La "dette est un poids", estime Pierre Moscovici
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[Musique] bonjour Pierre moscovicii bonjour bonjour certainement des centaines de morts à mayottte voire des milliers après le passage du cyclone chido le drame à Mayotte département le plus pauvre de France il y a 2 ans à la Cour des comptes vous alertez déjà sur l'explosion de la pauvreté et la situation précaire sur place à cause notamment du manque d'infrastructurees solide et de nombreux bidonvilles euh fragiles qui qui sont sur l'archipel Mayotte est donc le grand oublié de l'État français le moment n'est pas venu de faire les bilans les mises en cause il faut d'abord dire que c'est une tragédie c'est une tragédie pour Mayot et mayott c'est la France c'est une tragédie pour la France des centaines de morts je voyais le préfit peut-être un millier peut-être des milliers d'abord c'est c'est un deuil c'est un deuil pour tout le monde et puis c'est une épreuve qu'il va falloir surmonter et l'urgence maintenant c'est effectivement de faire en sorte que on puisse acheminer de l'aide c'est de rétablir les réseaux notamment l'électricité c'est et l'eau c'est de faire en sorte aussi qu'il y ait la sécurité à mayott parce que on sait que c'est un des problèmes de cette île dont la population n'est pas vraiment connue en réalité tellement elle croit et donc ça c'est ce que jeux dire après il y a des problèmes structurels que la Cour soulignait en 2022 déjà en 2016 mais d'autres avec elle et qu'on connaît c'està-dire que le développement de Mayotte doit absolument être entrepris qu' a des problèmes structurels notamment celui de l'habitat précaire parce que ce qui explique aussi c la question si les conséquences sont aussi dramatiques c'est que de base oui mais je ça les inf sur place elles sont pas solides bien sûr à chaque jour son moment et le moment aujourd'hui c'est d'abord de traiter les urgences c'est de faire face à ce drame ensuite il faudra reconstruire et la reconstruction elle doit être très globale à commencer par l'arbita mais aussi les infrastructures qui à Mayotte sont extraordinement insuffisantes et vous savez on a reconstruit Notre Dame en 5 ans on pourrait aussi se dire pourquoi pas un mode commando là maintenant il faut en faire une priorité on ne peut pas laisser cette population qui est française qui a choisi d'être française dans le dénuement et tout sera à rebattir à maotte ça c'est demain et ensuite il faudra à un moment donné se demander pourquoi nous en sommes arrivés là mais aujourd'hui d'abord les urgences être au côté des maoraais traiter les problèmes puis reconstruire aujourd'hui l'actualité c'est également ce qui se passe dans une demi-heure il va y avoir des consultations à à matigon François baayerou nouveau Premier ministre mais samedi dernier Pierre Moscovici vous étiez l'un des tout premiers le tout premier samedi matin son premier rendez-vous au nouveau Premier ministre pour quelle raison pourquoi vous parce que la situation des Comptes publics et sa priorité numéro 1 écoutez moi j'ai noté j'étais très sensible au fait qu'il me fasse signe aussitôt il a aussi reçu ce matinl le gouverneur de la Banque de France et je crois qu'il faut y voir un signal une prise de conscience et un geste de confiance la prise de conscience c'est que notre situation budgétaire notre situation de finances publiqu est extrêmement grave et donc il souhaitait que nous échangions sur bah là où nous en sommes et comment sortir et j'imagine que ce sont les mêmes questions avec un autre angle qu'il a posé gouvernant de la Banque de France donc c'est l'interprétation qu'il faut donner à à à cet ordre c'est c'est c'est pour lui et il a dit d'ailleurs dans la passation de pouvoir la priorité c'est le rétablissement des comptes c'est s'attaquer à ce qu'il appelle un Himalaya budgétaire c'est le montant notre tête et de là où je suis comme président de la Cour des comptes je ne peux pas euh dire le contraire au contraire ça fait longtemps que j'alerte sur la dégradation de nos finances publiques et sur l'urgence et l'importance absolument capitale de les rétablir et puis la confiance et la confiance qu'il témoigne dans les institutions de ce pays qui sont en charge bah justement de de de garantir que les finances publiques soient maintenues et qui joue un rôle de vigil et c'est le rôle la Cour des comptes conscience de la priorité confiance dans les institutions du pays et je lui ai assuré que la Cour des comptes à sa place l'aiderait l'aiderait dans cette tâche- là et et on peut l'aider à travers les hommes et les femmes qui travaillent chez nous qui peuvent apporter leurs rapports leurs idées leurs contributions aussi je lui ai dit aussi que je l'aiderai personnellement euh si des rapports nous sont demandés euh sur des revues de dépenses si on nous demande de faire l'état des lieux de faire des propositions bien s et enfin il y une chose qui est fondamentale pour moi c'est que la Cour des comptes et le ha conseil des finances publiqu peuvent aider à garantir que les prévisions macroéconomiqu les prévisions de finances publiquos d'entrer au gouvernement c'est pas ici que je vais commenter ce genre de chose autant si vous voulez la fonction qui est la mienne est une fonction impartial et je la rempl exactement comme ça autant entrer dans un gouvernement ça dépend toujours d'une config politique et ça c'est citoyen que je suis attendez du coup qu'est-ce que vous attendez pour entrer au gouvernement la proposition a été faite clairement NON je je va pas du tout répondre à cette question là mais mais qu'est-ce que vous attendez vous vous accepteriez d'y aller je me pose pas du tout mais alors pas du tout la question comme ça j'ai déjà été ministre des Finances c'était il y a 12 ans pendant 2 ans et déjà dans une situation très grave j'ai été commissaire en charge de l'économie des finances pendant 5 ans euh je suis président de la Cour des comptes ce sont des choses qui donnent un sens à ce que je fais et ce qui est très important c'est justement le sens et ce que je crois plus largement il s'agit pas de ma personne c'est que ce qui est très important c'est que dans il veut faire un gouvernant de personnalité et il a raison mais les personnalités reposent toujours sur des forces politiques et en l'occurrence nous sommes dans une situation parlementaire où il ne peut y avoir de majorité sinon positive du moins de non censure que s'il y a un accord de substance je dis bien de substance sur le fond des choses entre euh la droite républicaine euh le centre ou le bloc central comme on l'appelle et euh une bonne partie de la gauche les socialistes peut-être pas que les communistes et donc non c'est pas une question de doute c'est c'est plus une question de d'analyse le le Prem le Premier ministre le sait c'est la raison d'ailleurs pour laquelle il reçoit ses forces politiques dans les jours qui viennent parce que il va sûrement chercher à bâtir cet accord de non censure qui n'est pas juste un accord de bonne mine mais j'imagine que des partis politiques lui diront ok moi je veux bien de pas censurer mais pour ça je veux ceci ceci traduction rapide alors Pierre Moscovici on sait que François baerou Premier ministre cherche des personnalités de gauche pour son gouvernement vous vous vous êtes issu des rangs du Parti socialiste Olivier fort négocie en ce moment avec François baayerou justement sur cet accord de non censure en substance comme vous le souhaitez si cet accord prend forme vous pouvez y aller écoutez franchement je ne suis plus au Parti socialiste depuis des années mes convictions sont toujours celles d'un homme de gauche mais ça c'est personnel ça n rien àm avec ce que je fais euh et donc la remarque était différente ma remarque c'est que il faut toujours que des forces politiques soient à bord des forces politiques et pas uniquement des personnes les débauchages individuels les ralliments euh ça donne des des signaux mais ça donne pas une force et là je crois que dans ce moment on a besoin d'un grand rassemblement de force et qu'en dehors de ce rassemblement de force les questions de personnees ont pas grande importance revenons sur la priorité numéro 1 du nouveau Premier ministre la dette lors de la passation de pouvoir François baerou a dit que les les 3250 milliards de dettes n'était pas seulement un sujet financier mais aussi un sujet moral vous êtes d'accord avec lui oui parce que ce que j'ai appris dans quelques 40 ans de vie publique c'est qu'on ne peut pas faire de bonne politique publique si on na pas de bonne finances publiques c'est la condition cineéquanon comment voulez-vous demain financer l'écologie financer le numérique financer la compétitivité l'attractivité du pays qui sont en difficulté si chaque année vous remboursez j'entendais les chiffres 60 milliards puis 70 milliards puis 100 milliards d'euros par an ça nous étrangle complètement et puis comme le disait pierre Madz France les comptes en désordres sont le signe des nations qui s'abandonnent nous reculons avec cette dette cette dette elle est un poids elle est une asphyxie et il faut absolument que nous retrouvions de l'oxygène et des marges manuv voilà pourquoi il faut se mettre sur une trajectoire c'est pas juste une année he ça je le dis il y a une année compliquée 2025 mais derrière il y a des années d'effort nous avons adressé déjà une trajectoire à Bruxelles elle est probablement un peu caduc mais il faut qu'elle soit respect un peu parce que quand vous étiez venu en avril dernier déjà vous nous disiez que pour 2025 l'effort allait devoir être très important or on prévoyait 5,1 on est au-delà de 6 % de déficit je parle de la nouvelle trajectoire celle qui était adressée à Bruxelles il y a quelques mois par Michel Barnier qui a décalé le retour à 3 % en 2029 et c'est juste mais même pour faire ça il faut les efforts et les efforts continue en 2025 et dans les années qui suivent donc oui c'est une obligation financière politique et morale et pour ça il faut une configuration politique or l'agence moodise quelques heures avant que vous soyez reçu par François baayerou quelques heures après la nomination de François baayerou a dégradé la note de la France en raison de la fragmentation politique ça s'est fait et c'est exceptionnel hors calendrier d'habitude on connaît la date longtemps à l'avance est-ce que ça veut dire que cette fois-ci c'est le signe que c'est grave ça veut dire que ce qui interpelle je parle pas des agences de notation mais les marchés ou la Commission européenne tout simplement tous ceux qui nous entourent c'est l'instabilité l'instabilité politique l'instabilité financière l'incertitude économique ces trois choses sont entièrement liées et il faut les résoudre ce que moodis a fait c'est de dire au fond jusqu'à présent vous aviez une note supérieure euh à votre degré objectif en terme de finan public maintenant il nous a mis au niveau des autres c'est encore une note très convenable qui nous permet d'avoir un très bon accès au marché mais ça veut dire attention ça veut dire ce que je disais la semaine dernière dans une autre antenne de votre groupe euh que si on y prend garde la France se périphérise la France s'enfonce et c'est encore une fois la raison pour laquelle il faut vraiment traiter d'urgence et avec beaucoup de résolution et de compéten cette question vous nous dressez le tableau d'une France potentiellement en déclin je ne crois pas du tout personnellement au scénario à la greque à l'arrivée du FMI de la trya on n'est pas menacé de ça en revanche quand je regarde nos spread c'est nous différencier le taux d'intérêt avec nos partenaires je constate qu'il est important avec l'Allemagne mais il faut le maintenir là et le le réduire que nous sommes maintenant au-dessus de l'Espagne ou de la Grèce et que l'Italie qui est d'habitude très supérieure à nous se rapproche de nous et donc nous nous entrons dans un groupe de pays qui n'est pas en difficulté parce que nos taux d'intérêt ne sont pas très élevés mais un groupe de pays qui ont besoin de faire attention et moi ce que je souhaite j'ai une ambition pour mon pays je le sers depuis très longtemps et je pense que la France est un pays leader c'est un pays moteur notamment dans la zone euro et pour être leader et moteur il faut que nous traitions cette question c'est c'est la condition cineéquanone pour retrouver la capacité aller de l'avant pour sortir justement de cette triple incertitude instabilité politique incertitude financière et incertitude économique c'est c'est finalement les trois faces d'une même réalité il faut les attaquer ensemble et pardon de le dire là je sors un peu de ma condition ça commence par le politique parce que ce qui fait hésiter les agents économiques ce qui fait trembler les marchés financiers ce qui inquiète la Commission européenne c'est se dire que la France effectivement est maintenant fragmentée et difficile à gouverner on a besoin de retrouver un cap et ce cap il faut le marquer maintenant vous me demandiez sur le Premier ministre j'ai trouvé en tout cas un homme conscient je le disais et de bonne volonté c'est sûr on a envie en effet d'aider à sortir le pays de l'ornière c'est ce que tous les hommes de bonne volonté doivent faire mais en même temps sans perdre leur conviction pierrecov vous parlez de l'importance du cap du calendrier du redressement des des finances publiques Michel Barnier pour l'année 2025 parlait de d'un plan d'économie de 60 milliards d'euros avec 1/ers d'augmentation d'impôt 2 Ti de réduction des dépenses publiques ces 60 milliards d'euros là ils sont toujours valables ou alors plus on perd de temps plus ça va commencer je crois que c'était chez vous pour le coup que j'étais venu dire que je ne croyais pas que c'était 60 milliards ni 2/ non j'avais dit que c'était 40 milliards et que c'est pour moi plutôt 2/3 de fiscalité un/ers d'économie peu importe la priorité bon c'est d'abord de voter cette loi spéciale et je dis au passage qu' ne me paraît pas raisonnable pas raisonnable de penser que cette loi spéciale peut en plus indexer le barê du revenu de l'impôt sur ça veut dire quoi pas raisonnable parce que c'est pas constitutionnel tout simplement parce qu'elles sont pas faites pour ça et le Conseil d'État l'a dit avec une très grande clarté ça veut pas dire qu'il faudra imposer des impôts supplémentaire en français il faudrait y revenir et y revenir très tôt dans l'année avec un nouveau projet de loi de finance après ce nouveau projet lo de finance est-ce que c'est le même légèrement modifié ou est-ce que c'est un autre alors ça c'est au nouveau gouvernement de l'examiner il y a sûrement des choses à reprendre il y a aussi des choses à changer et s'il y avait des choses à reprendre à changer je dirais en gros euh oui il faut conserver un certain nombre d'axes fiscaux mais peut-être faire un peu moins de masse fiscale et puis peut-être un peu plus d'économie intelligente mais ça encore une fois c'est au prochain gouvernement de le dire mais vous me posez la question dernière chose làdessus le cap c'était 5 % il faut toujours aller vers 5 % je suis pas irréaliste ce sera sûrement un peu plus mais pas trop parce qu'il faut donner des signaux très clairs qu'on veut marquer un point d'inflexion net et marqué avec des orientations dans la durée à nos finances publiques Pier ici vous êtes avec nous jusqu'à 9h on vous retrouve juste après le fil info il est 8h46 Mélanie delonet les secours recherchent en ce moment même des survivants sous les décombres à Mayotte les autorités craignent des centaines de morts en raison du passage du cyclone chido la sécurité civile annonce sur France Info l'envoie de 700 à 800 agents du personnel de santé des sauvteurs pour aider les victimes du personnel également pour déblayer les route les ministres des missionnaires de l'Intérieur et des outrèes sont attendus sur place Emmanuel Macron lui va présider une réunion de crise à 18h de son côté François baayerou entame 2 jours de consultation Marine Le Pen et Jordane Bardella ont rendez-vous à 9h à Matignon les responsables du rassemblement national reçu par le nouveau Premier ministre puis ce sera autour des macronistes du PS puis des républicains la France insoumise refuse l'invitation tant que le gouvernement n'est pas nommé c'est une information que la cellule investigation de Radio France vous dévoile ce matin la qualité de l'eau de l'usine Perrier dans le gare est préoccupante l'agence joural de santé envisage un arrêt de la production à la direction de Nessel répond ce matin opéré conformément au cadre fixé par les autorités les travaux de rénovation de la voûte ont duré 3 mois le tunnel du Mont-Blanc qui relie chamonie à l'Italie rouvre ce soir à 22h plus d'un million de véhicules emprunte ce tunnel chaque année France Info le 830 France Info Jérôme chapui sia Braca et le premier président de la Cour des comptes pierre Moskov ici une précision sur ce que vous nous disiez juste avant le fil info vous nous disiez que la loi spéciale ne pouvait pas comporter d'amendement or c'est ce que prévoi les députés notamment LFI mais soutenu par un certain nombre d'autres groupes qui souhaite éviter qui l'indexation enfin qui souhaite que le barê de l'impôt sur le revenu soit réindexé qu'est-ce qui se passe si ces amendements sont effectivement adoptés mon point de vue il est essentiellement juridique la loi spéciale à quoi ça sert c'est extrêmement précis alorsord on y a recours presque jamais je crois que la dernière fois c'était en 1979 dans des circonstances un peu différentes de celle-ci ça sert juste à éviter ce qu'on appelle le shutdown c'estàdire on autorise le gouvernement à prélever les impôts et à exécuter les services votés c'est un expédient c'est une mesure temporaire et c'est pour ça que je le redis il faut absolument que derrière etvite il y a un projet de loi de finance en bonne et duforme qui soit voté par le Parlement mais si cet amendement voté si cet amendement est voté ben j'imagine que ça ira au Conseil constitutionnel et Conseil d' encore faut-il qu'il soit saisi et le Conseil d'État a dit de manière mais ça après je ne suis pas dans l'enceinte du Parlement je peux imaginer qu'il y aura ici des recevabilités ou des irrecevabilités opposé et donc bon ne trompons pas Infiné le Conseil consel sera saisi je ne suis pas non plus membre du Conseil consel mais on peut imaginer quand même que le Conseil d'État a été assez raisonable mais vous savez en fait je comprends pourquoi on veut indexer maintenant c'est pour éviter que quelques 400000 franc entrent dans le bar de l'impôt et que d'autres payent plus cher mais de toute façon il y a un moyen pour qu'il paye pas plus cher c'est le PLF c'estd c'est dans le projet de loi de finance très vite de reconstituer cette indemnisation rétroactif oui alors ça c'est des sujets GAM mais je pense que oui je pense que oui et c'est la raison pour laquelle il faut faire les choses dans le bon ord mais ça pose quand même la question de la volonté de cette assemblée de réduire effectivement les déficits oui cette semaine l'ancien ministre de l'Économie brun le a été entendu par les députés on parlait d'instabilité politique et bien il les a tous renvoyé leur responsabilit cette assemblée taxe dépense censure elle vote toutes les dépens nouvell manière un peu baroque de redresser les comptes elle supprime toutes les économies en 7 jours avec la censure vous avez fait dérailler à nouveau la France et vous dites vouloir rétablir les comptes public hypocrisie vous comprenez son coup de gueule à Bro le ma écoutez je je veux pas commenter ça on dit parfois que la meilleure défense c'est l'attaque donc c'est la question fond c'est effectivement avec une assemblée fragmentée à ce point c'est difficile de faire des économies je suis fondamentalement démocrate et je crois fondamentalement au rôle du Parlement donc l'assemblée elle est celle que le peuple a choisi il faut faire avec elle et il faut la convaincre il faut l'entraîner il faut dialoguer il faut parvenir à dire comment effectivement il est d'intérêt général de réduire la dette ça peut-être cette pédagogie n'a-elle pas été faite par ailleurs il y a des choses importantes sur le planch technique je les reprends je considère que nous avons assez largement failli dans notre capacité à prévoir prévoir la croissance prévoir les recettes prévoir les dépenses et je pense qu'il faut réintroduire là-dedans de l'indépendance si vous voulez si on a d'un côté le volontarisme du politique et de l'autre côté une administration qui n'a pas l'impression d'être écouté on arrive à des dérives et c'est ça qui s'est produit je serai moi aussi auditionné par cette commission je prends un autre ton et j'essaierai d'expliquer pourquoi les choses sont passées comme ça et j'ai a une grave erreur d'valuation j'ai une proposition très concrète à faire je préside un autre organisme qui s'appelle le Haut Conseil des finances publiques qui donne des avis sur les projet de la finance je propose devant vous que le Haut conseil soit saisi systématiquement des prévisions de croissance de recettes et de dépense et qu'il donne un avis qui aille un peu plus loin que ce qu'il fait aujourd'hui c'estàd qu'au fond il tamponne il valide la prison de croissance et à ce momentl on ait dans un système que les angl appelle le comply explain vous dites par exemple à l'administration je suis pas d'accord avec votre chiffre alors à ce moment là soit elle prend celui que donne le conseil soit elle explique pourquoi elle le prend pas là nous sommes dans une boîte noire sans transparence et c'est très mauvais pour la démocratie et surtout ça donne des résultats à la fin qui ne sont pas bons parce que des erreurs de prévision ces deux dernières années j'entre pas dans le détail des responsabilité c'est pas mon job mais il y en a eu elles ne doivent pas se reproduire c'est massivement et c'est très important mais se pose quand même la question à là est-ce qu'on peut faire confiance par exemple au haut fonctionnaires qui qui ont fait les calculs de cette taxe des super profits qui étaient prévu notamment pour les pétroliers don vous nous disiez d'ailleurs déjà dès le mois d'avril vous étiez ici même à franceInfo et vous nous disiez qu'elle était complètement surévalué si on avait écouté les alertes de la Cour des comptes et du Conseil des finances publiques on aurait évité un certain nombre de choses mais les hautfonctionnaires vous savez un haut fonctionnaire c'est quelqu'un de loyal et donc il dit la vérité à son ministre mais ensuite c'est le politique qui décide et c'est pour ça que je propose d'introduire ce tiers de confiance entre le politique et l'administration je crois que c'est indispensable la plupart de nos partenaires le fond nous nous sommes trop peu développés en matière d'expertise indépendante et pourtant nous avons la ressource le Haut conseil c'est pas moi c'est pas la Cour des comptes c'est un ensemble d'économistes si on leur donne un peu plus de temps un peu plus de moyens un peu plus de compéten ils seront faire tenez je parlais d'aider voilà comment on peut aider je voudrais juste revenir une seconde en arrière parce que vous avez pas répondu à la question tout à l'heure l'assemblée telle qu'elle est configurée est-ce qu'elle a envie aujourd'hui selon vous de réduire les déficits je dirais qu'il faut l'entraîner il faut la convaincre et l'envie spontanée elle est nous sommes dans une crise politique je la regarde comme tout le monde je la connais mais il faut convaincre et entraîner et ça pourquoi parce que c'est d'intérêt général réduire la dette et les déficits c'est c'est une manière de dire non en fait ça veut dire que selon vous les députés aujourd'hui si on les prend individuellement aucun d'entre eux n'est prêt à assumer c'est pas question c'est pas une question individuelle je constate que nous sortons bah de de en la matière d'échec de plusieurs gouvernement et donc il faut sans doute une autre méthode il faut les entraîner et les convaincre et pour ça d'abord je le redis la combattre la dette c'est d'intérêt général c'est pas de droite c'est pas de gauche on ne peut rien faire avec une dette de cette ampleur avec une dette qui se dégrade et le vrai chiffre le seul c'est qu'on remboursit 25 milliards par an en 2021 on rembourse 53 milliards d'euros cette année on remboursera 60 milliards d'euros dans l'année et demi qui vient 100 milliards peut-être si on narrête pas une fois qu'on a 100 milliards à rembourser par an mais comment voulez-vous financer des politiques publiques d'avenir c'est pour ça que je dis il n'y a pas d'avenir pour ce pays s'il ne se désendê pas et ça il faut ensuite le dire aux députés et expliquer et chercher comment on peut le faire ensemble l'instabilité politique qui perturbe les marchés mais qui perturbe aussi les Français la réaction des Français l'incertitude économique et politique elle incite plutôt à la prudence on le voit est-ce que les Français consomment moins et épargnent plus parce qu'ils sont stressés par ce qui se passe je je crois que oui vous SZ le le président du MDF Patrick Martin parlait de récession je je je crois pas que techniquement ce soit ça une récession c'est quand on a deux trimestre de suite de croissance négative nous ne sommes pas partis pour ça il y aura une croissance positive en 2025 mais ça dépend de combien alors on dit aujourd'hui 1,1 le gouvernement ça me paraît un peu trop mais ça peut encore être 08 09 1 si on retrouve la confiance ça c'est une notion massive fondamentale en économie et ce qui se passe c'est que aujourd'hui les agents économiques c'est pour ça que je disais incertitude économique et instabilité politique sont liés les agents économiques se demandent où on va et où on va aussi en matière de finances publiques ils sont très inquiets est les Français sont très inquiets de ce niveau de dette c'est la première fois que c'est introduit dans les C premières priorités des Français ils le savent et ça vous parlez de l'assemblée il faut entraîner là-dessus alors qu'est-ce qui se passe à ce moment-là mais les investisseurs ils décalent leurs investissements parce qu'ils savent pas dans quel univers ils se déploient les consommateurs ils diffèrent leur consommation ils épargnent alors que le projet de loit de finance précédent est bâti sur une très nette relance de la consommation c'est l'inverse qui se produit et donc je le redis si je n'avais qu'un message c'est celui-là il y a un gordien là entre l'incertitude économique l'instabilité ou la fragmentation politique et l'incertitude financière ou l'instabilité financière ou la dégradation financière il faut trancher ce nœud et pour le trancher il faut résoudre la question politique pardon c'est pas à mon rôle de le dire mais je sais que encore une fois on peut pas faire de bonnees politiqu publique sans bonnes finances publique mais c'est très compliqué de faire de bonnes finances publiques sans bonne politique et est-ce que c'est le bon moment si on vous écoute pour aller revenir en arrière sur la réforme des retraites ou même simplement pour revaloriser les les pensions qui sont revalorisées de 2,2 % automatiquement au 1er janvier ce qui va coûter 6 milliards d'euros au finan publ il y a des réalités incontournables en matière de retraite c'est que le rapport actif sur inactif se dégrade c'est que si on y prend garde nous ne finançons pas nos retraites donc il faut d'abord voir ce que sont les conditions de financement après comment ça se traduit dans la loi est-ce qu'il y a des espaces de négociation d'amélioration peut peut-être penser que oui mais ça je sors de mon rôle pour le coup j'ai le sentiment que le premier ministre qui d'ailleurs s'est exprimé sur ce sujet à plusieurs reprises n'est pas fermé à une discussion en la matière mais n'attendons pas non plus qu'on abroche la réforme des retraites dans les 3 mois ça c'est sans doute assez compliqué il faut surtout réfléchir aux conditions de financement et voir comment on va plus loin un peu plus tard voilà mais il y a des passe sans doute d'amélioration je le crois mais je je ne vais pas plus loin vous comprendrez ok on va aller on va essayer d'aller quand même un tout petit peu plus loin pierre moskovici parce que vous êtes un politique d'expérience vous connaissez je F je F plaisante vous y êtes encore vous connaissez bien François baerou un mot quand même sur ce qui sur ce qui se passe parce qu'on a eu Michel Barnier qui était issu des des républicains une quarantaine de députés à l'Assemblée nationale on a aujourd'hui François baerou du MoDem un groupe qui compte 30 si députés est-ce qu'on peut avoir des premiers ministres qui s'assoi sur une minorité à ce point est-ce qu'ils sont légitimes bah ils sont légitimes dès lors qu'ils sont nommés et ils sont encore légitimes dès lors qu'ils élargissent la majorité et je crois que François Baayou alors écoutez en FR moi je suis pas jamais été modemme je le connais bien j'ai beaucoup d'estime pour lui je crois qu'il a conscience des défis qu'il attendent et que il il a le souci de rassembler et tout sera là au fond petit peutil rassembler ou pas peut-il élargir je crois qu'il le souhaite maintenant il faut que chacun s'y prête et qu'il trouve aussi les vois et moyens oui on va pas élargir le modemme on va mais vous savez en même temps aujourd'hui il n'y a pas une force politique dans cette assemblée qui soit potentiellement majoritaire donc on est forcément dans cette fragmentation il est peut-être pas le mieux le plus mal placé pour pour assembler en tout cas pour tenter de le faire il en a la volonté merci beaucoup Pierre Moscovici d'avoir été ce matin sur France Info je vous laisse en compagnie de Sal braquilla Renaud d' pour les informer dans quelques minutes
Pierre Moscovici