Le Plateau des Guyanes : conférence de presse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00RelanceRéponse partielle
Quels éléments de bilan sur les promesses présidentielles en Guyane ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quels freins subsistent pour la réouverture des mines d'or ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Demande d'inscription de l'orpaillage à l'agenda France-Chine ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les changements gouvernementaux, vont dire, on va un petit peu empêcher le ministre d'y aller. Donc, on y est allé. Pardon ?
Ah, pardon, excusez-moi. On Oui, excusez-moi, j'ai pas le micro. On est allé donc au Guyana, je sais plus quand est-ce que ça s'est passé, fin septembre, début octobre.
Et donc on a inauguré cette ambassade en présence de Fran Ali donc le président du Guyena. Euh donc on est la première premier pays européen à inaugurer une ambassade au Guyana. C'est un geste important.
Le président de la République était présent, le chef d'état major des armées était présent à l'ambassade et c'est un geste qui a été plutôt apprécié par ce pays qui, je le rappelle, a la plus forte croissance mondiale actuellement et euh la plus forte réserve pétrolière par habitant au monde. Donc un pays en devenir évidemment dans lequel notre présence est est importante et dans lequel on est persuadé qu'il y a beaucoup de de choses à faire à la condition d'être d'être organisé et de pouvoir avoir les moyens de de peser. que dans le rapport qui vous est présenté, il y a un certain nombre de recommandations qui sont faites par notre commission suite à l'ouverture de cette ambassade euh des recommandations souvent administratives d'ailleurs en terme de d'organisation de de poste de de en matière de développement économique en matière de de de de visa et cetera.
Donc ça je je vous laisserai en en prendre connaissance, mais c'est un point important que cette que cette ouverture et je pense que c'est plutôt une très bonne chose vis-à-vis de nos partenaires Guyaniens que la France a été le premier pays européen à le faire. On a d'ailleurs vendu depuis un certain nombre de de de de bateaux de frégat et enfin de de bateaux. Qu'est-ce il y a des comment il s'appelait ?
Des pilotines. Des pilotines. Des pilotines.
Voilà. Et puis il y a des il y a des C'est quoi les bateaux qui doivent arriver l'année prochaine ? Voilà, des patrouilles autourers qui doivent arriver l'année prochaine et on on espère évidemment qu'il y aura d'autres possibilités.
On a emmené le chef d'état-major des armées voir nos caracales. Enfin voilà, on on les on les a invité à venir évidemment au salon Rosatori et et on va développer les échanges et on a là-bas un très bon ambassadeur qui avec une équipe très réduite doit doit en tout cas pouvoir faire peser la la notre présence. J'ai pas on s'est pas réparti les prises de parole.
N'hésitez pas à me couper, à vous compléter et y aller. Je sais pas, moi je suis pas comme ça. Euh sur la Guyane, moi je me contenterai de de de deux recommandations qui me paraissent importantes que j'avais présenté ici en commission et puis mes collègues évidemment Olivier et puis Tienenne en présenteront d'autres mais euh il y a plusieurs points qui sont remarquables.
D'abord, je rappelle que le précédent rapport sur la Guyane de mémoire par la commission avait été fait en 2019 suite à un déplacement conjoint de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat et de la commission de la défense de l'Assemblée nationale. Euh notre idée c'était de nous intéresser fortement à la question de leur paillage et à la question du narcotrafic et et donc ce sont deux sujets qu'on a qu'on a plus particulièrement creusé. Une des recommandations, me semble-t-il importantes en tout cas que nous faisons dans ce rapport, c'est la demande de la euh de j'allais dire de la légalisation ou d'ouverture contrôlée des mines d'or en Guyane pour deux raisons essentielles.
La première, c'est que d'abord il y a un vrai problème environnemental aujourd'hui avec l'exploitation des mines d'or par les Garimpéros à raison de quantité astronomique de mercure qui sont déversé dans la dans la forêt équatoriale et qui donc détruisent et les cours d'eau et les forêts de manière assez impressionnante. on a fait des survol hélicoptère et c'est assez remarquable. Et d'autre part euh on a pris on a parfaitement conscience de la montée en puissance des factions brésiliennes et ces mêmes factions brésiliennes sont en train d'essayer petit à petit de pénétrer la Guyane parce qu'on sait très bien qu'une partie de la drogue qui circule et qui vient en Europe et ça Étienne Blanc est bien plus spécialiste que moi de la question vient via la Guyane.
Et parce que aujourd'hui, compte tenu du cours de l'or pratiquement quand on était là-bas à 118 € le gram quand on a quitté la Guyane, incite de plus en plus les les factions brésiliennes à s'intéresser à leur payage illégal. Et demain, si toutefois l'opération harpie continue et que nos militaires sont confrontés non plus à des Garimperos, mais à des factions brésiliennes fortement armé ou lourdement armée, il est bien évident que l'opposition va être bien plus difficile à contenir ou à maintenir que ça n'est le cas aujourd'hui avec des gens qui sont des paysans, qui viennent du Brésil, des pauvres gens qui sont exploités par d'autres mais qui n'opposent pas en tout cas de résistance à nos forces lorsqu'elles sont mises en œuvre pour aller démanteler tout ça. Et ça part aussi d'un principe assez simple, c'est que si on évalue aujourd'hui au prix de l'or le montant qui est volé à la France, on estime que c'est à peu près 1 milliard 2 1AR 300 millions d'euros qui chaque année sont volés à la France pour être ensuite j'allais dire exploité notamment par la Chine puisqu'on sait très bien qu'aujourd'hui via le Surinam c'est essentiellement des Chinois qui fournissent les matériels au Garimperos pour pouvoir exploiter ou chercher de l'or dans la dans la forêt équatoriale.
Donc voilà un point qui nous paraît absolument fondamental, c'est celui de la réouverture des mines d'or, de la légalisation et du contrôle pour d'abord pouvoir, j'allais dire satisfaire en matière environnementale les les la l'urgence de la situation et pour d'un point de vue social et et économique pouvoir aussi équilibrer équilibrer les choses et arrêter de se faire piller. Je crois qu'il y a pas d'aut beaucoup d'autres pays dans le monde qui accepteraiit de se faire voler 1 milliard 300 millions d'euros par an sans sans ne rien dire puisqueaujourd'hui on nous l'a confirmé là-bas, les autorités nous l'ont confirmé. La seule chose qu'on fait c'est de contenir, si je puis dire, l'augmentation de l'orpillage sans le réduire.
On sait parfaitement où sont les sites de repayage. On sait parfaitement qu'il y a à peu près 7000 Garim Peros aujourd'hui qui exploitent l'or. Mais on ne se donne évidemment pas les moyens d'y mettre un terme parce qu'une fois de plus nous sommes un pays faible.
Et donc la réouverture de ces mines, ça pourrait être évidemment une solution et et aussi une mesure de j'allais dire de de précaution vis-à-vis du risque armé qu'on pourrait subir avec les les factions brésiliennes. Je vous laisse continuer. Il y a d'autres sujets sur les prisons, sur plein de choses, mais peut-être un un élément pour faire le le parallèle avec l'actualité du moment puisqu'on parle beaucoup du Venezuela en ce moment et revenir sur la zone de tension entre le Guyana et le Venezuela, les Sekquibo puisque lorsque nous étions sur place, c'est un sujet que nous avons également largement évoqué, euh le soutien des États-Unis au Guyana ne s'est jamais démenti, ni sous l'administration Biden ni sous l'administration Trump.
Mais le Guyana cherche aussi à multiplier les partenariats et à ne pas être uniquement dans le partenariat avec les les États-Unis. Euh ce qui s'est passé bien sûr avec euh l'extradition de Madurau change la donne et rebat les cartes puisque cette zone contestée euh revendiquée à la fois par le Guyana et par le Venéuela revient au centre des des préoccupations. l'administration de de Maduro avait multiplié les provocations en ce sens puisque un un référendum avait été organisé.
Nicolas Maduro avait déclaré le territoire de la façade atlantique vénézuélienne et 2 ans plus tard, il avait organisé ce ce référendum consultatif donc sur cette sur cette zone de contestation. Donc inévitablement c'est ce sera un sujet d'actualité. On verra ce que euh le Vené sans son président et bien euh fait dans les dans les jours à venir.
En tout état de cause, pour le Guyana, c'est plutôt une victoire sur ce sur ce territoire contesté, un territoire bien sûr riche à la fois dans son sous-sol et notamment avec des gisements pétroliers conséquents, mais aussi avec une façade maritime importante qui faisait l'objet effectivement de de cette de cette de cette difficulté avec le le Venéuela et avec ces ces autorités. Voilà. Donc je pense que c'est c'est vraiment un sujet d'actualité.
Encore une fois, c'est nous n'avons pas fait exprès de de publier ce rapport à ce moment, mais je crois que l'actualité nous rappelle effectivement la les difficultés sur ce secteur en Amérique du Sud. Voilà, nous avons profité de ce déplacement pour rappeler l'attachement de la France à au respect d'intégrité territorial euh et le fait que le Vené conteste cette zone de l'esséquibo euh était un sujet qui nous a été à plusieurs reprises rappelé par les autorités du Guyana. Reste à voir si maintenant le principal prédateur du Guyana ne deviendra pas les États-Unis. obtenu de ce qu'on entend en ce moment.
On peut s'interroger. Oui, l'essentiel a été dit peut-être dans les propositions que nous ont formulé et sur les documents qui vous ont été termis sur sur l'axe 2, il y a une difficulté pratique, une difficulté matérielle, c'est la durée de la garde à vue compte tenu de la topographie, compte tenu la complexité que nous avons pour interroger les les personnes qui sont prises en en cours de repayage illégal notamment. Donc une augmentation de la durée de la garde à vue qui est toujours 20h, qui passera à 24 et qui permettrait de faciliter pour la justice les la poursuite des de leur paillage illégal.
Peut-être sur sur le Guyana quelques éléments chiffrés qui sont dans dans le document sur sur lesquels je crois qu'il faut il faut s'appantir. Longtemps, le Guyana était un pays qui vivait en fait d'agriculture puis d'extraction de quelques minerais. Mais tout ça était pas marginal mais relativement marginal par rapport au pays voisin qui avait des des moyens beaucoup plus beaucoup plus importants.
Et puis les choses ont ont changé et quand à partir de 2015 la société Exodemobile a découvert des gisements absolument considérables, des gisements de pétrole absolument considérables. qui laisse entendre aujourd'hui est que à partir de 2027, le Guyana pourrait produire 1200000 baril par jour, ce qui est absolument considérable et ce qui pour ce petit pays entraîne et bien évidemment des modifications absolument colossales et on a connu une croissance de plus de 33 % en 2023, 62 % en 2022 et 20 % en 21 et c'est entre 2022 et 2024 la croissance atteint environ 47 % c'estàd c'est le taux le plus élevé du monde au regarde de l'importance de de ces gigement de séisement le FMI et nous dit que en 2030 le le PIB par habitant serait de l'ordre de 51000 dollars c'estàd qu'ils seront pratiquement au niveau de de la moyenne européenne. et et en matière de de pouvoir d'achat et le le PIB par habitant pourrait seuler à 195000 dollars, ce qui ferait du Guyana et le premier rang mondial, enfin le Guyana serait situé au premier rang mondial devant Singapour, le Luxembourg et le Qatar et tout ça sur une période qui est une période très très courte.
Voilà. Alors, il y aura bien sûr des conséquences écologiques et mais surtout il va yir des conséquences sociales et des conséquences politiques. Et le risque, c'est la maladie hollandaise, c'est-à-dire des recettes absolument considérables pour un pays qui a quelques difficultés à les gérer.
Il va y avoir des inégalités importantes, des inégalités territoriales entre les différentes régions du du Guyana. raison pour laquelle le Guyana a créé un fond souverain comme les Norvégiens et pour tenter de lisser tout cela de lisser tout cela dans le temps. Donc pour la France, c'est évidemment extrêmement important d'être présent, d'avoir des contacts étroits compte tenu de cette réussite financière, de cette réussite économique que l'on attend pour les pour les prochaines années.
La deuxème observation et c'est peut-être pour compléter ce que vient de dire mon collègue Olivier Sigolotti et c'est la situation sur les Sé Cuibau. Les Américains protégeaient le Guyana contre les véléités d'expansion du Venezuela. Ça n'a pas empêché le Venezuela d'organiser des élections et de choisir un certain nombre de députés qui représentaient cette région, les SUIBO, au Parlement vénézuélien.
Donc évidemment la situation telle qu'elle a évolué la semaine dernière va changer profondément les choses, mais c'est quelque chose qu'il va falloir observer de manière précise en fonction de l'évolution de la situation du Guyana, comment cette question de la Scubo va être réglée. Elle avait été réglée en 1899 par un arbitrage international que le Venezuela a contesté. Est-ce que sous la pression américaine, le parlement vénézuélien peut confirmer que finalement il accepte et il enregistre à titre définitif cet arbitrage de 1899 ?
C'est évidemment quelque chose qu'il va falloir observer de observer de très très près. Mais en l'état actuel, il y a des députés vénézuéliens qui ont été choisis sur les séquibaux et qui siègent au Parlement vénézuélien, ce qui est quand même un comble. On a fait beaucoup d'aller-retours entre la Guyane et le Guyana.
Si vous me permettrez cette image, c'est beaucoup plus compliqué pour les habitants de ces régions de pouvoir euh faire justement ces allers-retours de manière physique. Donc il y a une des une des recommandations qu'on fait, c'est de travailler très rapidement à l'ouverture d'une ligne aérienne entre Georgetown et euh et Cayen de manière à ce que les échanges puissent se développer. Euh quand je dis l'uniène, c'est pas nécessairement un très gros avion, mais en tout cas c'est la possibilité qu'on doit offrir à ces populations de pouvoir échanger et notamment à nos entreprises qu'on invite évidemment à à qu'on incite peut-être à à davantage s'intéresser à la à au Guyana puisqu'il y a sans doute des opportunités.
Et pour se faire, on demande évidemment que la l'ambassade de de la nouvelle ambassade de France au Guyana puisse être dotée euh d'une section consulaire pour pouvoir délivrer des visas. Ça nous semble très important puisqueaujourd'hui ça n'est pas possible et les visas sont délivrés uniquement au Surinam. Euh donc une une des demandes une des recommandations qu'on fait c'est celle-ci.
Si je reviens au en Guyane euh et si je reviens sur la problématique de de de la délinquence des bandes organisées et si je reviens sur les les factions brésiliennes, vous savez que les factions brésiliennes se sont beaucoup développées dans les prisons au Brésil. Et une des recommandations qu'a fait le procureur général Joël Solier qui dont on doit quand même, je voudrais le faire publiquement, saluer le le travail exceptionnel qu'il fait euh en en en Guyane, demande à ce que les prisonniers brésiliens ne soient plus euh, j'allais dire concentrés, incarcérés en métropole de manière à éviter justement de d'importer ces factions brésiliennes sur le territoire national en métropole. Ça ça nous semble être quelque chose d'absolument fondamental et qui nous a été rappelé à de à de très nombreuses reprises puisque je le dis une fois de plus, les faction brésilienne dans les années 70 ont progressé grâce à leur travail réalisé dans les prisons du du Brésil.
Donc ça c'est aussi une recommandation que nous que nous faisons et qui ne qui ne mange pas forcément beaucoup de pain. Peut-être un élément complémentaire. le président Périn évoquait le le pillage de nos ressources en Guyanes.
Euh c'était pour moi la troisème occasion de me rendre sur ce territoire euh Yanais. Euh j'avais eu l'occasion de présider une commission d'enquête sur le narcotrafic en provenance de Guyane. L'élément majeur que nous avons constaté, c'est l'intérêt de la Chine pour les ressources.
Euh j'avais l'occasion de me rendre en 2018 et en 2021 sur ce territoire et le président Périn évoquait effectivement la présence des Garrim Peros du rôle déterminant des des factions brésiliennes dans leur paillage. Ce qui est nouveau, ce que nous avons constaté lors de nos déplacements, c'est la prise en main par la Chine des comptoirs qui permettent leur paillage illégal. Donc ça veut dire que un certain nombre de produits nécessaires à l'extraction de de l'or de façon illégale, mais aussi la vente de produits alimentaires ou de produits divers pour leur pariage est tenu par les comptoirs chinois qui vendent à crédit et qui en contrepartie récupèrent leur extrait de façon illégale qui part immédiatement en Chine.
Donc le pillage se fait aujourd'hui, je crois qu'il faut le dire, se fait en partie et en grande partie par les populations chinoises avec bien sûr un concours logistique qui est parfaitement organisé. arrive pas enfin c'est c'est 24 + 48 quoi. Judiciariser plus facilement et ça judiciarise plus facilement.
S'il y a il y a d'autres sujets c'est pas peut-être que vous avez des avez-vous des questions monsieur pour vos collègues ? Oui, donc le monde Nathalie Gibert, j'aurais une quelques questions. Alors, une question sur certaines de vos recommandations et et certains de vos constats.
Euh le président Macron est allé deux fois en Guyan la dernière fois, il a dit "On va légaliser l'or, il ne s'est rien passé." Il a dit euh "On va travailler avec les Brésiliens sur les les visas, il s'est rien passé. Euh sur les prisonniers aussi, il y avait des Donc, il y a une discussion qui a été ouverte.
Est-ce que vous avez pu avoir des éléments de bilan quand même de ce qui a pu se se réaliser ou est-ce que vous restez assez critique sur le le l'impact de de ce déplacement Guyan Brésil qui l'avait fait ? Par ailleurs, les les recommandations effectivement vous faites rejoignent beaucoup celle des députés Guyanais qui sont d'un autre parti politique que le vôtre mais qui sont totalement convergents sur Oui oui je sais bien je juste rappeler juste un élément c'est que ce rapport a été voté à l'unanimité de la commission de la France y compris les écologistes les socialistes les communistes et d'ailleurs l'assemblée c'est aussi très très consensuel parce quand il y a des rapports sur la Guyane sont effectivement Mais mais c'est vrai que c'est Castor et Riman qui sont souvent au front là-dessus. Mais bon, ce sont des il y a un grand consensus justement ce que je voulais dire sur ces sujets.
Or, on a l'impression que le la Guyane reste dans le même état et que les décisions ne se prennent pas. Donc à la fois sur le bilan de l'action de de du président dans cette région et sur l'impact possible de la situation actuel amé américano-vénézuolienne. Est-ce que vous pensez que les choses avancent, peuvent changer ?
Voilà, c'est après sur le bilan de l'action du président de la République, je me garderai bien intervenir sur le sujet parce que je de je j'ai pas d'éléments concrets à mettre en en avant. après qu'il y a des promesses de fête et qu'elle soit pas tenue. Je tenté de dire qu'il y a pas que sur le sujet Guyan Guyané.
Mais euh nous nous ce qu'on a constaté quand même c'est que on on voit bien que quand on a à la tête d'un certain nombre de d'administration d'État dans ce sur ce territoire des gens qui qui ont une volonté en tout cas de faire avancer les choses, les choses avancent. C'est pour ça que je je parlais tout à l'heure du procureur général Solier qui nous a fait une en tout cas qui nous a qui nous a fait une démonstration et qui nous a très agréablement surpris par sa volonté de faire avancer les choses. Je crois que la mise la la le depuis qu'il est arrivé en Guyan le le le nombre de misses sous écrou a augmenté de 123 %.
Ça veut dire qu'à un moment donné, il y a aussi une volonté de faire en sorte que l'ordre revienne et que un certain nombre de situations soit soit soit réglé. Et d'ailleurs, sur un certain nombre de points, c'est lui-même qui explique qu'il y a un certain nombre d'évolutions à faire, non pas forcément législative, mais purement peut-être réglementaire ou des des choses assez simples à mettre en œuvre et qui pourraient permettre de de de faciliter, si je peux dire, significativement le le travail des le travail des des gens surplaces. Je donne un exemple.
Vous avez vous allez à l'aéroport de de Cayen, il y a le contrôle à 100 % qui a été mis en place. Je rappelle que c'est une demande qui avait été faite à l'époque par un rapport qui avait été fait par Olivier Sigelottier et quelques collègues ici dans cette commission qui a été repris dans le rapport narcotrafic de DÉtienne Blanc et et de Jérôme Durin. Quand vous arrivez à l'aéroport de de Cayen, vous entrez, vous avez le contrôle à 100 % qui est effectué.
Ensuite, vous entrez normalement dans l'aéroport, vous faites votre contrôle de bagage et vous avez parfaitement la possibilité de ressortir comme vous voulez de l'aéroport et de retourner fumer votre cigarette sur le parking sans problème avant de retourner ensuite dans l'aéroport. Donc voilà, c'est c'est un exemple très très basique mais qui démontre qu'il y a aussi des efforts à faire d'un point de vue logistique, d'un point de vue bâtimentaire, d'un point de vue organisationnel pour pouvoir euh essayer de de mieux régler les problèmes. Et ça c'est des choses qu'on a évidemment mis en avant, qu'on a qu'on a qu'on a soulevé. euh et qui dépendent essentiellement de de décision je dire administratives et budgétaires.
Donc notre rôle à nous c'est aussi de soulever un certain nombre de points qui sont pas forcément toujours des points qui nécessiteraient beaucoup d'argent mais qui sont des points de de bon sens parfois et et de et de j'allais dire de de de de de pragmatisme qu'on essaie de soulever. Sur le reste, j'ai rien à dire sur la sur le rapport avec le Brésil. Moi, j'ai pas d'éléments parce que j'ai pas on n' pas d'éléments avant après de ce qu'a pu promettre ou ou ou ou faire ou pas faire le président de la République.
Ce qui est certain, c'est qu'il y a beaucoup à faire et que on voit bien que sur ces questions notamment de leur paillage dans cette commission, dans d'autres commissions, y compris les écologistes ont parfaitement compris que l'enjeu, il était certes économique, mais il était surtout environnemental. euh et que donc on a tous intérêt à à à se mobiliser fortement pour que enfin en Guyane, il puisse y avoir des effets concrets des décisions qu'on pourrait prendre ici. Un exemple, quand vous allez en Guyan et que vous apprenez que l'Union européenne depuis des années donne des des autorisations de pêche euh au bateau de pêche vénézuélien pour aller pêcher dans les eaux territoriales Guyan français guyanien la Guyane et française, il y a quand même parfois un peu des des incongruités qui vous font plus que bandir.
Et donc il faut et là c'est aussi une des recommandations qu'on fait pour mieux maîtriser la la pêche de lutter contre la pêche illégale, c'est d'accélérer, d'amplifier la mise en œuvre des actions qui qui visent à développer la filière de pêche tout simplement en Gugan et c'est une forte demande. On a rencontré les élus de la de la de la de comment du conseil de la collectivité territoriale de Corse de Corsteuyane pardon CTG qui sont exactement sur cette sur cette ligne là en disant il faut que on nous aide à développer la filière pêche et on avait déjà fait le même constat en 2019 quand on s'est rendu avec les deux commissions et rien n'a bougé depuis. Ouiou mais je on est d'accord.
Oui oui, il y a il y a il y a des problématiques logistiques, tout a été démantelé. Donc aujourd'hui, il faut évidemment tout que tout que toute la filière soit remise en il y a pas besoin que de bateaux de pêche et de pêcheurs, toute une filière et des infrastructures qui sont à mettre en place. Mais euh est-ce que est-ce que le le comment est-ce que ça vaut pas la peine de le faire ?
Je pense que on pense que oui. Peut pe peut-être un point ajouté si le président me le permet et l'engagement et du garde des saut de construire d'ici 2028 euh un centre carcéral de 500 personnes en limite avec le Surinam. Ça pourra donner des moyens supplémentaires à l'institution judiciaire de Guyan qui aujourd'hui a des problèmes majeurs qui sont des problèmes d'incarcération.
Il n'y a plus de place dans les président un des taux d'occupation la centre pénitentiaire de Cayen actuellement est un un de ceux qui connaît un des taux d'occupation les plus élevés. Et donc cet engagement, il va falloir surveiller de très près parce que lutter contre leur paillage, ça veut dire aussi procéder à des enfermements. Alors ça sera un centre d'eau de sécurité qui permettra sur le narcotrafic de donner des moyens supplémentaires, mais ça permettra aussi sur la lutte contre leur paillage de donner des moyens puissants à l'institution judiciaire de Cayen.
Alors, Julien Gosmat pour la tribune sur euh la partie du coup réouverture euh de mines légal dont vous parliez. Quels sont aujourd'hui euh les freins qui subsistent ? Il y a eu la réforme du code minier assez euh récemment.
Euh est-ce que dans le rapport vous mentionnez peut-être est-ce que vous mentionnez une simplification sur les procédures administrative encore une fois pour euh rendre la filière un peu plus dynamique assez rapidement ? C'est une ou est-ce que est-ce que c'est une un sujet sur que que vous évoquez dans le rapport ? On s'est pas franchément attaché à la procédure administrative.
Pour l'instant, nous ce qu'on dit c'est qu'il faut mettre en œuvre les moyens pour pouvoir le faire. Euh ce qui ce qui de mon point de vue en tout cas ce qui bloque aujourd'hui euh c'est sans doute le l'aspect si dire psychologique des choses. Euh il y a des freins.
C'est pour ça que je dis je parlais beaucoup des des écologistes tout à l'heure en disant que je pense que tout le monde a fortement intérêt à ce que à ce que la la réouverture a lieu parce que c'est aussi un moyen de lutter contre la la catastrophe écologique qui qui est en train de de de d'être mise en œuvre depuis quelques années maintenant dans la forêt équatoriale et notamment dans la forêt Guy du Guyan du de Guyane. Sur les moyens administratifs, on s'est pas vraiment penché sur le sujet. On n'est pas allé face à n'a pas été notre objectif ni notre rôle.
Euh je pense qu'il y a aujourd'hui si l'intention est là et si les préconisations sont suivies, une nécessité sans doute de s'intéresser à au meilleur moyens pour le faire le plus vite possible. Nous on s attaché à l'aspect écologique, à l'aspect économique et et et c'est déjà c'est déjà pas mal. D'après vous, qu'est-ce qui risque de est-ce qu' est-ce que vous êtes inquiet d'une déstabilisation du plateau d'éguyane ? d'une quel est le plus grand danger selon vous ?
C'est les la nouvelle politique américaine ou c'est l'émergence de ces petits Émirat Guyana et Surinam narcoir ou pas ? C'est c'est quoi le quel est le princi et comment la est-ce que la France a vraiment les moyens de de jouer comme vous le dites un de devenir un acteur clé sachant qu'elle met pas vraiment les moyens ? Bah, on y met des moyens euh importants aujourd'hui.
Opération Harpis, c'est quand même des des une un nombre de de militaires importants. Il y a des gendarmes, il y a il y a des moyens qui sont miss. Le problème, enfin, ça c'est mon avis personnel, mais c'est que on leur donne pas forcément les moyens euh d'agir pour être suffisamment efficace.
Euh une une des menaces qu'on a soulevé et qui nous ont été qui nous a été montré du doigt très clairement lorsqu'on était là-bas, c'était la les factions brésiliennes qui de plus en plus sont actives. Donc la criminalité organisée, hein, qui de plus en plus sont actives. ces factions qui vivent, je le rappelle quand même, d'enlèvement, de séquestration, de de rançonnage et cetera, d'exécution qui sont donc des criminels extrêmement dangereux qui petit à petit arrive au Brésil en Guyan qui jusque-l et le procureur nous l'a confirmé, le le général qui commande la gendarmerie également euh sont régulièrement en tout cas mis hors d'état de nuire mais qui si leur nombre devait être augmenté évidemment ce serait une menace assez importante.
Donc d'où les préconisations que que l'on fait sur le Guyana, je rappelle quand même que au moment où nous sommes allés au Guyana, c'était au moment où les les Américains euh détruisaient des embarcations au large du du Guyana et du Venezuela pour soi-disant mettre un terme à un certain nombre de trafic. Euh mais il est bien évident que les les bateaux qui sont stationnés au large de Guyana, de mon point de vue en tout cas ne sont pas stationnés là pour les beaux yeux du président euh du du Guyana. Bien évident que la réserve pétrolière qui est une première réserve pétrolière mondiale en terme d'habitants euh qui est celle du Guyanin intéresse beaucoup de monde et euh je je je pense que c'est c'est un état euh c'est un état complexe aujourd'hui qui vit euh avec des moyens très faibles qui de plus en plus se développe.
Mais je vous donner un exemple. Tout à l'heure parlait du sadromeis. On est allé dans la forêt équatoriale voir une exploitation française de de cœur de palmier.
C'est une des premières entreprises qui s'est installée là-bas. Une entreprise française qui a plusieurs dizaines d'années qui a été racheté par des Français à nouveau et qui exploit des cœurs de palmier qui sont distribués dans toutes les dans tous les grands magasins français. Euh il nous expliquait qu'une des deux usines qu'ils ont dans la forêt a été fermée par faute de main d'œuvre.
Et en fait ce qui se passe c'est qu'aujourd'hui cette usine française elle fonctionne avec des j'allais dire des des des autochtones qui revendent à l'usine des cœurs des des des cœurs de palmier qui sont allés récolter dans la forêt et qu'ils ont ensuite ramené à l'usine. Et en fait ces ces personnes qui aujourd'hui qui jusqu'à présent travaillaient il trouvaient leur compte puisqu'ils s'étaient rémunérés pour le faire sont de moins en moins nombreuses parce que l'État guyanien redistribue un peu la manne pétrolière en développant une espèce de de d'action sociale en direction des populations locales qui aujourd'hui ont beauoup ont plus forcément un grand intérêt à aller travailler parce qu'elles bénéficie d'une mane financière. Donc euh moi je reste assez persuadé qu'il faut euh évidemment peut-être aussi accompagner euh que certains pays, pourquoi pas la France, puissent accompagner euh le Guyana dans son développement euh pour éviter ce genre de ce genre de travers qui sont des travers assez euh euh qu'on qu'on connaît dans d'autres ou qu'on a connu dans d'autres pays.
Aujourd'hui, c'est un état démocratique qui organise des élections qui fonctionnent sans doute, il faut le dire avec un on est pas obligé de le noter dans la presse, mais un taux de corruption assez assez important mais c'est un état en devenir et que et qui est très étendu, très peu peuplé et qui nécessite évidemment d'être peut-être accompagné ou d'être aidé pour faire en sorte que le développement soit harmonieux pour tout le monde. Aujourd'hui, quand vous allez dans la forêt, dans ces villages où on y va euh en avion puis en pirogue, on voit bien que l'éducation, on est allé visiter des écoles, on voit bien que l'éducation dans ces villages, elle est euh elle est compliquée parce que jus tant qu'on est dans le niveau primaire, c'est tout va bien. Mais dès qu'il faut euh permettre aux enfants d'aller étudier dans un niveau supérieur, bah il y a pas d'autre solution que d'aller à Georgetown.
Or, aujourd'hui, ces familles-là n'ont absolument pas les moyens d'envoyer leurs enfants euh dans dans des écoles à Georgeton. Donc il y a aussi voilà donc il y a une multitude de choses qu'il faut peut-être les accompagner à faire et et c'était aussi l'idée que nous avions en allant là-bas de de constater un peu la manière dont les choses fonctionnent parce qu'on est persuadé qu'évidemment la la manne pétrolière va leur apporter des richesses assez considérables et que il pourrait y avoir aussi un développement à deux vitesses d'une population qui qui bénéficie de cette de cette manne pétrolière contrairement à d'autres qui n'en bénéficieront pas. Donc c'est un voyage enfin un déplacement en tout cas très intéressant dans un pays euh méconnu hein Guyanin.
On s'y pas forcément beaucoup intéressé avant de savoir qu'il y avait du pétrole. Est-ce que est-ce que la politique américaine elle devient une menace pour la France via la Guyane ? Bon alors là-dessus, je vais être très clair hein.
Euh je vous je ce que je disais tout à l'heure aujourd'hui vous on voit bien que Donald Trump menace de prendre le Groenland. Prendra le prendra-t-il ne le prendra-t-il pas ? De manière militaire ou pas ?
On sait pas mais euh je veux pas souffler des des idées à quelques-uns mais enfin qu'est-ce qui viendra de Saint-Pierre Miclan ? Euh demain si les Américains prennent le Groenland à l'Union européenne et au Danemark sans que nous ne réagissions trop, euh qu'est-ce qui lancera de la Chine qui pourrait dire "Bah écoutez, vous avez des il y a des richesses en Nouvelle-Calédonie, il y en a quelques-unes aussi en Polynésie. Nous annexons, nous annexons ces territoires et puis vous n'avez de toute façon pas les moyens de les défendre.
Donc circuler, il y a rien à voir. Donc demain, pourquoi pas dire pour certains dans la politique doctrine Monro, Amérique du Sud, ce qui est à vous est à moi. Le Guyana a du pétrole, j'annexe le Guyana et puis je récupère les pétrole.
Je crois qu'aujourd'hui, malheureusement personne dans la tête de Donald Trump et de ses et des personnes qui sont dans la salle avec lui. Y a-t-il des adultes dans la salle ? C'est la question.
Euh et donc tout est possible. Tout est possible et on voit bien que s'il déploie des forces au au large du Guyana, c'est pas pour, je l'ai dit ça tout à l'heure pour les beaux yeux d'Ifra Nassan. Bien sûr, il y a une très forte inquiétude, y compris au Guyana.
Quand on était au Guyana, les gens nous demandaient si on avait des informations sur les raisons pour lesquelles les bateaux étaient stationnés au large des côtes et que pourquoi voilà. Bien sûr qu'il y a des inquiétudes. Vous aviez il y avait des inquiétudes dans les Sekquibo vis-à-vis de Venezuela parce que je rappelle qu'en décembre 201 2023 je crois, il y a eu des manœuvres vénézuéliennes et et des intentions de Maduro assez assez dur.
Je crois qu'il y a un certain nombre de pays notamment la Grande-Bretagne qui avait réagi à ce moment-là en envoyant un ou deux bateaux pour essayer de calmer le jeu. La menace était vénéuienne était importante. Aujourd'hui la menace américaine n'allait pas moins.
Je crois qu'il y en avait eu. Je sais pas s'il y a pas eu si il me semble qu'il y a eu un Je sais plus, je peux pas vous répondre. La question c'est est-ce que les États-Unis sont pas devenus au même titre que les Russes et les Chinois des prédateurs ?
C'est ça la vraie question. Donc là, c'est si si les Américains deviennent des prédateurs dans cette région, qu'est-ce qu'on peut faire pour rassurer les populations françaises là-bas ? Quoi ?
Qui la doctrine Monro, c'est que chacun a sa zone d'influence. La zone d'influence américaine, elle est évidemment Amérique du Sud, Amérique centrale, Amérique du Nord. euh le le la force désormais l'important dans toutes les circonstances sur le droit.
Euh la question c'est de ce qui qui est importante de se poser, c'est de quelle force disposons-nous pour pouvoir euh pour pouvoir exister, pour pouvoir peser ? Et là, j'ai pas la réponse. Je crois peut-être en complément le le sujet principal, c'est celui des ressources.
Le Brésil a fait de l'exploration pétrolière avec des résultats tout à fait satisfaisants. Le Guyana est à la tête aujourd'hui des des gisements les plus importants au monde. Le Surinam a également une appe pétrolifère et nous sommes les seuls aujourd'hui à avoir fait ni exploration ni avoir réaffirmé une volonté d'exploiter alors qu'il y a effectivement au large de la Guyane la même nappe et la même ressource.
Ce sera vraiment très étonnant qu'entre le Brésil et le Surinam, il y ait un vide sidéral euh concernant cette cette nappe pétrolière. Donc aujourd'hui effectivement la la volonté euh des États-Unis au Venezuela c'est d'être à la tête de des des ressources et notamment pétrolières. Est-ce que la volonté du du président Trump ne sera pas d'élargir effectivement cette cette manne à d'autres sources dans les pays voisins sous prétexte de lutte contre le narcotrafic ?
Je vais je pardon, j'ai l'esprit d'escalier. Une autre question sur leur paillage que j'ai oublié de vous poser. Euh d'autres parlementaire, alors je sais plus si c'est au Sénat ou à l'Assemblée, avait demande que la question soit mise à l'agenda France-Chine.
Justement, la question de leur payage illégal en Guyane. Est-ce que c'est aussi une demande que vous faites que ça soit plus clairement posé sur la table dans le dans le dans l'agenda France-Chine ? euh pour que on cesse de l'hypocrisie en fait parce que tout le monde sait effectivement quelles sont les filières, on a les noms des des gens.
Nous, on a surtout posé un constat qui est celui qu'on vient de de rappeler qu'aujourd'hui la Chine est à la tête compte tenue des des cours de l'or qui viennent d'être appelés. La Chine s'intéresse de très près et un certain nombre de rapports précise que la Chine est à la tête d'un stock d'or assez conséquent. Donc je pense qu'il a peut-être nécessité effectivement d'aborder le sujet pour éviter que l'on se fasse piller nos ressources parce que ce qui est aujourd'hui la plus grande richesse de la Guyane est est aussi le principal fléau et que si nous arrivions à encadrer l'exploration l'exploitation légale, on arriverait peut-être à mieux encadrer l'exploitation illégale de l'or dans les conditions qu'on vient de rappeler.
Je pense que l'inscription à mon sens à l'agenda France Chine serait peut-être opportun. Après la question c'est à poser, c'est de savoir si ça sera quelle utilité ça pourra avoir euh ou pas. Mais le travail qui est à réaliser, il est il est peut-être aussi à réaliser avec le Surinam voisin puisque je rappelle que c'est le Surinam qui autorise euh la mise en œuvre d'un certain nombre de de de magasins, on va dire ça comme ça, de comptoirs, voilà, sur sur le fleuve frontalier de la de la de la Guyane.
Il y a eu des vérités, il y a eu il y a eu des tentatives euh il y a eu des accords qui ont été donnés par un certain nombre de de de d'autorités surinamienne euh mais qui ont été vite balayé de la d'over de main par le gouvernement parce qu'évidemment euh il y a beaucoup à perdre et notamment vis-à-vis des Chinois qui font pression sur le gouvernement du Surinam pour essayer de continuer à avoir l'autorisation de de pouvoir faire ces exploitations. Donc il y a des tentatives qui sont faites. Le problème c'est que derrière il y a une puissance une puissance et et puis un état on va se le dire qui qui est pas tout à fait complètement complètement safe, qui vit aussi un certain nombre de de je vais dire de de bénéfices de tout ça.
Vraiment, c'est un déplacement ex une mission extrêmement intéressante. dont on a aussi comme vous he l'impression que les sujets sont un peu toujours les mêmes et sur lesquels il va falloir quand bien un moment donné ou un autre avancer et cette question de de de repoyage légal nous nous paraît quand même assez fondamental. En tout cas, si c'est une peur politique, je pense que c'est une erreur parce que tout peut être expliqué et quand on expliquera aux gens que plutôt que d'avoir 7000 Garim Peros qui pillorent dans des conditions absolument abominables pour eux, pour l'environnement et puis pour pour le pour pour le développement économique de la de la Guyen, je pense qu'on peut faire comprendre les choses au aux gens sur la nécessité de le faire de manière légale et puis et puis voilà.
Et quel p et encadré ? Oui. Quel Quel pays dans le monde accepterait de se faire piller ses réserves naturelles de la de la même manière que les les Français l'acceptent ?
Enfin, ça n'a aucun sens. Ça n'a aucun sens. Bien sûr.
Oui, clairement. D'accord. C'est pas non plus vous qui connaissez pas les questions défens c'est pas non plus avec des frégates et des des des escadrons de gendarme à démultiplier pour y arriver uniquement.
Non mais de toute façon ils avouent très clairement sur place que euh aujourd'hui d'ailleurs ils sont très très heureux et satisfaits de dire bah oui mais nous contrairement aux autres pays les les les zones de de repayage ne se développent pas. Ouais, très bien. Mais enfin, elle ne dit pas, elle ne diminue pas pour autant non plus.
Donc, on les connaît, on sait où elles sont. Euh les zones de repayage, elles sont parfaitement euh identifié. Euh le potentiel d'orpillage, il est aussi identifié.
On sait où il y a de l'or. Donc euh maintenant, il faut aussi passer peut-être à la vitesse supérieure et se donner les moyens de nos de nos ambitions et de nos objectifs. Ce qui est inquiétant, c'est que plus le cours de l'or augmentera et plus l'intérêt pour leur payage illégal sera sera important.
Et si demain ce sont les factions brésiliennes qui viennent à à prendre en compte les les sites d'orpaillage, ce sera quand même beaucoup plus compliqué pour les déloger que ça ne l' aujourd'hui avec des des paysans qui sont des garimpos très j'allais pas dire inoffensif mais pas loin. Voilà, on va vous abandonner