Le Grand Dossier du vendredi 17 avril 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez les bienvenus sur LCI. C'est une émission exceptionnelle [musique] que l'on vous propose aujourd'hui.
Hormous nucléaire vers la fin de la guerre. C'est la question que nous [musique] allons nous poser après deux immenses coups de tonner. D'abord l'ouverture complète du D3 [musique] d'Ormous annonce faite par Teran. l'Iran qui serait également prêt à renoncer à ces [musique] 440 kg d'uranium enrichis à 60 %.
C'est ce qu'affirme le président des États-Unis selon le sitexios. Et bien les États-Unis pourraient [musique] les bourser 20 milliards de dollars pour le récupérer. Donald Trump dément. [musique] On a les détails de ce qui pourrait être dévoilé.
On va tout vous dire dans quelques secondes. Les choses s'accélèrent aussi, vous allez le voir [musique] en Europe. Une trentaine de pays réunis à Paris aujourd'hui en partie virtuellement pour sécuriser ce détroit d'Ormous, y rétablir un trafic normal et régulier. [musique] Les mines seraient en train d'y être retirées.
Ça aussi c'est Donald Trump qui l'annonce. Mathieu Carman, depuis le début de l'annonce du CC le feu, c'est indiscutablement le plus grand pas en direction vers la [musique] paix. Le président des États-Unis, semble-t-il, il a mis tout son poids.
Absolument. Donald Trump qui est très actif depuis un peu plus d'une heure maintenant, il a publié une dizaine de messages sur son réseau social Truce. le dernier à l'instant où il explique que l'Iran a accepté de ne plus jamais fermer le D3 d'Ormouse.
Il ne sera plus jamais utilisé comme une arme contre le monde, dit Donald Trump. Donald Trump qui se réjouit de cette réouverture du D3 annoncée dans l'après-midi par les Iraniens. Il précise tout de même que le blocus au sein du D3 d'ormous ordonné par Donald Trump est mis en place depuis 4 jours reste tout de même présent le temps que l'accord final soit signé entre l'Iran et les États-Unis.
Donald Trump qui en profite également pour parler d'une très grande journée, une formidable journée et brillante pour le monde entier. Euh Donald Trump qui remercie le Premier ministre du euh Pakistan pour euh son travail dans ses négociations. On attend, on scrute toujours son réseau social pour savoir s'il va annoncer qu'il se rendra dans les prochains jours au Pakistan et à Islamabad.
On sait qu'hiier il a annoncé ici depuis la Maison Blanche que cela pourrait être une possibilité. Mais Donald Trump annonce donc la réouverture du D3 d'Omous et le maintien du blocus des États-Unis contre l'Iran. Merci Mathieu.
On va vous retrouver évidemment tout au long de cet après-midi parce que les déclarations côté américain sont en train de s'enchaîner. Ça bouge et ça bouge vite pour tout comprendre pour décrypter pour essayer évidemment de prendre un peu de distance avec cette actualité extrêmement rapide. Galager Fenwick est avec nous, grand reporter, spécialiste des questions internationales.
Bonjour, merci d'être avec nous. Le général Nicolas Richou, ancien commandant de la 7e brigade blindée. Merci d'être là.
Général Rina Bassiste, journaliste franco-israélienne, correspondante pour Almonitor. Merci d'être là. Vous allez évidemment nous éclairer de vos lumières, tout comme Xavier de Diacomoni, [raclement de gorge] éditorialiste international LCI.
Vous connaissez, je le répète, cette région comme votre poche et on va s'y rendre en direct tout au long de l'heure et demi qui viennent. Qui aurait pu qui aurait pu imaginer il y a encore quelques heures ce que Donald Trump déclare sur son réseau social aujourd'hui ? L'Iran vient d'annoncer que le D3 d'Ormous est entièrement ouvert.
Il y a une petite coquille, vous l'aurez remarqué, est prêt à la navigation. Merci. Voilà ce que dit Donald Trump.
Alors, je vais vous poser une question très simple à tous. Vos réponses évidemment peuvent être complexes, mais ma question et la question que tout le monde se pose à 16h48 très précisément, est-ce Rina le début de la fin de la guerre ? Euh ça dépend pour et bien sûr on espère que il y aura que c'est voilà qu'il y aura cette 2è rencontre à Islamabad et que ça va amener à une à un accord entre les Iraniens et et les Américains.
Après en Israël évidemment on s'inquiète énormément sur la question nucléaire et c'est pas par hasard justement qu'il avait aussi cette cette annonce aussi de la part du président américain plus ou moins de la même façon sur le CC les feu au Liban. une réponse en fait que a a généré un certain rage en Israël, non seulement parmi la population euh du nord et du pays bien sûr qui sont les premières affectés, mais aussi de la part de la part de de ministres qui étaient fâchés pourquoi le présidents américains nous imposent sans que qu'on n sud et c'est lié c'est lié à l'Iran. Pourquoi je dis ça ?
Pourquoi c'est lié à l'Iran ? parce que on peut s'imaginer qu'il y avait justement un certain deal entre Netaniao et le président américain Netaniao qui accepte justement c'est c'est le feu malgré le fait que ses ministres à lui sont contre et que les Israéliens sont contre mais en revanche Israël attend maintenant que ces négociations à à Islamabad ou ailleurs vont justement aboutir à quelque chose réel. Donc une vraie réponse sur la question nucléaire.
On n'est pas tout à fait sûr que effectivement ça sera euh la fin des négociations. De vraies annonces, énormément de réactions à travers la planète. On va en parler ensemble dans les minutes qui viennent.
Euh cette réouverture annoncée du D3 d'Ormous, réaction immédiate évidemment sur les marchés financiers, forte hausse des marchés action, forte baisse des prix du baril. Euh Xavier Jaccomoni, avant de d'aller plus loin, j'aimerais qu'on on aille devant notre écran géant ensemble parce que cette réouverture, si elle venait à se confirmer, a priori elle serait totale. Alors on va voir évidemment ce qu'entendent les uns et les autres par total.
Mais d'abord d'abord une question simple, qu'est-ce qu'elle change ? Ah ben ça change que le trafic, le flux de navires, 120 150 navires chaque jour va pouvoir pourrait reprendre dans le D3 d'Ormous. de D3 Dormose, vous le savez, c'est quasiment 20 % euh du pétrole mondial et 25 % de l'énergie.
Si on inclut notamment le gaz, c'est extrêmement important et effectivement ça bloque les économies mondiales. On a vu l'augmentation du cours du pétrole. D'ailleurs, il redescend là depuis les annonces de Donald Trump.
On arrive à un baril aux alentours de 90 dollars. Il était monté à près de 120 dollars, vous imaginez ? Donc si ça se confirme, ça pourrait être une bonne nouvelle pour tous les automobilistes sur la planète.
On pourrait avoir des baisses de prix sur les carburants. On n'en est pas encore là parce que cette réouverture, elle n'est pas totale. Elle est totalement conditionnée à l'Iran.
En fait, l'Iran dit "Ben, il y a pas de problème pour circuler dans le détroit d'Ormouse. Il y en a jamais eu d'ailleurs." Alors, on a fait un cesser le feu.
Israël a fait un cesser le feu avec le Liban. Donc du coup, on vous le redit en fait, c'est ce que dit le ministre des affaires étrangères. Mais là, vous avez le parcours classique des navires lorsqu'ils entrent, vous avez un rail montant qui passe au large de la péninsule de Musandame qui est au Manaise et qui après dans le golf Persique.
Rail descendant comme dans la Manche hein pour nos téléspectateurs qui connaissent la navigation dans ces points-là. Mais là, ce que proposent les Iraniens, c'est ce qui était en place depuis plusieurs semaines. Un détour en sortant par l'île de Larac, pareil en entrant.
Il y a très peu de fond, c'est très très peu large, c'est extrêmement dangereux pour les gros pétroliers. Mais quel est l'intérêt pour les Iraniens ? C'est qu'à cet endroit-là, ils applique un péage.
Un péage qui peut monter jusqu'à 2 millions de dollars pour les plus gros pétroliers. L'Iran annonce un déblocage du D3 confirmé par Donald Trump sur les réseaux sociaux. C'est important, mais aussi une condition côté américain.
Pour l'instant, le blocus est maintenu. Illustration, regardez. Alors le blocus attendez Xavier on va regarder Sky 4 ici le navire de guerre américain 115 je vous demande de retourner à votre port d'escale d'origine en Iran reçu.
Terminé. Bien reçu monsieur. Merci beaucoup.
Je me dirige vers l'Iran. Merci. Je comprends que vous allez retourner à votre port d'escale précédent en Iran.
Ici le navire de guerre américain 115 en attente sur le canal 16. Terminé. Voilà, ça c'est la manière dont les choses fonctionnent.
C'est pour se donner une idée hein de de comment ces navires sont repérés, interceptés et la manière dont les Américains leur leur parlent. Pourquoi ce blocus maintenu ? Ah ben parce que les Américains veulent maintenir la pression.
Ce blocus, il est ici dans le golf d'oman. C'est-à-dire que tous les navires, même iraniens, peuvent franchir ici. Alors, les occidentaux ou les non iraniens doivent payer le péage.
Mais ensuite, entre la frontière pakistanaise et la côte la plus orientale d'Omane, il y a cette ligne jaune où vous avez les destroyers, les frégates américaines qui contrôlent totalement le trafic. On a vu comment ça se passe. C'est très intéressant parce que les Iraniens font exactement de la même manière ici depuis bande d'Arabas, depuis le port des gardiens de la révolution.
Ils appelaient les navires, il leur disaient "Non, vous ne pouvez pas passer." Certains ont été détruits quand même. Au moins 14 bateaux ont été touchés par des tirs iraniens.
Maintenant là-haut, là où il y a écrit D3 d'ormous, bande d'Arabas un peu au nord, l'île de l'arc, c'est le péage iranien, un péage, je vous le disais, qui peut monter à 2 millions d'euros. Mais quand on sait que les primes d'assurance ont pu être évaluées jusqu'à 20 millions d'euros, ça peut être intéressant pour certaines compagnies euh de transport maritime. Effectivement, on rejoint tout de suite Olivier Poirve d'Avvor, ambassadeur de France pour les océans et lespules.
Euh merci d'être avec nous. Qu'est-ce que ça change déblocage annoncé ? Vous voyez que je reste prudent avec les mots, annoncé par les Iraniens, confirmé par les Américains.
Ah, c'est une grande nouvelle. en effet après euh après plusieurs journées de crise, mais le D3 d'Ormous a été en effet entièrement ouvert comme le disent les Iraniens. Reste néanmoins que il y a toujours un blocus américain sur les ports iraniens et que comme vous venez de le dire, la question du passage et de la redevance n'est pas claire.
À ce jour, je ne pense pas qu'aujourd'hui il y ait une perception ou un péage qui soit qui soit mise en place, mais c'est une menace comme une autre. Je crois que ce qui est clair, c'est que en fait on réalise seulement après presque 50 jours de guerre que l'océan est plus fort que tout et que 95 % du commerce maritime du commerce mondial est maritime et que donc c'était en effet très dangereux de s'attaquer à l'Iran sans penser que ça allait devenir une arme et que je pense aussi grâce à la mobilisation européenne puisque il y a encore quelques quelques minutes comme vous avez pu le voir sur votre chaîne le président Macron et puis la le chancel Allemand, le premier ministre britannique, la premier ministre italienne et quand même 49 pays au total. Euh, on rappelait que il y avait encore du travail, c'est qu'il faudrait pouvoir sécuriser, déminer, faire que le passage se fasse sans sans sans redevance.
Et c'est en fait aujourd'hui quand même une victoire du droit international, hein, car nous ne sommes pas sur une une zone économique iranienne. Nous sommes dans la haute mer et le passage doit être libre. Alors, il faut le réaffirmer.
Il faudra certainement encore quelques journées et quelques crises successives pour y arriver, mais enfin c'est quand même une grande victoire euh de ce droit international face aux intérêts iraniens au départ qui ont commencé à bloquer puis après à l'action américaine. Donald Trump qui est visiblement à l'œuvre sur son téléphone, il ne le lâche plus, il vient de communiquer à nouveau. dit le président des États-Unis, l'Iran accepte de ne jamais plus fermer le détroit d'Ormouse.
Il ne sera jamais plus utilisé comme une arme contre le world le monde, pardon. C'est ce que dit le président des États-Unis, Donald Trump. C'est en anglais.
D'où mon erreur. Euh, est-ce qu'on peut est-ce qu'on doit croire ce président Galager Fenwi qui vient de tweeter à 8 ou neuf reprise depuis quelques minutes pour faire partager cette information au monde. [raclement de gorge] Bon euh, vous savez qui va répondre à votre question et Xavier de Jacomoni a a prononcé le mot clé. sont les assureurs.
En fait, c'est une question d'assurance et donc les assureurs vont décider si oui ou non ils sont prêts à prendre ce risque. Deux choses. Xavier à juste titre a pointé le fait que dans son message le ministre iranien des affaires étrangères à Bassarchi est très clair sur la réouverture.
Mais elle est conditionnée par quoi ? par le passage au nord de l'île de l'arc qui est le minuscule chenal qui permet actuellement aux Iraniens de verrouiller quelque part le passage en tous les cas de le contrôler et d'exercer cette pression du péage. Par ailleurs, de leur côté, les Américains eux par le biais du SENCOM, vous savez la la force qui centralise les opérations dans cette région, on fait savoir que pour l'instant le blocus américain pareillement reste en place.
Donc on a le sentiment, il y a deux choses. Il y a des paroles qui indiquent voilà une bonne volonté mais il va falloir observer les gestes. Et Xavier de Jaccomie a raison en fait si vous voulez même s'il y a ces déclarations, ça va prendre du temps avant que la circulation reprenne comme précédemment.
C'est pas une question de ça c'est un point clé évidemment le temps que cela va mettre pour que qu'on retourne qu'on retrouve ce qui est le [raclement de gorge] flux de de bateau régulier avant le début de cette guerre. Combien de temps général ? Ça dépend.
Alors, c'est absolument impossible de le dire aujourd'hui pour une simple raison, c'est qu'on sait pas combien de mines ont été posées. Et si même des mines ont été posées, c'està-dire que le simple fait de dire que des mines ont été posées ont interrompu la circulation dans des détroit d'ormouse. Ensuite, les Iraniens nous ont expliqué que ces mines étaient dérivantes, donc on ne savait pas où elles étaient.
Mais finalement, on en a aucune preuve. Rien n'a été déminé parce que quand on nous dit ça a été déminé de destroyers sont passés, ils ont déminé. Ils ont rien déminé du tout.
Un destroyer, c'est pas fait pour déminer. Pour ça, il faut des chasseurs de mine, il n'y en a pas. Donc euh déjà, il faut s'assurer euh que le D3 d'Ormous est parfaitement libre de mine et ensuite il y a des centaines de bateaux qui attendent et il va falloir rétablir là il y a un un problème je dirais euh matriciel pour rétablir la circulation qui qu bateaux hein de de chaque côté beaucoup de bateaux mouillent gigantesque.
Moi je pense que c'est un problème de plusieurs semaines en tous les cas quelques centaines de bateaux côté côté golf 7 ou 800 c'est ce sont les chiffres qui nous parviennent si l'on calcule que 150 à 200 bateaux peuvent passer par jour c'est c'est une affaire de quelques jours. À partir du moment où voilà à partir du moment où le le D3 est complètement nettoyé si j'ose dire les choses pourraient avancer très rapidement. Rina Bassist pardon.
Oui. Non, moi je reviens à ce que Galager a dit parce que à la fin, il y a cette décalage énorme entre les déclarations et les détails. Et il faut quand même regarder les détails et c'est ce que le président américain a priori n'a pas fait parce que il a vu voilà une volonté soi-disant politique iranienne.
OK, on va ouvrir les de trois dorm tout de suite sur le tr social et après quelques minutes après il comprend mais en fait les détails c'est pas quelque chose négligeable parce que c'est si c'est vraiment qu' un tout petit chemin où les bateaux peuvent passer et c'est le chemin que les Iraniens contrôlent de toute façon 100 % ça veut dire qu'ils vont faire zéro effort en fait pour ouvrir les autres chemins et pour faire passer tous ces 120 bateaux par jour il suffit pas il faudra faire un effort. de tous les côtés. Donc cette écart énorme et et cette manque de volonté peut-être à ne pas regarder les détails parce que les détails tuent cette célébration américaine.
C'est là les cœurs de problème. Euh c'est extrêmement intéressant quand on regarde Marine Trafic là que tout le monde connaît maintenant qui est devenu extrêmement célèbre grâce à cette crise. Il y a très très peu de bateaux hein évidemment il y a trois quatre bateaux qui qui circulent.
Mais il y a un détail qui a attiré mon attention, c'est qu'il y a deux bateaux de croisière qui sont en train de sortir du Détroit d'Ormous en longeant la côte omanaise au plus près, mais alors vraiment au plus près, très très loin de la côte iranienne pour se mettre à l'abri. Et en fait, ces bateaux, ils rejoignent Omane. Il y a pas de passagers à bord a priori, ce sont des bateaux qui profitent de ce moment-là pour aller se mettre à l'abri.
Violet, c'est le code couleur pour les bateaux de plaisance. Bernard Geta va nous rejoindre. Il arrive euh député européen Renews, spécialiste des questions internationales.
Quel après-midi monsieur Guetta ! [rires] Euh quelle euh succession d'annonces de coup de tonner, de [raclement de gorge] coup de théâtre. Qui aurait pu t'imaginer il y a encore quelques heures que nous en soyons là euh à discuter des modalités de ce qui ressemble à un début de chemin vers la paix ?
D'abord, j'aimerais avoir votre sentiment assez simple. Est-ce qu'on est sur la bonne voie ? Je sais qu'on a des spécialistes ici qui nous disent attention attention au détails.
Donald Trump, il ne va pas dans les détails, il annonce les bonnes nouvelles et puis après c'est aux autres de se débrouiller. L'Iran annonce le déblocage du D3. Elle annonce aussi et bien qu'un un les États-Unis annoncent qu'un accord aurait pu être retrouvé sur les 440 kg d'uranium enrichier à 60 %.
Voilà, ça c'est cet après-midi. Est-ce qu'on se dirige vers le début de la fin de la guerre ? Les négociations battent leur plein.
Est-ce que elles aboutiront ? Je ne sais pas, personne ne le sait. Ce n'est pas improbable.
Ce n'est pas improbable. Mais moi, ce qui me frappe à la minute qu'il est, c'est à quel point les Iraniens jouent finement. Parce que les Américains enfin Donald Trump annoncent avanthier qu'il bloque le D3 d'Ormous et là les Iraniens disent "Ben non, de notre côté il est ouvert." C'est-à-dire qu'ils mettent ils mettent Donald Trump dans une situation, écoutez passablement étrange pour ne pas dire ridicule parce que il est assez étrange que ce soit aujourd'hui les Américains qui bloquent le D3 d'Ormous alors que les Iraniens ne le bloquent plus alors même que ce blocage a des conséquences. nous en parlons sans arrêt aussi catastrophique, vraiment catastrophique pour l'économie mondiale et donc pour l'économie américaine.
Donc vraiment là, les Iraniens ont joué finement. Je crois que Trump va plus ou moins être obligé assez rapidement lui aussi de dire bah non finalement ça ça on débloque et l'annonce passablement passablement comique selon laquelle les Américains et les Iraniens seraient en train de déminer le détroit dont vous aviez raison générale de dire tout à l'heure qu'on ne sait pas s'il est réellement miné priori même on sait qu'il y en a pas quoi quand on voit les bateau passer ce que je pense C'est pour ça que j'indiquais les bateaux de croisière tout à l'heure. Il y a des bateaux de croisière.
Il y a pas mais bien sûr, c'est ce que je pense aussi. Non, on est là véritablement dans un moment euh tout à fait [raclement de gorge] burlesque. Alors ce moment burlesque annonce plutôt mais sans certitude qu'on va vers un accord vers un compromis.
Deux deux questions très importantes. D'abord, j'aimerais euh avoir votre avis sur ce qui a pu provoquer l'accélération de ce calendrier ces dernières heures. Je rappelle quand même pour donner quelques citations qu'hier euh les Iraniens et en l'occurrence le guide militaire du le conseiller militaire du guide suprême menacé de couler les bateaux américains avec des missiles et que de l'autre côté le le secrétaire à la guerre Pitex disait "Nous notre blocus il restera en place aussi longtemps que nécessaire." sur ce blocus général, pourquoi le laisser en place alors que les choses de par ailleurs semblent se débloquer si je dis je pense que c'est pour maintenir la pression sur l'Iran dans les négociations actuelles.
Ce qui est clair, c'est que je suis assez d'accord avec ce que vous venez de dire le là, ils sont en place, ils sont ils ont déployé cette marine pour débloquer le D3 et aujourd'hui les Iraniens disent que le D3 n'est plus bloqué mais il continue à bloquer. Donc il y a quand même là c'est à front renversé. C'est assez c'est assez c'est le débloqueur qui bloque encore.
Voilà c'est ça. Donc ils veulent mettre la pression. sur sur l'Iran parce que je pense que aujourd'hui Donald Trump veut absolument une solution à ce conflit.
Il a décider de ne pas s'en liser et il a décidé de d'avoir une guerre courte. Il a il a des échéances très proches non la visitein [raclement de gorge] au mois de mai, les 250 ans de de la création des États-Unis d'Amérique, les mid terme et donc aujourd'hui celui qui n'a pas le temps c'est c'est bien Donald Trump. Et ensuite la géographie commande, c'est-à-dire que les Iraniens, ils sont dans le détro d'urmous, ils y resteront tout le temps parce que c'est chez eux.
Donc il va être obligé à un moment il veut absolument aujourd'hui avoir euh un deal. Ce deal arrivera-t-il ? Alors ça, on n'en sait rien.
Il faut faut rester très prudent. Mais je pense que lui, il veut véritablement un deal rapide. 17h05, deux annonces majeures ces dernières heures.
L'ouverture totale du D3 d'Ormouse. Par Teran. L'Iran qui serait également prêt à renoncer à ces 440 kg d'uranium enrichi à 60 %.
C'est ce que dit en tout cas le président des des États-Unis Galager. Vous vouliez réagir ? Non.
Ben simplement pour dire que en fait vous à la question que vous posiez de savoir qu'est-ce qui est en train de provoquer cela et cetera, Donald Trump veut absolument dans l'imaginaire collectif et dans le champ de la narration dissocier les théâtres iraniens et libanais. Mais je pense que ce qui est en train de se passer entre Israël et Liban où Donald Trump a repris la main et a une forte influence qui est entré dans un rapport de force avec les Israéliens. Je sais pas si vous avez vu son message où il dit ça suffit, ça suffit, c'est enf et c'est euh c'est une manière d'indiquer aux Iran parce que les Iraniens insistaient sur ce dossier qu'il est en train de reprendre la main.
Les réactions à travers le monde à tout seigneur tout honneur Sia Gazi correspondant RFI France 24 à Tran, l'Iran qui annonce donc l'ouverture la réouverture du D3 d'Ormous. Comment expliquer de votre point de vue cette cet incroyable déblocage ? Qu'est-ce qui se dit à Tran sur la question ?
Écoutez, euh le D3 d'urmous n'a jamais été fermé par par l'Iran euh après l'annonce du CCF feu euh par Donald Trump, l'Iran a annoncé que le euh que le navire euh le trafic pouvait donc se euh se continuer euh donc euh aux conditions de l'Iran, c'est-à-dire que chaque navire euh doit euh obtenir l'autorisation des gardiens de révolution. Et aussi euh il y a des questions techniques puisque puisqu'on sait que il y a environ que 3000 euh navires qui sont euh euh bloqués de part et d'autre de de ce D3. Et donc bien évidemment les c'est l'Iran qui va choisir quel navire euh de quel pays peut euh traverser le le D3 en premier et en dernier.
Bien évidemment les les navires américains ou israéliens ou les navires des des monarchies arabes du golf ne pourront pas passer en premier. C'est c'est une manière pour Teran de contrôler ce D3 et sans sans compter le fait que tous ces navires doivent payer des taxe à l'Iran puisque l'Iran a contrôle S3. Ça c'est donc le la position de de principe qui a été réaffirmée aujourd'hui par le ministre étrangère qui a affirmé que jusqu'à la la fin du CC le feu dans quelques jours, dans 5 ou 6 jours puisque c'est un CC le feu de de 15 jours.
Donc ça sera 7 C qui seront appliqué pour le pour le le trafic maritime dans le détroit d'ormous. Ensuite euh pour l'Iran, ce qui est important, c'est que euh c'est que euh les Américains acceptent que c'est l'Iran qui a qui a gagné la guerre. Euh donc l'Iran est en position de force pour imposer ces conditions.
Euh certains pays, certaines compagnies notamment total ont accepté de verser cette euh cet axe de 2 millions de de de dollars par pétroliers qui passent sur le D3. Et donc c'est l'Iran va maintenir cette position. Euh d'ailleurs, une loi est en train d'être euh a été donc euh euh il y a une procédure légale qui a été qui a commencé et donc une loi va être euh dans les prochains jours votée par le Parlement iranien euh pour obliger le gouvernement iranien de percevoir euh des taxes euh pour chaque servire qui va traverser le D3 d'Omos.
C'est une manière supplémentaire de pour Terran d'imposer sa position, d'affirmer que que c'est l'Iran qui a gagné la guerre. Merci Sivoche. Merci Sivo Gazi pour ces explications.
Intéressant cette position iranienne. Ce que nous dit Si finalement c'est que pour Teran rien ne change fondamentalement. On va avoir l'occasion d'en d'en discuter.
Je vous rappelle la principale information de ce vendredi 17 avril. L'Iran annonce la réouverture totale du D3 d'Ormous, les raisons de ce coup de théâtre, les réactions à travers la planète sur les marchés financiers, tout ce que ça change évidemment. Et dans un tout petit instant, évidemment aussi un immense coup de tonner. en l'Iran serait prête à céder sur le nucléaire.
C'est ce que dit Donald Trump, le président des États-Unis. Axios affirme que Washington serait prêt à payer 20 milliards de dollars pour récupérer cet uranium enrichi. Trump té.
On écoute le président, on se retrouve juste après. De nous rendre les matières ficiles. Donc nous avons un très bon accord avec l'Iran. [musique] Merci d'être avec nous sur LCI.
Le grand dossier se poursuit. C'est une émission exceptionnelle que nous vous proposons ce vendredi. L'Iran annonce donc la réouverture complète du D3 d'Ormous.
Immense surprise [musique] après les déclarations de ces derniers jours. Nous verrons quand et comment le trafic maritime peut ou va reprendre. Il y a quand même, vous allez le voir, quelques conditions pour [musique] nous accompagner ce vendredi.
Galeger Fenoui, grand reporter, le général Nicolas Richou, [musique] Rina Bassiste, Xavier de Jacomoni et Bernard Geta député européen R spécialiste de géopolitique. Alors autre coup de théâtre majeur aujourd'hui, ces mêmes iraniens qui seraient prêts, tenez-vous bien, à céder céder sur le nucléaire au moins en partie. C'est ce qu'affirme Donald Trump.
Ce qu'il y a de plus important, c'est que l'Iran n'est pas d'armes nucléaires. Ils sont d'accord sur ce point. Ils ont accepté et c'est une acceptation très forte de leur part.
Ils ont accepté de nous rendre des matières ficiles. Donc nous avons un très bon accord avec l'Iran et je pense que ça connaîtra une issue positive. Toutes ces annonces, toutes ces informations, on va les prendre avec beaucoup de précaution parce qu'on en sait pas grand-chose en réalité.
Et si Washington payait 20 milliards de dollars, c'est ce que euh les Américains pourraient débourser pour ces 440 kg d'uranium enrichi à 60 %. Il n'en est pas question, dit le président des États-Unis dans un Trump, dans un tweet pardon qu'il vient de publier. Et c'est pourtant ce qu'affirme le site Actionos qui lui détaille ce plan américain et ces détails.
Mathieu Carman, vous vous les avez obtenu. Oui, absolument. Vous l'avez dit Thomas, c'est le média a C'est baraqu ravid qui sont généralement assez bien informés sur ce qui se passe ici à la Maison Blanche et qui révèle et bien que les États-Unis pour signer cet accord seraient prêt à libérer 20 milliards de dollars de fonds iraniens qui sont gelés en échange donc de l'abandon par l'Iran, de son stock d'uranium enrichi.
On sait qu'il y en a à peu près 440 kg qui sont enfouis à plusieurs centaines de mètres sous terre. Et Axios précise et bien que partie de cet uranium hautement enrichi et bien serait expédiée vers un pays tiers et que l'autre partie serait dilué en Iran sous surveillance internationale. Et enfin, le troisème point assez important qu'il faut retenir de cet article publié sur Axio, c'est que l'Iran serait autorisé à avoir des réacteurs de recherche nucléaire pour la production de médicaments, mais les États-Unis souhaiteraient et bien que ces installations soient toutes en surface.
Alors reste désormais à savoir si ces points seront bel et bien confirmés dans cet accord qui a été confirmé hier par Donald Trump ici à la Maison Blanche. Cet accord pourrait être signé du côté d'Islamabad et Donald Trump lui-même pourrait se rendre en personne à Islamabad pour entériner définitivement cet accord entre l'Iran et les États-Unis. Merci Mathieu.
Merci aussi à Julie Janus qui vous accompagne. On va vous retrouver évidemment au fur et à mesure que cette actualité continue d'évoluer. Alors c'est passionnant ce qui vient d'être dit.
Vous allez dire ce qui vous semble cohérent. acceptable euh faisable aussi 20 milliards de dollars de fonds iraniens gelés contre l'abandon de l'uranium enrichi à 60 %. Alors ça, on dirait que c'est sorti tout droit du livre The Art of the Deal de Donald Trump.
Est-ce que c'est quelque chose qui fait sens ? Oui, c'est quelque chose qui fait sens pour deux raisons. La première, c'est que les Irardiens ont tout autant besoin que Donald Trump d'arrêter cette guerre.
Ils sont dans une situation économique, politique, euh pétrolière absolument catastrophique. La 2è chose, c'est que les Iraniens depuis 3 semaines depuis 3 semaines disent exactement cela, qu'il faut trouver un compromis levé des sanctions économiques contre plafonnement du pourcentage d'enrichissement de leur [raclement de gorge] uranium. Or, le deal dont euh Fet euh Axos, qui est à un site très très bien informé, euh en vérité, c'est une sorte de de de porte-parole euh de la Maison Blanche ou ou de ce courant-là, bah se disent c'est exactement cela parce que les Iraniens pourraient dire dans ce cadre-là, on n'a pas renoncé euh à notre uranium, on n'a pas renoncé à notre uranium.
Et il pourrait dire mais nous nous avons toujours dit que nous ne voulions pas de la euh bombe nucléaire, qu'il y avait même une fatoi du guise suprême interdisant cette bombe nucléaire et que nous voulions le nucléaire pour la recherche médicale. Et et exactement c'est exactement ce qui ce qui arrive. Et à part ça, euh il ne s'agit pas d'un achat de ce stock par les États-Unis, il s'agit d'un déblocage.
Votre correspondant le disait très très bien, c'est un déblocage des avoirs iraniens gelés dans le cadre des sanctions économiques contre le régime. Point vous paraît cohérent. C'est important.
Euh Galar Fenwick, deuxème point avec vous général, vous serez attribué le le 3è point. Euh selon le plan Trump cité par Axios, une partie de l'uranium enrichi irait vers un pays tiers. C'est le 2è point, qui ?
Alors la partie presque la plus intéressante pour moi et euh monsieur le député en a parlé, vous insistez là-dessus aussi selon Axios, c'est très intéressant. Je pense qu'à un moment, il faudra qu'on fasse une chronique sur une chronique pardon sur baraque ravide et Caputo et est Axio, c'est-à-dire qu'ils ont de telles connexion et une telle force de frappe, j'allais dire médiatique, qu'il faut quand même se méfier de ce qu'il y a dans Axio. C'estd que Donald Trump, il peut communiquer directement ou indirectement via la médiation pakistanaise avec les Iraniens.
Je pense qu'il y a une partie de ballon d'essai. Je pense qu'il y a une partie psychologique parce que les Iraniens à la base, c'est un régime extrêmement paranoïque. Il y a des délégations qui est faite, il y a de la séparation et cetera.
Ça peut être une manière de provoquer de la division au sein du camp iranien. Peut-être que tout le monde n'est pas d'accord avec cette possibilité là. Il faut rappeler que dans le cadre du JCPA, donc qui a été déchiré par Donald Trump en 2018, les fonds qui devaient être, j'emploie l'expression de Mathieu Carman à Washington à l'instant libéré, donc dégelé, c'était entre 100 et 150 milliards qui étaient gelés dans des banques japonaises, sud-coréennes, indiennes et en Europe.
Vers un pays tiers, c'est la réponse à votre question et j'y viens. La Russie a été évoquée. Attention, c'est très compliqué, très compliqué.
La Russie est un pays avec l'arme nucléaire. Quand vous vous projetez dans un futur dont il faut espérer qu'il n'adienne jamais, s'il doit y avoir une détonation, vous avez une signature des isotope quand c'est produit en Iran, c'est pas simplement tiens, je vous file de la matière ficile et après elle viennent que pour voilà un autre pays avoir beaucoup d'incertitude. Je pense qu'il faut prendre ça avec et on le fait énormément de pincettes. avant de venir vers Vorina pour le 4è point, c'est important général, une autre partie de l'Uranum resterait en Iran sous surveillance international.
Alors évidemment ça, la question que tout le monde se pose, elle est bête comme bonjour. Est-ce qu'on a la capacité de surveiller ce que l'Iran fait avec précision en matière de nucléaire ? On a vu que c'était très compliqué ces dernières années.
Il faudrait retourner au JCPOE de 2015 finalement parce qu'en 2015, on sait que un deal avait été fait et que ce deal avait été respecté jusqu'en 2018, date à laquelle Donald Trump avait jeté le papier à la poubelle. Donc euh oui, c'est faisable mais à partir du moment où il y a un règlement global, c'est-à-dire que le régime des MOLA aujourd'hui n'a pas forcément intérêt à à la à larguer toutes ses cartes. Moi je reste quand même très dubitatif à ce stade en tous les cas sur le problème du nucléaire car c'est quand même une assurance vie pour le régime dans les années à venir.
C'est-à-dire que on voit bien avec l'exemple de la Corée du Nord que quand on a le nucléaire, on vous bombarde pas. Et donc il et je pense que ça c'est quelque chose en arrière-main que garde toujours les euh les les passes d'aran. Ensuite sur le plan je dirais plus moral, c'est on vend pour 20 milliards, c'est très bien mais on consolide le régime, on les on les donne au régime.
Alors ça ça c'est quand même un petit peu embêtant. Et puis quit du peuple iranien là-dedans ? Et bien le peuple iranien, on en parle plus.
Tenez bon, on arrive et ben tenez bon, on fait du deal. Voilà donc c'est un peu à ça qu'on se dirige et donc bon et c'est pas joli et ça n'est pas joli l'IR autorisé à faire de la recherche nucléaire dans le cadre de recherche médicale. Alors là il va falloir qu'on m'explique exactement ce que ça veut dire parce que moi par l'aspirine je ne connais rien.
Comment on peut être sûr que les Iraniens s'en tiennent à cela ? Non mais ça je rejoins [raclement de gorge] à ce que le général dit. C'est possible s'il y a la la la l'agence atomique internationale, c'est possible à contrôler mais c'est pas la question, c'est pas le problème, le contrôle n'est pas la grande problème si vous voulez parce que même si disons les Iraniens acceptent le contrôle, très bien.
On sait que de toute façon maintenant il y a une telle destruction dans tous les et les sites d'enrichissement et énormément de centrifuges qui étaient détruits. Les Iraniens, de toute façon, ils ont besoin d'énormément de temps pour relancer tout ça. Donc les Iraniens, ils ont le temps.
Vous voulez le contrôle, vous voulez que pendant quelques années euh ça sera quel enregé ? Très bien. Nous, on a une vision beaucoup plus longue et les moments venus quand on sera prêt quand il y aura cette nouvelle génération des scientifiques parce que Israël a aussi tué énormément de scientifiques.
Donc là aussi c'est quelque chose les Iraniens, ils ont besoin de ça aussi. Là ils sont prêts à décider ce qu'ils veulent faire et tant pis s'il y a un accord ou pas. C'est ça en fait la question.
à tel point, on est sûr que cet accord ça va pas juste durer 1 2 3 5 ans mais c'est que vraiment il s'agit de quelque chose pour la langue du rein. Cette question est capital on vient de se baser vous venez de l'entendre hein sur des informations qui sont rapportées par un site internet qui est très connecté à la Maison Blanche. On ne sait pas si c'est la version définitive de ce que veulent les Américains ou de ce qui aurait été conclu avec les Iraniens.
Mais j'aimerais qu'on retourne en Iran retrouver Siv Gazi pour qu'il nous évoque ou pour que nous puissions évoquer avec lui cette question du nucléaire. Quelle est Si selon vous la position du régime depuis quelques heures depuis depuis que toutes ces informations nous sont parvenues ? Écoutez, l'information qui a été donnée par le site Axius qui est qui est liée en quelque sorte au service de renseignement américain euh n'est pas du tout accepté acceptable pour l'Iran. euh que 20 milliards de dollars euh c'est c'est des peinotes euh pour le pouvoir iranien.
Euh pas question de céder sur le sur le programme nucléaire, pas question d'envoyer à l'étranger euh les stocks d'uranium enrichis de de l'Iran. le la position classique de l'Iran euh avant même la guerre, c'était que euh l'Iran acceptait euh de suspendre de d'arrêter son programme de rissement d'uranium euh pendant une période de 5 ans pour la simple raison que les installations nucléaires euh ont été partiellement ou totalement détruites lors de la guerre de de 12 jours en juin 2025. Mais en ce qui concerne les stocks d'uranium, l'Iran propose a proposé avant même le déclenchement de la guerre par les États-Unis et Israël que l'Iran pourrait diluer le stock d'uranium, les 400 kg de de de d'uranium enrichi à 60 %, de les diluer à moins de 5 % une possibilité donc qui qui a été proposée par l'Iran euh tout en disant que les stocks d'uranium seront gardés en Iran même.
Donc c'est c'est la l'Iran garde maintient cette position depuis depuis la fin depuis l'entrée environ du CC le feu. Pas question de de lâcher de de de lâcher ce sur cette question. D'autant plus que les Iraniens, le pouvoir iranien estime qu'il a gag qu'il a gagné la le conflit la guerre de 40 jours qui a été imposé par les Américains et Israël.
Et donc pas question de de céder sur cette question. Tout compte par exemple sur le sur le contrôle du D3 d'Ormous. Merci beaucoup Si Gazi.
C'est éclairant ce que vous nous racontez parce qu'évidemment ce que racontent les Américains d'un côté, ce qui est dit tout à fait de manière officielle ou par voie de presse aux États-Unis ne correspond pas forcément aux mots utilisés et aux idées du du régime. On va parler de ces 440 kg d'uranium enrichis à 60 %. Est-ce qu'on sait où ils sont ?
Est-ce qu'on sait comment on peut les récupérer ? Qu'est-ce qu'on en sait après 46 47 48 jours ? Absolument.
Alors, on pense savoir où ils sont. C'est qui ont essentiellement le renseignement les occidentaux et on a également entendu le gendarme de l'agence mondiale pour l'énergie atomique, Raphaël Mariano Grossi. On se replonge en juin dernier.
Rappelez-vous Thomas avec plusieurs séquences. D'abord le 19 juin, des images par Maxar satellitaire avec ces camions qu'on voit ici dont on ne sait pas exactement ce qu'ils font. Il est possible, on est sur le site de Fordau qu'ils aient transporté une partie de cet uranium enrichi vers d'autres sites.
Ce site de Fordau, il fait partie des deux sites avec Nathance ciblé par les fameuses bombes GBU 57. 14 d'entre elles, des bombes perforantes qui vont très profondément sur le site. A priori tout cela se situerait Jean-Paul conditionnel à la fois à Nathan et à Ispan. un chiffre donné par Raphaël Mariano Grossi euh au moins la moitié à Ispan qui lui avait été ciblé par une trentaine de missiles Toma tirés depuis un un sous-marin.
Ce sont les centrifugeuses qu'on voyait à l'instant dont parlait Rina Bassist tout à l'heure qui ont été grandement endommagés par ces bombardement notamment ceux sur le site disparant je l'ai dit qui avait été césé par ses missiles Toma. Au moins, on a une petite idée évidemment d'où se trouvent ces ces stocks d'uranium enrichis. Alors évidemment ouverture complète du D3 d'Ormous, c'est ce que disent les Iraniens.
Donald Trump qui affirme qu'il serait prêt à céder au moins en partie sur le nucléaire et dans ce contexte donc des négociations, on vient de l'apprendre il y a quelques minutes à peine qui pourraient reprendre au Pakistan dès ce weekend. Et tenez-vous bien, Donald Trump n'exclut pas de s'y rendre. Écoutez, j'irai au Pakistan, oui, le Pakistan [musique] a été formidable.
Ils ont été tellement bons. Islamabad, j'y serai, je pourrais y aller. Oui, si l'accord est signé à Islam Abad, je pourrais y aller.
Le maréchal pakistanais a été formidable. Le Premier ministre a été vraiment formidable au Pakistan. Donc, je pourrais y aller.
Ils me veulent. [rires] Voilà, ils le veulent. On a l'impression qu'il évolue Donald Trump depuis quelques heures dans une bulle où il fait la paix seul au monde avec lui-même.
Il décrète la paix. Est-ce que c'est le sentiment aussi que l'on peut avoir ce soir ? Je reste très prudent évidemment parce qu'on a tous envie que cette guerre s'arrête.
Très rapidement, il y a deux choses qui me marquent. D'abord, il arrête pas d'utiliser l'expression poussière nucléaire parce que c'est une manière pour lui de ne pas se dédire par rapport à l'idée que tout cela a été oblitéré. Et donc c'est l'idée que tout cela a été réduit à l'état de poussière et donc on va venir récupérer de la poussière.
Comment, qui, quand, où exactement, vers où ? On ne le sait pas. Et ensuite, j'en termine par là, c'est très habituel chez Trump.
Il exige que le réel se conforme à sa parole. C'est pour ça que j'utilise le verbe décrété. Sauf que dans la réalité, il y a d'autres personnes, il est pas seul à décider.
Il a été particulièrement actif ces ces derniers jours, ces dernières heures. Il dit qu'il est prêt à aller au Pakistan, il a parlé lui-même apparemment directement aux Iraniens. Alors, on ne sait pas à qui, hein.
Ça c'est aussi un point intéressant. Il a pris son téléphone pour parler au président euh libanais. Il a invité Bibi Netaniau et le président libanais à Washington probablement pour ce que les Américains appellent une photo, c'est-à-dire celler la paix entre ces deux pays.
Ce n'est pas fait. Arafat aviez qu'un coup de fil devait être organisé, pardonnez-moi, je termine. Euh entre euh Benjamin Netan, le premier ministre israélien, le président Joseph Faoun du Liban et Marco Robio, le secrétaire d'État américain.
Ça devait avoir lieu hier soir. On ne sait pas au moment où nous nous parlons si ce coup de fil a eu lieu ou pas. Ce que l'on sait en tout cas, c'est que le Livan est capital capital dans euh ce que pourrait être encore un blocage euh pour trouver une issue à ce conflit.
Donald Trump met les points sur les et vous allez le voir, il le fait publiquement. Interdiction, dit-il cet après-midi pour l'État hébreu de bombarder le Liban. Est-ce qu'on peut retrouver Betsabé Saline ?
Je ne sais pas si elle nous entend. Elle n'est pas là encore. On va la retrouver dans un instant.
En attendant évidemment ce cesser le feu au Liban, il ne tient qu'à un fil. On vient de le dire, Israël et ce sont les mots de Benjamin Netaniaahou, n'a pas fini le travail avec le esbola. Euh l'organisation terroriste et les Iraniens disent tous deux avoir le doigt sur la gâchette euh pour LCI Oliban Marion Russell avec Camilleur.
Il y a encore quelques heures, ici s'étendait des milliers de tentes. Alors, il en reste hein, certaines certaines familles ont décidé de rester ici dans le centre de Beou sur ce parking. Mais nombreux sont ceux qui ont quitté les lieux dès les premières heures de ce cesser le feu. quitter les lieux pour rejoindre leur domicile qu'ils soit dans le sud du pays ou dans la banlieue sud de Beout et ce malgré les avertissements du gouvernement libanais qu'il affirme ce feu est précaire.
Il accuse même Israël de l'avoir déjà violé et il a appelé les habitants du sud à ne pas retourner tout de suite chez eux face au danger. Alors ces habitants n'ont pas forcément écouté les consignes. On a vu des embouteillages monstres se former dans la zone sud du pays.
Mais les Libanais restent suspendus dans les airs à regarder si l'aviation israélienne revient. Pour l'instant calme sur Beoute mais dans le sud on a entendu des avions de chasse pas de bombardement rapporté ces dernières heures. Les les heures des Libanais sont un peu suspendu en effet à ces prochains temps qui détermineront si le cesser le feu peut tenir.
Il est prévu pour 10 jours. Oui. Le le fait qu'il tape du point sur la table comme ça Donald Trump vis-à-vis de son meilleur allié dans la région quand même très loin.
Ou même au niveau mondial. Ben ça veut dire qu'il a ils ont pris les Américains des engagements vis-à-vis des Iraniens et qu'il faut impérativement que ces engagements soient tenus, que Israël arrête euh de frapper au Liban. Alors, c'est compliqué puisque les troupes israéliennes sont entrées sur le territoire libanais sur une profondeur de 8 à 4 km suivant l'endroit auquel on est par rapport euh à la ligne bleue.
Il peut y avoir des combats puisque il y a il y a des villages qui sont tenus euh par les Israéliens et d'où les les membres du Esbola aimeraient bien euh les déloger. Mais on sent bien quand on voit ça, on sent bien que c'est un impératif pour Donald Trump. Il tape vraiment du point sur la table par rapport à Benjamin Netaniaou.
C'est un engagement très fort et ça me fait dire que le président américain est vraiment d' au mur, qu'il faut qu'il trouve une solution extrêmement rapidement. Cette guerre ne peut plus durer. Elle lui coûte trop cher à lui d'un point de vue politique.
Elle pourrait lui coûter euh une large partie de sa majorité au prochain mi-terme. Maintenant, il va falloir trouver. Alors, ce qui est embêtant, très embêtant, c'est que du coup, il pourrait en être euh il pourrait en arriver à céder des choses aux Iraniens euh qui ne serait pas en théorie négociabl, notamment sur ce dont vous parliez tout à l'heure, euh ces 440 kg d'uranium qu'il est très facile de ne pas retrouver en fait.
Au moins une partie, on peut se dire "Bon, les 100 kg, c'est pas 800." Bernard Geta, cette relation particulière entre les deux hommes Benjamin Netaniao et Donald Trump aujourd'hui, elle tient à quoi ? Ben aujourd'hui, elle est très très mise à mal.
Parce que quand un chef d'état, après tout Donald Trump est chef d'état dit à d'un autre non pas chef d'état mais enfin premier ministre, il a la fonction de chef de chef d'état chef de gouvernement mais la fonction de chef d'état. Oui, absolument. Je lui dit, je lui ai interdit, [raclement de gorge] c'est absolument insensé parce que un président des États-Unis n'a pas à interdire à un premier ministre israélien ou français ou je ne sais quoi d'ailleurs étranger.
Mais ça veut dire maintenant mon coco, ça suffit. Ça suffit et tu vas m'obéir. Et tu vas m'obéir parce que j'ai besoin que les bombardements sur Beyout Liban s'arrête parce que j'en ai pris l'engagement auprès des Iraniens avec lesquels je négocie.
Mais les Israéliens occupent le sud Liban au sud de la rivière Litanie. Et ce cette occupation, elle va se poursuivre parce que le mot c'est cesser le feu, c'est pas accord de paix. Et tant qu' y a un cesser le feu exactement.
Tant qu'il y a un cessé le feu, ben c'est sur la ligne de de front. Et bien la ligne de front, les Israéliens vont la maintenir et sur ce territoire-là, vous aviez tout à fait raison de le souligner, ils vont continuer la bataille avec le Esbola. Mais en revanche, il devrait logiquement s'il ce qui est très probable, ils obéissent à Trump arrêter les bombardements contre des personnes du des ou des organisations du Esbola à Beyrout et dans d'autres parties du territoire libanais.
Ça c'est un point important. Est-ce qu'il peut l'entendre ? Est-ce qu'il va l'entendre ?
Benjamin Netahou cette interdiction. Interdiction. On connaît le premier ministre israélien.
On sait de quelle trampe et de quel caractère il peut faire œuvre parfois. Est-ce qu'il peut l'entendre cet ordre ? Mais il a déjà entendu parce que [raclement de gorge] bon le président américain a fait les choses un peu à l'envers.
Il a d'abord dit à à au premier ministre écoutez c'est le feu, c'est comme ça. Au revoir. C'est sûrement un coup de fil assez assez rapide.
Peut-être pas avec ce ce mot précis mais dans dans cet esprit. Et c'était tellement rapide ça, ça a été tellement vite euh fité dans la presse qu'en fait Benjamin Eto n'a même pas eu le temps de convenir euh de de mettre en place son cabinet de sécurité pour soi-disant avoir une vote sur le sujet. Donc il était obligé d'appeler tout le monde au téléphone disant c'est décidé, il y a un c'est le feu.
Les ministres étaient absolument furieux. Il disait "Mais c'est quoi cette histoire que nous on a déjà attendu dans la presse que le président américain a décidé pour nous comment on va les faire ?" Et ça c'est les ministres de la coalition.
Après vous pouvez imaginer tous les chefs de l'opposition qui disent "Mais c'est quoi cette histoire ?" Très bien, l'idée est très peut-être très bonne mais il faut quand même discuter. Il y a une coalition, il y a une opposition.
On va pas juste faire les choses parce que les Américains nous demandent. On a nos propres citoyens qui sont en danger dans le nord. Donc là euh le président américain a décidé, Netaniao a déjà obéi et il est en train de payer les prix politiques pour ça.
Euh Betsabé Salem, on vous retrouve en Israël parce que on va venir vers vous général parce que j'aimerais que vous nous expliquz parce que Donald Trump, il a les clés du camion quand même hein. Il y a il y a des choses qu'il peut faire avec son armée et son armement et l'armement américain en l'occurrence présent en Israël. Betsabé Salem, pardon.
Vous êtes à Teliv pour LCI euh ce soir. Vous venez d'entendre ce qui a été dit. Euh clairement euh ça ne passe pas cette injonction du président américain.
Écoutez, ça va être extrêmement volatile ce ce CC le feu. On a bien vu que sous l'impulsion de Donald Trump, Israël n'a pas frappé ni Beyouth ni aucune grande ville du Liban depuis maintenant 9 jours. Donc on voit que quand la Maison Blanche et bien met sur Israël, ça marche.
Maintenant, Benjamin Natanahou a été très clair hier et ça a été répété il y a 2 heures environ par le ministre de la défense. Les forces israéliennes resteront au sud Liban et ne serait-ce que ça et bien ça peut être déclencheur d'une escalade. Pourquoi ?
Parce que vous avez donc des forces israéliennes depuis la frontière et sur 10 km et non seulement elles ne se retireront pas et elles vont nettoyer les infrastructures dubola. C'est ce que soulignent les médias ici. Mais en plus dans cette zone là, il y a encore des combattants du Esbola.
Donc imaginez très facilement des affrontements qui pourraient mettre le feu aux poudre. Maintenant encore une fois, ça va dépendre de combien derrière disons en coulisse Donald Trump insiste là-dessus. Donald Trump a parlé de bombardement.
Il n'a pas parlé de la présence des troupes israéliennes au sol. Il n'a pas parlé de tir d'artillerie ou par exemple de tir de drone. Ça a été le cas à priori il y a une heure environ selon les médias libanais. un homme du Esbola euh qui était à moto qui était visé par un drone d'Israël sur cette bande de 10 km où l'armée est présente.
Là encore, on ne sait pas si les États-Unis donnent le feu vert à Israël pour se défendre sur place. Merci beaucoup Betsabé. C'est passionnant ce qui est en train de se passer.
Je disais que les Américains avaient aussi les clés du camion. C'est une expression évidemment parce que les Israéliens utilisent beaucoup de leur matériel militaire et donc techniquement est-ce que Washington a les moyens, je vais vous dire une bêtise, mais de bloquer un avion en vol. Voilà, d'abord Trump est du côté de de la cognée, ne serait-ce que parce que les Américains donnent à peu près 4 milliards de dollars aux parents euh à Israël au titre de l'aide militaire tous les ans.
Donc l'accord Obama en 2016 sur 2019 prévu 2019-202 38 milliards de dollars qui sont prévus au titre de l'air militaire. Donc c'est c'est absolument considérable déjà. Ensuite, une grande partie, vous l'avez dit, de l'armement euh utilisé par l'Israéliens et américain [raclement de gorge] F35, F16 patriote.
Une partie des bombes euh de très forte puissance de que Israël ne dispose pas et fourni effectivement par les Américains. Donc alors c'est il est pas question de bloquer un F35 en vol mais simplement lorsqu'ils détiennent une clé de l'armement, de la logistique des financières. Donc quand euh les États-Unis tous forcément euh je dirais Israël écoute.
Forcément Israël écoute. Et euh Benjamin le le vrai problème c'est que euh Donald Trump a grillé comme ça a été dit euh la parole à à Nathanahou qui il aurait mieux fait le laisser expliquer son affaire en amont à sa coalition plutôt que de l'humilier en faisant croire que on lui a tordu le bras. Je pense que ça aurait été plus habile.
Mais on connaît Donald Trump, il a voulu montrer qu'il était seul à la barre et que il avait la domination sur ses alliés. Euh et Nathanou compris et je précise que ce cesser le feu entre Iran et Israël, il a pour durer 10 jours et que pour l'instant il tient. Ça c'est important aussi.
Euh l'information de cette fin d'après-midi évidemment c'est l'ouverture totale du D3 d'Ormous déclaré par l'Iran. C'est ce que dit Donald Trump qui remercie l'Iran via les réseaux sociaux. On va se rendre sur place retrouver Jordan Olivier avec Bodan Bka à DoA.
On apprend évidemment ces dernières heures que des routes de passage sont en préparation. Il y a aussi, on l'imagine sur place, des réactions et du soulagement. Oui, Thomas, c'est un soulagement que l'on peut évidemment comprendre, que l'on peut évidemment imaginer.
Ces pays du golfe ici sont dépendants du D3 d'Ormous avec par exemple le Qatar où nous trouvons avec Bordane Budka qui exporte l'intégralité de ces hydrocarbures via le D3 DO. Donc du soulagement, mais un soulagement qui n'est pas total non plus puisque après cette annonce iranienne, Donald Trump s'est exprimé à son tour et il a déclarer que ce blocus maritime restait en vigueur. Donc dans les faits et bien la fluidité du D3 d'Ormous et de cette région maritime ne va pas être effective dans les prochaines heures, voir les prochains jours.
Donc ici évidemment on observe la situation avec beaucoup d'attention. Donald Trump d'ailleurs dans un message a ajouté qu'il était très content et qu'il remerciait certains pays du golfe pour leur apport. Il remercier notamment l'Arabie Saoudite, le Qatar ou bien encore les Émirats arabes-unis.
Mais vous l'aurez compris, la situation n'est pas totalement très claire pour ces pays du golf qui continuent d'observer le D3 d'Ormous avec la plus grande précaution. Rassurez-les, elle n'éclairire pour personne au moment où nous nous parlons, mais les choses semblent-iles vont dans le bon sens. On va prendre un instant pour parler de cette réouverture du D3 d'Ormous, ouverture totale dilirant.
Euh vous avez entendu tout à l'heure peut-être notre correspondant sur place, notre correspondant, le correspondant RFI et France 24 sur place, Savgazi qui dit rien n'a changé concernant les Iraniens et concernant les les passages des bateaux dans le D3 d'Ormouse. Qui croire ? euh les assureurs parce que ce sont eux qui vont décider si euh ils prêtent crédibilité et à à ces paroles, à ses indications et donc de décider s'ils sont effectivement prêts à risquer les dizaines les centaines de millions de dollars de marchandises qui transitent habituellement par euh ce secteur, voir les les milliards quand on fait l'accumulation, Xavier Jacomoni l'a dit, entre 120 et et 150 bateaux habituellement, vous en avez des centaines qui sont bloquées de de part et d'autres du euh du D3.
Euh par ailleurs euh on on est en train de commenter des paroles euh et des promesses qui sont faites de part et d'autres. Il va falloir surveiller les actes et donc au travers de Marine Trafic, cette désormais fameuse application qui permet de surveiller euh les vailles viens de de ces navires qui pour l'instant reste bloqué comme vous le voyez sur la carte qui est projetée à l'écran en ce moment même. Donc on sent qu'il y a une atmosphère positive, que ça reste extrêmement fragile.
Il faut quand même rappeler qu'un cesser le feu est un état qui est davantage proche de la guerre que de celui de la paix. Maintenant c'est incrémental. On commence par des paroles, des promesses.
S'il y a une traduction dans la réalité, alors on peut éventuellement progresser par la paix. Bernard Guet, est-ce qu'on peut imaginer que les deux parties se soient dit "On va chacun reprendre notre trafic en parallèle pour avancer dans les négociations et on voit ce qui se passe. Est-ce que c'est ce qui semble se dessiner en ce vendredi ?
Écoutez, premièrement, ça n'est pas complètement impossible effectivement, mais la certitude c'est que des deux côtés américain et iranien, on cherche aujourd'hui les termes d'un compromis. Est-ce qu'ils vont y arriver ou pas ? Je dirais que oui parce que c'est leur intérêt majeur aux deux parties, mais on peut dire que non parce que dans une négociation aussi délicate, aussi compliquée que celle-là, les dérapages sont toujours possibles.
Et puis si vous me permettez, si vous me permettez, un troisème point. Moi, ce qui me frappe vraiment cet après-midi, c'est la vitesse à laquelle Donald Trump décrédibilise les États-Unis auprès de tous ses alliés. Les Européens, c'est fait depuis le Groenland.
C'est vraiment fait, je peux vous le dire, depuis le Parlement européen, c'est vraiment fait depuis le Corenland. J'étais il y a 15 jours avec une délégation du Parlement européen au Japon et en Corée du Sud. Ni les Japonais ni les Coréens ne le disent ouvertement, mais leur grande crainte aujourd'hui, c'est que euh de même que Donald Trump cherche un accord sur le dos des Européens avec Poutine, il ne cherche un accord avec Pékin sur le dos de la Corée, du Japon et de ses alliés de l'Asie.
Et maintenant, Israël, c'est le dernier point. [raclement de gorge] Il les trahit littéralement. Il trahit littéralement son allié Bibi Nathaniaou.
La presse israélienne, je l'ai regardé avant de venir est d'ors et déjà incendiaire. Les leaders de l'opposition sont absolument incendiaires [raclement de gorge] parce que Bibi est complètement ridiculisé par Mataniaahu. Et dernier point, les pays du golf.
Les pays du golf, ils ont vu que ce pays ce ce président des États-Unis lançait une guerre contre l'Iran et était incapable de les défendre contre les représailles de l'Iran. Ils n'ont plus aucune confiance dans les États-Unis. Bien écoutez véritablement cet écroulement parce que je crois que le mot n'est pas trop fort, cet écroulement de la crédibilité des États-Unis euh ça aura des conséquences.
Ouais. Et ça interpelle évidemment. Il y a autre chose qui interpelle ce soir, même si l'Iran dit lever de facto ce blocus du D3 Mathieu Carman, c'est que à Washington, on a décidé de maintenir l'opération militaire, c'est-à-dire le contreblocus américain, lui pour l'instant en tout cas reste en place.
Est-ce que j'ai bien compris ? Absolument Thomas, vous avez bien compris. C'est Donald Trump qui l'a annoncé dans son deuxième poste publié il y a un peu plus de 2 heures de cela maintenant sur son réseau social Truce Donald Trump qui explique et bien que le D3 d'Omous est désormais complètement rouvert.
Les affaires peuvent reprendre mais le blocus naval restera maintenu jusqu'à l'accord final signé entre l'Iran et les États-Unis. On sait qu'hier Donald Trump a annoncé qu'il y avait un deal entre l'Iran et les États-Unis. Reste à savoir quand celui-ci sera totalement signé par les deux partis. et Donald Trump et bien qui précise que l'Iran a accepté de ne plus jamais fermer le D3 d'Ormouse.
Il ne sera plus utilisé comme une arme contre le monde, dit le président des États-Unis depuis Las Vegas où il est actuellement en déplacement depuis hier soir et Donald Trump qui parle tout de même et bien d'une journée formidable et brillante. Pourquoi ? Et bien notamment parce que l'Iran et les États-Unis auraient conjointement retiré les mines qui avaient été posées au début de la guerre par les par le régime iranien.
Et tout cela, vous le voyez, ce sont des informations très importantes qui sont délivrées par Donald Trump sur réseau social et qui si elle venait à être confirmé dans les prochaines heures serait une avancée majeure vers la fin de la guerre en Iran. Merci beaucoup Mathieu. Merci.
Et si vous nous rejoignez évidemment deux informations capitales cet après-midi. D'abord et bien l'ouverture totale complète du D3 d'Ormous par Teran l'Iran qui serait également prêt à renoncer à ces 440 kg d'uranium enrichi. J'aimerais qu'on s'attarde quelques secondes sur les toutes dernières déclarations du président des États-Unis.
L'Iran ne fermera plus jamais ce trit d'ormouse. Euh il ne sera plus jamais utilisé euh comme une arme contre le reste du monde. Et il ajoute nous sommes en train de déminer général général une réaction.
Ben écoutez, ça c'est véritablement dans on est dans le champ déclaratoire [rires] comme le disait Galaguer tout à l'heure. Il aime bien que les déclarations enfin que la réalité cadre avec ces déclarations et et non pas l'inverse. Alors moi je crois que l'Iran, la géographie commande, l'Iran sera toujours dans le D3 d'Ormous.
Ça n'est pas le cas des Américains. Et donc l'Iran, ça reste son pouvoir de destruction massif aux prétentions de de des États-Unis dans la région. C'est-à-dire que ils ont un pouvoir de nuisance qui est absolument disproportionné par rapport à leur puissance militaire réelle.
C'est-à-dire que aujourd'hui, ils sont capables de couper 15 à 20 % du commerce mondial simplement parce qu'il les décide et pas avec beaucoup de matériel, avec quelques quelques drones et cetera. Donc dire que il sera plus jamais fermé, non, vraisemblablement pas. Ça n'est pas ça ça n'est pas possible parce qu'ils ne renonceront pas à leur pouvoir de nuisance si demain on leur recherche à nouveau, j'allais dire des noises, des noises dans la région.
Oui, allez-y, pardon. Finissez votre phrase. Non, non, non, non.
Donc voilà, c'est je pense véritablement que on est encore dans dans le champ déclaratoire comme le fait toujours Donald Trump aujourd'hui. Et je crois qu'il faut rester très très prudent. Ce qui est clair et ce qui ce qui me semble clair dans sa déclaration, c'est que il cherche véritablement très rapidement une porte de sortie.
Les combats n'ont pas n'ont pas repris. Ces déclarations vont veulent absolument arriver à quelque chose de très concret. Et le fait qu'ils tordent le bras Israël actuellement prouve que il ils sont prêts à passer àir sur le le leur alliés euh pour obtenir quelque chose de très rapide et euh qui sera au détriment bien du peuple iranien.
C'est-à-dire que ils va ils vont quand ils partiront et bien la situation dans la région ne sera pas résolue. On restera avec le marasme qu'ils ont créé pendant ces moisl. On a une petite précision he Donald Trump qui déclare à l'instant à l'agence Reuters agence de presse britannique que les États-Unis maintiendront le blocus du D3 d'ormous en place. jusqu'à ce qu'un accord avec l'Iran soit finalisé.
Peut-être que c'est à l'Europe aussi de jouer à Paris aujourd'hui. Vous l'avez peut-être rapidement vu sur nos antennes, ce qui peut ressembler à un fro anti Trrump, une trentaine de pays réunis virtuellement en partie par Emmanuel Macron et et Kier Starmer, le premier ministre britannique pour travailler justement sur cette question du D3 d'Ormous. Alors cette image, moi elle m'a interpellé voir ces quatre pays réunis comme cela, l'Italie, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, on n'avait pas vu une telle image, une telle solennité euh dans les gestes euh dans les mots qui ont été prononcés aujourd'hui depuis très longtemps.
C'est euh un concentré d'Europe qu'on a aimé cet après-midi. J'aimerais vous poser cette question euh là-dessus dans un instant. On va juste écouter ce que dit Emmanuel Macron sur justement la réouverture totale du D3 d'Ormous. sous condition dit le chef de l'État rassembler tout cela va dans la bonne direction même si nous notons que cette réouverture d'ormous est conditionnée à une route coordonnée par les autorités iraniennes elles-mêmes et que les États-Unis ont indiqué vouloir maintenir un blocus ciblé aux navires iraniens.
On a beaucoup parlé des faiblesses, des manquements de l'Europe ces derniers mois face au tourbillon Donald Trump. L'image que montrent les Européens aujourd'hui et leurs alliés euh c'est une toute autre image. Est-ce qu'on est encore euh dans le cadre de ce conflit capable d'avoir du poids, de faire revenir le droit international, de stabiliser, d'apaiser la situation ?
Mais écoutez, nous le sommes avec détermination, nous les Européens, euh depuis au minimum l'affaire du Groenland et en vérité depuis l'entrée de Trump, enfin le retour de Trump à la Maison Blanche en janvier dernier. On a beaucoup sous-estimé dans tous les pays de l'Union européenne la détermination avec laquelle l'Union aujourd'hui construit son autonomie par rapport aux États-Unis. en tout cas par rapport aux États-Unis et Donald Trump qui ne veulent plus tout simplement de cette alliance euh et qui euh n'arrêtent pas de dire qu'ils ne nous protégeront plus et que nous ne pouvons pas compter sur eux.
Alors, remarquez ce qui s'est passé. Vous disiez tout à l'heure avec un sourire euh une alliance anti-Trump, mais je ne dirais pas une alliance anti-Trump, mais une alliance alternative à l'alliance avec les États-Unis. Et remarquons qu'il n'y a pas que les pays européens, il y a beaucoup d'autres pays, notamment le Canada, la Grande-Bretagne, la Norvège et cetera, qui sont intéressés aujourd'hui à rejoindre l'Union européenne, à marcher au côté de l'Union européenne pour essayer de créer, moi je pense que nous y arriverons, une nouvelle force de stabilisation sur la scène internationale.
Euh, je vous dis depuis le début de cette émission que les choses continuent d'avancer à une vitesse folle. Et bien ça continue, ça continue et ça continue encore et encore. Comme disent certains chanteurs, le président Donald Trump a déclaré donc à l'agence Reuter cette même agence que les États-Unis travaillent avec l'Iran pour récupérer l'uranium enrichi et tenez-vous bien le ramener aux États-Unis.
C'est ce que dit le président des États-Unis. Nous allons nous organiser. Nous allons y aller avec l'Iran à un rythme tranquille.
Ouais, il parle comme les jeunes et commencer à creuser avec de grosses machines. Nous ramènerons le tout aux États-Unis. Je me tourne vers vous, Galager Fenwick, ramener l'uranium enrichi aux États-Unis, c'est l'objectif affiché de Donald Trump.
Est-ce que c'est concevable au vu de ce qu'on a vu et entendu depuis 1 heure et3 maintenant, y compris en provenance de Teran ? Almati, Kazakhstan, 1994. Euh, les Américains négocient avec euh ce pays post-soviétique pour récupérer 600 kg d'uranium enrichi.
Ça prend des mois, ça demande énormément de personnel, énormément de matériel. C'est pas euh des petits bidons que vous mettez dans un sac à dos et vous partez. Vous pouvez pas atterrir juste à côté.
Donc, il faut dépêcher des hommes, des gens qui sont spécialisés. Il y a un bataillon aux États-Unis qui est spécialisé dans la récupération de matériaux radioactifs, qui a été par exemple semble-t-il envoyé en Syrie qui est intervenu dans différents pays comme çain soit pour des armes chimiques soit pour du la matière ficile. Donc c'est faisable déjà il faut creuser enfin il faut savoir où creuser parce qu'il faut pouvoir géolocaliser donc faut que les disent où est-ce que c'est.
On parle beaucoup des 440 kg d'uranium enrichi à plus de 60 mais qui de l'uranium enrichi entre 3,67 et 60 parce qu'il est possible qu'il y ait aussi cette matière là. Faut rappeler que le maximum civil c'est 3 367. Donc ensuite il faut des containers spécifiques et il faut acheminer tout ça en faisant extrêmement attention.
Je vous épargne les détails de ce que vous pouvez provoquer s'il y a une fuite radioactive ou un accident et après ramener ça aux États-Unis pour le diluer, l'utiliser ou ou que sais-je ? C'est franchement voilà, on habite dans le monde de Trump, c'est un monde dans lequel tout est possible. Une seule conclusion et je m'arrête par là.
La solution n'était donc pas militaire mais bien diplomatique. Ça se fait par la négociation et pas par un raide avec un commando qui vole des pelleteuses qui creusent pendant des semaines en rafalant sur tout ce qui s'approche avec un soutien aérien et cetera comme j'ai pu l'entendre. Non, il faut y aller euh posément pour éviter de d'ajouter de la tragédie au drame.
Bass sur ces deux dernières informations que qui nous parviennent d'avoir le blocus américain en place jusqu'à un accord avec l'Iran et sur cet uranium ramené aux États-Unis. Si jamais c'est possible, tant mieux. Euh je connais au moi quelqu'un qui sera très content et il s'appelle Vladimir Zelenski qui sera très content que ces 400 kg de renouement rich sont dans les mains des Américains et pas dans les mains russes.
J'ai attendu que l'Europe était très silencieuse sur cette question. Donc si c'est possible ça va prendre des mois peut-être même des années. Si c'est possible tant mieux.
Merci à tous d'être venu nous expliquer tout c journée incroyable en terme d'actualité et d'histoire peut-être.