Valérie Pécresse : "La France a perdu son leadership"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous approuvez ce type d'action [blocage par les éleveurs] ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Que peut faire réellement le gouvernement face à la crise des éleveurs ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Croyez-vous à la viabilité de l'accord avec la Grèce ?
- 4:30OuverteRéponse directe
N'y a-t-il pas une responsabilité des Européens dans la crise grecque ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Croyez-vous au leadership de François Hollande en Europe ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable au projet de loi sur le droit des étrangers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Valérie PécresseFait
« nous devons pouvoir continuer à manger de la viande française c'est absolument indispensable »
- 1:00Valérie PécresseFait
« on sait qu'il y a y compris en Europe une forme de dumping social sur la production de viande »
- 2:30Valérie PécresseFait
« le gouvernement a les moyens de faire respecter l'accord qui a été signé »
- 3:30Valérie PécresseFait
« il y a une vraie puissance du consommateur et si les Français qui veulent de la qualité dans leur assiette comprennent aussi que cette qualité a un prix »
- 6:30Valérie PécresseFait
« la France a perdu son leadership y compris dans la gestion de la crise grecque »
- 7:30Valérie PécresseFait
« la France passe sa vie à aller à Bruxelles demander à échapper à ses engagements européens »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
l'interview politique Alexandre CARRA vous recevez ce matin Valérie pcrez député les républicains des ivelines tête de l'IST régionale en île-de-fance madame monsieur c'est à VOUS Valérie PC bonjour bonjour merci d'être avec nous ce matin ce matin justement où des dizaines d'éleveurs en colère bloqu les accès de la ville de camp pour protester contre la faiblesse des prix de leur production est-ce que vous approuvez ce type d'action ce que je crois c'est que nous devons pouvoir continuer à manger de la viande française c'est absolument indispensable et ça suppose toute une série d'actions ça suppose que la grande distribution et les industriels tiennent leurs engagement de hausse des prix de hausse de rachat de la viande vis-à-vis des des éleveurs ça suppose aussi qu'on obtienne la traçabilité dans les produits industriels de la viande nous voulons savoir ce qu'il y a dans les saucissons que nous achetons dans les jambons que nous achetons nous voulons savoir si c'est de la viande française ou pas mais est-ce que les éleveurs ont raison de se manifester de cette manière là et d'exiger de poser un ultimatum au gouvernement et d'exiger que Stéphane Lefol se rende sur place mais on sait qu'il y a y compris en Europe une forme de dumping social sur la production de viande y compris dans les abattoirs on connaît la situation des abattoirs Allemands des abattoirs des pays de l'Est j'avais essayé quand j'étais ministre du Budget de baisser les charges sur les emploi agrico l'Union européenne a refusé parce qu'on ne pouvait pas faire une baisse des charges ciblées sur une profession mais on sait bien que l'agriculture française est en situation de sous-compétitivité et face à cette situation de sous-compétitivité je pense qu'il faut que toute la filière agroalimentaire se sert les coudes avec les agriculteurs français nous avons besoin d'éleveurs français nous avons besoin de manger de la viande française pourquoi ben tout simplement parce que après sinon nous nous mettons dans la main des producteurs étrangers et peut-être de crisees sanitaires importé de l'étranger donc nous avons besoin d'avoir dans nos étales de la viande française et les Français doivent se battre pour cel d'accord Valé P une fois qu'on a dit ça que peut faire réellement le gouvernement on s'en est rendu compte il y a eu un accord le 17 janvier entre la grande distribution et les éleveurs visiblement aujourd'hui les agriculteurs dénonce un accord qui n'a pas été respecté est-ce que le gouvernement n'est pas impuissant face à cette crise non le gouvernement a les moyens de faire respecter l'accord qui a été signé c'est un accord qui a été pris avec la grande distribution s'il n'est pas s'il n'est pas respecté il doit il doit y avoir des sanctions parce que quand le chef de l'État François Hollande appelle les Français à manger de la viande française ou appelle la grande distri tion améliorer les marges des éleveurs on a l'impression que tout ça est d'abord un cantatoire non je ne le crois pas on l'a vu on le voit y compris dans la vie quotidienne aujourd'hui quand les consommateurs c'est-à-dire les français demandent des produits à leur commerçants les commerçants sont obligés de les leur donner il y a il y a il y a une vraie puissance du consommateur et si les Français qui veulent de la qualité dans leur assiette comprennent aussi que cette qualité a un prix et que ce prix c'est C celui de la survie de l'agriculture et de l'élevage français alors ben je crois qu'il y aura un cercle vertueux qui s'enclenchera la grande distribution ne peut pas refuser au consommateurs les produits qu'il demande et on le voit aussi aujourd'hui sur la production locale dans dans ma région que je connais bien l'Île-de-France on a une vraie demande de produits maréchés vous savez que l'Île-deFrance avait une grande tradition maréchère qu'elle a perdu parce que c'était plus rentable de faire des céréales que de faire du maréchage c'était moins difficile aujourd'hui on voit bien qu'on demande des produits locaux des produits qui sont produits près de chez vous parce qu'on sait qu'on peut contrôler s'ils sont j'allais dire propres s'ils sont sains mais vous allez le sentiment que le gouvernement que Stéphane Lefol le ministre deagriculture a pris conscience de l'ampleur de la crise agricole qui est en train de traverser le pays en tout cas il y a eu beaucoup de signals d'alarme qui ont été qui ont été tirés François Fillon a poussé un grand cri il a été le premier à le pousser aujourd'hui le gouvernement s'en mêle le président de la République a parlé donc je crois Queau aujourd'hui tout le monde a conscience qu'il faut être au chevet de nos éleveurs et que c'est pour nous une formidable richesse que de produire autant de bonne viande française Valérie pécrè ce matin la Grèce entre dans une semaine à haut risque avec deux tests majeurs la réouverture des banques et une hausse de TVA de près de 10 points sur une série de biens et de services est-ce que vous croyez à la viabilité de cet accord cet accord il est très fragile il faut pas se cacher il faut pas cacher la vérité il est très fragile et aujourd'hui la balle est dans le camp des Grecs et de leur Parlement mais ce que l'on voit bien aujourd'hui ce que l'on voit bien c'est queon a un peuple grec et un parlement grec qui est un peu débousselé parce que Alexis cipras leur a menti il a tenu un discours populiste pour se faire élire en leur expliquant que il pourrait j'allais dire s'en sortir avoir à nouveau des de l'argent sans faire les réformes et nous nous avions prévenu dès le départ nous avions prévenu que au moment de l' de Monsieur cypras et bien soit il n'aurait le choix à la fin que de se dédire de se renier ou alors de sortir de l'euro et comme Alexis cipras se rend compte à quel point la sortie de la Grèce de l'euro serait une catastrophe pour la Grèce et pour le peuple grec il est revenu à la raison et il propose des réformes à son peuple mais je comprends que le peuple grec soit complètement désillusionné déboussolé puisqu'ils ont voté par référendum contre les réformes et alexit cipras les leur présente aujourd'hui c'est une leçon de politique Valérie pe vous étiez ministre du Budget époque où déjà la crise grecque enflammait l'Europe est-ce que vous n'avez pas le sentiment quand même qu'il y a une responsabilité des Européens et des créanciers qui peut-être un peu plutôt aurait dû prendre la mesure de la crise et par exemple alléger la dette alors c'est toujours difficile de de réécrire l'histoire moi ce dont je me souviens surtout c'est que au moment de l'élection d'Alexis cypras la croissance était en train de revenir en Grèce et que le discours qu'a tenu Alexis cypras au moment de son élection a finalement j'allais dire mis toute une série d'efforts par terre parce que les Grecs qui finalement était sur un chemin de de de convalescence de de de renouveau et bien se sont dit finalement on peut ne plus rien faire donc il faut se méfier vraiment beaucoup des discours populistes aujourd'hui la vie c'est des droits et des devoirs la vie d'un état la vie d'un peuple c'est des droits et des devoirs donc à un moment donné quand on renonce à faire face à ces devoirs et bien et bien on se retrouve dans une situation grecque et ça vaut c'est une leçon aussi peut-être pour la France oui mais face à ce discours populiste est-ce qu'il il y a pas aussi un discours égoïste on a entendu encore Angela Merkel ce weekend dire qu'il n'était pas question d'alléger d'un seul euro la dette grec on peut pas annuler la dette ce serait amoral ce serait amoral sans l'annuler on peut en tout cas la réduire dans des proportions raisonables ce que nous pouvons faireque tout perdre en ne faisant rien ce que nous ce que nous devons faire c'est la restructurer c'est peut-être la l'étaler c'est peut-être baisser les taux d'intérêt comme nous l'avons d'ailleurs fait en 2011 quand j'étais ministre du Budget on peut de toutes les façons son il faut que ce soit soutenable pour les Grecs c'estàdire qu'il faut qu'ils puissent rembourser sinon ils rembourseront rien on en est bien conscient mais supprimer de la dette comme ça d'un coup de trait de plume ça ce serait pas possible parce que on a d'autres pays comme le Portugal comme l'Espagne comme l'Italie qui se sert la ceinture pour rembourser eux leurs dettes dans une tribune publiée hier par nos confrères du journal du dimanche François Hollande se prononce pour un gouvernement renforcé de la zone euro est-ce que vous y êtes favorable ou là encore est-ce que c'est de la politique politicienne non mais je crois que en matière économique en Europe on a besoin de beaucoup plus d'efficacité pas de nouvelles institutions le problème de François Hollande et de son discours c'est que finalement est-il crédible pour porter un renforcement de la zone économique européenne je crois qu'il est le le moins bien placé le moins bien placé parce qu'on voit bien que la France a perdu son leadership y compris dans la gestion de la crise grecque vous avez parlé du dictat d'Angela Merkel on voit bien que avant il y avait un coleadership en Europe aujourd'hui il y a un mono leadership en Europe et que on est les les pays européens sont obligés de faire bloc pour essayer de d'influencer le processus donc il a perdu son leadership la France est quand même un des moins bons élèves de la classe en matière économique que soit en matière de croissance ou en matière de chômage et puis la France passe sa vie à aller à Bruxelles demander à échapper à ses engagements européens comment voulez-vous qu'on soit crédible pour j'allais dire créer une avant-garde de de l'Europe et j'ajoute que sur le gouvernement économique on a vraiment pas besoin d'un nouveau Parlement on a besoin juste de plus d'efficacité je vous donne un exemple l'effort de recherche on fait plus de recherche en Europe qu'aux États-Unis mais on a 85 % de notre effort de recherche qui est pas coordonné quand sous la présidence française en 2008 nous avons proposé une programmation conjointe sur l'Alzheimer on a réuni tout le monde dans la même salle on a dit maintenant on va coordonner nos efforts on nait pas besoin d'une nouvelle institution c'était pas prévu par les traités on l'a juste fait parce qu'on était intelligent et on a fait de la politique vous ne croyez pas au leadership de François Hollande en tout cas en Europe aujourd'hui non mais je crois beaucoup à l'intelligence et je crois à la politique donc je pense qu'on peut rendre le gouvernement économique de la zone EUR beaucoup plus efficace sans changer terin Valérie PC sur le terrain politique à partir d'aujourd'hui les députés vont se pencher sur le projet de loi relatif au droit des étrangers l'objectif est de mieux accueillir les étrangers en situation régulière et de mieux lutter contre l'immigration irrégulière est-ce que vous êtes favorable à ce projet de loi mais ce projet de loi il a une faille béante c'est qu'il est beaucoup trop laxiste sur la question des déboutés du droit d'asile aujourd'hui nous avons un sujet c'est que nous recevons des dizaines de milliers de demandeurs d'asile en France c'est un droit c'est un droit de l'homme c'est un droit constitutionnel nous allons continuer mais le problème c'est que s'il y a 1 % des déboutés du droit d'asile qui sont reconduits chez eux or le sujet c'est que nous n'avons pas le droit aujourd'hui d'être une passoire pour les flux migratoires ça n'est plus soutenable socialement ça n'est plus soutenable économiquement donc nous devons absolument travailler contre ce projet de loi nous allons d'abord essayer de l'amender mais en supprimant la rétention administrative des demandeurs d'asile et en la remplaçant par une assignation à résidence qui est totalement laxiste qui fait que les demandeurs d'asile vont se répandre sur le territoire et que on pourra plus les retrouver le jour où ils seront déboutés et bien on ouvre la porte vraiment à une immigration massive et ça nous le refusons Valérie PC merci d'avoir été notre invité ce matin
Valérie Pécresse