H15 | Etre une industrie lourde et contribuer à la neutralité carbone
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les objectifs du plan France Relance pour la décarbonation de l'industrie ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment le Sénat accompagne-t-il cette transition industrielle ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Quels sont les freins majeurs à la décarbonation de l'industrie lourde ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment l'économie circulaire peut-elle accélérer la transition ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Quels sont les leviers européens pour soutenir cette transition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Ministre délégué à l'IndustrieChiffre
« 100 milliards d'euros vont être investis dont 40 milliards d'euros provenant d'un accord européen historique. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour tous et bienvenue à cette table ronde être une industrie lourde et contribuer à la nôtre bonne je suis anne bringault coordinatrice des opérations au réseau action climat et je vais avoir la joie d'animer cette table ronde et pour commencer en ouverture un mot par vidéo dagnas panier rina chez ministre délégué auprès du ministre de l'économie des finances et de la relance chargé de l'industrie bonjour à tout bon jour à tous je suis très heureux de pouvoir introduire la table ronde industries lourdes et décarbonation qui va suivre face à la situation économique sans précédent que connaît notre pays le gouvernement a présenté le 3 septembre dernier france relance c'est un plan ambitieux qui vise d'une part à retrouver le niveau d'activité d'avant la crise d'ici 2022 et d'autre part à accélérer la modernisation et la transition écologique de notre économie c'est une priorité 100 milliards d'euros vont être investis dont 40 milliards d'euros provenant d'un accord européen historique et pour l'objectif de transition écologique c'est 30 milliards d'euros un montant inédit qui est dédié à cette transition écologique sept priorités stratégiques elle doit d'abord répondre à l'urgence climatique aujourd'hui c'est une crise sanitaire qui ne connaît pas de frontières mais demain ce sera peut-être une crise environnementale la transition vers une économie décarbonée n'est pas une option c'est une nécessité et pour atteindre cette ambition ma conviction est celle du gouvernement c'est qu'il faut sortir de la vieille opposition entre économie et écologie et en particulier entre industrie et écologie car c'est en développant de nouvelles technologies et en nous servant du levier de l'industrie 4.0 que nous trouverons les solutions pour décarbonés les transports pour construire des logements en minimisant leur empreinte co2 et pour inventer des processus productifs moins énergivores dans l'industrie l'empreinte carbone représentent 20 % les émissions totales de notre pays c'est pourquoi nous avons un volet de soutien la décarbonation dans l'industrie dans le plan de relance cet effort mobilise 1,2 milliard d'euros d'ici à 2022 et 200 millions d'euros dès cette année pour stimuler les investissements ce soutien passe par deux appels d'offres lancés la semaine dernière le premier porte sur l'investissement dans des procédés industriels moins émetteurs de carbone par exemple en améliorant l'efficacité énergétique de l'industrie lourde le second porte sur la compensation du surcoût de l'énergie décarbonée par rapport aux énergies s'il ces dispositifs seront prolongées et amplifié pour accompagner les investissements dans des procédés de manière plus large ils seront également accompagnés du net en guichet pour soutenir les investissements des pme et tpe dans l'efficacité énergétique france relance c'est aussi de l'ancrage territorial des entreprises une priorité soutenir l'accès une chaleur décarbonés et à une énergie plus propre et pause 8 en france c'est soutenir les filières de production de biomasse et ses encres et les sites industriels qui la consomment dans les territoires enfin notre ambition est de développer une véritable filière hydrogène d'avenir pour l'industrie et les transports nous avons annoncé la semaine dernière notre stratégie nationale hydrogène avec 2 milliards d'euros d'investissements d'ici à 2022 et 7 milliards d'euros d'ici à 2030 dans le cadre du programme d'investissements d'avenir ces moyens témoigne de notre ambition pour mobiliser la décarbonation accessible avec les technologies d'aujourd'hui mais également pour préparer des solutions de demain c'est une ambition qui est d'ailleurs partagé avec nos voisins qui mise aussi sur l'hydrogène avec des moyens comparables pour que cette décarbonation est un sens et qu'elles ne diminuent pas la compétitivité relative de notre industrie nous allons veiller à ce que la concurrence soit plus loyale en matière environnementale par exemple dans le cadre de green deal européen nous soutenons activement la mise en place rapide d'un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières qui doit assurer que les produits importés comme l'acier l'aluminium ou le ciment paye le juste prix pour leurs impacts climatiques pour autant l'état ne peut pas tout c'est pourquoi cette transition les entreprises de l'industrie doivent s'en saisir à bras le corps vous devez en faire votre priorité quand je lis que 83 % des membres de conseils d'administration d'entreprises cotées pense que le risque climatique est une priorité mais que seulement 7% des entreprises en question ont réalisé des analyses prospectives sur ce risque je me dis qu'il ya une forme de schizophrénie qui doit cesser alors agissons concrètement et relevons ce défi pour verdir l'industrie française de 2030 une industrie décarbonés à la pointe technologique et accédent une énergie propre et compétitive je vous remercie 10 pour 18% des émissions de gaz à effet de serre en france c'est la stratégie nationale bas carbone a fixé pour objectif une baisse de 35 % de ses émissions en 2030 et de 81 % en 2050 pour atteindre la neutralité carbone cela implique des transformations majeures et le plan de relance peut-être l'occasion d'accélérer ses transformations d'autant que l'industrie est un secteur très particulier sur les émissions de gaz à effet de serre puisque les émissions sont concentrées sur quelques secteurs fortement intensifs en énergie à titre d'exemple 40 sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre représentent 10% des émissions de gaz à effet de serre donc on parle ici de chimie de shit sidérurgie de cimenterie de raffinage voilà les activités qui vont devoir se transformer dans un secteur qui est dans des secteurs qui sont de plus en plus concurrentiel avec une concurrence internationale forte des sites industriels qui sont vieillissants également fortement capitalistique des besoins d'investissement fort et puis d'édifices écologique parce que cette décarbonation elle va passer par des changements de process très important est également un souhait de relocalisation des activités donc on voit des enjeux très importants qui nous attendent notamment dans les dix années à venir daniel grémillet sénat date des vosges comment voyez vous cette transition comment envisagez-vous effectivement l'action du parlement pour accompagner cette transition de l'industrie l'homme bonjour à tous écoutez le sujet il est d'importance puisque cette industrie lourde a déjà diminué de 44% depuis 1990 ces émissions mais manifestement comme ça vient d'être rappelé les objectifs de 2030 et 2050 nécessite des efforts considérables et ses efforts ils doivent être placés à la fois sous un angle d'une ex trion une électrification davantage du secteur industriel et il ya deux échelons qui sont pertinents l'échelon européen avec le système européen d'échangé de quotas carbone et puis à l'échelle nationale sur les obligations d'audits énergétiques pour autant et cette situation est largement insuffisante pour répondre aux défis posés sur la décarbonisation de l'industrie lourde on a un défi énergétique le défi énergétique c'est de réduire de 40 % sa consommation d'énergie et d'eau remontent et de 70% son électrification c'est un rendez vous auquel il faut qu'on soit capable dans notre pays de réaliser et puis le défait des défis concurrentiels elle défis socio-économiques il ne s'agirait pas à travers cette stratégie que l'on mette en situation de fragilité war de délocalisation de savoir faire et de production dans notre pays et la ministre et vous même vous venez de l'aborder pour le sénat c'est un sujet sur lequel nous sommes très attachés il faut être au rendez vous effectivement de 2030 2050 mais il nous faut à travers le défi technologique être capable de garder ces industries dans un modèle nouveau le travail qui a été fait au niveau du sénat notamment dans le texte énergie climat rappelle plutôt à l'état une obligation d'impulser une politique de recherche et d'innovation qui favorise l'adaptation des secteurs donc il faut aller bien plus loin on parle d' industrie vieillissante ne sites industriels effectivement peut-être ayant déjà de nombreuses années donc ayant vécu mais si on veut réussir cela ça passe par l'innovation et ça passe par des moyens donnés à ces entreprises au niveau de la recherche innovation il ya aussi tout le sujet de développer l'hydrogène bas carbone et là je sur le sujet nous étions très en pointe au niveau du sénat nouveau la commission des affaires économiques et ça a été voté par notre assemblée mais nous voyons que le rendez vous de la france certes il y a des éléments dans le plan de relance qui sont positifs mais qui sont déjà inférieures à ce que va mettre l'allemagne au niveau de son ambition hydrogène donc le dossier hydrogène en train de se jouer dans notre pays ça fait partie des énergies qui nous permettront d'atteindre les objectifs on dit 2030 2050 mais là il nous faut des moyens considérables pour regagner de la compétitivité et surtout une forme industrielle de cette production énergétique il ya un point sur lequel j'aurai vraiment insisté il ya eu une ambition qui a été donnée à travers le vote est d'accord en cmp entre l'assemblée nationale et le sénat sur la loi énergie climat je regrette et nous regrettons que c'est le travail que nous avons fait avec mes collègues au niveau du sénat roland courteau et daniel dubois nous avons seulement 21% des mesures réglementaires et 7 % des ordonnances qui ont été prises il ya une urgence en terme de calendrier ne tardons pas appliquer la loi les années et les mois que nous perdons sont précieuses pour la compétitivité sont précieuses pour le climat et il ya une obligation pour nous de la mettre en oeuvre et en fait enfin il ya un point sur lequel une ordonnance sur nrj est le décret sur les de ses deux yeux qui là aussi ne sont toujours pas publié il ya un autre point que je voulais évoquer c'est le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'union européenne car il permet de rétablir les conditions d'une concurrence plus équitable donc il ya une situation à l'intérieur de l'europe mais il ya une situation aussi à aborder au niveau des importations aux frontières européennes si on veut replacer en termes de concurrence si on veut pas maintenant notre économie française européenne en situation de fragilité et il nous faut aussi renforcer la compétitivité l'extrait d'électricité décarbonée est d'ailleurs sur le plan de relance je suis surpris de voir que sur le nucléaire on est à sur une somme très réduite puisque on aime entourent de 500 millions d'euros sur l'énergie nucléaire alors qu'elle représente et qu'elle représentera encore il faut clients 2050 une part significative au niveau de notre production énergétique et enfin il est impératif d'améliorer les dispositifs dédiés au verdissement de notre économie c'est-à-dire que le compte d'affectation spéciale transition énergétique doit être maintenu et là pour nous c'est très important le fonds chaleur renouvelable nécessite une réponse aussi et puis le critère bilan carbone que j'avais introduit au niveau du sénat qui a été voté au sénat est repris au niveau de la commission mixte paritaire il est absolument stratégiques lorsque le nous importons qu'on fasse le bilan carbone de ce que nous importons parce que là on verra qu'on redonne vraiment de la compétitivité à notre industrie voilà ce que je souhaitais apporter comme complément à l'intervention suite à l'intervention de madame la ministre excusez moi dans les conditions dans lesquelles je fais ça depuis ma voiture puisque j'avais promis anthony d'être présent je suis présent mais comme je suis en compagnie des sénatoriales je fais ça entre deux rendez-vous de berry merci effectivement dans des conditions pas forcément évidente merci daniel grémillet pour ce partage effectivement cette urgence dont vous parlez elle est bien là on a vu des baisses d'émissions sur l'industrie vous l'avais dit dans les années précédentes qui étaient en partie lié à des politiques d'efficacité énergétique voire parfois des fermetures de sites des délocalisations maintenant on rentre un peu plus dans le dur il va falloir changer process vous parliez effectivement d'hydrogène qui pourrait devenir une nouvelle source d'énergie mais c'est un vecteur donc à voir comment aussi est produit cet hydrogène mais ces transformations à venir donc l'ademe à ce rôle un petit peu de se projeter un thomas gourdon responsable adjoint du service industrie de l'ademe comment voyez vous cette transformation ou encore entre un petit peu dans le dur pour l'industrie lourde et ce qu'elle s'y prépare comment vous le pouvez l'accompagner vous m'entendez comme cela était bien souligné l'industrie part pas de zéro l'industrie a fait a fait des efforts déjà depuis depuis 15-20 ans pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre mais la question qui est posée maintenant avec l'accord de paris et le rapport à point c'est comment est-ce qu'on franchit une étape beaucoup plus ambitieuse et ça je pense que ça nous appellent tous collectivement un petit peu a beaucoup plus repenser la décarbonation l'industrie je pense que les ans en date la transition en général ont peut-être un petit peu laissé passer l'industrie de côté où historiquement on a eu ou dans les médias beaucoup plus de narrative d'histoires racontées autour de la mobilité de l'agriculture à travers l'alimentation ou delà de la rénovation énergétique des bâtiments et il sent que là côté industrie on a un déficit peut-être d'acculturation commune tant côté aux pouvoirs publics que industrielle que grand public autour des enjeux associés à ça ça s'explique sommes juste des parce que c'est pas forcément très sexy cercle la presse ne comprend pas forcément ça donc je pense que c'est un vrai enjeu à vulgariser la bulgarie zélés ces enjeux là ça touche pas directement le citoyen ou alors quand ça le touche à touche dans des dans des sphères qui sont peut-être un petit peu anxiogène ce qu'en pense tout de suite à l'emploi on pense à des à des notions d'import-export ça fait un petit peu peur il faut arriver à démystifier ça et puis je pense qu'avec un petit peu oublié parce qu'on s'est dit il ya le mécanisme européen des échanges de quotas il ya au tsc régler et en fait on voit pas question n'est absolument pas réglé parce que déjà le ps c'est relativement inefficace associés table alors même si là il ya un signal prix qui commencent à apparaître et se stabiliser autour de 25 euros la tonne mais globalement on peut pas dire que ça a été d'une grande efficacité depuis depuis sa mise en place et puis c'est extrêmement complexe donc en fait quand on commence à rentrer dedans si on n'est pas spécialiste en ont si noah vite donc c'est dur avec gary d donc je pense qu'il ya vrai un vrai enjeu pour pour s'approprier le sujet de comprendre là où on veut aller et là où on veut aller sané ci d'être assez clair et assez transparent que des pouvoirs publics et côté côté côté industriel moi j'ai fait partie des grands frustré delà de la débat autant la révision de la stratégie nationale bas carbone parce que justement sur le secteur industriel y a pas eu de débat donc ou très très peu et je pense que ça c'est un vrai frein à l'action donc on a effectivement entamé côté ademe avec les industriels le lancement de plans stratégiques de transition des plans de transition sectorielle parce qu'on a la conviction que si on ne fait pas les travaux suffisamment fins certes les secteurs que vous avez cités il faut pas les prendre comme un tout il faut adresser leurs spécificités dans des détails assez faim tant en termes de technologie qu'en termes de contraintes économiques que d'emplois et derrière de plans d'action et si on fait pas ça en fait on aura du mal à avancer donc ça c'est quelque chose qu'on a commencé avec l'industrie cimentière il ya maintenant un an on va publier aux premiers travaux là dans les dans les semaines qui arrivent et qui montre que globalement etc réplicable un peu sur ces grands secteurs là on a affaire à trois quatre gros enjeu qui reviennent systématiquement un enjeu technologique ça a été abordée sert qu'en fait il faut arriver à jouer sur tous les leviers y aura pas de solution unique mail pour un secteur il n'y aura pas de solution unique donc il faut de tout meilleurs être très sobre en termes de matières dont il est question de recyclage d'efficacité de matière il est question d'efficacité énergétique évidemment ça a été ratée on peut faire beaucoup mieux ok il ya certains acteurs qui sont déjà au taquet presque au taquet mais certains autres même dans ces gros secteurs là qui ont encore des efforts à faire c'est pas qu'ils veulent pas les faire c'est qu'on a des questions de limitation de capex à 1,2 capacité d'investissement tout bonnement dans un secteur concurrentiel mais la question la sobriété on voit dans tous les scénarios au niveau mondial européen même français il faut arriver à être salement sommes en matière en énergie deuxième point ça a été déjà pas mal soulevé c'est le changement de mix certes il faut arriver à passer d'un mix carbonées un mix décarbonés donc il ya eu des annonces la semaine dernière dans le cadre de france relance donc le mix en fait c'est quoi c'est globalement électrifier les usages ou passer au renouvelable pour pour avoir c'est celui du décarbonés et puis in fine et il y à des technologies cuisine aux ventes à travers soi hydrogène dans certains secteurs on en parle ou la capture et le stockage du carbone qui seront qui font partie du panel de solutions mais sans doute à des ampleurs limité ça c'est pour la technologie donc il faut à la fois investir d'un point de vue économique maintenant dans des technologies matures qui existe on l'a dit l'industrie est quand même globalement vieillissante là où il faut pas avoir de complexes et les allemands et je pense qu oliver pourra pour en parler ont publié une étude il ya un an qui disent que globalement dans les dix prochaines années l'industrie doit renouveler 70% ne s'emparent donc on n'est pas les seuls car je pense qu'il faut il faut il faut vivre avec cette réalité en france mais on n'est pas les seuls et donc il ya ce souci de venir revendre paix comme on dit les sites pour pouvoir repartir sur des bases saines parce qu'autrement alors on va pas mettre des super fragile sur un vélo d'occasion dont il faut partir sur des bases saines pour pouvoir brancher l'innovation et du coup ils se revendent ping la frustration qui peut avoir c'est que c'est très gourmand capex et que ça à part globalement a tellement de co2 mais il faut il faut passer par sept par cette étape là pour derrière investir sur de l'innovation et ça il en était question et là je pense qu'il ya un vrai défi en termes d'articulation des soutiens tant au niveau régional national que corot berne et puis un troisième manche je voudrais souligner c'est effectivement l'aspect territorial en a je pense qu'on aura aussi l'occasion de dire venir mais il y a des spécificités technologiques économiques et en terme d'emplois au niveau territorial et le fait de penser la transition pour chacun de ces secteurs là de manière très fine doigt ou si nous amener à penser la transition sur des grosses zones industrielles portuaires qui concentre énormément démission alors il ya effectivement dunkerque le havre qui remontent jusqu'à quand jérôme dans le saint nazaire fos-sur-mer évidemment l'aval et de la chimie décidant grand test donc ça c'est vraiment des grosses roches industriel qu'il faut dont il faut arriver à penser la transition et pour la pensée il faut vraiment qu'il y ait un dialogue pouvoirs publics et industriels parce qu'il faut penser les nouvelles infrastructures d'une bonne infrastructure on a parlé de l'hydrogène les infrastructures de chaleur il faut qu'on serait pas eu de chaleur des eaux troubles de la chaleur décarbonés et pourquoi pas des packs de co2 pour venir capturer ces choses là mais tout ça si on dialogue pas autour de vrais enjeux en fait on va se raconter de belles histoires et là il faut vraiment franchir une étape dans dans le dialogue ça nous amène aussi peut-être à une question qui est autour de la politique publique derrière donc il ya des guichets qui signa temps passe moi j'ai la condition qu'il faut arriver à concevoir des politiques publiques de haute couture avec ces industriels là on l'a dit c'est fortement concentrée c'est donc ça se joue sur un nombre très limité d'acteurs donc il faut qu'on arrête de tous les pouvoirs publics accompagné en one-to-one les industriels pour mettre en application ces stratégies industrielles décarbonation là assez rapidement ce que ce que je voulais apporter au débat pour entrevue merci thomas quoi donc pour avoir dressé un petit peu ce tableau des leviers effectivement aider ce qu'il faudrait commencer à mettre en oeuvre ou accéléré avec les acteurs particulièrement concernés et justement comment ça se passe où comment son visage ou s'engage cette transition pour l'un des acteurs qui fait partie d'un des secteurs les plus émetteurs le ciment je vais donner la parole à eric bourdon qui est directeur général adjoint la cimenterie vicat et merci tout d'abord pour votre invitation à cette table ronde et comme le dit me bourdon le dialogue est extrêmement important et donc c'est une belle opportunité pour nous de pouvoir l'exprimer quelles sont nos réussites mais aussi nos craintes et les freins pour aller vers la décarbonation tout d'abord vie car en quelques mots à lucas est une entreprise française qui a été créée il ya maintenant plus de cent soixante sept ans dans la lignée de lui lucas qui est l'inventeur de du ciment artificiel en 1817 et l'entreprise est aujourd'hui toujours sous contrôle familial alors quand on parle d'entreprises vieillissante ce que j'aime entendre du lieu juste avant 10 817 l'invention du ciment c'est super yeux voilà entreprises familiales depuis ça sent certains non non non non non et non c'est vicat est une entreprise de vie nos ventes depuis 1817 et continue à transformer ces outils à les adapter il est vrai que les on y reviendra c'est alors que les lignes a pas de transformation de remplacent pas une ligne de cuisson tous les deux ans c'est un cap et un effort capitalistique est extrêmement important et que l'on peut pas réaliser tout le temps mais donc pendant pour ça le terme de vieillissant me gêne et donc je souhaitais laborde aider le dès le départ or quels sont les faits quant aux émissions de co2 vis-à-vis de mon métier non plus d'abord le béton est produit grâce au ciment à qu'ils accolent le bi ton et la substance qui est la plus utilisée aujourd'hui sur la planète juste après ce matériau peut-être substituer partiellement par d'autres moins émetteur les 6 ou la même mais en tout cas aujourd'hui il n'est pas substituables ni aux prix ni hauteur des volumes consommés dans l'ombre pour les besoins de la construction le ciment la colle du béton dont il est responsable de 5 à 7% des émissions annuelles de co2 dans le monde et combien de ciment est consommée dans le monde ces 4 6 milliards de tonnes par an donc c'est énorme on la parle aussi de sobriété tout à l'heure et en effet il faut il faut y aller on est d'accord avec ça mais on parle de sobriété en partant de 'on pour semer le parent etc sur une pente croissance bon on travaille dessus on a des idées et on s'inscrit là dedans mais il faut pas imaginer que d'un seul coup ses 15,6 milliards de tonnes vont pouvoir être remplacées par d'autres s'adonnent aussi on a parlé tout aussi monsieur le sénateur de l'empreinte carbone qui effectivement pas rare à comparer aux émissions les émissions en france les émissions de co2 ont baissé mais malheureusement l'empreinte carbone c'est-à-dire l'empreinte qu'il ya la consommation en france a augmenté et c'est un point majeur dans les risques que nous vivons il a été abordé tout à l'heure le système ets donc les quotas de co2 qui sont imposés aux cimentiers européens il ya les suisses maintenant qu'il va en se levant il ya d'autres pays qui s'inspire de ce système qui est pas loin d'être parfait 1 comme l'a évoqué tout à fait et surtout il n'est pas complet c'est à dire que là à partir de l'année prochaine sans rentrer dans le détail en effet le prix du carbone va monter significativement les quotas gratuits dont bénéficie le secteur du ciment vont diminuer et donc ça va se transforme en un coup supplémentaire une charge supplémentaire dans le coût de production et ce coût supplémentaire nous ne pourrons pas transférer sur le marché ce qui aux bornes de l'europe il n'y a pas un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières s'il n'y a pas ce mécanisme la lâche 8 carbone c'est-à-dire les aînés sites de production en france et en europe qui vont aller vers l'étranger ça sera à ce sera une réalité ce sera pas juste des mots malheureusement nous nous en tout évidemment pour rester ici et faire en sorte que la réglementation et la législation aille dans le sens de la protection de l'industrie en europe même revenir en europe et 2 renforcer comme l'a dit madame la ministre dans la vidéo de présentation bon tout s'est fait de toute façon pour nous renforce notre engagement pour déclare rené le ciment bien sûr mais pas uniquement ciment nous travaillons aussi ce que toute la chaîne de valeur de la construction c'est-à-dire des matières premières en passant par la construction lusage la vie de l'ouvragé la phase de démolition et le réemploi ainsi que le recyclage du matériau qui est un axe extrêmement important sur lequel nous sommes déjà qui va permettre d'aller dans le sens de la sobriété de la production c'est une flandre et sobriété l'art est il possible de transformer une telle industrie on a parlé de volumes colossaux de l'intensité capitalistique très forte 1 depuis dix ans quand j'évoquais est ce que c'est possible de la transformer oui c'est possible c'est possible et on accole déjà commencé à le faire évidemment il faut que prioriser les actions nous avons déjà depuis 1990 qui a réduit de 15% nos émissions co2 à la tonne de ciment produit et nous allons encore les réduire de 13% entre maintenant et 2030 ça en face et engagé le dessus nous nous sommes engagés là dessus parce que ça fait appel à des technologies existantes qui sont aujourd'hui mature et certaines aussi de cette technologie permet des actions qui centre auto portante dans le sens où c'est déjà économiquement viable je pense notamment à la substitution des combustibles primaires fossiles charbon le fuel par des combustibles alternatifs tels que les déchets qu'ils soient issus de la biomasse et donc ça c'est déjà réalisable aujourd'hui réalisé l'essai autoportant ya pas besoin de subir ensuite il y à des technologies qui elles sont aussi mature mais pour lesquels le marché n'est pas mature je pense notamment à la réduction de la quantité de leurs tierces sous produits finis qui sort du four qui rentre dans la composition du ciment et qui concentre le co2 donc on peut réduire cette quantité de clincker ça marche qu'on sait faire ça mais il faut que le marché soit prêt tout d'abord payer le supplément coup parce que ce sont des investissements et il faut qu'ils soient prêts à accepter qu'il y ait quelques variations dans la performance du si non et ça je peux vous dire que le marché n'est pas encore tout à fait prêt il ya encore un petit peu de travail à faire mais on y travaille tous ensemble donc ensuite quels sont les les faits enfin les axes sur lesquels nous travaillons donc je les dis nous travaillons beaucoup sur ciment nous travaillons aussi sur la réduction de la quantité de béton dans la construction et la l'impression 3d est une piste sérieuse nous avons déjà des chantiers en cours de manière à réduire la quantité de béton dans une infrastructure on peut imaginer l'oeil humain qu'il ferait très poreux avec les concentrations de matières là où il ya des efforts on peut imaginer de faire la même chose avec l'impression tron alors qu'aujourd'hui on peut donc s'utiliser la technologie du coffrage classique il travaille aussi sur la recyclabilité des matérieux j'en ai parlé et la mobilité verte ça a été évoqué nous sommes inscrits dans le plan hydrogène de france relance avec deux projets majeurs pourquoi alors qu'est ce que vient faire le ciment là dedans en fait quand on va capturer le co2 il va falloir en faire quelque chose nous ne sommes pas toujours proche des clusters de dunkerque du havre de fonctionnaires qui permettent d'aller ensuite en mer du nord notamment pour enfouir le co2 dans les sous couches géologiques nous sommes parfois dans le cas dans le centre de la france - des ports et donc nous devons travailler sur des solutions de carbon capture and usage donc de valorisation du co2 km hélas molécules d'hydrogène devient la importantes pour pouvoir combiner le co2 et en faire du méthane du méthanol d'eau nous avons des projets qui vont dans ce sens et en travaillant sur ces projets nous avons pris conscience aussi de l'intérêt du territoire pour l'hydrogène donc nous travaillons à la production d'hydrogène pour nos propres besoins de décarbonation mais aussi pour décarbonés le territoire et là aussi nous avons des projets avec silva notamment pour l'utiliser de la technologie d'électrolysé à haute température donc l'hydrogène est en effet un axe majeur et dans lequel le cimentier a toute sa place alors je vais pas vous lister toutes les actions sur lesquelles ça parce que ça pourrait prendre pas mal de temps maintenant quels sont les freins alors certains ont été déjà cité l'un il est clair que transformer une usine d'un site de production de lignes de production si on remplace tout ça coûte extrêmement cher mais comme l'a dit aussi thomas grenon parfois malheureusement il va une fois complètement island est arrivé à toutes les technologies faciles mature il faut aller dans dur et remplacé en effet des gros morceaux de la ligne de production ainsi que plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de millions d'euros avec un gain co2 comme ça a été aussi évoquée pas forcément extrême donc là on va avoir clairement besoin d'accompagnement là dessus pour pouvoir y aller lorsque sa présente un risque majeur économique comme vous pouvez le comprendre j'ai parlé de la maturité du marché qui n'étaient pas toujours enfin pas tout de suite encore au rendez vous même si c'est encore en train de monter j'ai évoqué la réglementation avec la nécessité d'avoir en complément au système ets un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières sinon ce sera possible demain puis ensuite il ya les technologies dites de rupture c'est à dire notamment pour le carbon capture and they just rock cette technologie vise à modifier signifie hâtivement la ligne de production je pense à une technologie aussi fuel notamment significativement et avec un risque et technologiques majeurs associés à un risque de coup bien sûr aussi de de lier la lecture de ce co2 et puis un risque aussi sur la qualité du produit ne sommes pas certains de pouvoir reproduire exactement la même qualité que nous produisons aujourd'hui donc ça fait énormément de risques et mal d'atouts malgré tout nous sommes aussi engagés dans ces technologies de rupture maintenant dans des études dans des pilotes des travaux sur paillasse des pilotes semi industrielle d'ici à 2030 de manière à faire en sorte que dans la décennie suivante nos pulsions commencer à produire du ciment avec ces nouvelles technologies qui permettront de réduire significativement de faire le pas supplémentaire pour aller jusqu'à la neutralité carbone en 2050 sur l'ensemble de la chaîne pénale en supportant juste une question en fait d'un internaute je lis la question j'ai cru comprendre que la part d'importation du ciment consommée en france était très faible car le coût d'importation était significatif un signal prix carbone à travers le marché européen se traduira-t-il vraiment par une hausse des importations de ciment fait donc aujourd'hui les importations ciment sont de l'ordre de 10% de la consommation du marché et 7 en croissance il y à un risque majeur dans une étude qui a été fait au niveau de l'association des cimentiers européens 7 draw et qui montrait que avec un sens mécanisme d'ajustement carbone avec un prix de co2 au delà de 28 euros tonne ce qui est presque le cas aujourd'hui il ya un risque majeur que l'importation puisse monter jusqu'à des 30% pourquoi parce que très proche de la france via la méditerranée et de l'autre côté de la méditerranée il y à la turquie qui est dans une situation de surcapacité de production avec des outils qui ont été installés en bord de mer et avec la ferme volonté d'exporter et pour eux c'est une aubaine c'est très clair juste pour laisser un petit peu de temps de parole aux autres intervenants je vous propose qu'on continue et puis on pourra voir venir sur cet échange on a voulu aux 24h du climat donner la parole aussi aux territoires et le fait de la crise sanitaire nous amener à le faire part par visio nous nous donne cette occasion faire parler aussi des personnes au sein des territoires et on l'a vu l'industrie lourde et concentré sur certains sites où il ya plusieurs industries sont au même endroit et corine ramoune board s vous êtes directrice générale déléguée de sol américain mais également président d'une association qui s'appelle picto et qui rassemble des industriels de la zone de fos caban tonkin quel est l'objectif de cette association en quoi elle peut favoriser l'innovation et l'économie circulaire il faut enlever votre maître active à votre micro pardon voilà est ce que vous entendez des traitements bonjour à tous donc en fait je suis corinne ramonbordes présidente de l'association picto non picto ces plateformes industrielles l'industrie et d'innovation de 40 ans qu'un quai situé à fos-sur-mer dans les bouches-du-rhône donc effectivement on a planté sur le grand port maritime ça représente 1200 hectares et ça regroupe 18 industrielle et donc d in industriel effectivement qu'on peut considérer comme industrie lourde puisqu'il ya la chimie il ya l'énergie il ya du granulat il ya du traitement des déchets d'acide et renault j donc c'est 1500 emplois directs notre association en fête est née de la volonté d'industriels engagé depuis 2015 dans l'écologie industrielle et comme le disait thomas bourdon c'est une association qui regroupe les industriels et le grand port le grand port maritime en tant qu'aménageur mais aussi dans notre association nous avons une vingtaine de membres qualifiés qui représente l'état les collectivités locales et des pôles de compétitivité donc nos missions et ça rentre tout à fait dans la démarche dont on entend parler c'est de faciliter les synergies entre les industriels de en fait de d'innover et d'accompagner la mutation industrielle et le territoire mais également soutenir l'attractivité de la zone donc notre ambition pour 2020 2025 c'est ça rentre parfaitement dans les propos qui ont été tenus par agnès pannier risacher runes hrc de concilier le développement économique avec l'excellence environnementale et bien entendu la problématique du co2 et plus généralement de tout gaz à effet de serre sont au coeur de nos priorités notre feuille de route pour notre part on a une approche qui est disons très pragmatique sur le sujet de la décarbonation et de l'économie circulaire il n'y a pas de petits projets tout doit être étudiée et notre rôle c'est véritablement d'accélérer déjà les efforts qui sont faits sur chaque industriel donc en fait pour avoir un petit une petite idée de l'enjeu sur la plateforme c en est mais de 1 à 1 ghz et 1 5 million de tonnes de co2 par an beaucoup d'actions ont déjà été entreprises qui sont des actions qui sont qu' on a un impact direct sur les consommations énergétiques qu'elles soient électriques ou fossile mais également sur des émissions de co2 qui peuvent éviter donc le grand un des grands axes importants c'est justement de de créer des flux entre les différents industriels le déchet de l'ain qui deviennent ressources de l'autre et c'est pas c'est des émissions qui sont évités peut-être pas localement qui sont venus éviter sur le bilan global on a parlé également de de l'hydrogène des carnations on a deux projets qui sont bien avancés parce qu'on a la chance d'être sur un territoire où on a en plus de l'hydrogène qui est il rejette fatale donc d'ici à l'horizon 2024 on aura déjà huit poids lourds qui circuleront exclusivement sur le territoire avec de l'hydrogène décarbonés et on a déjà une station de distribution ça c'est un projet air liquide et d'autre et un autre projet sur le raccordement des navires au niveau du port uniquement avec de l'hydrogène décarbonée donc ça ccco on agit sur les six ont agi entre les sites et comment lisez tout à l'heure ce qui est important aussi c'est que au bout d'un moment on va atteindre un peu le co2 est impossible et il faut aller au delà donc on est aussi terre d'accueil alimentation de projets innovants est essentiellement orientée vers la valorisation des du co2 émis par les fumées industrielles donc ça va de l'utilisation de fumée industriel qui entre dans un procédé d'un autre industrie dans nos industriels donc ça c'est le projet carbone il faut cure donc de les fumer de arcelormittal la sidérurgie se retrouve dans le process d'un chimiste au resto produit des polyols et and on à julie terme il que vous avez sûrement déjà entendu qui est une très belle vitrine de la transition énergétique qui est qui gérait qui géré par grtgaz vous placez on prend les fumées industrielles quand il ya du co2 on l'associé à l'hydrogène qui est fatal d'un autre et on en fait du méthane qui ont réinjecté dans le réseau de gaz voilà il ya plusieurs projets comme ça qu'ils se mettre en route et comme on disait tout à l'heure ses projets il faut véritablement ont misé sur l'intelligence collective pour accélérer la cette transition et elle doit être fait effectivement les industriels mais également avec lui tout le territoire ont tous les élus la politique la politique qui se trouvent sur notre sur notre zone il y a il faut pas il faut pas non plus se dire que tout et tout est merveilleux et tout assez rapidement on détecte quatre grandes familles de france a déjà été dit par les autres intervenants il ya le point technologique puisque surtout quand on parle de valorisation de ces deux il ya beaucoup de projets chez nous des projets ailleurs c'est des projets qui sont qui nécessite des investissements importants des consortiums important de partenaires et qui n'ont pas pour le moment pour une réalité immédiate ce qu'il faut voir c'est que pour que ces projets puissent avancer c'est sûr il faut le lancer le plus tôt possible dès maintenant puisque ça des fois c'est presque de la recherche appliquée ça nécessite que les industriels s'investissent puisque l'important c'est qu'il ya une expérimentation sur sur vous sur les ondes industriel et dans les industries pour accélérer une vraie réalité ce qui veut dire qu'il faut quand même eu des contres contrôler les habitudes c'est à dire que souvent les projets va en attend un retour sur investissement est lassé par cas c'est à dire qu'on se lance dans un projet et on n'attend pas une économie financière par derrière c'est une économie en co2 donc ça c'est un peu le premier point d'eau qui a encore du travail sur sur tout ce qui est technologique oc deuxième point c'est que véritablement on doit composer avec des politiques et des choix antérieurs d'aménagement qui n'était pas du tout dit et par une logique d'économie d'écologie industrielle donc j'ai un peu m'expliquer c'est à dire que dans les années 70 se sont en zone jusqu'aux années 2000 il y avait eu nouveaux industriels qui voulait s'implanter sur la samba en fait on l'aimé pas tiens on va mettre à harper d alors que le remet à l'aube allemands d'être bébé on essaie justement favoriser l'estimé de matière et d'énergie c'est le cas par exemple aussi sur notre zone nous avons là sénateurs dans le mur ménagères des vrais on est dans une zone qui est très loin des habitations alors qu'ailleurs dans que ce soit en france ou même dans certains autres pays you may que ménagères on les met au coeur de la ville pour pouvoir bénéficier d'un rappeur pour alimenter les réseaux de chaleur de des communautés donc voilà il ya ce point là qu'il faut toujours avoir en tête et ne pas reproduire cette même erreur dans une belle implantation industrielle c'est d'avoir une certaine cohérence sur l'aménagement c'est à dire mais pas n'importe qui à presque n'importe qui on doit raisonner synergie entre les industriels autres troisième point qui peut être résumée plus ou moins d'intérêt économique lave la valorisation matière et des matériaux est nécessaire mais souvent ce sont des activités qui sont plus rentables et donc on n'a pas cette on peut pas aller aussi loin et aussi qu'on voudrait là aussi je fais un petit peu m'expliquer et je pense que l'intervention de la personne avant moi a commencé un peu à l'esstic et c'est que il ya possibilité pour certains avec certains procédés de valoriser une fraction dans un produit qui est actuellement partirait éventuellement en déchets de récupérer cette cette matière et la revendre un utilisateur futur bas parfois ça va les freins parce que l'utilisateur vers 10 ans va moi je veux le même produit avec mêmes caractéristiques du produit neuf je veux qu'en plus il soit bien moins cher et qui modifie en rien et posséder donc ça ne favorise pas en fait l'évolution est jeu si on veut soumettre une idée c'est qu'il faudrait peut-être une fiscalité incitative est positive c'est à dire que ceux qui jouent le jeu et qui introduisent dans leurs procédés des matériaux ou des matières recyclées par exemple pour une diminution de taxes sur les activités polluantes etc et pourquoi pas arrivé à un moment on a bien le but risque fort d'avoir l'environnement score sur surtout sur tout l'est surtout les produits donc ça c'est un premier pas c'est un troisième élément est dernière est loin de ces les récits vous pouvez massy et bien je j'arrive à la fin le dernier élément c'est en ce qui concerne le financement de tous ces projets c'était jusqu'à peu souvent enfin ça ne l'est plus et on peut ne pas remercier les moyens qui sont mis au niveau des états des régions et de l'ademe par contre concernant le plan de relance qui a débuté en qui a été mis en route en septembre avec l'apparition des différents appels à projets le délai de réponse est extrêmement court c'est à dire que c'est octobre-novembre trop court pour ce type de projet qui souvent les ces sites sont tellement complexes et nécessitent un consortium de partenaires et si on avait là aussi quelque chose a suggéré sais que ces appels à projet soit au fil de l'eau et non pas forcément avec une paire de fois mais sinon on est on est persuadé c'est notre en conclusion l'industrie au sein du trio sur un territoire est factuellement arrive à la neutralité carbone mais ça effectivement ça c'est ce titre à des transformations majeures et l'association des prix d'aidés publiques mais avec des actions à arriver à diminuer considérablement notre impact co2 merci à vous on va j'ai terminé on va désormais puisque vous parliez effectivement plan de relance dont une partie vient de fonds européens et je vais donner la parole à gouéno mais cosy goût directeur de la dg cours à la commission européenne on a effectivement ce besoin qui est remonté dans la population à de relocaliser besoin de souveraineté de plus grande résilience et puis à l'urgence climatique est toujours extrêmement présente comment ceux ci s'intègre au niveau de la politique a prévu par la commission européenne en cinq sets maximum si vous pouvez passer de programmes pour 5 7 minutes et je ne l'utiliserai pas le comment le l'image du sapin parce qu'elle a un peu tendu d'après ce que j'ai compris dans le débat français actuellement mais bon d'abord la nouvelle commission la commission sont dans la m dès qu'elle arrive à identifier deux priorités pour ses travaux au mes premières priorités transition thimoté deuxième priorité de transition digital donc nous travaillons de pied ferme pour ce double de transition qui se basent d'ailleurs pas pas si délié délié l'une de l'autre si on prend la voiture de demain il ya de fortes chances pour qu'elle soit zéro émission mais qu'elle soit aussi autonome et connectés et en plus d'un dans l'aude à la vitalisation je crois que ça a été mentionné par monsieur bourdon par exemple pour la conception 3,3 dalle 3d nos primes rapidement de 3d ce genre de technique peut également servir à éviter cité d'ingres et etc etc on se nomme par exemple aussi que la conception des immeubles par manivelle de comment on va donner des outils digitaux peut également contribuer à ce genre de ce genre de l'effort donc nous avons cette double transition c'était démontré d'ailleurs parce que le point quasiment la première décide de première initiative qui est énoncé par ce par cette commission et le green deal le pacte vert européen qui nous donne la feuille de route pour on doit avoir une économie neutre au niveau climat d'ici 2050 d'ailleurs cette semaine la présidente a annoncé que nous revoyons les nos objectifs pour 2030 avec l'objectif de réduire de 55 % par rapport à 90 les émissions européennes évidemment ce jeu ne s'agissait pas d'un coup de baguette magique et dès le mois de mars nous avons décidé d'adapter la stratégie industrielle de l'union européenne pas seulement pour le climat mais aussi pour le climat justement pour elle qu'on procède de transition il rend en intégrant le volet compétitivité également parce que nous sommes tout à fait conscients ici le dg gros et depuis des années ça fait plus de cinq ans de la commission de travail sur la transition climatique que l'industrie et notamment les industries intensives en énergie si elles sont des efforts à faire au niveau de leurs processus de production sont aussi un outil pour réussir cette transition si vous regardez une éolienne vous regardez le tonnes d'acier qu'elle contient etc etc donc le but si vous regardez la digitalisation ça ne se fait pas sans les industries intensives en énergie qui sont à la base de la plupart nos écosystèmes la stratégie industrielle a d'ailleurs pris en compte un autre élément peut-être avec un peu d un peu visionnaire mais qui a été renforcée par la crise qu vide et vous venez de le mentionner c'est au delà la protection climatique et de la transition digital le fait que nous à nous avons un problème alors on peut l'appeler autonomie stratégique on peut l'appeler résilience ça dépend un peu des religions de chacun il ya des termes qui sont qui sont plus ou moins acceptée selon tout on vient mais de la nécessité d'avoir une industrie plus résiliente donc nous visons aussi des efforts accrus en matière de diversification et de résilience vous avez mentionné plan de relance sur la base de la stratégie industrielle qui reprend le cetab s'appuie sur le concept d'écosystèmes et nous en avons identifié 14 notons également que le plan de relance se base sur le redressement de ses écosystèmes industriels et un de 14 equity des écosystèmes et effectivement les industries à forte intensité énergétique pourquoi parce que nous avons nous avons une certaine expérience de cette approche qui vise à remettre tous les acteurs ensemble ça nous permet d'identifier les besoins mais également les manques je vous donne un exemple le premier le première fois qu'on a fallu un des exemples les plus marquants c'est l'alliance européenne des batteries et on a rassemblé tous les acteurs des batteries ça nous a permis de mobiliser l'investissement privé de voir oui où étaient les acheteurs ou qui pourraient justifier l'investissement par les producteurs de cellules et de batterie ça nous permet a permis également de mobiliser les fonds publics mais pas les fonds publics européens au delà les fonds publics européens via la banque européenne d'investissement les fonds publics nationaux à travers des projets européens de des projets d'importance européenne qui permette également d'adaptation des règles des règles des tartes des disciples mais ça nous a aussi permis d'identifier vous donne deux exemples dans le processus de production le lithium air pour les pros ses batteries [Musique] même si on a tous le lithium dont nous avons besoin est que nous ne produisons actuellement pas en quantité suffisante en europe - de l'âme nous n'avons pas de facilités pour le raffiner donc vous nous apportons tout le lithium nous l'envoyons de manière caricaturale nous l'envoyons en chine et nous espérons qu'il reviendra sous forme de produits transformés c'est clairement le genre de choses et en matière de résilience peut poser quelques questions donc c'est aussi la zone aspects l'aspect positif de cette approche en éponge rigaux si vous êtes un dernier mot pour laisser la parole ensuite à des retards et simplement terminer rapidement va aussi lancer une alliance l'hydrogène nous avons également groupe à haut niveau pour les industries intensives en énergie qui nous a permis de développer un plan directeur où tout le monde s'est mis d'accord sur les priorités je finirai simplement par dire que au delà de la législation que ce soit ici est-ce que ce soit les directives sur l'efficacité énergétique nous travaillons actuellement sur le plusieurs axes qui nous semble essentiel premier axe recherche développement innovation notamment dans la conception de du programme de recherche en 2004 à 2028 heureux d'horizon europe infrastructures et la coordination entre les approches européennes nationales régionales sera nécessaire ne serait-ce que pour avoir l'électricité propre qui arrive aux industries intensives en énergie là où ils ont besoin matières premières parce que nous sommes convaincus que la pression que nous avons actuellement sur les énergies fossiles va être remplacé à travers la transition climatique par une pression sur les matières premières donc il est important pour nous de développer la production en europe de matières premières primaires diversification des sources à l'extérieur de l'europe et la circularité de manière à ce que nous ayons davantage de matières premières secondaires qui nous permettent de réduire de réduire la pression également d'où l'importance de l'économie circulaire qui avec le ccu ccsc mais si le problème est bien un élément qui n'a pas été mentionnée quand on parle de compétitivité la porte aux marchés intérieurs le ledge le mécanisme d'ajustement carbone sur lequel nous travaillons actuellement et peut-être aussi important des travaux que nous avons également commencé sur ce qu'on appelle la politique du produit durable le produit qui sera propres produits par l'industrie européenne donc la tonne d'acier risque d'être plus cher que ce qu'elles que la tonne d'acier qui ou que le produit produit selon des formules sol et là il est important de permettre à l'industrie de celui de différencier ses produits sur le marché nous travaillons bien servi il voit cette intervention allaient de sartor contient du str et à l'agora narguer 22 donc selon vous est ce que les conditions sont réunies pour réussir cette transition et ses transformations merci beaucoup pour la voiture aujourd'hui le cadre légal et juste pour traduire ses seins organisation de recherche indépendante à européenne sur la politique climat et énergie à passer à plat mais aussi à bruxelles et ont été prises activité en france aussi nous avons en 2001 19 publié une grande étude sur les conditions justement pour la décarbonation de l'industrie lourde on al amal et je voulais partager avec vous quelques quelques résultats à principaux le premier cri qui est dimensionné ce qui est en fait comme éric bourdon c'est que on a maintenant à donner prochaine cinq six ont entre 30 et 60% de nos âmes de nos actifs dont le fait que simon un acier et les co-créateurs qui auront besoin d'être remplacés ou on peut joindre et investissement très significatives à pour continuer les opérations et comme ces actifs ont duré jusqu'en 2050 dans le film pour lequel on réinvestit il est très important que l'on met en place de façon assez aux gens les politiques des installations pour que ce soit les aboutissements compatible neutralité carbone donc ça veut dire qu'ils vont vraiment pensé aux ces technologies tokyo a été mentionné c'est un deuxième élément c'est que ce qu'on voit dans les scénarios de décarbonation c'est qu'il y avait deux éléments extrêmement pourtant une c1 à ce que thomas gourdon appelé la sobriété mais on peut aussi appeler la singularité de l'économie circulaire c'est que entre 30 et 50% des réductions d'émissions pourrait si on pousse les politiques speed - venir de ce type d'action il ya plus d aspect dans ces questions je ne veux pas prendre le temps de les apporter mais je pense qu'une chose très important c'est c'est pas simplement le monde en récital les qualités de recyclage on a tendance à mettre des objectifs pour le quantité de recyclage le problème sélection on n'a pas un bonne qualité de métaux qui sort à du daim fin de vie des idées et bien on ne peut pas le récit clé en fait pour remplacer les produits primaire de bonne qualité donc ça relève des questions de conception de produits à la fin au début de sa vie mais aussi un de ses traitements à la fin de sa vie et les triages acceptera un deuxième élément sur l'économie s'est dit lassé il ya tout un tas des technologies qui sont en train d'émerger à leur recyclage chimique par exemple je pense qu'il ya eu pour don a mentionné les éléments dont effectivement qui sont intéressants il y avait imprimé 3d voteront pour les métaux il ya toutes les révolutions qui pourrait arriver sur les technologies un clic il faut soutenir et puissance de 3000 ans les incitations il ya des chaînes de vélo langue complexe avec des arbitrages parfois entre le travail à les actions qui sont plus favorables à à la crise des récents sous le rouleau le réductionnisme 2 il faut les installations qui sont qui sont très fort là dessus jusqu'ici il me semble que les politiques dont en allemagne et est aussi en france se sont rencontrés plus sur l'économie c'est clair sur les choses qu'on les emballages de plastique a fêté textile à mais il faut vraiment qu'on devient plus sérieuse sur ces secteurs comme la construction d'édifices et rahou beaucoup le sait s'est produit à 13 ans il vend ses odeurs qu'elle arrive je pense sur les conditions pour pro décarbonés donc j'ai mangé l'économiste qu'il a je pense qu'un deuxième c'est le cas le club justification économique pour l'investissement dans ces technologies de rupture souvent ces technologies sont entre 20 et 80 % plus cher que la technologie conventionnelle et donc il n'y a aucun raison pour l'entreprise a investi la maison au jury le prix du co2 a dû marcher au carbone européenne peut aider jusqu'à un certain point mais notre religion c'est que ça serait même avec une refonte du marché sera pas suffisant à d'ici 2030 pour que cette technologie soit à vos caves et ça veut dire que il faut réfléchir les instruments de compléments de rémunération pour ce type de sites appropriés justifie caché que le micro kaisa lieu à je pense à un troisième élément c'est à la question il ya pas de tout le monde pour les produits c'est vrai qu'il ya pas de marché pour ces produits c'est difficile pour les entreprises à les développer je pense qu'il ya plus d éléments un politique qui peut aller dans le sens de d'attaquer ce problème on sait que les commandes publiques qui ça peut parfois être une bonne moyenne contre les manches et à apprendre utiliser de ces nouvelles innovations ce nouveau produit il ya la labellisation parfois bas carbone qui peut aider aussi à distinguer qu'il est vraiment un produit par cameron pour les acheteurs éventuellement un peu plus progressistes et puis et puis la question des mandats ou dvd standard sur les produits qui peut aider aussi le quatrième élément que l'on identifié celles un producteur évidemment l'hydrogène va être très important dans le secteur de la pétrochimie à aude l'acier je vois que c'était bien reconnu en france après je pense qu'il faut comprendre c'est l'hydrogène c'est que ses producteurs il faut penser la demande pour ces c production d'hydrogène en même temps donc ça veut dire de la raison économique pour à la fois la production et la demande pour cette prochaine doit être développé en même temps et donc ça m'amène à être d'accord avec monsieur à gourdan de l'ademe sur le fait que l'analyse vraiment fine au niveau des classes d'industriels devient très très important pour planifier cette transition il me semble qu'aujourd'hui il ya tout une question aussi sur la responsabilité sur le déploiement d'infrastructures et la régulation de l'infrastructure pour les nouvelles politiques ccs est aussi dû aux gènes qui a parfois des monopoles en fait et donc il ya des questions à attaquer merci à lui je suis la dernière phrase de deux derniers points c je suis d'accord également sur lequel sur le carbone lee qui était mentionné après je pense que ce qu'il faut comprendre c'est que ça c'est quelque chose où un enjeu diplomatique c'est pas quelque chose ou le on est uniquement ultra dans sa façon d'envoi de questions pas forcément réussir il faut merci à tous est très frustrant parce que c'était effectivement très court alors que c'est un grand défi qui est face à nous avec beaucoup de pistes de frein de discussion sur le prix aussi de produits sur la consommation et sur les technologies on et j'espère qu'on aura l'occasion d'en reparler à d'autres moments je veux remercier tous au revoir voilà je crois qu'on est en dehors de lynch est désolé pour ce qui est du coupé mais voilà c'était malheureusement cours et puis j'essaie de garder un peu de temps pour pour les derniers en tout cas je pense que ça a permis d'avoir un petit aperçu des tenants et aboutissants de ce sujet qui est pas très connu effectivement encore par quand on parle climat et je suis désolé pour la frustration tout ce que j'ai découpé merci vous pousse effectivement c'est un peu frustrant merci pour vos interventions vraiment merci au revoir merci pour l'invitation [Musique] il restait quelques uns sur demande oui madame ramonbordes mais je vais la mettre en valeur m elles doivent parvenir madame raymond barre d'un enfant attendu par tout ce petit monde est content c'était bon bah je crois que bon bah j'espère ça décalera pas tout on essaiera de se rattraper sur trois ouais c'est sûr merci beaucoup a dit by me oui oui oui on peut faire la même chose son problème après s'ils sont connectés à la france je pense que c'est pas mal de leur montrer avant la densité laquelle elle a treize l'approché avec quicktime ouais et ben du coup ce que je vais faire c'est que parce que je peux aussi peut-être partager mon écran non pour qui voile pour qu'il voit la vidéo tu vois là tu me vois pas
Daniel Gremillet