Menacé par la DZ Mafia, le maire d'Alès exfiltré de son domicile
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous étonne qu'on en soit arrivé là aujourd'hui ?
- 2:13OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'on sait exactement sur cette organisation ? Elle est différente de la DZ-Mafia classique ?
- 3:42OuverteRéponse partielle
Juste d'un mot sur cette exfiltration, on nous a dit qu'il y avait une voiture piégée, en tout cas une voiture suspecte, garée juste en bas de chez lui. Qu'est-ce que vous savez à ce niveau ?
- 4:39FerméeRéponse partielle
À tout le moins, est-ce qu'il y a eu des interpellations ? Ça, on le sait ou pas ?
- 5:01OuverteRéponse partielle
Si le maire d'Alès est comme ça menacé de mort, c'est parce qu'il dérange les trafiquants, c'est parce qu'il est particulièrement engagé dans cette lutte contre le narcotrafic qui gangrène cette commune d'Alès.
- 6:07OuverteRéponse partielle
Peut-être que maintenant qu'il est maire, il se rend compte véritablement, il est en première ligne aussi sur cette lutte contre les trafics de stupéfiants.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Invité politiqueFait
« Ce qui m'étonne surtout, c'est qu'on n'ait pas pris la mesure de l'ampleur aujourd'hui en France sur ce qui est le narcotrafic et notamment toutes ces menaces qui peuvent s'exercer à l'endroit des élus, mais aussi des policiers. »
- 1:04Invité politiqueFait
« À l'aise, vous avez des policiers qui sont menacés de mort dans les réseaux sociaux, avec nom, adresse des familles. »
- 1:28Invité politiqueFait
« il y a une dizaine d'années, on tirait la sonnette d'alarme en disant « voilà ce qui est le narcotrafic, voilà ce que ça va devenir ». »
- 1:39Invité politiqueFait
« En fait, tout doucement, on glisse et on se dirige vers ce qui se passe au Mexique. »
- 3:16Invité politiqueFait
« Et puis, on sait qu'à la tête de la DZ-Mafia, il y a des gros bonnets qui sont tombés. »
- 6:25Invité politiqueFait
« Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, à Alès, et je souligne encore une fois que vous avez des policiers qui sont menacés dans leur chair. »
- 6:41Invité politiqueFait
« Vous enlevez les formations, les cojets, il reste deux équipes de trois. Parfois deux, ils se mettent en danger pour travailler. »
Temps de parole
- Invité politique71 %
- Présentateur29 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est du jamais vu, un maire exfiltré de chez lui en pleine nuit parce que menacé par des trafiquants, des narco-trafiquants, c'est ce qui est arrivé au maire Les Républicains d'Alès, Christophe Révinck, dans la nuit de lundi à mardi. Il était déjà sous protection policière à ce moment-là après avoir été victime d'intimidation, des tags, mais également un courrier reçu contenant deux balles de 9 mm. Bonjour Bruno Bartoczetti. Bonjour, merci de m'avoir écouté. Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous êtes le bienvenu, comme toujours, vous êtes le secrétaire national du syndicat de police unité en charge de la zone sud.
Je précise qu'une enquête avait déjà été ouverte mi-juillet pour menaces de mort et intimidation. On parle quand même ici d'un élu de la République exfiltré de chez lui en pleine nuit par le RAID. Est-ce que ça vous étonne qu'on en soit arrivé là aujourd'hui ?
Ce qui m'étonne surtout, c'est qu'on n'ait pas pris la mesure de l'ampleur aujourd'hui en France sur ce qui est le narcotrafic et notamment toutes ces menaces qui peuvent s'exercer à l'endroit des élus, mais aussi des policiers. À l'aise, vous avez des policiers qui sont menacés de mort dans les réseaux sociaux, avec nom, adresse des familles. Donc c'est un sujet aujourd'hui, un sujet important quand on a notre République, à travers ces hommes et ces femmes qui exercent leur métier de policier ou à travers ces élus, c'est quand même un sujet lorsqu'on a notre République qui est en danger.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le point qu'on doit faire, le point d'étape, j'ai envie de dire, c'est qu'il y a une dizaine d'années, on tirait la sonnette d'alarme en disant « voilà ce qui est le narcotrafic, voilà ce que ça va devenir ». Et on expliquait qu'on assombrissait un peu trop le tableau. En fait, tout doucement, on glisse et on se dirige vers ce qui se passe au Mexique. On en est là.
C'est-à-dire que si aujourd'hui, on ne prend pas de résolution ferme, des résolutions politiques, où on doit se montrer déterminé, eh bien, dans 10, 15 ans, peut-être avant, eh bien, on sera justement dans ce schéma de l'Amérique latine où les élus seront menacés depuis 110, ainsi que les policiers, ainsi que finalement tous les représentants de l'État.
On parle ici de la DZ-NG, la DZ-Mafia de nouvelle génération. Qu'est-ce qu'on sait exactement sur cette organisation ? Elle est différente de la DZ-Mafia, j'irais classique, celle qu'on connaît déjà ?
Oui, alors juste une parenthèse, parce qu'on fait un lien avec la DZ-Mafia concernant les menaces à l'endroit du maire d'Alès. Voilà, toutes les précautions d'usage doivent être prises, parce que c'est signé DZ-Mafia, mais ce n'est pas forcément elle qui a menacé le maire d'Alès, même si les menaces sont bien sûr réelles et existantes. Pour revenir à votre question, ma réponse, elle va rester un petit peu encore floue, entre guillemets.
La DZ-Mafia nouvelle génération, on y trouve un petit peu de tout, on y trouve des groupes qui sont liés à la DZ-Mafia et qui veulent s'émanciper, qui veulent finalement s'exprimer par eux-mêmes, parce que ça engendre beaucoup d'argent et qu'ils se donnent les moyens d'être un peu libres, finalement. D'autres signent DZ-Mafia nouvelle génération pour se montrer encore sur la carte visite beaucoup plus impressionnant, même s'ils n'ont pas besoin de ça, dans la mesure où ils sont prêts à tout, évidemment, pour faire fonctionner leur trafic de stupéfiants. Et puis, on sait qu'à la tête de la DZ-Mafia, il y a des gros bonnets qui sont tombés.
La structure DZ-Mafia n'est pas forcément fragile, je ne veux pas en venir là, mais en tout cas, sur la pyramide des responsabilités, ce n'est pas impossible qu'on ait des DZ-Mafia, d'aujourd'hui nouvelle génération qui veulent s'éloigner et voler de leurs propres ailes et de leurs propres Kalashnikov.
Sans nous dévoiler véritablement l'avancée de l'enquête, juste d'un mot sur cette exfiltration, on nous a dit qu'il y avait une voiture piégée, en tout cas une voiture suspecte, garée juste en bas de chez lui. Qu'est-ce que vous savez à ce niveau ? Est-ce que c'est une information qui vous a été confirmée ?
Alors, je n'ai pas eu la confirmation du véhicule piégé, en tout cas ce véhicule suspect, on va dire, a été analysé. Je ne peux pas vous en dire plus, comme vous le comprenez. Ce qui est important surtout, c'est que si le RAID est intervenu, si la DGSI est intervenue également, ainsi que le volet judiciaire, c'est qu'il y a beaucoup de signes qui font apparaître que le maire est très sérieusement menacé et ça peut passer aussi par la surveillance de véhicules piégés, même de lettres piégées qui pourraient arriver par la suite. Voilà, je n'ai pas la confirmation sur ce véhicule piégé, mais en tout cas il y a beaucoup de pistes qui sont prises au sérieux et exploitées.
À tout le moins, est-ce qu'il y a eu des interpellations ? Ça, on le sait ou pas ?
Non, je n'ai pas ma connaissance et l'interpellation. Vous avez une enquête, elle progresse non pas lentement, mais avec beaucoup de précautions, beaucoup de minutie. Et bien évidemment, ce serait une erreur que d'interpeller très rapidement le ou les suspects dans cette affaire.
Si le maire d'Alès est comme ça menacé de mort, c'est parce qu'il dérange les trafiquants, c'est parce qu'il est particulièrement engagé dans cette lutte contre le narcotrafic qui gangrène cette commune d'Alès.
Alors, j'ai envie de parler d'une manière générale, les élus qui s'engagent contre le trafic de stupéfiants sont souvent menacés, pas au même niveau que le maire actuel d'Alès, mais sont souvent titillés. Le maire d'Alès connaît très très bien sa ville, c'est un adjoint de l'ancienne municipalité qui connaissait déjà très très bien le trafic de stupéfiants. D'ailleurs, il y a encore quelques mois, il expliquait qu'on dramatisait la situation à Alès. Et deux, trois mois après, il est menacé. Donc voilà, ça c'est un petit peu surprenant. Mais bon, c'est pour cette raison d'ailleurs que j'insiste sur le fait que toutes les pistes doivent être exploitées.
Moi, je ne conteste pas du tout la volonté du maire d'Alès de vouloir, loin de là, de vouloir justement repousser le narcotrafic, mais finalement, pas plus aujourd'hui qu'il y a encore quelques mois lorsqu'il était adjoint au maire sortant.
Peut-être que maintenant qu'il est maire, il se rend compte véritablement, il est en première ligne aussi sur cette lutte contre les trafics de stupéfiants. Un mot sur les policiers, ça vous concerne directement. Les moyens, les moyens sont insuffisants. Aujourd'hui, vous auriez besoin de quoi pour véritablement lutter de manière efficace contre ces trafics ?
Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, à Alès, et je souligne encore une fois que vous avez des policiers qui sont menacés dans leur chair. Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, vous avez des policiers qui ne peuvent pas faire de perquisition parce qu'il leur manque des officiers de policiers judiciaires avec la qualification pour pouvoir le faire. Vous vous rendez compte que vous avez deux équipes de cinq hommes qui travaillent en bac. Vous enlevez les formations, les cojets, il reste deux équipes de trois. Parfois deux, ils se mettent en danger pour travailler. C'est largement, largement insuffisant avec, surtout soulignons-le, Alès qui est très, très touché par le narcotrafic.
Et depuis très longtemps, vous avez de très nombreux points de stup. Et croyez-moi, je connais bien cette ville. Les points de stup, ce n'est pas sur quelques mètres carrés. Ce sont des secteurs de stup. Et c'est très difficile de quadriller le terrain pour la police nationale avec les moyens qu'ils ont aujourd'hui.
Et on l'entend bien, effectivement. Merci beaucoup à Bruno Bartoschetti. Je rappelle que vous êtes le secrétaire national du syndicat de police unité en charge de cette zone sud. Merci d'avoir été avec nous ce matin. et très bonne journée à vous.