Féminicide d'Hayange, propos de Jean-Marie Bigard et régionales en Île-de-France... Le "8h30 franceinfo" de Marlène Schiappa
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:19OuverteÉludée
La plainte n'a pas été transmise à la justice, savez-vous pourquoi ?
- 1:40RelanceÉludée
Est-ce que vous êtes d'accord avec le procureur de la République ? L'erreur est-elle en amont ?
- 3:03OuverteRéponse partielle
Il était sous bracelet pour une autre affaire, le délit routier qui n'avait aucun lien avec la place.
- 3:23OuverteRéponse directe
À sa sortie de prison, il a été demandé à l'épouse si elle acceptait que son compagnon revienne à la maison. Est-ce que ça pose la question du consentement ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Où en est le fichier pour recenser les violences conjugales ?
- 6:12FerméeRéponse partielle
Uniquement après leur condamnation ou dès le dépôt de plainte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiquePromesse
« nous, nous avons, avec le ministre de l'Intérieur, donné une instruction très ferme dès notre entrée en fonction, en disant qu'en ce qui concerne les violences conjugales, eh bien ce doit être des plaintes, et 100% des plaintes doivent être prises, qualifiées et transmises au parquet. »
- 2:40Invité politiquePromesse
« Nous avons, avec Edouard Philippe à l'époque, instauré avec les parlementaires le fait que maintenant il y a une déchéance de l'autorité parentale dans ce cas-là. »
- 2:51Invité politiquePromesse
« Nous avons créé ce bracelet d'éloignement, ce bracelet anti-rapprochement »
- 5:37Invité politiqueFait
« nous observons, c'est qu'il y a des gens qui ont rempli les procédures. La grille d'évaluation du danger, elle a été utilisée, par exemple, par les forces de l'ordre, etc. »
- 6:03Invité politiquePromesse
« nous avons proposé au Premier ministre la création d'un fichier, un fichier des auteurs de violences conjugales et de violences intrafamiliales »
- 10:02Invité politiqueFait
« Le gouvernement doit s'exprimer à chaque fois que Jean-Marie Bigard boit un coup de trop et prononce des insultes et des menaces. »
- 10:49Invité politiqueFait
« on a là des menaces de mort, on a là des injures publiques, des injures publiques à raison du sexe qui sont évidemment inacceptables. »
- 13:35Invité politiquePromesse
« J'ai installé la semaine dernière le renfort de la Mivilude. J'ai nommé une magistrate à la tête de la Mivilude. »
- 14:09Invité politiqueFait
« On peut citer, par exemple, Thierry Casasnovas, qui est un adepte du crusivorisme et qui explique à des gens malades du cancer qu'ils n'ont pas besoin de se soigner »
- 14:32Invité politiqueChiffre
« Il y a 90 000 enfants en ce moment qui sont aux prises de ces groupes sectaires de ce type. »
- 15:11Invité politiqueFait
« Audrey Pulvar tient un discours très ambigu sur la police et qui varie en fonction de son auditoire. »
- 16:51Invité politiqueFait
« le soutien au fort de l'ordre, dans une période difficile, où des policiers et des policières ont été tués, notamment lors d'un attentat islamiste, encore récemment à Rambouillet, en Avignon, et qu'on sait que tous les jours, il y a des policiers et des gendarmes qui sont blessés, je pense que le soutien au fort de l'ordre, il ne devrait pas faire débat. »
- 17:36Invité politiqueFait
« C'est dangereux ce que vous faites, Madame Pulvar. Sous-entendre que soutenir les forces de l'ordre, c'est être d'extrême droite, c'est dangereux parce que ça pousse tout un tas de gens honnêtes qui soutiennent la police, et de bonne foi, dans les bras du Rassemblement National. »
- 17:54Invité politiquePromesse
« nous proposons la création d'une police régionale justement pour poursuivre ce continuum de sécurité. »
- 20:02Invité politiquePromesse
« Laurent Saint-Martin, pour la région, il veut faire de la jeunesse, la grande cause de son mandat régional, avec toute une série de mesures, à la fois pour soutenir les jeunes, par exemple, qui veulent entreprendre, en créant des pépinières à la sortie des lycées pour les aider et les soutenir, y compris financièrement dans leurs projets. »
- 20:18Invité politiquePromesse
« il y aura ce revenu d'urgence qui sera temporaire et qui permettra, pour cette période de sortie de crise, de les soutenir et de les aider. Qui sera de 500 euros »
Temps de parole
- Marlène Schiappa71 %
- Présentateur13 %
- Invité8 %
- Invité 26 %
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Bonjour Marlène Schiappa, une femme de 22 ans est morte le week-end dernier à Ayange, en Moselle, après avoir été poignardée par son compagnon. Elle avait poussé à deux reprises l'an dernier la porte d'un commissariat, d'abord pour déposer une main courante, puis pour porter plainte contre lui pour menace de mort. La plainte n'a pas été transmise à la justice, savez-vous pourquoi ?
Non, l'enquête doit faire toute la lumière et dire pourquoi, mais moi je suis interpellée par cette situation, d'abord par le fait qu'il y aurait eu une main courante, puisque nous, nous avons, avec le ministre de l'Intérieur, donné une instruction très ferme dès notre entrée en fonction, en disant qu'en ce qui concerne les violences conjugales, eh bien ce doit être des plaintes, et 100% des plaintes doivent être prises, qualifiées et transmises au parquet.
Manifestement, d'après les éléments du procureur de la République, et je parle évidemment sous ce contrôle et dans le respect de la séparation des pouvoirs, il indiquait qu'il semblerait que ce serait une plainte qui n'aurait pas été déposée dans le deuxième cas pour des faits de violences conjugales. Ça n'excuse évidemment en rien.
C'était des menaces de mort.
Voilà, c'était des menaces qui auraient été, et vraiment je parle, je reprends les éléments du procureur de la République, qui auraient été considérées comme d'autres catégories de plaintes que les violences conjugales. Mais encore une fois, évidemment, on ne peut pas se satisfaire de cette situation, c'est une femme très jeune, de 22 ans, et moi j'observe d'ailleurs qu'à Ayange comme à Mérignac, on a affaire à des féminicides d'une barbarie terrible et qui tous les deux ont lieu en pleine rue.
C'est-à-dire que vous avez cette espèce de sentiment d'impunité et de sentiment d'appartenance, c'est-à-dire sentiment que votre femme ou votre ex-femme vous appartient, et je ne peux pas tolérer qu'aujourd'hui il y ait des hommes qui considèrent qu'ils ont droit de vie ou de mort sur leur femme ou leur ex-femme, à tel point qu'ils se sentent autorisés à la tuer en pleine rue.
Quand vous avez entendu hier le procureur de la République dire qu'il n'y a pas eu de dysfonctionnement du service judiciaire, est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Est-ce que vous pensez que l'erreur, s'il y en a une, a été en amont du côté de l'officier de police judiciaire qui a recueilli la plainte ?
Encore une fois, vous savez que j'appartiens au pouvoir exécutif, je ne veux pas me mêler du pouvoir judiciaire, mais évidemment ce sont des échecs collectifs à chaque fois qu'il y a un féminicide. Moi ça fait maintenant près de 20 ans que je suis engagée personnellement contre les violences conjugales pour rendre visible ce phénomène. Ce dont on peut collectivement se réjouir, c'est du fait que désormais ce ne sont plus des faits divers. Maintenant quand il y a un féminicide, ça fait l'ouverture du journal de France Info, et on en parle et on le rend visible. Il y a encore quelques années, c'était classé dans les faits divers. Maintenant il faut qu'il y ait ce réveil de toute la société.
Le Grenelle des violences conjugales a permis des dizaines et des dizaines de mesures inédites qui n'avaient jamais été prises avant. Je pense à la question de l'autorité parentale, et on en parlera peut-être dans cette affaire, parce qu'il y a une petite fille qui manifestement aurait été témoin de ce qui s'est produit. Nous avons, avec Edouard Philippe à l'époque, instauré avec les parlementaires le fait que maintenant il y a une déchéance de l'autorité parentale dans ce cas-là. Ce n'était pas le cas avant.
Nous avons créé ce bracelet d'éloignement, ce bracelet anti-rapprochement, mais manifestement dans ce cas, et là aussi je me réfère au procureur de la République, il était sous bracelet électronique qui l'aurait, manifestement je suis présente, arraché.
Il était sous bracelet pour une autre affaire, le délit routier qui n'avait aucun lien avec la place.
Exactement, et ce que cela démontre, c'est que nous avons affaire à des personnes qui sont déterminées à tuer. C'est le même procédé, je ne compare pas les faits, mais c'est le même procédé que face par exemple à des gens qui veulent commettre des attentats terroristes. Vous avez en face de vous des gens qui sont déterminés à tuer, quelles que soient les conséquences de ce qu'ils font. C'est l'extrême difficulté des féminicides et des violences conjugales.
La difficulté Marlène Schiappa dans ce cas précis, c'est qu'à sa sortie de prison, il a été demandé à l'épouse, à la conjointe, si elle acceptait que son compagnon revienne à la maison, et elle a dit oui. Est-ce que ça pose la question du consentement ?
Ah oui, je suis très choquée. Très choquée, alors qu'il y avait, même si c'était des mains courantes, ça veut dire qu'il n'y a pas eu d'études du dossier et de la situation réelle d'une part, et d'autre part, ça pose la question de l'emprise. Avec la loi issue du Grenelle des violences conjugales, nous avons fait rentrer la notion d'emprise dans la loi. Et je veux ici saluer le travail de Yaël Melul, qui est une ancienne avocate avec laquelle j'ai travaillé dans le Grenelle des violences conjugales, pour aboutir justement à définir ce phénomène d'emprise.
Parce que très souvent, avec les violences physiques, et les violences parfois sexuelles ou économiques, vous avez des violences psychologiques. Et c'est pourquoi vous avez des femmes, on dit parfois pourquoi elles ne le quittent pas, pourquoi elles ne partent pas. Vous avez des hommes qui sont des manipulateurs, et qui tiennent sous leur emprise ces femmes qui de fait ont toutes les difficultés à partir ou à dénoncer ces faits. Ça veut dire qu'on n'aurait même pas dû poser la question à cette dame sur le retour de son mari ? Là encore, je suis obligée de respecter la séparation des pouvoirs, donc ce sera à l'enquête de faire toute la lumière sur la question.
Mais quand il y a une femme qui a fait état de violences conjugales, quand police secours a été appelée à une dizaine de reprises, manifestement pour des faits de violence, et quand les voisins sont informés qu'il y a des violences conjugales, et que donc manifestement cette phrase glaçante, quand tu parles plus longtemps, du tout le monde savait, et qu'on lui propose, et qu'elle se sent obligée d'accepter, puisque c'est le père de son enfant, manifestement, c'est ce qui a amené à cette acceptation, je pense que c'est terrible.
Il y a quelques jours, après un précédent féminicide à Mérignac, cette fois-ci, vous aviez évoqué, et Gérald Darmanin également, la création d'un fichier pour recenser toutes les violences conjugales, qui permettrait justement de rapprocher les informations de la police qui recueille les témoignages, et de la justice qui doit les traiter. Où en sommes-nous ?
Exactement, parce qu'avec le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, nous avons immédiatement, après l'effet de Mérignac, diligenté une inspection, c'est rare d'ailleurs qu'il y ait des inspections intérieures,
qui concluent dans, cette fois-ci, à des défaillances.
Alors en fait, nous rendrons publiques les conclusions le 10 juin, mais oui, il y a manifestement des défaillances dans ce qui s'est passé à Mérignac, la totalité du rapport sera remise le 10 juin. Mais nous, d'ores et déjà, avec les premières conclusions, la toute première synthèse, avec Gérald Darmanin, ce que nous observons, c'est qu'il y a des gens qui ont rempli les procédures. La grille d'évaluation du danger, elle a été utilisée, par exemple, par les forces de l'ordre, etc. Mais chacun en silo.
Et vous aviez à Mérignac, sur les faits qui se sont produits, un monsieur qui était sous contrôle judiciaire, qui se rend pour pointer à son contrôle judiciaire, et dont on ne sait pas qu'il est par ailleurs recherché pour des faits graves de violences conjugales. Et donc, avec le ministre de l'Intérieur, nous avons proposé au Premier ministre la création d'un fichier, un fichier des auteurs de violences conjugales et de violences intrafamiliales, qui permettra justement de mieux partager les informations.
Uniquement après leur condamnation ou dès le dépôt de plainte ?
Alors, après leur condamnation, manifestement, puisqu'il y a un respect, vous savez, les termes de fichier, exactement, fichier liberté, on ne fait pas un fichier comme ça. Pour l'instant, c'est l'hypothèse sur laquelle nous sommes en train de travailler, mais nous allons y travailler avec l'ensemble des parties prenantes. Et l'idée, ce sera justement que maintenant, cette information, elle soit partagée. Et quand quelqu'un sera mis en cause dans une autre affaire ou arrêté pour autre chose, eh bien, la police et la justice sauront que c'est une personne qui est mise en cause pour des violences conjugales. Ce sera un fichier national. Exactement.
Et ça nous montre, l'affaire qui vient de se produire nous montre que si on avait ce fichier et qu'on sait que cette personne est mise en cause et a été déjà condamnée, c'était le cas dans cette affaire, pour des violences conjugales, on ne propose pas dans ces cas-là à son ex-conjointe de l'héberger.
Juste une information surprenante, la victime, si on revient à Ayange, la victime est morte dans la rue, dans la même rue que le commissariat de police qui était fermé le dimanche à partir de 18h. Est-ce que vous trouvez ça normal ?
Qu'une femme meurt dans la rue ? Non, je ne trouve pas ça normal.
Que le commissariat soit fermé à partir de 18h.
Il y a des horaires dans les commissariats. Après, moi, je suis toujours un peu étonnée, honnêtement, à chaque fois qu'il y a un féminicide maintenant qui se produit, que les premières personnes qu'on blâme dans le débat public sont les policiers, voire parfois le gouvernement. Je pense que ça, honnêtement, je vous dis les choses comme je les pense, il y a 400 interventions de policiers et de gendarmes chaque semaine pour sauver des femmes face à des violences conjugales, sauver des enfants. On pense par exemple aux trois gendarmes dans le puits de Dôme qui sont intervenus et qui ont été tués par l'homme qui était mis en cause pour venir sauver la femme.
Il venait pour venir sauver la femme qui était réfugiée sur le toit. Je pense que lutter contre l'impunité des auteurs de violences conjugales, c'est aussi rendre visibles les responsabilités, la responsabilité de cet homme qui considère qu'il a droit de vie ou de mort sur sa femme ou sur son ex-femme.
Le Fil Info à 8h41 avec Mélanie Delaunay. Et on poursuit juste après avec vous, Marlène Schiappa.
Un centre éphémère de vaccination ouvre à Bordeaux, aujourd'hui dans le quartier Bacallan, où un variant du Covid préoccupe 60 cas recensés jusqu'ici. L'objectif, c'est de pouvoir vacciner en trois semaines tous les habitants du quartier. Ces trois arrestations en Italie après la chute du téléphérique, dimanche dans la station balnéaire de Stresa, 14 morts dans cet accident. Le propriétaire du téléphérique et deux responsables sont en prison depuis cette nuit. Selon la procureure, le système de freinage d'urgence a été désactivé volontairement pour des raisons économiques, dit-elle. Notre pays a besoin de poser des actes reconnaissant toutes ses vies, toutes ses mémoires.
Emmanuel Macron évoque dans le magazine Zadig, le travail engagé en particulier sur la guerre d'Algérie. Nous sommes vus comme humiliants parce que nous ne reconnaissons pas les mémoires singulières, déclare le chef de l'État. C'est non, l'Irlande ne compte pas augmenter son impôt sur les sociétés. L'un des plus bas au monde, le pays rejette le projet du président américain Joe Biden qui veut fixer un impôt minimum au niveau mondial, 15% au moins pour les multinationales. France Info
Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.
Marlène Schiappa, vous avez peut-être vu les images de ce rassemblement ce week-end à Paris où des centaines d'opposants aux vaccins, aux masques, aux pass sanitaires se sont rassemblés en présence notamment de l'humoriste Jean-Marie Bigard. Voici quelques-uns de ses propos à la tribune recueillis par nos confrères de Quotidien.
Non au pass sanitaire, non. Et pourquoi il ne collerait pas une étoile jaune pour qu'on soit repéré plus facilement ? Quand quand même Agnès Buzyn qui est maintenant protégée en Suisse, quand tu penses que cette connasse, pardon, ne va pas payer ses crimes ? Espèce de grosse connasse !
Pourquoi on n'a pas entendu le gouvernement à la suite de ses propos ?
Le gouvernement doit s'exprimer à chaque fois que Jean-Marie Bigard boit un coup de trop et prononce des insultes et des menaces. Moi je trouve que ça illustre vraiment les rafages de l'alcoolisme. Enfin pardon de le dire, mais moi je suis étonnée dans les commentaires que personne ne fasse référence à ça. On a manifestement quelqu'un qui n'est pas dans un état normal et qui prononce des propos absolument honteux et scandaleux. Moi ce qui m'étonne, c'est qu'on offre une tribune à ce personnage et qu'on l'invite dans des rassemblements à s'exprimer de la sorte.
Alors j'ai regardé la vidéo plus longue et on voit qu'il y a une des organisatrices qui vient lui dire doucement à l'oreille, s'il te plaît, est-ce que tu peux ne pas dire de compte ?
Et reprendre plus belle.
Enfin ce sont des propos condamnables, on a là quand même... Justement vous allez porter plainte ? On a des... c'est à chacun de dire ce qu'il entend faire, mais on a là des menaces de mort, on a là des injures publiques, des injures publiques à raison du sexe qui sont évidemment inacceptables. Et je pense que dans la vie publique et dans la vie politique, chacun se grandirait à ne pas faire usage de l'insulte. Je le dis pour, en l'occurrence pour ce qui visait Agnès Buzyn et pour ce qui visait Olivier Véran, j'ai entendu la semaine dernière qu'il y avait un débat sur un plateau de télévision pour savoir si oui ou non, on avait le droit de traiter Marine Le Pen de chienne.
Et certains disaient oui parce que c'est Marine Le Pen. Moi je ne suis pas d'accord avec ça. Je pense que les principes, ils valent indifféremment de l'engagement politique des uns et des autres. On n'insulte pas les gens, les insultes à raison du sexe, les menaces, les menaces de mort, les menaces de viol, tout cela c'est condamnable par la loi. Et ce n'est pas parce qu'on est un responsable politique qu'on a le droit de vous insulter et de vous menacer de mort comme c'est fait de cette manière.
Ça veut dire que le chanteur qui chante cette année l'hymne des Bleus, puisque vous faites référence à ses propos, Youssoufa, les paroles de cette chanson vous ont choqué vous aussi ?
Moi je les ai découvertes à cette occasion. Bien sûr, les paroles de cette chanson m'ont choqué. Après le choix de Youssoufa pour l'hymne, c'est le choix de la FFF. C'est son choix, je le respecte. Je n'ai rien contre Youssoufa en tant que personne ou en tant qu'artiste. Mais j'ai vu qu'à cette occasion, il y avait ces débats et que certains, pour justifier ce choix, se sentaient obligés de dire non mais c'est ok d'insulter des femmes politiques et de les menacer à condition que ce soit Marine Le Pen. Je trouve que c'est une pente dangereuse. Ça veut dire que la prochaine fois, on va dire c'est ok parce que c'est une femme d'extrême gauche.
Et ça veut dire qu'à partir du moment où on est dans des accords politiques, on a le droit de se menacer de viol ou de mort. Vous savez, moi en tant que ministre, je reçois tous les jours beaucoup de messages d'amour et de soutien, mais aussi tous les jours des menaces, des menaces de viol, des photomontages dégradants. Je pense que défendre la place des femmes...
Vous attaquez systématiquement ?
Mon avocate porte plainte. Oui, il y a déjà eu des condamnations d'ailleurs pour cela. Quand vous avez des photomontages graves avec des menaces de mort, on vous représente en train de mourir, la tête décapitée, comme ça m'est déjà arrivé, avec des kalachnikovs pointés sur vous, avec des insultes, des menaces. Oui, évidemment, il y a des dépôts de plainte. Et en général, il y a des condamnations et des amendes qui sont payées.
Le vice-président du Sénat, pour en revenir au rassemblement des antivaccins dont on parlait il y a quelques instants, Vincent Delahaye, est intervenu lors de ce rassemblement. Il dit qu'il est parti avant d'entendre les propos dont on a entendu un extrait il y a quelques instants. Est-ce qu'il était à sa place ?
C'est à moi de donner les autorisations au vice-président du Sénat. Il me semble qu'il a... Honnêtement, je pense qu'il a été soit piégé... Je ne suis pas sa porte-parole, je ne suis pas là pour le défendre, je ne sais pas, et je ne connais pas d'ailleurs personnellement le vice-président du Sénat. Mais manifestement, il a dit après qu'il condamnait ses propos et qu'il se désolidarisait des propos qui ont été tenus. C'est la moindre des choses. Et je pense qu'effectivement, moi, je n'irai pas à ce type de rassemblement. Si vous voulez, la pandémie, elle est propice à tout un tas de thèses complotistes et de dérives sectaires. Dont vous êtes en charge, justement. Exactement.
J'ai installé la semaine dernière le renfort de la Mivilude. J'ai nommé une magistrate à la tête de la Mivilude. J'ai installé un conseil d'orientation avec des experts reconnus, comme Georges Fenec, par exemple, et d'autres qui travaillent contre les dérives sectaires. Et on voit très bien que ce type de discours complotiste, comme celui qui est tenu par Jean-Marie Bigard et par les organisateurs de ce rassemblement... Et qui est repris par certains politiques, comme Florian Philippot. Exactement. C'est ça qui nourrit les dérives sectaires.
Et vous avez des personnes qui sont dans une situation de fragilité et qui, du coup, ont ce terreau et qui tombent sous la coupe d'un certain nombre de gourous. Certains en France ont été condamnés récemment. On peut citer, par exemple, Thierry Casasnovas, qui est un adepte du crusivorisme et qui explique à des gens malades du cancer qu'ils n'ont pas besoin de se soigner parce que s'ils mangent des crudités et suivent ces vidéos sur YouTube et boivent de l'eau, tout va bien se passer. Et bien sûr, derrière, il y a une volonté de suggestion psychologique et de profiter financièrement de ces personnes. C'est très grave et on recense plusieurs centaines de groupes sectaires.
Il y a 90 000 enfants en ce moment qui sont aux prises de ces groupes sectaires de ce type.
Marlène Chapa, il y a deux jours, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, annonçait qu'il allait porter plainte contre Audrey Pulvar, candidate socialiste au Régional en Ile-de-France pour ses propos diffamatoires, selon lui, tenus contre la police. Il propose désormais de la rencontrer. Qu'est-ce qui s'est passé ?
D'abord, le ministre de l'Intérieur, depuis qu'il a été nommé, s'est donné une mission, c'est de protéger ceux qui nous protègent et de soutenir les policiers.
Alors, en quoi les propos d'Audrey Pulvar menaçaient la police ?
Je ne parle pas de menace, mais je parle de mise en cause. Diffamé. Je vous donne mon avis personnel, ce qui n'est pas le fondement de la plainte du ministre de l'Intérieur, mais moi j'observe personnellement qu'Audrey Pulvar tient un discours très ambigu sur la police et qui varie en fonction de son auditoire. Donc là, il y a une vidéo qui date il y a plusieurs mois qui a été exhumée sur les réseaux sociaux dans laquelle Audrey Pulvar dit « La police assassine, la police est raciste, elle tient des propos... » La police, toute la police n'est pas raciste, c'est ce qu'elle dit précisément. Ah non, pas dans cette vidéo aussi.
Au début de la vidéo aussi, dans l'extrait complet qu'on a écouté hier, pardon, on l'a pas sous la main ici, on l'a réécouté hier.
Alors vous avez eu la chance d'avoir l'extrait complet. Moi, dans l'extrait que j'ai vu, en tout cas, les propos qui sont tenus, c'est « La police est raciste, la police a assassiné... »
Il n'y a pas de généralité, je le rappelle ce matin. Pardon ? Dans ses propos, il n'y a pas de généralité sur la police. Elle dit « Toute la police n'est pas raciste. » Elle commence même par ça.
Alors peut-être, en tout cas, c'est coupé, manifestement, dans une vidéo et dans le reste, elle dit... Enfin, je suis formelle, chacun peut regarder la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. Elle dit « J'attends des excuses de la police pour un certain nombre d'assassinats, notamment... »
Elle donne différents exemples, Malik Ousekine, Adama Traoré...
Oui, Malik Ousekine, bien sûr, mais ensuite, elle fait un parallèle entre Malik Ousekine et Adama Traoré, Zia Débouna, etc.
Dont on a rappelé hier, ici même, que ces deux affaires n'avaient pas été jugées.
Exactement. Et je pense que c'est le problème des propos qui sont tenus par Audrey Pulvar. Par exemple, quand elle dit « Il y a eu une marche... » Les policiers ont voulu marcher sur l'Assemblée nationale. On voit bien, historiquement, à quoi elle fait référence. Elle a marqué sur Rome. C'est une personne cultivée. Elle utilise les mots à dessein. Et donc, il y a une ambiguïté dans le discours d'Audrey Pulvar vis-à-vis de la police. Et elle adapte son discours en fonction de l'auditoire. Là, quand elle parle à un public indigéniste ou à un public anti-police, elle n'hésite pas à blâmer la police dans son ensemble. Moi, c'est ce que j'observe, en tout cas.
Maintenant que le ministre de l'Intérieur privilégie le dialogue, je pense que c'est sain et qu'il a raison. Moi, ce que je souhaiterais, c'est que le soutien au fort de l'ordre, dans une période difficile, où des policiers et des policières ont été tués, notamment lors d'un attentat islamiste, encore récemment à Rambouillet, en Avignon, et qu'on sait que tous les jours, il y a des policiers et des gendarmes qui sont blessés, je pense que le soutien au fort de l'ordre, il ne devrait pas faire débat. Il devrait faire l'unanimité dans la classe politique.
Donc, vous invitez Gérald Darmanin
à ne pas retirer sa plainte contre Audrey Pulvar ? Mais ce n'est pas du tout ce que je viens de vous dire. Je viens de vous donner un avis, en tant que responsable policier, que j'ai donné à plusieurs reprises. D'ailleurs, vous savez, quand Audrey Pulvar a dit sur Twitter à Laurent Saint-Martin qui se rapprochait dangereusement... Qui est votre candidat au régional en Ile-de-France. Exactement. qui se rapprochait dangereusement du Rassemblement National parce qu'il disait qu'il soutenait les forces de l'ordre. Et moi-même, j'ai interpellé Audrey Pulvar en lui disant « C'est dangereux ce que vous faites, Madame Pulvar.
» Sous-entendre que soutenir les forces de l'ordre, c'est être d'extrême droite, c'est dangereux parce que ça pousse tout un tas de gens honnêtes qui soutiennent la police, et de bonne foi, dans les bras du Rassemblement National. C'est mon avis. Et en tout cas, nous, à Paris, avec Laurent Saint-Martin, pour les élections régionales, nous proposons la création d'une police régionale justement pour poursuivre ce continuum de sécurité. Vous savez, la région a comme compétence les transports, les lycées. 80% des phénomènes de violence entre bandes ont lieu aux abords des lycées. Et dans les transports, la région a un job, faire en sorte que quand on prend le RER à 22h, on se sente en sécurité.
Ce n'est pas le cas. Donc avec Laurent Saint-Martin,
pardon, de la ministre Marlène Schiappa à la candidate au régional Marlène Schiappa. On va marquer une toute petite césure. Oui, c'est la même. J'en ai qu'une en face de moi, je vous le confirme. On va marquer une toute petite pause. 8h51, le fil info avec Mélanie Delonnet. Et on poursuit juste après sur les élections régionales.
Merci. L'absence de réaction de la Russie aux agissements de la Biélorussie, vos cautions, réagit ce matin le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Après l'atterrissage forcé d'un avion pour arrêter un opposant biélorusse, le Conseil de sécurité de l'ONU tient aujourd'hui une réunion à huis clos. Ils partent dans quelques minutes du château de Versailles, de Disneyland Paris et des aéroports d'Orly et Roissy direction la capitale et le ministère de l'économie. Opération Escargot, des autocaristes indépendants, ils réclament une meilleure répartition des aides à leur secteur.
Le gouvernement reste opposé à une vaccination obligatoire contre le Covid alors que l'Académie de médecine juge que c'est nécessaire pour certaines professions, santé, enseignement, police, entre autres si on veut atteindre l'immunité collective, et éviter une quatrième vague à l'automne. Après plusieurs années de baisse, le tabagisme ne recule plus en France. Un adulte sur quatre fume tous les jours, un sur trois chez les plus précaires en augmentation l'année dernière selon Santé publique France. France Info
Le 8.30 France Info, Salia Braquia, Marc Fauvel. Toujours avec Marlène Schiappa, vous êtes donc candidate tête de liste à Paris sur les listes de Laurent Saint-Martin. Vous me le confirmez ? Sur les listes de Laurent Saint-Martin.
Le 20 et 27 juin.
Voilà, les dates sont confirmées, elles aussi. Laurent Saint-Martin qui propose pour les jeunes franciliens un revenu d'urgence de 500 euros. Est-ce que ça s'appelle un RSA Jeunes, tout simplement ?
Non, ce n'est pas le même projet. Laurent Saint-Martin, pour la région, il veut faire de la jeunesse, la grande cause de son mandat régional, avec toute une série de mesures, à la fois pour soutenir les jeunes, par exemple, qui veulent entreprendre, en créant des pépinières à la sortie des lycées pour les aider et les soutenir, y compris financièrement dans leurs projets. Vous avez plein de jeunes de moins de 30 ans qui veulent entreprendre, qui n'ont pas d'apport et c'est très compliqué pour eux.
Mais vous avez aussi des jeunes qui sont dans la grande difficulté et pour lesquels il y aura ce revenu d'urgence qui sera temporaire et qui permettra, pour cette période de sortie de crise, de les soutenir et de les aider. Qui sera de 500 euros,
c'est-à-dire quasiment le montant du RSA que le gouvernement refuse pour les jeunes.
Là, l'idée, ce n'est pas de créer une allocation, ce n'est pas de faire quelque chose de pérenne, c'est vraiment ce revenu d'urgence. C'est-à-dire, vous êtes un jeune, vous êtes sorti du système scolaire, vous êtes sorti de la formation, vous n'avez pas encore d'emploi. Ce revenu d'urgence, il vous permet de garder la tête hors de l'ordre pour un montant qui est vraiment un montant donné et ensuite de vous insérer. Vous savez que la formation, c'est une des compétences primordiales de la région.
Mais pourquoi le proposer pour les jeunes franciliens et pas, et là je m'adresse à la ministre Marlène Schiappa, à tous les jeunes français qui rament en ce moment ?
Ça peut être une proposition qui peut inspirer et qui peut être reprise par toutes les autres régions. Mais pourquoi est-ce que c'est la région qui propose ça ? Parce que l'échelon de la région, c'est l'échelon qui est chargé de la formation, de l'accompagnement des jeunes vers leur premier job. Vous savez, la région, au fond, c'est l'échelon macroniste par excellence. C'est l'échelon qui investit dans les mobilités.
La région, c'est macroniste. Et la ville, elle est quoi ? Le département ?
Je vais vous dire pourquoi. Parce que la région, elle investit dans les mobilités, elle investit dans les compétences et elle donne à chacun les moyens de réaliser sa vie et de sortir de ces inégalités de destin que pointe du doigt le président de la République.
Dans une tribune parue dans le JDD, vous accusez Valérie Pécresse, l'actuelle présidente de la région Île-de-France, de soutenir les associations réactionnaires. Lesquelles ?
Beaucoup d'associations. Et là aussi, je vais vous répondre. En fait, moi, ce que j'observe dans cette élection régionale, c'est que vous avez deux camps qui sont ambigus. Le camp mené par Audrey Pulvar, qui est ambigu sur le soutien en force de l'ordre, qui est ambigu sur les questions de laïcité, qui est ambigu sur les questions de l'universalisme. Et vous avez en face le camp de Valérie Pécresse, qui est ambigu sur la question des droits des personnes LGBT+. Et d'ailleurs, on voit que les réactions fébriles du camp d'Audrey Pulvar, qui a passé toute une nuit à tweeter contre moi et mes colistiers à la suite de l'apparution de cette tribune, valident ce que nous dénonçons.
C'est-à-dire que dans la liste d'Audrey Pulvar, vous avez notamment des gens, elle a conçu ses politiques familiales à une personne proche de Sens commun. Elle ne s'en cache pas. Parle de Valérie Pécresse.
Valérie Pécresse. Exactement. Audrey Pulvar n'a pas embauché chez Sens commun.
Non, chacun ses ambiguïtés. C'est son droit. Non, chacun ses ambiguïtés. Valérie Pécresse, elle est claire sur le soutien à la police et la laïcité. Audrey Pulvar, elle est claire sur les droits des personnes LGBT+. Mais quand on inverse sur les sujets, vous avez des ambiguïtés. Nous, nous nous présentons de façon très claire et nous, nous soutiendrons les personnes LGBT+. Nous ne financerons aucune association qui soutient l'entrave à l'IVG, qui est proche de la Manif pour tous, qui est proche de Sens commun.
Et au contraire, nous soutiendrons notamment ce beau projet du Centre d'archive des luttes LGBT+, qui est un projet qui a été porté par des associations soutenues par la mairie de Paris, mais qui est un peu larlésienne et qui ne voit pas le jour pour l'instant. Nous, nous pensons que la région, elle a son rôle à jouer, et y compris dans la relance économique pour soutenir les lieux LGBT+. À Paris, vous avez beaucoup de lieux LGBT+, qui sont en danger économiquement suite à la pandémie. La région, au titre du développement économique, se doit de les soutenir. Nous, nous le ferons.
Marlène Chappin, un mot de l'article 24 de la loi Sécurité Globale qui a été censurée la semaine dernière par le Conseil constitutionnel. C'est l'article, il portait un autre nom depuis, qui prévoyait de punir la diffusion malveillante d'images de force de l'ordre. Est-ce que cette censure est une bonne nouvelle pour le gouvernement ? Est-ce que vous allez passer à la suite ou est-ce que vous allez le réécrire ?
Il y a un travail, le ministre de l'Intérieur, Gérard Darmanin, a indiqué qu'il y aura un travail pour remplir l'objectif. L'objectif, quel est-il ? C'est de pouvoir protéger des policiers et des gendarmes. Vous savez, dans le cas du Beauvau de la Sécurité, moi, j'ai reçu, j'ai souhaité auprès du ministre de l'Intérieur consacrer une séquence du Beauvau de la Sécurité à la question des familles, des femmes, des époux de policiers, des enfants. Et j'ai vu des petits garçons qui me disent qu'ils ne peuvent pas dire à l'école que leur papa est policier, sans quoi ils sont harcelés ou frappés par leurs camarades.
Je veux une femme me dire qu'elle avait vu le portrait de son mari placardé sur le mur, dans le hall, en bas de chez eux, comme si c'était wanted pour appeler à la haine en direction de son mari policier. Cet article 24, il vise à protéger les policiers des appels à la haine qui peuvent exister, notamment sur les réseaux sociaux.
Donc vous souhaitez qu'il soit d'une façon ou d'une autre réécrit, réintroduit dans un texte législatif ?
À titre personnel, je souhaite qu'on puisse trouver la solution pour mieux protéger les policiers et faire en sorte que ces menaces, elles ne prolifèrent pas. Le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il y avait une réflexion en cours sur ce sujet.
Une dernière question, Marlène Chappat, comme les ministres participent aux manifestations désormais, on vous pose la question le 12 juin à l'appel de plusieurs élus et associations, une marche pour les libertés et contre les idées d'extrême droite va être organisée. Est-ce que vous allez y participer ?
Moi, je ne participe pas aux manifestations. Je le déplore, mais c'est une règle que je me suis fixée à partir du moment où j'étais au gouvernement. C'est très personnel, je n'oblige personne. Mais que ce soit le rassemblement à la mémoire de Sarah Halimi ou le rassemblement contre les féminicides, je n'y ai pas participé. Je suis évidemment contre les idées d'extrême droite, bien évidemment. Ensuite, il faut voir quel est exactement le mot d'ordre, qui participe et quelles sont les revendications de cette manifestation.
Merci à vous, Marlène Chappat. Merci à vous. Et bonne journée.
Vous également.
Marlène Schiappa