"Une nouvelle République": le discours de rentrée de Gabriel Attal en intégralité
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Chers amis, merci. Merci d'être si nombreux. Merci à toi, chère Agnès, qui nous accueille aujourd'hui à Arras, sur tes terres, pour cette grande rentrée. Merci à toi, Brigitte, de nous ouvrir les portes de ta fédération du Pas-de-Calais et à tous les militants du Pas-de-Calais et des Hauts-de-France qui sont réunis aujourd'hui. Merci à toi, Pauline. Merci à tous les élus. Merci à vous toutes et vous tous d'être si nombreux ce dimanche ici à Arras. Ce week-end, certains m'ont demandé pourquoi j'avais voulu qu'on se réunisse ici à Arras. Si j'ai voulu que l'on se retrouve pour notre rentrée ici à Arras, c'est parce que vous retrouvez dans le Pas-de-Calais un sens particulier pour moi.
Le Pas-de-Calais a été présent dans toutes les fonctions que j'ai occupées et le plus souvent, je dois le dire, dramatiquement. Ce sont des noms que rien n'efface, des mots qui restent gravés, des visages que vous n'oubliez jamais. Et jamais, jamais je n'oublierai en 2022 la dignité des collègues et de la famille de Ludovic Montuel, agent des finances publiques sauvagement assassiné à quelques kilomètres d'ici alors qu'il accomplissait sa mission et son devoir. Jamais, jamais je n'oublierai l'horreur et le choc des collègues et des élèves de Dominique Bernard, victime du terrorisme islamiste à quelques minutes d'ici au lycée Gambetta.
Dominique Bernard est tombée en héros en défendant ses élèves, en défendant son école, en défendant le savoir. Je pense aujourd'hui à sa famille, à ses collègues et à tous les enseignants de France. Jamais, jamais je n'oublierai l'émotion des victimes des inondations du Pas-de-Calais. J'étais Premier ministre depuis 15 minutes à peine et j'ai pris la route pour aller à leur rencontre. À la rencontre de femmes et d'hommes qui avaient tout perdu et qui voyaient les eaux emporter leur maison, leur vie, leurs souvenirs. Je leur avais fait à l'époque une promesse. Revenir. Revenir chaque mois, tant que je serai à Matignon. Revenir chaque mois pour garantir que les résultats soient là.
Et je l'ai fait. Chaque mois, je suis revenu. A Blandec, à Claire Marais, à Montreuil-sur-Mer, à Saint-Etienne-aux-Monts, ou encore aux attaques dans le Calaisie. Je suis retourné il y a deux jours avec vous, Agnès, Brigitte, Pauline, et j'ai pu mesurer les progrès accomplis. J'ai pu mesurer que d'ici à l'automne, 85% des travaux que nous avions ordonnés avec mon gouvernement pour que de telles inondations ne se reproduisent pas auront été réalisés. S'il y a bien un endroit où l'on voit que la politique a encore un sens, c'est donc ici. Ici où les défis de notre temps sont si nombreux.
Ici où ces dernières années, l'extrême droite, cela a été dit avant moi, a gagné tant de terrain en prospérant sur la détresse, sur le sentiment d'abandon, celui des classes populaires, pour lesquelles, avec les classes moyennes, nous devons agir plus fort. Celui de la France rurale, une France rurale qui a si souvent le sentiment qu'on ne s'occupe que des métropoles et pas d'elle, de son accès aux services publics, de son accès à l'emploi. C'est pour eux aussi que nous devons agir. C'est pour eux que nous... D'abord des actes. La politique, ce sont des paroles qui doivent toujours être suivies des faits. La politique, ce sont des vies qui doivent changer.
Et pourtant, depuis un an, la politique a montré le pire des spectacles. Oui, depuis un an, on ne parle plus que de calculs et plus jamais des problèmes des Français. C'est pourtant pour régler les problèmes des Français, pour régler ces problèmes que nous nous sommes engagés. Et nous savons ici, nous savons combien la situation politique actuelle menace tous les acquis et ils sont nombreux des huit dernières années. Oui, nous avons réglé tant de problèmes. Oui, nous avons bâti tant de progrès. Oui, avec le Président de la République, nous avons mis fin au chômage de masse dans notre pays. Nous avons engagé la réindustrialisation du pays. Nous avons agi pour l'attractivité de notre économie.
Nous avons redonné sa voix en nous et ont permis la résilience face aux crises. Aujourd'hui, à l'incapacité des partis politiques à travailler ensemble face aux outrances des uns, aux oucas des autres, les Français nous disent qu'ils n'attendent qu'une chose, que le chaos cesse, que le volume baisse, que la France se redresse. Il faut être lucide. Il faut être lucide. Ces Français en viennent à attendre 2027 avec impatience. Ils attendent 2027 avec impatience pour tourner une page, celle du chaos, celle des vieilles recettes du passé, celle des vieux schémas, des vieux réflexes.
Ils attendent 2027 pour mettre fin au jeu mortel de ces formations politiques qui continuent de semer la division et d'entretenir le chaos à longueur de journée, pour enfin renouer avec de grands projets. Ils attendent 2027 avec impatience, non pour le choix du pire, mais pour réussir. Tant de Français attendent, espèrent que 2027 sera le grand ressaisissement qui leur permettra de retrouver espoir. Mais en ce qui nous concerne, penser à cette échéance n'a de sens que si nous agissons pour le pays tel qu'il est aujourd'hui. Oui, je le dis, avant 2027, il y a 2025 et nous avons le devoir de réussir pour notre pays. Je le dis le plus solennellement du monde.
Aucun d'entre nous ne souhaite le chaos. Nous ne serons jamais de ceux qui déstabilisent, de ceux qui bloquent, de ceux qui empêchent. Nous serons de ceux, toujours, qui cherchent le compromis, non par stratégie, mais par devoir, car nous n'avons pas d'autre choix. Il serait plus commode de faire comme tous les autres, certains à droite qui disent qu'ils ne veulent pas travailler avec la gauche, certains à gauche qui disent qu'ils ne veulent même pas discuter avec la droite. Et les extrêmes ne veulent qu'une chose, tout casser. Mais nous, mes chers amis, nous ne sommes pas comme les autres et nous ne serons jamais comme les autres.
Nous ne jouons pas l'avenir du pays odé comme le font certains. Nous assumons de tendre la main aux forces politiques. Je vous le dis ici et je le dis clairement. Nous aiderons le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont nous connaissons le talent, l'expérience, la confiance et la conscience de la gravité, à réussir. Je veux ici, avec vous, l'encourager et lui dire que nous serons à la hauteur dans ce moment historique pour notre pays. Car après presque un an et demi maintenant d'échecs, plus personne n'a le droit à l'erreur et surtout pas de nous. Il faut être lucide. Les Français n'écoutent quasiment plus les politiques, tant ce petit monde leur semble tourner à vide.
Si nous voulons qu'ils nous écoutent à nouveau, il faut leur dire la vérité. Ne jamais nous enfermer dans le déni, regarder la réalité en face. Depuis un an, nous dénonçons l'irresponsabilité des oppositions qui refusent de rechercher la stabilité pour le pays. Et je crois que nous avons raison de le faire et de le dénoncer. Mais nous ne sommes pas audibles si nous ne reconnaissons pas la réalité. L'origine première de cette instabilité, c'est la décision de dissoudre l'Assemblée nationale. Cette décision, chacun le sait, je m'y étais opposé. Cela n'avait rien à voir avec mon sort personnel, puisque j'avais proposé ma démission au Président de la République pour empêcher cette dissolution.
Non, si j'étais en désaccord avec cette décision, c'est parce que je savais que la France et les Français en paieraient le prix. Et tout ce qui se produit depuis correspond à ce que je redoutais alors. Je sais combien cette décision a été pour beaucoup d'entre vous, beaucoup d'entre nous, une forme de rupture, de cassure. Une forme de rupture, de cassure pour des millions de Français qui croyaient dans notre projet. Je le sais, car j'ai été aux côtés de chacun d'entre vous. Partout en France pendant cette campagne, j'ai tenté d'aider du mieux possible ceux qui se battaient pour nos couleurs dans un moment qui a été un moment terrible pour notre famille politique.
Depuis un an, nous avons dû changer. Tous, quelle que soit la forme de notre engagement, militants, cadres, élus, parlementaires, ministres, tous, nous avons dû changer, nous adapter. Depuis un an, j'ai décidé de prendre du recul, de prendre du temps, de moins réagir à l'actualité quotidienne, de ne pas ajouter du bruit à la fureur du moment. Depuis un an, j'ai réfléchi, travaillé, écouté, écouté pour comprendre pourquoi le lien si fort que nous avions tissé avec les Français en 2017 menaçait de se briser totalement.
J'ai voulu tirer les leçons de mon engagement, de plus de dix ans comme élu local et de sept ans comme membre du gouvernement jusqu'à Matignon, au cours duquel j'ai pu voir ce qui fonctionne et toucher du doigt ce qui ne fonctionne plus dans nos institutions, dans notre modèle économique et social, dans la relation entre les Français et nous, leur politique. Mais surtout, avec vous, j'ai réfléchi à l'avenir de notre pays, réfléchi aux solutions pour cette France, la France que nous avons en partage et que nous aimons tant. En prenant la tête de notre parti, je vous avais fait une promesse, celle de ne pas être un parti comme les autres.
Je vous avais fait la promesse d'être libre, oui, d'être libre. Et depuis un an, c'est en femmes et en hommes libres que nous nous sommes retroussés les manches, que nous avons travaillé, que nous nous sommes mobilisés, que nous n'avons compté ni nos jours ni nos heures pour tenter d'être à la hauteur. De conventions thématiques en débat, de propositions en consultation, d'opérations militantes en grand rassemblement, c'est un parti libre, un parti émancipé que nous avons commencé à bâtir. Un parti qui, après avoir changé d'équipe, changé de siège, après s'être doté d'un socle idéologique, changera de nom, car vous avez été plus de 70% à le souhaiter dans le vote que nous avons organisé.
Oui, un parti libre, car nous ne sommes plus en 2017 ni en 2022. C'est vous-même qui m'avez dit cela, et c'est pour cela qu'ensemble, et avec toute l'équipe qui m'entoure, nous travaillons d'arrache-pied pour préparer l'avenir. L'année dernière, on lisait parfois que Renaissance n'avait plus d'avenir, qu'il ne s'y passait plus rien, qu'on n'y produisait aucune idée. Et aujourd'hui, quel démenti ! Malgré toutes les difficultés, malgré les critiques et les commentateurs qui voudraient nous voir tomber, vous êtes là ! Nous sommes là ! Nous sommes là ce week-end !
Près de 4000 militants de toute la France, de l'Hexagone, des Outre-mer et de l'étranger se sont réunis, un parti construit un projet et dessine un avenir. Chaque jour, ce sont maintenant plusieurs centaines de pilotes municipaux qui préparent les prochaines élections municipales partout dans notre pays. Avec vous, avec chacun de vous, ils mèneront campagne, sous nos couleurs ou sur des listes de rassemblements. Nous savons que l'enracinement local est clé pour une famille politique et qu'il est clé pour le pays. Et nous savons qu'il met du temps à être construit. Alors nous allons le forger, commune après commune.
Nous le ferons avec humilité, conscients de la mission devant nous, mais nous le ferons avec détermination. Et nous nous battrons, je le dis ici, nous nous battrons avec vous pour avoir en mars le plus grand nombre possible d'élus locaux qui partagent nos valeurs, qui partagent nos priorités et qui veulent s'engager. Et surtout, mes amis, notre parti est redevenue une véritable force de proposition. J'ai même lu, il y a quelques jours, quelques semaines, qu'on en faisait trop, qu'on s'attaquait à trop de tabous, qu'on ouvrait trop de débats, comme s'il y avait des débats interdits.
Je vais vous dire, entre un parti qui ne fait rien, qui ne propose rien, qui ne dit rien, comme il y en a tant et tant dans notre pays, et un parti dont certains disent qu'il propose trop, qu'il va trop vite, qu'il travaille trop, je vous le dis le plus sincèrement du monde, je préfère le chemin que nous empruntons ensemble depuis neuf mois maintenant, chez Renaissance. En 2027 aura lieu l'une des élections présidentielles les plus importantes de l'histoire de notre pays. Et je le dis comme je le pense, il serait criminel de ne pas préparer le projet que notre famille politique devra présenter aux Français le moment venu.
Et donc, j'assume, oui j'assume, que nous préparions dès aujourd'hui un projet de changement profond pour les décennies à venir. Ce changement profond, comme au bout du tunnel de l'impuissance publique dans laquelle nous sommes plongés depuis un an, comme une espérance qu'à nouveau, la France et les Français pourront vivre mieux, vivre ensemble. Ce besoin de changement profond, je l'assume, et je le dis clairement, ce n'est ni contre quelque chose, ni contre quelqu'un. Non, ce changement profond, c'est, et j'en suis convaincu, le seul moyen pour que la France, notre pays, puisse continuer à être la France.
Ce pays de grandeur, ce pays d'ambition, ce pays d'audace, ce changement profond, il est nécessaire, il est indispensable, car nous devons regarder la réalité en face. Tout autour de nous a changé. Tout en Europe a changé. Tout dans le monde a changé. Je vous le dis comme je le pense, si cette crise frappe si fort aujourd'hui, si la France semble en surchauffe, c'est parce qu'on tente encore et encore de la faire marcher avec un modèle qui est dépassé. C'est parce que l'on s'accroche à un vieux modèle plutôt que de penser le nouveau modèle.
Oui, la France se repose sur un modèle né sous les décombres de la Seconde Guerre mondiale, né alors que la France se relevait à peine, que tout était détruit et qu'il fallait tout refonder. C'est ainsi au bord du précipice que la France s'est construite, qu'elle a mis fin à l'instabilité avec la Ve République, qu'elle a créé son modèle social envié dans le monde entier qui a longtemps offert une retraite à tous et des soins pour chacun, qu'elle a créé son modèle économique fondé sur l'industrie, sur l'innovation, sur le nucléaire. Ce modèle, il nous a tant apporté. Il a libéré notre potentiel, il a permis à la France d'éblouir le monde avec le TGV, avec le Concorde, avec le nucléaire.
Il a soigné des millions de personnes, offert l'éducation pour tous, fait des services publics, la pierre angulaire de notre société. Il a fait de la promesse républicaine une réalité, permis à chacun de prendre son risque, car il savait que s'il trébuchait, la République serait là pour l'accompagner. Mais le monde de 2025 n'a plus rien à voir avec celui de 1945. En 1945, la mondialisation était un concept balbutiant, les déplacements étaient lents, les échanges étaient limités. En 1945, notre démographie était croissante et tout le financement de notre modèle social actuel repose sur le dynamisme des naissances de l'époque.
En 1945, le dérèglement climatique n'était pas un défi, pas même une question. On se parlait de la météo du jour, pas du climat de la fin du siècle. Aujourd'hui, tout a changé. La pyramide des âges s'est inversée, rendant impossible le maintien d'un modèle où tout repose sur les épaules des seuls travailleurs, exigeant plus de justice, oui de justice, pour ceux qui travaillent et dans la répartition des efforts, cela a été dit avant moi. Le dérèglement climatique est là, plus présent, plus fort, plus concret.
Il rentre dans les quotidiens et on le sait bien ici dans ce département du Pas-de-Calais où les inondations se sont multipliées, où le recul du trait de côte menace le littoral, où les mouvements du sol fissurent jusqu'aux murs des maisons. Les technologies ont changé, l'intelligence artificielle bouleverse déjà tous nos quotidiens. Le travail n'est plus le seul levier de l'élévation. C'est l'héritage qui change les donnes. Et bientôt, si ça continue comme ça, les Français n'hériteront plus du fruit du travail de leurs parents, mais certains seulement du patrimoine dont leurs parents auront eux-mêmes hérité auparavant. On ne peut pas accepter ça pour la France de demain.
Géopolitique, eux non plus, n'ont plus rien à voir. L'Europe s'est construite et en même temps, elle ne peut plus prétendre être au centre du monde. Le rapport à l'ordre, à l'autorité, aux droits et devoirs n'est plus le même tant nous voyons la délinquance se transformer, se rajeunir, se radicaliser. Oui, la réalité est là. Notre modèle ne tourne plus. Évidemment, des réformes et certaines majeures ont été conduites ces dernières décennies et encore ces dernières années. Elles ont permis de maintenir un modèle, un système, pendant longtemps. mais la France de 2025 ne peut plus avancer avec un modèle de 1945.
Nous vivons un grand désalignement et c'est ce grand désalignement qui est la cause de toutes les frictions profondes de la société française aujourd'hui. Et à la fin, les Français ont le sentiment de stagner. Ils ont le sentiment de perdre le contrôle. Alors, pour y arriver, mes chers amis, l'heure est venue de nous réinventer. L'heure est venue de reconstruire, de tout reconstruire. Tout a changé, alors tout doit changer. Cette nécessité d'un changement, elle est là. Et je crois en réalité qu'elle est très largement partagée sur les suiquiers politiques si vous écoutez l'ensemble des responsables politiques. Mais il y a une grande différence.
C'est que nous, nous voulons refonder le modèle de 1945 pour la France de 2025 quand certains veulent faire retourner la France de 2025 en 1945. Leur grand changement, c'est un grand retour en arrière. Nous ne sommes pas nostalgiques comme eux. nous ne croyons pas qu'il faille revenir en 1945. En 1945 quand les femmes n'étaient libres ni de leur conscience ni de leur corps, autorisées à voter depuis à peine un an mais encore interdites d'avoir un compte en banque ou de recourir à l'IVG. En 1945 quand l'Europe était encore un rêve, un rêve qui semblait inaccessible, balbutiant sur les plaies de la guerre.
Face à ceux qui veulent une révolution réactionnaire, nous, mes chers amis, c'est un chemin d'espoir que je vous propose de construire. Ce que nous devons proposer aux Français, c'est une nouvelle république. Oui, une nouvelle république. Une nouvelle république où tout sera refondé. Mes chers amis, j'assume d'être venu aujourd'hui vous parler d'avenir. Oui, d'avenir. Dans les 18 mois prochains, si nous devons tout faire pour débloquer la France, garantir la stabilité des gouvernements, nous devons impérativement continuer à parler d'avenir. Car si nous ne parlons pas d'avenir, si nous ne parlons pas d'espoir, alors nous ne parlerons plus de rien. Oui, une nouvelle république est nécessaire.
Une nouvelle république, d'abord, économique et sociale, où ceux qui entreprennent sont respectés et valorisés, et où le travail et la dignité seront au centre de tout. Dans cette nouvelle république, nous chercherons à construire, cher Gérald, je sais que cela te tient à cœur, tu en parles souvent, une France de propriétaires et d'actionnaires de leur entreprise, grâce au développement de l'intéressement et de la participation à tous les niveaux. Dans cette nouvelle république, le financement du modèle social n'empêchera pas les salaires d'augmenter sous le poids des cotisations.
Le modèle social sera tourné vers un seul objectif, lutter contre la précarité en favorisant le travail et l'accès à l'emploi. La logique est simple, avant de demander des efforts à ceux qui travaillent, faisons en sorte que tout le monde fasse l'effort de travailler. Je ne sais pas de la rappeler, une assurance chômage qui incite véritablement à reprendre une activité, cela veut dire aussi, et ça, on n'en entend jamais parler, même si nous, nous en parlons et nous y travaillons, cela veut dire aussi repenser la manière de travailler. Car on ne travaille plus aujourd'hui comme en 1945 ou même juste avant le Covid.
Les attentes des travailleurs mais aussi les moyens dont nous disposons maintenant n'ont plus rien à voir, rien, donnons plus de liberté aux entreprises et aux salariés pour décider ensemble de la meilleure organisation de leur travail. Interrogeons jusqu'à la notion de temps de travail à l'heure où l'intelligence artificielle arrive, nous devons tout envisager, mais ne rien céder sur l'autonomie et la reconnaissance des travailleurs. Nous proposerons de créer un nouveau système de retraite qui rendra archaïques les débats interminables que nous avons sur l'âge légal à 63 ans, 64 ans, 65 ans, 66 ans.
Notre système, il sera libre sans âge légal de départ mais avec une durée de cotisation par un continent caché de la souffrance humaine que la solidarité ignore encore trop souvent aujourd'hui. Je pense aux mères célibataires, Gérald en a parlé, je pense à la santé mentale ou à la lutte contre le harcèlement car plus personne ne devrait souffrir, mourir d'être harcelé. Je pense aussi à la solitude. La solitude, c'est la misère des sociétés occidentales. C'est le lit de la souffrance et de la défiance. C'est un mal que personne ne nomme, que personne ne combat réellement mais qui peut toucher pourtant tout le monde quel que soit l'âge.
Nous devons faire de la lutte contre la solitude une grande cause, un grand combat. C'est la condition pour recréer du lien social pour une République unie où chacun se comprend et chacun se respecte. Mes chers amis, bâtissons une nouvelle République numérique et des grands projets. Nous avons eu le TGV, le nucléaire et je le dis ici, plutôt que de suivre ceux qui veulent faire de la France le premier pays sans avion, faisons de la France le pays pionnier de l'avion vert, de l'avion bas carbone.
Si nous voulons affronter le tsunami technologique, économique et social que représente l'intelligence artificielle, je ne comprends pas pourquoi les partis politiques ne s'emparent pas pleinement de cet enjeu de civilisation. Les nations qui maîtriseront l'IA seront les nations qui maîtriseront le monde demain. Nos vies n'ont changé, nos métiers vont changer, notre pays va changer dans des millions de papeurs. Et au contraire, avançons sans commune mesure, n'ayons qu'un seul objectif, aider tous ceux qui entreprennent et qui cherchent à développer leurs projets. Et puisque c'est d'activité, je veux dire que je trouve sidérant, sidérant certains débats du moment.
Plutôt que de nous demander, comme c'est le cas aujourd'hui partout dans l'espace médiatique, plutôt que de nous demander comment taxer Mistral, demandons-nous comment taxer Mistral ? Un troisième Mistral ? Un quatrième Mistral ? Un cinquième Mistral ? Et puisque je parle d'avenir, je te le dis, chère Agnès, notre nouvelle République sera aussi écologique. C'est le grand défi de notre temps et plus que jamais, pourtant, il est menacé par l'union sacrée de la droite et de l'extrême droite, unis dans le déni climatique et récemment encore pour chercher à interdire les énergies renouvelables.
Nous ne renoncerons jamais à l'écologie, nous ne renoncerons jamais à agir pour la planète, jamais contre eux. Une écologie qui donne des solutions, pas des entrailles, une écologie qui fait le choix du nucléaire et du renouvelable. Mes chers amis, il n'y a pas de République sans autorité. Alors bâtissons une nouvelle République de l'autorité et du respect. Respect pour la loi, respect pour l'ordre, pour nos frontières. Pour cela, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, il y a urgence à former une bulle de protection autour de la jeunesse, face aux ingérences de toute nature. L'État a parfois oublié qu'il a pour elle un devoir de protection.
Alors même si ça dérange les naïfs, les bien-pensants, ceux qui préfèrent détourner le regard, je continuerai à le dire, en République, on ne doit pas accepter qu'un enfant soit instrumentalisé, qu'une fillette soit contrainte d'être voilée, que les cerveaux de nos enfants soient ramollis dès les premières années par les algorithmes. Les efficaces des préventions, elles passent par l'école, bien sûr. L'école, vous le savez, c'est la cause qui me tient le plus à cœur. Tout, tout passe par l'école. C'est elle qui offre les armes pour choisir sa vie. C'est elle qui offre les clés pour vivre libre, à condition de ne jamais dévier des seuls objectifs qui vaillent.
L'élévation du niveau général et le respect de l'autorité de nos enseignants. La cause de l'école, c'est la cause de la France. La prévention, donc l'accompagnement, le social, l'école, mais il faut le dire aussi, être lucide. L'autorité, ça passe aussi par des règles plus fermes. Il faut être plus ferme que jamais car je crois très profondément que le seuil de tolérance des Français a été très largement dépassé. Gérald, cher Gérald, d'abord merci d'être avec nous aujourd'hui, d'être présent. Gérald, tu as tant fait. Tu as tant fait en quatre ans à l'intérieur et en huit mois place Vendôme. Tu as œuvré comme peu avant toi et avec des résultats.
Je le dis ici, nous accompagnerons évidemment la grande révolution pénale que tu proposes aux Français depuis la place Vendôme. Tu l'as souvent dit et nous avons essayé d'agir ensemble sur ce sujet. Évidemment que les règles de 1945 ne sont plus adaptées à la jeunesse de 2025. Nous l'avons dit ensemble, face à une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune, nos règles doivent changer. Alors je le dis, demain, dans cette nouvelle république de l'autorité, on n'excusera plus les cas de délinquance les plus graves chez les mineurs pour la seule raison de l'excuse de minorité. Oui, il y a des cas où un mineur doit être jugé comme un majeur.
Des cas où le déchaînement de violence, de récidive le nécessite. Et nous devrons faire ce qu'il faut et changer de cadre, y compris constitutionnel, si cela est nécessaire pour que ce soit possible. Changer de cadre aussi pour qu'on ne puisse plus laisser l'impossibilisme entraver une partie de notre action contre les narcotrafiques ou pour la maîtrise de l'immigration dans notre pays. Sur l'immigration, je le dis clairement, je ne crois ni à ceux qui essayent de vendre aux Français une immigration zéro. Elle n'est ni possible ni même souhaitable. Et je ne crois pas davantage à ceux qui considèrent que tout va bien, qu'il n'y a rien à maîtriser. Nous proposerons un principe clair.
La préférence travaille. Accueillir moins mais accueillir mieux ceux qui respectent nos règles, ceux qui travaillent dans notre pays ou qui ont travaillé dans notre pays et qui s'y intègrent. alors nous proposerons de mettre en place comme cela se fait au Canada un permis par points pour rejoindre notre pays et pour s'y intégrer. Cette nouvelle république elle doit aussi être celle des libertés et de l'émancipation.
Face aux conservateurs et aux réactionnaires j'assume et j'assumerai toujours même si ça dérange de défendre la conquête de nouveaux droits de nouvelles libertés et j'assume de dire aussi que nous devons protéger et garantir nos droits sociaux nos droits sociétaux acquis par le passé et j'étais fier fier de voir mon gouvernement scellé dans la constitution l'inscription du droit des femmes à disposer de leur corps avec l'IDG.
Plus loin face aux conservateurs et aux réactionnaires dont les offensives n'ont jamais été aussi nombreuses je formule une proposition dont nous débattrons ensemble et sur laquelle nous travaillerons de la même manière que dans notre constitution il y a un principe de non-régression environnementale inscrivons-y un principe de non-régression sociétale pour qu'aucune loi ne puisse revenir sur les droits sur les progrès sur les conquêtes l'égalité entre les femmes et les hommes l'égalité selon les orientations sexuelles selon les choix de chacun réaffirmons réaffirmons sans cesse que dans notre république la femme est l'égale de l'homme un point c'est tout dans notre république on peut aimer notre république quelle que soit son origine son nom sa couleur ça peut sembler une évidence de dire tout ça mais il n'en est rien il n'en est rien parce que certains veulent ouvertement revenir sur ses progrès et parce que d'autres attisent les haines la stigmatisation contre une partie des français depuis des années portées par les ingérences la propagande islamiste et ces derniers temps accentués par le discours de haine de la France insoumise l'antisémitisme prospère partout dans notre pays les injures la dégradation les agressions les attaques antisémites ne cessent de se multiplier plus nombreuses plus violentes et parfois ce qui est pire que tout presque banalisé toléré nous n'accepterons rien nous nous tiendrons toujours aux côtés des français juifs nous serons intraitables intraitables jusqu'au bout et je le dis aussi évidemment comme nous serons intraitables contre les actes racistes anti-musulmans alimentés par les discours de l'extrême droite je veux le dire ici parce que parfois à force d'écouter certains discours à force d'écouter certaines informations je le dis c'est parfois nous-mêmes on se met à en douter alors je le dis ici évidemment qu'il n'y a pas de fatalité évidemment qu'il n'y a pas de fatalité à voir la haine s'installer l'histoire de notre pays ce sont des quartiers entiers où athées chrétiens juifs et musulmans vivaient ensemble sans que jamais les religions ne les empêchent de se comprendre et aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit on voit que par intérêt électoral l'extrême gauche explique que pour défendre les musulmans il faudrait s'en prendre aux juifs et l'extrême droite explique que pour défendre les juifs il faudrait s'en prendre aux musulmans ne laissons pas la politique défaire ce que la république a toujours su faire nous unir enfin cette nouvelle république elle sera résolument européenne j'étais il y a quelques jours en Ukraine où la Russie intensifie son offensive ce que veut la Russie elle le montre en survolant la Pologne et la Roumanie ce n'est pas seulement faire tomber l'Ukraine c'est asservir l'Europe et je vous le dis très clairement je crois que Valérie l'a dit un peu aussi en Ukraine tous mes interlocuteurs qu'ils soient nationaux ou locaux politiques diplomatiques militaires tous m'ont parlé avec angoisse de nos prochaines échéances électorales en France pour eux les choses sont claires si la France bascule au rang des nations qui se retirent du projet européen et trouve des excuses à la Russie ils n'y survivront pas alors je le dis je suis fier de mon pays qui aujourd'hui se tient aux côtés des Ukrainiens et des Européens il y a quelques jours de voir le président de la République envoyer des rafales pour défendre le ciel polonais mes chers amis c'est ce qui nous permettra de peser face à tous ces nouveaux empires qui déstabilisent le monde mais elle devra aussi se réinventer pour gagner en légitimité en légitimité populaire pour devenir ce géant politique que nous attendons pour changer aussi la façon dont la représentation se fait en Europe avec enfin un président de la commission européenne élu au suffrage universel chers amis je suis lucide rien de tout ce dont je viens de vous parler ne sera possible si nous ne changeons pas radicalement notre façon d'exercer le pouvoir et la façon dont fonctionnent nos institutions car les français voient bien que tant est bloqué empêché rendu impossible par tant et tant de contraintes il faudra donc aussi une nouvelle république démocratique trop souvent nous avons cru que l'élection valait comme un blanc-seing et qu'elle suffisait pour oublier toutes les oppositions pour ignorer tous les avis divergents pour outrepasser les corps intermédiaires tous nous avons fait cette erreur et nous devons avoir la lucidité de le reconnaître y compris pour ces dernières années en 1958 c'est un homme qui a sauvé la France et qui a rebâti nos institutions mais nous ne sommes plus au XXe siècle et le général de Gaulle ne reviendra pas alors cessons de croire au mythe de l'homme providentiel et acceptons de partager le pouvoir cessons de croire qu'une personne peut tout savoir et tout décider et oui changeons enfin notre manière d'exercer le pouvoir la France est un des derniers pays d'Europe à fonctionner sur ce modèle et pourtant c'est justement les pays qui exercent le pouvoir différemment qui ont su mener le plus de réformes alors que nous aujourd'hui nous sommes sans doute celui qui accumule le plus de difficultés politiques et institutionnelles de deux partis hégémoniques notre vie politique est passée à trois blocs et une dizaine de partis qui s'affrontent sans relâche trois blocs dont aucun ne peut être ou prétendre être majoritaire aujourd'hui et représenter une majorité de français alors comment continuer à faire vivre nos institutions de la même manière en ayant été député élu local ministre premier ministre j'ai observé et j'ai agi dans le cadre de notre système politique et institutionnel d'aujourd'hui j'en ai tiré des leçons sur ses forces et surtout sur ses limites sur tout ce qu'il permet et tout ce qui l'empêche alors depuis un an depuis que j'ai pris ce temps que j'ai pris avec vous pour réfléchir débattre et proposer j'ai forgé quelques convictions quelques convictions sur le cadre de nos institutions et sur l'exercice du pouvoir oui je le dis clairement notre constitution nous protège elle nous a permis de traverser tant de crises tant de tempêtes mais nos règles nos normes nos lois notre façon d'envisager l'action publique ne fonctionnent plus partout on a voulu mettre du conflit plutôt que de l'apaisement partout on a voulu mettre de la complexité plutôt que du bon sens partout on a voulu je parle ici des dernières décennies interdire plutôt que de libérer alors changeons radicalement notre manière de gouverner partageons le pouvoir donnons plus de pouvoir à ceux qui veulent faire et moins de pouvoir à ceux qui ne veulent qu'empêcher de faire à tous les niveaux dans notre pays nous aussi préparons-nous aussi à gouverner autrement bien sûr il faut conserver ce qui fonctionne avec une infinie précaution le président de la république doit rester notre clé de voûte le parlement doit continuer à contrôler le gouvernement le conseil constitutionnel doit rester notre juridiction suprême et je le dis d'ailleurs il ne devrait jamais être instrumentalisé comme on le voit aujourd'hui par certaines familles politiques y compris dans le dit socle commun l'indépendance de la justice doit être coûte que coûte préservée tous ces acquis doivent être protégés mais pour que cette nouvelle république remplisse ses promesses des piliers de notre système vont devoir évoluer dans les 18 mois qui s'ouvrent nous conduirons donc un travail inédit pour notre parti proposer une remise à plat de notre organisation institutionnelle il faut chercher une pratique du pouvoir différente fondée sur la confiance chacun assume ses responsabilités et je le dis parce que certains souvent font mine d'en douter dans le débat public je suis convaincu qu'on peut mieux partager le pouvoir et gagner en efficacité les deux à la fois j'en suis absolument convaincu des milliers et des milliers de normes supplémentaires chaque année c'est trop des voies de recours à l'infini qui t'a transformé la France en une espèce de vétocratie c'est trop quatre strates de collectivité jusqu'à diluer toute responsabilité c'est trop des milliers d'élus dans chacune de ces strates c'est trop 925 parlementaires c'est trop des centaines d'instances qui vident l'action publique de sa substance c'est trop alors mes chers amis osons osons envisager moins de niveaux de collectivité pour plus d'efficacité moins d'élus pour plus de responsabilité moins d'entités et un contrôle strict pour qu'aucune norme ne soit ajoutée sans que les précédentes n'aient au préalable été supprimé moins de voies et de simplifier notre droit pour en finir avec ces recours à l'infini qui empoisonnent la vie de tant de personnes qui portent des projets partout dans notre pays des référendums enfin des référendums réguliers parce que partager le pouvoir c'est d'abord aussi et surtout avec les français que nous devons le faire plutôt que de leur donner le sentiment qu'on leur demande leur avis une fois tous les 5 ans vous l'avez compris ce n'est pas seulement un chantier institutionnel que je vous propose il ne s'agit pas de changer de régime et je laisse le terme de 6ème république à ceux qui veulent en réalité mettre nos institutions à terre pour imposer leur chaos la 5ème république elle nous a apporté efficacité responsabilité clarté ce que nous voulons ce n'est pas mettre la 5ème république à terre évidemment ce que nous voulons je crois c'est passer de la 5ème république du 20ème siècle à la 5ème république du 21ème siècle tout simplement mes chers amis cette nouvelle république que je vous propose de construire avec les français ce n'est pas une collection de mesures ce ne sont pas des propositions que l'on additionnerait comme un tableau de chiffres que l'on remplirait ça doit être avant tout un souffle d'espoir et de liberté pour laisser respirer les français pour leur apporter la sécurité qu'ils demandent à tout point de vue pour remettre en marche l'ascenseur social nous avons nous avons 18 mois pour tracer ce chemin 18 mois pour poser les bonnes questions 18 mois pour bâtir cette ambition 18 mois de travail 18 mois de terrain 18 mois à écouter à dialoguer 18 mois à convaincre aujourd'hui il y a des candidats qui avancent sans projet vers 2027 moi je veux faire avancer notre projet vers 2027 la question quelle qu'elle soit et beaucoup le savent ici ce n'est jamais une échappée solitaire cette élection elle viendra de vous et d'abord de vous et de la force de vos convictions une élection c'est avant tout un rassemblement le rassemblement au sein de notre parti et bien sûr vous en êtes toutes et tous les visages le rassemblement de tous ceux qui partagent nos valeurs évidemment le rassemblement de ceux qui veulent vraiment renverser la table et je le dis clairement dans une période telle évidemment qu'avoir plusieurs candidats qui partagent le même projet c'est la garantie de voir ce projet perdre mais à ce stade je le dis aussi je ne vois pas d'autres candidats ou je ne vois personne d'autre défendre un projet de refondation comme celui que nous sommes en train de construire alors nous n'avons aucune raison de ne pas nous librement dans la course vers 2027 et je n'ai aucun doute ceux qui choisiront le dépassement ceux qui seront intransigeants avec les extrêmes d'une manière ou d'une autre nous nous rassemblerons avec ceux qui accepteront notre volonté de refonder notre modèle de bâtir une nouvelle république d'une manière ou d'une autre nous nous rassemblerons j'en suis convaincu et c'est parce que nous aurons un projet de société claire ambitieux radical que nous pourrons desserrer la tenaille qui menace les français un choix dont personne d'entre nous ne veut le choix la tenaille entre le rassemblement national et la france insoumise il n'en est pas question se payer le luxe d'un choix entre ces deux extrêmes au second tour de l'élection présidentielle mes chers amis cette tenaille mortifère nous allons la briser alors préparons-nous pour notre pays en 2027 défendons cette nouvelle république tout à la fois un idéal un projet et une démarche l'idéal d'une France qui retrouve sa place d'une France qui se projette dans son époque et dans son temps un idéal dont nous ne dévierons jamais pas gérer rebâtir pas adapter réinventer pas attendre agir mes chers amis retournons sur le terrain retournons sur les marchés d'ailleurs beaucoup d'entre vous ne l'ont jamais délaissé ce terrain allons dans les rues au pas de chaque porte retournons auprès des français car mes amis s'il y a une chose dont je suis sûr s'il y a une chose dont je suis absolument certain c'est que la France a encore son mot à dire nous sommes la France ce pays où s'est forgé la liberté l'irrévérence le panache nous sommes la France ce pays qui a connu l'occupation la douleur et les larmes mais n'a jamais courbé les signes nous avons encore les plus belles pages de notre histoire à écrire et aujourd'hui nous sommes libres plus libres que jamais et tous ensemble nous sommes la liberté du contained-elle
à l'intérieur
nous sommes l'écrou de la douleur nous sommes la liberté
Gabriel Attal