niveau tout le monde ne se sert pas forcément la ceinture vous voyez donc il y a des choses à voir je ne suis pas d'accord sur Surtout, je tiens à le dire.
Sur quoi vous n'êtes pas d'accord ? Vous avez vu un petit peu, on ne va pas dévoiler aujourd'hui, ça arrivera lundi et vos téléspectateurs pourront avoir accès à partir de lundi donc au rapport. C'était l l'objet, ils se feront une opinion.
Il y a environ 80 propositions de la part du rapporteur. Chaque député va également préciser dans une contribution ce sur quoi il est d'accord, ce qu'il aurait aimé voir écrit et ce qui ne l'est pas. Un exemple, vous savez, le rapporteur dit, je pense que les gens le savent mais je vais le repréciser, le budget aujourd'hui de la culture c'est 9 milliards d'euros, l'audiovisuel public c'est à peu près la moitié, c'est 4 milliards, il propose de passer de 4 à 3 milliards. 4 à 3 milliards, c'est comment on y va.
On ne peut pas dire simplement j'enlève 1 milliard. Encore une fois, si c'est pour les enlever par exemple sur les chaînes locales, moi je ne suis pas d'accord. Si c'est pour trouver encore une fois de de l'efficience, bien évidemment que je suis d'accord.
Vous voyez donc, il y a tout ça, regardez, le problème des animateurs producteurs, c'est un problème récurrent. Est-ce qu'aujourd'hui, dans l'audiovisibilité publique, on peut encore avoir des animateurs producteurs à ces niveaux de rémunération Et enfin le pantouflage, c'est-à-dire que vous avez des gens qui sont des journalistes vedettes ou même des donneurs d'ordre très importants qui ensuite sont employés par la boîte pour laquelle ils ont passé commande. Il y a quand même des choses à regarder.
Est-ce que là-dessus, vous êtes d'accord sur ces points, Sylvie Robert ? Est-ce qu'il y a des choses à regarder ? Est-ce qu'il y a des choses qu'il faut revoir, rationaliser dans l'audiovisuel public ?
Qu'on s'interroge sur le financement de notre audiovisuel public aujourd aujourd'hui, je trouve que c'est important. J'ai toujours dit que quand le président de la République a supprimé la redevance, c'était le début de ce qui allait finalement conduire à cette commission d'enquête, c'est-à-dire l'affaiblissement de l'audiovisuel public. L'audiovisuel public a perdu 1 ,3 milliard d 'euros en valeur réelle en 15 ans.
Ils ont fait des économies. Donc qu'on s'interroge sur ces modes de financement, redevance ou alors une autre redevance ou cette fraction de la TVA me semble juste. Qu'on s'interroge sur la façon dont ils utilisent l'argent public me semble également juste.
Ce qui m'a énormément gêné. Et là où je reprends cette notion de gravité, c'est que le rapporteur, dès le départ, a distillé un doute, une forme de soupçon. Vous voyez ?
Et il a réussi d'ailleurs. Et c'est ça qui est terrible. Ce soupçon qu'à un moment, cet audiovisuel public, et vous avez employé le mot, je ne voudrais pas l'employer, ce serait archaïque, dispendieux, peut-être protégé, voire même Et d'ailleurs, souvenez-vous, le titre de cette commission d'enquête, c'est l'impartialité, la gouvernance.
Donc qu'on s'interroge sur ces questions-là, mais pas de cette façon, me semble intéressant. Par contre, ce doute qu'il a distillé, ce soupçon qui est finalement l'audiovisuel public, ça coûte trop cher. Et d'ailleurs, on voit dans les propositions, il a fait fuiter lui-même des propositions.
Donc moi, je ne connais pas le rapport. Je n'ai vu que dans la presse, avant même que vous ayez voté sa publication, des propositions. Par exemple, les modes de nomination.
C'est reprendre en main complètement l'audiovisuel public. Donc son indépendance. Donc on voit bien où il voulait aller.
On voit bien que de toute façon, c'était écrit d'avance. Et c'est ça que je ne trouve pas normal. Et c'est ça que je trouve très grave.
Par contre, qu'on s'intéresse sur la gouvernance, on a beaucoup parlé de réformes, holding, fusion, etc. Et c'est un débat qui a lieu aussi au Sénat. Mais bien sûr.
C'est une holding. Est-ce que vous êtes favorable ? Est-ce qu'il faut regrouper ?
Je pense qu'aujourd'hui, il faut travailler différemment sur cette question. Il faut se dire qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans notre société. Nous avons des plateformes parce que ce monsieur, pardonnez-moi de le dire, en affaiblissant autant l'audiovisuel public et en finalement voulant le faire disparaître.
Un peu à la Orban, vous voyez ? C'est-à-dire qu'on remet l'audiovisuel public dans le giron de l'État et à un moment, on fait en sorte finalement qu'il disparaisse. Eh bien il a finalement affaibli, il va affaiblir en faisant ça, notre souveraineté, la souveraineté culturelle, la souveraineté économique, la souveraineté numérique, pour laisser quoi ?
La place aux plateformes. Et ce monsieur est du Rassemblement national ou en tout cas proche et il parle de patriotisme, mais c'est du patriotisme de papier. Donc à un moment, il faut avoir la lucidité de dire que forcément, si on se pose ces questions-là, on doit savoir sur la désinformation, sur l'éducation aux médias, sur justement la question des plateformes, de l'asymétrie réglementaire, comment notre audiovisuel public, aujourd'hui, peut faire face à tous ces enjeux.
Faut-il une réforme ? Peut-être. Laquelle ?
Je ne sais pas. En tout cas, j'aimerais qu'on travaille sur une autre méthode. – Autre question, débat qui a eu lieu au Sénat, et ça fait aussi partie des des propositions confuitées.
Est-ce qu'il faut fusionner des chaînes ? Est-ce qu'il faut supprimer des chaînes ? Notamment, on parlait de France TV Slash où il y a eu beaucoup de polémiques pendant l'audition.
Il y a eu beaucoup de polémiques pendant l l'audition parce que vous savez que c'est une chaîne, enfin c'est un média maintenant qui est à destination des plus jeunes et certains contenus ont été jugés par certains députés qu'il y allait très loin en matière sexuel, voilà, avec encore une fois l'interrogation légitime qui est de dire bon, pour nous, peut-être d'un certain âge ça peut être choquant, pour les jeunes c'est ce que défendait certains journalistes, eh bien ça leur paraît pas forcément. Oui donc, il y a aussi des débats sociétaux autour de ça. Alors, il propose effectivement...
Bon, je ne vais pas trahir de secret parce que ça aussi s'est afflité. – Oui, il propose de fusionner France 2, France 5, de supprimer France 4. Ça, c'est des propositions que vous validez – France TV, alors moi je ne suis pas certain, en tout cas je trouve que sur France Flash il y a des choses à faire.
Aujourd'hui la liberté des animateurs et autres, je pense qu'elle a atteint un niveau qui me semble, par exemple sur le le côté transsexuel, porté. Il ne s'agit pas encore une fois de se traciser, mais de là à définir quelque part des orientations. On a affaire à une jeunesse qui n'est pas toujours en mesure d'apprendre toutes les choses.
Donc je pense que ce média Là, en tout cas, pour moi, il a été trop loin. Pour le reste, j'attends qu'on me propose des choses. Sur France 5, par exemple ?
Écoutez, moi, aujourd'hui, je pense que France 5 a sa place. Si on m'explique par A plus B, mais avec un vrai travail, que ça apporterait des économies sensibles et autres, on pourrait en parler. J'en suis pas persuadé sur cette histoire de disparition, mais il y a d'autres enjeux.
Alors pour revenir à ce que disait ma collègue, pour dire qu'on n'est pas toujours d'accord, vous voyez par exemple, moi, la gouvernance, en revenir à ce qui se faisait avant, ça me choquerait pas et je vais expliquer pourquoi. Parce qu'aujourd'hui, c'est l l'ARCOM, qui décide...
Qui est l'autorité de régulation, l'ancien CSA. Qui va diriger finalement les grandes chaînes de l'audiovisuel public et les grandes radios. Moi, revenir à ce que soit le président qui nomme...
Je complète mon propos. Sous le contrôle du Parlement, comme ça se fait par exemple pour une nomination pour le directeur de la SNCF. Vous avez le développement durable du Sénat et le développement durable de l'Assemblée nationale qui vote.
Ça ne me choquerait pas parce que quelque part, ça y mettrait un peu plus de transparence. Aujourd'hui, sincèrement, quand l'Arcom nomme, on se demande quand même si l'Arcom nomme vraiment sans, je ne vais pas parler de pression, mais sans prérogative ou sans autre. Ça aurait le mérite de dire que c'est le président de la République, il fait une proposition, c'est un média public.
Par contre, les députés et les sénateurs ont le droit éventuellement de s'y opposer. – C'est une bonne proposition, ça, Sylvie Robert ? – Non, je pense que c'est… – Effectivement, ça se fait pour d'autres entreprises. – Oui, mais vous savez, l'audiovisuel public, c'est un bien commun.
Ce n'est pas… – Mais ce sont les parlementaires qui décident ? – Non, parce qu'en fait, le Rassemblement national n'attend que ça, que ce soit le président de la République qui nomme. Soyons clairs, c'est une stratégie qui est déjà dessinée d'avance Donc, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
Mais surtout, là aussi, j'attends vraiment le contenu du rapport, parce que je ne le connais pas, de fusionner des Mais vous l'avez dit, chers collègues, sans impact, sans études d'impact, sans savoir si ça va avoir finalement...
Parce que ce qu'il veut, c'est un effet budgétaire. Donc forcément qu'on puisse faire des économies, en fait. C'est ça, puisque ce milliard d'euros-là, je ne sais pas très bien comment ils le trouvent, mais j'attends de voir les propositions, c'est pour l'affaiblir, cet audiovisuel public.
Donc fusionner des chaînes, alors supprimer ce média, sachant qu'il y a un programme STOL quand même qui s'adresse aux jeunes sur la question des médias, des réseaux sociaux. Enfin, à un moment, pourquoi le MOUV ? Le MOUV qui est aujourd en ligne.
Pourquoi le supprimer, le MOUV ? Parce que c'est de la musique urbaine. Mais soyons lucides aujourd'hui sur sa stratégie.
Toutes les propositions qui seront faites, je ne les connais pas, mais en tout cas celles que j'ai entendues finalement, je ne suis pas surprise. Ça fait partie des obsessions du Rassemblement national et je pense que l'audiovisuel public, comme l'audiovisuel privé, les chaînes privées, et j'ai d D'ailleurs, nous avons eu un débat ici au Sénat avec l'ARCOM sur la question des plateformes. Et Rodolphe Bellmeur, le patron de TF1, était là.
Il a dit lui-même « J'ai besoin d'un audiovisuel public fort Parce qu'il faut les deux. Et la question du pluralisme, absolument, de la pluralité des points de vue, elle est très importante dans notre société. – Il y a une question importante aussi sur les journalistes. – Bien sûr. – La mesure que c'est prise que certains journalistes font en En tout cas, on aurait un devoir de neutralité difficile à... – Ça n'existe pas. – Alors voilà, c'est difficile à décrire, mais ça, ça fait aussi sans doute l'objet d'un débat, je pense, dans les propositions de loi qui arriveront à l'Assemblée, parce qu'effectivement, neutralité, c'est un un petit peu comme les mathématiques, on ne peut pas l'obtenir, mais on peut y tendre.
Est-ce que c'est raisonnable ? Est-ce que c'est souhaitable ? Est-ce que ça ne l'est pas ?
Vous voyez, ça a le mérite au moins d'ouvrir ces débats-là, et quelque part, ça permettra...
Mais moi, je trouve ça très intéressant. Et la question de l'impartialité, Bruno Lasser de l Arcom travaille sur la question de l'impartialité, qui est une notion imprécise dans la loi de 1986. Donc il faut la préciser.
Ça, je trouve que ce sont des débats, vous voyez, qui nous font avancer, mais qui nous font progresser ensemble pour à un moment se dire...
Oui, la question du pluralisme, de la pluralité des points de vue, un journaliste n'est pas neutre. On ne peut pas dire qu'il y a une ligne éditoriale, mais qui en est plusieurs pour aborder un même, par exemple, un même événement ? C'est ça qui est intéressant.
C'est le problème aussi de leur réseau sociopersonnel, parce que bien évidemment, je pose la question, un journaliste qui a une audience extrêmement forte, un journaliste vedette, quand il s'exprime même sur son média personnel, est-ce qu'on est dans quelque chose qui est normal, surtout si ça va sur des positions extrêmement fortes, ça avait été le cas par exemple sur des positions d'extrême-gauche, notamment sur la guerre à Gaza. La question aussi s'est posée dans les débats. On voit bien que finalement ça lève un certain nombre d'incertitudes et c'est pour ça que ce rapport quand même.
Il fallait que les Français puissent le lire, ce sera le cas la semaine prochaine et encore une fois personne ne sera d'accord sur tout et il n'est pas demandé la disparition des services publics. Je tiens à le dire. Justement, vous l'avez dit, ça a posé la question de l'orientation.
Est-ce que le services publics est orienté. On va voir ce qu'en dit ce matin Éric Ciotti, qui est du même parti que le rapporteur Charlevoix. À gauche considère que l'audiovisuel public lui appartient et que donc il n'y a rien à voir circuler, il n'y a rien à voir.
C'est extrêmement choquant. D'abord, ça en dit beaucoup sur la relation à la démocratie, à la liberté de la presse, à la liberté aussi du travail parlementaire parce que refusé de publier le rapport d'une commission d'enquête aurait été quasiment inédit. Une seule fois.
Voilà, donc Éric Ciotti qui était sur CNews. Vous les comprenez ? Vous les entendez ces arguments ?
Mais écoutez, ce sont des arguments qu'on entend. C'est facile de dire ça. Mais j'espère que M.
Ciotti a un peu regardé. Il n'a pas le droit, il n'était pas membre de la commission d'enquête. Donc il n'a pas regardé.
On a eu une heure pour regarder. Oui, donc une heure Je pense que ce qui est grave, c'est de pouvoir continuer à distiller ce genre de message. C'est grave parce que ça met la démocratie en danger.
Ça voudrait dire qu'à un moment...
Oui, comme je l'ai dit tout à l'heure, ce Ce soupçon qu'il a fait, qu'il a installé, ce doute qui est que l'audiovisuel public serait lié à des gauchistes qui seraient protégés, qui seraient forcément pas neutres, etc. Mais tout ça, ce sont des messages qui servent le Rassemblement national. Donc soyons quand même plus rigoureux, plus sérieux.
Monsieur Ciotti n'est pas rigoureux quand il parle de ça. Il fait de la politique il l'est de toute façon dans sa stratégie qui est aujourd'hui plus d'audiovisuel public dans notre pays. Et il a tort, il a tort parce qu'à un moment donné, il verra que cette question de la pluralité des points de vue, de la proximité.
Mon collègue est corse, je suis bretonne, nous sommes attachés à ce maillage territorial, à l'investigation, au fait de permettre à ce que des journalistes enquêtent, travaillent et puis forcément dévoile. Le RN ne veut pas de ça, forcément. Et cette question d'indépendance éditoriale, là aussi, il n'en veut pas donc.
En fait, M. Ciotti, ce qu'il dit là, ce n'est pas surprenant. Ce qui est grave, c'est qu'on lui dise encore, on lui donne la parole.
Vous avez senti ça, François-Xavier Tchécol, une volonté de la part du Rassemblement national et de l'UDR, d'Eric Ciotti, de contrôler, de privatiser voire de vouloir supprimer l'audiovisuel public alors non moi j'ai pas senti en tout cas c'est pas écrit dans le rapport et à aucun moment monsieur alloncle moi je suis factuel je ne sais pas ce qu'en pense d'autres personnes dans ces partis là mais monsieur alloncle n'a jamais demandé, d'ailleurs ça faisait partie des questions que je me posais moi-même, savoir ce qu'il allait le demander ou pas il n'a en aucun cas demandé la disparition de l'audiovisuel public, bien évidemment sinon il n'aurait pas demandé par exemple la fusion ou la disparition de certaines chaînes donc ce qu'on pense le Rassemblement national, c'est moins clair, bien évidemment, mais je leur laisse bien sûr la possibilité d'exprimer. Donc on voit bien qu'ils ne sont pas forcément totalement alignés. Après, bien évidemment, vous savez, il y a des études, il y a des statistiques qui montrent que parfois, sur certains médias publics, les idées de gauche sont parfois plus représentées et c'est souvent un argument qui est utilisé par certains pour dire peut-être que dans les médias privés, c'est plutôt les idées de droite qui sont plus représentées, à tel point que certains parlent également de rééquilibrage.
D'ailleurs, je peux vous la livrer puisque c'est une des questions que j'ai posées à M. Bolloré. Je lui avais demandé en dehors des télévisions régionales puisque lui voulait supprimer tous les montants.
Donc je l'ai incité à comprendre. – Mais comme Comme il est breton, a priori, vous n'avez pas à vous inquiéter là-dessus. Mais plus sérieusement, je lui ai demandé quand il a fait son investissement de se lancer dans cet achat de médias, si c'était réfléchi comme un acte financier ou bien si ça relevait de lui de l'idéologie de rééquilibrer le temps de parole.
Alors il m'a dit que c'était juste financier. Je vous laisse apprécier le propos, mais voyez c'est une question aussi qui se pose. Mais vous en doutez tous les deux ?
Oui, enfin là c'est pareil. Voilà. C'est sa réponse en tout cas.
Je pense que ce qu'il faut quand même avoir à l'esprit, c'est qu'on a un régulateur qu'est l'ARCOM, qui est chargé de veiller à ce que le pluralisme interne s'exerce. Et c'est ça quand même qui est aujourd'hui important. Il y a eu des manquements sur certaines chaînes et notamment une chaîne d'information en continue.
Je n'ai pas à l'esprit d'avoir entendu quelques manquements sur l'audiovisuel public. C'est un peu un reproche qui lui est fait, comme on lui reproche d'être beaucoup plus indulgent avec l'audiovisuel public qu'avec l'audiovisuel privé. – Non mais je vous dis ce qu'il dit. – Non mais je sais bien, parce qu'on aimerait bien dire l'audiovisuel public c'est des afro-gauchos.
Eh bien non, il y a une pluralité de plein de vues. Quand vous avez même un événement ou dans votre région, ou dans la mienne, où cette pluralité de point de vue, elle s'exerce parce qu'il y a eu des journalistes qui sont allés sur le terrain, qui ont enquêté, qui ont écouté. Et c'est intéressant de voir que sur France 2, sur France 5, vous avez cette pluralité de point de vue.
J'appelle ça le pluralisme, et bien je crois que c'est ça aujourd'hui qu'on doit défendre. – On voit bien que ce sujet passionne les Français en tout cas. – Oui et justement François-Xavier Tchécol, c'est quoi l'avenir de cette commission d'enquête ?
Est-ce que ça va déboucher ? Est-ce que ça doit déboucher sur une proposition de loi ? – Alors il peut y avoir, comme dirait quelqu'un, plusieurs avenir.
Vous en avez parlé au sein de la construction d'enquête ? Au bout des cinq heures d'audition, chacun a eu à même de faire autre chose mais on commence à sentir par exemple, on commence à entendre de ci de là que par exemple l'UDR souhaiterait lors d'une de ces niches parlementaires pousser un certain nombre de mesures fortes sur ce sujet-là. On peut aussi imaginer en démocratie que par exemple certains dirigeants de ces grands groupes estimant que toutes ces remarques ne sont pas stupides pourraient d'eux-mêmes s'auto-saisir également mais moi je crois plutôt que...
Mais qu'est ce que vous souhaitez vous ? Qu'il y ait une proposition de loi ? Moi en tout cas que d'abord moi je suis un respectueux du parlement très sincèrement s'il y a un groupe collègue souhaite mettre dans sa niche un certain nombre de sujets, encore une fois vous savez c'est la même chose sur la Corse.
On a inversé l'ordre des choses, je ne trouve pas ça tout à fait normal mais je suis content que le débat ait lieu même si j'ai beaucoup d'inquiétudes sur la capacité à légiférer son contrôle du Parlement avec le milieu mafieux qui malheureusement parasite la Corse. Mais de la même façon si mes collègues souhaitent porter un sujet, bien évidemment nous l'étudierons et bien évidemment nous résorgerons notre vote en fonction de si nous sommes ou pas convaincus. Vous savez il y a des choses à changer c'est évident, je vous l'ai dit tout à l'heure, il y a beaucoup de choses notamment au niveau financier même au niveau du symbole et de l'image que les français ne comprennent pas.
Je vous donne un seul exemple, que la présidente Aya Khan et que la chambre coûte 1300 euros, on peut en débattre. Mais par contre, quand on apprend que cette chambre a été payée par des tiers, là, ça interpelle. Donc il y a des choses forcément à revoir.
Juste un dernier mot, Sylvie Robert, sur l'avenir de cette commission d'enquête, vous nous avez dit que ce ne serait pas passé pareil au Sénat, mais c'est important de parler de vieux Est-ce que vous envisagez une espèce de contre-commission d'enquête ? – Écoutez, à ce jour, non. D'abord, il faut que je lise le rapport parce que… – Il y a un planning chargé, vous aussi. – Oui, on a un planning chargé.
Non, mais moi, ce que je souhaiterais, écoutez, cette question de l'audiovisuel public, elle est dans nos deux chambres depuis des années. C'est ça. La proposition de loi de Laurent Laffont, qui est devenue la PPL, le projet de loi Dati, qui est arrivé ici au Sénat, qui a été enterré, je pense que ce qui serait intéressant c'est que de façon rigoureuse, de façon sereine, en inter on va dire parlementaire pourquoi pas voire même en transpartisan nous nous Nous mettions autour de la table pour se dire aujourd'hui, c'est quoi les enjeux liés à l'audiovisuel public ?
Ils sont énormes les enjeux aujourd'hui. Regardez ce qui se passe en termes de désinformation à l'aune des présidentielles. Nous allons voir ça et puis qu'on puisse se travailler un peu plus sereinement.
Je crois que ce qui n'a pas été le cas dans cette commission d'enquête. Merci à tous les deux, merci beaucoup. Merci à tous de nous avoir suivis à 15h.
Vous suivez la séance de questions d'actualité au gouvernement. On se retrouve demain. Très bonne
Sylvie Robert