Mort de Lyhanna : Philippe de Villiers demande à Emmanuel Macron de démissionner
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ma première réaction, c'est qu'il parle depuis le Monténégro pour essayer de se dédouaner de sa responsabilité. Je suis désolé, je ne vais pas être gentil, mais je ne suis pas là pour ça. Il parle de responsabilité. L'honneur de la politique, et je sais ce que c'est, j'ai été un homme public pendant longtemps, l'honneur de la politique, c'est qu'on assume sa responsabilité. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a le mot démission. Quand on ne veut pas assumer sa responsabilité, ou que le peuple vous renvoie. Parce que là, il est à la tête de l'État au nom de toutes les familles de France, et on a vu depuis dix ans comment tout s'écroule.
C'est le commandant du Titanic qui vient nous expliquer à la télévision, je ne comprends pas comment le Titanic a pu couler, « Mais bonhomme, c'est toi qui commandes ! » Avec tes flûtistes, Darmanin et les autres. Et donc, moi, je demande de manière solennelle, personnelle, et au nom de beaucoup de Français, M. le Président, il faut partir. Vous devez démissionner. C'est une question de décence, de dignité. Il faut partir, tout de suite. Et je vais vous expliquer pourquoi. C'est que depuis dix ans, la justice française ne juge plus au nom du peuple. Et c'est de votre faute. Parce que vous avez transféré la souveraineté. La justice, normalement, juge au nom de la souveraineté du peuple.
C'est le peuple qui est souverain. La justice, par délégation du peuple, juge les criminels. Mais à partir du moment où M. Macron, président de la République française, n'a qu'une préoccupation en tête, c'est de transférer la souveraineté à l'Europe, ce fameux concept, ce fameux fantasme du discours de la Sorbonne de 2019, de la souveraineté européenne. Alors la justice juge au nom de qui, au nom de quoi ? Ah oui, de l'État de droit. C'est donc l'État de droit qui a remplacé le peuple. Et on comprend ce que ça veut dire, l'État de droit. L'État de droit, c'est un bidule idéologique inventé par les juges, par les juristes.
Vous savez, Royer Collard disait, les révolutions commencent toujours avec les juristes, ça se termine toujours sans eux. L'État de droit, c'est quoi ? C'est une double préférence. C'est la préférence pour l'étranger sur le national et la préférence du criminel sur la victime. On est là, dans le sujet, au cœur du sujet.
Et puis, après avoir transféré la souveraineté et donc avoir rendu les juges orphelins du peuple et inventeurs de leur propre État de droit, de leur propre jurisprudence sous la houlette des juges européens et de la Cour européenne des droits de l'homme, qui fait naturellement n'importe quoi par rapport aux familles et par rapport aux principes de la vie, vous avez aussi trituré la vie. Alors, vous venez vous faire le défenseur de la vie des enfants, alors même que vous avez en dix ans fait de la vie qui était un absolu, quelque chose de relatif. Vous avez mis dans la Constitution la fin des enfants à naître, dans la Constitution.
Et vous êtes en train de faire voter à Marche Forcée, le 14 juillet, une loi qui nous met sur la voie de l'eugénisme, c'est-à-dire de l'enfant parfait, du vieillard parfait. Et qu'est-ce que vous croyez que la société pense de tout ça ? La société, elle marche au rythme de nos responsables. Si on dit à la société, aux enfants, aux criminels, à ceux qui sont des innocents ou qui ne le sont pas, voilà, pour tout le monde, ça sera le même tarif, la vie devient relative. Parce que ce qui compte, c'est la société hédoniste. Vous avez massacré la famille, un papa et une maman. Vous avez trituré la société, vous vous êtes fait faustier un promettien, vous avez voulu jouer avec tout ça.
Philippe de Villiers