Sébastien Lecornu répond aux motions de censure défendues par LFI et le RN - 14/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Sébastien LecornuFait
« la position de la France est l'opposition totale à la signature du traité avec le Mercosur »
- 1:45Sébastien LecornuFait
« la saisine de la Cour de justice par le Parlement européen engage bien cette suspension »
- 2:30Sébastien LecornuChiffre
« 3500 amendements déposés, c'est un record sur cette deuxième lecture »
- 3:30Sébastien LecornuFait
« les votes qui sont attendus dont on sait tous qu'ils sont davantage guidés par des intérêts nationaux que des intérêts partisans »
- 5:00Sébastien LecornuFait
« la France n'a pas de budget »
- 5:30Sébastien LecornuFait
« la France insoumise votant à droite pour être s'assurer que la copie vire le plus à droite possible »
- 6:30Sébastien LecornuFait
« Tir de missile orchnik la semaine dernière de la Fédération de Russie sur l'Ukraine »
- 7:00Sébastien LecornuFait
« la situation du terrorisme au Sahel »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames et messieurs les députés, euh c'est un moment parlementaire dans lequel vous exercez et c'est bien naturel, bien légitime et je serai toujours le premier à le défendre notre constitution et dans une démocratie le droit d'interroger la responsabilité du gouvernement par l'article 49 aligné 2 de la Constitution en déposant et débattant une motion de censure sur la base d'un texte qui tout de même engage politiquement les raisons de ce pourquoi vous demandez la censure. du gouvernement peut donc s'attendre à un moment parlementaire. En vous écoutant, j'ai quand même davantage l'impression d'être dans un moment plus partisan, plus politicien que sur le fond et donc qu'il me soit permis de manière démocratique aussi de revenir un tout petit peu sur ce qui constitue un grand décalage au fond entre ce moment que nous vivons cet après-midi dans une forme d'indifférence globale. il faut bien le reconnaître en tout cas sur la plupart de ces bancs et même en dehors, j'y reviendrai, euh du pays et qui nous permet quand même aussi de de non contraire, l'absence des députés témoigne aussi de ce que veut dire ce moment et des initiatives que le Rassemblement national et la France insoumise une fois de plus prennent, mais une fois de plus, il est légitime, même s'il nous conduit quand même à devoir noter plusieurs décalages.
Le premier déjà, et ça l'honnêteté intellectuelle le commande, c'est le décalage avec la vérité de la position de la France sur le Mercossure. courir depuis une semaine les plateaux de télévision et se comporter comme si la France soutenait le traité du avec le Mercur alors qu'il s'y oppose repose tout simplement sur un mensonge et sur lequel vous avez bien du mal à trouver la légitimité de votre démarche de censure sur la base de la vérité et vous préférez le construire sur la base une fois plus d'un mensonge car calomnier calomnier calomnier il en restera toujours quelque chose. La deuxième des choses évidemment et je ne demande même pas à ce que vous ayez l'honnêteté intellectuelle, j'y renonçais depuis Bellurette de reconnaître que le traité avait évolué ces derniers mois.
La réalité c'est que c'est au corp et au conseil que la position des États se constate et que vous le vouliez ou non car on finit par se poser la question. La position de la France est l'opposition totale à la signature du traité avec le Mercosur. Mais l'affaire comme d'habitude du mensonge ne s'arrête pas là.
Désormais commence à émerger sur les réseaux sociaux de manière moins franche dans les interventions dans l'hémicycle parce que souvent il y a plus de courage sur les réseaux sociaux que dans l'hémicycles. Ça aussi je l'ai bien noté ces quatre derniers mois. qui consiste à laisser entendre qu'une saisine.
Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît, si je peux m'exprimer. Merci beaucoup. Je crois avoir démontré le respect de l'ensemble des groupes ici depuis que je suis membre du gouvernement.
Donc, il n'y aura pas de respect. Je je continue néanmoins de vous répondre car moi je vous respecte. Évidemment, c'est de laisser entendre que la saisine de la Cour de justice viendrait suspendre l'application du traité.
Il est vrai que la saisine de la Cour de justice par le Parlement européen engage bien cette suspension. Que la saisine par un état membre de l'Union européenne de la même cour de justice n'entraîne pas la suspension. Et donc là aussi, ne laissons pas à entendre ou à faire croire aux agricultrices, aux agriculteurs, aux Françaises et aux Français qui sont inquiets de la procédure complexe, il faut bien le reconnaître, de l'application de ce traité ou en tout cas de la manière dont ce traité peut être appliqué en laissant entendre des choses qui sont fausses.
Et donc c'est pour cela et c'est le deuxième décalage que cette motion de censure que ces deux motions de censure sont en train d'introduire aussi. C'est une division au moment même où l'équipe de France au grand complet devrait prendre son bâton de pèlerin et convaincre l'ensemble des sensibilités politiques au Parlement européen pour avoir un vote favorable. Et c'est là où objectivement le moment est bien mal choisi de cette motion de censure, se tirant une balle dans le pied.
Mais en France, nous avons l'habitude de nous diviser et de nous tirer des balles dans le pied et de ne pas être capable de nous réunir pour défendre les intérêts du peuple français. Les mêmes qui nous le reprocheront ensuite comme d'habitude, la trahison viendra toujours du même endroit. Alors que là, il est évident que les jours qui viennent, l'ordre du jour du Parlement européen à Strasbourg, les votes qui sont attendus dont on sait tous qu'ils sont davantage guidés par des intérêts nationaux que des intérêts partisans doivent nous conduire à devoir remporter ce vote.
Vote qui peut se jouer à 10, 15 ou 20 voix. décalage une fois de plus entre la vie de cet hémicycle, en tout cas même la présidente, une partie de cet hémicycle et la vie de ce qui se passe au Parlement européen. Et ce décalage, vous le verrez tôt ou tard, nous le payerons une fois de plus. 3è décalage évidemment avec la procédure budgétaire.
Nous sommes le 14 janvier, la France n'a pas de budget. Il se trouve que globalement les deux groupes politiques qui ont déposé la motion de censure, ces deux motions de censure sont les deux groupes politiques qui ont largement contribué au ralentissement des débats depuis le début. 3500 amendements déposés, c'est un record sur cette deuxième lecture.
Des votes tactique dans les deux sens pour faire en sorte que tous les compromis qui puissent émerger sur l'espace le plus central, en tout cas le plus républicain de cet hémicycle échoue. La France insoumise votant à droite pour être s'assurer que la copie vire le plus à droite possible pour qu'elle ne soit absolument plus digeste pour une partie de cet hémicycle. On l'a vu sur le projet de loi de financement sur la sécurité sociale.
Les règles liées à l'entenoire et à l'acceptabilité, la recevabilité des amendement l'aussi remis en question dans le cadre des travaux de la commission. Bref, rien ne nous aura été épargné. Et quand je note que pendant des années, la plupart de ces groupes ont réclamé une nouvelle vie parlementaire, une nouvelle pratique du partage du pouvoir, une autre relation entre le gouvernement et le parlement, je vois que celles et ceux qui promettent une 6e République plus parlementaire, et bien ce n'est pas pour demain puisque force de constater que à chaque fois le passage en force, le blocage, l'intimidation comme vous êtes en train de le faire monsieur le député reste encore une pratique qui me semble d'un autre temps et que nous refusons.
Mais je pense que le dernier décalage est le plus grave. En tout cas, à titre personnel, dans le respect que je vous dois et comme membre du gouvernement, mais aussi d'ailleurs comme homme et comme citoyen puisqu'on peut être adversaire politique et se respecter. Enf en tout cas, moi je le considère encore.
Oui, c'est pas contagieux toujours, j'ai bien vu. C'est au fond le décalage que vous êtes en train d'introduire entre la vie politique nationale et l'actualité internationale. Tir de missile orchnik la semaine dernière de la Fédération de Russie sur l'Ukraine. intimidation qui rentre dans une grammaire nucléaire.
Situation au Venezuela. La question du Groenland, la République islamique d'Iran où le peuple se soulève en est à deux doigts d'un début de guerre civile. Situation au proche et au Moyen-Orient.
Le défi chinois porté en tout cas et posé par la Chine qui ne cesse d'être plus grand. la situation du terrorisme au Sahel, l'alliance, les alliances traditionnelles et le multilatéralisme qui est en potentiellement en pleine crise et en tout cas qui est largement interrogé. Et il est certain que c'est le moment de censurer le gouvernement, c'est le moment de priver la France d'une stabilité.
C'est le moment d'envoyer un message à nos compétiteurs et à nos alliés comme quoi au fond vos petits calculs politiciens prime sans cesse sur l'intérêt général. Au fond, on n' pas besoin de compétiteur, on vous a déjà. On a ces tentatives de sabotage interne en permanence et vous agissez mesdames et messieurs les députés tels des tireurs couchés en tirant dans le dos de l'exécutif au moment même où nous devons affronter justement des dérèglements internationaux.
Donc c'est votre droit plus légitime de déposer cette motion de censure. C'est une démocratie et nous le respectons. Néanmoins, vous devez vous aussi prendre vos responsabilités et voir que en ce moment même déposer des motions de censure, interroger la stabilité du pays, ralentir encore davantage les procédures budgétaires, tout cela a un impact et malheureusement, il sera payé par le peuple français.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. M.
Sébastien Lecornu